00:00La suspension de la réforme des retraites, c'est le tribut payé par le gouvernement à la gauche pour durer.
00:06Nous allons nous y opposer parce que nous pensons que cette suspension est contraire aux intérêts des Français pour plusieurs raisons.
00:15La première raison, c'est une raison budgétaire.
00:19Penser un seul instant que nous pourrons aujourd'hui et demain maîtriser les déficits, la dépense publique,
00:24quand on connaît le poids dans la dépense publique précisément des dépenses de retraite,
00:29c'est totalement illusoire.
00:31Deuxième raison, les Français, tous les Français, d'où qu'ils viennent, quels qu'ils soient,
00:35quelles que soient leurs attaches partisanes, sont attachés au régime par répartition.
00:40Le régime par répartition, c'est un régime intergénérationnel, démographique.
00:45Jadis, il y avait quatre cotisants pour un pensionné.
00:49Aujourd'hui, 1,6. Comment demain fait-on ?
00:52Le statu quo, là encore, ce sera la fragilisation du régime par répartition
00:58et ça sera surtout reporté sur les générations futures, le fardeau de l'endettement.
01:03Et ils devront se payer leur retraite et notre retraite.
01:06Depuis une semaine, c'est la France des salariés, des retraités, des chômeurs, des pauvres et des malades
01:14que vous avez décidé de matraquer.
01:17Un matraquage méthodique, inique, cynique des quelques avancées qui avaient été obtenues à l'Assemblée nationale pour les Français.
01:27Par idéologie, vous vous apprêtez maintenant à rétablir la réforme des retraites de 2023.
01:33Vous assumez donc pleinement de voler des années de vie à 3,5 millions de Français.
01:40Car c'est de cela qu'il s'agit.
01:44Des années de repos méritées après une vie de travail.
01:48C'est injuste, c'est inacceptable.
01:50Mes chers collègues, les Français ne vont pas bien.
01:53Mais ils nous regardent.
01:55Ils vous regardent.
01:57Et croyez-moi, ils sauront se souvenir de vos choix de société qui les sacrifient sur le tel de l'austérité budgétaire.
02:05Nous voterons pour le maintien de la suspension de la réforme des retraites, par conviction et pour protéger celles et ceux qui travaillent.
02:12Le parti socialiste a agité un chiffon rouge, donc la réforme des retraites contre une censure du gouvernement, s'il vous plaît, madame Rossignol.
02:20Et tout ça pour un trimestre, pour les générations 64-65.
02:27Pour un coût quand même, quand on ajoute les carrières longues qui ont été ajoutées à l'Assemblée nationale, pour un coût de 400 millions pour 2026, 1,5 milliard en 2027.
02:39Mais on a beaucoup d'argent, donc il n'y a pas de souci.
02:41Le choix c'est simple, c'est le reportage, la baisse des pensions, la hausse des cotisations.
02:47Vous choisissez.
02:48Donc voilà la raison pour laquelle on supprime pour les retraités, on sacrifie la jeunesse, les jeunes actifs qui aujourd'hui, je vous le rappelle, disent nous,
02:58eh bien ce débat on ne l'a pas parce qu'on n'aura pas de retraite.
03:01Et moi ça me fend le cœur.
03:03Nous allons donc voter sur ces quatre amendements identiques, 128, 155, 716, 512.
03:08L'avis de la Commission est favorable, l'avis du gouvernement est défavorable et je déclare le scrutin ouvert.
03:17Le scrutin est clos.
03:18Votants 344 exprimés 298 pour 190 contre 108, les quatre amendements identiques sont adoptés et l'article 45 bis est ainsi supprimé.
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