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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Il est 9h, merci d'être avec nous en ce dimanche matin pour l'heure des pros.
00:06A la une ce matin, la violence en politique est vieille comme le monde.
00:10Et bien évidemment, il existe une échelle de cette dernière.
00:13Pour autant, dans une société malade, l'action violente va trouver une place médiatique et politique à minima silencieuse, au pire complaisante.
00:21Hier, Jordan Bardella a été agressé en pleine séance de dédicace à Moissac.
00:26Un individu s'est jeté sur lui, oeuf à la main. L'homme a vite été neutralisé et placé en garde à vue.
00:32Ses équipes disent que Jordan Bardella a évité de prendre un coup de poing.
00:36Depuis, les baissages de soutien ou condamnant l'acte se font extrêmement rares.
00:39Chez ses adversaires, le sénateur LR Stéphane Lerudulier, la députée Sarah Knafow, puis plus grand chose.
00:46Silence radio en Macronie ou encore à gauche.
00:49Côté médias, une éditorialiste sur BFM s'est aventurée dans une analyse.
00:53Appelons ça le « je condamne mais » ou l'inversion accusatoire.
00:58Je résume, Jordan Bardella a été victime, mais il tient des propos islamophobes.
01:02Son discours sur l'immigration heurte.
01:04Il faut donc distinguer la violence individuelle de la violence du politique.
01:09Quel que soit l'élu, qui peut cautionner, justifier, rajouter un « mais » à une agression ?
01:17Lorsque le président de la République est giflé en juin 2021, à juste titre, la classe politique fait barrage.
01:25Lorsque Prisca Tevenot, en pleine campagne législative anticipée, est agressée, à juste titre, les politiques condamnent à l'unisson.
01:34Mais pour le président du parti qui sort du champ républicain, un parti d'extrême droite, comme présenté par les politiques et les médias,
01:42disposerait-il d'un statut différent ? De quoi son agression est-elle le nom ?
01:48Nous lui poserons la question ce soir, à 20h, puisque Jordan Bardella sera l'invité de l'heure des pros ce dimanche soir.
01:56Mais nous, on va se poser la question. De quoi son agression est-elle le nom ?
02:00Et puis surtout, pourquoi ce silence ou cette complaisance d'un système médiatico-politique après cette agression ?
02:08Mais d'abord, c'est le point sur l'information avec Mathieu Devez. Bonsoir Mathieu.
02:11Bonjour. Bonjour. Bonjour, chère Elliot. Et bonjour à tous.
02:14Une centaine de policiers traquent toujours l'un des deux détenus échappés de la prison de Dijon.
02:19Le jeune homme de 19 ans aurait été aperçu à Besançon.
02:23On parle d'un homme jugé dangereux, mis en examen pour tentative d'assassinat.
02:27Et l'autre détenu âgé de 32 ans a été arrêté vendredi en Saône-et-Loire.
02:31Va-t-on manquer de vaccins contre la grippe cette année ?
02:34Les Français ont massivement anticipé. Plus de 8 millions d'entre eux ont déjà été vaccinés.
02:39Les pharmaciens préviennent. Il reste moins de 2 millions de doses disponibles.
02:42Et le gouvernement, lui, se veut rassurant. Il annonce débloquer des doses supplémentaires.
02:47Emmanuel Macron recevra Volodymyr Zelensky demain à Paris.
02:50Cette annonce intervient alors qu'une équipe de négociateurs ukrainiens est en route.
02:54Ça y est, pour les États-Unis, afin de discuter du plan américain visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.
03:00Mais l'Ukraine redoute de devoir faire d'importantes concessions.
03:03Enfin, notez le rendez-vous de 10 heures.
03:06C'est Aurore Berger, ministre chargé de l'égalité et de la lutte contre les discriminations,
03:11qui sera l'invité de Pierre Devineau.
03:13À 10 heures, donc, le grand rendez-vous.
03:16Merci, cher Mathieu Devez.
03:18Et je ne vous souhaite pas une bonne soirée, mais une bonne matinée en notre compagnie.
03:22C'est une bonne émission à vous.
03:23Merci, cher Mathieu.
03:25On est avec Alice Cordier.
03:27Bonjour Alice Cordier.
03:28Arnaud Benedetti.
03:29Mathieu Haugge.
03:30Jean-Christophe Gallien.
03:31Bonjour à tous les quatre.
03:32Et puis, l'homme de la matinée, Jules Torres, journaliste politique à CNews.
03:37Comme dirait l'autre, vous allez avoir des problèmes, vous.
03:39Ah bon là, vous allez avoir des problèmes.
03:41Les révélations du journal du dimanche, on découvre ça dans un instant.
03:45Mais avant cela, je vous ai écouté ce matin.
03:47Je suis tombé de ma chaise.
03:49Ah oui ?
03:49Mais je suis tombé de ma chaise.
03:51Un milliard ?
03:52Un milliard.
03:53La communication du gouvernement, ça coûte un milliard d'euros ?
03:56Un milliard.
03:57Mais on se fout de...
03:58Mais vous plaisantez, j'espère.
04:00Mais non, je ne plaisante pas.
04:01Mais non, mais ce n'est pas possible.
04:02Un milliard ?
04:03Un milliard.
04:04Vous avez bien entendu.
04:05L'Armina.
04:05Un milliard, l'Armina.
04:06Non, mais communication de l'État, Sébastien Lecornu taille dans le vif.
04:10Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que la communication de tout le gouvernement,
04:16c'est un chèque à un milliard.
04:17Alors, normalement, c'est un chèque à 450 millions.
04:20Mais on a mis la main sur un projet de circulaire que Sébastien Lecornu va envoyer la semaine prochaine
04:26et dans lequel il acte le fait que ce n'est pas 450 millions.
04:30La communication de l'État, la communication du gouvernement, c'est un milliard.
04:34Donc, on voit bien qu'il y a là aussi, dans la communication de l'État,
04:37un dérapage hallucinant des finances publiques
04:40qui va, à mon avis, ne pas manquer d'heurter les Français.
04:45Alors, qu'est-ce que ça comprend ?
04:46Ah oui, non, mais là, dites-moi concrètement, c'est quoi un milliard ?
04:49Non, mais j'ai vu un milliard.
04:51Ça comprend la communication des ministères, des fameux opérateurs de l'État.
04:55Mais ça veut dire quoi ? C'est les communiqués ? C'est quoi la communication ?
04:59C'est la stratégie de communication. Par exemple, il y a des commandes de sondage, une stratégie de communication,
05:04ou de recours, par exemple, au cabinet de conseil. Vous vous souvenez de l'affaire McKinsey ?
05:08Bon, ben, ça, c'est pareil.
05:09Un milliard.
05:10Et ça, ça fait partie, évidemment, de ce milliard d'euros.
05:13Ça ne prend pas en compte les salaires, par exemple, des collaborateurs.
05:17Donc, bien sûr que c'est plus.
05:18Donc, tous les chargés de com' de tous les gouvernements, ça ne rentre pas dedans ?
05:22Alors, ça dépend. Là, les conseillers en communication des ministères, ça ne rentre pas là-dedans.
05:25En revanche, vous savez, par exemple, dans les ministères, ce qu'on appelle la DICOM,
05:28la direction de la communication. Là, ils sont, évidemment, dans ce milliard d'euros.
05:32Un milliard. Un milliard. C'est 25% du budget du service public, de l'audiovisuel.
05:38Il y a un point intéressant.
05:39Non, mais Jean-Christophe Gallien.
05:40Non, il y a au moins, regardons-le de manière positive, parfois.
05:43D'abord, c'est une obligation. C'est surtout de la communication publique.
05:46Et c'est une obligation, en droit public, que de communiquer sur les décisions, sur un certain nombre de points.
05:53Attendez, c'est un premier point.
05:53Non, mais c'est une obligation.
05:55Non, mais d'accord.
05:57Non, mais vous prêchez pour votre paroisse.
05:59Mais c'est moi.
05:59Rendez l'argent, Jean-Christophe Gallien.
06:01Exactement.
06:01Rendez l'argent.
06:02Vous voulez que je vous dise, Elio ?
06:03Un milliard.
06:04Non, mais attendez.
06:04Mais vous coûtez un pognon de d'un, vous.
06:07Je tournerai les pages du JDD.
06:08Vous verrez qu'il y a aussi un point qui est intéressant.
06:10C'est-à-dire que, quelque part, vous avez aussi de l'argent qui part dans l'achat dit d'espace, pour raconter.
06:16Parce qu'évidemment, cette communication se fait non pas simplement parce que les ministres parlent ou que des communicants parlent,
06:21mais parce que vous avez l'espace publicitaire.
06:23Il a la trouille.
06:24Il a la trouille.
06:26Voilà, l'espace publicitaire.
06:27Non, non, non, non, non, cher.
06:28Non, mais vous voulez qu'on t'en parle ?
06:29Il est comme ça.
06:31Regardez, regardez, regardez, regardez.
06:33Pourquoi la révélation ?
06:35Non, mais attendez, c'est intéressant.
06:36Mais c'est pas la publicité.
06:37Mais si, vous avez l'achat d'espace qui est compté dedans.
06:39Et au moins, ça, c'est un point positif.
06:41C'est que parmi ce milliard, parmi ce milliard, il y en a un peu qui va dans les titres de presse.
06:45Ou dans les médias privés.
06:46C'est très bien.
06:47Et je m'en réjouis.
06:48Et c'est là où l'erreur de Jean-Christophe Gallien, ce matin, a été de ne pas avoir ouvert le JDD avant de venir.
06:55Mais si, regarde.
06:56Parce que, justement, dans cette circulaire de Sébastien Lecornu,
06:59eh bien, d'abord, il veut faire, quand même, il faut le dire, 300 millions d'euros d'économies.
07:05Moins 20% dans les ministères.
07:06Moins 40% dans les opérateurs.
07:09Vous allez me montrer une pub qui est dans le JDD, je le sais, Jean-Christophe.
07:13Vous pouvez l'appeler Jean-Claude à un milliard.
07:15Oui, on peut tout faire.
07:16Mais donc, il y a un sujet qui sera écarté et qui ne sera pas concerné par cette coupe drastique.
07:22D'abord, c'est la santé.
07:24D'abord, c'est la sécurité.
07:25Ensuite, c'est la prévention.
07:27Et donc, tout ça, ça n'est pas concerné.
07:31Mais il y a une restructuration.
07:32Et vous allez encore plus tomber de votre chaise parce que j'ai une autre information.
07:35Non, mais est-ce que ça comprend, par exemple, la communication autour du kit du survie ?
07:39Par exemple.
07:39Oui, mais là.
07:40Depuis Emmanuel Macron est devenu président de la République, ça c'est vrai,
07:46il y a eu une augmentation extrêmement importante des dépenses de communication publiques
07:49parce qu'il a bien compris que c'était un moyen, en tout cas dans un premier temps,
07:53d'exprimer sa pensée profonde.
07:55C'est vrai qu'il y a eu une augmentation.
07:57Maître communication, j'ai bien compris.
07:59Vous défendez votre secteur.
08:01On ne peut pas dire aujourd'hui, quand on est au niveau de l'État,
08:04au contraire, au niveau de l'État, on ne peut pas dire aux Français,
08:07c'est qu'il faut se serrer la ceinture et faire exploser les dépenses de communication.
08:11Il l'a fait depuis 2017.
08:13Emmanuel Macron a dépensé beaucoup plus que Nicolas Sarkozy
08:16ou même que François Hollande sur la question de la dépense de communication.
08:20Ensuite, après, il y a aussi un autre sous-point dans le coût de la communication de l'État,
08:24c'est les collectivités territoriales.
08:26Je vais mettre un point sur une ville, la ville de Paris.
08:29Savez-vous qu'à la ville de Paris, il y a plus de 400 communicants ?
08:33Je ne sais pas si vous vous rendez compte, 400 communicants pour Madame Hidalgo.
08:37On découvre des résultats avec aucune propreté, etc.
08:40Dites le nom de fonctionnaire.
08:41Et surtout que, depuis le début de la Macronie,
08:46l'ère Macronie, c'est aussi des erreurs de communication XXL
08:50qui ont créé un fossé entre les Français et le gouvernement.
08:55Et plus les jours passent, plus on voit à quel point ce fossé se creuse.
08:58Donc, c'est-à-dire, vous investissez massivement et vous vous retrouvez...
09:02L'un n'empêche pas l'autre.
09:03Et ça, je suis d'accord avec vous.
09:05Encore faut-il avoir des bons communicants.
09:06Et pour la première fois, donc, pour l'année 2026,
09:09les dépenses qui seront allouées à la communication de l'État
09:12seront indexées dans le budget.
09:15Jusqu'à aujourd'hui, c'est d'ailleurs pour ça qu'il y a ce dérapage,
09:18vous pouviez, par exemple, vous êtes ministre de l'écologie,
09:21vous faites un sondage que vous commandez dans n'importe quel institut,
09:24vous n'êtes pas obligé de le mettre dans les budgets de votre ministère.
09:28Donc, ce n'est absolument pas dans les comptes.
09:30Donc, l'année prochaine, c'est la volonté de cette cure de choc de Sébastien Lecornu,
09:34c'est de mettre toutes les dépenses, de faire preuve de transparence
09:37pour mettre fin, objectivement, à 20 ans d'opacité.
09:40Mais moi, je pense aux Français à qui vous dites,
09:43écoutez, chers téléspectateurs, vous allez vous serrer la ceinture.
09:46Vous savez, on va augmenter les taxes, que ce soit pour l'électricité,
09:50le carburant, etc., etc.
09:52En revanche, nous, on va essayer de communiquer.
09:54D'ailleurs, en 2024, ça nous a coûté un milliard.
09:56Mais il a envie de casser sa télé.
09:58Ne la cassez pas tout de suite.
10:00Vous la cassez un peu plus tard.
10:01C'est l'événement de ce dimanche à découvrir dans les colonnes du JDD.
10:04On va prendre beaucoup de précautions, tant le sujet,
10:06et c'est vrai que là, on perd notre sourire,
10:09le sujet est lourd puisqu'il est question de la liberté d'expression.
10:13Et vous vous titrez vers un contrôle de l'information.
10:16Et on découvre le recatarrage du patron de l'Arcom,
10:20qui semble-t-il est sur la scellette.
10:22Du moins, il n'a pas les faveurs de l'Elysée,
10:25parce qu'il a contesté publiquement l'étude de Reporters sans frontières,
10:29accusant, je le rappelle, CNews, de jouer avec les règles du pluralisme.
10:34Et cette communication publique de l'Arcom n'aurait pas été du goût,
10:37je mets du conditionnel, d'Emmanuel Macron.
10:40Alors, entre la labellisation des médias,
10:42le référé express contre les fake news,
10:45à quoi joue Emmanuel Macron sur la liberté d'expression ?
10:49Je vous propose de voir ce sujet d'Anaïs Bauchet.
10:54Emmanuel Macron se serait-il agacé d'un manque de fermeté de l'Arcom envers CNews ?
10:59C'est en tout cas ce que laisse penser une information révélée par le journal du dimanche.
11:03Cette semaine, plusieurs sources au palais nous l'assurent.
11:06Le chef de l'État a exprimé sans détour, dans les couloirs de l'Elysée,
11:09son irritation croissante à l'égard de Martin H. Dari, le président de l'Arcom.
11:14Il juge le régulateur trop timoré, insuffisamment ferme,
11:18notamment à l'égard de CNews, qui incarne à ses yeux une dissidence audiovisuelle qu'il faudrait mettre au pas.
11:24L'origine de cette colère, le démenti ferme de l'Arcom face au rapport de Reporters sans frontières.
11:28Celui-ci accusait CNews de ne pas respecter les règles du pluralisme
11:31à quelques heures de la diffusion d'un documentaire de complément d'enquête sur la chaîne d'information au continu.
11:36Il faut y voir, derrière cette déclaration, derrière cet agacement du président,
11:41la volonté de museler finalement cette chaîne d'information qu'il juge peu conforme finalement
11:46à son souhait d'une information certifiée.
11:49L'objectif du chef de l'État est clair, créer une labellisation de l'information
11:53qui permettrait de trier les médias jugés fiables des autres
11:55selon une structure journalistique supposée indépendante.
11:58Je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite par des professionnels
12:03qui puisse dire que ceci correspond à la déontologie de gens qui manipulent de l'information.
12:09Le chef de l'État n'hésite pas à prendre en exemple le label mis en place par RSF
12:13pour certifier les médias fiables selon leurs critères.
12:16Ça n'empêche pas le chef de l'État, le lendemain de ce complément d'enquête,
12:19alors même que RSF a été désavoué par l'ARCOM,
12:23de présenter cette ONG comme l'instance qui sera demain garante de certifier,
12:29de labelliser les médias selon qu'ils sont conformes à la doxa bien-pensante ou non.
12:40En fustigeant ce qu'il appelle l'industrie de la désinformation,
12:43Emmanuel Macron semble appeler de ses voeux une police de l'information
12:45en oubliant qu'il existe déjà un gendarme des médias
12:48dont le président est nommé par l'Élysée mais qui revendique son indépendance, l'ARCOM.
12:52Parce que l'ARCOM, il faut le rappeler, est une autorité indépendante.
12:59Dans votre article, il y a ce paragraphe qui est sidérant.
13:03Cette semaine, plusieurs sources au palais nous l'assurent.
13:06Le chef de l'État a exprimé sans détour dans les couloirs de l'Élysée
13:10son irritation croissante à l'égard de Martin H. Dary, le président de l'ARCOM.
13:15Il juge le régulateur trop timoré, insuffisamment ferme,
13:19notamment à l'égard de CNews qui incarne à ses yeux une dissidence audiovisuelle
13:25qu'il faudrait mettre au pas.
13:28Mais moi quand je dis ça, je tombe des nuits Jules Torres.
13:31Donc je suis très prudent moi ce matin, vraiment,
13:33ce sont les révélations du journal du dimanche,
13:36mais je n'arrive même pas à imaginer une telle situation.
13:40Comme dirait Gilles-William Golnadel, votre étonnement m'étonne.
13:42Ça fait des années qu'Emmanuel Macron assure, affirme, revendique
13:46de vouloir aller vers un contrôle qui soit plus restrictif
13:49de la liberté d'expression, mais aussi du contrôle des médias.
13:53Dès 2018, il avait enclenché tout cela.
13:56Et vous avez cité le label et le référé, c'est extrêmement clair.
14:00Le label d'abord, il veut donner un label aux bons et aux mauvais médias.
14:04Et qui pour donner ce label ?
14:07Ce serait l'ARCOM et ce serait Reporters sans frontières.
14:09Une ONG qui est présentée comme neutre, qui ne l'est absolument pas,
14:13qui est présidée par Pierre Aski, qui a fait toute sa carrière dans la presse de gauche,
14:17qui est dirigée par Thibaut Brutin, qui avait appelé à voter contre le Rassemblement National
14:23aux dernières législatives.
14:24On a vu plus neutre comme organisation, donc ça c'est pour la partie label.
14:28Mais la nouveauté, et c'est Emmanuel Macron qui l'a dit vendredi dernier,
14:31il veut créer un référé express, c'est-à-dire il veut créer un juge des référés
14:34pour lutter contre les fausses informations.
14:36Un juge des référés, ça juge non pas sur le fond, mais ça juge sur la forme.
14:40Donc vous avez des juges qui vont juger en 48 heures des fausses informations sur la forme,
14:45alors qu'une fausse information se juge sur le fond.
14:47Donc à ce titre-là, c'est vrai que c'est extrêmement inquiétant.
14:51Donc on avait déjà prévu de faire cette couverture sur Emmanuel Macron
14:54qui tente d'aller vers un contrôle de l'information.
14:56Et c'est en menant l'enquête qu'on a appris, parce que des sources nous l'ont révélé,
14:59qu'Emmanuel Macron, oui, s'était montré très critique de l'ARCOM.
15:03Il a jugé que l'ARCOM, depuis maintenant plusieurs semaines et plusieurs mois,
15:07était trop molle, trop timorée vis-à-vis de CNews,
15:12peut-être vis-à-vis de C8, peut-être qu'Emmanuel Macron n'est pas assez content de ce que l'ARCOM a fait.
15:18Donc voilà la réalité, c'est qu'Emmanuel Macron veut mettre les médias au pas
15:22et veut contrôler encore davantage.
15:23Mais vous savez, ce n'est pas étonnant.
15:25Les présidents, quand ils n'arrivent plus à contrôler l'opinion publique,
15:28ils essayent de contrôler ceux qui façonnent l'opinion publique.
15:30Alors c'est ça aussi qui m'interpelle, c'est qu'on n'a jamais eu un président de la République,
15:35en Macronie, aussi un populaire Arnaud Bédédetti.
15:39Et on a un président qui est extrêmement faible, il n'a plus de majorité à l'Assemblée nationale,
15:44c'est 16% de popularité pour Emmanuel Macron,
15:49c'est son score le plus faible depuis qu'il est arrivé à l'Elysée.
15:53Et dans le même temps, vous avez visiblement l'Elysée qui voit d'un mauvais oeil
16:00les révélations publiques, du moins la contestation publique de l'ARCOM sur une étude de RSF
16:07qui, selon toujours le gendarme de l'Elysée visuel, est une étude inexacte pour ne pas dire mensongère.
16:15On vit une histoire quand même très...
16:17C'est pour ça que je dis que l'information est très lourde
16:19et on a souri avec l'histoire du milliard et de la communication, même si c'est l'argent des Français.
16:24Là, on parle quand même de droits fondamentaux, c'est la liberté de la presse,
16:28c'est la liberté d'expression, Arnaud Bédédetti.
16:30Oui, mais il y a une constante chez Macron et ça n'a pas commencé avec cette baisse de popularité
16:35spectaculaire dans les sondages.
16:37Vous l'avez justement dit, depuis finalement 2017 et 2018,
16:40qu'il a une conception de l'information,
16:42qui est une conception d'information qu'il veut maîtriser et contrôler.
16:46Et s'il fallait démontrer qu'Emmanuel Macron n'est pas un libéral,
16:50contrairement à ce qu'il prétend,
16:52c'est bien dans cette volonté, en effet, de contrôler l'information.
16:55Quand vous avez un pouvoir qui veut, d'une certaine manière,
16:59nous dire quelle est la bonne ou la mauvaise information,
17:02vous avez de quoi vous inquiéter.
17:03Ce n'est pas le rôle du pouvoir, ce n'est pas le rôle de l'État.
17:06Le principe de la démocratie libérale, c'est que l'information soit indépendante
17:09et qu'elle soit pluraliste.
17:11Et moi, je pense que c'est ce pluralisme qui, aujourd'hui, gêne profondément un pouvoir.
17:15Et vous avez raison de rappeler cet élément de contexte,
17:17qui est en très grande difficulté.
17:20Un pouvoir qui sent que, quelque part, le sol se dérobe sous ses pieds.
17:23Et quand un pouvoir sent que le sol se dérobe sous ses pieds,
17:27il a la tragique, et parfois la dramatique, en tout cas,
17:29tentation de vouloir contrôler les médias.
17:32Et là, en effet, je pense que c'est quelque chose qui est inquiétant.
17:36On voit bien que le discours sur les réseaux sociaux est à peu près le même.
17:38que les réseaux sociaux soient parfois, en effet, le déversoir de propos qui sont inqualifiables.
17:45C'est une réalité.
17:46Mais la vérité, c'est que la façon dont on aborde la question des réseaux sociaux,
17:50aujourd'hui, notamment de la part d'un certain nombre de responsables politiques,
17:55c'est bien la volonté de brider l'expression aussi qu'il y a derrière.
17:58Et bon, il faut le constater.
17:59Avec la version nouvelle d'Emmanuel Macron, ce fameux référé sur les fake news,
18:07je ne suis pas sûr que le complément d'enquête soit diffusé.
18:09Non.
18:10C'est très simple.
18:12Moi, je veux bien le référé fake news, etc.
18:14Et l'ARCOM est censé, vous l'avez justement dit, être une autorité indépendante.
18:19Indépendante.
18:20Ou alors, il faut préciser,
18:22si l'ARCOM est entre les mains dans sa pensée, sa direction, son action de l'Elysée,
18:30on est dans un autre système.
18:31Mais il faut être extrêmement transparent.
18:34Alice Cordier.
18:34Moi, je trouve ça extrêmement préoccupant.
18:36Honnêtement, on a vu ça dans des pays soviétiques, mais pas en France, normalement.
18:40Et moi, je trouve ça vraiment saisissant.
18:43Parce que ça veut dire que demain, par exemple, moi, je n'aurai plus le droit de pouvoir m'exprimer.
18:46Parce qu'un certain nombre de choses que je dis seraient fausses.
18:49Je vais vous prendre un exemple.
18:50Moi, je fais un lien direct malheureux.
18:52que j'aurais aimé ne pas faire entre délinquance et immigration.
18:56Je me base sur des chiffres, sur des statistiques.
18:59Mais il n'y a pas très longtemps, il y a un organisme directement lié au Premier ministre
19:02qui a expliqué qu'il n'y avait pas de lien entre délinquance et immigration.
19:06Prés au complément d'enquête, c'est basé sur ce document qui est issu du CEPII,
19:12qui est un organisme directement lié au Premier ministre.
19:14Et le CEPII nous a expliqué qu'en effet, il n'y avait pas de lien
19:16en se basant sur quatre études, sur quatre pays pas français.
19:21Et le seul pays lié à l'Europe est l'Italie des années 90.
19:25Pour expliquer qu'aujourd'hui, il n'y a pas de lien entre immigration et délinquance.
19:29Alors que les chiffres, d'ailleurs, du ministère de l'Intérieur prouvent l'inverse.
19:32que la sécurité des femmes prouvent l'inverse, etc.
19:36Mais du coup, ça veut dire quoi ?
19:37C'est-à-dire que quelqu'un comme moi ne pourrait plus exister ?
19:39Ça veut dire que vous n'existez plus ?
19:40Vous avez le droit d'exister, mais vous avez le droit de vous taire.
19:42Mais on a surtout...
19:43Vous avez encore le droit de respirer, mais vous avez surtout le droit de vous taire.
19:48Et on a eu tout un complément d'enquête qui, pendant une heure, nous expliquait
19:51que la science montrait, parce que le CEPI l'expliquait,
19:54qu'il n'y avait aucun lien entre délinquance et immigration.
19:56Il n'y avait pas de lien de causalité entre la question migratoire et l'insécurité,
20:01malgré les chiffres qui sont dévoilés.
20:04Et là, il y a une transparence qui est faite par le ministère de l'Intérieur chaque année.
20:09On peut prendre un exemple, mais on va le voir dans un instant.
20:12La violence dans les transports en commun,
20:14la violence sexuelle dans les transports en commun en Ile-de-France,
20:16c'est plus de 60% des faits qui sont causés par des délinquants étrangers.
20:22À la différence de vous, vous dites un lien entre immigration et insécurité.
20:25Moi, je dis un lien entre une partie de l'immigration et insécurité.
20:28C'est-à-dire que, évidemment, je ne considère pas
20:31que c'est toute l'immigration.
20:33Les chiffres le montrent, d'ailleurs.
20:35Je voudrais qu'on voit le sujet de François Tiskevitch
20:37sur, justement, complément d'enquête RSF,
20:40parce que le camouflet se poursuit.
20:42Et là aussi, c'est à découvrir dans les colonnes du JDD.
20:45C'est-à-dire qu'il y a un malaise du côté de France Télévisions.
20:49Encore une fois, il ne faut pas dire que c'est tout le service public,
20:52c'est tout France Télévisions.
20:53Moi, j'ai une pensée pour tous mes confrères et copains de France Télévisions
20:57qui souffrent de ce qui s'est passé il y a 72 heures
20:59et qui ne partagent pas forcément ce qui s'est dit
21:03dans le complément d'enquête et qui font un travail formidable.
21:06J'ai eu aussi une pensée pour tous mes copains de France Télé
21:09qui, hier, à 17h, ont dû quitter le siège
21:12parce qu'il y avait une nouvelle alerte à la bombe.
21:14Donc, c'est dans ce climat aussi qu'il faut apporter
21:16notre soutien confraternel à tous nos copains de France Télévisions.
21:20Mais il y a une autre direction en coulisses.
21:23On nous dit, la haute direction, elle n'a pas forcément la main
21:26sur l'État dans l'État qui est complément d'enquête.
21:28Et vous avez effectivement des journalistes, procureurs, militants,
21:32vous les appelez comme vous voulez,
21:33qui finalement n'ont pas peut-être présenté la plus belle image
21:37du service public en pleine commission d'enquête
21:39sur l'audiovisuel public.
21:40Ça tombe mal.
21:41François Tiskevitch.
21:42Parmi les trois journalistes qui ont réalisé l'enquête
21:46pour l'émission, Lilia Melcognan.
21:49Pendant plusieurs années, elle a été journaliste pour E-Télé,
21:52l'ancêtre de CNews, avant de rejoindre France Télévisions en 2013.
21:57Or, ce n'est précisé à aucun moment durant l'émission.
22:01Pour le seul témoignage à visage découvert
22:03d'un ancien journaliste de la chaîne,
22:06complément d'enquête a fait appel à Damien Deparnay,
22:08ancien correspondant pour CNews à Lille,
22:10travaillant désormais pour France Télévisions
22:13à France 3, Hauts-de-France.
22:15Autre élément troublant,
22:17l'intervention de la sémiologue Cécile Aldoui,
22:20censée décrypter et analyser les éléments de langage sur CNews.
22:23Cette professeure à l'université de Stanford aux Etats-Unis
22:26est en réalité la sœur de Manuel Aldoui
22:28qui impose la responsabilité à France Télévisions.
22:31Des liens qui posent question.
22:33En ce qui concerne la ligne éditoriale de CNews,
22:37France Télévisions affirme qu'il n'y a aucune causalité
22:39entre immigration et insécurité.
22:41Ce lien de causalité entre étrangers et insécurité n'existe pas
22:45et c'est la science qui le dit.
22:47Le CEPI, un centre de recherche rattaché au gouvernement,
22:50a recensé tous les travaux sur le sujet.
22:52D'après lui, les études concluent
22:53unanimement à l'absence d'impact de l'immigration
22:56sur la délinquance.
22:57Un lien pourtant déjà évoqué
22:59par des membres du gouvernement
23:00comme Gérald Darmanin, alors ministre de l'Intérieur,
23:03ou encore Maude Bréjean.
23:04A Paris et dans les métropoles les plus importantes,
23:08il y a effectivement 45 à 50% d'actes délictuels
23:12ou criminels commis par les étrangers.
23:14On doit regarder les choses en face.
23:16Il y a aujourd'hui en France,
23:19pas tout le temps,
23:20mais parfois un lien entre insécurité et immigration.
23:23Et il faut être aveugle pour affirmer le contraire.
23:26Une causalité entre immigration et insécurité
23:28appuyée par les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur.
23:31Selon la place Beauvau,
23:33les étrangers qui représentent officiellement
23:358% de la population
23:36sont su représentés dans les crimes et les délits en 2024.
23:4037% des mises en cause
23:42dans les cambriolages de logements sont des étrangers.
23:4436% pour les vols dans les véhicules.
23:48Et donc c'est pour ça qu'aujourd'hui,
23:50et depuis 72 heures,
23:52vous avez des Français,
23:53ils sont en nombre en disant
23:55que s'est-il passé ?
23:56Vous imaginez, en pleine commission
23:58d'enquête parlementaire sur la neutralité
24:01dans le service public,
24:02sur justement l'utilisation des deniers publics.
24:05Les Français sont au droit de savoir
24:06combien ces mois de reportage
24:09qui n'aboutissent à pas grand-chose,
24:11la montagne idéologique qui accouche d'une souris,
24:14combien a coûté ce documentaire.
24:16Et une nouvelle fois,
24:17il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier.
24:19Et saluons tous les copains de France Télévisions.
24:22La publicité, on revient dans un instant.
24:24On va parler de l'agression de Jordan Bardella
24:26et de ce silence à minima
24:28ou alors de cette complaisance au pire
24:30de l'agresseur en disant
24:33« Mais si Jordan Bardella a été agressé hier,
24:37c'est peut-être parce qu'il est un peu d'extrême droite.
24:40C'est peut-être un peu ça.
24:41C'est peut-être parce que c'est la peste brune. »
24:43On en parle dans un instant.
24:47L'affaire de la labellisation des médias
24:51et de se référer en fake news
24:53est en train de prendre de l'ampleur.
24:54C'est toujours un bon thermomètre, Alexandre Jardin,
24:57parce que vous savez,
24:57il a lancé le mouvement des gueux,
25:00cette France silencieuse qui bosse
25:02et qui paye, bien sûr.
25:06Mathieu Ocq, peut-être moins que vous.
25:08Vous payez beaucoup, beaucoup, beaucoup.
25:10Il dit « On dérape ».
25:11Le point le confirme en ciblant aussi
25:14les révélations du JDD.
25:16Tous les démocrates normaux doivent se lever.
25:18Il arrive un moment où une démocratie glisse
25:20presque silencieusement sur une pente
25:22qu'elle n'avait jamais imaginée emprunter.
25:25On y est.
25:26Quand on m'a parlé de ce projet insensé,
25:27labelliser la vérité, judiciariser la vérité,
25:30j'ai d'abord cru à une intox montée
25:32pour ridiculiser Emmanuel Macron.
25:35Un piège, une fake news
25:36pour le faire passer pour un autocrate.
25:38Eh bien non, c'est vrai.
25:39Écouter l'autoritarisme très prononcé de ce monsieur,
25:43céder à la tentation du contrôle de la pensée,
25:45c'est déjà trahir l'idée française et la République.
25:49Le système de référé express
25:50imaginé par ce fanatique du contrôle
25:52est hautement délirant.
25:54Il écrit en majuscule,
25:55« Ni l'État, ni la justice
25:57ne doivent définir la vérité
25:59dans une démocratie ».
26:01La pente qu'on est en train de...
26:05est glissante,
26:06est très dangereuse, Jean-Christophe Gallien.
26:07Les deux sujets que vous avez évoqués
26:09au début de votre émission
26:10sont liés.
26:10La première tentative,
26:12l'idée principale d'Emmanuel Macron,
26:13c'est oui, effectivement,
26:14j'augmente les dépenses de communication.
26:15Oui, je communique davantage.
26:17Oui, je vais au contact.
26:18Oui, je multiplie.
26:19Et puis comme ça ne marche pas,
26:20notamment dans le deuxième mandat,
26:22eh bien j'ai une tentation,
26:23c'est d'intervenir sur la fabrique de l'opinion.
26:26Mais cette fois-ci,
26:26de manière négative.
26:27Plutôt que de faire du positif,
26:28de pousser mes idées,
26:29je vais contrôler les idées des autres.
26:31Quand je ne pousse plus mes idées
26:32parce que ça ne marche pas,
26:33je vais contrôler les idées des autres
26:34et je vais contrôler
26:35ceux qui sont contre moi.
26:36Et malheureusement,
26:37malheureusement, je le dis,
26:38c'est un phénomène
26:39qui apparaît concrètement incarné
26:42par cette dynamique-là
26:43et cette volonté-là.
26:44Je vous dis,
26:44les deux sont liés.
26:45Je veux imposer ma pensée
26:47et comment je le fais ?
26:48Soit parce que j'essaie
26:49positivement de le faire,
26:50soit parce qu'effectivement,
26:51je vais vous dire, Elliot,
26:52que vous n'avez plus le droit
26:52de dire ce que vous pensez.
26:53Mais on peut aller aussi plus loin
26:55et prendre de la hauteur.
26:56Ce cercle de la raison
26:57qui faisait des libertés
26:59une boussole,
27:01la liberté d'aller et venir,
27:02la liberté de penser,
27:04aujourd'hui considère
27:05confrontée au réel
27:07que la liberté d'expression
27:09est peut-être devenue
27:10le problème.
27:11Non, mais c'est le vrai sujet.
27:12Et c'est le sujet
27:13qui est vraiment
27:13le sujet essentiel.
27:14Vous avez raison
27:15de parler du cercle de la raison
27:17parce que le cercle de la raison,
27:18c'est celui qui s'est autoproclamé
27:20défenseur, encore une fois,
27:21de la démocratie libérale.
27:22Ces gens, depuis qu'ils sont au pouvoir
27:24depuis finalement 2017,
27:27n'ont de cesse, in fine,
27:28de remettre en cause
27:29par petites touches,
27:30de manière très pointilliste,
27:32un certain nombre
27:32de libertés fondamentales.
27:34On l'a vu quand même
27:34durant la crise Covid.
27:35La crise Covid a donné lieu
27:37à une hyper-bureaucratisation
27:39des comportements
27:40que l'on a vues
27:41rarement ailleurs,
27:42si ce n'est dans des pays
27:42qui ne sont pas connus
27:44pour être des parangons
27:46démocratiques.
27:47Donc, il y a, je pense,
27:49dans cette génération politique
27:51qui se prétend, en fait,
27:53les défenseurs du libéralisme politique,
27:58finalement, une interprétation
27:59du libéralisme politique
28:00qui ne correspond pas
28:01à ce qu'est véritablement
28:02le libéralisme politique.
28:04Et encore une fois,
28:04les attaques qui sont menées
28:05contre l'information
28:06sont extrêmement dangereuses.
28:08Et je rejoins ce que dit
28:09Jean-Christophe Gavien.
28:10Vous savez, pour contrôler
28:11l'opinion publique,
28:11il y a deux moyens.
28:12Il y a la propagande
28:13et puis la censure.
28:15Ce sont les deux éléments.
28:16Ils sont vieux comme le monde.
28:18On ne les a pas inventés
28:20sous Emmanuel Macron.
28:21Mais que cette petite musique
28:24puisse s'instiller
28:24dans une démocratie libérale,
28:26en effet, il y a quelque chose
28:28qui relève d'un basculement
28:29qui doit être, en tout cas,
28:31regardé avec la plus grande attention
28:32et la plus grande vigilance,
28:33me semble-t-il.
28:34On salue Maxime Leguay,
28:35journaliste politique à CNews.
28:36On parlera dans un instant
28:37de l'agression de Jordan Bardella
28:40hier en séance de dédicace
28:41à Moissac.
28:42Mais je voudrais que vous faire
28:44écouter ce dernier sujet
28:46autour du désaveu
28:47de Reporters sans frontières,
28:50de son étude
28:51et de complément d'enquête.
28:53C'est l'Arcom qui a désavoué
28:55en disant
28:55mais cette étude est inexacte.
28:57Il faut qu'elle sorte
28:58de ce reportage.
28:59France Télévisions
28:59qui Manu Militari l'a enlevé.
29:02Je vous propose de voir
29:03le sujet de Nicolas Roger.
29:05Ils étaient prévenus.
29:07Ce sont les mots
29:08d'un cadre de France Télévisions
29:09au journal du dimanche.
29:11Si l'Arcom avait alerté
29:12les équipes de complément d'enquête
29:14sur l'inexactitude
29:15des chiffres de Reporters sans frontières,
29:17l'émission a choisi
29:18d'ignorer l'avertissement
29:19obligeant la direction
29:20à ordonner en urgence
29:22la suppression des séquences
29:23articulées autour du rapport biaisé.
29:25Ces liens existants
29:26entre le service public
29:27et Reporters sans frontières
29:28posent question
29:29car si l'organisation
29:31non gouvernementale
29:32se veut arbitre
29:33de l'indépendance médiatique,
29:35sa direction semble partisane
29:36d'une idéologie de gauche.
29:38Son directeur général,
29:40Thibaut Brutin,
29:41a lancé en 2024,
29:42peu avant les législatives,
29:44une pétition s'opposant
29:45au Rassemblement national.
29:47Une prise de position
29:48tout sauf neutre
29:49qui fait écho au président
29:50de l'organisation
29:51non gouvernementale,
29:52Pierre Aski,
29:53lui qui a travaillé
29:54exclusivement dans la presse
29:55située à gauche
29:56de l'échiquier politique.
29:57Et si France Télévisions
29:59est largement soutenue
30:01par des financements publics
30:02avec à lui tout seul
30:03plus de 2 milliards d'euros
30:04de dotations publiques.
30:06Reporters sans frontières
30:07n'est pas en reste
30:08puisque près de la moitié
30:09de son budget
30:10s'appuie également
30:11sur des financements publics
30:12tels que le ministère
30:13des Affaires étrangères,
30:15la Commission européenne
30:16ou encore la Ville de Paris.
30:17Depuis ce mardi,
30:18une commission d'enquête
30:19à l'Assemblée nationale
30:20a débuté pour étudier
30:22la neutralité,
30:23le fonctionnement
30:24et le financement
30:24de l'audiovisuel public.
30:25Ils étaient prévenus
30:28et en coulisses
30:29on y dit que ça ne date pas
30:31de jeudi après-midi
30:32et la publication
30:33de l'information
30:35de l'Arcom
30:36notamment à l'agence
30:37France Presse.
30:39Ils étaient prévenus,
30:40ils étaient au fait
30:40que cette étude
30:41de Reporters sans frontières
30:42était inexacte.
30:44Rendez-vous compte,
30:45Mathieu Hocq.
30:45Et pourtant,
30:46ils ont maintenu
30:46un complément d'enquête.
30:47Jusqu'à ce que
30:49ça soit rendu public
30:50et qu'elle a hâte,
30:51évidemment,
30:52vous imaginez
30:52l'image que ça renvoie.
30:53Et c'est vraiment
30:54l'arroseur arrosé
30:55et on se retrouve
30:56aujourd'hui
30:56avec les Français
30:57qui ont payé
30:58selon les estimations
30:59entre 300 000
31:00et 400 000 euros
31:01les frais
31:02d'une telle émission.
31:04Et surtout,
31:05ce qui me marque le plus
31:06sur Reporters sans frontières,
31:07c'est que vous savez,
31:08Reporters sans frontières
31:08fait une carte
31:09des libertés de la presse
31:11notamment chaque année.
31:12Et en fait,
31:13quand vous regardez
31:13depuis 2017,
31:14moi je me suis amusé
31:15à regarder,
31:15la France était 39e
31:17en 2017
31:18sur la liberté de la presse.
31:19Elle est aujourd'hui
31:1924e.
31:21Donc c'est-à-dire
31:21qu'on a progressé.
31:22Pourquoi on a progressé
31:23dans les libertés de la presse
31:24entre 2017 et 2024 ?
31:26C'est parce qu'on a
31:27des groupes comme CNews
31:28qui amènent un ton
31:29dans le débat public
31:31qui n'existait pas
31:32avant la constitution
31:33de CNews.
31:34En fait,
31:34c'est un peu comme si
31:35à un moment donné,
31:36il y a eu une dictature
31:37du politiquement correct.
31:38Je rejoins ce qu'avait dit
31:39un peu Arnaud Bénédetti,
31:40ce cercle de la raison
31:41qui était omniprésent
31:42dans les médias,
31:43qui contrôlait
31:43d'une certaine façon
31:44ce qu'il fallait dire
31:45et ce qu'il ne fallait pas dire.
31:46Un groupe émerge
31:47avec une autre ligne,
31:48fait les scores qu'il fait
31:49d'un point de vue
31:50de l'opinion publique.
31:51Ça plaît parce que
31:52c'est normal,
31:53ça décrit le réel
31:54des Français
31:55et c'est pour ça
31:55que la presse
31:57est devenue
31:57beaucoup plus réaliste.
31:59Et là,
31:59aujourd'hui,
31:59on se retrouve avec
32:00un président de la République
32:00quasiment dans un bunker
32:02qui veut justement
32:03revenir sur l'un des seuls
32:05indicateurs
32:06ou on va dire
32:07sur l'un des seuls indicateurs
32:07où la France
32:09a progressé
32:10sous ses deux mandats.
32:12C'est paradoxal.
32:13Je vous propose
32:13d'écouter Robert Ménard
32:14qui est le père fondateur
32:16de Reporters sans frontières.
32:17Moi,
32:18je suis triste pour Robert Ménard.
32:19Pourquoi ?
32:19Parce qu'il dit
32:19je ne reconnais plus
32:20RSF.
32:22J'ai honte.
32:23Voilà ce qu'il dit
32:23Robert Ménard.
32:24Écoutez.
32:25J'ai fondé
32:26cette organisation.
32:28Je suis sidéré.
32:30C'est un dévoiement
32:31complet.
32:32Reporters sans frontières,
32:33c'est fait pourquoi ?
32:33On a créé
32:34Reporters sans frontières.
32:35Pourquoi ?
32:35Pour libérer
32:36des journalistes
32:36qui étaient emprisonnés,
32:38pour se battre.
32:39À un moment donné,
32:40vous vous rappelez
32:40quand tant de journalistes
32:41avaient été pris en otage,
32:43pour aller visiter
32:43des journalistes en prison.
32:44J'ai fait le tour du monde
32:45pour aller plaider
32:46pour des journalistes
32:48dont je ne pensais pas
32:49le début d'un quart
32:50de ce qu'ils expliquaient.
32:51Mais c'est ça le pluralisme.
32:53C'est ça la liberté d'expression.
32:54C'est défendre la liberté
32:55de gens
32:55dont vous ne pensez pas
32:56la même chose.
32:57Et moi,
32:58je vois ici,
32:59Reporters sans frontières,
33:00au lieu de se satisfaire
33:02qu'avec ces news,
33:03il y a un certain nombre
33:04de gens qui trouvent
33:05enfin un point de vue
33:06qui est le leur,
33:07qui s'exprime
33:08dans l'audiovisuel,
33:09ils combattent ces news.
33:10Mais ils sont fous furieux.
33:12Mais c'est devenu
33:12une espèce de bande
33:13de gauchistes
33:14qui confondent
33:15complètement les choses.
33:16On ne leur demande pas
33:17de leurs opinions politiques.
33:19On leur demande
33:19de se battre
33:20pour la liberté d'expression.
33:21Et le pluralisme,
33:22ça va du service public
33:24à ces news.
33:25Ils devraient se battre
33:25pour tout le monde.
33:26Voilà le cri de colère
33:28d'un homme
33:28qui a monté
33:30Reporters sans frontières
33:31et qui ne reconnaît plus
33:32Reporters sans frontières.
33:34Reporters sans frontières
33:34qui pourrait avoir la main
33:35pour dire
33:36qui est digne de confiance
33:38et qui ne l'est pas.
33:39Et qui est sous perfusion publique.
33:4153% de ses ressources
33:43d'exploitation
33:43émanent soit de l'Union européenne,
33:44soit de l'AFD,
33:45l'Agence française de développement.
33:46Et donc,
33:47il y a une dépendance financière
33:48et qui voudrait faire valoir
33:49une indépendance politique.
33:51On peut se poser la question.
33:52Jordan Bardella,
33:53l'information d'hier quand même,
33:56c'est l'agression
33:57de Jordan Bardella
33:58en pleine séance de dédicaces
33:59pour son livre
34:00« Ce que veulent les Français
34:01à Moissac dans le Tarn ».
34:03Ça s'est passé
34:03aux alentours de 15h30.
34:05L'agression a duré
34:06quelques secondes.
34:07Un individu,
34:08on parle d'une personne âgée
34:09qui avait déjà agressé
34:11et il avait été condamné
34:13pour son agression,
34:14Éric Zemmour,
34:15a soudainement quitté
34:17la file d'attente
34:17et s'est précipité sur lui
34:19sans qu'aucune altercation
34:20préalable n'ait été constatée.
34:21Selon une source policière,
34:22on parle d'un œuf
34:23jeté au visage.
34:25Les équipes de Jordan Bardella
34:26nous disent qu'il a tenté
34:27de lui mettre un coup de poing.
34:29L'agresseur a été immédiatement
34:30neutralisé par le service
34:31de sécurité
34:32puis interpellé
34:32par les forces de l'ordre.
34:34Quelques minutes plus tôt,
34:35il avait été aperçu
34:36dans un cortège
34:37anti-fasciste.
34:39Jordan Bardella
34:40qui a tweeté
34:41« Je vais bien,
34:41merci à tous
34:42pour vos messages de soutien
34:43et merci aux centaines de lecteurs
34:45pour l'accueil chaleureux
34:46dans le Tarn-et-Garonne.
34:47Plus nous progressons,
34:48plus nous approchons du pouvoir
34:49et plus la violence
34:50de l'extrême-gauche,
34:50de l'intolérance et de la bêtise,
34:52pur se déchaîne. »
34:54Il y a plusieurs choses
34:54qui m'intéressent.
34:56Allons d'abord
34:56sur le silence
34:58ou la complaisance
34:59du monde politique.
35:01On va parler des médias
35:02dans un instant
35:02et de l'éditorialiste
35:03Nesrine Slawi.
35:04Mais d'abord,
35:05les réactions politiques.
35:07Elles sont rares
35:08chez les adversaires
35:09pour soutenir
35:11Jordan Bardella
35:11et condamner cette agression.
35:13J'ai vu Stéphane Lerudulier,
35:15sénateur Hélère,
35:16qui est l'un des seuls.
35:17Je condamne très fermement
35:18l'agression.
35:19Je ne soutiens pas
35:20le Rassemblement National.
35:21Je le combats.
35:22Mais ce combat
35:23se fait dans les urnes
35:24et certainement pas
35:26dans la violence physique.
35:27J'appelle à la responsabilité.
35:29Je sais que Sarah Knafo,
35:30qui est une adversaire aussi
35:32de Jordan Bardella,
35:33a apporté son soutien.
35:34Soutien à Jordan Bardella,
35:35victime d'une lâche agression,
35:36pas d'impunité
35:37contre ces individus violents.
35:38Et j'ai creusé un peu plus
35:39parce que je me suis dit
35:40« Mais pourquoi ce silence ? »
35:42en 2024,
35:43en pleine législative anticipée,
35:45vous avez Prisca Tévenot
35:47qui est agressée
35:48alors qu'elle fait campagne.
35:50À juste titre,
35:51tous les responsables politiques
35:53vont lui apporter son soutien.
35:55Ça va de Valérie Pécresse,
35:56en passant par la présidente
35:57de l'Assemblée Nationale,
35:58Yael Brown-Pivet,
35:59Daniel Simonnet,
36:00ou même Jordan Bardella,
36:02qui dit « Prisca Tévenot
36:03a été victime d'agresseurs »
36:04qui s'étaient déjà illustrés
36:05lors des émeutes de 2023.
36:06Je crois que je lui réitère
36:07mon soutien total.
36:09En 2021,
36:11Emmanuel Macron est giflé
36:12au moment où il y a
36:14cette gifle
36:14contre le président de la République,
36:16condamnation à l'unisson
36:18de la classe politique
36:19Jean-Luc Mélenchon,
36:21Valérie Pécresse,
36:22Olivier Faure,
36:23Xavier Bertrand,
36:23Najat Vallaud-Belkalsem,
36:25Marine Le Pen
36:25ou encore Jordan Bardella.
36:27Mais là,
36:28il n'y a pas la même situation.
36:30J'ai entendu un député européen,
36:31c'est Bernard Guetta,
36:32dire
36:33« L'œuf est de trop,
36:36mais ce n'est pas de la violence. »
36:38C'est quand même incroyable,
36:40Jean-Christophe Gallet.
36:40Ça veut dire
36:40que c'est bien fait pour ça.
36:42En fait,
36:42en réalité,
36:43ce silence,
36:43ça veut dire ça.
36:44Je ne veux pas le dire
36:44en réel jusqu'au bout.
36:46Je pense que ça dit
36:47au-delà du geste,
36:48au-delà de la gestuelle,
36:49au-delà de l'agression,
36:51ça dit
36:51où on en est rendu
36:52sur la fracture
36:53à l'intérieur
36:54de l'espace politique
36:55et notamment
36:56face à la menace
36:57que propose effectivement
36:58pour,
36:59non pas un système,
37:00mais pour d'autres mouvements politiques,
37:01la machine électorale,
37:03le moteur politique
37:04du Rassemblement National
37:04qui est aujourd'hui
37:05de plus en plus incarné
37:06par Jordan Bardella
37:07plus que Marine Le Pen.
37:09Ça, c'est très clair.
37:09Donc,
37:10deux fois dans la même semaine.
37:11C'est-à-dire que deux fois,
37:12alors,
37:12on va rigoler,
37:13c'est un oeuf,
37:14c'est être enfariné,
37:15ça apparaît très léger,
37:16mais ça dit quand même
37:17quelque chose
37:17autour de ce qui se passe
37:19en termes de climat.
37:20Et je le redis,
37:20vous avez raison de signaler
37:21le silence,
37:22le « c'est bien fait pour lui »,
37:24ça veut bien dire ça.
37:25Et ça veut dire
37:25qu'on est face à un conflit
37:26et un conflit,
37:27ce n'est plus un combat politique,
37:29c'est un conflit politique
37:29qui va se porter en 2027
37:32de manière très violente.
37:33Mais quand vous êtes
37:33en train d'expliquer
37:34heure par heure
37:36que c'est la peste brune,
37:38que c'est l'extrême droite,
37:39quand sur des plateaux
37:40de télévision,
37:41on fait une sorte de parallèle
37:44entre Jordan Bardella,
37:46le Rassemblement National
37:47et Adolf Hitler,
37:49vous ne pouvez pas vous étonner
37:50de voir que sur le terrain,
37:52vous avez des bombes
37:53à retardement
37:54qui sont prêtes
37:55à aller jusqu'au bout
37:55au nom de la République,
37:57au nom de la démocratie.
37:58On va l'agresser
38:00et ça va crescendo,
38:01étape par étape.
38:02Alors Alice Cordier,
38:03ce qui est intéressant,
38:04c'est que vous,
38:04vous êtes une militante,
38:05vous êtes considérée
38:07par le monde médiatique
38:08et parfois politique
38:09comme une femme
38:10d'extrême droite.
38:11Nemesis est une association
38:14dangereuse pour la démocratie
38:15et quand vous êtes agressée,
38:17là aussi,
38:17vous avez peu de soutien.
38:18Il y a peu de soutien
38:19et en fait,
38:20c'est une technique
38:20vraiment de l'extrême gauche
38:22de déshumaniser l'adversaire
38:23pour justifier
38:24qu'on lui fasse
38:25tout et n'importe quoi.
38:26C'est ce dont est victime
38:27aujourd'hui Jordan Bardella
38:28et la preuve,
38:29c'est que ça marche
38:29puisque les gens du centre
38:31sont incapables
38:32de le dénoncer
38:33et certains LR,
38:34je tiens quand même
38:34à le dire,
38:35ça n'a pas été unanime.
38:36Moi, j'ai vu
38:37que Stéphane Lerudulier,
38:38j'ai vu Stéphane Lerudulier,
38:40j'ai vu Meillet Rabib aussi
38:41et après,
38:43je n'ai vu personne.
38:43Bruno Retailleau,
38:44l'ancien ministre de l'Intérieur,
38:45pas un mot.
38:46Pas un mot.
38:46et c'est parce qu'on a
38:48une extrême gauche
38:49qui terrorise
38:50parce que si vous prenez
38:51la protection
38:53ou si du moins
38:54vous dénoncez cela,
38:55ça veut dire que
38:55d'une certaine manière,
38:56vous adhérez
38:57à ce que dit Jordan Bardella
38:58alors que là,
38:59ce n'est absolument pas le cas.
39:00Dans un pays normal,
39:01on dénonce
39:02qu'un adversaire
39:03se fait agresser.
39:04Moi, je me souviens de...
39:05Alors, moi, je ne suis pas
39:05Jordan Bardella
39:06mais à un autre niveau,
39:07on a été victime
39:08de violentes agressions
39:09dans le cadre de manifestations
39:10par des jeunes femmes
39:12à des manifs
39:12contre les violences faites
39:13aux femmes
39:13qui voulaient nous frapper
39:14et quand on leur demandait
39:15mais vous vous rendez compte
39:16quand même
39:17dans quelle dimension on est,
39:18elle nous expliquait que
39:18oui, mais vous,
39:19ce n'est pas pareil,
39:19vous êtes des fachos.
39:20Et en fait,
39:21cette technique de l'extrême gauche
39:22de déshumaniser l'agresseur
39:23pour justifier
39:23qu'on puisse lui faire
39:24tout n'importe quoi,
39:25ça mène à des choses
39:26extrêmement graves,
39:27ça mène à des attentats
39:28aux Etats-Unis,
39:28Charlie Kirk.
39:29Et là aussi,
39:30il n'y a pas eu
39:31une dénonciation énorme
39:32en France
39:32alors que Charlie Kirk
39:33est quand même
39:34un conseiller de Donald Trump.
39:35On a même tenté
39:36d'expliquer pourquoi
39:36il avait été tué
39:37sur certains plateaux.
39:38Et si demain,
39:39Jordan Bardella
39:39est victime d'un attentat,
39:41il y aura exactement
39:42les mêmes réactions,
39:42je vous le dis.
39:43Écoutez, pour l'instant,
39:44on n'y est pas
39:45et je disais,
39:45la violence en politique
39:46est vieille comme le monde
39:48et il y a évidemment
39:49une gradation
39:50dans cette violence
39:51mais on ne touche
39:52à personne,
39:52on ne touche pas
39:53à un élu,
39:54on ne touche pas
39:54à un professeur,
39:55à un policier.
39:56Ça paraît évident
39:57mais dans une société malade,
39:59on tente de justifier
40:00ou d'expliquer.
40:01Moi, je trouve que
40:01ce qui était rassurant
40:02au moment de l'agression
40:03de Priscatevenot,
40:04c'est évidemment
40:05la classe politique.
40:06Tous, tous
40:07et à juste titre,
40:08vous voyez,
40:09quand c'est le président
40:10de la République
40:11qui prend une gifle,
40:12mais encore heureux
40:14que les gens sont là
40:15pour le soutenir.
40:16Je suis quasiment
40:18à deux doigts
40:18de vous dire,
40:19je vous mets un billet
40:20que dans quelques jours,
40:21on va avoir une interview
40:22de ce septuagénaire
40:24qui prend un malin plaisir
40:26à attaquer
40:26Éric Zemmour,
40:28Jordan Bardella
40:29ou encore faire de même
40:30pour un meeting
40:31de Marine Le Pen.
40:32Non mais on vit
40:32dans un monde
40:33quand même particulier,
40:34Arnaud BDF.
40:35Alors, je disais
40:36les politiques,
40:37mais il y a aussi
40:37les médias.
40:39La journaliste
40:39Nesrine Slaoui,
40:41alors elle était invitée
40:42de BFM hier,
40:43je n'ai pas la possibilité
40:44de vous mettre
40:45toute sa déclaration,
40:46donc on a pris
40:47les citations
40:48les plus importantes.
40:50Elle condamne
40:50la violence politique,
40:52sur le politique,
40:53mais elle dit
40:53qu'il faut distinguer
40:54violence individuelle
40:55et politique.
40:56Jordan Bardella
40:56mène une forme
40:57de violence politique
40:58envers une population
40:58avec des propos islamophobes.
41:00Tiens, l'accusation
41:01en islamophobie
41:02ou quand il parle
41:03d'immigration,
41:04il a un propos
41:04qui est violent
41:05pour beaucoup de personnes
41:06en France,
41:07mais ça ne justifie pas
41:08la violence physique.
41:09Mais islamophobe,
41:11il parle d'immigration,
41:13mais ça ne justifie pas.
41:14C'est la fameuse
41:15rhétorique du oui mais,
41:16vous savez,
41:16moi je l'ai bien connue
41:17il y a un an
41:18lorsque Boulam Sansal
41:19a été incarcéré
41:20en Algérie,
41:21vous avez eu
41:21quelques propos
41:22de responsables politiques
41:23qui nous expliquaient
41:24ah oui certes
41:25il ne faut pas
41:26arrêter un écrivain,
41:33mais quelque part
41:33il l'avait cherché.
41:34On est exactement
41:35dans ce type,
41:35dans ce registre-là,
41:37ce n'est pas nouveau.
41:38Mais juste un point,
41:39vous disiez
41:40l'extrême gauche,
41:40oui, la violence
41:42est très ancienne
41:43en politique,
41:43elle a toujours existé,
41:44je suis d'accord,
41:45mais la façon
41:47dont l'extrême gauche
41:48justifie la violence
41:49a toujours existé.
41:50C'est la fameuse
41:51formule léniniste
41:52selon laquelle
41:52de toute façon
41:53la fin justifie
41:54les moyens.
41:54La fin justifie
41:55les moyens.
41:55La fin justifie
41:56les moyens.
41:57Alors, on lui posera
41:58la question ce soir
41:59à Jordan Bardella
42:00de quoi cette agression
42:02est-elle le nom
42:02et comment il l'explique
42:04et comment il explique
42:05ce silence
42:06ou cette tentative
42:07de justification
42:08de son agression.
42:10au Maxime Le Guin.
42:11Oui, Jordan Bardella
42:12et le parti
42:12qui ont porté plainte.
42:14Il faudra voir
42:14la sanction
42:16qui sera faite
42:17parce qu'on a rappelé
42:18la gifle
42:19au président
42:20de la République.
42:20Rappelez-vous,
42:2118 mois de prison,
42:224 mois fermes.
42:23Là, la justice
42:24avait été extrêmement lourde.
42:26Il faudra voir...
42:26Et tant mieux !
42:27Et tant mieux !
42:27Mais j'ose espérer
42:28que s'agissant
42:29du président
42:30du premier parti
42:30d'opposition,
42:32la justice
42:32sera également lourde.
42:35Alors,
42:35il nous reste
42:36une minute vingt.
42:38Je voulais absolument
42:39qu'on parle
42:40là aussi
42:40d'un sujet
42:41qui concerne
42:41les Français
42:42parce que la boussole
42:42de CNews,
42:43pourquoi ça marche ?
42:44C'est de parler du réel,
42:45parler des préoccupations
42:46des Français.
42:47La préoccupation
42:48des préoccupations
42:48pour les Français
42:49à quelques mois
42:50des municipales,
42:50c'est la sécurité
42:51des biens des personnes.
42:52La préoccupation
42:53et la priorité
42:54des Français,
42:54c'est aussi
42:54le pouvoir d'achat.
42:56Et vous allez avoir
42:56normalement,
42:57à partir de janvier 2026,
42:59une hausse
43:00du carburant,
43:01des taxes
43:01sur le carburant,
43:02le fuel,
43:03l'électricité,
43:04peut-être même le gaz.
43:05Et les Français
43:06sont très inquiets.
43:07Est-ce que vous pourriez
43:07nous résumer tout ça,
43:08Maxime,
43:09en 30 secondes
43:10avant de recevoir
43:10Aurore Berger ?
43:12C'est vous qui allez avoir
43:13un problème.
43:13En 30 secondes,
43:14c'est un décret
43:15qui a été repéré
43:16par Jean-Philippe Tanguy.
43:17En plein marathon budgétaire,
43:18c'est une augmentation
43:19du coût annuel
43:20des CE,
43:21c'est les certificats
43:22d'économie énergie,
43:23donc ratifiés
43:24par Sébastien Lecornu
43:25pour faire très simple
43:26sur le principe
43:27du pollueur-payeur.
43:27Les fournisseurs d'énergie
43:28ont une obligation
43:30de financer
43:30la transition écologique
43:31et notamment
43:32d'acheter des actions,
43:33ces CE,
43:33ces certificats
43:34d'économie d'énergie
43:35dont le prix
43:37est recalculé
43:37tous les 3-4 ans
43:38par une instance obscure,
43:40le conseil supérieur
43:45de l'énergie.
43:47Le prix a été,
43:49je n'ai oublié
43:50le nom tellement
43:50c'était obscur,
43:51a re-augmenté ce prix
43:52passant de 6 à 8 milliards
43:54enterriné par Sébastien Lecornu
43:56par décret
43:56et ce qu'il faut comprendre
43:57c'est que les énergététiciens
43:58se finançant plus cher
44:00sur le marché obligataire,
44:01souvent ils répercutent
44:03ces prix
44:03pour les consommateurs
44:04et donc l'exemple concret
44:05c'est le prix à la pompe
44:06du gaz
44:07qui peut passer
44:074 à 6 centimes
44:09plus cher pour le litre.
44:10Ils n'ont toujours pas compris
44:11que les gilets jaunes
44:12ça part de l'augmentation
44:13des prix du carburant.
44:14On est encore des génies
44:15qui nous proposent
44:17une hausse des taxes.
44:18Merci parce que
44:19j'ai tout compris
44:19et je n'y comprenais rien
44:20juste avant l'émission.
44:22Donc j'y vois plus clair
44:23grâce à vous.
44:24Dans un instant,
44:25Aurore Berger
44:26est l'invité du Grand Rendez-vous
44:27la ministre.
44:28La ministre qui était présente
44:29cette semaine
44:30à l'événement
44:31au Dôme de Paris
44:32face à vous.
44:33Vous savez c'était
44:33ce grand débat
44:34avec 4000 personnes
44:35qui a eu le courage.
44:36C'était la seule ministre
44:36à avoir le courage de venir.
44:38C'était absolument passionnant
44:39de l'entendre
44:40et j'ai hâte
44:41d'écouter
44:42avec Pierre de Villeneuve
44:43cet entretien
44:44à suivre sur CNews Europe 1
44:45et les échos.
44:47J'allais dire le JDD,
44:48non c'est les échos.
44:49Merci à tous les cinq.
44:50Merci.
44:51Sous-titrage Société Radio-Canada
44:51Sous-titrage Société Radio-Canada
44:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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