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  • il y a 2 mois
[Table ronde] Data collaboration : la clé de la performance
Avec Philippe Boscher, Directeur marketing adjoint Digital, Data & Innovation de TF1 PUB
François Rincel, Head of Business development de Retailink by Fnac Darty
et Jérémy Hoy, Head of Commerce de WPP Media

Retail Media Forum #4 - Jeudi 20 novembre 2025 - Auditorium WPP Media

Catégorie

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Technologie
Transcription
00:00Data collaboration, les clés de la performance. Comment rendre la data réellement activable entre retailer, régie et agence ?
00:18On va essayer d'être le plus concret possible avec trois acteurs autour de la table. Une agence, en effet, et puis une régie Retail Media, Retail Link, qui est la régie de Fnac et d'Arti.
00:33Et puis, évidemment, TF1 Pub, qui, vous l'avez vu à l'instant, a annoncé pas mal de choses autour de cette data collaboration. D'abord, je vais m'adresser plutôt à l'agence qui un peu orchestre tout ça.
00:44Aujourd'hui, en 2025, est-ce que cette data collaboration, elle va dans le bon sens, Jérémy ?
00:48Bonjour à tous. Déjà, avant de faire le statut, peut-être repréciser ce que, en tout cas, nous, on entend par data collaboration.
00:58C'est véritablement pouvoir aller chercher les données, pas que médias, parce que ça, finalement, c'est le pas évident de la relation, je dirais, agence, annonceur et partenaire,
01:12mais véritablement être capable d'identifier les données Retail. Je parle vraiment de données de distribution, disponibilité des produits, niveau d'assortiment,
01:22quel volume de produits sont disponibles chez les enseignes. Évidemment, avoir accès à la donnée transactionnelle, quels sont les volumes de vente, les paniers, la fréquence.
01:32Donc, c'est vraiment des données plus granulaires. C'est ça qu'on appelle vraiment data collaboration, en tout cas, chez nous.
01:39Et donc, ça, c'est qu'est-ce que la donnée et c'est pour en faire quoi ?
01:44Encore une fois, accéder à la donnée d'une enseigne hyper granulaire, c'est génial, parce qu'après, on peut, dans l'activation, je dirais, préciser le plan média,
01:52aller adresser les bonnes audiences de manière beaucoup plus granulaire.
01:56Mais la valeur additionnelle, elle est vraiment sur, en amont, quels insights on peut aller chercher.
02:02Et des insights, vraiment, encore une fois, pas que audience-driven, mais vraiment product-driven.
02:08Parce que ça ne sert à rien, encore une fois, d'aller adresser du média quand on est en bas de funnel, si, tout simplement, le produit n'est plus disponible.
02:13Ou que la relation promotionnelle qu'on essaye de mettre en avant n'est pas sur la bonne gamme de produits.
02:21Donc, il y a vraiment une grosse valeur en amont sur l'insight.
02:23Et ce qui est quand même le pain point majeur du retail média depuis son lancement depuis 5-6 ans en France,
02:30c'est l'occasion d'aller plus loin en termes de mesures.
02:34Depuis que le retail média se développe en France, le KPI qui anime toutes les pensées, toutes les discussions, c'est le ROS.
02:43Je regrette, mais le ROS, c'est un indicateur de contrôle.
02:46Ce n'est absolument pas un KPI de succès.
02:49Les KPI de succès, quand on fait du retail média, c'est le recrutement, le new to brand.
02:53C'est l'incrémentalité, qu'elle soit digitale ou physique.
02:57C'est travailler, comme vous venez de le dire, sur la lifetime value.
03:00Est-ce que grâce aux activations retail média que je fais, qu'elles soient physiques ou digitales,
03:04j'améliore, entre guillemets, le panier de mes cibles marketing ?
03:10Donc le ROS, c'est le plus petit dénominateur commun parce qu'on a du mal à se mettre d'accord sur le reste, c'est ça ?
03:15C'est la clé de réconciliation du début, mais ce qu'on veut leverager grâce à la data collaboration, c'est vraiment aller plus loin.
03:22Et donc pour répondre à la question et ne pas prendre le temps de parole de mes petits camarades,
03:25c'est comme on le disait à l'instant, il y a 3-4 ans, accéder à la data collaboration via les data cleanroom,
03:32où c'était totalement hors de prix avec certains acteurs référents, exception faite d'Amazon.
03:39Force est de constater que les retailers se sont assouplis sur la question,
03:43perçoivent l'intérêt de donner un petit peu plus.
03:46Néanmoins, on se heurte un peu à la culture française du retail
03:48où partager la donnée transactionnelle et la donnée de distribution,
03:52c'est quand même un petit peu un changement de mindset qui fait face à certains bloqueurs.
03:57Mais on va dans le bon sens.
03:59Mais on va justement les interroger, l'idée c'est effectivement de pouvoir montrer l'ouverture,
04:06et en tout cas je vais donner la parole d'abord à François Rincel qui représente la régie de FNAC d'Arti.
04:12D'abord par rapport à ce que dit Jérémy, il y a du progrès, mais il y a encore une frustration côté annonceur, côté agence.
04:20Alors bonjour à tous, oui on a souvent ces débats-là avec Jérémy, on discute très souvent de ça.
04:27Il y a effectivement beaucoup de progrès.
04:30Si je prends mon cas, moi je suis arrivé dans le retail media il y a un an,
04:36et je viens du média à la base.
04:39Quand on parlait data il y a un an, c'était beaucoup plus fermé qu'aujourd'hui,
04:43ne serait-ce qu'en interne, ne serait-ce qu'auprès de nos équipes juridiques ou autres.
04:47Aujourd'hui ils commencent à avoir un peu l'habitude que je les appelle pour leur dire
04:50voilà on a un nouveau partenaire qu'on a envie d'étudier.
04:54Donc ça c'est déjà quelque chose.
04:57Donc effectivement ça s'ouvre.
04:59Mais d'ailleurs pourquoi c'est, comme disait Jérémy,
05:02c'est une culture française d'être aussi radin dans le partage de données ?
05:08Alors on comprend bien qu'en France on a effectivement cette culture du respect de la vie privée,
05:14de la donnée personnelle, etc.
05:16Alors que, bon, voilà, tous ne sont pas aussi stricts, on va dire.
05:19Il y a certaines plateformes qui jouent un peu avec ça.
05:22Pourquoi les retailers ont cette...
05:24C'est une obsession du passé, c'est ça ?
05:26En fait, non, ça va au-delà des lois RGPD et de tout ça en fait.
05:32On va distinguer deux choses, en gros on va distinguer nos audiences.
05:36Et là je vais parler d'un point de vue média pur et dur.
05:38Donc les signaux qu'on peut capter en fait de notre audience en fait sur leur comportement,
05:47sur la segmentation de notre audience, qui sont-ils et que font-ils.
05:51Et on va avoir d'un autre côté une data un peu plus granulaire,
05:55un peu plus effectivement précise, qu'on va un peu réserver à nos fournisseurs
06:02parce qu'on a une relation privilégiée avec eux,
06:05parce qu'on parle en fait à nos clients, de leur audience, de leurs clients en fait, de leurs acheteurs.
06:12Donc voilà, il faut bien séparer en fait ces deux cas-là.
06:17Donc sur de l'activation média classique, sur de la data collaboration comme on le fait avec TF1 par exemple,
06:23on n'a là-dessus aucun souci.
06:25Aujourd'hui on est assez ouvert, on va d'ailleurs s'ouvrir à d'autres broadcasters.
06:31Je pense que ça va dans le sens de l'histoire que notre data puisse être activable
06:37et qu'on crée comme ça une émulation un peu collective.
06:42Après, sur le partage de données clients à nos clients, enfin à nos fournisseurs,
06:49là c'est encore un peu autre chose, effectivement.
06:51Donc ça on le fait tous les jours, nous, via notre propre plateforme qui est MyRetailing auprès de nos fournisseurs.
06:59Maintenant, si demain on a une agence qui est mandatée par un fournisseur
07:03et qui par ce mandat peut accéder à ce type de données, on est totalement ouvert.
07:09C'est-à-dire que ce n'est pas une lutte permanente avec les services juridiques chez vous ?
07:13Non, alors ce n'est plus une lutte, je pense que ça a dû l'être, vu ce que j'ai pu voir encore une fois il y a un an.
07:21Non, non, aujourd'hui ils sont ouverts, on peut discuter, effectivement.
07:26C'est toujours un peu long à mettre en place, il y a le cadre juridique, il y a la techno qui va être utilisée.
07:31Voilà, c'est beaucoup de discussions à chaque fois, mais encore une fois, aujourd'hui c'est quand même plutôt ouvert.
07:37Justement, vous avez fait un deal il y a, alors c'était un des premiers, je crois, entre un retailer et un broadcaster,
07:45entre Retailing et TF1 Pub, on était au tout début de cette partage de la data retail avec les broadcasters.
07:53Philippe, qui a besoin d'un micro, je crois, pour parler, comment ça s'est passé ?
08:00C'est quoi ? Vous êtes allé, en chaque TF1, vous allez souvent faire des voyages aux US pour regarder un peu ce qui se passe,
08:05surtout sur le retail, sur le partage de la donnée.
08:07L'idée, comment s'est faite la rencontre avec Retailing et pourquoi y être allé au début ?
08:13Bonjour à tous.
08:16Le point de départ, c'était de trouver des segments pertinents pour tous nos annonceurs,
08:24sur des verticales où on n'avait pas forcément de contenu.
08:28Si je vais voir un constructeur auto, j'ai automoto, j'ai des programmes qui peuvent correspondre.
08:34Sur le high-tech, il n'y a pas de programme TF1 aujourd'hui vraiment dédié sur ce sujet-là.
08:40Donc je m'étais dit, il faut aller qu'on aille chercher la data qui va nous permettre d'être pertinent sur toutes ces verticales.
08:46Et un des éléments qu'on a fait, on voyait aux US qui commençait à émerger,
08:53c'était la montée en puissance de la data des retailers.
08:56Et on s'est dit, en effet, il n'y avait pas mieux qu'une data retail pour pouvoir qualifier,
09:01non pas un centre d'intérêt, mais une volonté d'achat, un historique d'achat.
09:05Par exemple, à Walmart, il a des deals avec les régies TV.
09:10Il est régi, il est acteur télé lui-même et il est partenaire des grands faiseurs, broadcasters.
09:20Donc cette liquidité, elle existe depuis longtemps en fait.
09:23Elle existe.
09:24Alors après, ce qu'on évoquait aussi, et tant mieux pour nous, la législation aux US,
09:29vous pouvez avoir toutes vos datas de santé et vos datas de cartes bleues vendables sur le marché en trois clics.
09:33Donc c'est pas si mal d'être...
09:35Alors la Californie, je crois, travaille sur le RGPD.
09:37Il y a des choses qui commencent à ressembler, mais c'est quand même pas si mal d'être un petit peu protégé sur nos données personnelles.
09:43Mais nous voilà, le premier objectif, c'est-à-dire que je vais pouvoir répondre à tous les briefs de mes annonceurs,
09:48à la fois fournir des insights, ce qu'évoquait WPP.
09:54C'est vrai que le premier élément, et ça donc notamment, là, on a annoncé un partenariat avec Amazon, là, il y a deux semaines.
10:01C'est exactement le premier pan, c'est ça.
10:03C'est typiquement, je peux avoir, on a reçu les accès à la plateforme hier,
10:08faire un matching entre les 250 catégories de la marketplace Amazon,
10:13et qu'est-ce qu'ils regardent, via le matching qu'on a entre les 25 millions d'utilisateurs TF1+,
10:19et leur historique d'achat sur Amazon.
10:22Donc 250 catégories Amazon, et quel est le bon programme, et la bonne consomédia en face.
10:28Ça, c'est un plus, le partenariat que vous avez annoncé avec Amazon.
10:31C'est le cas de M6 aussi, d'ailleurs.
10:35D'ailleurs, l'intérêt, ce serait qu'effectivement, notamment pour l'annonceur et pour l'agence,
10:39que tout le monde soit partenaire avec tout le monde.
10:42Je crois que c'est ça l'intérêt aussi, Jérémy.
10:44En fait, c'est ça l'intérêt.
10:46C'est pas un moment de se dire, alors attends, lui, il est avec tel ou tel, etc.
10:50C'est de se dire, finalement, la proposition de valeur, elle est partout, et les sujets sont ailleurs.
10:54Après, l'idée, c'est quand même pas de nous, en tant qu'agence,
10:56de se substituer à ce que l'écosystème nourrit comme partenariat,
10:59mais c'est vrai qu'en termes d'usage, c'est juste déjà de pouvoir accéder plus simplement,
11:04et de pouvoir opérer plus simplement.
11:06Donc, pour nous, en tant qu'agence, ça serait déjà un énorme avantage,
11:10alors qu'aujourd'hui, on doit jouer, en tout cas sur le retail média,
11:12avec une cinquantaine d'acteurs qui sont plus ou moins plateformisés,
11:16jouer avec cinq à six plateformes d'accélération.
11:18On en parlera après, justement, de la consolidation.
11:21Le plus simple, c'est un peu le mot d'ordre,
11:23ce serait de pouvoir accéder plus facilement, surtout ça l'entrée.
11:26Et le partenariat avec Amazon, par exemple, qui est quand même aujourd'hui,
11:29dans le retail média, on sait, un moteur d'innovation qui est regardé par tout le monde.
11:33Ce partenariat avec M6 et TF1, c'est hyper structurant
11:37et qui va exactement dans le sens de ce que, je pense,
11:39toutes les agences et tous les annonceurs attendent.
11:41Donc, oui, c'est forcément une très bonne direction qui est prise.
11:44Justement, chez RetailLink, les partenariats, vous avez démarré avec TF1.
11:49Aujourd'hui, c'est plutôt la volonté d'être liquide aussi avec votre data,
11:52évidemment, avec les garde-fous, on imagine.
11:56Oui, alors d'être liquide quand il y a un intérêt,
11:59quand il y a en face aussi, on a besoin d'avoir un partenaire qui est solide.
12:05On parlait de volume tout à l'heure dans l'intro,
12:07c'est quand même le nerf de la guerre.
12:09C'est-à-dire que si demain, on a un partenaire qui n'est pas puissant,
12:12enfin, nous, on a une data qui est quand même assez volumique.
12:16Il faut que demain, on puisse matcher avec quelqu'un qui l'est autant, au moins,
12:20parce qu'on sait qu'on a énormément de déperditions dès qu'on compare de communautés, de audiences.
12:29Donc, oui, l'idée, c'est de devenir plus liquide sur des partenaires qui sont choisis,
12:35qui sont premium.
12:36C'est aussi de pouvoir compléter notre offre.
12:39Par exemple, nous, on n'a pas vocation à la base à aller sur le sujet vidéo.
12:43La vidéo, c'est aujourd'hui un des leviers les plus puissants en médias.
12:47Bon, ben voilà, du coup, des partenaires comme TF1 nous permettent...
12:53Vous ne voulez pas être Walmart à lancer votre plateforme de streaming aussi ?
12:56Pas encore.
12:56Pas encore.
12:57Je ne sais pas.
12:58Peut-être.
12:59Non, non, non.
13:01Non, mais voilà.
13:03Chacun son métier.
13:04TF1 ne va pas ouvrir des boutiques ou lancer un site.
13:06Non, mais exactement, chacun son métier.
13:08En fait, nous, on ne va pas aller là-dessus.
13:10Et l'idée, c'est de pouvoir justement profiter quand même un peu de l'essor de la vidéo,
13:16de capter une partie de la valeur.
13:18Avec des partenaires premium choisis, triés sur le volet.
13:23Peut-être créer une émulation, comme je le disais tout à l'heure, sur le côté...
13:28En ayant plusieurs partenaires, on va aussi un peu éduquer les annonceurs à activer de la data retail
13:35qui est hyper pertinente, hyper intéressante sur plein de points.
13:38Parce qu'au-delà du captif, enfin du captif pour nous, je parle de la tech, de l'électroménager, de choses comme ça, ou de la culture,
13:47On a aussi plein de choses à faire valoir sur le hors-captif et aujourd'hui, on a classé notre data sur des personas qui sont moins évidents.
14:02Donc on n'est pas forcément sur de l'acheteur d'ordinateur portable, mais on va être sur du haut revenu, des grands moments familiaux,
14:11des choses comme ça, parce qu'on arrive à retracer énormément de choses sur tout le parcours entre nos clients Fnac et nos clients Darty.
14:18Ce que j'entends dans la data collaboration, c'est d'abord le volume, ce n'est pas d'avoir trois acheteurs comme ça...
14:24C'est le volume. En fait, il faut que ce soit au service de la performance.
14:27Si c'est pour dissoudre notre data un peu partout, ça ne sert à rien.
14:33Tu en parlais Jérémy, il y a l'histoire du coût aussi derrière, puisque évidemment au bout d'un moment,
14:38il faut bien que quelqu'un paye toutes ces innovations, cette data collaboration.
14:41On parle des clean rooms, justement, qui permettent de mettre ça dans une boîte,
14:47de pouvoir se servir dedans sans trop de difficultés.
14:50C'est quoi les limites et les coûts derrière et les coûts cachés ?
14:53Les coûts cachés, je ne suis pas dans les méandres des acteurs data clean rooms,
14:58mais d'ailleurs, ils ne sont pas forcément cachés, tu as raison.
15:00Ils ne sont pas forcément cachés. En tout cas, ils peuvent s'accumuler.
15:03Exactement. En fait, le sujet, c'est que la prise de valeur, la valeur de la data,
15:09là, effectivement, on ne la conteste pas.
15:12Les efforts à déployer pour qu'une data collab soit efficace, on ne les conteste pas non plus.
15:16Mais quand la tech, il y a encore 2-3 ans, pratiquait des tarifs nirobolants
15:23pour juste pouvoir aller accéder, c'est-à-dire qu'on ne traite même pas encore la donnée,
15:27c'est avoir le droit d'aller jouer avec, c'était déjà, pour la plupart des annonceurs du marché,
15:32et quelle que soit la taille des annonceurs, totalement exclu d'y aller.
15:36Et que les 2-3 qui ont essayé d'y aller il y a 4-5 ans, et je mets les pieds dans le plat,
15:40notamment avec LiveRamp, ils en sont vite revenus, alors que c'était des deals niveau monde.
15:45Donc déjà, il y a le sujet de combien ça coûte de pouvoir accéder à la donnée.
15:49Ensuite, il y a la tarification de la donnée en elle-même par les retailers.
15:53Là aussi, je pense qu'il faut trouver le juste équilibre entre l'attractivité de cette donnée
15:59et la rendre exploitable et adressable.
16:02Parce qu'il y a une réalité média, quand même, c'est que, et quand on fait retail-média,
16:05bah oui, on vient du retail, mais du coup, on est dans l'univers du média,
16:09c'est qu'ensuite, il y a la question du procurement côté client, côté annonceur.
16:13Et que, dans des années très compliquées, comme nous vivons depuis un moment,
16:20Depuis toujours, oui, clairement, ça fait 20 ans que je suis dans ce game,
16:23ça a toujours été une question du coût média, mais néanmoins,
16:27si à un moment donné, on veut pouvoir exploiter cette donnée retail,
16:29il faut que le coût CPM, à la fin de l'activation,
16:32il soit validé par des grilles de procurement.
16:34Or, quand on additionne tous les coûts, comme tu le dis très clairement,
16:38c'est pas facile de rentrer dans l'équation.
16:40Donc c'est là où moi j'appelle à une responsabilité collective,
16:42parce qu'il y a les questions des procurements côté annonceur,
16:45où il faut être raisonnable, adresser des segments transactionnels avérés
16:49et liquides et adressables dans tout un écosystème,
16:52ça ne peut pas être comparé avec du CPM, socio-démo,
16:55accessible sans aucun, je dirais, travail de clarification, justement.
17:01Et à tous les maillons de la chaîne aussi, de se dire,
17:03bah oui, il y a un gros gâteau à se partager potentiellement,
17:06mais encore une fois, c'est une question d'offre et de demande.
17:08Si c'est impossible d'y accéder, le business ne se développe pas.
17:12François, le coût de la data chez RetailLink, justement,
17:16qu'est-ce que tu as à répondre à ça ?
17:17Le coût de la data est très raisonnable chez nous.
17:22Non, non, il y a que des bons élèves aujourd'hui.
17:24Il n'y a que des bons élèves.
17:25Il n'y a pas le coût de la tech.
17:26Pas le coût de la tech.
17:27En fait, c'est ça.
17:28C'est que derrière, il faut bien comprendre
17:31qu'à chaque fois qu'on va parler data collaboration,
17:35nous, on a forcément aussi des coûts fixes,
17:39des coûts de techno.
17:42Et que ça doit prendre ça en compte, évidemment.
17:46On a aussi une valeur de la data.
17:52Parce qu'en fait, effectivement,
17:54je fais la séparation depuis le début
17:56de cette data un peu plus média,
17:58un peu plus audience, un peu plus classique,
18:00on va dire, sur du socio-démo, du comportement,
18:04que de la data client, du comportement shopper,
18:07de la data des clients d'une marque
18:11avec qui on travaille tous les jours,
18:13ça a évidemment une autre valeur.
18:16Donc voilà, c'est un arbitrage qu'il faut faire.
18:21Mais effectivement, si on le fait sérieusement,
18:23si on fait ce travail sérieusement,
18:24d'avoir choisi les bons partenaires,
18:26d'être allé avec de la bonne data au bon moment
18:28via les bons partenaires,
18:30normalement, on augmente l'efficacité des campagnes
18:33et le résultat global.
18:35Donc ce coût, en fait, il est effacé
18:41par la performance de la campagne.
18:44Philippe, tu ne vas pas dire le contraire, évidemment.
18:47Non, et justement, l'intérêt pour un groupe TF1
18:52de la data retail, elle est bien sur, on va dire,
18:54tout le cycle de la campagne ou de la prise de brief.
18:58Ça va, comme je disais, des insights,
18:59savoir quel programme je dois aller attaquer.
19:02Je disais, on dépiaute les données Amazon
19:05en ce moment, si vous voulez aller chercher
19:06des acheteurs de jeux vidéo sur Amazon,
19:09le programme le plus affinitaire sur TF1,
19:11c'est Ninja Warrior.
19:12Si vous allez chercher des acheteuses de make-up,
19:14c'est JLC Family.
19:16Ça, c'est des données nouvelles, c'est de l'insight.
19:18L'intérêt après, ça va être le ciblage.
19:20Et puis le troisième intérêt,
19:22qui est hyper intéressant,
19:24c'est la boucle retour.
19:25C'est que je peux savoir,
19:27après avoir diffusé des vidéos,
19:29des spots chez nous,
19:31qu'est-ce qui s'est passé derrière en magasin,
19:34on et offline.
19:36Et cette capacité à pouvoir faire la preuve
19:38de l'efficacité de mes campagnes vidéo,
19:41elle est passionnante,
19:42elle est hyper intéressante.
19:44Et là-dessus, la data retail,
19:45elle est imbattable.
19:46On va terminer.
19:48Ça va être quoi la priorité numéro 1
19:50pour 2025, 2026 ?
19:52La mesure, évidemment.
19:54Nous, en tant qu'agence,
19:55évidemment, c'est une mesure avec,
19:57je ne dis pas uniformisée,
19:58parce qu'encore une fois,
19:59on ne peut pas comparer tout le monde,
20:00mais que ça soit de plus en plus standardisé,
20:02énormé.
20:04François ?
20:06Pour nous, ça va être, je pense,
20:07de continuer justement
20:09la bonne diffusion de notre data
20:13avec les bons partenaires.
20:15Pas trop cher.
20:15Pas trop cher.
20:18Je vais vous rajouter un troisième axe,
20:20c'est l'achetabilité.
20:22En fait, on voit,
20:23et un peu ce qu'on a vu
20:24autour de cette table ronde,
20:25on fait des choses
20:25de plus en plus sophistiquées.
20:27Ce qui est chouette,
20:27des trucs de plus en plus malins.
20:29Mais en revanche,
20:31je suis dans une agence média,
20:33donc ce matin,
20:35il ne faut pas que ça devienne
20:36trop compliqué à acheter,
20:37trop compliqué à opérer.
20:39C'est pour ça qu'on lance, nous,
20:41notre plateforme TF1 Manager,
20:42c'est justement pour que
20:43quel bon segment,
20:44la simulation,
20:45le bon compromis,
20:46qui est forcément un compromis
20:47entre la granularité,
20:49le volume,
20:50le reach
20:50et le CPM,
20:52on ne passe pas
20:5325 échanges de mails
20:55à trouver ce bon compromis
20:57et que la plateforme TF1 Manager
20:59puisse permettre
21:00de faire ce genre de choses.
21:01Il faut qu'on simplifie aussi
21:02l'achetabilité
21:03de ces segments retail.
21:04Très bien.
21:05Merci.
21:05Merci à vous trois.
21:06Applaudissements
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