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  • il y a 8 mois
Le président américain Donald Trump a commencé le week-end dernier à former son Conseil de paix pour mettre fin à la guerre à Gaza, invitant plusieurs dirigeants étrangers à le rejoindre. Le but de ce conseil made in America: se pencher sur "le renforcement des capacités de gouvernance, les relations régionales, la reconstruction, l'attraction des investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation des capitaux" pour la reconstruction de la bande de Gaza. Une petite dizaine de pays ont d'ores et déjà accepté de siéger au Conseil de paix, tandis que seuls trois pays ont ouvertement refusé la proposition de Donald Trump. La plupart des nations invitées ne se sont pas prononcées.

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Transcription
00:00Après son revirement spectaculaire hier à Davos, Donald Trump a annoncé qu'il avait conclu le cadre d'un accord sur le Groenland qui levait les menaces douanières sur l'Europe.
00:09Il doit présenter aujourd'hui le président américain, toujours à Davos, une cérémonie, une signature qui officialisera la création de son fameux Conseil de la paix.
00:17On va en parler ce matin avec vous, François.
00:19Ça devait être au départ un organe de mise en œuvre de la paix à Gaza, mais vous estimez que c'est en fait ni plus ni moins qu'un sabordage des Nations Unies. Expliquez-nous.
00:31Regardez la carte, Dominique. Ça, ce sont les pays qui ont été invités, les pays qui ont droit à un statut de membre fondateur.
00:39Ce sont les pays en bleu marine. Et puis, vous vous apercevez qu'il y a des préférences parmi les membres fondateurs.
00:45Par exemple, vous avez la Hongrie du président Orban. Vous avez aussi le Maroc qui a accepté de participer à ce Conseil. Il est signataire des accords d'Abraham.
00:56Et donc, vous vous dites que c'est bizarre d'avoir un président de ce Conseil qui s'appelle Donald Trump, qui se désigne pour la vie et qui a le seul droit de désigner son propre successeur.
01:06Et puis, vous avez des membres fondateurs, des simples membres, pour être fondateurs, un milliard de dollars l'entrée, pour pouvoir financer évidemment les activités de ce Conseil.
01:15Et quand vous regardez un peu dans le détail, quand vous voyez l'organigramme de ce que ça représente, vous vous apercevez qu'il y a effectivement différentes sortes de pays.
01:24Il y a des pays qui comptent, puis il y a des pays qui ne comptent pas.
01:27Et parmi les pays qui ont accepté, vous avez beaucoup de, j'allais dire, de camarades de jeu de Donald Trump, comme Benjamin Netanyahou, Javier Mileï,
01:36Alexandre Loukachenko, le dictateur biélorusse. Et puis, vous avez des gens qui ont été invités, mais qui n'ont toujours pas répondu.
01:42Bah oui, parce que c'est très embarrassant. Évidemment, Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron, le Canadien Mark Carney, le Britannique Keir Starmer.
01:50Et puis, surtout, ce qui choque, c'est qu'il y a des pays qui n'ont pas été invités du tout.
01:54Et parmi ces pays-là, vous avez tous les pays qui gênent Donald Trump dans sa politique étrangère.
01:59Il y a notamment les pays baltes, qui luttent contre Vladimir Poutine.
02:03Mais il y a aussi des pays comme les pays nordiques, dont la Norvège, qui a refusé le prix Nobel de la paix à Donald Trump.
02:11En tout cas, c'est ce qu'il croit. Donc, c'est ça qui fait effectivement très bizarre.
02:14Et on se dit, bah oui, ce sont un peu ces Nations Unies à lui.
02:17On a du mal à croire qu'avec ça, Donald Trump va vouloir remplacer les Nations Unies.
02:21Et pourtant, quand vous regardez le texte de la charte, puisqu'il a une charte lui aussi,
02:27eh bien, vous vous apercevez que non, il veut vraiment en faire un organe de régulation mondiale.
02:31Le Conseil vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime,
02:37à garantir une paix durable dans les régions qui sont menacées ou atteintes par des conflits.
02:41C'est exactement ce pour quoi est prévu le Conseil de sécurité des Nations Unies.
02:45Alors certes, il avait déjà dit, et il l'a dit à plusieurs reprises, et pas plus tard que cette semaine,
02:50lorsqu'il dit, bah ça ne marche pas.
02:51Oui, c'est vrai, il marque un point quand il dit qu'aujourd'hui, eh bien,
02:55les Nations Unies est un système qui n'est pas à la hauteur de son potentiel.
02:59C'est tout à fait vrai, je suis un grand fan, mais ça ne marche pas.
03:02Donc, évidemment que les Nations Unies demandent à être réformées,
03:06mais de là à créer une organisation parallèle, c'est ça qui pose évidemment problème,
03:11et c'est ça qui fait qu'il y a un problème de confiance aujourd'hui avec Donald Trump
03:14parmi un certain nombre de pays du monde, dont singulièrement les démocraties.
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