00:00Une nouvelle galerie a été fermée hier au Louvre.
00:03Est-ce que c'est le signe d'un problème plus global avec ce musée
00:06qui n'est juste plus en adéquation avec son temps ?
00:09D'abord, lorsque j'ai été nommée ministre de la Culture,
00:12le président de la République m'avait chargé de revoir tous ces équipements muséaux,
00:19que ce soit le musée du Louvre ou d'autres équipements culturels d'importance,
00:23d'importance à tous les niveaux pour les Français,
00:25puisque c'est important, c'est un élément patrimonial important pour les Français,
00:30mais aussi pour le rayonnement international et l'attractivité de la France.
00:34La présidente Laurence Descartes, à cette époque, était venue me voir
00:36pour me dire qu'il y avait des difficultés dans ce musée,
00:40il y a des contraintes bâtimentaires,
00:42parce que le musée en soi, ce bâtiment, est un élément patrimonial important,
00:46et donc avec des contraintes réglementaires,
00:48mais aussi des contraintes d'architecture, des contraintes de patrimoine.
00:52Et donc elle m'avait fait une proposition de reprendre ce musée,
01:00au niveau bâtimentaire, mais aussi en termes de sûreté et de sécurité.
01:04C'est tout le sujet, c'était tout l'enjeu du projet Louvre Renaissance,
01:07qu'a présenté le président de la République,
01:09qui intégrait évidemment une nouvelle muséologie,
01:11avec des nouveaux lieux d'exposition,
01:13notamment pour la Joconde ou d'autres éléments majeurs de ce musée,
01:18mais également sur les accès,
01:19puisqu'aujourd'hui il n'y a qu'un seul accès,
01:21ça n'est pas confortable pour les publics,
01:23ça n'est pas confortable non plus pour les personnels.
01:24Et tout un sujet de sécurité et de sûreté,
01:28puisqu'il y a un schéma directeur de sûreté que nous devons financer,
01:32qui est d'importance, puisque ce n'est pas loin de 450 millions d'euros,
01:35et donc elle était venue nous présenter évidemment tous ces enjeux.
01:40Le président de la République a souhaité que ce musée reprenne,
01:43renaisse véritablement, demeure le plus grand et le plus beau musée du monde,
01:47par de nouvelles architectures, par des nouveaux accès,
01:50par des conditions plus agréables pour les visiteurs,
01:53des conditions de travail plus agréables aussi pour les agents,
01:56mais aussi de pouvoir le sécuriser totalement.
01:59Et donc ça prend du temps,
02:01parce qu'il faut aussi faire des audits, des études,
02:04et ensuite lancer les marchés,
02:05vous connaissez les règles des marchés publics,
02:07qui nous contraignent aussi à certains délais.
02:09Donc c'est tout l'enjeu de ce musée,
02:11et donc une partie d'une galerie,
02:13la galerie d'Itsuli, va être fermée au public.
02:16Nous avons évacué des agents qui travaillaient dans cette aile
02:20pour qu'on puisse mesurer l'état d'insécurité
02:24au sens physique et matériel de cette aile.
02:27Et donc les études ont confirmé qu'il y avait une certaine fragilité.
02:30Donc par précaution, nous avons évacué évidemment cette salle
02:33pour pouvoir aller jusqu'au bout de cette étude,
02:36pour voir évidemment quels étaient les risques
02:38et les mesures à prendre de toute urgence.
02:40Donc c'est dans la continuité de ce projet Louvre Renaissance
02:43qui intègre toute la remise aux normes,
02:46toute la sécurisation et aussi éviter toutes les intrusions.
02:50Les musées, les grands musées,
02:52tous les bâtiments culturels font face aussi à de nouveaux défis
02:56et de nouveaux défis aussi qui sont de nature écologique,
03:00puisque les aspects bâtimentaires,
03:02mais aussi de criminalité organisée.
03:04Et on l'a vu avec le vol spectaculaire, très racineux.
03:06Elle a été fermée, vous l'avez dit, par mesure de sécurité.
03:08Est-ce que vous craignez d'autres fermetures de galeries ?
03:11Quand le président de la République a annoncé en janvier 25
03:14ce nouveau projet Louvre Renaissance,
03:16des études ont été lancées pour voir quels étaient les lieux de fragilité
03:20au niveau bâtimentaire.
03:22Et donc nous avons reçu très récemment les conclusions des premières études.
03:28Et donc là, on a un risque de fragilité bâtimentaire de cette salle.
03:32Et donc par mesure de précaution,
03:33on l'a évacué le temps de voir quelles sont les mesures à prendre pour le consolider.
03:37Mais d'autres études ont été lancées.
03:39Les audits de sécurité, comme je l'ai dit,
03:41ont été lancés pour pouvoir avoir un projet global de sécurisation du site.
03:46Donc il y a d'autres galeries qui pourraient fermer aussi dans les prochains jours ?
03:48Vous savez, le Louvre, pendant de très longues années,
03:53on a peu considéré l'aspect sécurité.
03:58On a considéré beaucoup plus la protection des publics.
04:00D'ailleurs, c'est dans les missions des agents de protéger les publics.
04:04C'est tout le sens de la sécurité au sens sécurité aussi à incendie
04:09et surveillance des publics.
04:11On a un petit peu oublié, je dois le dire,
04:12et négligé l'aspect sûreté, donc vol et intrusion.
04:15Et donc ces dimensions-là sont intégrées dans ce projet.
04:20Les études sont en cours, les audits sont en cours.
04:23Mais déjà, d'ores et déjà, les travaux sont en cours.
04:26L'installation de caméras de vidéosurveillance
04:28sont en cours d'installation.
04:30Et d'ailleurs, une réorganisation totale de la gouvernance du musée est en cours,
04:34puisque nous allons avoir une nouvelle organisation de la sécurité et de la sûreté
04:38qui sera placée auprès de la présidente.
04:40Et l'organisation même de la gouvernance du musée
04:44va être revue de fond en compte.
04:46Ce matin encore, j'ai eu une réunion avec la présidente
04:49qui me rendait compte de cette nouvelle réorganisation
04:51qu'elle souhaite mettre en place.
04:52Et donc pour être très claire, à votre connaissance,
04:53il n'y a pas de fermeture de galeries là qui devra arriver ?
04:56C'est une fermeture partielle d'une salle, par mesure de précaution, comme je le dis.
05:00Mais rien n'exclut que s'il y a des risques,
05:02nous ne le comprends aucun risque pour les agents
05:04et aucun risque pour les publics.
05:06Et ce musée, pour le remettre totalement aux normes
05:10et totalement d'aplomb, si je peux dire,
05:11il faudrait presque le fermer définitivement.
05:14Pour tout le remettre d'aplomb,
05:16on ne veut pas priver les visiteurs
05:18et on ne veut pas non plus priver les agents de leur travail.
05:20Et donc nous sommes obligés de le faire par étapes.
05:23Et ça nécessite aussi du temps.
05:26Je vous dis, il y a des contraintes architecturales,
05:27il y a des contraintes aux règles des marchés publics.
05:30Demain, ça fera un mois, jour pour jour, que le casse a eu lieu.
05:34Est-ce que la ministre de la Culture que vous êtes
05:36a encore de l'espoir de retrouver les joies de la Couronne ?
05:38Ou est-ce que vous pensez qu'ils sont déjà partis ?
05:40L'enquête est encore en cours.
05:41On ne les espère pas de les retrouver, évidemment.
05:44Les enquêteurs sont très minutieux,
05:45très discrets aussi sur les actes qu'ils font,
05:50sur leurs investigations.
05:51Et je leur fais confiance.
05:52Vous, ministre de la Culture,
05:53vous avez confiance encore dans le fait de retrouver ces joyaux ?
05:56Bien sûr, en tout cas, l'enquête est en cours.
05:58Donc, les enquêteurs, c'est pour ça que je tiens aussi
06:01à ce qu'il y ait une petite discrétion
06:03sur les actes d'enquête qui sont en cours.
06:05Vous êtes ministre de la Culture,
06:06vous êtes aussi maire d'arrondissement,
06:08candidate au municipal.
06:09Il y a une dynamique,
06:10vous êtes en tête dans les sondages à Paris.
06:12Quand vous voyez l'entrée en campagne de Sophia Chichirou,
06:14peut-être celle de Sarah Knafo,
06:16est-ce que vous appelez Pierre-Yves Bournazel à vous rejoindre
06:19pour éviter une division dans le bloc central ?
06:22Moi, j'appelle les Parisiennes et les Parisiens à se mobiliser.
06:25Aussi les commerçants,
06:26qui sont les victimes de cette politique de Hidalgo et de Grégoire,
06:2925 ans de dégradation et de déclin.
06:32Ce matin, nous avons abordé les finances de la ville.
06:36Madame Hidalgo, quand elle partira,
06:37il y aura 12 milliards de dettes laissées à Paris.
06:40Il y a eu, ne serait-ce que l'année dernière,
06:42un prélèvement sur les Parisiens de près de 600 millions d'euros
06:45en termes des taxes foncières.
06:47Les tarifs de stationnement ont augmenté de manière inédite.
06:50Vous savez que les recettes fiscales,
06:52les impôts sur les Parisiens ont augmenté de 90% sur sa mandature.
06:55Est-ce que les Parisiens doivent continuer de payer
06:57et continuer de payer pour une qualité de vie qui se dégrade ?
07:01Est-ce qu'ils doivent continuer de payer pour une ville
07:03qui est en permanence très sale ?
07:05Est-ce qu'ils doivent continuer de payer pour une ville
07:07dont la sécurité n'est pas assurée ?
07:09Parce que, contrairement à ce qu'ils peuvent dire,
07:11la tranquillité publique, c'est la responsabilité des maires.
07:14Et je dois dire que les Parisiens et les Parisiens
07:15ont oublié qu'un maire, ça s'occupe de ses habitants.
07:19Et c'est pour ça que je n'ai jamais vu dans une ville
07:21autant de collectifs, d'associations, de représentants d'habitants
07:25qui, effectivement, s'organisent pour contester
07:28les décisions, les aménagements de cette ville
07:31alors que c'est la responsabilité du maire, la maire.
07:34Qui ne les reçoit pas, qui ne les voit pas,
07:37qui ne les entend pas.
07:37Encore, regardez, encore ce matin,
07:40il y a eu un fait d'agression sexuelle et de viol
07:42sur un enfant de 4 ans qui a été dénoncé
07:44dans une école du 11e arrondissement.
07:46Nous sommes sur une succession,
07:48nous en sommes à plusieurs dizaines,
07:50aujourd'hui, d'agression sexuelle et de viol
07:51sur des enfants liés au périscolaire,
07:53sur des animateurs qui sont recrutés
07:55sans aucun contrôle, dans la précipitation.
07:58Mme Hidalgo et M. Grégoire
07:59n'ont jamais reçu les familles.
08:01Ils sont dans le déni,
08:03c'était l'omerta avant, dans le déni aujourd'hui.
08:05Ces familles, que font-elles ?
08:07Elles sont livrées à elles-mêmes,
08:08elles sont obligées de saisir des avocats
08:10et de saisir la justice.
08:12Demander même, se constituer partie civile,
08:14ça veut dire qu'il faut qu'elles payent
08:16pour pouvoir demander la désignation
08:17d'un juge d'instruction sur des affaires graves,
08:20de viol et d'agression sexuelle
08:21dans les écoles à Paris.
08:22Ça, pareil, nous sommes dans le déni.
08:25Aujourd'hui, je l'ai soulevé ce matin,
08:27Mme Hidalgo, comme à son habitude,
08:28a répondu par l'outrance
08:30et ça n'est pas acceptable.
08:31Moi, mon objectif, c'est que Paris change,
08:34que Paris soit plus propre,
08:35soit plus sécurisé,
08:36que ce soit plus agréable à venir,
08:38que les forces vives de cette ville
08:40restent à Paris.
08:41Je demande aux familles de rester à Paris
08:43parce qu'en mars 2026, ça changera.
08:46Est-il normal que 30 000 enfants
08:47aient quitté Paris ?
08:49Que les écoles ferment,
08:50les classes entières ferment,
08:51les écoles entières ferment ?
08:52Est-il normal qu'on se résolve à ça ?
08:55Moi, je ne me résous pas à ça.
08:56Je dis aux Parisiens, aux Parisiens,
08:57de tenir bon.
08:58En mars 2026, ça changera.
09:00Je dis également aux commerçants,
09:02et notamment les commerçants de proximité
09:04qui mettent la clé sous la porte
09:05en raison des contraintes
09:06et des nuisances qu'ils subissent tous les jours,
09:09de tenir bon et de s'inscrire
09:10sur les listes électorales.
09:12Parce que ce qui est inédit aujourd'hui à Paris,
09:14c'est qu'on a corrigé une anomalie démocratique,
09:17et ça, grâce au député d'ailleurs,
09:19le relaissant Sylvain Maillat,
09:20qui a pu faire adopter une loi
09:22à Paris désormais.
09:23Les Parisiens, les Parisiens, les commerçants
09:25peuvent voter directement pour leur maire.
09:28Donc, chaque voie comptera dans cette élection.
09:31Ne vous résignez pas,
09:32mobilisez-vous,
09:33ça changera en mars 2026.
09:35Mais justement, vous dites,
09:35chaque voie compte,
09:36vous appelez les Parisiens, les Parisiens
09:37et les commerçants.
09:38Est-ce que vous appelez aussi
09:39Pierre-Yves Tournadel,
09:39comme le denteur ?
09:40J'appelle les Parisiens.
09:41Non, j'appelle les Parisiens
09:42et les Parisiens.
09:43Ils sont responsables,
09:44ils savent ce qui est bon pour eux,
09:46et moi, je vous le dis,
09:47ils ne paieront plus d'impôts comme ça a été,
09:48ils ont été ponctionnés comme jamais,
09:50ils auront une ville propre,
09:51une ville où on pourra circuler librement
09:55et pas dans le chaos qu'ils vivent aujourd'hui.
09:58Et je dis aux familles,
09:59laissez vos enfants dans les écoles
10:00et je m'en occuperai.
10:02Il y aura une sécurité pour vos enfants, notamment.
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