- il y a 3 mois
Macron organise le chaos - Pierre-Yves Rougeyron dans Le Samedi Politique
Depuis la dernière dissolution, nombreux sont ceux à déclarer que la France est ingouvernable. Sans majorité claire, la marge manœuvre des gouvernements successifs se mesure au gré des compromissions des uns et des autres.
Le gouvernement de Sébastien Lecornu II repose ainsi sur un accord tacite avec les socialistes dépourvus de chef charismatique quant à une suspension de la réforme des retraites. Une disposition qu’Emmanuel Macron a lui-même mis en péril depuis la Slovénie, comme pour ajouter de l’huile sur le feu... son sport favori.
Dans ce contexte, le politologue et essayiste Pierre-Yves Rougeyron, président du Cercle Aristote (https://cerclearistote.fr/), nous livre son analyse au scalpel du paysage politique français et des manipulations médiatiques à prévoir pour imposer de nouveaux candidats dans le jeu électoral.
Il évoque également la fameuse "menace russe" permettant à la fois d’agiter les peurs pour détourner l’attention des Français et avancer vers des projets de Défense européenne et de contrôle des populations.
Depuis la dernière dissolution, nombreux sont ceux à déclarer que la France est ingouvernable. Sans majorité claire, la marge manœuvre des gouvernements successifs se mesure au gré des compromissions des uns et des autres.
Le gouvernement de Sébastien Lecornu II repose ainsi sur un accord tacite avec les socialistes dépourvus de chef charismatique quant à une suspension de la réforme des retraites. Une disposition qu’Emmanuel Macron a lui-même mis en péril depuis la Slovénie, comme pour ajouter de l’huile sur le feu... son sport favori.
Dans ce contexte, le politologue et essayiste Pierre-Yves Rougeyron, président du Cercle Aristote (https://cerclearistote.fr/), nous livre son analyse au scalpel du paysage politique français et des manipulations médiatiques à prévoir pour imposer de nouveaux candidats dans le jeu électoral.
Il évoque également la fameuse "menace russe" permettant à la fois d’agiter les peurs pour détourner l’attention des Français et avancer vers des projets de Défense européenne et de contrôle des populations.
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00:00:00Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle édition du samedi politique.
00:00:20Au programme de cette semaine, une grande question.
00:00:22La France peut-elle véritablement survivre à Emmanuel Macron ?
00:00:26Alors que la commission des finances de l'Assemblée nationale a rejeté le budget, l'examen dans l'hémicycle a débuté.
00:00:33Alors à quoi s'attendre ? Quelles conséquences en cas de blocage ? L'opposition joue-t-elle son rôle ?
00:00:39Eh bien nous verrons ça dans quelques instants.
00:00:40Nous verrons aussi les questions internationales avec cette tentative de diversion permanente, notamment sur la guerre en Ukraine.
00:00:47On voit tout ça dans quelques instants, mais bien sûr avant.
00:00:50N'oubliez pas, je compte sur vous pour le succès de cette émission.
00:00:52Alors pensez dès à présent à cliquer sur le pouce en l'air, pensez bien sûr à vous abonner si ce n'est pas déjà fait.
00:00:57Dites à vos amis de le faire, on va bientôt arriver au million.
00:01:00Et puis bien sûr, rendez-vous dans les commentaires, je vous réponds chaque semaine.
00:01:04A tout de suite.
00:01:04Et à mes côtés, cette semaine, Pierre-Yves Rougeron. Bonjour Pierre-Yves.
00:01:19Bonjour.
00:01:19Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes président du Cercle Aristote, essayiste, également éditeur pour les éditions Jean-Cyril Godefroy.
00:01:27Ça fait longtemps que vous n'étiez pas venu au Samedi politique parce que tout le monde me pique, Pierre-Yves Rougeron, dans toutes les émissions de TV Liberté.
00:01:32Alors je suis bien contente de vous avoir aujourd'hui. On va commencer avec l'examen budgétaire, si vous voulez bien.
00:01:38L'Assemblée nationale est en passe d'examiner le volet dépense, pardon, recette justement du texte budgétaire vendredi.
00:01:45Avant même de commencer, ce que je vous propose, Pierre-Yves, c'est d'écouter d'ores et déjà, quelqu'un dont vous êtes fan, je crois, le grand Olivier Faure, patron des socialistes.
00:01:57Notre guide suprême.
00:01:58Exactement, il évoquait justement le positionnement des socialistes quant au budget qui arrivait à l'Assemblée.
00:02:04Il y a eu un avertissement, y compris en conscience des finances, qui a, depuis le début de la semaine, cherché à examiner le texte qui était proposé par le gouvernement.
00:02:12Et comme vous l'aurez noté, ce texte n'a pas trouvé de majorité.
00:02:16Et donc, il y a aujourd'hui, effectivement, une réalité, c'est que si dans les toutes prochaines heures, en gros jusqu'à lundi prochain, il n'y avait pas d'évolution sensible sur le texte, il n'y aurait aucune marge de manœuvre accordée sur le PLF et sur le PLFSS, sur le budget de l'État et sur celui de la Sécurité sociale.
00:02:36Et donc, en réalité, ce serait terminé.
00:02:39En clair, s'il n'y a pas de taxe Zuckman, s'il n'y a pas de retour de l'impôt de solidarité sur la fortune, s'il n'y a pas de mesure majeure avec des milliards à la clé sur la fiscalité des plus riches, il n'y aura pas de budget, vous ne voterez pas.
00:02:52Et en plus, vous ferez tomber le gouvernement. C'est bien ça.
00:02:54Vous avez bien compris.
00:02:55Bon, alors, vous avez noté une extrême fermeté d'Olivier Faure.
00:03:04Oh, le Lénine d'Ivry-sur-Seine. Donc, Olivier Faure nous joue une jolie comédie. Déjà, il parle au nom de tous les socialistes. Grand bien lui face. Je ne suis pas ça.
00:03:20Il est patron des socialistes, quand même.
00:03:21Oui, en théorie, oui. Le problème, c'est qu'à force de jouer à la fermeté face à des gens qui ne en veulent pas, il va mesurer l'étendue de son manque de pouvoir.
00:03:30Parce que pour l'instant, une partie non négligeable de son groupe parlementaire veut jouer la collaboration jusqu'au bout.
00:03:36Parce que, théoriquement, ce serait l'intérêt du Parti Socialiste d'aller à la dissolution, si les sondages se vérifient.
00:03:45Et uniquement si. Et surtout, quelle tendance au sein du Parti Socialiste ? Parce que M. Faure lui-même a-t-il fait totalement le deuil d'ambition autre que d'être premier secrétaire d'un parti croupion ?
00:03:59Alors, vous me direz, il ne pourra pas être autre chose. Oui, mais ce n'est pas la réalité qui compte.
00:04:05C'est la perception qu'il en a dans la maigreur de l'œilleton à travers lequel il la regarde.
00:04:12Parce que, je veux dire, et puis il y a surtout, alors, il est vrai qu'Olivier Faure est quand même un grand vizir et doit être consulté.
00:04:22Mais je ne suis pas certain que M. Glucksmann le consulte à intervalles réguliers.
00:04:26Alors, pour l'instant, c'est lui qui compte. Parce que c'est lui, l'engagé socialiste, enfin, coalition de gauche libérale,
00:04:34théoriquement derrière lequel M. Faure doit plier.
00:04:37Et donc, est-ce que c'est l'intérêt de M. Glucksmann d'avoir un groupe augmentant qui serait pris dans une coalition ?
00:04:48Cette coalition, admettons qu'elle arrive avec un accord avec les centristes à Matignon. Très bien.
00:04:57Visiblement, c'est quand même mal parti.
00:04:58C'est mal parti.
00:04:59Depuis 2022, ils n'ont de cesse que d'essayer de faire ça.
00:05:02Évidemment. Mais admettons. Admettons.
00:05:07Ça veut dire que M. Glucksmann ne sera pas président de la République.
00:05:10Quelle que soit la force des réseaux derrière lui.
00:05:14Or, vous avez vu l'opération Grasse et Loukoumesque qui a été d'essayer de nous le vendre.
00:05:21En plus, il a de solides appuis.
00:05:24Ne serait-ce que beau-papa, ce qui n'est pas rien.
00:05:27Et je ne suis pas certain qu'il ait tellement envie…
00:05:29Quand vous dites beau-papa de Raphaël Glucksmann…
00:05:30C'est très simple. C'est Gassam Salamé.
00:05:32Le père de Léa Salamé.
00:05:34Le père de Léa Salamé.
00:05:35Surtout conseiller de l'Open Society pour toute la zone du Moyen-Orient.
00:05:39Ce qui n'est pas rien comme carnet d'adresse.
00:05:41Vous voulez, il ne tient pas un kebab au Crémant-Blissat, que je sache.
00:05:46Donc, M. Glucksmann a des espérances en raison de son rang.
00:05:54Et n'a pas tellement envie que le lampiste d'Ivry-sur-Seine, Olivier Faure, les lui gâche par de l'autoritarisme bêlant.
00:06:02Donc, surtout, un, vous n'êtes même pas sûr que la totalité du groupe socialiste s'engage dans un sens ou dans un autre de manière totale.
00:06:13Vous avez des tas de gens qui sont plus macronistes que Macron dans les environs du groupe socialiste.
00:06:19Pensez à quelqu'un comme Carole Delga, par exemple, qui se sent occasionnellement poussé des ailes.
00:06:24Et surtout, le PS, l'objectif premier du PS, il ne faut jamais oublier que tout part de la gauche et tout doit y revenir.
00:06:33C'est-à-dire que dans l'esprit d'Olivier Faure, avant de parler de la France, du budget, de Macron, etc.,
00:06:39il faut régler l'hypothèque à gauche.
00:06:42C'est-à-dire, il faut régler l'hypothèque Mélenchon.
00:06:46Tant que Mélenchon n'est pas liquidé, quand ce sera fait, le PS reprendra une partie de l'extrême-gauche et l'enverra au tapin.
00:06:53C'est son rôle historique et c'est le rôle historique de l'extrême-gauche en question.
00:06:58A priori, M. Mélenchon a des espérances autres pour sa fin de carrière politique.
00:07:05Et donc, il devient une sorte d'arête dans la gorge de tout le monde.
00:07:09Et le but d'Olivier Faure, avant tout, c'est de maintenir, c'est là où il diffère d'Emmanuel Macron,
00:07:16c'est de maintenir la machine à faire des traîtres.
00:07:20Parce que lui, il en vit.
00:07:22C'est-à-dire que le but d'Olivier Faure, c'est que le Parti socialiste reste,
00:07:26que le magma, le marais européiste reste de M. Retailleau jusqu'à une gauche ressuscitée socialiste,
00:07:42tout ça lui va très bien.
00:07:43Ce qu'il faut, c'est éviter l'aventure.
00:07:45C'est-à-dire éviter que le système se bascule dans quelque chose d'autre.
00:07:49Parce que là, vous augmentez la zone d'incertitude de ces gens.
00:07:53Et quand vous l'augmentez, eux, ils ont la trouille,
00:07:56parce qu'eux, ils sont là pour faire perdurer les carreaux fêlés.
00:08:00– Si je résume, si vous voulez bien, Pierre-Yves, et vous me coupez si je me trompe,
00:08:04on a une gauche de rupture, en gros, avec la France insoumise,
00:08:07qui « deal » de temps en temps avec le pouvoir,
00:08:10comme on l'a vu en 2024 pour les dernières élections législatives.
00:08:14On a une gauche socialiste, gauche, entre guillemets,
00:08:20socialiste qui continue d'œuvrer pour sa propre existence.
00:08:25– Bien sûr, c'est un syndicat de faillite.
00:08:26– On a une autre gauche à la France Hollande,
00:08:29qui, en gros, n'est pas très loin d'Emmanuel Macron,
00:08:31et a perdu sa dignité restante depuis pas mal d'années,
00:08:35notamment avec l'arrivée dans la règle politique.
00:08:37– On perd rarement ce qu'on n'a jamais possédé.
00:08:40– Emmanuel Macron est une gauche progressiste très assumée,
00:08:44très européiste, qui est celle de Glucksmann,
00:08:46et qui est en dehors du Parti socialiste.
00:08:49Qui n'est pas très loin d'Emmanuel Macron.
00:08:50– Qui est en dehors du Parti socialiste,
00:08:52mais qui, par les médias, fait une opération Ségolène-Royal.
00:08:55C'est-à-dire, je suis en dehors du parti, mais je le prends par en haut.
00:08:59Je le prends par les médias quand je veux.
00:09:02Grâce à mes réseaux personnels.
00:09:03– Pourquoi on ne peut pas tellement comparer une candidature de Ségolène-Royal
00:09:06à celle de Raphaël Glucksmann ?
00:09:07– Juste en termes de méthode, juste en termes de méthode.
00:09:09C'est-à-dire, c'est une attaque par en haut.
00:09:10– Oui, oui.
00:09:11– C'est…
00:09:11– Je suis tellement forte que c'est moi qui le prends.
00:09:13– Si vous voulez, le Parti socialiste, c'est un parti féodal.
00:09:16Donc, soit vous le prenez en prenant une tendance,
00:09:18et la tendance écrase les autres,
00:09:20soit, et Ségolène-Royal a été la première à le faire brillamment,
00:09:23il faut être honnête que c'est une opération bien menée,
00:09:26elle dit, bon, je n'ai pas assez de troupes
00:09:29pour équilibrer des votes internes
00:09:31et pour faire que ma tendance domine.
00:09:33Elle était dans la tendance, à l'époque,
00:09:35de ce qu'on appelait la gauche américaine.
00:09:37C'est-à-dire, Michel Sapin, François Hollande, etc.
00:09:39C'est-à-dire, ceux qui sont allés aider la nouvelle gauche,
00:09:42enfin, aider la deuxième gauche, donc les Rocardiens,
00:09:45à fracasser tous les socialistes rebelles de 2005.
00:09:49C'est-à-dire, tous ceux qui avaient voté non au traité,
00:09:52c'est pour ça qu'il n'y a pas eu de souverainisme organisé
00:09:55au sein du Parti socialiste,
00:09:58et que les deux tendances qu'ils voulaient,
00:09:59celle d'Henri Emmanuel et celle de Jean-Luc Mélenchon,
00:10:01étaient l'une minorée,
00:10:03et l'autre a dû s'éjecter et créera le Parti de Gauche,
00:10:06puis l'Odyssée Mélenchonienne que vous connaissez.
00:10:10Donc, Ségolène Royal dit,
00:10:13bon, comme je ne peux pas faire ça, je vais partir d'en haut.
00:10:16Raphaël Glucksmann fait exactement la même chose,
00:10:18ça tombe bien, il a des réseaux journalistiques gigantesques,
00:10:22et il a mieux que ça,
00:10:23c'est qu'il a des réseaux qui peuvent permettre
00:10:25de contraindre des réseaux journalistiques.
00:10:28Pourquoi s'en priverait-il ?
00:10:29En plus, face à lui, il y a quoi ?
00:10:33Le retour, bon, le retour de François Hollande,
00:10:35on passe tout de suite sur la blague,
00:10:37pour l'instant, ça reste,
00:10:40même si le personnage se sent flatté,
00:10:42qu'on l'interroge à chaque fois qu'il sort de la machine à café
00:10:45et de la buvette, mais pour l'instant…
00:10:48– Pour moi, on ne pose plus cette question à Sarkozy.
00:10:49– Pour l'instant, non.
00:10:52Il faut dire, a priori, la buvette est bruyante là où il est.
00:10:54Mais le problème, c'est que Hollande, pour l'instant,
00:11:00nous n'avons aucune donnée sur le fait qu'il prépare quelque chose,
00:11:02mis à part, évidemment, un ralliement personnel monnayé.
00:11:06Olivier Faure, s'il a encore des espérances,
00:11:12je dirais que c'est triste avant tout pour lui.
00:11:14Mais, donc, qui en face de Raphaël Glucksmann ?
00:11:18Rien, la seule chose, c'est que Raphaël Glucksmann ne veut pas
00:11:20trop s'exposer maintenant,
00:11:22parce que l'hypothèque Mélenchon n'est toujours pas levée.
00:11:25C'est-à-dire qu'on n'a personne à lui envoyer dans la figure,
00:11:29que là, par exemple, s'il y a dissolution,
00:11:32la France insoumise peut tout à fait…
00:11:33parce que Mélenchon en campagne, ce n'est pas Mélenchon diabolisable hors campagne.
00:11:38– La preuve, c'est que la Macronie se rallie à lui pendant les élections.
00:11:41– Exact.
00:11:42Or, le problème, c'est que quelles seront les conditions de la France insoumise ?
00:11:47Est-ce que Mélenchon a totalement tout verrouillé
00:11:49pour éviter toute querelle interne sur le fait qu'il soit une dernière fois candidat ?
00:11:55À un moment, il va falloir faire dérailler un moment ou un autre Mélenchon
00:12:02si cette gauche-là veut faire autre chose que de se rallier à Édouard Philippe
00:12:07ou à un flotteur autre du grand gouvernement central.
00:12:11La seule chose, c'est que pour ça, il faudrait que Mélenchon,
00:12:18un, soit moins bon candidat qu'il n'est quand il se met en marche,
00:12:22deuxièmement, tout l'entourage pour le trahir est déjà prêt.
00:12:28Les écologistes, l'extrême gauche, et d'ailleurs vous l'avez vu,
00:12:31un truc que personne n'a noté.
00:12:33Vous savez que parce que Mélenchon est un militariste de l'Est,
00:12:37il a pris fait et cause pour Dassault.
00:12:39L'Allemagne ne doit pas mettre la main sur Dassault.
00:12:41Au passage, très peu de gens de droite ont été très clairs sur cette question.
00:12:46Mais Mélenchon a toujours été un militariste de l'Est.
00:12:48Mélenchon est tout sauf anti-armée.
00:12:49C'est l'une des seules qualités qu'il a, mais ça, il l'a toujours eu.
00:12:54Toute l'extrême gauche, rappelez-vous, écologiste, lutte ouvrière,
00:12:57NPA, salaud de militaristes, patriotards, et la violence que nous, nous n'avons pas vu.
00:13:04– Ils iront pleurer sur les fermetures d'usines aussi, mais…
00:13:06– Non, mais ça, c'est pas un problème.
00:13:09Ces usines-là, d'ailleurs, les usines tant qu'elles sont françaises, elles peuvent fermer.
00:13:12Mais le mouvement ouvrier est international, vous savez.
00:13:16– Ah oui.
00:13:17– Or, nous, nous n'avons pas noté cette violence parce que nous ne regardons pas cette partie-là du spectre.
00:13:23Ça veut juste dire que les couteaux sont déjà là.
00:13:25La seule chose, c'est qu'il faut vouloir être le premier qui va attaquer l'ours.
00:13:29– C'est quoi ?
00:13:29– Parce qu'il est dur à tuer.
00:13:31C'est pas faute d'avoir déjà essayé.
00:13:32Mais ça, c'est vraiment l'arête qu'ils ont.
00:13:36Quand ils ne l'auront plus, M. Glucksmann aura certainement les mains libres sur la totalité de la gauche.
00:13:41Il dîlera certainement avec Ruffin, parce que Ruffin est malléable.
00:13:45Je ne vois pas… Il peut créer quelqu'un d'autre, mais pour la gauche-gauche,
00:13:50après, tous les décoloniaux, les machins, etc., il les a déjà.
00:13:52C'est les soldats du PS par nature.
00:13:55Donc, puisque tout ça, ça sort du NPA profondément.
00:13:58Daniel Obono, ce n'est pas le décolonialisme triomphant.
00:14:02C'est le NPA derrière le papier peint.
00:14:04Donc, tout ça, c'est des soldats du PS et de la gauche américaine par nature.
00:14:10Donc ça, ça se ralliera au claquement de doigts.
00:14:13Ce qu'il faut, c'est tuer le vieux.
00:14:14Ça, c'est vraiment où l'envoyer dans le mur.
00:14:18Et d'ailleurs, il y a eu une phrase de Mélenchon qui me dit qu'un, il l'a compris,
00:14:21de hisser qu'il ne s'en sortira peut-être pas.
00:14:23Vous l'avez peut-être vu, vu que Figaro en a fait son mot.
00:14:26Mélenchon dit, si nous perdons nos élections, nous nous soumettrons.
00:14:30Nous soumettrons à qui ?
00:14:33Ça, c'est des mots qui ne nous sont pas adressés.
00:14:37Ça, c'est vraiment interne au microcosme.
00:14:39C'est-à-dire, bon, je vais aller jusqu'où je peux.
00:14:44Mais là, objectivement, je pense qu'il sait que de toute façon,
00:14:46il est entouré de Fauchetons.
00:14:48Et il s'est entouré de Fauchetons.
00:14:49Parce que le premier responsable, c'est Jean-Luc Mélenchon lui-même.
00:14:53Fallait pas prendre Coquerel.
00:14:55Fallait pas prendre Bompard.
00:14:57Fallait pas prendre tous ces mecs-là.
00:14:59Les gens qui lui ont été le plus fidèle, je pense même à un mec comme Corbière,
00:15:02c'est lui qui les a dégagés.
00:15:04Eh bien, aujourd'hui, quand vous avez fait le vide autour de vous,
00:15:08eh bien, tout coucou et fili, toi aussi mon fils.
00:15:11– Alors, ce que vous expliquez, là, c'est amusant parce que, paradoxalement,
00:15:16à l'Assemblée nationale et notamment dans le cadre de l'examen du budget,
00:15:19Mathilde Panot est montée au créneau.
00:15:21C'est la patronne du groupe LFI.
00:15:24Et elle a dénoncé un pas de deux entre la Macronie et le Rassemblement national.
00:15:28Je vous propose qu'on l'écoute tout de suite.
00:15:29– Alors, depuis les premiers jours que nous avons vu l'examen du budget
00:15:34dans la commission des finances, nous voyons très clairement une alliance
00:15:38Macronie-RN se nouer pour défendre le budget de malheur de M. Lecornu
00:15:43qui est présenté, puisque, en 48 heures, le Rassemblement national et la Macronie
00:15:48ont voté ensemble contre la taxe Zuckman,
00:15:51contre le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune,
00:15:54contre la suppression de la flat tax, contre la taxation des super-héritages,
00:15:58contre l'augmentation de la contribution des grandes entreprises,
00:16:01contre, enfin, l'augmentation de la contribution sur les hauts revenus,
00:16:05d'autant que ce budget, et cela a été démontré encore par l'étude de l'OFCE
00:16:09la semaine dernière, est un budget qui est dangereux pour le pays.
00:16:12Il n'est pas seulement cruel, il est aussi dangereux,
00:16:15puisque l'OFCE a pointé que ce budget allait diviser par deux la croissance du pays,
00:16:20notamment par l'effondrement de la consommation populaire,
00:16:23mais aussi les baisses d'investissement dans l'activité économique réelle.
00:16:28– Bon, c'est un peu malhonnête, on a l'impression que Mathilde Panot
00:16:36essaie d'aller récupérer un peu le vote ouvrier,
00:16:38le vote des plus pauvres en France, quoi.
00:16:40– Alors, c'est surtout, elle essaye d'aller récupérer un vote ouvrier
00:16:46qu'elle pense être un vote envieux.
00:16:49Parce que là, le problème, ce n'est pas de vouloir de nouvelles recettes de l'État,
00:16:53le problème, c'est de refuser de voir les éléphants au milieu du salon.
00:16:56– Bon, je vais prendre l'exemple de la taille Zuckmann.
00:16:58La taille Zuckmann, ok.
00:17:02Qu'il y ait que la rente soit un vrai problème.
00:17:06Moi, je pense que c'est indiscutable.
00:17:08Moi, si vous voulez, une économie basée est sur la rente, je n'y crois pas.
00:17:12Moi, je crois autant des producteurs.
00:17:14Je ne crois pas à la rente.
00:17:16– Vous êtes vraiment un homme du passé, vous.
00:17:17– Oui, non mais, si le futur, c'est des mecs qui branlent le rien,
00:17:23qui donnent des leçons de boulot depuis un tableur Excel,
00:17:28je préfère le passé.
00:17:29Voilà, moi, je préfère, comme on disait quand j'étais gamin,
00:17:34plutôt les vieux du PMU que les jeunes de l'UMP.
00:17:37Or, donc, c'est…
00:17:39– C'est moche.
00:17:39– Oui, mais c'est réel.
00:17:41Donc, la taille Zuckmann, pourquoi on parle de la taille Zuckmann ?
00:17:46On parle de la taille Zuckmann parce que vous avez accepté l'Union Européenne,
00:17:48on est d'accord ?
00:17:49Bon, donc vous avez accepté la libre circulation des capitaux.
00:17:52Bon.
00:17:53Donc vous avez accepté la concurrence fiscale généralisée.
00:17:56Maintenant, vous en appelez à l'aumône
00:17:59de gens qui, eux, ont utilisé ça pour se faire des grandes rentes
00:18:05et pomper le fric productif.
00:18:07C'est pour ça qu'on a un tel appauvrissement
00:18:11à la fois de la population et des populations de cadres
00:18:13jusqu'aux populations de cadres.
00:18:16Et qu'on a, non pas 10%, mais moins de 2 à 3%
00:18:20qui se sont réellement enrichis en France.
00:18:22Mais qui, eux, c'est dantesque quand on voit le nombre d'augmentations
00:18:27par rapport même à des pays comme l'Angleterre,
00:18:29comme l'Angleterre, ou comme nos voisins immédiats.
00:18:33Pourquoi ? Parce qu'on a préféré cette grande rente-là,
00:18:40qui, elle, peut faire des structures familiales à l'étranger,
00:18:47peut faire les moyens de négocier son impôt.
00:18:52Et donc, résultat, cet impôt négocié,
00:18:57donc qui est évidemment extrêmement bas,
00:18:59qui va le compenser ?
00:19:01Les entreprises, c'est-à-dire le travail enraciné.
00:19:05Et ce que veut Mathilde Panot,
00:19:07c'est parler à des gens envieux qui disent,
00:19:09salaud de patron, en réalité,
00:19:10elle nous fait une version, disons, 2.0,
00:19:15de Harlette Laguillet, qui était une employée de banque,
00:19:17qui disait, travailleurs contre patrons.
00:19:20Mais c'est une lecture de lutte des classes
00:19:23qui n'a rien à voir avec la lutte des classes réelles
00:19:26qu'il y a en France.
00:19:26La lutte des classes réelles qu'il y a en France,
00:19:29ce que nous, dans les travaux du Cercle Aristote,
00:19:32on appelle la nouvelle stratification française,
00:19:34ce n'est pas ça.
00:19:35C'est une part du fonctionnariat,
00:19:41de l'entrepreneuriat,
00:19:44de l'artisanat, de la paysannerie,
00:19:47et évidemment, le mouvement ouvrier,
00:19:49puisque c'est toujours les ouvriers les plus nombreux,
00:19:51la seule chose, c'est qu'on les a scindés
00:19:52en plusieurs groupes d'employés
00:19:53pour ne pas avoir à les compter.
00:19:55Et de l'autre côté, vous avez une part
00:19:56de la haute fonction publique,
00:19:58et une part des faux emplois privés,
00:20:00des grands groupes privés,
00:20:01qui en réalité sont les gens qui ne peuvent pas tomber.
00:20:03Alors vous me direz,
00:20:04et c'est une stratification totalement déséquilibrée.
00:20:07C'est un peu l'état profond d'ailleurs.
00:20:08Ils sont beaucoup moins nombreux que les premiers.
00:20:11Oui, mais n'oubliez pas la force
00:20:12de l'effet de cliquer en économie.
00:20:14C'est que vous avez malheureusement
00:20:1420% de technogestionnaires
00:20:16qui voudraient en faire partie
00:20:18et qui n'en feront jamais partie,
00:20:21dont les intérêts de classe seraient,
00:20:23s'ils avaient une conscience de leurs intérêts de classe,
00:20:25seraient de basculer dans la première classe,
00:20:27mais, et ça malheureusement,
00:20:28vous avez énormément de gens dans la fonction publique,
00:20:30mais également dans...
00:20:32Moi, si vous voulez, quand je vois...
00:20:34Moi, je vois ce que c'est la vie de petit patron.
00:20:37Pire que ça, moi, je suis un indépendant,
00:20:38donc je sais exactement ce que c'est.
00:20:40Quand je vois des petits patrons,
00:20:43des indépendants,
00:20:44des avocats, des architectes, des médecins,
00:20:47prendre fait et cause
00:20:48pour cette part rentière et parasitaire
00:20:54de notre tissu économique,
00:20:56pensant qu'ils ont des intérêts en commun,
00:20:58alors que c'est eux qui payent l'impôt
00:20:59que les premiers ne payent pas,
00:21:01mais les premiers, ils ont la libre circulation de capitaux,
00:21:04donc ils sont protégés par l'Europe.
00:21:08Alors, je veux bien que Mathilde Panot
00:21:09nous ramène tous les Zuckmanns qu'elle veut.
00:21:11Dans l'État actuel,
00:21:13Zuckmann, c'est une connerie.
00:21:15Alors qu'il y a un éléphant au milieu du salon
00:21:17qui s'appelle l'euro,
00:21:19qui s'appelle la libre circulation de capitaux,
00:21:23etc., etc., etc.
00:21:24Et qu'une fois qu'on a réglé ce problème-là,
00:21:27parce que si vous réglez le problème,
00:21:29par exemple, de la souveraineté monétaire,
00:21:30vous n'avez plus à faire de traitement social du chômage,
00:21:33vous pouvez tenter de reconstruire
00:21:35une économie de production.
00:21:36Une fois que vous n'avez plus
00:21:37de traitement social du chômage,
00:21:38vous avez en effet une part de fonction publique
00:21:42qui a assuré ce traitement social
00:21:43qu'il va falloir redynamiser,
00:21:46mettre ailleurs,
00:21:47voire faire basculer dans le secteur privé.
00:21:49Alors que là, il y a 200 000 emplois vacants
00:21:50dans le secteur privé.
00:21:52Si vous virez un million de gens,
00:21:53vous allez les mettre où ?
00:21:54Vous voyez ce que je veux dire ?
00:21:56Là, le problème,
00:21:57c'est que chacun est dans un monde économique imaginaire,
00:22:01et Mathilde Panneau vit dans un monde politique imaginaire,
00:22:03mais une partie du MEDEV vit dans un monde politique imaginaire.
00:22:06Quand je vois des petits patrons
00:22:07prendre fait et cause
00:22:10pour une part du grand patronat
00:22:12qui leur a délégué l'obligation fiscale.
00:22:16Qui leur a délégué l'obligation fiscale ?
00:22:18Oui, on paye trop d'impôts en France.
00:22:21C'est vrai.
00:22:21Mais qui paye trop d'impôts ?
00:22:22Mais qui paye trop d'impôts en France ?
00:22:24Donc, c'est ça, le problème.
00:22:27C'est qu'en réalité,
00:22:28on ne veut pas faire une économie de production
00:22:30parce qu'on reste dans toutes les conneries économiques des années 80.
00:22:33La Daniel Cohen,
00:22:35la société post-industrielle,
00:22:37l'économie de service,
00:22:39toutes ces conneries.
00:22:40Aujourd'hui, nous savons que l'économie,
00:22:43là, par exemple, on a couronné le fameux prix Nobel d'économie
00:22:52par la belle-sœur de son chat,
00:22:53comment il s'appelle ?
00:22:55Le conseil de Macron à Guillaume pour des écrits.
00:23:00Je renvoie aux écrits de Bruno Hamable sur les écrits du personnage.
00:23:03Vous verrez quoi en pensez.
00:23:06Le problème, c'est que vous voulez faire une économie de l'innovation avec ça ?
00:23:10Vous rêvez en couleur, comme disent les Québécois.
00:23:15Qui fait de l'innovation ?
00:23:16C'est l'industrie qui fait l'innovation.
00:23:19L'industrie, vous sortez d'un moule anti-industriel
00:23:22que vous maintenez avec un écologisme fou,
00:23:26avec un prix de l'électricité fou pour faire plaisir à dire à Dutch Qualität.
00:23:30Et donc, à la fin des fins, qu'est-ce que vous faites ?
00:23:32D'ailleurs, comment ça n'a même pu lui faire plaisir à Dutch Qualität ?
00:23:34Si vous voulez, ne pas savoir gérer les fruits du pillage,
00:23:37une vieille histoire allemande.
00:23:38Mais le problème, c'est que quand vous vous rendez compte
00:23:41qu'à la fin, qu'est-ce qu'il vous reste à faire ?
00:23:43Adresser les Français les uns contre les autres.
00:23:44Donc, c'est salaud de fonctionnaires d'un côté,
00:23:47et là, c'est salaud de riches de l'autre.
00:23:49Donc, chacun joue ce que Péguy appelait du luttisme de classe.
00:23:53Travailleurs, travailleuses, en vous ment, on vous spolie.
00:23:56Oh, les salauds de pauvres !
00:23:57Et ça, voilà, au théâtre ce soir, Mathilde Panot.
00:24:01– Alors, il y a une autre catégorie de la population
00:24:03dont on entend beaucoup parler et qu'on montre un peu du doigt aussi.
00:24:06Ce sont les fameux retraités que certains appellent les boomers.
00:24:10Dans ce cadre, on a vu que la question de la réforme des retraites
00:24:13avait pris une importance considérable
00:24:14alors qu'on croyait que la question était enterrée
00:24:17dans le renouveau du gouvernement Lecornu.
00:24:21On sait que, globalement, les socialistes ont « dealé »
00:24:24avec Sébastien Lecornu pour cette suspension de la réforme des retraites.
00:24:28Peut-être, avant d'écouter notre vidéo,
00:24:31est-ce que c'est vraiment un problème ?
00:24:33C'est la question de la réforme des retraites ?
00:24:34Est-ce qu'il y a vraiment un problème avec le financement des retraites ?
00:24:37Parce que là, on voit bien que le chiffrage de la suspension de la réforme des retraites
00:24:41n'a plus rien à voir avec ce qu'on nous disait
00:24:43pour faire passer la pile de la réforme des retraites.
00:24:45– Alors, ne vous inquiétez pas.
00:24:47Le problème, c'est que là, on n'est plus à un bidouillage près d'un point de vue technique.
00:24:50N'oubliez jamais ce que disait le grand, je crois que c'est le grand ministre
00:24:55de la Reine Victoria d'Israélie, il y a les pieux mensonges,
00:25:01les mauvais mensonges et les statistiques.
00:25:03Et Winston Churchill terminera en disant
00:25:05« Je ne reconnais des statistiques que quand je les ai truquées moi-même ».
00:25:08Or, le souci n'est pas là, le souci est anthropologique.
00:25:12C'est que, malheureusement, enfin malheureusement, heureusement,
00:25:16c'est arrivé comme ça, notre génération, en tout cas la mienne,
00:25:20parce qu'elle est née avec les nouvelles technologies,
00:25:26Internet, ce qui était tout à fait prévisible,
00:25:30est devenue une usine de nostalgie.
00:25:32Vous voyez, c'est-à-dire que ça nous a raconté la France,
00:25:35ce qu'on ose appeler la France d'avant.
00:25:37Alors qu'en fait, moi c'est la France des vieux de mon village,
00:25:39donc ils sont toujours là, pour certains d'entre eux,
00:25:40donc ce n'est pas la France d'avant.
00:25:42Et en réalité, ça a réveillé la nostalgie dans toute une partie de ma génération,
00:25:47parce qu'on se rend compte du pays qu'on nous a volé.
00:25:48Et donc, évidemment…
00:25:50Mais qui l'a volé ? Les boomers ?
00:25:53C'est ça le problème.
00:25:54C'est qu'on se retourne contre une génération entière.
00:25:59Alors il y a l'esprit d'une génération,
00:26:00et l'esprit de cette génération a été particulièrement problématique.
00:26:04Ça, c'est vrai.
00:26:05Le problème, c'est qu'on confond un esprit de génération
00:26:08et les individus de la génération.
00:26:11Et puis, accessoirement qu'il y ait eu un esprit dans cette génération,
00:26:14ça ne fait pas une globalité non plus.
00:26:16– Le problème, c'est qu'un, on se rend compte qu'en réalité,
00:26:20l'esprit d'une génération, particulièrement de cette génération-là,
00:26:22qui commençait à être centralisée par les effets de mode,
00:26:27l'importance de la forme capitale dans ce qu'elle a de cognitif et de représentatif,
00:26:32la centralité des médias,
00:26:34et bien en réalité, l'esprit d'une génération.
00:26:37L'esprit d'une génération en 1930, c'est beaucoup, beaucoup de gens.
00:26:41L'esprit d'une génération dans les années 70,
00:26:44c'est les ancêtres des marketeurs,
00:26:47les premiers pubards,
00:26:48les premiers pubards,
00:26:50et le problème, vous voyez, c'est que…
00:26:54– Et nous, aujourd'hui, parce que nous, on n'a que les cendres,
00:26:58on se dit bande de salauds.
00:27:01Et c'est ça l'enjeu de la réforme des retraites, profondément,
00:27:03bien plus qu'un enjeu budgétaire,
00:27:05c'est un enjeu de « nous sommes interdits, nous, d'avenir ».
00:27:09Alors, le pire pour nos enfants.
00:27:10Et vous, vous allez continuer à vous gaver ? Non.
00:27:12Et malheureusement, rappelez-vous, il y a quelques mois,
00:27:15avant qu'on parle des retraites, on parlait de quoi ?
00:27:17On parlait d'un autre sujet qui piquait de la même manière,
00:27:20mais qui était un sujet dit sociétal.
00:27:22On parlait de l'euthanasie.
00:27:25Et combien…
00:27:26Et d'ailleurs, vous en avez entendu,
00:27:27je suis sûr qu'il y en aura dans les commentaires.
00:27:29Et vous avez dû en entendre, ma chère Élise,
00:27:32de gens qui disent « Bon, vu ce qu'ils ont fait,
00:27:34vu ce qu'ils nous ont fait,
00:27:36le cyanure de potassium, quand même ! »
00:27:38Non mais, alors on habille avec amour, avec amour.
00:27:41– Et dignité !
00:27:42– Et dignité, mais vous voyez, c'est le même sujet.
00:27:45Là, le problème, c'est que la réforme des retraites,
00:27:48pour éviter de voir les éléphants dans la pièce,
00:27:50et les éléphants, c'est quoi ?
00:27:51C'est l'absence de droits de douane,
00:27:53c'est le fait que des pays qui sont à nos frontières immédiates
00:27:56nous font une guerre économique pour nous détruire,
00:27:59c'est le fait qu'aujourd'hui,
00:28:00il y a une économie très lourde dans le monde,
00:28:03vu qu'elle pèse 51% de l'industrie,
00:28:05qui est l'économie chinoise,
00:28:06qui n'est pas en volonté agressive,
00:28:09mais qui est agressive par rapport à son poids, tout simplement.
00:28:11– Non, si vous voulez, la différence entre un enfant de 8 ans
00:28:19et un sumo quand il vous marche le pied,
00:28:20c'est que le sumo, vous le laissez finir.
00:28:21Donc, non mais vous voyez le problème,
00:28:26c'est, et on doit parler de ça,
00:28:28on doit parler de l'effondrement de la productivité en France,
00:28:32on doit parler de la protection des innovateurs
00:28:37et du processus d'innovation, on devrait parler de ça,
00:28:41et surtout du problème qui nous pond tous au coin du bec,
00:28:45qui est l'effondrement de la natalité.
00:28:47Et au lieu de ça, on est dans la version agiste…
00:28:54– De la lutte des classes.
00:28:55– De la lutte, c'est-à-dire salaud de jeunes, pourriture de vieux.
00:29:00– Nicolas qui paye.
00:29:00– Nicolas qui paye.
00:29:01Or, le problème, c'est qu'en effet Nicolas paye.
00:29:04Mais Nicolas paye, ça c'est indiscutable.
00:29:06Et Nicolas paye trop, c'est indiscutable.
00:29:09Le problème, c'est qu'il paye pour un système.
00:29:11Je vous le dis, demain, on généralise le sienur de potassium
00:29:16pour l'ensemble des boomers, un matin, rien le soir,
00:29:21l'ordonnance du bon docteur ou gérant,
00:29:25eh bien, je vous le dis, il y aura un mieux budgétaire quelques mois,
00:29:33le temps que le système…
00:29:34– Sur le plan civilisationnel, je ne suis pas persuadée qu'on aura gagné aujourd'hui.
00:29:37– Sur le plan civilisationnel, ce sera une catastrophe,
00:29:39mais même sur le plan budgétaire, le système a créé la dette,
00:29:46avalera la plus-value et basta.
00:29:51Et quelques mois après, on dira, bon, c'est plus les boomers, on les accueillit.
00:29:56– C'est la faute de qui, alors ?
00:29:58– Et le souci, c'est qu'à un moment, il faut regarder un système
00:30:02qui est en bout de course, qui est en bout de course.
00:30:05C'est le… Un moment, il faut avoir le courage,
00:30:08alors je sais que ça va faire hurler, vu que les gens ne connaissent pas son œuvre,
00:30:11donc il l'allume.
00:30:13Il faut avoir le courage de Keynes.
00:30:16Keynes, il a regardé le capitalisme, il l'a sauvé d'ailleurs ce faisant,
00:30:20parce que sinon, en disant, on ne peut plus continuer comme avant.
00:30:23Là, on ne peut pas continuer comme avant.
00:30:25On ne peut pas continuer avec une monnaie qui n'est pas la nôtre,
00:30:28avec des frontières inexistantes,
00:30:32avec un manque de direction et de planification,
00:30:36et évidemment, le corollaire de la planification,
00:30:40contrairement à ce que les gens qui ne connaissent pas,
00:30:42qui ne voient pas ce que c'est, pensent,
00:30:44ce n'est pas un surcroît d'autoritarisme,
00:30:46c'est un surcroît de visibilité,
00:30:48qui est la visibilité pour l'entrepreneur,
00:30:50c'est ce qu'il y a de mieux, parce qu'il dit,
00:30:51là, ça va être un marché d'avenir,
00:30:54je peux me permettre de faire bosser ma boîte pendant 10 ans.
00:30:58Et là, j'investis.
00:30:59Voilà, c'est… Le problème, c'est de changer l'esprit.
00:31:04On peut vouloir des politiques de vengeance.
00:31:08Le problème, c'est qu'à l'intérieur d'un même peuple,
00:31:10ça s'appelle une guerre civile froide,
00:31:11et une guerre civile froide, c'est juste une guerre civile lâche.
00:31:16Si on revient sur cette question de la guerre des retraites,
00:31:19c'est marrant, la réforme des retraites,
00:31:21sur le plan de la… plus de la forme que du fond, en réalité,
00:31:24comme beaucoup de macronistes l'ont dit,
00:31:26c'est la seule réforme structurelle
00:31:28qu'Emmanuel Macron a réussi à imposer.
00:31:30Le fait de la retirer, et donc, tout sauf anodin.
00:31:36Néanmoins, c'est ce qu'a consenti Sébastien Lecornu
00:31:38pour réussir à réunir son deuxième gouvernement.
00:31:42J'aimerais bien qu'on écoute, dès à présent,
00:31:44les propos d'Emmanuel Macron depuis la Slovénie
00:31:47à ce sujet ces derniers jours.
00:31:48Le Premier ministre a fait un choix
00:31:51pour apaiser le débat actuel
00:31:54qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance.
00:32:00Je le dis ici parce que ça n'est ni l'abrogation
00:32:02ni la suspension,
00:32:04c'est le décalage d'une échéance
00:32:05qui est la prochaine échéance,
00:32:06celle des 63 ans au 1er janvier 2027,
00:32:09qu'il a décalé au 1er janvier 2028
00:32:11avec un financement par des économies.
00:32:14Qu'est-ce que ça vous évoque, cette déclaration ?
00:32:22Emmanuel Macron est en guerre perpétuelle
00:32:24contre ses laquais.
00:32:25C'est fabuleux la manière dont il récompense
00:32:28chaque acte de servilité
00:32:29par un coup de pied dans la gueule.
00:32:31Il est fabuleux, ce type-là.
00:32:33Mais il est fabuleux.
00:32:34Enfin, j'ai des copains psychiatres.
00:32:38Les mecs le veulent sur un divan.
00:32:39Enfin, c'est...
00:32:41Vous voyez, parce que là,
00:32:42on est d'accord qu'il vient de tirer dans le dos...
00:32:46De le corps nu.
00:32:47De le corps nu.
00:32:48Tout simplement parce que Emmanuel Macron...
00:32:50Il met un coup dans la truffe aussi des socialistes.
00:32:54La récompense de l'esclave,
00:32:55c'est un surcroît dans le poids des chaînes.
00:32:59Tout le monde le sait
00:33:00et Emmanuel Macron, il le fait.
00:33:02C'est l'une des seules choses
00:33:04où vous pouvez être sûr de lui.
00:33:07Ce que vous devez avoir en tête,
00:33:09c'est qu'Emmanuel Macron
00:33:12veut vraiment...
00:33:14Je me permets de réutiliser cette phrase
00:33:18parce que je n'en ai pas trouvé de meilleure.
00:33:22Il ne veut pas qu'on soit suspendu,
00:33:24il veut qu'on soit pendu à ses lèvres.
00:33:26Et ça vaut pour tout le monde,
00:33:28le corps nu compris.
00:33:31Emmanuel Macron est en guerre perpétuelle
00:33:32contre ses successeurs potentiels.
00:33:35À travers M. Lecornu,
00:33:37je vous rappelle que M. Lecornu
00:33:38est le numéro 2 d'horizon.
00:33:42Il sait qu'à chaque fois qu'il écrase Lecornu,
00:33:43il écrase un peu Édouard Philippe.
00:33:46Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il l'a pris.
00:33:48Édouard Philippe, lui,
00:33:49vu qu'il veut l'électorat macroniste,
00:33:51était obligé d'entrer dans cette combine.
00:33:53Cette combine qui, je vous le rappelle,
00:33:55l'a fait passer en quelques mois
00:33:57de 23 à 15.
00:34:00Le prochain qui va se prendre certainement
00:34:02le coup sur la truffe,
00:34:03c'est M. Attal.
00:34:05À un moment ou à un autre.
00:34:07Parce qu'Emmanuel Macron est dans une politique
00:34:09de terre brûlée,
00:34:10on ne succède pas à cet homme.
00:34:12– C'est aussi la logique de Gabriel Attal,
00:34:13d'ailleurs, actuellement.
00:34:15C'est-à-dire que dès qu'il a l'occasion
00:34:16de venir « lessiver » à Macronie,
00:34:21dont il a quand même largement fait partie,
00:34:22sinon même contribué à mettre en œuvre.
00:34:24– Le problème, c'est que, comment dire,
00:34:27ils sont dans, si vous voulez,
00:34:29un piège sondagier, tous les deux,
00:34:31c'est-à-dire l'Attal comme Philippe.
00:34:33C'est-à-dire qu'ils doivent à la fois
00:34:34récupérer la radicalité de l'extrême-centre,
00:34:39c'est-à-dire vraiment l'électorat francophobe
00:34:41et Européolâtre,
00:34:48ou Germano Serville,
00:34:49appelez ça comme vous voulez,
00:34:50et de l'autre côté,
00:34:54ils doivent se distancier à tout prix de lui.
00:34:57Pourquoi ? Parce qu'ils sont dans ce piège sondagier.
00:34:59C'est-à-dire, c'est les nôtres,
00:35:01le problème, c'est que tous les autres
00:35:03ne peuvent pas le blairer.
00:35:04Et donc, nous, on doit conquérir les nôtres d'abord,
00:35:07mais on ne peut pas fédérer
00:35:10tous les anti-macronismes contre nous.
00:35:13Parce que sinon, on est mort.
00:35:15Sinon, ce sera la prime
00:35:17à celui qui n'a jamais été
00:35:18dans un gouvernement Macron.
00:35:21Donc évidemment, dans le cas
00:35:23du grand gouvernement central,
00:35:25pour l'instant, c'est la prime à Glucksmann.
00:35:28Ah oui.
00:35:29Ah oui.
00:35:30Parce que Retailleau, quand il dit,
00:35:32vous avez eu la première déclaration de Retailleau sortant,
00:35:34je n'ai jamais fait partie de la majorité présidentielle.
00:35:36Vire, le conseiller en com' qui t'a dit.
00:35:41Non, vire-le.
00:35:42Vire-le, tout de suite.
00:35:44Non, mais tout de suite.
00:35:45C'est non.
00:35:46Non, mais à qui veux-tu ?
00:35:48Non.
00:35:49Philippe, à la rigueur, il peut dire,
00:35:52où j'y étais, mais vous commencez à oublier.
00:35:54Oubliez, oubliez.
00:35:56Les Gilets jaunes ?
00:35:57Vous parlez de ceux qui sont dans le coffre
00:35:59dans les boîtes à gants des bagnoles ?
00:36:01Oui, j'en ai un, comme tout le monde.
00:36:03C'est la loi.
00:36:04Ah, il y a eu un mouvement.
00:36:05Ah, oui, vous m'en direz tant.
00:36:07Et non, mais à l'époque, vous savez, j'ai perdu la mémoire,
00:36:10j'avais des cheveux, enfin tout ça.
00:36:11Et alors que Retailleau utilisait la technique de l'amnésie collective,
00:36:16alors qu'il était encore là il y a trois semaines,
00:36:19enfin, je veux bien qu'on prenne les gens pour des poissons rouges,
00:36:22mais il y a quand même des limites à la pêche, quoi.
00:36:23Mais, vous voyez ?
00:36:26Et c'est ça le problème, c'est que Attal, comme Lecornu,
00:36:31mais Lecornu, il bosse pour Philippe, profondément.
00:36:34La seule chose, c'est que Macron, pendant ce temps-là,
00:36:37lui, ce qu'il veut, c'est la politique de terre brûlée,
00:36:39qui lui permet soit de provoquer la dissolution
00:36:42et donc de redevenir le premier opposant à une majorité RN,
00:36:44soit de décaler l'arrivée à Matignon,
00:36:48le seul scénario qui permettrait l'arrivée à l'Élysée du RN,
00:36:54et là, avec les copains de l'État de droit, l'Union européenne,
00:36:57tout ça, plus les problèmes internes, on les concasse,
00:37:01et Emmanuel Macron revient au plus tard, en 2032.
00:37:04Il n'a jamais laissé tomber, d'ailleurs,
00:37:08on rigolait doucement quand je le disais il y a quelques années,
00:37:12aujourd'hui même les sondeurs officiels l'avouent tous,
00:37:15il n'a jamais laissé tomber ses projets délirants.
00:37:18Tout comme, d'ailleurs, il n'a arrêté de réfléchir à un troisième mandat
00:37:23que quand on lui a dit, dit, dit et redit, ça ne passera pas.
00:37:29Donc, il a cinq ans à tuer, sauf si on lui propose quelque chose au-dessus.
00:37:34– Ce que vous êtes en train de dire, c'est que constitutionnellement,
00:37:37Emmanuel Macron ne peut pas faire un troisième mandat,
00:37:39mais par contre, il peut revenir en faire un troisième
00:37:41s'il y a eu un quinquennat entre les deux ?
00:37:43– C'est quand même un troisième mandat.
00:37:46– Oui, mais là, pour le coup, il y a une ambiguïté
00:37:48de notre jurisprudence constitutionnelle.
00:37:50– C'est sûr que personne n'aura osé.
00:37:52– Il y a une ambiguïté.
00:37:54Et surtout, qui va en juger ?
00:37:56Le Conseil constitutionnel ?
00:38:00– Vous avez vu qui est dedans ?
00:38:04– Vous faites entièrement confiance à ces gens-là
00:38:08pour l'interprétation de votre constitution ?
00:38:11– Optimiste.
00:38:15Sauf si on lui offre un poste plus haut,
00:38:17et nous savons, par l'intermédiaire d'ailleurs de la presse allemande,
00:38:21que M. Mertz, en échange, et ça va se jouer par exemple au mois de janvier
00:38:25avec la germanisation de la doctrine nucléaire française,
00:38:29que M. Mertz pourrait le pousser…
00:38:35– À devenir Ursula ?
00:38:39– Possible, ou du moins un poste lourd à la Commission.
00:38:44Les Otaniens n'en voudront pas.
00:38:46Déjà, premièrement, ils n'ont pas de place pour un temps relativement long encore.
00:38:51Et deuxièmement, l'OTAN, un, est beaucoup plus réaliste que l'Union européenne.
00:38:56L'OTAN sait qu'elle doit quand même prouver l'utilité de son existence
00:39:01aux Américains principaux bailleurs de fonds.
00:39:05Et que si c'est pour mettre quelqu'un dont tout le monde sait
00:39:08que l'actuel président des États-Unis ne peut pas l'encadrer…
00:39:12– Comme il nous l'a rappelé assez rapidement.
00:39:13– Comme il nous l'a rappelé, et comme il le rappelle à intervalles réguliers,
00:39:17alors il est vrai que… mais je ne sais pas si vous voyez que…
00:39:20je vous rappelle que c'est l'actuel… c'est routeux qui est à l'OTAN,
00:39:24nous sommes d'accord.
00:39:25– C'est ça.
00:39:25– Mais c'est lui qui a appelé Trump « papa ».
00:39:28Nous sommes d'accord.
00:39:30Pourquoi ?
00:39:30Pas uniquement pour le plaisir de se voter.
00:39:33– C'est l'argent de poche avec…
00:39:34– Parce que, vous l'avez très bien dit,
00:39:38parce que quand on est marque routeux, l'argent de poche,
00:39:41c'est Tonton Donald qui le donne.
00:39:43Donc ça vaut quand même d'aller sauter sur ses genoux.
00:39:47Alors je ne dis pas qu'Emmanuel Macron ne sauterait sur les genoux de personne,
00:39:50c'est malheureusement d'ailleurs un des…
00:39:52c'est malheureusement un des tics les plus désagréables du personnage de l'étranger.
00:39:57Mais je ne suis pas sûr que les genoux eux-mêmes soient volontaires pour le recevoir.
00:40:04Donc mieux vaut un poste à l'Union Européenne,
00:40:09et là évidemment Macron vivrait sa meilleure vie.
00:40:11La seule chose c'est…
00:40:13Alors comme c'est une institution qui est elle-même en politique de terre brûlée,
00:40:17elle peut faire appel à une brute.
00:40:18Parce qu'elle, elle est maintenant dans quelque chose de définitif,
00:40:23dans la guerre qu'elle-même n'a pas contre la Russie,
00:40:27mais contre les forces d'opposition interne.
00:40:31– Alors justement, on va commencer à parler d'Union Européenne
00:40:33pour terminer cette émission.
00:40:35On l'a vu très récemment, on relance cette idée de défense européenne,
00:40:39et dorénavant, l'idée qui est le plus souvent mise sur la table
00:40:45par Ursula von der Leyen, donc la présidente de la Commission Européenne,
00:40:47c'est de faire, d'agrandir en permanence le portefeuille
00:40:52des compétences européennes, et tout particulièrement avec celui de la défense.
00:40:57– Bien sûr, et puis là vous avez un maniaque,
00:41:01la prof, je ne sais pas où, qui a fait, prof à Sciences Po, je crois,
00:41:06qui a dit grâce à la guerre contre la Russie, nous serons enfin un État.
00:41:09« Merci d'avoir craché la Val d'Arts, enfin ! »
00:41:14C'est-à-dire qu'en réalité, et puis on va être très clair sur la défense européenne,
00:41:19la défense, c'est une extension de la politique étrangère par d'autres moyens.
00:41:24Nous sommes tous d'accord ? Bien.
00:41:25Donc ça veut dire que nous avons des adversaires communs,
00:41:28très bien, la Grèce a comme adversaire la Turquie, soutenue par Berlin.
00:41:37Ok, donc ce ne sera pas les Turcs.
00:41:40Tous les Européens ont été, quasiment tous, pro-Azerbaïdjanais.
00:41:45Un pays qui a des problèmes avec l'Azerbaïdjan, la France.
00:41:49Il y a qui comme ennemis de l'Europe ?
00:41:52Eh bien tout simplement les ennemis de la classe européiste.
00:41:55Alors les ennemis de la classe européiste, ils sont à l'extérieur de l'Europe ?
00:41:57Non, ils sont à l'intérieur.
00:41:58Donc si vous créez quoi que ce soit, ce ne sera pas une force de défense,
00:42:03ce sera une force constabulaire, ce sera une force de police
00:42:06et de matraquage de l'opposition interne.
00:42:10C'est-à-dire celle qui fera les coups d'État, je prends au hasard,
00:42:14en Moldavie, en Roumanie, en Bulgarie, etc., etc., etc., point 1.
00:42:19Et deuxièmement, vous allez juste vouloir faire un super lobby européen des armes.
00:42:24C'est-à-dire que vous allez devoir déshabiller des entreprises de défense qui marchent,
00:42:29qui sont françaises, pour habiller des entreprises de défense allemandes.
00:42:32– Dont les contrats seront négociés avec les SMS d'Ursula.
00:42:34– Ben voilà.
00:42:35Donc si vous voulez, parce que n'oubliez pas que l'Union européenne,
00:42:43en dehors d'États dits voyous, donc la Russie et la Chine,
00:42:46la Russie et la Chine principalement, ne se reconnaît pas d'ennemis,
00:42:51alors que la Russie et la Chine s'en foutent.
00:42:53Bon, le principal ennemi de l'Union européenne, c'est les populations européennes.
00:42:59– C'est la défiance à l'égard de la constitution européenne actuelle.
00:43:03– Si vous voulez, et d'ailleurs, je dis ça pour les gens qui seraient tentés
00:43:06par des rêves de droite surannées, de s'y rallier,
00:43:13si vous croyez que ça va être la LVF, ça va finir tout pareil.
00:43:21C'est que s'il y a un frontal avec les Russes,
00:43:24il n'y aura pas de frontal vu que vous serez pliés en quelques heures.
00:43:28Et en réalité, ce n'est même pas ça.
00:43:30C'est que toutes les forces qui détruisent les peuples à l'intérieur de l'UE
00:43:35sont prises comme bénéfiques par les institutions européennes.
00:43:39Donc, en réalité, s'il y a un vrai sentiment de défiance,
00:43:43c'est une défiance contre ceux qui veulent que les peuples européens survivent.
00:43:49Donc, c'est vous qui allez le prendre dans la gueule.
00:43:52Il faut être très clair pour ce que c'est,
00:43:54et c'est d'ailleurs pour ça que Berlin donne le la,
00:43:57en voulant désarmée de mercenaires.
00:43:59Vous l'avez vu, ça.
00:44:01Berlin ne pourra pas aligner, vu que la jeunesse allemande,
00:44:04enfin, la jeunesse turco-allemande, pour être tout à fait précis,
00:44:07n'a pas envie, d'où cette idée délirante,
00:44:12de le faire partir à Jossor,
00:44:14qui ne t'en surprise.
00:44:18Eh bien, le problème, c'est que Berlin va,
00:44:22d'ailleurs c'est déjà, je crois, dans les statuts de la Bundeswehr,
00:44:25où en cours d'adoption,
00:44:27va vouloir créer des bataillons de mercenaires,
00:44:29de toute nationalité.
00:44:30– On en revient donc à Wagner, finalement.
00:44:31– Mais finalement, c'était tout ça,
00:44:35tout ça pour nous emmerder sur Wagner.
00:44:38Non mais, voilà où on va aller.
00:44:40– J'aimerais, vous avez parlé de la menace russe,
00:44:43en disant globalement qu'elle était inexistante.
00:44:45Toujours est-il qu'on n'a pas n'importe quelle parole
00:44:48qui s'est élevée cette semaine pour faire état de cette menace russe,
00:44:51puisqu'elle a été agitée cette fois par le chef d'état-major des armées françaises.
00:44:57Je vous propose tout de suite d'écouter le général Fabien Mandon.
00:45:00– Donc on a des armées très conscientes, très prêtes,
00:45:05mais malgré tout, la perception aujourd'hui de la Russie,
00:45:08c'est que l'Europe collectivement est faible.
00:45:09Donc moi, le premier objectif que j'ai donné aux armées,
00:45:17c'est de se tenir prête à un choc dans 3-4 ans qui serait une forme de test.
00:45:24Peut-être que le test existe déjà sous des formes hybrides,
00:45:28mais peut-être plus violent.
00:45:29Si nos rivaux potentiels adversaires perçoivent que nous consacrons un effort pour nous défendre,
00:45:34et que nous avons cette détermination,
00:45:36alors il peut renoncer.
00:45:39S'il a le sentiment qu'on n'est pas prêt à se défendre,
00:45:43je ne vois pas ce qui peut l'arrêter en fait.
00:45:46Et malgré la vaillance de nos soldats,
00:45:48malgré la vaillance des soldats ukrainiens aujourd'hui,
00:45:50toutes les semaines, la Russie grignote un peu de terrain.
00:45:53Parce que les paramètres sont connus,
00:45:56c'est la capacité de production industrielle et la capacité humaine.
00:46:01Et pourtant, on a tout pour être sûr de nous.
00:46:11– Alors je n'ai pas précisé, mais c'était écrit à l'écran,
00:46:13c'est aussi l'ex-chef d'état-major particulier du président de la République.
00:46:17– Ah oui, donc il parlait de détermination,
00:46:20c'est lui le déterminé au fait s'il y a un problème ?
00:46:23– Non, parce que ça va être Choïgou contre ça.
00:46:27Eh bien heureusement que ça ne serait pas dans un octogonat.
00:46:29Bon, donc, alors, c'est monstrueux.
00:46:38C'est monstrueux d'obtenir des grades
00:46:39en voulant envoyer ses propres hommes au carton.
00:46:43Je vais opposer à ça la pensée de quelqu'un qui, lui,
00:46:51a été chef d'état-major des armées,
00:46:53à l'époque où il y avait encore, où ce titre valait encore quelque chose.
00:46:58Il s'agissait du général, donc, Pierre de Villiers,
00:47:01qui, quoi qu'on puisse en dire, était quand même au-dessus de ça,
00:47:04le E, qui avait dit une phrase très simple,
00:47:10l'avait dit, donc, au journaliste Régis Le Sommier,
00:47:13il dit, vous savez, trouver des jeunes gens pour se battre
00:47:16et pour mourir pour la France, bien sûr qu'on en trouve.
00:47:20Les trouver pour aller mourir pour Bruxelles,
00:47:22je vous le dis tout de suite, ça va être une toute autre pierre de manche.
00:47:26Je le cite dans les grandes lignes, c'était encore plus sévère que ça.
00:47:29Donc, alors déjà, on va reprendre les problèmes.
00:47:35Nous parlons de l'ancien chef d'état-major particulier,
00:47:39d'un homme qui a bousillé l'armée française et qu'il a mis à l'os.
00:47:43D'accord ?
00:47:44Donc, ce brave homme a eu son grade parce qu'il a eu le déshonneur
00:47:48de ne pas démissionner.
00:47:50Tant mieux.
00:47:51Vu à quoi il a succédé, il avait de qui tenir.
00:47:54Bien.
00:47:56Deux, l'armée française, bien sûr,
00:47:59que nos hommes sont de très bons combattants.
00:48:01Le problème, c'est que le soldat français, il a une particularité.
00:48:03Ce qui est démerdant.
00:48:04Vous savez pourquoi il est démerdant ?
00:48:05Parce qu'il n'a pas de matériel.
00:48:07Le problème, c'est qu'à un moment…
00:48:08Il démonte des machines à la main.
00:48:09Le problème, c'est que la chair ne supplée pas l'acier
00:48:13dans la guerre moderne.
00:48:16C'est très bien d'avoir d'excellents guerriers.
00:48:18Nous avons d'excellents guerriers.
00:48:19Le problème n'est pas là.
00:48:20Le problème, c'est que tous ces gens viennent du mythe
00:48:24de la guerre technologique de la fin des années 90
00:48:26que les Américains leur ont vendu.
00:48:28Parce que tout ça, c'est quand même des gens
00:48:31qui ont appris la guerre en faisant des QCM
00:48:34dans les QCM du Patagone.
00:48:36Il ne faut jamais l'oublier.
00:48:37Donc, on leur a vendu la guerre technologique,
00:48:39les machins, etc.
00:48:40Et pan, la guerre d'Ukraine.
00:48:42C'est-à-dire une guerre d'artillerie
00:48:43et de boucherie humaine
00:48:46à trois heures de Paris.
00:48:48C'est con.
00:48:49– Il y a les drones.
00:48:51– D'accord, oui.
00:48:53Et un drone, c'est quoi ?
00:48:54Un drone, je suis d'accord que c'est de la technologie,
00:48:56mais un drone, c'est fait pour quoi ?
00:48:58C'est fait pour s'exploser au milieu d'un bataillon
00:49:01et faire de la charclade.
00:49:03D'accord ?
00:49:04Et immobiliser les valides du bataillon
00:49:08qui vont devoir ramasser les bouts des autres.
00:49:10Le temps qu'on les allume.
00:49:11C'est une guerre atroce, ignoble.
00:49:17Et nous, on commande ça en disant
00:49:20la vaillance des soldats ukrainiens,
00:49:22alors que si il y a, mettons l'estimation la plus basse,
00:49:26700 000 Ukrainiens au tapis,
00:49:29c'est parce qu'on a encouragé le massacre
00:49:31depuis les tribunes.
00:49:34Vous voyez, là, on est, comment dire,
00:49:37des supporters, le sang dans la bouche
00:49:39d'un match de MMA qui tourne mal.
00:49:41Où il y en a un qui est en train d'être battu à mort.
00:49:43Et nous, on crie, youpi, entre chips, coca.
00:49:46C'est ignoble au dernier degré.
00:49:49Nous avons créé des armées sur étagère
00:49:50parce que la classe politique que sert ce monsieur
00:49:53et Emmanuel Macron en particulier
00:49:54détestent anthropologiquement l'armée française
00:49:57parce qu'elle est une armée,
00:49:59un, et deux, elle est française.
00:50:00Ça fait deux raisons de ne pas les blairer.
00:50:02Et lui, il commande ça en me disant
00:50:05l'ennemi va nous attaquer.
00:50:07Quelle position française ?
00:50:09La Russie menace-t-elle directement ?
00:50:14Moi, je veux bien qu'on me dise tout ce qu'on veut
00:50:15quand on m'aura répondu à ça.
00:50:19Quelle position française ?
00:50:21Kiev n'est pas une position française.
00:50:24Pas nous, ça n'a jamais été.
00:50:26On n'y a pas d'intérêt.
00:50:27Je ne sais pas, Emmanuel Macron explique que la Russie,
00:50:31ça donne à de nombreuses cyberattaques,
00:50:33notamment d'hôpitaux.
00:50:34La Russie a aussi fait courir le bruit.
00:50:36Très bien, les ratons laveurs aussi.
00:50:37Tu laisses de lits ?
00:50:38Oui, très bien.
00:50:39Je vous le dis tout de suite.
00:50:41Les attaques systémiques en cyberattaque,
00:50:43les animaux sauvages, en détruisant les câbles,
00:50:46ont certainement créé plus de dommages,
00:50:48en tout cas aux États-Unis, c'est documenté,
00:50:51que les cyberattaques russes.
00:50:52C'est-à-dire, Poutine, zéro, raton laveur, un.
00:50:55Donc, alors, moi, je veux bien qu'on envoie les Marines
00:50:57pour flinguer du raton laveur,
00:51:00mais, alors nous, on a des tas d'espèces invasives
00:51:03qui attaquent les câbles, si vous voulez.
00:51:06Qu'est-ce que ça peut être en France ?
00:51:08Les blaireaux ?
00:51:09Bon, on va envoyer l'armée française, tuer les blaireaux,
00:51:10mais ça tombe bien,
00:51:11parce que c'est la doctrine de ce monsieur.
00:51:12L'armée française sert à tout,
00:51:14vider les poubelles, faire les barmises,
00:51:15tout ce que vous voulez.
00:51:16Mais alors, pourquoi pas chasser les blaireaux ?
00:51:18Mais voilà ce que c'est.
00:51:20Non, mais je déconne à peine.
00:51:22À force.
00:51:23Une armée, ça sert à faire la guerre, d'accord ?
00:51:25L'armée, ce n'est pas un truc de travail social,
00:51:29comme ça l'a été en France pendant des années.
00:51:31C'est typique l'opération Sentinelle.
00:51:33L'opération Sentinelle démotive nos soldats.
00:51:35Il y a des soldats qui se flinguent,
00:51:36il y a des soldats qui ne s'entraînent plus.
00:51:38C'est une perte d'argent.
00:51:39Résultat, nos hommes n'ont même pas assez de cartouches
00:51:41pour pouvoir s'entraîner correctement.
00:51:43Ils sont démotivés, ils quittent l'armée
00:51:45parce que des boîtes ne veulent pas payer des vigiles.
00:51:49Et puis je suis désolé, patrouiller dans les rues,
00:51:53ce n'est pas le travail de l'armée, c'est le travail des flics.
00:51:56– C'est d'ailleurs, je me permets d'insister,
00:51:58mais c'est amusant parce qu'on nous répète toujours
00:52:00quoi qu'on pense de cette proposition,
00:52:02mais parfois certains candidats expliquent
00:52:04qu'il faut envoyer l'armée dans les zones sensibles
00:52:07de tel ou tel banlieue.
00:52:08– Déjà, il faut autoriser le tir des flics.
00:52:11Parce que les flics sont habitués à combattre là-dedans.
00:52:14– L'opposition qui se fait connaître dit tout le temps
00:52:17que l'armée n'est pas faite pour agir sur le sol.
00:52:19– Ce n'est pas ça.
00:52:20– Qu'est-ce que c'est que l'emploi de la sentinelle ?
00:52:22– Non, mais déjà, premièrement, il y a ça.
00:52:24Deuxièmement, bien sûr que l'armée devrait pouvoir,
00:52:26parce que c'est son sol,
00:52:28pourquoi il n'y a pas,
00:52:30ce n'est pas hors norme de penser qu'elle puisse y intervenir.
00:52:33Par contre, on ne combat pas des réseaux de chites
00:52:36avec des moyens militaires.
00:52:38– Bien sûr.
00:52:39– On a un pouvoir constabulaire.
00:52:40– C'est ni plus ni moins ce qu'était en train de faire Donald Trump.
00:52:43– Mais attention, là, on appelle l'armée dans ces cas-là
00:52:47quand on a affaire à des armées criminelles.
00:52:49Là, on a affaire à des armées criminelles.
00:52:51Là, je peux le comprendre.
00:52:53Nous, notre rôle, c'est d'éviter que ça le devienne.
00:52:55C'est d'éviter qu'on parte de Mokhtar,
00:52:57d'îleur de Porte-Cochère,
00:52:59pour aller jusqu'à une situation à la Philippine
00:53:01ou à la salvadorienne.
00:53:03Et ça, si nous arrivons jusque-là, c'est par notre faiblesse.
00:53:07Là, on a un pouvoir constabulaire, on ne l'utilise pas.
00:53:10Nous allons avoir trois narco-États à nos frontières nord.
00:53:12Deux à nos frontières nord, un à notre frontière sud.
00:53:15Toute une partie de l'Espagne est en train de pourrir.
00:53:17La Belgique, c'est déjà perdue.
00:53:18Et les Pays-Bas, c'est en cours de perdition.
00:53:21Et tout ça vise la France
00:53:22parce que c'est le principal marché de consommation.
00:53:24Or, ça, au lieu d'envoyer les flics
00:53:27faire du renseignement policier
00:53:29sur des opposants politiques,
00:53:32écologistes, nationalistes, etc.
00:53:36Au lieu d'envoyer les flics
00:53:38faire des brigades vertes
00:53:40comme on en a dans les villes de l'Ouest,
00:53:43au lieu de mettre les flics
00:53:46à prendre les plaintes
00:53:48pour dénonciation par Internet
00:53:51sur le racisme, etc.
00:53:53de remettre les flics en face
00:53:55de leurs véritables adversaires
00:53:56qui sont les réseaux criminels.
00:53:58Ça tombe bien, c'est des maîtres
00:53:59qu'on a déjà affichés.
00:54:00Donc on les connaît.
00:54:01On les connaît par cœur.
00:54:03Et une fois qu'on aura nettoyé ça,
00:54:06on pourra dire tout ce que vous voulez
00:54:07vis-à-vis des banlieues.
00:54:08Le problème, c'est que là,
00:54:09on a affaire encore à des réseaux.
00:54:11On a affaire à des bandes.
00:54:12On n'a pas affaire à des armées criminelles.
00:54:14Si on la joue mal,
00:54:15nous aurons affaire à des armées criminelles.
00:54:17Et là, il y aura deux scénarios.
00:54:19Bukele au mieux,
00:54:21Duterte si nécessaire.
00:54:23Mais pour l'instant,
00:54:25nous n'en sommes pas là.
00:54:28Nous n'en sommes pas là.
00:54:29Là, le problème,
00:54:30c'est qu'on appelle guerre,
00:54:31tout est n'importe quoi.
00:54:32On fait la guerre à la pauvreté,
00:54:33au chômage, au Covid, au machin.
00:54:35Non.
00:54:35– Ça marche toujours très bien.
00:54:36C'est toujours courant des succès.
00:54:37– Non, non.
00:54:37Mais à un moment,
00:54:38il faut arrêter ce type de dressage
00:54:41parce que ça, c'est un dressage.
00:54:42C'est du stimuli pavlovien.
00:54:46Guerre donne la pâte.
00:54:47Or, le souci,
00:54:49c'est que la vraie guerre,
00:54:53c'est, en tout cas,
00:54:54à notre époque,
00:54:55et nous sommes une puissance nucléarisée,
00:54:57donc nous avons un devoir d'être adultes,
00:55:00la vraie guerre,
00:55:01c'est au cas où nos intérêts vitaux sont en danger.
00:55:04Je vais même jouer la provocation jusqu'au bout.
00:55:08Poutine arriverait.
00:55:09Mais Poutine arriverait, je ne sais pas,
00:55:13au milieu de l'Europe de l'Ouest.
00:55:15En quoi ça nous concerne ?
00:55:18Et le pire, je vous le dis sincèrement,
00:55:19la Russie, elle n'en a pas envie.
00:55:21Deux, elle n'a pas mobilisé des hommes pour ça.
00:55:23Elle n'a même pas mobilisé suffisamment d'hommes
00:55:26pour occuper la totalité du territoire ukrainien,
00:55:29preuve que ça ne l'intéresse pas.
00:55:30Ça ne nous regarde pas.
00:55:32La vraie guerre de la France,
00:55:34c'est contre sa propre disparition.
00:55:37Et ça, c'est une guerre totale,
00:55:40qui peut avoir des moyens militaires,
00:55:42mais qui a plutôt des moyens économiques, sociologiques,
00:55:46et de mobilisation de populations.
00:55:48C'est ça, notre grande guerre.
00:55:50Tout le reste ne nous regarde pas.
00:55:52– Et alors, toute dernière question,
00:55:54Pierre-Yves Rougeron,
00:55:55on a le sentiment quand même,
00:55:56depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en France…
00:56:01– C'est long, le précariat temporel.
00:56:02On pense que ça fait 30 ans qu'il est là.
00:56:05– Mais il reste encore quelques années.
00:56:07– On se sent vieillir à le regarder.
00:56:09On ne parle pas de moment encore.
00:56:10– Il reste encore quelques années, visiblement,
00:56:14puisqu'il n'a pas décidé…
00:56:15– Qu'est-ce que je vous ai fait pour que vous me rappelez ?
00:56:17– Il n'a pas décidé de partir.
00:56:18On a vu de plus en plus de personnalités
00:56:20appeler de ses voeux, justement, sa démission, son départ.
00:56:24– Vous appelez la responsabilité un homme
00:56:26qui n'est même pas capable de la concevoir.
00:56:30Ce serait sa responsabilité pour faire du bien au pays.
00:56:33Alors, on va reprendre la phrase.
00:56:36Responsabilité, il s'en fout.
00:56:38Pour faire du bien, ça ne l'intéresse pas.
00:56:40Et au pays ?
00:56:42Non mais, si vous voulez,
00:56:44moi, je veux bien tout ce qu'on veut.
00:56:46Alors, je sais qu'aujourd'hui,
00:56:48tout le monde a vocation à être français,
00:56:49mais si vous voulez,
00:56:51quand vous prenez de l'Afghan un alphabète,
00:56:54vous lui donnez trois mots qu'il ne comprend pas,
00:56:56vous n'allez pas le franciser.
00:56:57Emmanuel Macron, c'est pareil.
00:56:58Vous appelez à sa responsabilité,
00:57:01la responsabilité ne veut pas en avoir,
00:57:03pour améliorer une situation dont il n'a rien à foutre,
00:57:06d'un pays qu'il déteste.
00:57:08Pourquoi il le ferait ?
00:57:09Non mais pourquoi il le ferait ?
00:57:11Si vous voulez, il ne le fera qu'à une seule condition,
00:57:14c'est qu'il puisse prendre le ticket de première classe
00:57:17pour monter d'un étage, c'est tout.
00:57:19Tout le reste, non.
00:57:21C'est le chaos.
00:57:23Et ce genre d'homme attire le chaos.
00:57:26Il vit sa meilleure vie, là.
00:57:28Il est heureux comme tout.
00:57:30On est tous pendus à ses lèvres.
00:57:31C'est-à-dire, il est toujours au spectacle
00:57:33devant maman à 14 ans.
00:57:34On y est toujours.
00:57:39C'est-à-dire qu'il est au centre de la scène
00:57:40et tout ce Binz qu'on a vécu depuis deux mois,
00:57:44il est toujours au centre de la scène.
00:57:46Il dit, il susurre un mot.
00:57:48On s'arrête tous.
00:57:49Vrai ou faux ?
00:57:51On s'arrête tous.
00:57:52Eh bien, c'est ce qu'il veut.
00:57:55Un grand...
00:57:55Si vous voulez, c'est horrible.
00:57:58Mais je tiens à dire une chose parce que...
00:58:00Pour terminer, parce que vous avez tous les demi-habiles
00:58:03qui vont retourner ça contre la Constitution de la Vème République.
00:58:06La Constitution de la Vème République
00:58:07est l'un des derniers biens qui nous reste.
00:58:09Parce qu'elle a un bouton reset
00:58:11qui s'appelle l'élection du président au suffrage universel.
00:58:15Si vous retournez un régime de type Quatrième République,
00:58:18vous êtes sûr que là, le pays est fini.
00:58:21Parce que la Quatrième République, ça va aller encore plus vite.
00:58:23Là, le problème, c'est que la Vème République
00:58:27est indissociable de la notion de souveraineté
00:58:28vu que, justement, c'est une Constitution de responsabilité.
00:58:32Si vous diluez la souveraineté dans une Constitution comme celle-là,
00:58:37vous l'éventrez totalement, vous la videz totalement.
00:58:42Et donc, il ne reste quoi ?
00:58:43Qu'un pouvoir administratif que vous pouvez donner à un grand maniaque.
00:58:47Le problème, c'est que c'est une Constitution
00:58:49qui commande la responsabilité d'une élite.
00:58:52C'est très dur d'être une vraie élite sous la Vème République.
00:58:55C'est totalement atteignable sous la Quatrième
00:58:57vu que ça n'a rien de plus que du sous-Rotarie de province.
00:58:59Mais le problème, c'est qu'une fois,
00:59:03si certains arrivent à faire ce qu'ils veulent,
00:59:05c'est-à-dire à nous enfermer dans le régime des partis définitivement,
00:59:11eh bien, nous nous diluerons,
00:59:13et c'est d'ailleurs le vœu d'États frontaliers hostiles.
00:59:17Or, Emmanuel Macron ira jusqu'au bout dans sa terre brûlée,
00:59:22y compris jusqu'à détruire totalement nos institutions.
00:59:27Et je pense qu'il faut, un, éviter de l'aider,
00:59:29mais deux, comprendre que s'il est là,
00:59:33c'est parce qu'on est déjà de retour à la Quatrième République.
00:59:38Donc l'urgence va être de restaurer la Vème République
00:59:41pour plus jamais ça.
00:59:43Et nous avons une seule chance là-dessus,
00:59:46c'est que, vous vous rappelez qu'Emmanuel Macron a été élu
00:59:49grâce à un pacte de corruption,
00:59:51celui-ci semble ne pas être en train,
00:59:53en tout cas, nous n'avons aucune donnée sur le fait qu'il se…
00:59:57ne veut pas dire qu'il n'existe pas.
00:59:59Mais a priori, une partie des oligarques français
01:00:02soit hésitent à se mêler de cette affaire,
01:00:05soit ne peut plus débrancher son golem dont ils attendent,
01:00:07soit n'est pas totalement satisfaite
01:00:12de l'offre politique de changement de traître.
01:00:15En tout cas, ils ne sont pas s'en mêlés.
01:00:17A priori, il n'y a pas de parrain derrière soit Édouard Philippe,
01:00:20soit Glucksmann, soit Retailleau.
01:00:21C'est-à-dire, pour l'instant, les trois flotteurs donnés.
01:00:25Alors après, ils peuvent faire une campagne éclair
01:00:27et nous créer quelqu'un.
01:00:28– Oui, on l'a déjà dit.
01:00:28– Mais plus ils partent tard, plus ça demande de pognon.
01:00:33Donc, pour l'instant, je pense qu'eux aussi,
01:00:36ils sont comme des lapins dans les phares
01:00:38parce que leur golem leur a échappé.
01:00:39C'est là où nous, nous n'avons pas le choix,
01:00:41si nous voulons survivre, d'être un tout petit peu stratège.
01:00:44– Merci beaucoup Pierre-Yves Rougeron d'être venu
01:00:46jusqu'au Samedi Politique.
01:00:47Je rappelle qu'on peut vous retrouver avec le Cercle Aristote
01:00:49tous les lundis à Paris pour des conférences
01:00:51toujours très intéressantes.
01:00:53Donc, n'hésitez pas, on peut aller sur le site.
01:00:54– Cerclearistote.fr
01:00:55– Voilà, chers amis, j'espère que cette nouvelle émission vous a plu.
01:00:59On aura parlé un peu plus de la France, une fois n'est pas coutume.
01:01:01N'oubliez pas, si vous ne l'avez pas déjà fait,
01:01:03le petit pouce en l'air, ça améliore le référencement.
01:01:05C'est très important pour le succès de cette émission.
01:01:07Pensez évidemment à nous écrire dans les commentaires.
01:01:09On répond chaque semaine, je réponds chaque semaine d'ailleurs.
01:01:12Et puis cliquez sur le pouce, pas sur le pouce, pardon,
01:01:14sur la petite cloche pour vous abonner aux notifications.
01:01:17Allez, à la semaine prochaine, à bientôt.
01:01:18– Sous-titrage ST' 501
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