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  • il y a 1 an
Éric Lombard, ministre de l’Économie et des Finances, était l‘invité de BFM Politique ce dimanche 13 avril 2025. 

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Transcription
00:00BFM Politique, Guillaume Daré.
00:03Merci d'être avec nous dans BFM Politique.
00:05Donald Trump a agité l'économie mondiale cette semaine.
00:09Qui va payer les pots cassés et l'économie française ?
00:12On va voir justement qui va contribuer pour tenter notamment de trouver des économies.
00:16Notre invité exceptionnel ce matin, c'est Éric Lombard.
00:18Merci d'être avec nous, ministre de l'Économie et des Finances.
00:21Bienvenue pour vous interroger à mes côtés.
00:23Amandine Attalaye, éditorialiste politique BFM TV.
00:26Bonjour.
00:26Bonjour, Jules Pecknard, journaliste à la Tribune dimanche.
00:29Notre partenaire.
00:31Alors, monsieur le ministre, combien vont-nous coûter ces élucubrations de Donald Trump ?
00:35Vous étiez encore à Varsovie pour échanger avec nos homologues justement sur la réponse européenne.
00:40On va bien sûr y venir également dans un instant.
00:43Cette semaine, les Français vont être fixés sur les perspectives que vous allez donner avec le Premier ministre
00:48sur le budget notamment de l'an prochain.
00:50On va le voir.
00:51Est-ce que vous diriez actuellement que nous sommes en état, plus que d'alerte, j'allais dire,
00:57est-ce que vous estimez que nous sommes en état d'urgence budgétaire ?
01:01Bonjour à toutes et tous d'abord et merci de cette invitation.
01:06On est sur la planète dans un état d'urgence dans toutes les dimensions.
01:10En réalité, il y a une guerre en Ukraine depuis trois ans.
01:14Il y a l'attitude de la Chine, très agressive au plan économique.
01:17Et il y a maintenant l'attitude prédatrice des États-Unis, à la fois au plan territorial et au plan commercial.
01:24Donc, nous regardons tout ça avec beaucoup de calme parce que c'est notre devoir.
01:29Mais il faut bien voir que la situation est difficile.
01:32Mardi, vous allez réunir un comité d'alerte avec le Premier ministre.
01:35Est-ce que ça veut dire que nous sommes en état d'urgence en France, en état d'urgence budgétaire ?
01:38Comité d'alerte, ça a du sens ?
01:40Il y a deux éléments de réponse. Il y a un état d'urgence, mais qui n'est pas lié en réalité à tout ce que je viens de rappeler,
01:47qui est lié à la situation de notre pays qui est en déficit budgétaire depuis de nombreuses années.
01:51Et pourquoi est-ce que nous considérons qu'il y a urgence ?
01:54Parce que ces déficits accumulés ont produit une dette qui fait plus de 3 000 milliards d'euros.
02:00Et nous devons chaque année verser à nos créanciers, aux personnes qui nous prêtent, des sommes croissantes.
02:04Donc, on est bien en état d'urgence budgétaire.
02:06On est bien en état d'urgence budgétaire.
02:07C'était l'année dernière plus de 50 milliards d'euros verser à nos créanciers.
02:10Cette année, près de 70 milliards d'euros, beaucoup plus que le budget de la Défense.
02:14Et donc, il est impératif de stabiliser la dette.
02:17Pour ça, il faut réduire le déficit.
02:19Et c'est ce que le Premier ministre dira après échange avec l'ensemble des partenaires,
02:24des collectivités locales, des partenaires sociaux, des entreprises.
02:28Alors, le déficit, Monsieur le Ministre.
02:29Amandine a une question justement là-dessus pour vous.
02:31Oui. Dans l'ordre d'abord, avec votre prévision de croissance, puisque le déficit est lié,
02:37vous avez, il y a quelques jours, abaissé la prévision de croissance à 0,7%.
02:41C'était juste avant que Donald Trump fasse son revirement sur les droits de douane
02:45et décrète la pause des 90 jours.
02:47Est-ce que vous revoyez cette prévision en conséquence ou est-ce qu'elle reste la même ?
02:51Alors, je veux d'abord dire que les décisions de Donald Trump,
02:54que ce soit les 20% annoncés initialement et les 10% auxquels il est revenu,
02:58sont d'abord des décisions qui touchent le peuple américain.
03:01Même à 10%, et puis ça s'ajoute aux 25% sur l'acier, l'aluminium, l'automobile,
03:07ça veut dire qu'il y a 50 milliards de dollars de plus qui vont être payés par les Américains.
03:11L'impact sur l'Europe est un impact indirect, puisque le ralentissement américain
03:17qui va découler de ces mesures va se traduire par un tassement de la croissance.
03:22En réalité, le 0,7% que nous avons annoncé avec le gouvernement la semaine dernière,
03:26que j'ai annoncé, il tient compte de cette décision.
03:30Et donc, le 0,7%, il est solide, il est crédible.
03:35Et avec ce 0,7%, puisque vous posez la question du budget,
03:38nous sommes dans la certitude de tenir ce déficit budgétaire.
03:47Donc votre trajectoire de déficit que vous avez fixée...
03:50Oui, cette trajectoire, elle est absolument essentielle.
03:52Nous l'avons décidée, évidemment, avec le Premier ministre.
03:56Elle est tenable.
03:59Donc votre chiffre de 5,4% du PIB en 2025 est maintenu ?
04:02Le 5,4% est maintenu, ça reste notre ancre.
04:06Et il est tenable parce qu'avec la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin,
04:10nous avons aussi décidé la semaine dernière, après accord du Premier ministre,
04:13de diminuer de 5 milliards d'euros les dépenses.
04:17On avait une enveloppe de sécurité, une réserve...
04:20Ça pourrait être plus que 5 milliards ?
04:21On pourrait finalement...
04:23C'est possible.
04:25En fait, pour tenir le déficit, il faut tenir la dépense publique.
04:29D'ailleurs, ça va être la règle dans les années qui viennent.
04:31La dépense publique, les collectivités locales, la sécurité sociale, l'État doivent légèrement baisser en volume chaque année
04:39si on veut réduire le déficit.
04:41Et monsieur le ministre, on va rentrer d'ailleurs dans le détail ?
04:43Cette année, si on voit qu'il y a une évolution dans tel ou tel secteur qui n'est pas tenue,
04:47nous ferons les ajustements qu'il faut pour tenir cet objectif de déficit.
04:51Des ajustements, ça veut dire potentiellement plus d'économies ?
04:53Ça peut être plus d'économies parce que de toute façon, il est hors de question d'augmenter les impôts.
04:59On voit bien qu'on est à un niveau d'impôt dans notre pays qui est élevé.
05:02Et donc, ça ne peut être que plus d'économies ?
05:04Parce que si vous dites qu'on ne laisse pas filer le déficit et on n'augmente pas les impôts,
05:07c'est forcément plus d'économies.
05:08C'est exactement cela.
05:11Aujourd'hui, le budget qui a été voté nous permet de tenir notre objectif.
05:15Donc, je n'annonce aucunement un plan d'économie supplémentaire.
05:19Ce que nous disons, ce que je dis, c'est que nous tenons la dépense publique.
05:24Et si nous tenons la dépense publique telle qu'elle a été votée par les deux assemblées,
05:28dans ces cas-là, nous serons un autre objectif.
05:29Vous avez dit 5,4% pour 2025 à Amandine.
05:32Est-ce que ça veut dire que le budget 2026, dont certains disent que c'est un cauchemar à le construire,
05:37l'objectif, c'est 4,6% de déficit ?
05:39Est-ce que vous maintenez un objectif de 4,6% de déficit en 2026 ?
05:43Cet objectif est celui de la trajectoire que nous avons présentée à nos concitoyens et à l'Union européenne,
05:50qui nous permet d'arriver sous les 3% en 2029.
05:52Ce qui est essentiel parce que…
05:53Donc, vous maintenez le 4,6% pour 2026 ?
05:55Oui, je maintiens le 4,6% pour 2026, qui va demander un effort supplémentaire de 40 milliards d'euros.
06:02C'est très considérable.
06:03Là, vous nous annoncez, c'est 40 milliards d'euros d'économies l'an prochain ?
06:06Alors, oui, c'est 40 milliards d'euros d'économies.
06:08D'efforts ?
06:09Où on espère que la croissance reviendra quand on aura à gérer le sujet avec les États-Unis, on va en parler.
06:15Ça peut être aussi une augmentation des recettes liées à la croissance, parce que la croissance, elle produit aussi des recettes.
06:19Mais pour qu'on ait bien en tête, 2026, budget 2026, 40 milliards d'efforts à faire.
06:24Oui.
06:25Vous avez un effort que la croissance soit en hausse plutôt qu'en baisse ?
06:28En 2026, oui, parce que nous aurons une visibilité plus grande sur le budget et une visibilité beaucoup plus grande sur la situation américaine.
06:36On pourrait y revenir.
06:38Mais c'est pourquoi nous avons une méthode radicalement nouvelle avec le Premier ministre, qui est de construire ce budget 2026 dès mardi.
06:47Et c'est pour ça que nous réunissons l'ensemble de nos partenaires.
06:49C'est qu'on va commencer par poser les bases, nous permettant de façon beaucoup plus collégiale que ce qu'on fait d'habitude, de cet effort que nous demandons à la nation.
06:59Juste pour dire les choses clairement, vous parlez de 40 milliards d'euros d'économie supplémentaire.
07:03Là, en gros, ce qui est en train de se préparer, ça ressemble un peu à une cure d'austérité pour les Français.
07:08On peut le dire d'ailleurs. Est-ce que c'est un mot tabou aujourd'hui ?
07:11Ça n'est pas le bon mot, parce que la réalité, c'est que nous dépensons en dépenses publiques 57% de la richesse nationale.
07:20C'est pas l'austérité.
07:21Nos dépenses publiques sont de 10% du PIB supérieur à la moyenne européenne.
07:26Donc, en réalité, nous dépensons beaucoup.
07:29Et ce que nous pensons, c'est qu'on peut dépenser mieux.
07:32Parce que, naturellement, il ne faut pas dégrader le modèle social auquel tout le monde est attaché.
07:37Oui, dépensez moins aussi.
07:37Vous n'êtes pas le Premier ministre des Finances à expliquer que nous avons 57% de la richesse.
07:41C'est ce que nous allons faire. Nous allons dépenser moins et dépenser mieux.
07:45Le Premier ministre a lancé une revue des politiques publiques.
07:48Il y a des politiques publiques qui ont été lancées au moment du Covid,
07:51sur lesquelles il faut s'interroger sur le fait s'il faut les maintenir.
07:54Il y a des politiques publiques qui, peut-être, sont coûteuses par rapport à leur objet.
07:57Tout ça, et ne me demandez pas lesquelles, puisqu'on est en train précisément d'y travailler.
08:01Mais nous pensons qu'avec 57% du PIB en dépenses publiques,
08:04on peut tout à fait à la fois réduire les dépenses et maintenir la qualité des prestations.
08:07Alors, très concrètement, M. le ministre, 40 milliards d'efforts dans le budget 2026.
08:12Est-ce qu'on sait quelle sera la répartition entre des économies ou des impôts et un effort fiscal ?
08:17Est-ce que vous connaissez la répartition ?
08:19Ça va être essentiellement des économies, parce qu'encore une fois,
08:22nous avons pris l'engagement de ne pas augmenter les impôts des classes moyennes
08:24et de ne pas augmenter les impôts des entreprises.
08:28On peut, en revanche...
08:29Sur les 40 milliards, combien d'économies ?
08:31Alors, on est au mois d'avril, sauf à l'heure de ma part.
08:34On parle du budget 2026.
08:35L'idée.
08:36Donc, il est trop tôt pour donner ce détail.
08:39Je vous donne déjà un chiffre que je pense qu'on n'a jamais donné aussitôt en préparation du budget.
08:4340 milliards d'économies en 2026.
08:44Donc, l'essentiel, ce sera des économies.
08:46Et après, la répartition, les recettes liées à l'augmentation des revenus grâce à la croissance
08:52que nous espérons, encore une fois, voir revenir.
08:54Alors, je vous propose qu'on prenne des chiffres, on le disait, très concrets,
08:56parce que là, on parle de chiffres, mais c'est des conséquences dans la vie quotidienne,
09:00le budget, justement, pour nos compatriotes.
09:02Vous dites qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts pour les foyers les plus modestes.
09:06Il y a quelque chose qui concerne tous les foyers français.
09:08C'est ce qu'on appelle le crédit d'impôt pour les particuliers.
09:10C'est-à-dire, si vous, vous employez, par exemple, une nounou à domicile, un jardinier, une femme de ménage,
09:15eh bien, on peut bénéficier d'un crédit d'impôt de 50% à hauteur de 12 000, voire 15 000 euros.
09:20C'est le plafond chaque année.
09:22Très concrètement, la Cour des comptes s'inquiétait en 2024 du manque de ciblage.
09:26Cette année, on voit qu'il y a des précisions qui sont demandées quand on remplit sa déclaration d'impôt.
09:31Est-ce que ce crédit d'impôt-là, vous allez y toucher ?
09:35Est-ce que vous allez l'abaisser ?
09:37On commence mardi avec le Premier ministre une concertation sur l'ensemble des sujets.
09:42Et on va demander aux partenaires quels sont les sujets sur lesquels ils pensent qu'on peut avoir plus de solidarité parce que c'est nécessaire
09:49ou éventuellement une répartition plus ciblée.
09:52On n'est pas du tout dans la situation aujourd'hui de répondre à ces sujets.
09:56Mais est-ce que c'est exclu de toucher, par exemple, à ce crédit d'impôt pour les particuliers ?
10:00Je crois que c'est plus de 6 milliards par an.
10:01Ce crédit d'impôt, il est très utile et il permet d'ailleurs d'assurer l'emploi de beaucoup de personnes.
10:09Parce que le crédit d'impôt, en fait, c'est pour des gardes à domicile, c'est pour des emplois d'aidants.
10:14Est-ce que cet impôt est bien calibré ?
10:17Il appartiendra au débat avec les partenaires de regarder ça.
10:21Il est peut-être utile, mais est-ce qu'il est bien ciblé ? Je précise ma question.
10:24Est-ce que, par exemple, il ne faudrait pas conditionner le bénéfice, de pouvoir bénéficier de ce crédit d'impôt au niveau des revenus ?
10:32Très concrètement, est-ce que c'est à tous les ménages français de contribuer, de subventionner la femme de ménage de M. Bernard Arnault ou de M. Pouyanné ?
10:42Ça fait partie des idées qui sont sur la table et dont nous allons débattre avec les uns et les autres.
10:47Conditionner ce crédit d'impôt, je vous arrête juste une seconde.
10:48Donc, conditionner ce crédit d'impôt pour les particuliers en fonction du revenu, vous dites pourquoi pas ?
10:52Je dirais pourquoi pas à toute idée que vous allez proposer.
10:56Ah bon ? Il y a des choses qui sont peut-être exclues quand même.
10:58Vous dites les impôts, une hausse d'impôt, c'est exclu.
11:01Une hausse d'impôt sur les entreprises, une hausse des charges, une hausse d'impôt sur les classes moyennes, ça ne nous le souhaitons pas.
11:07Vous dites sur les classes moyennes et sur les entreprises, mais vous ne dites pas sur les plus aisées.
11:13Oui, parce que nous avons entrepris un travail avec la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin,
11:17sur ce que nous appelons la sur-optimisation fiscale.
11:21On sait que certaines personnes ayant des patrimoines importants ou des revenus importants
11:25utilisent des règles qui sont des règles légales et qui font, et d'ailleurs ça a été rendu public la semaine dernière,
11:30que leur niveau d'imposition est inférieur à celui de la moyenne des Français.
11:33Et ça, c'est quelque chose que nous regardons dans un souci d'équité.
11:37D'ailleurs, ce ne serait pas une augmentation d'impôt, c'est vérifier que les mécanismes qui permettent d'alléger ces impôts
11:43fonctionnent de façon plus équitable.
11:46Mais alors, monsieur le ministre, cette année, il y avait une contribution de 10 milliards d'impôts exceptionnels
11:51qui avaient été demandées justement aux entreprises et aux ménages les plus aisés.
11:54Quand on vous entend, est-ce que franchement, on peut s'en passer l'année prochaine dans ce contexte ?
11:58Ou est-ce que vous vous dites, oui, il faut le ou la reconduire ?
12:01Alors, il y avait deux éléments, il y avait 8 milliards sur les grandes entreprises, nous avons décidé et j'ai confirmé
12:07que cet impôt exceptionnel sur les grandes entreprises ne serait pas reconduit, ne serait pas reconduit.
12:13Donc ça fait 8 milliards de moins.
12:14Ça fait 8 milliards de moins, on en est bien conscient.
12:17Et en revanche, les 2 milliards d'impôts de cotisées, de contributions sur les hauts revenus
12:23qui avaient été proposés par le gouvernement de Michel Barnier, nous souhaitons y travailler,
12:27soit maintenir cette contribution, soit l'améliorer, dans un souci, encore une fois, de lutter...
12:32C'est-à-dire la maintenir pour une année de plus, ce serait finalement 2 ans au lieu d'un an ?
12:37Pour les plus aisés ?
12:39Je souhaite que cette contribution soit pérenne, comme une contribution pérenne
12:43des personnes ayant des hauts revenus ou des hauts patrimoines, ou les deux.
12:47Ah bon, c'est un gros changement, parce qu'au départ, vous leur aviez promis un an seulement.
12:50Finalement, si c'est pérenne, c'est définitivement et ça change quand même la donne.
12:53Ce gouvernement n'avait pas fait cette promesse.
12:55Non, c'était le précédent.
12:56Voilà, et donc nous avons à la fois une question de ressources financières,
13:01et donc de milliards, c'est important, et aussi une question d'équité.
13:04C'est-à-dire que nous demandons beaucoup d'efforts à toutes et à tous dans cette période difficile,
13:09et la baisse des dépenses publiques, elle va demander aussi un effort,
13:12notamment de tous les fonctionnaires des trois fonctions publiques.
13:15Et donc, ce signal de solidarité me semble nécessaire.
13:19Monsieur le ministre, on va pas se mentir, c'est le retour de l'ISF que vous nous annoncez ?
13:22Pas du tout, et je vous remercie de me permettre de clarifier cela.
13:26Franchement, cette contribution...
13:28Il est hors de question de toucher à l'outil de travail,
13:31et je dirais même de toucher à l'investissement dans les entreprises.
13:34Si des investisseurs investissent dans des start-up,
13:38d'ailleurs, j'ai pas dit...
13:39Mais faire contribuer de façon permanente,
13:41de façon permanente, les plus hauts revenus français,
13:44c'est un retour de l'impôt sur la fortune ?
13:45L'impôt sur la fortune, il porte non pas sur les revenus,
13:48mais sur le patrimoine.
13:49Là, on est sur un impôt basé sur le revenu,
13:52donc c'est quand même très différent,
13:53et il est hors de question que l'outil de travail,
13:56ou encore une fois, l'investissement productif, soit touché.
13:58Vous faites deux mouvements d'un coup.
14:01Ça concerne combien de contribuables,
14:03cette contribution qui sera pérennisée ?
14:05Ça toucherait, on est en train d'y travailler,
14:08quelques dizaines de milliers de contribuables.
14:10Monsieur le ministre, vous avez évoqué aussi
14:12la question des dépenses sociales.
14:14C'est une grosse partie des dépenses publiques françaises,
14:17je crois que c'est en 2023, un peu plus de 31% du PIB.
14:21Est-ce que justement, pour des économies,
14:23pour faire ces économies,
14:25est-ce que vous estimez qu'il faut toucher
14:27à ces dépenses sociales ?
14:30J'ai indiqué tout à l'heure
14:32que les trois classes de dépenses publiques,
14:36l'État, les collectivités locales
14:38et la sécurité sociale,
14:39seraient touchées de façon homogène.
14:41Sur la sécurité sociale,
14:44on a aussi des questions de méthode
14:46qui rejoignent les questions financières.
14:48Vous savez qu'une réunion,
14:51qu'on appelle conclave,
14:52a été lancée par le gouvernement,
14:55par le Premier ministre,
14:56pour travailler sur la réforme des retraites
14:59et garantir le retour à l'équilibre
15:03du système de retraite.
15:04– Je ne veux pas y venir, mais juste pour finir,
15:05sur les dépenses sociales…
15:06– Oui, mais il y a un gros morceau des dépenses sociales.
15:08– Oui, on y vient juste après.
15:09Mais d'abord, sur le prix des médicaments.
15:11Là aussi, c'était le gouvernement précédent.
15:12Michel Barnier voulait une baisse,
15:14un déremboursement de 5%,
15:16ce qui avait mis le feu à la classe politique.
15:18C'était une ligne rouge pour Marine Le Pen,
15:19pour le Parti socialiste.
15:20Est-ce que vous reprenez cette idée à votre compte ou pas ?
15:22– C'est exactement comme le crédit d'impôt.
15:24Et je suis désolé, je vais vous faire la même réponse.
15:26– Dans le dialogue avec les partenaires sociaux,
15:29si cette idée est proposée et si elle fait un consensus,
15:32nous la proposerons au Parlement, d'ailleurs,
15:33qui à la fin vote les lois.
15:35Mais ce n'est pas au gouvernement,
15:37en début de concertation,
15:39de dire « nous allons faire ci, ci et ça ».
15:41– Non, mais en tout cas, ça n'est pas exclu,
15:43ça n'est pas un miette qui n'y touche pas.
15:45– Rien n'est exclu, pour autant que ça fasse l'objet
15:48d'un accord avec les partenaires concernés.
15:51– Alors, monsieur le ministre, vous évoquiez justement,
15:53on disait les plus aisés, vous évoquiez il y a un instant
15:55la question des retraités également.
15:58On sait que ce conclave se poursuit.
15:59Est-ce que vous êtes toujours favorable
16:01et est-ce que vous proposez de taxer davantage
16:02les retraités les plus aisés pour cette question de solidarité ?
16:06Est-ce que ce sera dans le budget de 2026 ?
16:07– Je n'ai jamais fait de telles propositions
16:09et c'est au cœur des sujets sur lesquels
16:13la première chose à faire, c'est d'écouter les partenaires sociaux,
16:16d'écouter d'ailleurs les Françaises et les Français,
16:17d'écouter les élus, parce que cette concertation mardi,
16:20elle va aussi concerner les élus des deux assemblées,
16:22notamment ceux qui sont spécialisés sur le budget.
16:24et on verra ce qu'ils proposent.
16:26Parce que là, on touche au cœur du pacte social,
16:28on touche à la répartition des revenus.
16:31– Vous aviez dit que vous n'étiez pas opposé au principe, je crois.
16:33– J'avais fait observer, ce qui est un fait,
16:36c'est que le niveau de vie des retraités
16:37est plus élevé que le niveau de vie des salariés
16:40et des fonctionnaires.
16:41– Jules Pecknard, petit détail,
16:43par exemple les 10% d'abattement…
16:44– Ce qui n'est pas un détail.
16:44– Non, ce n'est pas un détail, c'est vrai.
16:46Mais par exemple, les 10% d'abattement
16:47dont bénéficient les retraités depuis les années 70, je crois,
16:51en 1978, on parle souvent chaque année
16:54de mettre fin à ces 10% d'abattement.
16:57Est-ce que c'est une piste ?
16:58– Je crois qu'il faut absolument que je vous invite à la journée de mardi.
17:01– Rien n'est exclu, c'est ça ?
17:03– On ouvre un dialogue
17:05et je pense que le gouvernement ne doit pas parler de quelques limites.
17:09On a déjà qu'à me fixer des limites très importantes.
17:12J'ai indiqué 40 milliards d'euros,
17:14j'ai indiqué poursuite de la redressement des comptes publics.
17:18– Non, mais vous pourriez, monsieur le ministre,
17:19vous pourriez exclure des choses,
17:20vous pourriez ce matin nous dire le déremboursement des médicaments,
17:23des consultations médicales, les 10%, tout ça.
17:26Non, ce matin, ce qu'on entend, c'est tout est possible.
17:29– D'autant que certains de vos ministres…
17:30– Tout est possible, pour autant que ça fasse l'objet
17:32d'un consensus d'abord social
17:34et ensuite d'un consensus avec les parlementaires,
17:38encore une fois, qui doivent voter le texte.
17:40– Question sur les retraites et plus précisément
17:42sur ce conclave d'Amandine.
17:43– Oui, puisque le conclave se poursuit aujourd'hui.
17:45François Bayrou avait été assez ferme à un moment donné,
17:48disant qu'il n'était pas possible de revenir aux 62 ans.
17:51Vous l'aviez un peu sauvé de cette difficulté,
17:55en disant que ce n'était pas aussi clair que ça,
17:57et que sur les questions d'âge,
17:58la liberté des partenaires sociaux était totale,
18:00et que ce qu'il déciderait aurait beaucoup d'autorité politique.
18:03Vous maintenez cette position,
18:05ou vous avez évolué et vous dites,
18:06les 62 ans, c'est non ?
18:07Le Premier ministre n'a pas du tout besoin de moi
18:09pour s'exprimer, évidemment.
18:13Tout ce qui sortira d'un accord des partenaires sociaux,
18:16et je le redis, aura une force considérable.
18:19Et la contrainte que nous leur avons fixée,
18:23c'est de rééquilibrer les régimes,
18:24parce que ça, c'est indispensable, encore une fois,
18:26il faut qu'on réduise l'ensemble de nos déficits.
18:29Et, pardon de vous décevoir,
18:32mais je ne fixe pas de ligne sur les mesures d'âge,
18:35sur les mesures de pénibilité,
18:36sur les mesures de durée de l'utilisation.
18:38Est-ce que ce n'est pas très traductoire
18:38avec tout ce que vous venez de nous expliquer
18:39sur les efforts nécessaires aujourd'hui ?
18:42Oui, mais c'est à eux,
18:43c'est aux partenaires sociaux,
18:45de fixer les efforts...
18:46Ce qui reste dans ce conclave.
18:48Oui, mais dont la légitimité est forte.
18:51Il y a le principal représentant des entreprises,
18:56qui est le MEDEF,
18:56et d'autres syndicats qui sont présents,
18:59c'est PME, par exemple.
19:00Et il y a le premier syndicat de salariés,
19:02qui est la CFDT, et d'autres syndicats.
19:04Mais revenir à 64 ans, c'est responsable ?
19:06On vous interroge, non pas en tant que citoyen,
19:08mais ministre responsable des finances publiques.
19:10Est-ce que renoncer aux 64 ans,
19:12c'est responsable ?
19:14Je les laisse travailler.
19:16Il y a plusieurs solutions possibles.
19:18La Cour des comptes les a d'ailleurs éclairées.
19:20Je pense que la solution qui sortira du conclave
19:21aura une force politique considérable.
19:23Et ensuite, d'ailleurs,
19:24elle devra être validée par le Parlement.
19:25Donc vous dites,
19:26je me permets de vous arrêter,
19:27revenir sur les 64 ans,
19:28ce n'est pas impossible ?
19:29Je ne dis rien sur le sujet.
19:32Tout est possible là aussi.
19:34Tout est possible,
19:35qui permette de redresser les comptes.
19:37Très bien, merci monsieur le ministre.
19:38Dans un instant,
19:40on va vous interroger évidemment
19:41sur cet affrontement commercial
19:42avec les Etats-Unis.
19:44Et les conséquences là aussi,
19:45que ça a sur notre quotidien,
19:46parce qu'on l'a vu dans toutes les émissions
19:48qu'on a faites ici,
19:49eh bien ça provoque des inquiétudes aussi
19:50chez nos compatriotes français.
19:52Ça va tout de suite.
19:55Femme politique,
19:56notre invité exceptionnel ce matin,
19:57Éric Lombard,
19:58le ministre de l'Économie et des Finances,
20:00qui à un instant nous attend,
20:01on sait donc qu'il y aurait
20:0140 milliards d'euros d'efforts
20:04à trouver l'un prochain
20:04dans le budget 2026,
20:06dans une situation
20:07qui est évidemment particulièrement
20:09incertaine et instable
20:10au niveau français,
20:11mais surtout au niveau international.
20:13On va y venir, monsieur le ministre.
20:14Vous revenez d'une réunion justement
20:15à Varsovie,
20:16où il a été question
20:17de la réponse européenne
20:18aux taxes annoncées
20:20par Donald Trump.
20:21Donald Trump,
20:21qui explique que pendant 90 jours,
20:24cette hausse supplémentaire
20:26est donc suspendue.
20:28Demain, il y a un représentant européen
20:29qui se rend à Washington,
20:30qui va échanger
20:31avec l'administration Trump.
20:33Quel est l'état d'esprit ?
20:34On se dit aujourd'hui,
20:35finalement,
20:35on est à 10% de plus.
20:37Les 10%,
20:38on les accepte ?
20:39Ou hors de question
20:40et le bras de fer est engagé ?
20:4110%, c'est beaucoup trop.
20:43C'est énorme.
20:44C'est 50 milliards
20:45de droits de douane
20:46pour les Américains
20:47et ils s'ajoutent
20:49à 25%
20:49sur l'aluminium,
20:50l'acier,
20:51l'automobile.
20:5225% sur l'automobile.
20:54Donc, la situation,
20:55et c'est là où Donald Trump
20:56est un bon négociateur,
20:58puisque les 20%
20:59ont été considérés
21:00comme quelque chose
21:01d'impossible.
21:02Et maintenant,
21:03qu'il y a une suspension
21:03et que c'est ramené à 10%,
21:05on a l'impression
21:05qu'on est tiré d'affaires.
21:07Pas du tout.
21:07L'objectif, c'est combien ?
21:08Zéro ?
21:09L'objectif, c'est de revenir
21:10au libre-échange
21:11et donc, si on peut avoir zéro
21:12de chaque côté de l'Atlantique,
21:14ce serait évidemment
21:14ce qu'il y aurait de mieux
21:15pour les habitants
21:17des deux continents,
21:19des États-Unis
21:19et de l'Union européenne.
21:21Et ça passe par quoi
21:22en termes de riposte ?
21:23Est-ce que vous la souhaitez
21:24ferme d'une part
21:25et est-ce qu'il faut aller
21:25jusqu'à brandir une menace
21:26comme par exemple
21:27des taxes sur le numérique ?
21:30Alors, nous faisons les deux.
21:31C'est-à-dire que nous préparons
21:33un paquet de mesures
21:35avec l'Union européenne,
21:37avec la Commission,
21:38qui vont porter à la fois
21:39sur des droits de douane,
21:40mais contrairement aux États-Unis,
21:41nous n'allons pas taxer
21:42l'ensemble des importations
21:44qui viennent des États-Unis.
21:46Nous allons choisir nos cibles
21:47de façon à choisir des cibles
21:48qui soit ne mettent pas en difficulté
21:50les consommateurs européens,
21:52soit qui ne mettent pas en difficulté
21:53telle ou telle filière.
21:54Donc, nous allons être plus sélectifs
21:56parce qu'encore une fois,
21:56une droite de douane,
21:57c'est un impôt nouveau
21:58et donc, on veut que ce soit
22:00calibré.
22:01Et on va monter au même niveau ?
22:03On va monter à 10% aussi ?
22:05En riposte ?
22:05Nous, ça n'est pas décidé.
22:08Et ça portera de toute façon
22:10sur un montant très important.
22:12Il y a 280 milliards d'euros
22:14d'importations.
22:15On ne va pas frapper
22:15280 milliards d'euros,
22:17mais on va toucher
22:17à un montant substantiel.
22:21C'est en discussion,
22:22ce sera très substantiel.
22:24Plus de la moitié ?
22:26Le dosage fait partie
22:27de la discussion
22:28qui est très tactique.
22:30que nous aurons
22:30avec nos collègues,
22:31ça n'est vraiment pas décidé.
22:32Et déclencher à quelle échéance ?
22:33Je poursuis sur le paquet
22:36et puis après,
22:36on parle du calendrier.
22:37Il y a des mesures
22:38non tarifaires
22:39que nous pouvons mettre en place.
22:40Par exemple ?
22:40Par exemple,
22:42ce qui concerne
22:43les services digitaux
22:44sur lesquels
22:44les États-Unis
22:45sont en excédent massif,
22:46150 milliards d'euros
22:47d'excédent.
22:48Monsieur le ministre,
22:49les services digitaux,
22:49ça semble toujours
22:50très lointain.
22:51Écoutez cela,
22:52les Français connaissent très bien.
22:54Netflix,
22:55demain,
22:56est-ce que ça veut dire
22:56que le consommateur,
22:57il va le payer plus cher
22:58son abonnement ?
22:59C'est tout à fait possible.
23:01Attendez,
23:02un droit de douane,
23:03la guerre tarifaire
23:04que mène Donald Trump,
23:05c'est d'augmenter le prix
23:06des biens et services.
23:08Donc,
23:08par définition,
23:09dans la réponse européenne,
23:10quel que soit
23:10le secteur ciblé,
23:12ça augmentera le prix
23:13de ces biens et services.
23:14Donc,
23:14on peut taxer Netflix
23:15et demain,
23:16ceux qui nous regardent
23:16qui sont abonnés,
23:17ils vont payer peut-être
23:183 euros de plus
23:18sur leur abonnement.
23:19Vous n'êtes pas
23:20un service digital américain
23:21chez BFM,
23:22à ma connaissance.
23:23Non,
23:24je dis si vous êtes abonné.
23:25Oui.
23:26Encore une fois,
23:27n'allons pas
23:28dans le détail
23:29de mesures
23:29sur lesquelles
23:29on est en train
23:30de réfléchir,
23:30mais il n'y a pas que,
23:32il y a ce qu'on appelle
23:33les GAFA,
23:34sur lesquelles
23:34il y a différentes mesures
23:35qui sont possibles
23:36et sur lesquelles
23:36nous réfléchissons
23:37au calibrage.
23:38La façon dont ça fonctionne,
23:39que tout le monde comprenne bien,
23:40la Commission européenne
23:41va faire des propositions
23:42et ils y travaillent.
23:43Ensuite,
23:43il y a une concertation
23:44à 27 pour déterminer
23:46le paquet
23:46qui pourrait s'appliquer
23:48quelque part en mai.
23:49On se donne un peu de temps.
23:51Dans l'intervalle.
23:51En mai.
23:52Mais à la fin des 90 jours
23:53ou avant la fin des 90 jours ?
23:55Ça fait partie du côté tactique
23:57de la discussion.
23:59Notre priorité,
24:00il faut en être bien convaincu,
24:01on est très ferme,
24:01vous l'entendez bien,
24:03mais notre priorité,
24:04c'est d'aboutir
24:05à un abaissement
24:06de ses droits de douane
24:07et donc de négocier.
24:09La négociation,
24:10elle commence un peu
24:11plus tôt que prévu
24:11parce qu'on nous avait dit
24:12qu'elle commencera
24:12lors des réunions
24:13du FMI à Washington.
24:14Le 22,
24:15elle va commencer dès demain.
24:16Et si la réunion
24:17s'engage bien,
24:19tant que la négociation
24:20se poursuit,
24:21on n'est pas forcément obligé
24:23de mettre en place
24:24nos contre-mesures.
24:26En revanche,
24:27si on voit
24:27qu'on n'y arrive pas,
24:28à ce moment-là,
24:29on appliquera des tarifs
24:31qui vont frapper
24:32les importations
24:33venant des États-Unis
24:34pour se remettre
24:35à un niveau d'égalité
24:36et arriver à la fin
24:37à un abaissement
24:38de ses droits.
24:38Et donc après
24:39les 90 jours ?
24:41Ça va se jouer
24:42à l'intérieur
24:42de ces 90 jours.
24:44Donc ça pourrait être
24:44avant les 90 jours,
24:45les sanctions européennes ?
24:48Alors,
24:49le plus tôt sera le mieux
24:50pour un accord.
24:51et si on voit
24:52qu'à nouveau
24:52on se retrouve
24:53avec un blocage
24:53comme celui
24:54qu'on a connu
24:54depuis l'arrivée
24:56de Donald Trump
24:56au pouvoir,
24:57dans ces cas-là,
24:58on ira effectivement
24:58plus vite.
24:58Vous disiez,
24:59il ne faut pas entrer
25:00dans le détail
25:01des mesures
25:02de rétention
25:02à appliquer,
25:03mais grosso modo,
25:05le président du MEDEF
25:07explique qu'il y a
25:08un risque de déflation,
25:09que cela pourrait
25:10entraîner une récession.
25:13Michel-Édouard Leclerc
25:14explique qu'il pourrait
25:14y avoir un risque
25:15d'inflation,
25:16une hausse généralisée
25:17des prix.
25:18Voilà,
25:18si on regarde en macro,
25:20quel est le risque ?
25:22On est à nouveau
25:23dans le dialogue,
25:24j'ai reçu à Bercy
25:25avec les ministres
25:25de Bercy
25:26la semaine dernière
25:26les filières industrielles,
25:29je réunirai demain
25:30le comité des entreprises
25:32que nous avons constitué
25:33avec les représentants
25:34des entreprises,
25:35précisément pour travailler
25:36avec eux
25:36au calibrage des mesures.
25:38C'est pour ça
25:38qu'on va regarder
25:39techniquement,
25:41il peut y avoir
25:41même des domaines
25:42où ça peut aider
25:43l'industrie européenne
25:44si on augmente
25:45les tarifs
25:47sur tel ou tel
25:48bien importé
25:48qui sera en concurrence
25:49avec des biens européens
25:50et puis il y en a d'autres
25:51où ça met en danger
25:52une filière.
25:52Mais votre lecture,
25:53c'est plutôt récession
25:54ou plutôt inflation le risque ?
25:57Les augmentations
25:58de tarifs douaniers,
25:59c'est les deux.
26:00Ça réduit la croissance
26:02et ça augmente l'inflation.
26:03C'est les deux.
26:04Aux États-Unis,
26:05les tarifs annoncés
26:06par Donald Trump,
26:08c'est...
26:08D'ailleurs,
26:09certains analystes américains
26:11disent qu'il y a
26:12une chance sur deux
26:12que les États-Unis
26:13sont en récession
26:14dès cette année
26:15et sera évidemment
26:16un effet sur l'inflation.
26:17Donc, de toute façon,
26:18c'est pour ça que c'est une politique...
26:20De toute façon,
26:20consommateur français
26:21va être perdant aussi.
26:23Alors, c'est pour ça
26:23que nous donnons
26:25le temps de la négociation
26:27et contrairement
26:27au président Trump
26:28qui applique ses droits
26:29tout de suite
26:29et qui sanctionne
26:30tout de suite
26:31ses consommateurs,
26:32nous, nous voulons
26:32les protéger
26:33autant que faire se peut.
26:34Donc, on garde
26:35la réponse,
26:37la riposte en magasin
26:38et on essaie
26:39de trouver un accord
26:39dans l'intervalle
26:40précisément pour les protéger.
26:41Monsieur le ministre,
26:42est-ce que vous diriez
26:42que c'est la crise financière
26:43la plus stupide
26:44de l'histoire ?
26:46Alors, ce n'est pas
26:47encore une crise financière
26:48même si la semaine dernière
26:49et c'est sans doute
26:49pour ça que le président Trump
26:50a changé d'avis,
26:51les marchés financiers
26:52étaient très secoués.
26:54En tout cas,
26:55c'est une crise
26:55qui est infligée
26:57par une décision
26:58de la principale puissance
26:59économique du monde
27:00ce qui est étrange,
27:02on va dire.
27:02Vous étiez dans le bureau
27:03avec le président Macron,
27:04dans le bureau ovale
27:05à quelques centimètres
27:06de Donald Trump.
27:07Vous le qualifieriez
27:08comment le président américain ?
27:10Fiable ?
27:12Dangereux ?
27:13Comment vous le qualifiez ?
27:15C'est le président
27:15des Etats-Unis,
27:16c'est un pays qui est
27:17fondamentalement
27:18un pays allié
27:19dont la politique économique
27:20contrevient à tout ce
27:22que nous avons engagé
27:24depuis 80 ans.
27:25Mais est-ce qu'il est
27:25dangereux économiquement ?
27:27La politique qu'il conduit
27:29nous met en danger.
27:30C'est clair.
27:31L'avantage,
27:32c'est qu'il s'en est rendu compte
27:32très vite.
27:33Il s'en est rendu compte
27:34très vite
27:35et j'espère vivement
27:36qu'il va s'en rendre compte
27:37encore plus
27:37parce que ces 10%,
27:39les 25%,
27:40il faut aussi
27:40qu'ils reviennent dessus.
27:42Question d'Amandine.
27:43Vous parliez des risques
27:44pour les consommateurs français
27:45et des risques
27:45pour les entreprises françaises.
27:47Est-ce qu'on est prêt
27:47à refaire un quoi qu'il en coûte
27:48si besoin pour les entreprises
27:50françaises
27:50pour aider celles en difficulté ?
27:52La réponse est non.
27:54La réponse est non
27:54parce que,
27:55je reviens à la première partie
27:57de cet entretien,
27:58nous n'en avons pas les moyens
27:59d'une part
28:00et puis d'autre part,
28:02notre économie,
28:03grâce d'ailleurs
28:03au quoi qu'il en coûte,
28:04est solide.
28:05Les entreprises sont solides.
28:07Nous suivons très attentivement.
28:08Il y a 28 000 entreprises françaises
28:10qui exportent aux Etats-Unis
28:12dont 40% exportent
28:14plus de la moitié
28:15de leur production
28:15aux Etats-Unis.
28:16Donc nous suivons
28:17ces entreprises.
28:18On connaît ces chiffres
28:19grâce au service des douanes
28:20que je remercie.
28:21Vous les suivez ?
28:22Est-ce qu'elles auront
28:22des aides publiques
28:23de façon garantie tout de même ?
28:26La première étape,
28:27aujourd'hui,
28:27la situation économique
28:28est bonne,
28:29même si la croissance
28:30baisse un peu.
28:31La situation des entreprises
28:32est bonne.
28:33Nous suivons tout ça
28:34avec attention.
28:35Le temps n'est pas
28:37à distribuer
28:38de l'argent public
28:38que nous n'avons pas.
28:39Il faudra trouver
28:40d'autres solutions
28:41pour soutenir
28:41nos filières industrielles.
28:42Monsieur le ministre,
28:43la crainte des entreprises,
28:44même si le président américain
28:46a suspendu cette hausse
28:47des droits de douane
28:47pour 90 jours,
28:49c'est qu'il y ait
28:50une forme d'impact indirect.
28:51C'est-à-dire,
28:51que les entreprises chinoises
28:54qui sont surtaxées
28:55aujourd'hui
28:56par le président américain
28:56déversent leurs stocks
28:58sur le marché européen.
29:00Qu'est-ce que vous proposez ?
29:01Quelles mesures
29:01l'Europe peut prendre
29:02pour rassurer
29:03et faire face
29:04à ces stocks
29:04de produits chinois
29:06qui pourraient inonder
29:07le marché européen ?
29:08Il y a deux séries
29:09de réponses.
29:10La première réponse,
29:10elle est prévue
29:11dans les textes européens.
29:12C'est ce qu'on appelle
29:12une clause de sauvegarde.
29:13C'est-à-dire ?
29:13De limiter les importations
29:15de produits chinois
29:15qui dépasseraient
29:17certaines limites
29:18ou qui seraient
29:18à des conditions tarifaires
29:19qui nous paraîtraient être
29:21ce qu'on appelle
29:22du dumping,
29:22donc des conditions
29:23trop basses.
29:23Ça, vous souhaitez
29:24le déclencher ?
29:25La déclencher,
29:25cette clause ?
29:25La Commission européenne
29:26dont c'est le mandat
29:27regarde de très très près
29:28les flux d'importation
29:29de Chine.
29:30Et si on s'aperçoit
29:31que ces flux d'importation
29:32augmentent de façon
29:33préoccupante,
29:35on va évidemment déclencher.
29:37On va faire des quotas.
29:38Quand on a parlé,
29:39il y a plusieurs solutions,
29:40des quotas,
29:41des droits,
29:41etc.
29:42Et donc,
29:43c'est de cela
29:43dont nous avons parlé
29:44à Varsovie
29:44avec les 27.
29:47Et puis,
29:48il y a aussi,
29:49parce qu'il faut
29:50qu'on profite
29:51de cette crise
29:51pour développer
29:52nos partenariats
29:53avec l'ensemble
29:53des régions du monde
29:54et d'ailleurs
29:55aussi la Chine.
29:56On peut aussi proposer
29:57aux Chinois
29:58qui vendent
29:59beaucoup en Europe,
30:00au contraire,
30:00d'investir plus
30:01et d'accompagner
30:02les investisseurs français
30:03puisque nous souhaitons
30:05relocaliser
30:06les productions en Europe.
30:07et donc avoir plus d'usines
30:09comme on le fait
30:10dans les batteries,
30:11par exemple.
30:11Je me permets de vous couper,
30:11mais par rapport
30:12aux produits chinois,
30:13donc produits à bas coût
30:14qui pourraient se déverser
30:15sur le marché européen,
30:16là on a vu que l'Union européenne
30:17a parlé d'une seule voix
30:18face à Donald Trump
30:19parce que les membres
30:21de l'Union européenne
30:21n'ont pas des intérêts
30:22divergents face justement
30:24à la Chine.
30:24Est-ce qu'on peut aller
30:25vraiment loin
30:26pour se protéger,
30:27pour protéger notre marché
30:28face à...
30:29Il y avait une grande unité
30:30des ministres
30:31des Finances européens
30:33et je sais par Laurent Saint-Martin
30:34que du côté
30:35des ministres du Commerce
30:35c'était pareil parce que
30:37tout ça c'est des chocs majeurs
30:39qui touchent le monde entier
30:41et qui touchent l'Europe
30:41et nous voulons protéger
30:43notre modèle à tous égards
30:44et il y a une grande unité
30:46entre les acteurs européens
30:47et un sentiment de gravité.
30:48Et une autre façon,
30:49Monsieur le ministre...
30:50Nous avons une responsabilité collective.
30:51Une autre façon
30:52de protéger notre modèle européen
30:53c'est peut-être
30:54de taxer les colis chinois.
30:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui
30:57un colis sur cinq
30:58qui arrive dans l'Union européenne
30:59provient de Tému, Chine,
31:01Wallis Express
31:02et bien souvent la valeur
31:03de ces colis
31:03est inférieure à 150 euros.
31:05Donc ils ne sont pas taxés.
31:07Est-ce que vous seriez favorable
31:08à ce qu'on change
31:08cette règle européenne
31:09pour peut-être les taxer ?
31:11C'est un sujet...
31:12Alors la réponse est oui
31:13et nous y travaillons
31:15avec nos partenaires européens
31:17et aussi avec les services
31:18des douanes
31:19parce qu'on a un sujet logistique.
31:21Vous avez vu que
31:22le président Trump
31:23avait proposé
31:23de taxer les produits chinois
31:24et puis pour des raisons opérationnelles
31:26il a dû reporter.
31:27Pas pour des raisons politiques
31:28mais pour des raisons opérationnelles.
31:30Donc il faut évidemment
31:31que ces produits chinois
31:32venant de Chine
31:34n'échappent pas
31:35à la TVA.
31:36Il faut aussi d'ailleurs
31:37qu'ils n'échappent pas
31:38à nos règles
31:39de qualité,
31:41de fabrication,
31:42de sécurité,
31:43de production
31:44qui soit décarbonée.
31:46C'est-à-dire qu'à partir
31:46de zéro euro en fait
31:48on les taxerait ?
31:49Les décisions ne sont pas prises.
31:50On est en train
31:52de s'en occuper
31:53très sérieusement.
31:54Je considère d'ailleurs
31:54qu'il y a urgence
31:55parce qu'en réalité
31:56ces importations de Chine
31:58c'est aujourd'hui
31:59600 avions gros porteurs
32:02chaque nuit
32:03qui vont de Chine
32:04à l'Europe
32:04et qui nous inondent
32:05de produits
32:06qui sont des produits
32:07qui sont peu coûteux
32:08et qui d'ailleurs
32:09posent un problème aussi
32:10aux entreprises européennes.
32:11Et pourquoi on ne l'a pas fait avant
32:12pour ceux qui nous écoutent ?
32:14C'est une bonne question.
32:16J'allais nous dire
32:17que vous n'étiez pas en fonction.
32:17Non, je ne dirais pas cela.
32:20Tout simplement
32:20parce qu'on a écouté
32:21le consommateur avant tout
32:22ça coûte moins cher.
32:23En tout cas
32:24nous prenons ce sujet
32:25très au sérieux
32:26et il faut le traiter
32:27dans les meilleurs délais
32:28d'une façon
32:29qui opérationnellement fonctionne
32:30qui respecte
32:30les règles européennes
32:31donc on travaille là-dessus
32:33à 27
32:33mais vous avez raison
32:34c'est évidemment un vrai sujet.
32:35Monsieur le ministre
32:36il y a la Chine
32:37qui inquiète aussi
32:38un certain nombre
32:38de salariés français.
32:40Vous savez
32:40de quelle entreprise
32:41je vais vous parler ?
32:42Il s'agit de Vancorex.
32:43C'est une usine
32:44qui est située à Pont-de-Clay
32:45qui va donc être reprise
32:46par son concurrent chinois
32:47via une filiale hongroise
32:49sur les 450 salariés
32:51il y en a finalement
32:51une cinquantaine seulement
32:52qui seront reprises.
32:54C'est une société
32:55qui fait notamment
32:56des selles
32:57qui sont utilisées
32:58pour la dissuasion nucléaire
33:00dans les missiles
33:00ou encore pour la fabrication
33:02de la fusée Ariane
33:03donc c'est tout à fait stratégique.
33:06Il y a une salariée
33:07qui s'appelle Leslie Garçon.
33:08Elle est technicienne
33:09de laboratoire
33:10chez Vancorex
33:10depuis trois ans
33:11et elles se sont abandonnées
33:13par l'État.
33:13Elle a une question
33:14à vous poser.
33:15Monsieur le ministre
33:15on l'écoute.
33:17Bonjour
33:17je m'appelle Leslie Garçon
33:19j'ai 35 ans
33:20et je suis technicienne chimiste
33:22sur la plateforme
33:22du Pont-de-Clay
33:23donc j'analyse
33:24tous les rejets
33:25de la plateforme
33:25depuis bientôt trois ans.
33:27C'est un poste
33:28qui à terme
33:28sera supprimé
33:29ce qui forcément
33:31m'invite
33:32à m'inscrire
33:32à France Travail
33:33et à chercher à nouveau
33:34un emploi
33:35donc j'aurais voulu savoir
33:37quels sont vos arguments
33:39pour justifier
33:40la perte de 500 emplois
33:41dans le bassin grenoblois
33:42en sachant qu'à l'heure actuelle
33:44le mot d'ordre du gouvernement
33:45est de conserver au maximum
33:47nos industries françaises
33:48en France.
33:49Là c'est 500 personnes
33:50qui se retrouvent sur le carreau
33:51on nous a beaucoup dit
33:53que le projet de nationalisation
33:54n'était pas viable
33:55donc quels sont vos arguments
33:56actuellement
33:57pour justifier
33:58cette perte d'emploi
33:59en sachant que
34:00nous serons tous
34:00impactés
34:01pour la suite de nos vies personnelles
34:04à cause de ce changement
34:05d'emploi ?
34:06Monsieur le ministre
34:06qu'est-ce que vous lui répondez ?
34:07D'abord je veux dire
34:08que je comprends
34:09cette difficulté
34:10qui touche des salariés
34:11qui voient leur outil de travail
34:13en grand danger
34:15en train de disparaître
34:16et qui justifie
34:18un accompagnement
34:19et une solidarité
34:20de l'ensemble
34:21de la nation.
34:22Qu'est-ce qui s'est passé
34:23sur Vankarek ?
34:23C'est un sujet
34:24qu'on suit depuis l'origine
34:25et sur lequel d'ailleurs
34:26je veux rendre hommage
34:27au ministre de l'Industrie
34:28Marc Ferracci
34:28qui a fait un travail
34:29remarquable
34:30et d'ailleurs
34:31qui va continuer
34:31et qui va d'ailleurs
34:32se rendre sur site
34:33bientôt à nouveau.
34:36C'est une entreprise
34:37qui malgré tous nos efforts
34:38n'a pas trouvé
34:40de viabilité économique
34:41même si certaines filières
34:43sont essentielles.
34:44Effectivement
34:45nous gardons
34:46certaines filières
34:46avec 54 salariés
34:48qui vont continuer
34:50à travailler
34:50sur le site.
34:51C'est les filles
34:52qui la gardent la filière
34:52via une filiale hongroise
34:54c'est pas la France ?
34:55Oui parce que
34:56nous n'avons pas trouvé
34:57de solution industrielle
34:59avec des entrepreneurs français
35:00nous avons encore une fois
35:01cherché.
35:02Il y a eu aussi
35:02un projet de coopérative
35:03que le tribunal de commerce
35:05n'a pas accepté
35:07parce que les conditions
35:08financières
35:09n'étaient pas réunies
35:10et malheureusement
35:11même si on veut
35:12réindustrialiser le pays
35:13ce que nous voulons
35:14et ce que nous allons faire
35:15de façon active
35:16il y a certaines entreprises
35:17qui sont en difficulté
35:18parce qu'elles ne se sont pas
35:20adaptées.
35:20Monsieur le ministre
35:21s'il y a des élus
35:21qui commentent
35:22inus et même des salariés
35:23de demander une nationalisation
35:25même provisoire
35:26c'est envisageable
35:26c'est possible ?
35:27Ça n'est pas envisageable
35:28mais je poursuis
35:29sur ce que nous faisons
35:30pour les salariés
35:31qui ne sont pas
35:32dans les 54
35:32qui sont repris
35:33nous les accompagnons
35:35individuellement
35:36il y a beaucoup
35:37de savoir-faire
35:38dans cette entreprise
35:38il y a beaucoup de salariés
35:39qui ont
35:40tous les salariés
35:41qui ont des compétences
35:42des talents
35:42que nous accompagnons
35:43la chance
35:44dans cette difficulté
35:45c'est que c'est
35:45une zone industrielle
35:47où il y a beaucoup
35:48d'entreprises à côté
35:49qui embauchent
35:50le taux de chômage
35:52est légèrement inférieur
35:53à la moyenne nationale
35:55et donc nous allons
35:56veiller à ce que
35:57cette dame
35:58madame Leslie Garçon
36:00qui s'est exprimée
36:01et ses collègues
36:02soient accompagnés
36:03pour trouver un emploi
36:04dans leurs compétences
36:05et le plus près possible
36:07de l'usine
36:09où ils travaillent
36:10Abandine
36:10une conséquence
36:13par ailleurs
36:13de ce qui se passe
36:16c'est que 1600 entreprises
36:18sont passées
36:19sous pavillons américains
36:20depuis 2014
36:21selon la bourse londonienne
36:23pourquoi est-ce que
36:24la France n'arrive pas
36:24à garder ses fleurons ?
36:27On en garde beaucoup
36:28on en garde
36:29on en crée
36:30on en rachète
36:30Van Corex par exemple
36:31on ne le garde pas
36:32Oui
36:32c'est un tissu économique
36:35qui est vivant
36:36avec encore une fois
36:37malheureusement
36:38des difficultés
36:38dès qu'il y a une difficulté
36:39on connaît
36:40toutes les entreprises
36:41en difficulté dans le pays
36:42il y a un accompagnement
36:43très précis
36:44très rigoureux
36:45et j'ai d'ailleurs
36:46signé hier
36:48une aide
36:49pour une entreprise
36:50du Nord
36:50qui grâce à cela
36:51va elle continuer
36:52parce qu'il y a
36:54un chemin possible
36:54et dès qu'il y a
36:55un chemin possible
36:56y compris en y mettant
36:57de l'argent public
36:58on le fait
36:59la raison pour laquelle
37:01si on prend un peu
37:01de recul
37:02nous souhaitons
37:03réindustrialiser le pays
37:04parce que c'est un outil
37:05de puissance
37:06c'est un outil
37:06de souveraineté
37:07dans le monde actuel
37:08raison pour laquelle
37:09je fais le lien
37:10entre les deux parties
37:10de l'entretien
37:11nous ne souhaitons pas
37:11augmenter les charges
37:12et les impôts
37:13des entreprises
37:14raison pour laquelle
37:14nous souhaitons
37:15continuer à innover
37:16à soutenir l'innovation
37:18parce qu'il y a
37:19beaucoup de talent
37:19dans notre pays
37:20on parle d'entreprises
37:21en difficulté
37:21mais regardez
37:23les entreprises
37:23du digital
37:24quand on a fait
37:25un sommet
37:26de l'intelligence artificielle
37:27autour du président
37:28de la République
37:28il y a quelques semaines
37:30109 milliards
37:31d'euros
37:32d'investissement
37:33dans notre pays
37:33donc il faut aussi
37:34regarder la France
37:35qui gagne
37:35qui est heureusement
37:37très nombreuse
37:38et dans toutes les régions
37:40de métropoles
37:41et des outre-mer
37:43et c'est cela
37:43qui nous a permis
37:44d'avoir un taux de chômage
37:45historiquement bas
37:46et qui nous permettra
37:47quand on aura franchi
37:48la crise avec les Américains
37:49parce que je reste optimiste
37:51de retrouver un sentier
37:52de croissance
37:53et un sentier de développement
37:54je me permets juste
37:55de vous interrompre
37:55un instant
37:56vous parlez du chômage
37:56vous craignez que le chômage
37:57on voit que les intentions
37:59d'embauche sont en baisse
37:59augmente cette année
38:01soit plus élevé
38:01à la fin de l'année
38:02l'année prochaine
38:02pour le moment
38:03il y a une stabilité
38:05dans l'industrie
38:06notamment il y a
38:06beaucoup d'entreprises
38:07qui peinent à recruter
38:08donc je veux dire aux jeunes
38:09qu'aller dans l'industrie
38:11il y a beaucoup
38:12de postes ouverts
38:12il est clair que les incertitudes
38:14nous ne sommes pour rien
38:15ouvertes
38:17il y a eu la guerre
38:18en Ukraine
38:18maintenant il y a la bataille
38:19sur les tarifs
38:20il y a beaucoup d'entrepreneurs
38:21qui attendent
38:22avant d'investir
38:23ou avant de recruter
38:23vous créez un chômage
38:24à plus de 8% en 2026 ?
38:26peut-être
38:27j'espère bien
38:30qu'on l'évitera
38:30encore une fois
38:32on fait tout ce qu'il faut
38:33et on se bat
38:34et on se parle
38:36en permanence
38:36entre dirigeants européens
38:38avec les américains
38:39on parle même
38:40ce qui est nouveau
38:41avec les britanniques
38:42avec les norvégiens
38:43avec les canadiens
38:44entre membres du G7
38:45pour sortir de cette crise
38:47le plus vite possible
38:49et retrouver
38:49dans cette situation internationale
38:50il y a peut-être
38:51quand même une bonne nouvelle
38:51pour les français
38:52pour nous consommateurs
38:53le prix du pétrole
38:54les écologistes diront non
38:56mais les français
38:56qui vont payer à la pompe
38:57voient les prix baisser
38:58est-ce que cette baisse
38:59sera durable ?
39:01honnêtement
39:02cette baisse
39:03n'est pas un bon signe
39:04c'est un des signaux
39:06de la crise
39:06que nous traversons
39:08puisque les marchés financiers
39:11sont en total
39:12en assez grande désorganisation
39:15mais les marchés
39:16de matières premières
39:17comme tout le monde
39:18anticipe que la politique
39:19du président Trump
39:20va se traduire
39:20peut-être même
39:21par une récession
39:21aux Etats-Unis
39:22donc moins de consommation
39:24et comme par ailleurs
39:25les pays du Golfe
39:26restreignent un peu
39:27leur production
39:27ça fait baisser
39:28le prix du pétrole
39:29donc d'abord
39:30c'est pas un élément positif
39:31parce que pour la transformation
39:32écologique
39:32on a intérêt
39:33à ce que les énergies
39:34carbonées soient chères
39:35pour qu'on consomme
39:36plus d'électricité
39:37décarbonée
39:38donc si l'incertitude
39:39se poursuit
39:40la baisse
39:41sera pérenne
39:42nous faisons tout
39:43pour que l'incertitude
39:44ne se poursuive pas
39:45le moins longtemps possible
39:45c'est ça notre
39:46dans ce contexte
39:48monsieur le ministre
39:48je disais
39:49on voit qu'effectivement
39:50il y a un certain nombre
39:51d'incertitudes au niveau français
39:52et surtout au niveau mondial
39:54vous nous avez annoncé
39:54que donc dans le budget
39:552026
39:56pour tenir
39:57l'objectif
39:58de déficit
39:59il faudra trouver
39:5940 milliards d'euros
40:01d'économies
40:02dans ce contexte
40:03on voit que déjà
40:04certains à gauche
40:05appellent à une censure
40:06de votre gouvernement
40:07vous avez des amis socialistes
40:08vous venez de la gauche
40:09qu'est-ce que vous leur dites
40:10ce matin
40:11alors que certains disent
40:12on va censurer le gouvernement
40:13sur le prochain budget
40:14ce que nous disons
40:16c'est deux choses
40:16et c'est pour ça
40:17que le premier ministre
40:18d'ailleurs réunit
40:18ce conseil
40:20sur les finances publiques
40:20mardi
40:21d'abord
40:23la période
40:24est sérieuse
40:25elle est grave
40:26nous n'avons pas réussi
40:27à obtenir
40:28à cesser le feu en Ukraine
40:29la situation au Moyen-Orient
40:31peut-être s'améliore
40:32avec l'Iran
40:32ce qui sera une bonne chose
40:33nous sommes dans une bataille
40:34terrible en fait
40:36avec la première puissance
40:37économique du monde
40:38donc
40:39une guerre
40:39une guerre économique
40:41une guerre économique
40:42avec les Etats-Unis
40:43parce que 10% de hausse
40:44des droits de douane
40:45c'est quelque chose
40:45qui est très considérable
40:46et s'il y a censure
40:47je pense que cette période
40:49doit amener à
40:50une réflexion
40:51et surtout à la recherche
40:52de qu'est-ce qui est
40:53l'intérêt du pays
40:54deuxièmement
40:55la méthode
40:56que nous mettons en place
40:57c'est une méthode
40:57de dialogue
40:58pour écouter tout le monde
40:59écouter les socialistes
41:00dont vous parlez
41:01mais écouter tout le monde
41:02vous avez échangé
41:03avec les socialistes
41:03justement
41:03vous connaissez bien
41:04Olivier Faure
41:04le premier secrétaire
41:05qui remet justement
41:06nous sommes dans un dialogue
41:08qui doit être
41:08complètement ouvert
41:09dans cette période
41:10qui va nous conduire
41:11jusqu'au mois de septembre
41:12pour construire ensemble
41:13un budget
41:14et il me semble
41:15mais évidemment
41:16les partis feront
41:17bien ce qu'ils voudront
41:18que tant qu'on est
41:19dans cette co-construction
41:20pour trouver le point d'équilibre
41:22entre les volontés
41:23des uns et des autres
41:23ce serait étrange
41:26de nous empêcher
41:28d'aller jusqu'au bout
41:28de cet exercice
41:29en revanche
41:29effectivement
41:30nous allons présenter
41:31un budget
41:32au mois de septembre
41:33il me semble
41:34que le débat
41:35qui va être
41:36le débat crucial
41:38de la période
41:38ça va être
41:39est-ce que ce budget
41:39qui va être un budget d'effort
41:41qui va être un budget aussi
41:42de préparation à l'avenir
41:44suscitera suffisamment
41:45de soutien
41:47pour que
41:48on ait
41:48le soutien
41:50des groupes
41:51qui sont
41:52dans la majorité
41:53mais la non-censure
41:54du plus grand nombre
41:55mais d'ailleurs
41:56je vais vous dire
41:57du plus grand nombre
41:59possible de partis
42:00mais je vais vous dire
42:01moi j'espère même
42:02des votes positifs
42:03parce que
42:04ce que nous faisons
42:05c'est vraiment
42:05la recherche
42:06d'un consensus
42:06d'intérêt national
42:08dans une période
42:09donc
42:09il n'y a aucune raison
42:11que d'autres partis
42:12que ceux du
42:13socle qui nous soutient
42:14soient
42:15dans une vision positive
42:17merci beaucoup
42:18monsieur le ministre
42:18d'ailleurs
42:18vous serez toujours là
42:19l'automne
42:19pour le défendre ce budget
42:20on y travaille
42:22mais nous sommes dans la main
42:23du parlement de la république
42:24et c'est le parlement
42:25qui décide
42:26merci beaucoup
42:27pour cet entretien exceptionnel
42:28merci Amandine
42:28merci Jules
42:29d'avoir été avec nous
42:30vous restez bien sûr
42:31sur BFM TV
42:32tout de suite
42:33c'est Affaires suivantes
42:34avec Pauline Rovna
42:35et Dominique Rizet
42:37à tout de suite
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