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  • il y a 3 mois
Au programme de cette édition, Ursula von der Leyen va-t-elle définitivement tuer l’économie des pays européens. La présidente de la Commission enchaîne les déclarations d’intention et promet des budgets de plus en plus déraisonnables pour la guerre en Ukraine… De quoi déstabiliser les marchés financiers.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution endossant le plan de paix de Donald Trump pour Gaza. Le Hamas la rejette tout comme une partie des alliés de Netanyahou.

Nous reviendrons en France pour évoquer les élections internes du syndicat Coordination rurale. Un éventuel changement de tête pourrait relancer les manifestations d’agriculteurs.

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00:00On ne se tait pas, on ne se vend pas, on informe.
00:03Pas de pub, pas de subvention, pas d'actionnaire,
00:06mais 1 million d'abonnés sur YouTube,
00:08le double, 2 millions sur les réseaux sociaux
00:10et 250 millions de vues en quelques années.
00:14Et puis, et puis vous les donateurs, vous tous,
00:16et une équipe soudée qui enquête, qui documente,
00:19qui raconte ce que personne d'autre ne raconte
00:21et qui a acquis en 12 ans le sérieux et la crédibilité
00:25pour se démarquer du lot commun.
00:27Cette liberté a un prix.
00:30Pour continuer à produire des enquêtes, des documentaires,
00:33des émissions longues, pour tenir tête à ces géants,
00:35pour sortir financièrement du rouge et bétonner le budget 2026,
00:40TV Liberté a besoin de vous.
00:42Chaque don, chaque soutien est une arme contre la censure et les dictates,
00:46une pierre à l'édifice de la vérité,
00:49celle qui rend libre et du véritable pluralisme.
00:52Avec votre soutien, délivré du contrôle des banques,
00:55mais aussi de l'État, des oligarques, des annonceurs,
00:58nous avançons encore et encore.
01:01On ne se tait pas, on ne se vend pas, on résiste.
01:05Madame, Monsieur, bonsoir, je suis ravie de vous retrouver.
01:33Au programme de cette édition, Ursula von der Leyen va-t-elle définitivement
01:37tuer l'économie des pays européens ?
01:39La présidente de la Commission enchaîne les déclarations d'intention
01:42et promet des budgets de plus en plus déraisonnables pour la guerre en Ukraine,
01:46de quoi déstabiliser les marchés financiers.
01:49Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution
01:54endossant le plan de paix de Donald Trump pour Gaza, le Hamas la rejette,
01:59tout comme une partie des alliés de Benjamin Netanyahou.
02:02Et puis nous reviendrons en France pour évoquer les élections internes
02:05du syndicat coordination rurale.
02:07Un éventuel changement de tête pourrait relancer les manifestations d'agriculteurs.
02:11Ursula von der Leyen rase gratis les pays européens.
02:19La présidente de la Commission enchaîne les annonces de dépenses pour l'Ukraine,
02:22des propos kamikazes qui commencent à secouer les marchés.
02:25Le point de Nicolas de Lamberterie.
02:27Des sous pour l'Ukraine, encore des sous, toujours des sous et toujours plus de sous.
02:33Voilà le programme que s'est fixé Ursula von der Leyen pour terminer l'année 2025 en beauté
02:39puisque la présidente de la Commission européenne s'est fixée pour objectif
02:44de trouver la modique somme de 140 milliards d'euros,
02:48somme qu'elle ambitionne de mettre au service de l'Ukraine.
02:51C'est en effet la somme nécessaire pour les deux prochaines années
02:54pour faire fonctionner à minima l'État ukrainien,
02:57c'est-à-dire approvisionner le pays en énergie,
03:00payer la solde des militaires et les salaires des forces de l'ordre,
03:04financer l'effort de guerre du pays,
03:07sans oublier bien évidemment d'entretenir la mafia qui tient le pays
03:10et se sert au passage.
03:12Sauf que voilà, les caisses européennes sont vides
03:15et Ursula von der Leyen, un peu comme les enfants
03:18qui envoient leur liste de cadeaux au Père Noël,
03:21a envoyé un courrier à chacun des chefs d'État
03:23et de gouvernement des 27 États membres de l'Union européenne
03:27pour les inviter à participer à ce énième pot commun pour l'Ukraine.
03:32Sans surprise, le Hongrois Viktor Orban
03:34a immédiatement exprimé son désaccord sur un tel projet.
03:38J'ai reçu une lettre d'Ursula von der Leyen.
03:46J'essaie de comprendre et je m'efforce de répondre d'ici demain.
03:54Ce n'est pas si évident à comprendre.
03:57La présidente écrit « L'ampleur du déficit de financement de l'Ukraine est significative »
04:03et dans cette lettre, elle nous demande de l'argent.
04:05À nous, les États membres.
04:07J'essaie de frêler mes premiers réflexes et donc de répondre poliment à cette lettre.
04:13Car c'est une chose surprenante.
04:14Alors qu'on apprend qu'en Ukraine, une bande mafieuse et guerrière détourne l'argent européen,
04:18Dieu sait où.
04:19Au lieu d'entreprendre des investigations et de suspendre les versements d'argent,
04:27on nous demande d'envoyer davantage d'argent.
04:33C'est comme si on voulait sauver un alcoolique en lui envoyant une caisse de vodka.
04:40Ce sont les réflexions qu'ils me font maintenant poliment annoncées à la présidente d'ici demain.
04:44Mais tout comme il y a un an, lorsque l'Ukraine a contracté un prêt de 50 milliards d'euros
04:51en menaçant la Hongrie d'attaques spéculatives contre sa monnaie en cas de veto,
04:56le blocage hongrois ne devrait pas durer éternellement.
04:59D'autant que, selon Modeste Schwartz,
05:02cette crise n'est qu'un prétexte pour avancer un pion de plus dans la direction d'un État européen,
05:07c'est-à-dire un État qui lève du crédit aujourd'hui et prélèvera peut-être de l'impôt demain.
05:12À terme, les grands perdants de l'opération, ça devrait être les partisans de l'Europe des Nations.
05:18Par exemple, ce pour quoi plaide Orban.
05:21Alors, est-ce qu'il le fait sincèrement ou pas ?
05:24Enfin, s'il le fait sincèrement, ce n'est pas très réaliste,
05:27étant donné qu'à terme, l'Europe des Nations, ça sera impossible,
05:31étant donné que le choix, ça sera payer ou sortir,
05:35étant donné qu'il y aura eu un endettement commun
05:37qui aura été créé avec le prétexte de toutes ces très graves crises mondiales,
05:43le virus qui tue, le péril russe.
05:47Et donc là, on est dans le péril russe.
05:50En plus, ça a l'air de devoir finir.
05:53C'est ce que semblaient suggérer les chiffres du nouveau budget russe.
05:57Donc, il faut essayer encore de presser ce citron-là le plus possible, tant que c'est possible.
06:04Et donc, évidemment, on commence par un tour de table.
06:09Parce que, bon, c'est comme avec les enfants.
06:11On va d'abord leur montrer l'épouvantail.
06:13Alors, est-ce que vous voulez cracher au bassinet là maintenant, tout de suite, allonger le cache ?
06:17Non, évidemment.
06:19Une partie de ces États, l'Italie, la France bientôt, je pense, sont en faillite technique.
06:24Bon, donc, est-ce que Bruxelles s'attend vraiment à ce qu'ils allongent du cache ?
06:31Je ne pense pas.
06:32Mais ça permettra, après ce tour de table, de dire,
06:36ah, mais vous savez quoi, finalement, on a peut-être quand même une bonne solution,
06:39qui est un endettement collectif en tant qu'Union européenne à long terme.
06:45Et ça, pour le politicard moyen, c'est pas béni,
06:49puisque ça veut dire que ça devrait être payé par l'administration suivante.
06:52Mais le plus déroutant dans ce énième plan de financement européen de l'Ukraine,
06:58c'est que cette fois-ci, la Commission européenne reconnaît elle-même
07:01que ce nouveau prêt présente des risques sur les marchés financiers.
07:05L'une des options consisterait, d'une façon ou d'une autre,
07:08à saisir ou gager les avoirs russes gelés et garantir le prêt sur ses avoirs.
07:14Mais la Belgique s'y oppose, car les avoirs se trouvent en Belgique,
07:17et elle redoute des actions en justice internationale de la Russie.
07:20D'autres États membres redoutent eux aussi des réactions très négatives
07:24des marchés financiers dans cette option.
07:27L'autre option consisterait à prêter cet argent à l'Ukraine,
07:30que la Russie rembourserait ultérieurement au titre de réparation de guerre,
07:35consécutivement à la défaite militaire et la capitulation de Moscou.
07:40Un scénario que l'on pourra qualifier, pour rester aimable, de peu probable.
07:44Dernière possibilité, l'endettement à vie des États européens,
07:49jusqu'à ce que banqueroute et ou vol des citoyens s'en suivent.
07:53En effet, une fois que l'euro numérique aura été mis en place,
07:58il n'y aura plus qu'à instaurer une interdiction de sortie de la monnaie du territoire pour les particuliers.
08:04Et la dernière porte se sera refermée sous les yeux des citoyens captifs de l'euro goulag.
08:10Une résolution de l'ONU, mais des réticences des deux côtés.
08:17La crise israélo-palestinienne pourrait connaître un tournant
08:20avec le vote du Conseil de sécurité des Nations unies de lundi.
08:24Explication Olivier Frère-Jacques.
08:25Petite victoire pour Donald Trump en attendant la suite.
08:28Lundi, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution
08:32endossant son plan de paix pour Gaza,
08:34marquant une nouvelle étape dans le conflit israélo-palestinien.
08:3713 membres sur 15 ont voté en faveur, avec des abstentions, celles de la Russie et de la Chine.
08:45Ce texte, plusieurs fois amendé, sous la pression américaine,
08:47autorise le déploiement d'une force de stabilisation internationale
08:51pour sécuriser les frontières, démilitariser l'enclave
08:54et désarmer les groupes armés non étatiques.
08:57C'est ce point que rejette le Hamas.
08:59Il prévoit aussi un comité de la paix, présidé par Trump lui-même jusqu'en 2027,
09:04pour une gouvernance de transition en attendant une réforme de l'autorité palestinienne.
09:09Pour la première fois, le document évoque un chemin crédible
09:12vers une autodétermination palestinienne et un statut d'État.
09:17Une perspective symbolique, mais lointaine, conditionnée à la reconstruction de Gaza.
09:21Et c'est ce point de statut d'État pour la Palestine
09:24qui est rejeté par les alliés de Benjamin Netanyahou.
09:27Donald Trump a salué sur son réseau Trou Social
09:29une approbation historique de l'ONU, remerciant même Moscou et Pékin pour leur abstention,
09:35y voyant un levier pour davantage de paix mondiale.
09:38En effet, le vote contre de l'un de ces deux pays aurait rendu caduque la résolution.
09:43Et si les diplomaties russes et chinoises ne voulaient pas donner carte blanche à Washington,
09:48ou si elles se ménagent en cas d'échec,
09:50leur abstention laisse volontairement la mise en place du deal de Trump.
09:54L'autorité palestinienne a accueilli le vote avec enthousiasme
09:58et son ministère des Affaires étrangères a salué la résolution
10:01et appelé à son application immédiate insistant sur l'urgence humanitaire.
10:06La France, qui a voté pour, s'est félicitée d'éléments clés
10:09comme l'accès humanitaire massif et la solution à deux États.
10:14Israël, via le bureau de Benjamin Netanyahou, a tempéré son approbation
10:17en soulignant la démilitarisation complète de Gaza
10:20et le retour des corps des trois otages encore détenus par le Hamas.
10:24Le Qatar, l'Égypte, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, l'Indonésie,
10:28le Pakistan, la Jordanie et la Turquie ont tous signé une déclaration commune de soutien
10:33saluant un cadre pour consolider le cessez-le-feu du 10 octobre.
10:37Le Hamas a lui dénoncé un mécanisme de tutelle internationale
10:41imposé pour servir les objectifs d'Israël,
10:44rejetant le désarmement forcé et l'absence de garantie sur les droits palestiniens.
10:49Côté gouvernement Netanyahou, le ministre Itamar Ben Gvir
10:52menace de faire imploser la coalition au pouvoir
10:54rappelant son opposition à un État palestinien
10:57sur quelque territoire que ce soit.
11:00Un agacement de l'aile droite du gouvernement Netanyahou
11:02qui met le Premier ministre dans une situation délicate.
11:06En effet, une nouvelle fois, celui-ci semble composer
11:08avec une frange radicale qu'il ne maîtrise pas,
11:11même si pour l'heure il est toujours passé entre les gouttes.
11:14En Cisjordanie, lundi, une attaque de colons sur le village de Jabba,
11:18près de Bethléem, avec des incendies de maisons et de véhicules,
11:21a illustré les divergences dans son propre camp.
11:24Le chef du gouvernement a même condamné, je cite,
11:26les émeutes d'une poignée d'extrémistes
11:28qui seraient selon lui non représentatifs des colons en Judée Samarie.
11:33Il y aurait donc ici les bons et les mauvais colons.
11:36Benjamin Netanyahou a même promis une réunion ministérielle sur le sujet
11:39alors que l'opposition, via Yer Golan,
11:42évoque un terrorisme juif hors de contrôle.
11:44La marche vers un État palestinien semble ainsi encore semée d'embûches
11:49car même si Netanyahou venait à tomber,
11:51rien n'indique qu'une nouvelle équipe gouvernementale
11:54sera plus ouverte à la création et la reconnaissance d'un État palestinien.
11:57Un scandale révélé par RFI montre bien que le chemin est long avant un apaisement.
12:03Ainsi, depuis le cessez-le-feu,
12:04plus de 320 Palestiniens ont fui l'enclave de Gaza
12:07via des vols organisés par l'ONG Al-Majd Europe
12:11contre des paiements de 1 400 à 3 000 dollars par personne en crypto-monnaie.
12:16Ces départs suspects sans tampons israéliens
12:18sur les passeports atterrissent en Afrique du Sud.
12:21L'ONG, au site truffé d'images d'intelligence artificielle et d'identité fictive,
12:26est soupçonné de liens avec le Bureau israélien de l'immigration volontaire
12:30sous tutelle du ministère de la Défense.
12:32En dehors des contingences diplomatiques et du blocage du Hamas
12:36et d'une partie du gouvernement israélien,
12:38le passif entre les deux entités,
12:40qui a largement empiré au cours des deux années passées,
12:43semble être le principal frein à une mise en œuvre rapide
12:46des éléments de la résolution unusienne.
12:48Donald Trump, à l'origine de cette résolution,
12:51aura fort à faire pour que soit mis en œuvre son propre plan de paix.
12:58Les agriculteurs de la coordination rurale aux urnes,
13:02alors que la direction du deuxième syndicat paysan est fortement critiquée
13:06pour un manque d'action.
13:07Un changement de tête pourrait remettre les tracteurs dans les rues.
13:10Le point de Renaud de Bourleuf.
13:11Les bonnets jaunes vont élire leur tête.
13:14Ce mardi, le syndicat agricole coordination rurale
13:16a ouvert son congrès à Hauche dans le Gers
13:18afin de désigner son président.
13:20Rappelons que c'est en 1991
13:22qu'une quarantaine d'agriculteurs a fondé à Hauche
13:24une coordination transsyndicale et apolitique.
13:27Aujourd'hui, fort de 15 000 adhérents,
13:29la coordination rurale s'est imposée dans le paysage,
13:32comme l'ont montré les élections syndicales de janvier 2025.
13:34Avec 29,8% des suffrages,
13:37l'organisation conserve la présidence des chambres d'agriculture
13:40de la Vienne, de la Haute-Vienne et du Lot-et-Garonne.
13:43Elle en remporte 11 autres,
13:44parmi lesquels la Dordogne, les Ardennes,
13:47mais aussi son berceau historique, le Gers.
13:49La percée a été importante,
13:50en particulier dans le sud-ouest et le centre de la France.
13:54La FNSEA, présidée par Aron Rousseau,
13:56promoteur d'une agriculture intensive,
13:58grand gagnant de la PAC et réputé proche du gouvernement,
14:01reste largement majoritaire sur l'ensemble du territoire français,
14:04mais en recul.
14:06Ce qui ne les a pas empêchés de garder des présidences
14:08de chambres d'agriculture, où ils étaient minoritaires.
14:10Ainsi, en obtenant les suffrages des collèges de salariés
14:12et du collège comprenant des représentants de la banque
14:14et des assurances Groupama ou Mutualité sociale agricole,
14:17la FNSEA a pu garder la présidence de la Gironde,
14:20de la Charente-Maritime et de la Lauser,
14:22alors que la coordination rurale était majoritaire
14:24aux élections de février.
14:26La percée de la coordination rurale s'explique notamment
14:28par sa visibilité lors des manifestations déclenchées début 2024.
14:31Les paysans mettaient sur la table leurs problèmes,
14:33trésorerie, complexité administrative,
14:35concurrence déloyale d'autres pays,
14:37normes européennes déconnectées des réalités du terrain.
14:40La présidente de coordination rurale, Véronique Lefloc,
14:42s'était alors exprimée au micro de TV Liberté.
14:44Et nous les agriculteurs, on est les bons esclaves
14:49et on est la catégorie de personnes qui est bien serviable
14:56et qui travaillons beaucoup et pour peu,
15:00donc c'est franchement très intéressant pour certains.
15:03La signature à la fin de l'année 2024 de l'accord de libre-échange
15:06entre l'Union Européenne et le Mercosur,
15:08dangereux notamment pour les éleveurs,
15:10a été une nouvelle occasion de manifester
15:12et surtout de se distinguer de la FNSEA jugée trop proche du pouvoir.
15:16Au début de l'année, après le succès électoral,
15:18de nombreux adhérents à coordination rurale
15:20disaient célébrer la fin de la cogestion
15:22entre la FNSEA et l'État.
15:25Problème, après plusieurs mois,
15:26ce reproche d'une cogestion est désormais adressée
15:29à Véronique Lefloc.
15:31La présidente de la coordination rurale
15:32aurait trop apaisé ses relations avec le ministère de l'Agriculture.
15:35De plus, elle a déclaré en septembre dernier
15:37que les manifestations n'apportent pas de résultats concrets
15:39et qu'elle veut donner au syndicat un nouveau cap,
15:42faire des propositions,
15:43de quoi déclencher une vive contestation interne.
15:46Alors qu'elle joue sa réélection,
15:47elle doit affronter la candidature de Bertrand Venteau,
15:50éleveur de vaches limousines
15:51et président de la Chambre d'agriculture de Haute-Vienne
15:54depuis 2019.
15:55Il a la réputation d'un homme de terrain.
15:57Ses soutiens, nombreux dans le sud-ouest,
15:59berceau de la coordination rurale,
16:01louent son sens de l'action
16:02et sa capacité à dialoguer avec les politiques.
16:05Pour Bertrand Venteau, le mot d'ordre est clair,
16:07refuser, je cite,
16:08une FNSE à BIS.
16:11Les résultats du scrutin seront connus demain mercredi.
16:14Le deuxième syndicat agricole pourrait prendre de nouvelles couleurs
16:17et ramener les tracteurs dans les rues,
16:19alors que l'inquiétude est de plus en plus grande
16:20autour de l'accord Mercosur.
16:22Et on poursuit à présent avec l'actualité en bref en France.
16:32Un marathon d'amendements pour masquer les impasses.
16:35A l'Assemblée nationale, les députés ont passé une nouvelle journée d'examen
16:39du projet de loi de finances avec plus de 1000 amendements encore sur la table.
16:44Un flot de propositions qui prolonge une discussion
16:46censée régler les comptes de l'État ad nauseum et jusqu'au blocage.
16:51En effet, le Palais Bourbon a jusqu'à dimanche minuit
16:55pour discuter du projet de loi de finances avant son envoi au Sénat.
16:59Un délai qui devrait donc permettre à la Macronie d'envoyer sa copie initiale
17:03à la Chambre haute, faute d'accord des députés sur un texte.
17:06Le Premier ministre Lecornu a d'ailleurs déclaré lundi,
17:10devant les entrepreneurs du sommet Choose France,
17:13qu'une bonne partie des taxes actuellement votées
17:16ne seraient jamais mises en place car un constitutionnel.
17:19Une belle supercherie est donc en cours.
17:22Le match d'Ati Shikiru pour la mairie de Paris promet de détonner.
17:27Alors que la maire du 7e arrondissement et actuelle ministre de la Culture
17:30est déjà coutumière des saillies hautes,
17:33en couleur, la candidate de la France Insoumise récemment investie,
17:37la députée Sophia Shikiru, n'est pas en reste.
17:40Avant son arrivée au Palais Bourbon,
17:42l'approche de Jean-Luc Mélenchon avait lancé le Média,
17:45une web TV qui a largement pris l'eau.
17:47Celle-ci aurait alors qualifié certains de ses collaborateurs,
17:50je cite, de tafiole de merde.
17:53Des propos jugés homophobes,
17:55rapportés encore aujourd'hui par Libération Toujours Choquée,
17:58et outrés de la défense de l'insoumis Éric Coquerel,
18:02qui qualifie les propos de sa collègue de second degré.
18:04Le tiers-monde gagne du terrain dans les services publics français.
18:08Alors que le système d'alarme incendie du groupe scolaire Lavarenne
18:12a noisi le Grand en Seine-Saint-Denis et est en panne depuis la rentrée,
18:15la mairie a trouvé une solution de rechange surprenante.
18:19En effet, la municipalité a distribué des « vous vous zélas »,
18:22une sorte de trompette souvent utilisée par les fans de football.
18:26Les professeurs, affligés par la solution de secours,
18:29confessent qu'ils ont préféré rire de la situation.
18:32Il n'en reste pas moins que sur le plan sécuritaire,
18:35il n'est pas certain que les « vous vous zélas »
18:37soient aussi efficaces qu'une alarme en bonne et due forme.
18:40Mais une chose est sûre, ça coûte moins cher.
18:43La goutte d'eau polluée qui fait déborder le vase.
18:45Ce mardi, l'UFC Que Choisir a lancé une campagne nationale
18:49appelée « la goutte de trop »,
18:51appelant les responsables de la pollution de l'eau du robinet
18:53à payer pour la décontamination.
18:57En effet, le taux de conformité de l'eau potable
18:59a diminué de 10 points en moins de 5 ans,
19:01passant de 95% en 2021 à 85% en 2025.
19:07Les rivières et nappes phréatiques sont polluées
19:09par des pesticides, nitrates, métaux lourds,
19:12perturbateurs endocriniens et polluants éternels.
19:15Pour rendre l'eau conforme, la dépollution a un coût,
19:19expliquant en partie pourquoi les factures des ménages
19:20ont augmenté de 16% en deux ans et demi.
19:24L'UFC Que Choisir appelle les consommateurs
19:25à envoyer leur facture d'eau aux décideurs publics.
19:28Et on continue avec l'actualité internationale.
19:34Dans un climat de tensions croissantes au Caraïbe,
19:39Trinité et Tobago dément catégoriquement
19:41toute implication dans un projet d'attaque américaine
19:44contre le Venezuela.
19:46Le Premier ministre Kamla Persad-Bissessar
19:49a déclaré lundi que Washington n'avait jamais requis
19:51l'usage de l'archipel pour des opérations hostiles,
19:54malgré des exercices militaires conjoints récents,
19:57présentés comme des actions antidrogues
19:58à proximité des côtes vénézuéliennes.
20:02Nicolas Maduro dénonce des manœuvres irresponsables
20:05et une volonté de changement de régime
20:07pour s'approprier des ressources pétrolières vénézuéliennes,
20:10tout en se disant prêt à un dialogue bilatéral
20:12avec Donald Trump.
20:14De son côté, le président élu américain
20:16entretient le flou,
20:17affirmant son ouverture à des pourparlers avec Maduro,
20:20sans écarter l'option militaire.
20:22Le dirigeant américain a aussi menacé
20:23de frappes ciblées sur les cartels mexicains,
20:25déclarant sans hésiter qu'ils n'auraient aucun problème
20:28à les bombarder.
20:30L'Équateur garde son indépendance.
20:32Les électeurs du pays ont rejeté dimanche par référendum
20:35le retour des bases militaires étrangères
20:37avec 61% de vote contre.
20:39Ils se sont aussi opposés à la rédaction
20:41d'une nouvelle constitution,
20:4362% de vote contre.
20:44Ce double non empêche l'armée américaine
20:47de réoccuper la base de Manta
20:48et bloque le projet de Daniel Nobois
20:51de durcir la lutte contre la criminalité
20:53via une constituante.
20:55Dans un pays en proie à une violence record,
20:5739 homicides pour 100 000 habitants,
20:59le président allié de Washington
21:01espérait un soutien accru des États-Unis
21:03contre les narcotrafiquants
21:04en échange d'une coopération régionale.
21:07Nobois a déclaré respecter la volonté du peuple
21:09tout en affirmant que son engagement
21:11se renforce.
21:13Auton arabe pour Donald Trump.
21:15Quelques jours après l'ancien djihadiste
21:17et président syrien Ahmed Al-Shara,
21:19c'est Mohamed Ben Salman
21:20qui a été accueilli fastueusement
21:22à la Maison-Blanche mardi pour une première visite
21:24depuis l'affaire Khashoggi en 2018
21:26du nom d'un opposant saoudien découpé en morceaux
21:29assassiné en Turquie sur ordre,
21:31selon la CIA du prince Ben Salman lui-même.
21:34Riyad veut un pacte de défense mutuelle,
21:37des F-35 et des transferts technologiques
21:39avec du nucléaire civil,
21:40de l'intelligence artificielle
21:41et des semi-conducteurs
21:43dans le cadre du plan de développement
21:45du royaume Vision 2030.
21:46Donald Trump pousse pour une normalisation
21:49avec Israël
21:50et attend aussi des investissements massifs.
21:52Malgré les réticences israéliennes
21:54sur les F-35
21:54et américaines sur l'enrichissement d'uranium,
21:57l'accord de défense semble proche.
21:59Après le cessez-le-feu à Gaza
22:00et la campagne contre l'Iran,
22:02l'Arabie saoudite pourrait redevenir
22:03le pivot stratégique de Washington
22:05au Moyen-Orient.
22:06Et voilà, c'est déjà la fin de cette édition.
22:12Dès à présent, retrouvé choc du monde,
22:13Edouard Channot reçoit Thibaut Giblin,
22:15chercheur au Mathias Corvinus Collegium de Budapest
22:18pour évoquer la plainte de Victor Orban contre l'UE.
22:21Du point de vue de l'Union européenne,
22:26dans son expression un petit peu fédéraliste,
22:28la manière d'intégrer l'Ukraine,
22:31ça sert simplement à faire payer par les Européens
22:33la reconstruction et avec des perspectives
22:38qui sont très floues.
22:39Ce qui est un peu moins flou,
22:41et là on a quelques éléments,
22:43c'est la question du budget pluriannuel de l'UE.
22:45Vous savez que l'Union européenne
22:47a des budgets pluriannuels de 7 ans,
22:49on est sur la période 2021-2027,
22:51et on est en train de préparer le budget
22:53de 2028-2034.
22:55Là-dessus, les perspectives sont gravissimes.
22:58C'est-à-dire qu'on a une politique agricole commune
23:02qui serait diminuée d'environ 30%,
23:0530% et pour que l'argent soit alloué
23:10à une défense européenne.
23:12Faire des armes, non ?
23:13Pour faire la guerre.
23:14Et c'est à présent le moment de se quitter.
23:15Merci à tous pour votre fidélité.
23:17Rendez-vous demain pour une nouvelle page d'actualité.
23:19En attendant, portez-vous bien.
23:21Bonsoir.
23:22Sous-titrage Société Radio-Canada
23:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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