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  • il y a 6 semaines
La France traverse une zone de turbulences d’une violence rare. Justice à géométrie variable, mensonges d’Etat, répression judiciaire, dérives de la magistrature, effondrement des institutions, manipulations médiatiques, Bruxelles qui resserre l’étau… Et au milieu de tout ça, une classe politique qui joue à se fatiguer en plein naufrage historique.
Dans cet épisode d’Alerte Générale, Nicolas Vidal et Alexis Poulin reçoivent Régis de Castelnau, avocat honoraire, fondateur du blog "Vu du Droit", chroniqueur redouté, observateur implacable des dérives du macronisme et de la justice française. Un invité qui ne tourne jamais autour du pot — et ce soir, il vide carrément le baril.

À l’heure où :
- les députés copient-collent des amendements écrits par les lobbys,
- des ministres improvisent des noms de dirigeants ukrainiens,
- la "gauche de gouvernement" pèse 2 % mais se rêve en alternative,
- Emmanuel Macron continue d’affirmer que "tout va très bien" alors que 54 départements sont en faillite technique,
- l’affaire Brigitte Macron repart en justice dans un chaos juridique invraisemblable,
- l’Union européenne prépare une loi qui ouvre la porte à la surveillance des journalistes…
… nous avons décidé de mettre les mains dans le cambouis.

Un talk-show sans filtres, sans langue de bois, sans chichis.
L’émission de ceux qui ne supportent plus le "storytelling" gouvernemental ni les plateaux anesthésiés.
Bienvenue dans Alerte Générale !
Installez-vous. Ce soir, ça va secouer !

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Transcription
00:00On ne se tait pas, on ne se vend pas, on informe.
00:03Pas de pub, pas de subvention, pas d'actionnaire,
00:06mais 1 million d'abonnés sur YouTube,
00:08le double, 2 millions sur les réseaux sociaux
00:10et 250 millions de vues en quelques années.
00:14Et puis, et puis vous les donateurs, vous tous,
00:17et une équipe soudée qui enquête, qui documente,
00:19qui raconte ce que personne d'autre ne raconte
00:21et qui a acquis en 12 ans le sérieux et la crédibilité
00:25pour se démarquer du lot commun.
00:27Cette liberté a un prix.
00:30Pour continuer à produire des enquêtes, des documentaires,
00:33des émissions longues pour tenir tête à ces géants,
00:35pour sortir financièrement du rouge et bétonner le budget 2026,
00:40TV Liberté a besoin de vous.
00:42Chaque don, chaque soutien est une arme contre la censure et les dictates,
00:46une pierre à l'édifice de la vérité,
00:49celle qui rend libre et du véritable pluralisme.
00:52Avec votre soutien, délivré du contrôle des banques,
00:55mais aussi de l'État, des oligarques, des annonceurs,
00:58nous avançons encore et encore.
01:01On ne se tait pas, on ne se vend pas, on résiste.
01:40Est-ce que ça va ?
01:42Ils sont chauds ce soir.
01:45Évidemment, ils sont chauds ce soir.
01:46Bienvenue, c'est Alerte Générale, l'émission de la France qui en a gros.
01:50On en a gros, c'est vrai, on en a marre.
01:52La France, c'est toujours des colères, des institutions qui craquent,
01:56un débat public qui ressemble à une mauvaise pièce de théâtre
01:58avec Emmanuel Macron qui fait l'épouvantail.
02:00Et ça, c'est tout le temps.
02:01Alors ici, on ouvre les fenêtres, on aère,
02:03on coupe les micros de la langue de bois,
02:04on met un peu d'oxygène, du coup on peut parler intelligemment.
02:07Ce soir, on reçoit un réputé qui parle intelligiblement
02:13puisqu'il est avocat, honoraire,
02:17qui ne pratique pas la litote ni la diplomatie de salon.
02:21On le connaît évidemment avec son blog,
02:23Vu du droit, c'est Régis de Castelnau.
02:25Bonsoir.
02:26Bonsoir.
02:27Alors, avec vous, on va parler, bien sûr, de la justice,
02:32l'affaire indigne de Nicolas Sarkozy en prison,
02:36ou est-ce sa place ?
02:37Enfin, il est sorti depuis 20 jours quand même, c'était long.
02:41Oh putain, c'était long.
02:42On va parler de la dérive du pouvoir,
02:45l'utilisation politique de la justice,
02:46un livre, une justice politique qui l'explique,
02:49et ça depuis longtemps,
02:50et puis aussi d'une justice de classe,
02:52justice à plusieurs vitesses,
02:54les Français ont l'impression de cette justice
02:55qui ne s'intéresse pas aux victimes
02:57et qui protège les puissants.
02:59Voilà, c'est le début, ça a l'air de général
03:01et ça commence tout de suite.
03:02Et ça commence avec l'édito de Nicolas.
03:10Merci beaucoup, bienvenue chers amis sur Alerte Générale,
03:13bien entendu, et c'est l'édito, vous le savez,
03:16on va parler de Choupiné 1er qui a encore disonté.
03:19Le sale gosse Damien a annoncé qu'il allait vendre
03:22100 rafales à Coco Zozozelinski,
03:24oui, 100,
03:25alors sur le tarmac de Villacoublé,
03:27et même le bitume,
03:28comme s'il refilait un scooter en fin de série.
03:31Sauf qu'on parle d'avion de chasse,
03:33pas d'une friteuse airfryer.
03:35Et là, la question que tout le monde évite soigneusement,
03:37c'est laquelle ?
03:38Avec quel argent l'Ukraine va payer ses rafales ?
03:41Alors on parle d'un pays ruiné,
03:43lessivé, rincé,
03:44mais dont les dirigeants se sont agressés
03:46jusqu'à la glotte avec les milliards européens.
03:48Les scandales de corruption se succèdent
03:50chez les hauts dignitaires ukrainiens.
03:51On découvre tous les trois mois des villas,
03:53des bagnoles,
03:54des montres,
03:54du cash rangé,
03:55dans des chaussettes.
03:56Et on devrait faire confiance à ce monde-là
03:58pour régler la facture des 100 rafales.
04:01Alors soyons sérieux,
04:02Zelensky est un margoulin en treillis,
04:04au mieux un ado prépubère
04:05qui jouait du piano avec,
04:06bon, vous avez tous compris ce que je voulais dire,
04:08et qui aujourd'hui se fait refouler,
04:10se fourrait refouler la banque postale au guichet 3,
04:12en demandant un découvert de 20 balles.
04:14Mais Macron, lui, il s'en fout,
04:16il était entrant sur ce tarmac,
04:18il plane plus haut que les rafales qu'il vend,
04:21vu la qualité des stéroïdes sans OGM
04:23qu'il met dans le cornet de la République.
04:25Et pourtant, c'est toujours la même histoire,
04:27on n'a déjà pas les moyens de produire
04:29les avions promis aux autres,
04:31et notre propre armée attend ces rafales
04:33comme on attend un plombier,
04:34un 1er mai.
04:35Alors les chaînes de production sont à flux tendu,
04:38mais le zigotol élysée annonce tranquillement
04:40qu'on va en fabriquer 100 de plus,
04:42les amis.
04:42Eh bien, pour un pays qui n'a pas de thunes,
04:44qui a déjà siphonné les aides occidentales
04:46pour s'acheter des propriétés aux quatre points du monde,
04:47on est vraiment mal barrés.
04:50Mais qui va payer ?
04:51Parce que c'est la question qu'on se pose aujourd'hui,
04:52sur l'air généralement cher,
04:53qui va payer les amis ?
04:54D'habitude, c'est nous.
04:55Eh bien voilà, c'est un poudi,
04:56tu m'as spoilé mon édito,
04:58c'est encore...
04:58En même temps, tout le monde sait.
04:59Ah ouais, c'est vrai.
05:00C'est les Français,
05:01c'est toujours les mêmes,
05:01toujours le même tiroir caisse,
05:03la même pompe à fric.
05:04On en est à ce point,
05:05un président qui distribue des rafales à crédit
05:08sans plan de paiement,
05:09un partenaire qui n'a même pas les moyens
05:10de s'offrir un panier repas en gare de Kiev
05:12pendant que la France s'enfonce dans la dette,
05:15les services publics, vous le savez,
05:16s'effondrent également
05:16et que personne n'a le courage de dire stop
05:19et de lui enlever le carnet de chèques.
05:21Alors voilà, l'époque, voilà le niveau,
05:23c'est alerte générale
05:23et surtout, bon courage à nous
05:25qui allons payer l'addition, les amis.
05:32Alors, c'est l'alerte rouge
05:34et on va rebondir sur cet édito, Nicolas,
05:36parce que c'est vrai,
05:38cet achat, entre guillemets,
05:40de sans rafale,
05:40en réalité, on parle de lettres d'intention
05:43et maître de Castelnau,
05:45vous parlez sur Twitter
05:46avec une langue ô combien peu chaste,
05:49non pas de lettres d'intention,
05:52mais de lettres au Père Noël, tout simplement.
05:54La lettre d'intention,
05:55c'est l'autre signification
05:58de la lettre au Père Noël,
05:59parce que c'est une blague,
06:00c'est simplement une blague.
06:02Alors, sur le fond,
06:03je vais reprendre tout ce que Nicolas a dit,
06:06mais la lettre d'intention,
06:08le juriste que je suis,
06:09ça fait 53 ans que j'ai prêté serment quand même,
06:11alors je n'exerce plus dans le quotidien,
06:13mais je continue à m'intéresser aux droits.
06:17Un contrat, c'est un contrat,
06:18c'est ce qu'on appelle la loi des partis.
06:19Donc, il y a des engagements réciproques,
06:21il faut les respecter,
06:22on peut mettre en cause
06:25la responsabilité contractuelle, etc.
06:26La lettre d'intention, c'est rien.
06:28C'est dire, voilà, je vous envoie une lettre,
06:30tiens, je vais vous donner 10 millions.
06:33Oui, c'est une lettre d'intention,
06:34c'est tout à fait incontestable.
06:35Donc, nous avons le président de la République française,
06:39qui a dit à son homologue ukrainien,
06:43je vais vous vendre 100 rafales,
06:46ils ne sont pas construits,
06:47ils ne peuvent pas être construits en temps et en heure,
06:49ils ne serviront à rien,
06:51ils vont rejoindre tous les matériels,
06:54parce que je rappelle quand même qu'on n'en parle plus,
06:56on a oublié,
06:57mais ils sont où nos Mirage 2000 ?
06:58Ah si, ils volent !
06:59Ils ont fait un clip avec Zaz en fond sonore,
07:02en expliquant...
07:02Si, c'est vrai !
07:03Non, non, ils ont montré en disant...
07:05Bien sûr, l'armée de l'air ukrainienne a fait un clip
07:07qui était sur Twitter,
07:08où ils filment un Mirage 2000 en exercice,
07:11avec Zaz qui chante
07:12« C'est du bonheur, c'est je veux du bonheur,
07:14de l'amour, du machin... »
07:16Moi, je m'en vais, moi.
07:16Eh ben ouais, ben voilà.
07:18Donc, ils font des clips avec.
07:20Oui, non, mais il y a les Mirage 2000,
07:22et les AMX 30, ils sont où ?
07:24Et les Challenger, ils sont où ?
07:25Et les Abrams, ils sont où ?
07:27Et les Léopards, ils sont où ?
07:28Alors, Renaud avait une réponse à ça,
07:29mais bon, je ne vais pas la faire ici, mais...
07:32Ah, il y a les femmes, il y a les femmes.
07:34Ce sont des tas de ferrailles.
07:35Ce sont des missiles Stinger.
07:36Là, c'est carrément le mensonge.
07:38Donc, une lettre d'intention, ça ne veut rien dire.
07:41Ça n'a aucune valeur contractuelle.
07:44Il n'y a aucun engagement réciproque,
07:46ni sur la chose, ni sur le prix.
07:49Un contrat, c'est accord sur la chose, accord sur le prix.
07:51Il n'y a ni l'un ni l'autre.
07:52C'est simplement une opération de communication.
07:54Et je trouve qu'on arrive à des niveaux...
07:58Alors, je vais utiliser une grosserté de foutage de gueule,
08:00mais délirant.
08:02Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
08:03Je viens vers les Français,
08:04et je vous dis absolument n'importe quoi.
08:08Je vous mens délibérément.
08:09Mais il s'est quand même trouvé.
08:10J'ai vu que le général Palomé Ross,
08:12sur je ne sais plus quelle chaîne, probablement LCI,
08:15j'ai vu Gérard Harrault, l'ancien ambassadeur,
08:18qu'ils sont venus faire le service,
08:20c'est-à-dire qu'ils sont venus tapiner sur la chaîne qu'on leur offrait,
08:24au service, pour crédibiliser cette farce,
08:28parce que c'est complètement une farce.
08:30Et politiquement, personne ne réagit.
08:33Vous avez entendu un quelconque...
08:35À Mélenchon, prenons les deux vilains extrêmes,
08:38vous avez entendu Marine Le Pen ?
08:40Marine Le Pen avait dit que le rafale était complètement asbigné,
08:42il y a de ça quelques années.
08:43Ce n'est pas faux.
08:43Mais...
08:44Non, mais on va dire que je suis antipatriote.
08:47Alors, bon, moi, là, c'est un peu difficile de me prendre...
08:51Tu as du mal de Dassault ?
08:52Non, parce que ce que je dis simplement,
08:55c'est qu'on n'est pas à la quatrième génération,
08:58on n'est pas à la cinquième génération.
09:00Les Chinois y sont, les Russes y sont,
09:03j'allais dire les Soviétiques, mon Dieu.
09:05Oh là là, non, juste pas maintenant, pas maintenant,
09:08bien tenu, là.
09:09Les Russes y sont, et les Chinois ont déjà dévoilé la sixième.
09:16Donc, bon, c'est, je veux dire,
09:22bon, j'insiste sur ces gens,
09:26parce que Macron ne peut exister qu'à partir du moment
09:30où on le laisse faire.
09:32Et là, je pense à la sphère politique,
09:33je pense à la sphère médiatique et à ces faux experts
09:36qui viennent lui passer les plats.
09:37– Parlons de la sphère politique,
09:39parce que c'est elle qui devrait monter au créneau
09:40et dire, bon, ça suffit les conneries,
09:42quand est-ce qu'on demande aux Français s'ils sont d'accord,
09:43déjà, et puis qu'on arrête de faire tout cirque.
09:46Mais quand on regarde la représentation nationale
09:48qui est plus occupée à protéger son cul
09:50avec des lois sur le trafic d'ingérence,
09:54le trafic d'influence pour le statut de l'élu,
09:56qui est en train d'évoluer,
09:57quand on voit que les amendements sont écrits par les lobbies,
09:59300 amendements, par exemple, du projet de loi de finances
10:02qui ont été écrits directement par des labos pharmaceutiques
10:05ou des fédérations professionnelles,
10:07et qu'on était simplement copiés-collés par les députés,
10:09qu'est-ce que ça dit de la représentation nationale ?
10:13– Je vais rester poli.
10:14– Rires
10:15– Aujourd'hui, franchement, politiquement,
10:19privilège de l'âge, je suis honoraire, je suis honorable,
10:22et j'ai connu une autre France.
10:26Charles de Gaulle a quitté le pouvoir le 27 avril 1969,
10:29enfin le 28, le lendemain du référendum,
10:31j'avais 19 ans, donc j'ai connu une autre France.
10:35C'est rien, le Parlement français aujourd'hui, c'est rien,
10:38c'est plus une instance, c'est plus une institution
10:42qui élabore le droit français, c'est pas vrai,
10:46c'est pas vrai, c'est véritablement un agglomérat de gens
10:51qui ont fait des carrières, en général,
10:54les trois quarts ont commencé comme attachés parlementaires,
10:59n'ont pas fait des carrières dans des parties de masse,
11:01comme c'était le cas auparavant, et puis…
11:04– Avec aussi l'assise locale.
11:05– Si, il y en a quelques-uns qui ont commencé par les cantonales, etc.,
11:10mais très très peu, je pense.
11:11– Sébastien Lecornu ?
11:12– Alors, il n'y a pas un ouvrier, pas un seul.
11:15– Si, il y en avait deux, je crois.
11:17– Ah non, non, non, aujourd'hui, sociologiquement ouvriers, non, il n'y en a pas.
11:21– Il y a eu Rachel Keké à la France Insoumise, et il y avait…
11:23– Oui, mais il n'y a plus.
11:23– Elle était salariée d'exécution des services,
11:28ce qui n'est pas ouvrier de production.
11:29Peu importe, je ne veux pas…
11:31Mais non, et aujourd'hui, il y a également tout un wagon de gens
11:37qui sont arrivés, rappelons-nous, en 2017,
11:40qui avaient été recrutés par M. Delevoye sur des CV,
11:43on avait vu arriver n'importe quoi, on avait vu arriver,
11:46je ne me rappelle plus de son nom, je ne peux pas m'en rappeler,
11:48puisqu'il change de sexe toutes les minutes.
11:50Donc, et Mme Brun-Pivet, Mme Brun-Pivet,
11:56qu'on a transformée en institution relativement importante,
12:02ses prédécesseurs, c'était Jacques Chaband-Elmas,
12:04ça a été même Laurent Fabius, quoi, qu'on pense de Laurent Fabius.
12:06– Alors, il fait garder ses poules, mais je rappelle quand même…
12:12– On voulait mettre des poules, là, spéciales.
12:15– Je rappelle quand même que cette personne a été recrutée comme ça,
12:21elle était collaboratrice chez un de mes confrères,
12:25et comme ça ne se passait pas très bien, elle tirait les cartes.
12:30Elle tirait les cartes.
12:32Et quand elle est arrivée au Parlement,
12:35il y a eu des lois qui ont été votées,
12:37et elle a dit, maintenant, quand est-ce qu'on vote les décrets ?
12:39Or, les décrets, c'est la compétence de l'exécutif,
12:41séparation, la loi et le règlement.
12:43– Non, elle ne savait pas.
12:45Alors, comme elle ne savait rien, on l'a mis,
12:47on l'a propulsée à la tête de la commission des lois.
12:49– C'est bien foutu, quand même, comme ça,
12:51elle apprend sur le tas, c'est pas mal, c'est un peu comme…
12:53c'est l'apprentissage.
12:54– C'est de la formation.
12:56– Autodidacte.
12:56– Oui, autodidacte, vite fait, quoi.
12:59Mais ça dit quoi, Régis, finalement ?
13:00– Ça dit…
13:01– Dans l'effondrement de notre classe politique,
13:03quand on voit ce qu'on voit aujourd'hui avec le niveau des députés,
13:05d'ailleurs, je le dis, la plupart des députés qui travailleraient dans le privé,
13:07ils ne pourraient pas prétendre aux indemnités qui leur sont dues aujourd'hui.
13:10– En chère Nicolas, je pense qu'on n'aura plus vite fait
13:13de compter les institutions qui ne s'effondrent pas dans notre pays.
13:15– Oui, c'est vrai.
13:16– C'est celles qui s'effondrent, parce que…
13:17– Voilà, voilà.
13:19– Je veux dire, il n'y en a pas.
13:21Alors, on va parler de la justice,
13:23on va s'engueuler parce qu'on n'est pas d'accord,
13:25mais la justice, la santé, les transports, les…
13:32– Les hôpitaux ?
13:33– Ben, vous, je parlais de la santé.
13:34– Les hôpitaux, c'est vraiment…
13:36– C'est ceux qui sont en très, très bonne santé.
13:39– Oui, oui, mais c'est sûr qu'il ne faut pas être trop malade
13:41et il ne faut pas être trop malade.
13:42– La Cour des comptes est en pleine forme.
13:44Pierre Moscovici, il part à la Cour des comptes européenne,
13:46il a dit, moi, je laisse la maison en super état.
13:47– Alors, lui, Moscovici, mon Dieu, c'est…
13:52– Enfin, je veux dire, lui…
13:55– À la Cour des comptes, elle est bien.
13:57– C'est l'expression de cette haute fonction publique socialiste
14:01qui est probablement la plus corrompue du monde.
14:04Je pèse mes mots, je pense que les Géorgiens,
14:07les Ukrainiens, ça, c'est la référence,
14:11effectivement, ils ont des adversaires extrêmement importants.
14:15Donc, mais c'est fantastique tout ce qu'il a…
14:17Il est allé à la Commission européenne,
14:18il a été ministre de l'économie,
14:21ensuite à la Commission européenne,
14:22il est revenu pour la Cour des comptes,
14:24la gage de la Cour des comptes.
14:25Moi, j'ai pas mal travaillé sur ces compétences
14:28des juridictions financières.
14:30J'avais écrit un livre sur les chambres régionales des comptes,
14:33c'est pas l'endroit où on bosse le plus, hein.
14:35Non, non, qui maintenant, hop, je laisse la maison dans…
14:40Un président de Cour des comptes, il ne fait rien, il préside, c'est tout.
14:44Il a des conseillers qui… maîtres ou référendeurs qui rédigent des rapports,
14:55font des enquêtes, passent un coup de fil à la Cour des comptes à 17h, hein,
15:00le soir, personne, hein.
15:02Et donc, lui, il préside, c'est tout, c'est tout ce qu'il fait,
15:06et ensuite, il signe le rapport, et il préside les audiences solennelles.
15:10– Ça, c'est un sacré boulot, quand même.
15:11– Ouais, mais bon. – Et là, maintenant, il est allé trouver…
15:14Mais tiens, mais s'il vous plaît, dans cette corruption,
15:16excusez-moi, je prends le crachoir, hein, c'est dur de me le prendre.
15:22– Regarde. – Il j'aphone, de suite, allez hop, il j'aphone, direct.
15:24– Voilà, ça c'est vrai. – C'est pas ça dans le tribunal.
15:27– Il y en a un qu'on a oublié, Harlem Désir.
15:31– SOS Racisme. – Oui.
15:32– Ministre de l'Europe. – Oui, non, mais il est allé à l'organisation de…
15:40– OCDE.
15:41– OCDE, pardon, j'ai cherché l'acronyme, hein,
15:44donc il est payé, je crois, 200 000 euros par an,
15:48il ne paie pas d'impôts, enfin, et il ne fait rien.
15:51– C'est chouette.
15:52– C'est chouette, c'est chouette.
15:54– C'est comme député européen, c'est vachement bien.
15:56– Non, là, il faut un peu plus bosser, puis il faut y aller.
16:01– Il faut y aller, il faut pointer.
16:02– Alors là, il faut y aller, mon cher Régis,
16:03parce qu'on est en train d'en prendre du retard, mon cher Alexis.
16:05On passe immédiatement au grand déballage, il a un peu commencé,
16:08mais là, vraiment, on passe au grand déballage.
16:10Allez, grand déballage.
16:12– Alors, on a commencé, bien entendu.
16:17Merci, chers amis, d'être là, à l'ère générale.
16:20Partagez, likez, bien entendu.
16:22Et on a aussi sur le plateau Régis de Castelnau
16:24et Dominique Benoît qui est avec nous.
16:26Une petite réaction rapide à ce que disait Régis de Castelnau
16:29avant de commencer le grand déballage de Régis.
16:31– Avec le micro ?
16:32– Avec le micro, oui.
16:33– C'est évident.
16:34– Avec le micro.
16:34– Le micro.
16:35– Voilà, oui, c'est mieux.
16:36– Voilà, le micro !
16:38– Oui, pour moi, ça, c'est évident.
16:41– Il marche, vous croyez ?
16:42– Oui, oui, il marche, ne vous inquiétez pas.
16:44– Vous croyez ?
16:45– Oui.
16:45– Hein ?
16:46– J'ai un doute.
16:48Non, ça, c'est évident.
16:49– Non, on a aujourd'hui une rupture complète
16:52entre le personnel politique qui est censé nous représenter
16:59et nous aider et la réalité du terrain.
17:03C'est-à-dire qu'on ne sait pas, en tant que citoyen,
17:07ce qu'ils font et où est-ce qu'ils nous mènent.
17:10Et on est aujourd'hui consterné par un certain nombre de choses
17:16que l'on lit, que l'on voit, que l'on vit.
17:18Voilà.
17:19– D'accord.
17:19– C'est un peu le but d'Alerte Générale,
17:22c'est d'en parler sans langue de bois et dire…
17:24Alors, un des sujets quand même importants,
17:27et on doit parler de ça,
17:28c'est cette justice d'exception scandaleuse contre Nicolas Sarkozy.
17:33– Oui.
17:34– Ben oui, non, mais parce que je sais que c'est…
17:36– Il connaît mes positions, il connaît mes analyses.
17:39– Attends, je me pousse, on ne peut pas se reprocher à la France.
17:42– Il connaît mes analyses, bon.
17:44– Non, parce que…
17:46– Alors, Nicolas Sarkozy, première observation.
17:49– Il est innocent.
17:50– Je ne suis pas garant de sa probité.
17:52– Voilà.
17:53– Sur laquelle sa probité et sa morale, j'ai les plus grands doutes.
17:57C'est la personne qui a tué le deuxième corps du roi
18:01quand il est arrivé au pouvoir.
18:04À la fin de son mandat, j'avais écrit un article,
18:06très bien, il faut le dire,
18:07il s'appelait « De quoi la haine de Sarkozy est-elle le nom ?
18:11Les raisons d'une des raisons ».
18:12– Bien, donc, il a introduit dans ce poste, dans cette fonction, l'indécence.
18:18« Casse-toi, pauvre con », etc.
18:20Il y avait ce côté parvenu, cette vulgarité affichée.
18:22– Une vulgarité, oui.
18:23– Vulgarité presque revendiquée.
18:25Bon, et donc, les Français ont rapidement eu une certaine inversion pour lui.
18:31Relative, l'aversion au départ, parce que je vais quand même rappeler qu'il était élu,
18:35par les Français, il était élu tranquillement en 2007,
18:39et en 2012…
18:40– Non, en 2007, oui.
18:42– Et en 2012…
18:43– Et il perd, et il perd de peu, parce qu'il était parti de très bas,
18:48et il était en train de remonter 15 jours de plus,
18:50et il est possible qu'il ait battu la limace.
18:52– Donc, Aka, François Hollande.
18:55– Mais de qui parle-t-on ?
18:57– Mais le problème, c'est que Sarkozy a pris les magistrats en drop dès le début.
19:06Et il a pris les magistrats en drop sur quelle base ?
19:09Cette réflexion, elle m'est venue plus tard.
19:11Elle m'est venue plus tard, donc je suis désolé,
19:13il va falloir que je fasse un petit peu une démonstration.
19:17Ça vous dispensera de lire mon livre qui fait 600 pages,
19:19ça prend un peu plus de temps.
19:20– L'anti-promo !
19:23– Donc, voilà.
19:26Alors, la magistrature, elle s'est émancipée du pouvoir politique.
19:31En France, la tradition était, les magistrats,
19:34c'est une courroie de transmission de l'exécutif.
19:37Voilà, c'est tout.
19:39Il y a un magistrat qui a refusé de voter,
19:43de prêter serment à Pétain, un.
19:45Et moi, ensuite j'ai connu, ils ont condamné les résistants,
19:49ensuite ils ont tranquillement condamné les collabos,
19:52après ils ont condamné les gens du FLN,
19:56et puis ils ont condamné les gens de l'OAS, toujours sur ordre.
19:59Et puis, au fur et à mesure, ils se sont émancipés
20:01avec la crise politique qu'a commencé à connaître notre pays,
20:03la fin des partis de masse, la grande corruption des années 80,
20:07le premier mandat de François Mitterrand,
20:09qui a été de ce point de vue-là une grande catastrophe éthique et morale.
20:14Et ils ont pris, ils ont réussi à prendre une certaine autonomie,
20:17une certaine indépendance.
20:18Le problème, c'est que cette indépendance,
20:20ils ne l'ont pas conquise pour être impartiaux,
20:23ils l'ont conquise pour être partiaux,
20:25c'est-à-dire qu'ils sont devenus une force politique.
20:28C'est sociologiquement un corps qui est composé essentiellement
20:32de petites bourgeoisies urbaines désormais,
20:35qui est abonné à Libération, lit Télérama, ou le contraire,
20:40et qui a une vision de la France.
20:43Alors, elle considère ce corps politique,
20:45quand on dit qu'elle prend des décisions politiques,
20:47c'est parfaitement exact.
20:48Elle considère qu'elle a un devoir moral
20:51et un pouvoir moral sur la société,
20:53et un pouvoir politique.
20:54– C'est le service public de l'info,
20:55c'est France Inter, c'est ce qu'on entend,
20:57on tient la ligne sociale-démocrate,
21:00c'est la ligne de la raison, et voilà, c'est tout.
21:01– Et alors, on ne le tient pas pour faire plaisir
21:03à ceux qui sont à l'Elysée,
21:04on le tient parce qu'on est d'accord.
21:06Quand on voit dans la haute hiérarchie judiciaire,
21:11tous les gens qui étaient à la cour de cassation,
21:13qui étaient dans les grands postes,
21:15avocats généraux à la cour d'appel de Paris, etc.,
21:18ont tous été dans les cabinets ministériels socialistes.
21:21Donc, et ils sont, je veux dire, non pas encadrés,
21:25mais organisés dans deux grandes organisations syndicales,
21:29le syndicat de la magistrature,
21:31qui sont les gauchos bontins,
21:33qui détestent les couches populaires
21:35parce qu'elles sont horriblement racistes,
21:37et nous avons également l'union syndicale des magistrats,
21:41qui est toujours dirigée par des socialistes.
21:43– Qui avait fait le mur des cons ?
21:44– Le syndicat de la magistrature.
21:47– Le mur des cons.
21:48– Le mur des cons est très intéressant
21:49parce que le mur des cons, il…
21:51– On rappelle ce que c'était le mur des cons,
21:52c'était des photos de responsables politiques.
21:54– Oui, alors c'est dans un local ouvert à tous les vents,
21:58il y avait un panneau qui s'appelait le mur des cons
22:01et les gens qui passaient pouvaient punaiser une image
22:06disant celui-là c'est un con,
22:07donc il y avait le général Schmitt dont la fille a été tuée
22:09par un criminel qui venait d'être mis en liberté,
22:14il y avait naturellement Sarkozy,
22:16il y avait Dieudonné,
22:17j'ai appris qu'il y était là aussi.
22:19Donc ce qui est quand même le témoignage de la partialité.
22:23On s'engage, on va juger Nicolas Sarkozy,
22:26je vais y revenir, on va le juger
22:27alors qu'on prend des communiqués
22:32pour demander de le battre au plan électoral
22:35et ensuite on va militer contre tout ce qu'il fait.
22:42Dès qu'il y a une proposition de loi
22:44qui sera déposée à l'Assemblée nationale,
22:46on va la critiquer parce qu'elle ne convient pas à ces gens.
22:49Ce qui est tout à fait extraordinaire.
22:51Ce qui élabore la loi, ce n'est pas les magistrats,
22:55au contraire, ils doivent garder une totale neutralité
22:57puisqu'ils auront ensuite à l'appliquer.
22:59Le pouvoir législatif,
23:01alors il y a le pouvoir exécutif bien sûr,
23:02mais il y a le pouvoir législatif aussi
23:03qu'ils ne respectent pas plus.
23:05Ces gens-là, donc ils ont construit
23:07une espèce de forteresse comme ça
23:08et tout le monde en a peur.
23:10Les politiques en ont peur,
23:11ils ont peur que ça leur tombe dessus
23:13parce que quand ça leur tombe dessus,
23:14c'est difficile.
23:16– C'est autour de Marine Le Pen.
23:17– En France, on adore faire de la politique
23:20par juge interposée,
23:21donc t'as vu, c'est tombé sur le copain,
23:23alors là on y tombe dessus,
23:25et puis quand ça lui arrive,
23:26mais c'est pas possible.
23:27Et le mur des cons, Régis,
23:28ça n'a pas marqué un basculement finalement,
23:30ça n'a pas tellement,
23:31ça a eu une déflagration,
23:32on en a beaucoup parlé,
23:33mais dans le système en lui-même,
23:35est-ce que ça a agilisé ?
23:36– Non, non, non, non,
23:37ça a été un symptôme et un révélateur,
23:40mais qui n'a eu aucune espèce de conséquence.
23:42Il y a un article qui soutenait ça
23:44en disant, mais on nous demande
23:45d'être impartiaux,
23:46mais c'est fini ça,
23:47signé par dirigeant du syndicat
23:50de la magistrature,
23:51dirigeant de l'union syndicale des magistrats.
23:53Ils sont ensemble,
23:54c'est la même mouvance,
23:56la même mouvance corporatiste.
23:57Alors, ils ont acquis cette puissance
23:59et ce pouvoir,
24:01dans une évidente alliance
24:03avec la presse de l'époque,
24:05avec la presse de l'époque.
24:06– C'est toujours le cas,
24:07quand on voit Mediapart
24:08qui sort des affaires…
24:09– Mais Mediapart, ce n'est pas la presse,
24:11Mediapart, c'est un organe
24:13qui a été mis en place
24:14à la demande de la CIA.
24:15Donc, c'est tout à fait…
24:16– Salut à vous.
24:18– Ça s'est fait.
24:19– Ça s'est fait, alors ?
24:20– Non, il faut être sérieux,
24:22il faut être sérieux.
24:23Là, non, j'exagère un peu en disant ça.
24:25– Oui, parce que Sarkozy
24:26n'aurait pas pris si cher
24:27si Mediapart, c'était la CIA, quoi.
24:29– Non, non, mais je dis ça
24:30concernant, c'est moins Mediapart
24:32que Plenel.
24:33Donc, bon, parce que moi,
24:36alors justement,
24:37autre privilège de l'âge,
24:38moi, j'ai connu toute sa carrière
24:39et je me suis toujours affronté
24:40avec ce qu'il représentait.
24:42Bon, donc, le problème,
24:45c'est qu'il y avait cette alliance
24:46avec la presse
24:46pour affaiblir le pouvoir législatif
24:50et le pouvoir politique.
24:51C'est tout à fait clair.
24:52Et puis, ça a évolué.
24:54Alors, Sarkozy,
24:56probablement de façon intuitive,
24:58mesure ça.
24:59Et il veut les renvoyer,
25:02non pas les rendre impartiaux,
25:04mais il veut les renvoyer
25:05du côté du pouvoir exécutif.
25:08Il veut les avoir plus à sa botte,
25:10quand même,
25:10qui était la vieille tradition française
25:12depuis Napoléon.
25:13Bien.
25:13Donc, vous savez,
25:16je me plains toujours
25:17que les procureurs,
25:19qui sont les avocats de la République,
25:20qui poursuivent,
25:21et les juges du siège,
25:22soient tous les deux des magistrats.
25:24Ce qui fait qu'il y a un vrai problème.
25:26Il y a un vrai problème
25:27que cette espèce de connivence
25:29entre les deux.
25:29Et qui a voulu
25:31que les procureurs
25:32soient magistrats ?
25:33C'est Napoléon
25:34qui a dit,
25:34comme ça,
25:35ils surveilleront
25:35les juges du siège.
25:37Voilà.
25:38Et donc,
25:39Sarkozy l'a senti.
25:44Et puis,
25:44Sarkozy était détesté.
25:46Sarkozy est battu en 2012.
25:48Je l'ai déjà dit,
25:49c'est pas lui qui…
25:50Enfin,
25:50c'est pas Hollande
25:52qui a été élu.
25:53Et ils ont continué
25:55à asseoir leur pouvoir.
25:57Alors,
25:57ça prend du temps.
25:58Il y a tous ceux
25:59qui vont dans les cabinets ministériels
26:00qui ensuite sont nommés
26:01dans les postes stratégiques.
26:03Et arrive,
26:04arrive l'affaire Macron,
26:08c'est-à-dire 2017.
26:09Arrive 2017
26:10et je suis tout à fait désolé,
26:12sans l'intervention organisée,
26:16concertée,
26:17de la magistrature,
26:18à ce moment-là,
26:19Macron n'aurait pas été élu.
26:21Il y a eu tout un tas
26:22de préparations,
26:23ce que je considère
26:24être un complot.
26:25Ça a été prémédité,
26:26Régis, alors ?
26:27Mais largement.
26:27– Oui.
26:28– Alors,
26:29prémédité,
26:31l'arrivée de Macron
26:32est prémédité.
26:33C'est comment
26:35Attali le propose,
26:37enfin l'impose,
26:37l'impose à Hollande,
26:41jouillet l'impose à Hollande,
26:43toute l'histoire de Macron,
26:46comment est-ce qu'il arrive à l'ENA,
26:47comment est-ce qu'il se retrouve
26:48l'année où il n'y a pas de classement.
26:50– Oui,
26:50comme de par hasard.
26:51– On le retrouve à l'inspection générale
26:53des finances sur cooptation
26:55de la part de Jouillet.
26:57Donc, tout ça fait que,
26:59quand arrive l'élection,
27:03c'est-à-dire le début de l'année 2017,
27:05il y a eu une surprise.
27:07On pensait que Sarkozy
27:08allait gagner la primaire de la droite.
27:11– Et revenir finir.
27:13– C'est Fillon.
27:15Et tout le monde savait très bien
27:16qu'il fallait être avec Marine Le Pen,
27:19premier ou deuxième,
27:20pour le deuxième tour,
27:20et que c'était tranquille,
27:21le boulevard était là.
27:23Donc, à ce moment-là,
27:25il y a,
27:25oh, c'est curieux ça,
27:26un magistrat du PNF
27:28par Tegué National Financier
27:29qui a été créé par…
27:31– Hollande.
27:33– Par François Hollande.
27:34– François Hollande.
27:34– Pour encaser des juges
27:36qui étaient dans les cabinets ministériels
27:37à l'époque,
27:38dans l'avion présidentiel.
27:38– Non, non, pas des juges.
27:40– Enfin, des…
27:40– Des parquetiers,
27:42des gens qui ont l'autorité
27:43de poursuite
27:43sur l'ensemble
27:44du territoire national.
27:46Parce que normalement,
27:46ce sont des compétences territoriales.
27:48Non, non, hop,
27:49dès qu'il y a une affaire
27:50qui peut être gênante
27:51ou qui peut être utile,
27:52on prend les dossiers.
27:54– On temporise,
27:54on choisit le temps, quoi.
27:56– Et ensuite,
27:57comme avait dit
27:58le premier président
27:59de la Cour de cassation
28:00dans une lettre commune
28:02avec le procureur général
28:04auprès de la Cour de cassation,
28:05en pleine affaire Fillon,
28:06en disant,
28:07écoutez, c'est comme ça
28:08que ça marche,
28:09c'est chacun son rythme.
28:10Ben voyons.
28:11Alors, à propos de rythme,
28:12je ne me rappelle plus comment,
28:14Lamanda, il s'appelait.
28:15À propos de rythme,
28:16M. Lamanda,
28:16la semaine dernière,
28:17qu'est-ce qui s'est passé ?
28:18C'est M. Bruno Leroux,
28:20le ministre de l'Intérieur
28:22de François Hollande,
28:23qui avait le même problème
28:25que François Fillon,
28:27en même temps.
28:29C'est l'affaire a éclaté
28:30en même temps
28:31que l'affaire Fillon.
28:31– On n'a pas beaucoup entendu parler
28:32de l'affaire Leroux.
28:33– Non, non, non, mais…
28:35Donc, exactement,
28:36il avait employé ses enfants, etc.
28:38Eh bien, qu'est-ce qui s'est passé ?
28:39Il a été jugé la semaine dernière.
28:41Huit ans et demi.
28:42– Ah ah ah ah ah !
28:44– Moi, j'applaudis.
28:45– Moi, j'applaudis.
28:46Merci Bruno.
28:47– Merci Bruno.
28:47– Et on vient…
28:49– Non mais…
28:50– Et on vient me dire,
28:52chacun son rythme.
28:53– Donc…
28:53– Tout ça, c'est normal.
28:54Oui, M. le Premier Président
28:55de la Cour de classe,
28:56vous avez raison,
28:56c'est chacun son rythme.
28:58– C'était 15 jours,
28:59en pleine campagne.
29:00– Alors, cette opération…
29:05– C'est comme un week-end à la chasse.
29:06– Une magistrate du PNF
29:07qui va à un poste à l'Élysée,
29:10le poste chargé des affaires juridiques.
29:12Il y a un conseiller
29:16à qui on remet les éléments de dossier
29:18qui ont été récupérés
29:19par le cabinet noir à Bercy,
29:21avec les fiches de paye
29:22de Madame de Pénélope, etc.
29:25Et donc, le conseiller en question
29:28va voir la presse.
29:30Je ne vais pas porter
29:31d'accusation nominative à cette occasion.
29:33– Mais, mais…
29:35– Si on peut faire une deuxième démission,
29:37ce sera pas mal.
29:37– Surprise !
29:38– Le téléphone n'a pas encore sonné.
29:39– Oui, le téléphone n'a pas sonné,
29:40encore ça va.
29:41– Surprise extraordinaire.
29:43Oh, le canard enchaîné,
29:45le 24 janvier, 24 je crois, oui,
29:48publie à 8h du matin, 7h du matin,
29:51alors dans les rédactions,
29:52on l'a la veille,
29:53publie un article sur l'emploi de Pénélope Fillon.
29:57Bien, à 11h du matin,
30:00le PNF ouvre une enquête préliminaire,
30:04l'annonce partout.
30:06Alors, fort intelligemment,
30:08l'avocat de François Fillon
30:10se précipite voir Madame Eliane Oulette.
30:14Oh, mais non, on n'a rien fait,
30:15regardez, je vous donne tous les éléments.
30:17Il est aussi mauvais avocat,
30:20je vais avoir des ennuis avec l'ordre,
30:21mais je m'en fous, je vais honorer en matin.
30:23Il est aussi mauvais,
30:24je ne donnerai pas de nom là non plus,
30:26aussi mauvais avocat que son père
30:28est mauvais philosophe.
30:29Et si quelqu'un prononce le nom,
30:34ce ne sera pas moi.
30:35On n'en dit rien.
30:36On n'en dit rien.
30:37Il va, à ce moment-là,
30:39tout démarre,
30:40il y a un truc fantastique,
30:42c'est-à-dire que les flics sont envoyés
30:43par les procs,
30:45et il n'y a donc que les procureurs
30:47et les policiers
30:49qui connaissent les éléments du dossier
30:51à ce moment-là.
30:51Donc, les flics arrivent
30:54à leur sommet national.
30:56Bonjour, M. Bartholone,
30:59on vient perquisitionner
31:00le bureau de François Fillon.
31:04Pardon, mais perquisitionner.
31:06Séparation des pouvoirs,
31:07immunité, etc.
31:08C'est comme interdit.
31:09M. Bartholone,
31:10mais allez-y,
31:11surtout vous gênez pas.
31:13Je vous jure que ça s'est passé comme ça.
31:15Je vous jure que ça s'est passé comme ça.
31:17Donc, ensuite, de quoi ?
31:19– Mais là, il n'y a pas des poursuites ?
31:20Parce que derrière, on ne peut pas dire
31:21« attendez, ce qui s'est passé,
31:23c'est scandaleux ».
31:23– Ah si, il y a eu des poursuites.
31:25– Et alors ?
31:26– Ça sera jugé dans dix ans.
31:27– Non, il y a eu des poursuites.
31:29Moi, je peux vous dire
31:30que dans un bureau
31:31du palais de justice de Paris,
31:34celui d'un membre du parquet,
31:38je ne nommerai pas non plus,
31:39il y a une armoire
31:40où on range les plaintes
31:41pour violation du secret de l'instruction.
31:43– D'accord.
31:43– Là, il y a un avocat,
31:45comment est-ce qu'il s'appelle,
31:46que tu es venu dénoncer ça
31:47à la télévision en disant
31:50« mais attendez, il n'y a que les magistrats
31:52et les policiers qui ont pu… »
31:55– Je vais parler des fuites.
31:58Dupont-Moretti, il s'appelait.
31:59– Ah oui, Dupont-Mazerati.
32:01– Oui, oui.
32:02– Comme quoi…
32:03– C'est incroyable.
32:04– Ah oui, on peut tourner.
32:10C'est plus du 180 degrés,
32:12c'est du 360.
32:13– Donc Sarkozy s'est fait flinguer par les juges ?
32:15– Non, alors non, je termine juste,
32:17parce que le détail…
32:18– Il nous reste trois minutes, mon chéri.
32:20C'est une séquence, donc là, il faut faire vite.
32:22– Non, mais…
32:22Non, je veux parler de Sarkozy.
32:24Non, mais c'est le bagne, ici.
32:26– Non, mais c'est le bagne, j'ai dit ce pas.
32:27– C'est pire que le bagne.
32:28– Non, et donc, il y aura…
32:30– C'est le goulag, c'est le goulag, ici.
32:33– Toute l'instruction sera faite
32:35dans la presse,
32:38toutes les fuites seront là,
32:40tout ça sera monté.
32:4147 jours,
32:43avec Fillon venant dire à la télévision
32:45« Mais non, mais machin… »
32:47En tout cas, si je suis mis en examen,
32:48je ne me présenterai pas,
32:50qu'à cela tienne…
32:51– Non, mais il a été nul.
32:52Après, sa défense a été nulle.
32:54– Mais pire que ça.
32:55– Nullissime.
32:56Il aura dû dire « Allez vous faire foutre,
32:57je suis candidat, je fonce. »
32:59– Il a été beaucoup trahi, aussi.
33:01– Oui, ah ben ça…
33:02– Oui, parce que, il ne faut pas croire que…
33:05Alors, on dit « Oui, les costumes… »
33:07Non, il n'a pas été poursuivié pour les costumes.
33:10Non, non, les costumes,
33:11c'est quelqu'un d'autre qui a balancé ça dans les jambes.
33:14– C'était la petite banane.
33:15– Il s'appelle Nicolas Sarkozy.
33:17– Ah, c'est bon, voilà.
33:18– Ah, c'est bon, hein.
33:22– Bon, écoutez, pour une fois…
33:24– Alors, Nicolas Sarkozy, justement.
33:25– Alors, Nico.
33:27– Est-ce que c'était mérité ?
33:28– Non.
33:28– Est-ce qu'il ne fallait pas ?
33:29– Qu'est-ce que ça raconte, ça ?
33:30– Est-ce qu'il va le faire à 5 ans ?
33:31– Qu'est-ce que ça raconte ?
33:32– Est-ce qu'il a volé l'argent du guide ?
33:33– C'est la dixième ou quinzième affaire qu'on poursuit.
33:36On poursuit, il y a eu l'affaire des écoutes
33:38qui est un scandale total,
33:40où on a fait condamner aussi au passage
33:42son avocat Thierry Herzog,
33:45le secret professionnel de l'avocat complètement détruit.
33:48Non, non, là je parle de l'affaire des écoutes.
33:50Il y en a eu plein d'autres.
33:51Il y a eu des non-lieux, etc.
33:54Et arrive cette affaire,
33:55qui est une des queues d'affaires
33:57pour des faits qui se seraient déroulés il y a 20 ans.
34:00Donc, naturellement, instruction qui a été faite
34:03uniquement, exclusivement à charge,
34:05qui est pleine de trous juridiques.
34:07Je ne vais pas revenir sur les trous juridiques
34:09qu'il peut y avoir, mais c'est la même chose.
34:12Dans l'affaire Fillon, dans l'affaire Marine Le Pen,
34:15tout ça, ce sont des décisions totalement politiques.
34:18Donc, qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?
34:21Il y a un enjeu.
34:22Il faut que cette justice,
34:24qui est le bras armé d'Emmanuel Macron,
34:28fait élire, elle le protège,
34:30elle empêche toutes les procédures
34:33sur un des systèmes les plus corrompus d'Europe.
34:36Et si jamais les couches populaires l'ouvrent,
34:42elle les massacre.
34:44La même justice les massacre.
34:46C'est pour ça.
34:46Alors, quand j'entends,
34:48ah ben oui, mais j'ai écouté leur don, là,
34:51à ce propos, vous voyez,
34:52condamner Sarkozy,
34:53mais ce sont les mêmes.
34:55Ça n'est la condamnation de Nicolas Sarkozy,
34:57sur lequel je vais dire un mot.
34:58Ah, ah, ah, ah.
35:00C'est comme ça.
35:02Trois phrases, trois phrases.
35:05Attendez, il n'a pas fini.
35:07Vite, je vous reprends tout.
35:09C'est l'Élysée.
35:10C'est normal.
35:11Ils appellent souvent.
35:11Oui, c'est la quatrième.
35:14On est toujours là, j'espère que ça va.
35:16– Oui, cette fois-ci…
35:23– Ah ben voilà, ils applaudissent, c'est incroyable.
35:26– Oui, non mais cette fois-ci, on a mis le jingle.
35:27Bien sûr, monsieur le conseiller.
35:29Alors, oui, maître Castelnau est avec nous,
35:32vous pouvez le voir, oui.
35:34Eh bien, je lui pose la question.
35:36Il voudrait que vous disiez vraiment
35:38que l'élection de 2017 n'a pas été un coup d'État.
35:42– Tu vas avoir du mal, hein ?
35:44– Je l'écoute.
35:45– C'est le disait, hein.
35:46– Je ne suis pas le seul à le dire.
35:49– Ben non, qui d'autre ?
35:51Ah ben, ils veulent savoir.
35:52– Pas mal de gens.
35:53– Oui, oui, oui.
36:01Alors, ça c'est encore Emmanuel Macron,
36:04enfin son conseiller,
36:06qui dit qu'il ne sera jamais poursuivi par les juges, lui.
36:11– C'est une autre histoire.
36:14J'en jurerai pas.
36:15– Ben non, vous pensez qu'il aura l'impunité, Emmanuel Macron ?
36:21Il est jeune, hein ?
36:22Il ne peut pas y avoir une affaire, là, qui sort ?
36:24– Je pense que c'est possible, le jour où il sera affaibli,
36:28avec le grand courage qui caractérise cette corporation,
36:33je pense que, pour redorer son blason,
36:36mais ça nous amène très directement à Nicolas Sarkozy.
36:38si je veux terminer ?
36:39– Ah, voilà, on est arrivé, M. le conseiller, désolé, désolé.
36:42On doit laisser terminer, maître Castelnau.
36:45C'est comme s'il était dans un tribunal.
36:47Écoutez, on va refaire le procès de Nicolas Sarkozy, bien sûr.
36:50– Non, non, non.
36:51– Non, on l'écoute, M. Castelnau, maître.
36:54– Voilà.
36:54Nicolas Sarkozy, pourquoi est-ce qu'au bout de cette procédure,
37:02parce qu'on finit la vendetta,
37:04et il faut qu'on puisse dire, regardez comme on est dur avec les puissants.
37:09– Voilà.
37:09– Le puissant en question, il ne représente plus rien,
37:13il est par terre, il est un petit peu ridicule,
37:18donc on le piétine.
37:19Et lorsque le tribunal, il faut lire le jugement,
37:22ce n'est pas un jugement, c'est un tract, comme celui de Marine Le Pen.
37:26Et quand on le condamne, c'est une condamnation qui n'a qu'un objectif,
37:31aucun support juridique, mais qui n'a qu'un objectif,
37:34c'est celui de l'humilier et de se prétendre défenseur
37:38de la veuve et de l'orphelin contre les puissants.
37:40– Ça, c'est pas bien.
37:42– Et lorsque l'on le condamne…
37:43– C'est monsieur le conseiller, attendez, je raccroche avec l'Élysée,
37:45parce que je lui ferai passer, avec plaisir.
37:48Bonne soirée, et mes amitiés, madame.
37:51Pardon.
37:51– Lorsqu'on le condamne à 5 ans de prison ferme,
37:55il faut que ce soit suffisamment costaud,
37:57et qu'on prononce le mandat de dépôt,
37:59juridiquement et judiciairement totalement inutile,
38:02on sait très bien que ça n'aura que 3 semaines.
38:04On le sait à ce moment-là.
38:06Et Sarkozy le sait.
38:07– C'est juste pour avoir la scène où il rentre à la santé et dire voilà.
38:10Alors, à propos de théâtre, parce qu'il y a le procès Sarkozy…
38:12– Non, mais sur la sortie, c'est très important.
38:15Sur la sortie.
38:16– En un mot.
38:16– En un mot.
38:17– Juridiquement, il devait sortir.
38:20– Oui, bien sûr.
38:20– Puisque présomption d'innocence, il a fait appel,
38:23et il faut qu'il comparaisse devant la cour d'appel
38:25dans les mêmes conditions que sa comparaissance devant en premier instant.
38:28– Il a 70 ans.
38:29– Donc, il allait sortir.
38:31C'est tout.
38:31– C'est bien.
38:32– Donc, quand on le condamne à 5 ans,
38:34qu'on prononce le mandat de dépôt,
38:36on sait qu'il va sortir,
38:38et on sait que ça va faire hurler les gens qui vont dire…
38:39– C'est du théâtre.
38:40– C'est du théâtre, voilà.
38:41Mais alors, autre théâtre, quand même,
38:44le procès de Brigitte Macron.
38:46– Ah oui, ils font parler, quand même.
38:50– Ben oui.
38:50– Ça, c'est quoi ?
38:52C'est de la justice ?
38:52C'est de la com', c'est quoi ?
38:54– Bon, alors, je vais me calmer, parce que…
38:56– Allez, voilà, on va se calmer direct.
38:59Ils vont rappeler, à force.
39:00– Non, non, c'est pas pour ça.
39:01– Ils vont rappeler, c'est sûr.
39:02– C'est pas pour ça, c'est pas pour ça.
39:04– Je suis pas là, moi.
39:07– Non, non, allez-y, allez-y.
39:08– Non, mais, parce que là, je suis très chaud sur ce…
39:12– C'est moi, maître.
39:13– Ça a été un moment désagréable, ça m'a beaucoup contrarié,
39:16quand j'ai vu plein d'amis et tout,
39:18se réjouir de la condamnation de Sarkozy,
39:20puis tout le théâtre qu'il y avait autour.
39:22La droite se livrait à un soutien stupide
39:25de quelqu'un qui ne le méritait pas,
39:29parce qu'effectivement, il y avait cette espèce de mensonge.
39:35Il n'a pas été condamné parce qu'il a fait la guerre en Libye.
39:38Il n'a pas été condamné.
39:38– Attends, on parlait de Brigitte, là.
39:40– Oui, je ne comprends plus, moi.
39:41– Non, donc, c'est pour ça que j'étais contrarié,
39:44parce que c'est une imposture.
39:49La magistrature, la justice et le bras armé d'Emmanuel Macron,
39:53et donc, je vais parler de la façon dont elle le traite,
39:55et le bras armé d'Emmanuel Macron,
39:57pour installer son système et mettre en place,
40:01c'est la clé, c'est la clé de la révolte.
40:04Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de mouvement populaire aujourd'hui ?
40:06À cause de ce qui s'est passé.
40:07– Ah, les gilets jaunes !
40:08– C'est une abomination ce qu'il a été fait à ce moment-là.
40:10– Oui, justice politique.
40:10– Donc, si vous croyez à un magistrat,
40:14il faut le mettre en cause immédiatement.
40:17Vous dites, non, non, non, vous êtes le soutien du pire système
40:21qui a été imposé aux Français,
40:23et c'est vous qui avez fait élire M. 11%,
40:25et c'est vous qui le soutenez.
40:26– Mais peut-être, le jour, et je l'ai dit tout à l'heure,
40:30et ça va nous amener à Mme Macron,
40:33peut-être que le jour venu,
40:38si jamais il fait un pas de côté,
40:40si jamais il est suffisamment affaibli,
40:42il faut que ce soit sans danger de lui taper dessus.
40:46– Oui, parce que là, il y a beaucoup de pouvoir, c'est ça.
40:48– Et qu'il ne se fasse pas rappeler à l'ordre par les grands intérêts.
40:51Il ne faut pas que Bernard Arnault dise,
40:52non, mais attends, où ça va, ça ?
40:53Qu'est-ce que c'est, cette histoire ?
40:54Pour l'instant, il va au fashion, je ne sais pas quoi,
40:58avec, à côté de Mme Macron.
41:01Donc, le procès, la décision de la Cour d'appel
41:06dans la procédure de diffamation,
41:10moi, elle m'a interpellé.
41:12C'est-à-dire que c'était véritablement un service
41:17qui était demandé à Emmanuel Macron,
41:20par Emmanuel Macron, pardon, à la justice,
41:22et la justice n'a pas marché.
41:23C'est-à-dire que, première instance,
41:26500 euros d'amende avec sourcil, moi, je veux bien.
41:30J'ai vu pire, même en…
41:32– On attendait quand même une exécution en place publique.
41:34– Donc, ils en appellent.
41:36Ils auraient tout à fait pu condamner, confirmer.
41:40Non, ils ont décidé le luxe…
41:43– Mais non, on va relaxer.
41:44Je suppose que ça a eu un effet très désagréable à l'Élysée.
41:50C'est la raison pour laquelle, quand on m'a interrogé,
41:51maintenant, je viens à cette procédure invraisemblable.
41:54– Une minute, Rich, j'en ai déjà très en retard sur la rubrique.
41:57Une minute.
41:57– Sur le harcèlement, c'est une forgerie.
42:02Il y a eu une pulsion totalitaire.
42:04On a demandé à la justice de juger, en dehors de toutes les règles,
42:08c'est pas ça, le harcèlement, etc.
42:10Toute la presse a relayé tous les éléments de langage.
42:13Et on m'a dit, mais qu'est-ce que vous pensez que ça va donner ?
42:15J'ai dit, écoutez, 50-50.
42:18Peut-être que, justement, les magistrats vont se dire,
42:20là, lui, il commence à nous énerver.
42:23Il est à 11%.
42:24On l'a fait élire.
42:26Il ne faut pas trop nous en demander.
42:27Donc, on va se faire, là aussi, le luxe.
42:30On va prendre la pause.
42:32Signe extérieur d'honnêteté, de probité, de magistrats.
42:35Et on va les relaxer.
42:38Je ne sais pas.
42:39Je ne sais pas.
42:39Je dis, moi, 50-50.
42:42Donc, s'ils sont condamnés, c'est toujours pratique de dire, voilà.
42:46J'aurais eu raison.
42:47S'ils sont relaxés, j'aurais eu raison.
42:49– Alors, 50-50.
42:51Maintenant, on passe à l'heure des comptes, mon cher Régis.
42:52On va aller un peu sur de l'actualité.
42:54L'heure des comptes, maintenant.
43:00Allons un peu sur de la politique, chers amis.
43:04Une première séquence, parce qu'on va parler de la crème catalane,
43:07de la politique française.
43:08On va parler de Manuel Valls.
43:10On regarde la vidéo.
43:11Et on en discute après, Vérégis de Casselleneau.
43:13– On ne voulait pas de ministre qui est de la personnalité.
43:17Deux, je réussissais là où ils avaient échoué,
43:19sur la Nouvelle-Calédonie et sur les Outre-mer.
43:22Trois, peut-être qu'on n'a pas apprécié les propos
43:24que j'ai tenu en conseil des ministres.
43:25Questionnement de manière très respectueuse.
43:27– Alors, Manuel Valls, quand même.
43:29Un ministre combatif qui a été mis de côté à cause de ça, mon cher Régis.
43:34– Je connais Manuel Valls.
43:37– Ah, ben voilà.
43:38– Je l'ai connu quand il était à Argenteuil.
43:42Il voulait faire carrière et il avait bousculé le PS.
43:47Il était jeune.
43:49Et c'était la circonscription de Robert Rue.
43:52Très mal tourné.
43:53– Oui.
43:54– Et donc, alors, c'est comme ça qu'on a…
43:56– C'est ça, les communistes ?
43:58– Bravo ! – Bravo, merci beaucoup.
43:59– Il a été parachuté à Évry, après.
44:03Donc, non, mais c'est une catastrophe.
44:06– Non, mais il le dit, quand même.
44:08Il a du estomac, quand même, de balancer ça à l'antenne.
44:10– Non, mais il n'a aucun complexe.
44:14– Ah ben non, ça, manifestement.
44:15– Le gars, il part, il change de femme toutes les dix minutes.
44:19Il part avec l'extrême droite catalane.
44:23Il se fait bouler de partout, tout le monde se fout de lui.
44:26Je ne sais pas si vous vous rappelez.
44:27Il y avait un gars qui chantait, qui l'imitait.
44:29C'était drôle.
44:31Sur une télé catalane.
44:33Il revient et, comme Bruno Le Maire, il fait un comeback.
44:37Bruno Le Maire, le comeback, il a duré…
44:40– Oui, oui, oui.
44:41– 24 heures.
44:41– Et il vient et il se trouve des journalistes pour oser l'inviter.
44:48Mais c'est incroyable en disant, moi, je réussissais.
44:50Moi, je me rappelle qu'il avait situé les Comores dans l'océan Pacifique.
44:56– Oui, oui, oui.
44:57Dominique Benoît, là-dessus, sur Manuel Valls.
45:00Micro, micro, oui, moi.
45:03– Il n'y a pas grand-chose.
45:04– Il marche, il marche, il ne faut pas le toucher.
45:05– Il n'y a pas grand-chose à dire sur Manuel Valls, c'est le néant.
45:09– C'est déjà beaucoup le néant, c'est déjà beaucoup le néant.
45:12– Non, il a été Premier ministre, on se demande pourquoi.
45:14– Oui, c'est vrai.
45:15– Bon, pour moi, c'est un homme qui n'existe pas, c'est tout.
45:19– En tout cas, maintenant, on va donner le change,
45:22sur l'allège général, on va passer vraiment à quelqu'un
45:24de très, très, très compétent, Régis.
45:26– Plus que Manuel Valls ?
45:27– Plus que Manuel Valls, et là, séquence, Catherine Bautrin.
45:31– Tout d'abord, celui de notre soutien à l'Ukraine.
45:34Je veux le redire avec beaucoup de clarté,
45:37nous continuerons à soutenir l'Ukraine
45:40aussi longtemps qu'il le faudra.
45:43Depuis la première heure, elle profite sur une solidarité européenne
45:48qui est à la fois constante et concrète.
45:51Et le Président Macron recevra d'ailleurs M. Volinsky, pardon, à Paris.
45:57– Voilà, Vladimir Volinsky, c'est pas mal, non ?
46:00– M. Volinsky.
46:02– M. Volinsky, quand même.
46:03– M. Volinsky.
46:04– M. Volinsky, je le précise,
46:08l'atout était dans la vidéo de Catherine Vautrin,
46:10pas sur ce plateau.
46:11– Alors, non mais c'est effrayant.
46:15– C'est effrayant.
46:16Les gens que vous citez, dont on parle de Manuel Valls,
46:20expriment la catastrophe, quoi, à chaque fois l'effondrement.
46:24C'est la chronique de l'effondrement.
46:25– C'est ça.
46:26– Vautrin, qu'est-ce qu'elle fait là ?
46:28– Et Georges Volinsky, je l'ai connu,
46:34je l'ai connu, parce qu'à partir de 1977,
46:37il faisait des dessins dans l'Huma,
46:39c'était un type adorable, et puis talentueux tellement.
46:42C'était la grande époque, celui-là, c'était…
46:44– Et Taquin, c'était magnifique, Volinsky.
46:47– Et donc avec Cabu, avec Rezer, et puis…
46:50Bon, donc c'était des équipes extraordinaires,
46:52une génération extraordinaire.
46:55Et donc il a été assassiné par les…
46:58– Par les dos, oui.
46:58– Et les frères Kouachi, oui, oui, bien sûr.
47:01– On ne va pas les citer, mais…
47:02– C'est absolument épouvantable.
47:05Et voilà une personne qui vient nous dire,
47:08je l'appelle Zelensky, Volinsky,
47:11et qui est ministre de la Défense.
47:13Alors on a eu l'homme soja,
47:14le chef d'état-major de l'armée française,
47:18qui était colonel la semaine précédente,
47:21à qui on a filé une poignée d'étoiles,
47:23cinq, pour qu'ils deviennent…
47:24– Cinq d'un coup, oui.
47:25– Alors il a été tellement ridicule,
47:26quand il est venu présenter son truc,
47:28qu'on s'est dit, oula, il faut un peu reviriliser ça,
47:31et on a envoyé Pierre Schill,
47:32qui est le chef d'état-major de l'armée de terre,
47:34on l'a envoyé chez Fogiel,
47:36il est venu en tri,
47:37et puis il s'appelait du printemps comme ça.
47:38– C'est ce que je dis,
47:39est-ce que je dis que c'est la guerre à ma fille ?
47:40– Et après, on a eu le patron de la gendarmerie,
47:44qui dit, oulala, si on va faire la guerre à l'Est,
47:46il y en a qui ne seront pas d'accord,
47:47on va tous les foutre en tôle.
47:48– Et, je traduis à peine,
47:51et là, on nous sert ça,
47:54mais Madame Vautrin,
47:56est-ce que vous vous rappelez,
47:58lorsque elle était,
47:59alors je ne sais plus quelle était sa fonction,
48:00au moment de la loi sur l'euthanasie,
48:04donc elle est interviewée.
48:05– Elle était en fonction déjà ?
48:06– Oui, mais vous savez,
48:06on a beaucoup insisté pour absolument avoir
48:09le consentement des victimes.
48:12– Oui, c'était elle !
48:13– Allez, merci, merci beaucoup.
48:15– Merci Catherine Vautrin,
48:17elle restera évidemment.
48:18– On entend l'histoire.
48:18– Les victimes.
48:20– Non, non, c'est incroyable, c'est incroyable.
48:22On va passer très rapidement à la Minute Mainstream,
48:25vous savez, c'est cette minute
48:26où on rend hommage aux chaînes d'Information Continue.
48:29– Merci, merci, merci.
48:38Bonsoir Nicolas.
48:40Alors, c'est la Minute Mainstream,
48:41et comme d'habitude,
48:42nous mettons nos plus beaux habits
48:44pour chanter les louanges de ce merveilleux pays
48:46qu'est la France d'Emmanuel Macron.
48:48Alors, on apprend,
48:49et certains mauvais esprits prétendent
48:51que 50 départements sont en quasi-faillite.
48:54Mais qu'est-ce qu'on s'en fout ?
48:54– Ben oui, on s'en fout en fait.
48:56– Voilà.
48:56– C'est l'innovation,
48:58c'est de la probité,
48:59c'est une réindustrialisation,
49:01c'est formidable.
49:01On a créé des emplois, mon cher Alexis.
49:02Les gens se plaignent de tout.
49:04– Ben c'est ça.
49:05À un moment, il faut choisir.
49:06Est-ce qu'on croit les chiffres
49:07ou est-ce qu'on croit Emmanuel Macron ?
49:08– Moi, je pense que quand même,
49:10le petit père des pleuples,
49:11le petit père suprême,
49:12est une donnée absolument de tangie
49:15pour le croire, bien entendu.
49:16Donc, les départements ont faillite.
49:18Allez chercher de l'argent, chers amis.
49:20– Mais de l'argent, il y en a partout.
49:22Enfin, moi, je vois,
49:22c'est une volonté politique.
49:23Il suffit de demander,
49:25et on donne.
49:26Là, Ursula von der Leyen,
49:27et à raison,
49:27à donner le montant de la tombola
49:30pour l'an prochain pour l'Ukraine,
49:31c'est plus de 167 millions,
49:33milliards,
49:34pardon, excusez-moi, merci,
49:36d'euros qu'il va falloir réunir
49:38pour Volodymyr Zelensky.
49:40Les Français doivent faire des efforts.
49:41– Ibi Dove travaillait jusqu'à 92 ans,
49:43à mon avis,
49:44au bas mot,
49:44on doit l'assurance chômage,
49:45on oublie, d'accord ?
49:46– Il faut travailler, ça suffit.
49:48– On finit la journée de travail.
49:49Et puis, il faut bosser,
49:50il faut bosser, bordel.
49:51Il faut bosser, il faut travailler.
49:53Il faut travailler, je suis désolé, moi.
49:54Ça suffit maintenant,
49:55les congés payés, les RTT,
49:57tout ça, il faut arrêter.
49:58– Quand même,
49:58une très très bonne nouvelle,
50:00parce que les Français
50:01sont toujours à la peine
50:02et ont l'impression que tout va mal,
50:04la croissance,
50:04eh bien, elle va très bien.
50:06La France représente
50:06la moitié de la croissance
50:08de la zone euro.
50:09Alors quand même
50:10que la croissance de la zone euro
50:11est pas loin de zéro, en fait.
50:13– C'est ça qui est génial.
50:15– Oui, c'est génial.
50:16Mais on nous a quand même dit
50:17que c'était la locomotive
50:18de l'Union européenne,
50:19la France tout de même.
50:20En fait, c'est une locomotive
50:21qui part un peu en arrière, certes,
50:23mais tout de même,
50:24elle a cette capacité
50:24à avancer dans le mauvais sens,
50:26mais elle avance.
50:26Voilà, moi je suis tollé.
50:27Voilà.
50:28– Voilà.
50:28Et autre chose,
50:29une autre réussite,
50:30c'est le chômage aussi,
50:31qui remonte.
50:31– Ça, c'est génial le chômage.
50:32– C'est formidable.
50:33– C'est comme les chiffres du loto,
50:34tu vois ça, ça monte permanent,
50:35c'est ça qui est génial.
50:36La cognate est toujours remise en jeu.
50:38Tu vois, les Français
50:39ne s'en rendent pas compte de tout ça.
50:40C'est dommage.
50:41– Non, ils commandent
50:42sur des plateformes chinoises
50:43des poupies sexuelles,
50:44c'est l'amortable.
50:45– Alors qu'ils pourraient
50:46acheter français, par exemple.
50:48Un rafale, ça coûte 80 millions d'euros,
50:49c'est pas cher un rafale.
50:50– Non, c'est pas très cher.
50:51– Les Français,
50:51ils pourraient acheter
50:52des voitures électriques
50:53et puis des rafales.
50:54– Bien sûr, bien sûr.
50:55– Alors pourquoi ils ne le font pas ?
50:55– Parce qu'ils n'ont pas envie,
50:56parce qu'ils n'arrivent pas
50:58à écouter,
50:59à voir la perspective
51:00d'un pays
51:00qui s'émancipit,
51:02qui devient puissant
51:03avec Emmanuel Macron.
51:04C'est ça la réalité.
51:05– Pourriez-vous dire
51:05un petit mot sur les départements ?
51:06– Absolument.
51:07– Ah ben voilà, ben voilà.
51:08– Non, non, c'est pas par hasard
51:09que les départements
51:11sont mis en faillite.
51:12Bon, toute la France
51:13est en faillite, on le sait,
51:14mais spécialement les départements,
51:16alors tout ça,
51:16c'est une recentralisation
51:18qui a été mise en œuvre
51:19par la haute fonction
51:20publique socialiste
51:21et puis désormais
51:22par Emmanuel Macron.
51:23Eh ben, les départements,
51:25ils ont toutes les fonctions sociales.
51:27RSA.
51:28– Oui.
51:29– L'aide sociale à l'enfance,
51:30qui est quand il y est aujourd'hui,
51:31c'est horrible.
51:32– Bien sûr, bien sûr.
51:33– Les personnes âgées,
51:35je veux dire,
51:36c'est ces fonctions
51:36qu'on veut tuer.
51:37– Maître Castelnau,
51:39on reponge dans les passions tristes,
51:41alors que là,
51:41on avait quand même
51:42une carte postale merveilleuse
51:43pour dire que la France
51:44était un chouette pays.
51:45Ça suffit maintenant.
51:46– Nous, on se fait chier
51:46à faire des éditos.
51:48– On se fait chier
51:49à faire des mini-mainstream
51:49pour donner du moral aux gens
51:51et puis on nous casse le bordel.
51:52– Et paf !
51:53– Allez !
51:53– Et vas-y,
51:54les taux de l'enfance,
51:55c'est bon.
51:55– Je m'excuse.
51:57– Je m'en barre,
51:57je me barre,
51:58ça suffit.
51:59– Bon, et ben voilà,
52:00c'est la fin.
52:00– Oui.
52:01– De cette à l'heure générale,
52:03on s'est encore régalé.
52:04– Ben ouais,
52:04c'était bien.
52:05Si vous aimez,
52:06vous le dites,
52:07vous commentez,
52:08vous partagez,
52:08vous mettez un petit pouce,
52:09un petit like,
52:09vous vous abonnez bien sûr
52:10à toutes les chaînes,
52:11y compris au Substack maintenant
52:13de Maître Castelnau,
52:15où vous trouverez des articles
52:17ô combien enlevés,
52:18où l'on compare nos dirigeants
52:20à des cocaïnomanes
52:21totalement déjantés.
52:22– Et le public apparemment
52:23a aimé à l'heure générale,
52:25public.
52:25– Ah ouais, merci !
52:26– Eh oui, merci beaucoup
52:28les amis, en tout cas.
52:29– Eh ben merci,
52:30à la prochaine !
52:31– Bye bye, ciao !
52:32– Sous-titrage ST' 501
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