- il y a 5 mois
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00:00:00Bonjour à tous, quel plaisir de vous retrouver pour Arnaud Direct, avec surtout nos éditorialistes,
00:00:06parce que la Dream Team est là, figurez-vous, regardez, ils sont beaux, ils sont frais, ils sont fatigués, apaisés,
00:00:10enfin ceux qui reviennent de vacances, comme vous, Lucie, Guillaume, il ne prend jamais de vacances,
00:00:14c'est sa définition, et bon, ben c'est pas tout de suite, et puis quant à François, je vous en parle même pas,
00:00:18lui parcourt le monde, mais jamais pour s'en reposer. Allez, regardons le sommaire, si vous le voulez bien les amis,
00:00:22avec d'abord Chine, qui est menacée d'interdiction par le gouvernement en France,
00:00:25en cas de récidive sur la vente de poupées sexuelles à l'effigie d'enfants,
00:00:29une polémique évidemment importante pour le géant chinois, qui est sur le point d'ouvrir sa boutique à Paris.
00:00:34Le coup de gueule d'un certain Michel Sardou sur les impôts, figurez-vous, le ras-le-bol fiscal revient,
00:00:41il dénonce, le chanteur, les discussions qui sont en cours en ce moment à l'Assemblée,
00:00:44ni lui, ni aucun Français d'ailleurs, n'y comprend rien, ça faut bien le reconnaître,
00:00:47les gens comprennent juste qu'ils vont sans doute payer encore plus.
00:00:51Et puis la fête polémique de Donald Trump, qui reprend les codes de Gatsby, le magnifique,
00:00:56alors que l'inflation est de retour dans le pays, il a une meilleure image, figurez-vous,
00:00:58en ce moment à l'étranger, que chez lui, Donald Trump, on n'aurait pas mis des gros là-dessus,
00:01:02il n'y a encore pas si longtemps. Allez, c'est parti pour 2h de direct.
00:01:05On commence bien sûr par un journal complet, présenté ce matin par Marie Jantric.
00:01:21Bonjour Marie.
00:01:22Bonjour.
00:01:22Alors à la une, les menaces du ministre de l'Économie, Roland Lescure, vous l'avez entendu,
00:01:26c'était sur BFM TV il y a quelques instants avec Apolline de Malherme.
00:01:29Menaces après la découverte donc de ces ventes de poupées à caractère pédopornographique vendues par Chine.
00:01:34Oui, on a dépassé les bornes, ce sont les mots précis du ministre de l'Économie.
00:01:39Ils menacent d'interdire l'accès à Chine en France si des objets à caractère pédocriminel sont à nouveau vendus sur le site chinois.
00:01:45Sarah Alayri, la haute commissaire à l'enfance, elle annonce vouloir identifier les acheteurs.
00:01:49Écoutez.
00:01:50Il y a bien des consommateurs, il y a bien des hommes qui ont acheté ces poupées sur notre territoire en France.
00:01:57Et donc la question qui se pose, c'est jusqu'où on va ?
00:02:00La justice est saisie.
00:02:01Moi je souhaite pour cette fois-ci, pour protéger les enfants, parce qu'on sait à quel point la détention d'images pédocriminels
00:02:05fait malheureusement passer à l'acte et s'est condamné dans notre pays,
00:02:08et bien que la détention d'objets pédocriminels engage les mêmes responsabilités.
00:02:12Mon combat il est là, puisque quand vous faites les achats d'objets aussi ignobles que ça,
00:02:18ou quand vous détenez des images pédocriminels, alors oui il y a un risque absolument accru de passer à l'acte,
00:02:23et donc les enfants qui sont dans les environs ou aux alentours ont vocation à être protégés.
00:02:29Le comptable est lancé pour le budget parce que c'est le dernier jour de débat sur la loi de finances aujourd'hui.
00:02:36Marie, dernier jour de discussion en tout cas sur la partie recette.
00:02:39Exactement, dernière journée avant une pause jusqu'au 12 novembre.
00:02:43Les députés vont plancher sur plusieurs sujets fiscaux, notamment les transmissions patrimoniales.
00:02:48On trouve Edgar Becket à l'Assemblée nationale pour BFM TV.
00:02:50Edgar, où en sont les débats pour cette dernière journée d'examen ?
00:02:55Alors Marie, pour être très précis, là les députés sont en train d'examiner des amendements sur la transmission et sur les plus-values immobilières.
00:03:04Alors initialement le vote solennel sur cette partie recette du budget devait avoir lieu demain,
00:03:09mais ce vote n'aura finalement pas lieu. Pourquoi ? Parce que les débats prennent beaucoup trop de temps.
00:03:16Il reste aux députés un peu plus de 2000 amendements à examiner sur cette partie du budget.
00:03:20D'ailleurs, tout à l'heure, le président de la commission des finances, Eric Coquerel, a pris la parole lors de l'ouverture de la séance à 9h.
00:03:28Et il a appelé les députés à accélérer le rythme d'examen des articles, le rythme d'examen des amendements.
00:03:35Mais de toute façon, les débats sur cette partie recette du budget vont être mis en pause ce soir à minuit,
00:03:41parce que demain les députés vont passer à un autre texte.
00:03:44Ils vont commencer à examiner demain dans l'hémicycle le texte, le projet de loi de financement de la sécurité sociale.
00:03:51Un texte qui a été rejeté en commission la semaine dernière.
00:03:54Mais de toute façon, les députés vont examiner la copie initiale, la copie gouvernementale dans l'hémicycle à partir de demain.
00:04:01Merci beaucoup Edgar, avec Julien Thoreau pour les images.
00:04:05Puisqu'on parle de gros sous et de la vie quotidienne des Français,
00:04:07le chèque énergie va commencer à être versé à partir d'aujourd'hui.
00:04:10Marie, ça concerne pas mal de monde.
00:04:11Oui, effectivement. 3,8 millions de foyers qui sont éligibles.
00:04:15Ce sont les foyers dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 11 000 euros.
00:04:19Le chèque énergie, en moyenne, tourne autour de 150 euros.
00:04:22Alors si vous êtes concerné, vous n'avez aucune démarche à effectuer.
00:04:25Vous recevrez automatiquement le chèque.
00:04:27Pas de panique si vous ne le recevez pas dès aujourd'hui.
00:04:30En fait, l'envoi s'étale sur tout le mois en fonction du département dans lequel vous vivez.
00:04:35Pas plus de précisions ce matin sur l'attaque au couteau en Angleterre.
00:04:39Attaque évidemment terrible dans un train à destination de Londres.
00:04:43Le motif terroriste est toujours écarté par les autorités.
00:04:45Oui, une attaque qui s'est déroulée en une dizaine de minutes qui a fait 11 blessés.
00:04:49L'un d'eux est toujours dans un état critique.
00:04:51Igor Saïry, vous êtes sur place pour BFMTV.
00:04:53Deux hommes ont été arrêtés.
00:04:55L'un a été relâché, mais l'autre est toujours en garde à vue.
00:04:59Oui, il s'agit de l'auteur présumé, un homme de 32 ans,
00:05:03qui est originaire de la petite ville de Peterborough.
00:05:06C'est pas très loin de la gare où le train s'est arrêté en urgence samedi soir à Huntingdon.
00:05:12Là où je me trouve actuellement.
00:05:14Un homme qui est donc toujours en garde à vue pour tentative de meurtre.
00:05:18Des vidéos ont été publiées par le média Daily Mail
00:05:22où l'on voit l'homme sur le quai de la gare.
00:05:25Des passagers s'enfuir avec son arme blanche à la main.
00:05:28On le voit aussi être interpellé à l'aide d'un taser par la police des transports.
00:05:33L'autre homme qui a été libéré sans charge contre lui est un homme de 35 ans
00:05:37qui est lui originaire de Londres.
00:05:40Il a été libéré hier soir.
00:05:42On ne connaît toujours pas les motivations de l'auteur présumé,
00:05:45si ce n'est que les troubles psychiatriques ne sont pas à exclure
00:05:47puisqu'une passagère a témoigné auprès d'un média britannique
00:05:50racontant qu'elle s'était retrouvée face à lui
00:05:53et lui lui aurait déclaré que le diable ne gagnera pas.
00:05:58Merci beaucoup.
00:05:59Igor, Théo Touchet vous accompagne en Angleterre puisqu'on est à l'étranger.
00:06:03Regardons ce qui se passe au Soudan parce que ça semble loin de nous.
00:06:06Mais il faut quand même s'y arrêter ce matin, Marie,
00:06:08parce qu'il s'y passe des choses épouvantables.
00:06:09Et l'ONU tire la sonnette d'alarme.
00:06:11Oui, l'ONU mais également le PAP et de nombreuses organisations humanitaires.
00:06:14Des dizaines de milliers de civils ont fui des villes et des villages
00:06:17face à l'avancée des combats dans l'est du Darfour.
00:06:19Cela fait une semaine maintenant que des images de massacres nous proviennent du Soudan.
00:06:22Depuis que les forces militaires opposées à l'armée gouvernementale
00:06:25sont entrées dans la ville d'El-Fachère,
00:06:27le Premier ministre soudanais appelle à des poursuites internationales
00:06:30après ces violences mais s'oppose à la venue de troupes étrangères.
00:06:33Merci beaucoup, Marie.
00:06:34Rendez-vous à 11h pour de nouvelles infos,
00:06:37notamment les suites de cette affaire Chine
00:06:38sur laquelle on va s'arrêter maintenant
00:06:40parce qu'il y a de très nombreuses réactions,
00:06:42notamment celle du ministre de l'Économie, Roland Lescure,
00:06:45qui était ce matin l'invité de BFM TV.
00:06:47Écoutez, il se fait menaçant.
00:06:49Si ces comportements sont répétés,
00:06:51nous serons en droit, et je le demanderai,
00:06:54qu'on interdise l'accès de la plateforme Chine
00:06:57au marché français.
00:06:58C'est dans la loi.
00:06:59Celle-là, nous l'avons votée.
00:07:00Pour des actes terroristes,
00:07:02pour le trafic de stupéfiants,
00:07:04et pour des objets pédopornographiques,
00:07:08le gouvernement est en droit
00:07:09de demander l'interdiction
00:07:11de l'accès au marché français.
00:07:14Parmi nos invités ce matin,
00:07:16pour réagir,
00:07:17Adrien Taquet,
00:07:18qui est ancien secrétaire d'État
00:07:19en charge de l'enfance et des familles,
00:07:21ancien député de La République en marche
00:07:23des Hauts-de-Seine,
00:07:24administrateur également d'UNICEF France.
00:07:26Première question, Adrien Taquet,
00:07:27si vous le voulez bien,
00:07:28est-ce que cette interdiction,
00:07:30dont parle Roland Lescure,
00:07:31est-ce qu'elle est possible
00:07:31sur un plan strictement juridique, légal ?
00:07:34Bonjour, bonjour à tous.
00:07:37Écoutez, si le ministre de l'Économie
00:07:38évoque cette possibilité
00:07:40d'interdire au marché français
00:07:43la vente de produits
00:07:44qui contreviennent à notre législation,
00:07:47parce qu'elle est attentatoire
00:07:48aux droits de nos enfants,
00:07:50à la protection de nos enfants,
00:07:51il faut effectivement pousser cette loi.
00:07:53Cette voie-là,
00:07:54je pense que la première chose à faire,
00:07:56c'est de rappeler à l'ensemble
00:07:57de ces plateformes
00:07:57la responsabilité qui est la leur.
00:07:59Il existe aujourd'hui
00:08:00un certain nombre d'outils technologiques,
00:08:03d'intelligence artificielle
00:08:04qui leur permet de déceler
00:08:05parmi la foultitude de produits
00:08:07qui sont mis en vente
00:08:08sur leur plateforme,
00:08:09les produits qui sont problématiques.
00:08:11C'est une réalité aujourd'hui.
00:08:12C'était déjà le cas il y a cinq ans.
00:08:13Souvenez-vous,
00:08:14vous l'avez peut-être rappelé,
00:08:14on avait déjà eu ce problème
00:08:15lorsque j'étais aux responsabilités
00:08:17avec Amazon.
00:08:18Ces plateformes ont les outils technologiques
00:08:20pour, par anticipation,
00:08:22empêcher qu'un certain nombre
00:08:24de ces produits
00:08:24puissent être mis en vente
00:08:25dans nos pays,
00:08:26car c'est interdit dans nos pays.
00:08:29Donc à eux de faire le boulot,
00:08:30d'assumer leurs responsabilités,
00:08:32de mettre en plus des moyens humains
00:08:34éventuellement pour faire
00:08:35un deuxième filtre
00:08:36vis-à-vis de ces problématiques-là.
00:08:40Et puis si ce devoir de vigilance
00:08:42qui est le leur n'est pas respecté,
00:08:44il faut sanctionner.
00:08:45On peut sanctionner pénalement.
00:08:46C'est pour ça que la justice
00:08:47a été saisie par les douanes,
00:08:50par l'ARCOM,
00:08:51dont nous avons à l'époque
00:08:52étendu les capacités d'action,
00:08:55notamment à ces plateformes-là.
00:08:57Et puis il faut en aller
00:08:58jusqu'à interdire évidemment
00:08:59l'accès si rien n'est fait
00:09:01dans notre pays.
00:09:03Alors Maître Frédéric Benoît
00:09:05est avec nous ici en plateau
00:09:06avocat de l'association
00:09:09La Voix de l'Enfant.
00:09:10Est-ce possible juridiquement
00:09:12cette interdiction ou pas ?
00:09:13Sur la base, évidemment,
00:09:15de cette vente
00:09:15de produits pédopornographiques ?
00:09:17Je n'ai pas vraiment examiné le sujet.
00:09:19J'aurais tendance à répondre
00:09:20comme Adrien Taquet,
00:09:21à savoir que s'il mise
00:09:22l'économie, l'envisage,
00:09:23c'est qu'on peut imaginer
00:09:25que ce soit possible.
00:09:25Parfois, les représentants politiques
00:09:26disent des choses
00:09:27sans trop connaître
00:09:28le détail technique
00:09:29de ce qui pourrait suivre.
00:09:30C'est pour ça que je demande
00:09:31un avis un peu éclairé
00:09:32d'un juriste.
00:09:32Alors, j'ai des avis
00:09:34assez éclairés
00:09:35sur l'ensemble des sujets,
00:09:36mais pas sur ce sujet-là
00:09:37en particulier.
00:09:38Moi, je viens surtout
00:09:39en représentant
00:09:41La Voix de l'Enfant
00:09:42pour insister
00:09:43sur le caractère gravissime
00:09:44de cette situation.
00:09:46Il faut rappeler
00:09:49l'annonce.
00:09:51Poupée mignonne,
00:09:52jouet de masturbation.
00:09:53Je suis désolé,
00:09:53c'est un peu cru.
00:09:54Mais c'est cru.
00:09:55C'est grave.
00:09:56Jouet de masturbation.
00:09:57C'est extrêmement choquant.
00:09:59Avec corps érotique
00:10:00et vrais vagins
00:10:01et anus.
00:10:02Ça, c'était l'annonce.
00:10:04Donc, on a deux sujets.
00:10:06Un, on va sexualiser
00:10:08le corps des enfants.
00:10:09C'est-à-dire qu'on va en faire
00:10:10des objets sexuels.
00:10:12Et plus que ça,
00:10:13on va banaliser.
00:10:15Parce que quand vous vendez
00:10:16et quand vous vantez
00:10:17les vrais vagins
00:10:19et les anus,
00:10:19qu'est-ce que vous faites ?
00:10:20Vous incitez
00:10:21les consommateurs
00:10:22à agresser sexuellement,
00:10:25à violer
00:10:26des substituts d'enfants
00:10:28qui, aujourd'hui,
00:10:29ne sont qu'en silicone.
00:10:30Mais qui, demain,
00:10:31parce que c'est là
00:10:32où le passage à l'acte
00:10:33intervient,
00:10:34qui, demain,
00:10:35pourraient être,
00:10:35évidemment,
00:10:36de vrais enfants.
00:10:37Donc,
00:10:39la difficulté, là,
00:10:40pour la voix de l'enfant,
00:10:41c'est qu'on va acheter
00:10:43une poupée comme ça,
00:10:45comme on achète
00:10:45un paquet de décives.
00:10:46Parce que c'est un site,
00:10:47encore une fois,
00:10:48très pluridisciplinaire.
00:10:51Et on va, donc,
00:10:53favoriser le passage à l'acte.
00:10:55C'est ça qui est
00:10:56le gros problème.
00:10:57C'est-à-dire qu'on va
00:10:58banaliser la chose,
00:10:59on va permettre
00:11:00à ces personnes
00:11:01d'acheter ces poupées,
00:11:02et il y a un moment
00:11:03où le silicone,
00:11:05ça ne suffit plus.
00:11:05– La voix de l'enfant
00:11:06va porter plainte ?
00:11:07– La voix de l'enfant
00:11:07va porter plainte.
00:11:08– Adrien Taquet,
00:11:10le ministre dit
00:11:11qu'on va regarder
00:11:12si on peut interdire
00:11:13en cas de récidive.
00:11:14Pourquoi ne pas le faire
00:11:15tout de suite ?
00:11:16Pourquoi ne pas agir
00:11:16plus fermement
00:11:17dès maintenant ?
00:11:20– Écoutez, là aussi,
00:11:21je suis désolé,
00:11:21je renvoie au ministre aussi.
00:11:22Vous savez,
00:11:23je ne suis plus aux responsabilités.
00:11:24Je pense qu'il y avait
00:11:26un devoir d'alerte
00:11:27qui a été fait d'une part
00:11:30par les services de l'État,
00:11:31puisque je rappelle
00:11:31que, sauf erreur,
00:11:32ce sont les salaires
00:11:33des douanes
00:11:33qui ont identifié
00:11:36ce problème-là.
00:11:37Il faut saluer
00:11:37le rôle des associations aussi,
00:11:39qui généralement
00:11:40jouent aussi
00:11:42ce rôle d'alerte.
00:11:44La plateforme a été
00:11:45immédiatement mise en demeure.
00:11:46Elle a retiré
00:11:47immédiatement ses produits.
00:11:48Il faut désormais,
00:11:49me semble-t-il,
00:11:50si j'étais aux responsabilités,
00:11:51qu'elle garantisse
00:11:51que plus jamais
00:11:53une telle situation
00:11:54puisse se reproduire
00:11:55et dans quel cas
00:11:56on interdira
00:11:58l'accès à cette plateforme
00:12:00dans l'État.
00:12:00Mais vous savez,
00:12:01il n'y a pas moi
00:12:03le plus juriste
00:12:04sur ce plateau,
00:12:06mais vous avez d'un côté
00:12:07un principe
00:12:07qui est un principe
00:12:09constitutionnel,
00:12:10qui a le droit
00:12:10d'entreprendre,
00:12:11de faire du commerce
00:12:12et puis pour des consommateurs
00:12:14de pouvoir acheter
00:12:15des produits.
00:12:16Et puis de l'autre,
00:12:16effectivement,
00:12:17des principes
00:12:17qui sont tout aussi importants,
00:12:19si ce n'est plus,
00:12:20de protection
00:12:21des plus fragiles
00:12:23parmi nous
00:12:23que sont,
00:12:24en l'occurrence,
00:12:25les enfants.
00:12:25donc il faut être
00:12:26à cet égard
00:12:27effectivement
00:12:28très strict
00:12:30dans l'application
00:12:31de ces principes
00:12:32et dans la balance
00:12:33qu'il y a entre les deux.
00:12:35Donc,
00:12:36mise en demeure
00:12:36de retrait des produits,
00:12:37ça a été le cas
00:12:38et non récidive
00:12:39ou alors sanction
00:12:40bien plus attentatoire
00:12:42encore au principe
00:12:43de liberté
00:12:44de commerce
00:12:46en espèce.
00:12:46Voilà.
00:12:47Alors,
00:12:47on surveille un petit détaquet
00:12:48d'autant plus
00:12:49qu'il n'y a pas que Chine
00:12:50qui est concernée.
00:12:51C'est une information
00:12:52que nous a révélée
00:12:53RMC ce matin.
00:12:54Charlotte Mériton
00:12:55est avec nous.
00:12:56Justement,
00:12:56vous qui vous occupez
00:12:57des questions de consommation
00:12:58pour RMC,
00:13:00on se rend compte
00:13:00qu'il n'y a pas que Chine.
00:13:01Il y a aussi AliExpress
00:13:02qui est une autre plateforme
00:13:03de vente
00:13:03qui propose
00:13:04exactement la même chose.
00:13:06Exactement.
00:13:07La même poupée
00:13:07a été vue sur AliExpress
00:13:09au prix d'un petit peu
00:13:10plus de 600 euros.
00:13:11Quand ça a été signalé,
00:13:12elle a été retirée également
00:13:14de la plateforme.
00:13:14Mais aujourd'hui,
00:13:15si vous allez sur AliExpress,
00:13:16vous pouvez trouver encore
00:13:17alors pas cette fameuse
00:13:18petite fille
00:13:19avec cette ours en peluche
00:13:20qui a vraiment marqué
00:13:21les esprits,
00:13:21mais encore des poupées
00:13:23avec des visages
00:13:24très, très juvéniles.
00:13:25Et il risque d'y en avoir
00:13:26encore d'autres.
00:13:27Pourquoi ?
00:13:27Parce que le problème
00:13:28vient du fonctionnement
00:13:29de ces places de marché,
00:13:30de ces marketplaces.
00:13:32En fait,
00:13:32Amazon,
00:13:33Chine,
00:13:34AliExpress
00:13:35se positionnent
00:13:35comme des hébergeurs
00:13:36pour des vendeurs tiers
00:13:38qui vont aller poster
00:13:39leurs annonces
00:13:40et vendre leurs produits
00:13:41sur ces sites.
00:13:42Mais ces sites-là
00:13:42se dédouanent
00:13:43de toute responsabilité
00:13:44et d'ailleurs,
00:13:44je vous lis
00:13:45un extrait
00:13:46des conditions générales
00:13:47de vente
00:13:47qu'on trouve sur Chine
00:13:48qui dit
00:13:49« Chine n'est pas tenue
00:13:50de surveiller
00:13:51ou de rechercher
00:13:51activement
00:13:52des activités illégales
00:13:53ou des produits illégaux
00:13:55ni d'inspecter
00:13:56les produits
00:13:56avant qu'ils ne soient
00:13:57vendus sur le site. »
00:13:58Donc quand on leur signale,
00:14:00ils retirent les produits
00:14:01mais en amont,
00:14:02manifestement,
00:14:02il n'y a pas de travail
00:14:03qui est fait pour contrôler.
00:14:04Incroyable,
00:14:05maître,
00:14:05ce que nous dit
00:14:05Charlotte Méritant
00:14:06ce matin.
00:14:07Chine s'exonère
00:14:08de sa responsabilité
00:14:09sur la vente
00:14:10de ce genre de produits.
00:14:10C'est ce que nous avait servi
00:14:12Amazon il y a 3-4 ans
00:14:13en disant
00:14:14« On ne vend pas
00:14:16nous directement,
00:14:17c'est une plateforme
00:14:17spécifique
00:14:18sur laquelle
00:14:19des vendeurs
00:14:19viennent
00:14:20et on filtre. »
00:14:22Sauf que
00:14:23là,
00:14:24la difficulté,
00:14:25c'est que
00:14:25c'est quand même
00:14:26Chine qui est là
00:14:27avec une plateforme
00:14:28où il y a
00:14:29ces produits-là.
00:14:30Donc,
00:14:30s'ils ne sont pas
00:14:31auteurs principaux,
00:14:32ils sont à tout le moins
00:14:32complices,
00:14:33co-auteurs.
00:14:34Donc oui,
00:14:34bien sûr que pénalement,
00:14:36c'est sanctionné.
00:14:36Surtout qu'ils touchent
00:14:37une commission
00:14:38sur ces ventes.
00:14:38On imagine Charlotte,
00:14:40c'est rémunéré pour eux.
00:14:42Bien sûr,
00:14:42la condition
00:14:43pour s'inscrire
00:14:44sur le site
00:14:45en tant que vendeur
00:14:45est bien sûr
00:14:46de verser une commission
00:14:47et d'ailleurs,
00:14:47c'est une grosse part
00:14:48du chiffre d'affaires
00:14:49de ces plateformes-là
00:14:50qui,
00:14:50si elles ne vendaient
00:14:51que leurs propres produits,
00:14:52ne pourraient pas fonctionner.
00:14:54Est-ce que ça veut dire
00:14:54Adrien Taquet
00:14:55que ce sujet
00:14:57de la pédopornographie,
00:14:59au fond,
00:14:59il n'est pas suffisamment
00:15:00pris en compte
00:15:01sur l'ensemble
00:15:03de la planète ?
00:15:04Parce qu'on imagine
00:15:04que si ça créait
00:15:05un tel tollé en France,
00:15:06dans d'autres pays,
00:15:07on n'en avait pas encore
00:15:08vraiment entendu parler
00:15:09alors que ce sont des plateformes
00:15:10qui sont évidemment mondiales.
00:15:13Oui,
00:15:13on n'a pas connaissance
00:15:14effectivement
00:15:14de débats
00:15:15ou de polémiques
00:15:17qui ont pu avoir
00:15:18de la même façon.
00:15:19Ça ne veut pas dire
00:15:20qu'elles n'ont pas eu lieu.
00:15:21Ce qui est clair,
00:15:22c'est que de façon globale,
00:15:23on a une tendance
00:15:24à sous-estimer
00:15:24et être un peu dans le déni
00:15:26face à ce que représente
00:15:27la pédocriminalité
00:15:28encore aujourd'hui
00:15:29dans notre pays
00:15:29parce qu'on parle
00:15:30aujourd'hui
00:15:31des plateformes
00:15:32de e-commerce
00:15:33qui représentent
00:15:34un véritable problème.
00:15:36vous l'avez rappelé,
00:15:37mais c'est le cas
00:15:38pour un certain nombre
00:15:39d'autres espaces numériques
00:15:43qui sont tout aussi problématiques
00:15:45au regard de la pédocriminalité
00:15:47qui mettent
00:15:48où nos enfants
00:15:48se trouvent être en danger.
00:15:51Des réseaux sociaux
00:15:53comme TikTok
00:15:53parce que
00:15:55un certain nombre d'enfants
00:15:55se mettent en scène
00:15:56parfois de façon
00:15:57comment dire,
00:16:00qui peuvent être considérés
00:16:00comme suggestives,
00:16:01s'avèrent être
00:16:02un des lieux préférés
00:16:03des pédocriminels.
00:16:04On sait que
00:16:05quand nous mettons
00:16:06vous et moi
00:16:06les photos de nos enfants
00:16:07sur les réseaux sociaux,
00:16:10nos photos de vacances
00:16:10avec nos enfants,
00:16:11des photos qui ont l'air
00:16:12sans aucune espèce
00:16:15de gravité
00:16:16ou de suggestion,
00:16:17sont là aussi
00:16:18récupérées
00:16:19par des pédocriminels
00:16:21pour alimenter
00:16:22leurs fantasmes
00:16:24et leurs réseaux.
00:16:25nos enfants
00:16:26qui sont sur
00:16:27des plateformes
00:16:27comme Instagram
00:16:28ou sur Twitter
00:16:29sont sollicités
00:16:30par des adultes
00:16:32avec des offres
00:16:33de services sexuels.
00:16:36Donc la réalité
00:16:37est que
00:16:38la pédocriminalité
00:16:39est très largement
00:16:40sous-estimée
00:16:41dans notre pays
00:16:42et dans les autres pays.
00:16:44C'est un phénomène
00:16:45évidemment mondial
00:16:46qui trouve
00:16:48dans ces nouveaux
00:16:48espaces numériques.
00:16:50Je n'ai pas parlé
00:16:50des jeux vidéo
00:16:51et notamment
00:16:52des forums
00:16:53sur lesquels
00:16:54nos enfants
00:16:55conversent entre eux
00:16:56et parfois
00:16:57avec ce qu'ils pensent
00:16:58être des enfants
00:16:58mais derrière lequel
00:16:59se cachent en réalité
00:17:00des adultes.
00:17:01Voilà,
00:17:01tous ces nouveaux
00:17:02espaces numériques
00:17:03sont des espaces
00:17:04où nos enfants
00:17:05sont potentiellement
00:17:07en danger
00:17:08ou agissent
00:17:09effectivement
00:17:10des adultes
00:17:11mal intentionnés
00:17:12et ça nécessite
00:17:14de notre part,
00:17:14alors quand je dis
00:17:15de notre part,
00:17:16des pouvoirs publics
00:17:17évidemment
00:17:17qui doivent
00:17:19adapter la législation
00:17:21au niveau français.
00:17:23Ça a été fait
00:17:23à certains égards,
00:17:24il y a encore
00:17:25du travail à faire
00:17:25au niveau
00:17:26évidemment
00:17:26européen
00:17:27et mondial
00:17:28mais avant tout
00:17:29probablement
00:17:30européen
00:17:30parce que je pense
00:17:31qu'on a une
00:17:31certaine vision
00:17:33et conception
00:17:34de la défense
00:17:35de la protection
00:17:36de nos enfants
00:17:36en Europe
00:17:37que nous devons
00:17:38pousser de façon
00:17:40très volontariste
00:17:41et puis chacun
00:17:42des composantes
00:17:44de la société.
00:17:45On arrivera
00:17:46à mettre
00:17:47un terme
00:17:48en tout cas
00:17:48à progresser
00:17:49dans le champ
00:17:50de la protection
00:17:51de nos enfants
00:17:51face à cette menace
00:17:52pédocriminelle
00:17:53si on en fait
00:17:54un sujet
00:17:54de société
00:17:55c'est-à-dire
00:17:55que chacun
00:17:56d'entre nous
00:17:56doit être responsable
00:17:57les associations
00:17:58qui jouent
00:17:58le rôle
00:17:59qu'elles jouent
00:17:59les parents
00:18:00que nous sommes
00:18:00dans la façon
00:18:01dont nous éduquons
00:18:01nos enfants
00:18:02voilà
00:18:03l'ensemble
00:18:04des acteurs
00:18:04de la société
00:18:06et on entend
00:18:06l'appel
00:18:06que vous lancez
00:18:07ce matin
00:18:07à un moment
00:18:09qui est un moment
00:18:09charnière
00:18:10pour Chine
00:18:10parce que
00:18:11vous savez
00:18:11qu'une boutique
00:18:12physique
00:18:12va ouvrir
00:18:13après-demain
00:18:15au BHV
00:18:16et on va retrouver
00:18:17devant le BHV
00:18:18Rebecca Blanc-Lelouch
00:18:20parce qu'il y a
00:18:20une affiche
00:18:21qui annonce
00:18:22l'événement
00:18:22on ne peut vraiment
00:18:22pas la louper
00:18:23quand on passe
00:18:23devant le magasin
00:18:24et Rebecca
00:18:25on imagine
00:18:25que cette affiche
00:18:27et cette polémique
00:18:28elles sont évidemment
00:18:29très très commentées
00:18:30sur place
00:18:31Oui ça suscite
00:18:34beaucoup d'émotions
00:18:35c'est ce qu'on a constaté
00:18:36depuis que nous sommes arrivés
00:18:37on a entendu
00:18:38des gens
00:18:38insulter
00:18:39cette affiche
00:18:40on a entendu un monsieur
00:18:41la qualifier même
00:18:42d'insolente
00:18:43regardez Philippine David
00:18:44va vous montrer
00:18:45cette photo
00:18:46on voit deux hommes
00:18:47en costume
00:18:48avec un chien dans les bras
00:18:49qui pose
00:18:50sous ce slogan
00:18:51assez ironique
00:18:51l'affiche
00:18:52qu'on n'aurait pas dû faire
00:18:53l'homme à gauche
00:18:54il s'agit de Frédéric Merlin
00:18:55il est propriétaire
00:18:56de la société
00:18:56des grands magasins
00:18:57et à droite
00:18:58Donald Tang
00:18:59le président exécutif
00:19:00de Chine
00:19:01accompagné de son chien
00:19:02Saatchi
00:19:02la photo a été prise
00:19:03à Los Angeles
00:19:04et avait été partagée
00:19:05en amont
00:19:06par Frédéric Merlin
00:19:06sur son compte Instagram
00:19:08et évidemment
00:19:09les réactions
00:19:09de ses détracteurs
00:19:11sont ultra nombreuses
00:19:12ils considèrent ça
00:19:13comme je cite
00:19:13du foutage de gueule
00:19:15comme de la provocation
00:19:16et certainement pas
00:19:17comme une campagne
00:19:18de communication
00:19:18originale
00:19:20ou décalée
00:19:20l'idée qui a été souhaitée
00:19:22initialement
00:19:23ce sont plus de 110 000 personnes
00:19:25qui ont signé
00:19:25la pétition
00:19:26qui s'oppose à cette opération
00:19:27principalement
00:19:28pour des raisons
00:19:29de concurrence illoyale
00:19:30et de pollution environnementale
00:19:32mais les portes
00:19:33du premier magasin physique
00:19:35donc Chine
00:19:36seront bel et bien ouvertes
00:19:38dès ce mercredi 5 novembre
00:19:39Merci beaucoup Rebecca
00:19:41et merci à Philippine David
00:19:42de nous avoir montré
00:19:42cette affiche
00:19:43dont Lucie Robkin
00:19:44le moins qu'on puisse dire
00:19:45c'est qu'elle ne joue pas
00:19:46l'apaisement
00:19:46Elle ne joue pas du tout
00:19:48l'apaisement
00:19:48alors 110 000 signataires
00:19:50d'une pétition
00:19:50c'est beaucoup
00:19:51mais rappelons quand même
00:19:52que 23 millions de français
00:19:54sont clients de Chine
00:19:55ce qui serait intéressant
00:19:56de savoir
00:19:56c'est si la majorité
00:19:57des français s'opposent
00:19:58à l'offensive de Chine
00:20:00en France
00:20:00Chine c'est vraiment
00:20:01une machine de guerre
00:20:02qui est en train
00:20:03d'exploser
00:20:04si je puis dire
00:20:0423 milliards de chiffres
00:20:05d'affaires par an
00:20:06on a livré deux fois plus
00:20:09de colis en Europe
00:20:10que l'année dernière
00:20:11la tendance pour l'instant
00:20:12n'est pas du tout
00:20:13à la réduction
00:20:14du pouvoir de Chine
00:20:15en Europe
00:20:16on va voir ce qui se passe
00:20:17avec cette polémique
00:20:18sur les poupées
00:20:19pédopornographiques
00:20:20mais pour l'instant
00:20:20les français
00:20:21malheureusement adorent Chine
00:20:22le carton de Chine
00:20:24grâce à des prix
00:20:24qui sont évidemment
00:20:25tirés vers le bas
00:20:26au moment où les français
00:20:27ont des problèmes
00:20:27de pouvoir d'achat
00:20:28ils ont des problèmes
00:20:29aussi pour payer leurs impôts
00:20:30surtout qu'ils sont
00:20:31en train d'augmenter
00:20:32c'est le grand débat fiscal
00:20:34qui est en cours
00:20:35à l'Assemblée
00:20:36qui a valu ce coup de gueule
00:20:36de Michel Sardou
00:20:37ce matin
00:20:38Michel Sardou
00:20:38il dit
00:20:38on n'y comprend plus rien
00:20:40les députés
00:20:40donnent l'impression
00:20:41de se parler entre eux
00:20:42et attention
00:20:43au risque de révolution
00:20:43ce risque de ras-le-bol fiscal
00:20:44et bien on va vous l'expliquer
00:20:46dans quelques instants
00:20:47sur BFM TV
00:20:47à tout de suite
00:20:48Les discussions sur le budget
00:20:50vont-elles aboutir ?
00:20:52Suspense
00:20:52Suspense
00:20:53en tout cas
00:20:54le ministre de l'économie
00:20:55lui
00:20:55il dénonce le grand bazar
00:20:57il l'a fait ce matin
00:20:57sur notre antenne
00:20:58écoutez le rôle en l'escu
00:20:59Le premier ministre
00:21:01quand il a choisi
00:21:02de ne pas faire appel
00:21:03à l'article 49
00:21:04à l'INA 3
00:21:05de la constitution
00:21:05il a mis tout le monde
00:21:06devant ses responsabilités
00:21:07ça veut dire que
00:21:08toute la liste
00:21:09que vous venez de faire
00:21:09si elles sont votées
00:21:11elles risquent
00:21:12de se retrouver
00:21:13in fine dans le texte
00:21:14je dis elles risquent
00:21:15parce qu'après l'Assemblée
00:21:16on passera au Sénat
00:21:16ensuite il y aura ce qu'on appelle
00:21:18une commission mixte paritaire
00:21:19qui permettra d'assembler les deux
00:21:20ensuite on retournera à l'Assemblée
00:21:22donc on est à la troisième
00:21:23mais il en reste sept
00:21:24mais moi j'ai parlé
00:21:25de sorcellerie fiscale
00:21:26vous le savez
00:21:27je considère
00:21:28qu'il y a un certain nombre
00:21:29de choses
00:21:30qui ont été votées
00:21:30qui sont inopérantes
00:21:31foire d'emploi
00:21:32une foire fiscale
00:21:34avec nos Benoît Perrin
00:21:35le directeur général
00:21:36des contribuables associés
00:21:37Romain S. Kennedy
00:21:38qui vit cette foire d'emploi
00:21:40de l'intérieur
00:21:40puisqu'il est député
00:21:41socialiste et apparenté
00:21:43du Val d'Oise
00:21:43bonjour à tous les deux
00:21:44merci d'être là
00:21:45est-ce que vous avez vu
00:21:46ou entendu peut-être
00:21:47quelqu'un qui s'est exprimé
00:21:48ce matin sur l'antenne
00:21:49de RTL
00:21:50et c'est quelqu'un
00:21:51que les français écoutent
00:21:53et entendent
00:21:54c'est Michel Sardou
00:21:55il a dit quoi
00:21:55Michel Sardou
00:21:56justement sur ce débat fiscal
00:21:57il a dit
00:21:58tous ses députés
00:21:59et ses membres du gouvernement
00:22:00ils oublient qu'il y a
00:22:01une révolution
00:22:02à cause des impôts
00:22:03et ça ne va pas tarder
00:22:05dit-il
00:22:05est-ce que vous pensez
00:22:06Benoît Perrin
00:22:06qu'au fond il a raison
00:22:08parce que ce qui pointe là
00:22:09c'est le sujet du consentement
00:22:10à l'impôt
00:22:11de l'acceptation de l'impôt
00:22:12écoutez Michel Sardou
00:22:13il a raison
00:22:14c'est-à-dire que notamment
00:22:15il faut toujours rappeler
00:22:16qu'une des raisons majeures
00:22:17de la révolution française
00:22:18c'est justement
00:22:18le trop plein d'impôts
00:22:19parce que en fait
00:22:20Louis XVI voulait faire payer
00:22:22le prix de beaucoup de guerres
00:22:23aux français
00:22:24et ils se sont révoltés
00:22:25en disant
00:22:25on n'en peut plus de l'impôt
00:22:26et donc la France d'ailleurs
00:22:27est jalonnée de
00:22:28on va dire
00:22:29jacquerie fiscale
00:22:29et là on est arrivé
00:22:30effectivement à un stade
00:22:31où en fait
00:22:31les français ont bien compris
00:22:32qu'ils vont à nouveau
00:22:34être tondus
00:22:34et en fait
00:22:35dans quel objectif
00:22:36en fait on ne sait pas trop
00:22:37parce que le vrai sujet
00:22:38central me semble-t-il
00:22:40c'est que les gens
00:22:41en ont ras-le-bol
00:22:41de payer des impôts
00:22:42alors qu'ils voient bien
00:22:43qu'ils n'ont pas de
00:22:44retour sur investissement
00:22:45on nous cite souvent
00:22:46les pays nordiques
00:22:47où effectivement
00:22:48il y a un taux de prélèvement
00:22:49obligatoire
00:22:49qui est quasi similaire au nôtre
00:22:50seulement quand vous interrogez
00:22:52ces pays-là
00:22:52en fait ils sont contents
00:22:53des services qui leur sont rendus
00:22:54et je crois que
00:22:55une des problématiques
00:22:56qu'on a aujourd'hui
00:22:56c'est que à la fois
00:22:57les français et les entrepreneurs
00:22:58et ceux qui travaillent
00:22:59se disent
00:23:00on participe déjà
00:23:02considérablement
00:23:03à ces fameux services publics
00:23:05et aujourd'hui
00:23:05il n'y a jamais d'évaluation
00:23:06sur justement
00:23:07la performance
00:23:08de ces services publics
00:23:08et en fait
00:23:09on en a un peu marre
00:23:10Romain Eskenazy
00:23:10est-ce que vous comprenez
00:23:11ce que pointe ici
00:23:13Michel Sardou
00:23:14corroboré par
00:23:15Benoît Perrin
00:23:16sur un retour
00:23:18au fond du ras-le-bol fiscal
00:23:19Alors j'aurais une divergence
00:23:21d'analyse
00:23:21à la fois avec
00:23:22le grand économiste
00:23:23qui est Michel Sardou
00:23:24et avec vous monsieur
00:23:25sur l'analyse
00:23:26de la révolution française
00:23:26je pense que
00:23:27les causes
00:23:28c'était aussi
00:23:28la profonde inégalité
00:23:29face à l'impôt
00:23:30c'est que vous aviez
00:23:31à l'époque
00:23:31le tiers état
00:23:32qui payait tous les impôts
00:23:33et la noblesse
00:23:34qui n'en payait pas
00:23:34et donc je pense
00:23:35que c'est ça aussi
00:23:36et cette inégalité
00:23:37devant l'impôt
00:23:38qui a échaudé
00:23:39la France à ce moment-là
00:23:40et je pense qu'on vit
00:23:41la même chose aujourd'hui
00:23:42quand on voit
00:23:43que les grandes fortunes
00:23:45de ce pays
00:23:45payent moins d'impôts
00:23:47en proportion
00:23:47que les classes moyennes
00:23:48quand on voit
00:23:49que les multinationales
00:23:50dans ce pays
00:23:50payent moins d'impôts
00:23:51en proportion
00:23:51que les PME
00:23:52que nos boulangers
00:23:53etc.
00:23:53je pense que c'est
00:23:54cette profonde injustice
00:23:55qui échode aussi
00:23:56beaucoup les Français
00:23:58c'est ce qu'on essaie
00:23:58de corriger
00:23:59à travers ce PLF
00:24:00nous on est contre
00:24:01tous les impôts supplémentaires
00:24:02pour les classes moyennes
00:24:03pour les classes populaires
00:24:04pour les PME
00:24:05on a réussi à faire voter
00:24:06un taux au rabais
00:24:07seulement 15%
00:24:08d'impôts pour les PME
00:24:09c'était jusqu'à
00:24:1050 000 euros de chiffre d'affaires
00:24:11on monte jusqu'à
00:24:11100 000 euros
00:24:12donc nous le travail
00:24:13qu'on essaie de faire
00:24:14c'est effectivement
00:24:14de ramener un petit peu
00:24:15d'argent dans les caisses
00:24:16de l'état
00:24:16on est allé chercher
00:24:17là où on peut
00:24:18donc certainement pas
00:24:19et là vous avez raison
00:24:20sur les classes moyennes
00:24:21populaires et les PME
00:24:22qui créent de l'emploi
00:24:22et de l'activité
00:24:23mais on en a cherché
00:24:24plutôt sur les multinationales
00:24:25sur ce qu'on appelle
00:24:26l'économie improductive
00:24:28c'est à dire
00:24:28sur les rachats d'actions
00:24:29par exemple
00:24:29sur les GAFAM
00:24:31qui font beaucoup
00:24:31de chiffre d'affaires
00:24:32en France
00:24:32et qui payent peu d'impôts
00:24:33c'est surtout là
00:24:34qu'on essaie de chercher
00:24:34pour comme vous l'avez
00:24:35bien décrit également
00:24:36essayer de renforcer
00:24:37deux services publics
00:24:38qui me paraissent pour moi
00:24:39essentiels et en souffrance
00:24:40que sont la santé
00:24:41et l'éducation
00:24:42Alors c'est un argument
00:24:42qu'on entend régulièrement
00:24:43Benoît Perrin
00:24:44pour dire oui
00:24:45ce sont les très très riches
00:24:46ou bien les multinationales
00:24:47qui gagnent énormément
00:24:47et pour elles
00:24:48ça ne va pas causer de tort
00:24:51En fait c'est ça
00:24:52vous savez en économie
00:24:52on dit qu'on assiste
00:24:55à ce qu'on voit
00:24:55et ce qu'on ne voit pas
00:24:56et bien en l'occurrence
00:24:57ce qu'on voit effectivement
00:24:57je crois que c'est
00:24:59un vrai mensonge
00:24:59d'expliquer aux français
00:25:01que si justement
00:25:01on a des déficits budgétaires
00:25:03c'est à cause
00:25:03des plus aisés
00:25:04et des plus grosses entreprises
00:25:05il faut rappeler
00:25:06qu'encore une fois
00:25:06à la fois les aisés
00:25:07payent effectivement
00:25:08beaucoup d'impôts
00:25:09les grosses entreprises aussi
00:25:10et ce qu'on ne voit pas
00:25:12c'est que si vous continuez
00:25:13à leur taper dessus
00:25:14un, les plus aisés évidemment
00:25:15et vous le savez très bien
00:25:16vont continuer à partir
00:25:17deuxièmement
00:25:18sur les chiffrages
00:25:19qui sont donnés
00:25:20à chaque fois
00:25:20sur les collectes
00:25:21on sait très bien
00:25:22qu'au final
00:25:22on n'arrive jamais
00:25:23à collecter l'ensemble
00:25:24du chiffrage
00:25:25qui a été énoncé
00:25:26je vous prends l'exemple
00:25:27de la contribution différentielle
00:25:29sur les hauts revenus
00:25:30on disait
00:25:30on va collecter 2 milliards
00:25:31on va arriver péniblement
00:25:33donc en plus
00:25:34on n'arrive jamais
00:25:34pareil sur les yachts
00:25:35la fameuse taxe sur les yachts
00:25:36sur les yachts
00:25:37alors là on devait
00:25:37on devait collecter
00:25:3930 millions
00:25:39on a collecté
00:25:40à peine 60 000 euros
00:25:41donc vous voyez
00:25:42les proportions
00:25:43sont de cet ordre là
00:25:44donc si vous continuez
00:25:45à dissuader
00:25:46les forces vives
00:25:47d'investir en France
00:25:48si vous continuez
00:25:49à dissuader
00:25:50les forces vives
00:25:50qui ont choisi
00:25:52justement eux
00:25:52elles de rester en France
00:25:54vous allez effectivement
00:25:55tuer l'économie
00:25:56et je pense qu'une
00:25:56des bonnes nouvelles
00:25:57effectivement de la semaine
00:25:58dernière c'était
00:25:58la fin de la
00:25:59le non-vote
00:26:01de la taxe Zuckman
00:26:02version LFI
00:26:03l'autre bonne nouvelle
00:26:04c'était le non-vote
00:26:05de la taxe Zuckman
00:26:06version Parti Socialiste
00:26:07mais le problème
00:26:08c'est qu'effectivement
00:26:09on a eu la création
00:26:10d'un nouvel impôt
00:26:11vendredi soir
00:26:11qui va encore une fois
00:26:12considérablement pénaliser
00:26:14l'économie française
00:26:15et je crois que
00:26:17l'objectif principal
00:26:18ça devrait être de se dire
00:26:18comment faire
00:26:19pour relancer
00:26:20l'économie française
00:26:21et pour relancer
00:26:21l'économie française
00:26:22il faut regarder
00:26:23la liste des impôts
00:26:23et se dire
00:26:24quels sont les plus pénalisants
00:26:25et là vous collectivement
00:26:27vous êtes en train
00:26:27de faire exactement l'inverse
00:26:28vous êtes en train
00:26:29de regarder la liste des impôts
00:26:30en vous demandant finalement
00:26:31lesquels on peut augmenter
00:26:31je pense que le raisonnement
00:26:32est très mauvais
00:26:34On est les champions d'Europe
00:26:37des investissements étrangers
00:26:38en France
00:26:39donc on a encore
00:26:39un petit peu de marge de manœuvre
00:26:41avant de faire fuir
00:26:41tous les investissements étrangers
00:26:43tous les entrepreneurs
00:26:45etc
00:26:45On est aussi les champions
00:26:46de l'impôt
00:26:47On est aussi les champions
00:26:48de l'impôt
00:26:48mais on est les champions
00:26:49de l'exigence du service public
00:26:50vous savez
00:26:51les françaises et les français
00:26:52ils ne trouvent pas normal
00:26:52d'avoir 35 à 40 élèves
00:26:54dans les classes
00:26:54ils ne trouvent pas normal
00:26:55j'entendais ce matin
00:26:56sur une antenne concurrente
00:26:57que aux urgences de camp
00:26:59sur 40 urgentistes
00:27:00ils n'en ont que 15
00:27:01et donc on attend
00:27:029 heures d'urgence
00:27:02Je vous interromps
00:27:03parce que c'est exactement
00:27:04le sentiment dont parle
00:27:05Benoît Perrin
00:27:05c'est-à-dire on taxe toujours plus
00:27:06mais le service public
00:27:08sa qualité se réduit
00:27:10on se retrouve
00:27:10dans les situations
00:27:11que vous racontez
00:27:12Il y a plusieurs choses
00:27:12la Cour des comptes le dit
00:27:14depuis 2017
00:27:15l'État se prive
00:27:16de 60 milliards
00:27:17de recettes fiscales
00:27:18par an
00:27:18à cause effectivement
00:27:19de cadeaux fiscaux
00:27:20qui ont fait
00:27:21aux grandes entreprises
00:27:21et aux grandes fortunes
00:27:22en espérant
00:27:23que ces gens-là
00:27:24créent des emplois
00:27:24créent des richesses
00:27:25et que ça ruisse
00:27:26sauf qu'en l'occurrence
00:27:28ce n'est pas le cas
00:27:29moi je pense que
00:27:30même si beaucoup
00:27:31d'entreprises françaises
00:27:32exportent
00:27:32je pense qu'on a
00:27:33un réel problème
00:27:34de demande intérieure
00:27:35aujourd'hui vous avez
00:27:36des gens qui travaillent
00:27:37et qui épargnent
00:27:38parce qu'ils ont peur
00:27:39de l'avenir
00:27:39ils ne consomment pas
00:27:40donc je pense qu'il faut
00:27:41aussi redonner
00:27:42un peu de pouvoir d'achat
00:27:42aux françaises
00:27:43et aux français
00:27:43quand vous parlez
00:27:44aux entreprises locales
00:27:46qui s'appuient
00:27:46sur une demande intérieure
00:27:47ils le voient bien
00:27:48leurs carnets de commandes
00:27:49sont en baisse
00:27:50ils n'investissent plus
00:27:50ils ne recrutent plus
00:27:51donc il faut à la fois
00:27:52vous avez raison
00:27:56et notamment les collectivités
00:27:57en font beaucoup
00:27:58et si on réduit
00:27:59on réduit
00:27:59on réduit
00:28:00les dotations de collectivités
00:28:01il y aura moins d'investissement
00:28:02qui sert aux entreprises
00:28:03donc je pense qu'il faut jouer
00:28:04sur les deux leviers
00:28:05le fait de dire
00:28:05il ne faut que de la demande
00:28:06ou que de l'offre
00:28:08c'est de la théorie
00:28:08je pense que concrètement
00:28:09il faut préserver l'offre
00:28:11effectivement
00:28:11mais il faut aussi
00:28:12relancer la demande
00:28:13en réinjectant un peu d'argent
00:28:14dans l'économie
00:28:14il y a un mot que vous utilisez
00:28:15sur lequel il faut qu'on s'arrête
00:28:17Lucie c'est le mot
00:28:18productif
00:28:19ça revient beaucoup
00:28:20parce que vendredi soir
00:28:20donc un peu en catimini
00:28:21a été voté
00:28:22un impôt
00:28:23appelé l'impôt
00:28:24sur la fortune
00:28:25improductive
00:28:26justement
00:28:27ça veut dire quoi exactement
00:28:28la fortune improductive
00:28:29parce que ça a l'air
00:28:30comme ça
00:28:30un petit peu virtuel
00:28:32mais ça concerne
00:28:33plein de gens
00:28:33parce que les assurances vie
00:28:35notamment rentrent
00:28:35dans ce panier là
00:28:36oui bien sûr
00:28:36alors on pense
00:28:37aux voitures
00:28:38aux yachts
00:28:38aux oeuvres d'art
00:28:39aux crypto-monnaies
00:28:40etc
00:28:40ça c'est vraiment
00:28:41la cible de la gauche
00:28:43pour cet impôt
00:28:44sur les fortunes improductives
00:28:46mais comme vous le dites
00:28:47ça va aussi viser
00:28:48des produits de départ
00:28:48ça va viser
00:28:49beaucoup plus de français
00:28:50qu'on le pense
00:28:51ou les bijoux de famille aussi
00:28:52ou les bijoux de famille
00:28:53voilà il en reste aussi
00:28:54donc ça peut être assez
00:28:55impopulaire
00:28:56avec un seuil minimum
00:28:56quand même
00:28:57voilà
00:28:57et un taux d'imposition
00:28:58de 1%
00:28:59qui est finalement
00:28:59plus faible
00:29:00que le taux
00:29:01qu'on connaissait aujourd'hui
00:29:02avec l'impôt sur la fortune
00:29:03immobilière
00:29:03donc il y a cette critique
00:29:04aussi qui est faite
00:29:05qui pourrait être
00:29:06que ce nouvel impôt
00:29:07frappe un peu moins
00:29:08les très grandes fortunes
00:29:09et un peu plus
00:29:10des français de fortune
00:29:12plus modestes
00:29:13comment vous répondez à ça
00:29:14pourquoi ce taux plus bas
00:29:15que l'impôt
00:29:15que l'on connaissait
00:29:16bien parce que
00:29:17nous comme ça a été dit avant
00:29:19nous on a défendu
00:29:21on a déposé nous aussi
00:29:22la taxe Zuckman
00:29:23pure et dure
00:29:23c'était un amendement socialiste
00:29:25on avait un amendement
00:29:26de repli pour deux fois moins
00:29:27qui n'est toujours pas passé
00:29:28nous on avait ce souci là
00:29:29d'avoir un budget plus juste
00:29:31qui va chercher l'argent
00:29:32là où il est
00:29:33et en l'occurrence
00:29:34même si le taux est réduit
00:29:35la base sur laquelle
00:29:36s'applique cet impôt
00:29:38est plus large
00:29:39et donc au final
00:29:39la ministre de l'économie
00:29:40a encore confirmé
00:29:41enfin la ministre du budget
00:29:43pardon
00:29:43a encore confirmé ce matin
00:29:44dans l'hémicycle
00:29:44que cet impôt rapporterait demain
00:29:47plus qu'il ne rapporte aujourd'hui
00:29:48environ 2 milliards
00:29:49c'est très vague
00:29:50environ 2 milliards
00:29:51non c'est vrai que je trouve ça
00:29:53vous savez on parle depuis longtemps
00:29:55sur les plateaux télé
00:29:56en disant attention
00:29:56je pense qu'il y a danger
00:29:58sur l'épargne des français
00:29:59ben là on a vraiment
00:30:00la traduction très très immédiate
00:30:02de cette épargne
00:30:03qu'on va effectivement
00:30:04voler aux français
00:30:05parce qu'effectivement
00:30:06appartient d'un million d'euros
00:30:07ce qu'il faut bien comprendre
00:30:09c'est que l'assurance vie
00:30:10est un produit
00:30:10qui est effectivement
00:30:11vraiment chéri par les français
00:30:12c'est un produit
00:30:13qui est intéressant fiscalement
00:30:15puisque justement
00:30:15il permet effectivement
00:30:16une fiscalité plus douce
00:30:18que un grand nombre
00:30:19de produits financiers
00:30:20sur lesquels vous êtes
00:30:20effectivement matraqué
00:30:21et là en l'occurrence
00:30:23il y a l'assurance vie
00:30:24mais il y a aussi
00:30:25les crypto-monnaies
00:30:25qui vont effectivement
00:30:27faire partie
00:30:27de ce nouvel ISF
00:30:29alors c'est une espèce
00:30:30d'ISF light
00:30:30vous avez raison
00:30:31c'est moins dur
00:30:32que l'ISF d'avant
00:30:32sur les recettes
00:30:33en fait on n'en sait
00:30:34franchement pas grand chose
00:30:36aujourd'hui
00:30:37on parlait d'un taux
00:30:38d'un taux fixe à 1%
00:30:40avant c'était entre 0,7
00:30:42et 1,5% l'ISF
00:30:44donc on ne sait pas exactement
00:30:45c'est vrai que l'assiette
00:30:45est plus large
00:30:46mais les taux sont réduits
00:30:47on ne sait pas tellement
00:30:48ce que ça va donner
00:30:49ce qui est certain
00:30:49c'est que ça donne
00:30:50me semble-t-il
00:30:51un très mauvais signal
00:30:52effectivement
00:30:53à l'ensemble des français
00:30:55en disant
00:30:55attention finalement
00:30:56votre épargne n'est pas protégée
00:30:57on peut du jour au lendemain
00:30:59le réintégrer dans un appart
00:31:00on parle des millionnaires
00:31:01c'est-à-dire que
00:31:01si vous avez
00:31:02des bijoux de famille
00:31:03une résidence
00:31:05même secondaire
00:31:06une maison de campagne
00:31:06et des bijoux de famille
00:31:08et que le tout
00:31:08représente moins de 1,3 million d'euros
00:31:10vous ne serez pas concerné
00:31:11par cet impôt
00:31:12donc ne dites pas
00:31:13qu'on va taper
00:31:14chez tous les français
00:31:14les français millionnaires
00:31:15c'est-à-dire qu'ils ont
00:31:16un patrimoine
00:31:16qui est supérieur à 1 million d'euros
00:31:18ils sont quand même
00:31:18extrêmement minoritaires en France
00:31:20là-dessus
00:31:20vous avez raison
00:31:21mais posez-vous la question
00:31:22pourquoi il n'y a pas
00:31:22un pays européen
00:31:23sauf l'Espagne
00:31:24qui a mis en place
00:31:25cette fameuse impôt
00:31:26sur les grandes fortunes
00:31:26et puis deuxièmement
00:31:27j'espère que vous allez en parler
00:31:28de ce qui est prévu
00:31:30ou en tout cas
00:31:35justement les revenus du patrimoine
00:31:36parce que c'est aussi
00:31:37il faut que les français le sachent
00:31:38vous avez ce fameux impôt
00:31:40qui s'appelle donc la CSG
00:31:41qui a été écrit en 1990
00:31:42à 1%
00:31:43aujourd'hui on a 9,2%
00:31:44et vous avez cet impôt
00:31:46qui en gros
00:31:47concerne tous les revenus
00:31:49et notamment
00:31:49les revenus du patrimoine
00:31:50revenus du patrimoine
00:31:51ce sont les loyers
00:31:52bien sûr
00:31:52et puis les actions
00:31:54les dividendes
00:31:55tous ces aspects
00:31:56de revenus financiers
00:31:57là ce qui va être décidé
00:31:59c'est une augmentation
00:32:00de ce taux
00:32:00on va passer de 9,2
00:32:02à plus de 10,5%
00:32:04et donc les petits
00:32:05porteurs
00:32:05vous voyez ceux qui ont
00:32:06des petites actions
00:32:06veulent aussi être pénalisés
00:32:08par ces augmentations d'impôts
00:32:09c'est dommage au moment
00:32:10où effectivement
00:32:11on sait tous
00:32:11qu'on aura très peu de retraite
00:32:13c'est dommage je trouve
00:32:13de pénaliser les gens
00:32:14réponse courte
00:32:15Romain Eskenazy
00:32:16nous on proposait
00:32:17une baisse de CSG
00:32:18pour les salaires
00:32:19jusqu'à 1,4% du SMIC
00:32:20en parallèle
00:32:21parce qu'on considère
00:32:22qu'il y a aujourd'hui
00:32:23une divergence majeure
00:32:24entre la fiscalité du travail
00:32:26et la fiscalité du patrimoine
00:32:27non
00:32:28effectivement nous
00:32:28au parti socialiste
00:32:29on porte une forme
00:32:30de rééquilibrage
00:32:31de baisser la fiscalité
00:32:32sur les revenus du travail
00:32:34pour encourager le travail
00:32:35pour encourager l'effort
00:32:36ces françaises et français
00:32:37qui travaillent
00:32:38et qui n'arrivent plus
00:32:39à vivre de leur salaire
00:32:39qui est un phénomène
00:32:40qui n'était pas vraiment le cas
00:32:42il y a encore 15 ou 20 ans
00:32:42et à l'inverse
00:32:43des rentiers
00:32:45qui voient leur revenu
00:32:46moins taxé que le travail
00:32:47donc effectivement
00:32:48on plaide pour un rééquilibrage
00:32:49de la fiscalité
00:32:50moins sur le travail
00:32:51plus sur le capital
00:32:51je vous invite à demander
00:32:52cette baisse de la CSG
00:32:53sur tous les salaires
00:32:54vous voyez
00:32:54parce que ceux qui travaillent
00:32:56effectivement ont besoin d'air
00:32:57vous l'avez dit
00:32:58et pour qu'ils gagnent plus
00:32:59il y a deux manières
00:32:59il faut que les entreprises
00:33:00soient plus rentables
00:33:01ce qui permettra
00:33:02des augmentations de salaires
00:33:03et baisser les charges
00:33:04et je crois sur l'ensemble
00:33:05des salaires
00:33:05le débat est lancé
00:33:06il se poursuit en direct
00:33:07pendant que vous parlez
00:33:08à l'Assemblée nationale
00:33:08j'y retourne
00:33:09j'imagine
00:33:10Romain Eskenazi
00:33:11merci beaucoup
00:33:12d'avoir fait une petite parenthèse
00:33:13pour nous rejoindre ici
00:33:14sur le plateau
00:33:15d'Arnaud Direct
00:33:15on écoute maintenant
00:33:17les points de vue
00:33:18de nos éditorialistes
00:33:19parce que dans cette actualité
00:33:20parfois difficile à comprendre
00:33:21c'est bien d'avoir
00:33:23des journalistes
00:33:24qui se mouillent
00:33:24et c'est ce que va faire
00:33:26tout de suite
00:33:27Lucie Robquin
00:33:28pour commencer
00:33:28parce que
00:33:29on a entendu
00:33:30un Roland Lescure
00:33:31ce matin
00:33:31Lucie le ministre de l'économie
00:33:33brandir la menace
00:33:34de l'interdiction de Chine
00:33:35après l'affaire
00:33:36des poupées sexuelles
00:33:37alors Chine
00:33:38il y a ça évidemment
00:33:38mais c'est aussi
00:33:39une concurrence très très forte
00:33:40pour les producteurs
00:33:43européens et français
00:33:44et Lucie
00:33:45vous nous dites ce matin
00:33:45l'interdiction
00:33:46c'est pas la bonne solution
00:33:47la bonne solution
00:33:48en réalité c'est
00:33:48le boycott
00:33:49l'interdiction
00:33:50c'est un peu
00:33:51l'arme atomique
00:33:52le seul finalement
00:33:53le seul qui peut
00:33:54stopper la censure de Chine
00:33:55c'est le consommateur
00:33:56cela ne sert à rien
00:33:57de signer des pétitions
00:33:59d'imposer des amendes
00:34:00ou de lancer des intersyndicales
00:34:01si les français sont mécontents
00:34:03il faut qu'ils arrêtent
00:34:04d'acheter chez Chine
00:34:05pour l'instant
00:34:06ils font tout l'inverse
00:34:07vous savez combien de français
00:34:09achètent chez Chine
00:34:10chaque année ?
00:34:11Ah bah il y a la réponse
00:34:11j'ai trouvé
00:34:11Guillaume vous avez triché
00:34:1423 millions
00:34:15le tiers de la population
00:34:16française
00:34:17et la tendance
00:34:18est exponentielle
00:34:1912 millions de colis chinois
00:34:20sont arrivés en Europe
00:34:21cette année
00:34:22c'est deux fois plus
00:34:23que l'année dernière
00:34:23et c'est trois fois plus
00:34:25qu'en 2000
00:34:25jamais
00:34:26jamais Guillaume ?
00:34:27Non mais
00:34:28nous ne sommes pas représentatifs
00:34:29de la population
00:34:30il faut être totalement honnête
00:34:32pas par conviction
00:34:32c'est que je n'ai pas eu
00:34:33l'occasion de le faire
00:34:34particulièrement
00:34:35François ?
00:34:35Jamais
00:34:35Jamais
00:34:36Bon bah voilà
00:34:36vous n'êtes pas représentatif
00:34:37On n'est pas du tout représentatif
00:34:39On est quatre sur ce plateau
00:34:40et pourtant un français sur trois
00:34:41achète sur Chine
00:34:44mais pour des raisons financières
00:34:45voilà
00:34:46On ne peut pas en vouloir
00:34:47à des personnes qui gagnent
00:34:48le public par exemple
00:34:49de vouloir s'habiller
00:34:49C'est très culpabilisateur
00:34:50le débat actuel là-dessus
00:34:51Oui oui
00:34:52et toute la difficulté
00:34:53c'est de faire comprendre
00:34:53d'ailleurs aux consommateurs
00:34:54qu'ils ne font pas forcément
00:34:55des économies
00:34:56en achetant chez Chine
00:34:58voilà
00:34:58si vous achetez des chaussures
00:34:59et que vous les portez
00:34:59cinq fois avant de les jeter
00:35:00ce n'est pas forcément
00:35:01une bonne affaire
00:35:02Pour autant
00:35:03est-ce que c'est réaliste
00:35:04d'appeler au boycott
00:35:04parce que c'est pareil
00:35:05pardon
00:35:06mais on est dans la leçon
00:35:07depuis notre plateau
00:35:09voilà
00:35:10des salaires qui sont
00:35:11sans doute plus élevés
00:35:11que la moyenne
00:35:12on dit
00:35:12attention c'est pas bien
00:35:13donc non c'est pas réaliste
00:35:15Il y a quelque chose
00:35:15qui peut être hyper efficace
00:35:17auprès des consommateurs
00:35:17c'est l'argument du danger
00:35:19les objets vendus sur Chine
00:35:22sont pour beaucoup dangereux
00:35:24et ça c'est ce qu'a prouvé
00:35:24l'association UFC
00:35:25que choisir la semaine dernière
00:35:27elle a testé 162 articles
00:35:29et elle a montré
00:35:30que le consommateur
00:35:31prenait de vrais
00:35:31risque en achetant
00:35:32sur cette plateforme
00:35:33plus de deux tiers
00:35:34des produits testés
00:35:35sont non conformes
00:35:36à la réglementation européenne
00:35:38c'est quand même énorme
00:35:39ça ça m'est arrivé
00:35:39c'était pas sur Chine
00:35:40il y a quelques années
00:35:41j'ai acheté un chargeur
00:35:42pour un téléphone portable
00:35:43qui venait de Chine
00:35:45en l'occurrence
00:35:46en pleine nuit
00:35:46le truc a explosé
00:35:47très bon exemple
00:35:48la prise était comme brûlée
00:35:50il n'y a pas eu d'incendie
00:35:51mais c'était
00:35:51j'allais justement
00:35:53vous en parler Guillaume
00:35:53parce que 57%
00:35:55des produits vendus sur Chine
00:35:56sont dangereux
00:35:56et on parle justement
00:35:57des chargeurs
00:35:58qui peuvent s'enflammer
00:35:59parce que les circuits électriques
00:36:00sont beaucoup trop proches
00:36:01les jouets sont également
00:36:03dangereux pour vos enfants
00:36:04attention Julien
00:36:05sur les 554
00:36:07qui ont été testés
00:36:08ils sont un peu grands
00:36:08les miens mais bon
00:36:09ne sait-on jamais
00:36:10sur la cinquantaine
00:36:12qui a été testée
00:36:12par l'association
00:36:13il y en a un seul
00:36:14qui est conforme
00:36:14à la réglementation européenne
00:36:16il y a plein de petits objets
00:36:17que vos enfants
00:36:17peuvent avaler
00:36:18ils peuvent s'étouffer
00:36:19même les bijoux
00:36:20qu'achètent vos adolescents
00:36:21et là vous êtes peut-être
00:36:21plus concerné Julien
00:36:22sont dangereux
00:36:24UFC Que Choisir
00:36:25a trouvé un bijou
00:36:26qui est composé
00:36:27par exemple
00:36:27de 85% de cadmium
00:36:29c'est hyper cancérogène
00:36:31c'est 8500 fois plus
00:36:33que la norme autorisée
00:36:34voilà
00:36:35alors le gouvernement
00:36:35essaie de réagir
00:36:36mais c'est évidemment
00:36:36très timide
00:36:37il a imposé
00:36:38à peu près 200 millions
00:36:39d'amendes à Chine
00:36:40par rapport à son chiffre
00:36:41d'affaires c'est rien
00:36:42Chine c'est 23 milliards
00:36:44de chiffre d'affaires
00:36:45chaque année
00:36:45le seul moyen
00:36:46de contrer Chine
00:36:47je vous le disais
00:36:47c'est de faire baisser
00:36:48ce chiffre d'affaires
00:36:49la politique maintenant
00:36:51une petite musique
00:36:52Guillaume Daré
00:36:53c'est ce que vous dites
00:36:53ce matin
00:36:54est en train de monter
00:36:55à droite
00:36:56et cette petite musique
00:36:57on la connaît
00:36:57elle revient régulièrement
00:36:58c'est une musique
00:36:59dont le refrain
00:37:00est composé de
00:37:01union des droites
00:37:02union des droites
00:37:03union des droites
00:37:03ils sont de plus en plus nombreux
00:37:04à le chanter
00:37:05ce refrain là
00:37:06oui parce qu'on a vu
00:37:07effectivement depuis son retour
00:37:08depuis mi-septembre
00:37:09sur le devant de la scène politique
00:37:10Marion Maréchal
00:37:11qui a commencé à dire
00:37:12déjà il faut
00:37:13même si on n'est pas d'accord
00:37:13surtout qu'on discute
00:37:15avec Bruno Rotaillot
00:37:16qu'on discute avec Laurent Wauquiez
00:37:17pour se mettre d'accord
00:37:19parce qu'elle considère
00:37:20qu'elle est de droite
00:37:21et qu'il faut rassembler
00:37:22ses droites
00:37:22ensuite il y a Laurent Wauquiez
00:37:23le patron des députés
00:37:24de la droite républicaine
00:37:25qui a mis sur la table
00:37:26l'idée d'une primaire
00:37:27qui irait
00:37:27de Gérald Darmanin
00:37:29à Sarah Knafau
00:37:30sur la même ligne
00:37:31David Lissnard
00:37:33la semaine dernière
00:37:33qui dit
00:37:34il faut se mettre d'accord
00:37:36sur une primaire
00:37:36lui dit-il
00:37:37de l'UDI
00:37:37à Sarah Knafau
00:37:38il va même plus loin
00:37:39il dit
00:37:39il faut qu'on se mette d'accord
00:37:40sur un projet
00:37:41avec 4-5 grands thèmes
00:37:43ce qui est nouveau
00:37:44c'est qu'y compris
00:37:45dans le camp
00:37:46justement d'extrême droite
00:37:47et bien certains disent
00:37:48pourquoi pas
00:37:49alors on va le voir
00:37:50peut-être pas le parti
00:37:51qui pèse le plus
00:37:51mais par exemple
00:37:52chez Reconquête
00:37:53Sarah Knafau avait dit
00:37:54pourquoi pas
00:37:55et ça a été le cas aussi
00:37:56d'Éric Zemmour
00:37:57c'est une première
00:37:57écoutez-le
00:37:58il était notre invité hier
00:37:59sur BFM Politique
00:38:00En septembre 2021
00:38:02j'avais proposé
00:38:04et les chapeaux à plumes
00:38:06de LR
00:38:07avaient trouvé
00:38:08des argusies juridiques
00:38:10pour me refuser
00:38:11ma candidature
00:38:12Laurent Wauquiez a dit pareil
00:38:13une primaire
00:38:14de Darmanin à Knafau
00:38:15très bien
00:38:15alors organisons-la
00:38:18sauf que le parti
00:38:19le plus important
00:38:20dans ce camp-là
00:38:20lui il n'a pas du tout
00:38:21l'intention d'y participer
00:38:22c'est certain
00:38:23puisque effectivement
00:38:24ceux qui critiquent
00:38:25cette potentielle
00:38:26union des droits
00:38:27disent ça n'a pas de sens
00:38:28puisque finalement
00:38:29le plus gros parti
00:38:30c'est-à-dire
00:38:30le Rassemblement National
00:38:31n'en veut pas
00:38:32et pour cause
00:38:33regardez le sondage
00:38:33qui a été publié hier
00:38:34ils n'ont pas besoin
00:38:35par la tribune dimanche
00:38:36et BFM TV
00:38:37sondage Elab
00:38:38Marine Le Pen
00:38:39est crédité 34%
00:38:40et dans certaines hypothèses
00:38:42Jordan Bardella
00:38:42va jusqu'à 37,5%
00:38:45donc eux n'ont aucun intérêt
00:38:47ils n'ont aucun intérêt
00:38:48politique non plus
00:38:49parce que vous savez
00:38:50ça fait souvent polémique
00:38:51Marine Le Pen elle-même
00:38:52juge qu'elle n'est
00:38:53ni de droite
00:38:53ni de gauche
00:38:54donc pas question
00:38:56pour elle
00:38:56d'aller dans une primaire
00:38:58des droites
00:38:59elle se contente finalement
00:39:00que Jordan Bardella
00:39:01tende la main
00:39:02aux Républicains
00:39:03comme on l'a vu
00:39:03ces dernières semaines
00:39:04finalement
00:39:05la primaire
00:39:06c'est quoi ?
00:39:06c'est une façon
00:39:07souvent pour les plus faibles
00:39:08dans un terrain politique
00:39:10d'essayer de se mettre
00:39:10en valeur
00:39:11et en lumière
00:39:11face à un plus gros
00:39:12qui lui ne veut surtout
00:39:13pas y participer
00:39:13la primaire
00:39:14on connaît du côté
00:39:15des Etats-Unis
00:39:15François Clémenceau
00:39:16c'est là que vous nous emmenez
00:39:17parce que Donald Trump
00:39:17vient d'organiser
00:39:18une fête magnifique
00:39:19mais polémique
00:39:20une fête aux accents
00:39:21de Gatsby le Magnifique
00:39:22sauf qu'en ce moment
00:39:23il n'est pas du tout magnifique
00:39:24sur son terrain intérieur
00:39:25Donald Trump
00:39:25ça ne se passe pas très bien
00:39:26non c'est exactement ça
00:39:27ça s'est passé à Mar-a-Lago
00:39:29c'était pour Halloween
00:39:30et donc il avait invité
00:39:31sur le thème
00:39:32de Gatsby le Magnifique
00:39:33tous ses amis
00:39:34millionnaires
00:39:35ou milliardaires
00:39:36une petite fête
00:39:37n'a jamais tué personne
00:39:39c'est le couplet
00:39:40que vous retrouvez
00:39:41dans cette oeuvre
00:39:41de Scott Fitzgerald
00:39:42et c'est le symbole
00:39:44effectivement
00:39:44des inégalités
00:39:45aux Etats-Unis
00:39:46enfin ce roman
00:39:46et beaucoup d'autres
00:39:47mais qui montre
00:39:48qu'il y a un moment
00:39:49où ça ne passe plus
00:39:50et typiquement
00:39:51par exemple aussi
00:39:52la volonté de refaire
00:39:53totalement
00:39:54la salle de balle
00:39:55de la Maison Blanche
00:39:56pour qu'elle soit
00:39:56plus grande encore
00:39:57que la Maison Blanche
00:39:58où il travaille
00:39:59ça fait jaser énormément
00:40:01et même ça consterne
00:40:02regardez ce que disait
00:40:03Gavin Newsom
00:40:04le gouverneur démocrate
00:40:05de Californie
00:40:06à propos de cette fête
00:40:08voilà
00:40:09il y a 42 millions
00:40:10d'Américains
00:40:11qui aujourd'hui
00:40:11ne peuvent plus recevoir
00:40:13leur ticket de rationnement
00:40:14alimentaire
00:40:14parce que le pays
00:40:16est en shutdown
00:40:16il n'y a plus de budget
00:40:17et c'est la plus grande crise
00:40:19depuis 1945
00:40:21un Américain sur 8
00:40:22dépend de ses tickets
00:40:24de rationnement alimentaire
00:40:25et donc oui
00:40:26c'est pour ça
00:40:26que le décalage
00:40:27entre l'extrême richesse
00:40:29de la fête de Trump
00:40:29et la pauvreté
00:40:30des Américains
00:40:31fait débat
00:40:32parce que dans le même temps
00:40:32les promesses
00:40:33de Donald Trump
00:40:34sur la baisse
00:40:36des inégalités
00:40:36elles ne sont pas du tout
00:40:37tenues neuf mois
00:40:38après son arrivée au pouvoir
00:40:39sur le plan social
00:40:40ça ne se passe pas bien
00:40:40voilà
00:40:41il y a un décalage
00:40:42en fait absolument incroyable
00:40:43entre les succès
00:40:45qu'il revendique
00:40:45sur la scène internationale
00:40:46et les échecs
00:40:48qu'il accuse
00:40:49sur le plan intérieur
00:40:50puisqu'effectivement
00:40:51il avait promis
00:40:51de lutter contre l'inflation
00:40:53et c'est l'une des raisons
00:40:54pour lesquelles il avait été élu
00:40:55parce qu'on pensait
00:40:56qu'il était le meilleur
00:40:57sur l'économie
00:40:57face à Joe Biden
00:40:58quand il est arrivé au pouvoir
00:41:00l'inflation était à 2,44
00:41:01elle est maintenant
00:41:02à 3,01
00:41:04et on le voit
00:41:05dans les sondages
00:41:06les sondages aujourd'hui
00:41:07de crédibilité
00:41:08de Donald Trump
00:41:08au pouvoir
00:41:09sont en chute libre
00:41:10il est à 55%
00:41:12d'impopularité
00:41:13c'est 12 points de plus
00:41:15qu'il y a 9 mois seulement
00:41:16alors vous me direz
00:41:17rien n'est définitif
00:41:19on vote dans un an
00:41:20pour les élections
00:41:22de mid-term
00:41:22mais à ce moment-là
00:41:23même les projections
00:41:24des instituts économiques
00:41:26américains disent
00:41:26que l'inflation sera
00:41:27à 2,4
00:41:28à ce moment-là
00:41:29en novembre 2026
00:41:30c'est-à-dire
00:41:30exactement au même plan
00:41:32que lorsqu'il est arrivé
00:41:33face à ça
00:41:34il va falloir qu'il se bouge
00:41:36beaucoup
00:41:36bien davantage
00:41:38à l'intérieur
00:41:39qu'à l'extérieur
00:41:40et puis on aura
00:41:41un thermomètre
00:41:41un baromètre
00:41:42de sa popularité
00:41:43plutôt dès demain
00:41:44parce qu'il y a des élections
00:41:45notamment à la mairie de New York
00:41:47où les démocrates
00:41:47sont assurés de gagner
00:41:48mais c'est un maire
00:41:49à priori un peu radical
00:41:50qui va passer
00:41:52et il y a deux gouverneurs
00:41:53c'est très important
00:41:53Virginie et New Jersey
00:41:54et New York
00:41:54avec vous François
00:41:56évidemment
00:41:57tout comme on surveille
00:41:59le développement
00:42:01du gaz hilarant
00:42:02vous avez certainement
00:42:03déjà remarqué
00:42:04des bonbonnes
00:42:05qui sont balancées
00:42:06comme ça dans la rue
00:42:07un petit peu partout
00:42:07c'est un phénomène
00:42:08colossal en France
00:42:10et qui peut avoir
00:42:10des conséquences dramatiques
00:42:11on l'a vu
00:42:12ce week-end à Lille
00:42:13puisque un conducteur
00:42:14qui avait inhalé
00:42:15du gaz hilarant
00:42:16a renversé un étudiant
00:42:17qui hélas est mort
00:42:18il avait 19 ans
00:42:19et on va vous raconter
00:42:20les circonstances
00:42:21de ce drame
00:42:21dans quelques instants
00:42:22à tout de suite
00:42:22à les priorités
00:42:24en direct
00:42:24Gérald Darmanin
00:42:25M. Nicolas Sarkozy
00:42:27elle était comment ?
00:42:28Comment va-t-il ?
00:42:29Écoutez je réserverai
00:42:31ses propos
00:42:31à d'autres personnes
00:42:32qu'aux médias
00:42:33puisque j'y suis allé
00:42:33sans médias
00:42:34et j'y suis allé
00:42:35pour regarder
00:42:36les conditions de détention
00:42:36d'un ancien président
00:42:37de la République
00:42:38particulièrement
00:42:39protégé par la République
00:42:41puisque M. le ministre
00:42:42intérieure lui-même
00:42:42a considéré qu'il fallait
00:42:44laisser les offices
00:42:44de sécurité auprès de lui
00:42:45donc je n'en ai pas
00:42:46à faire de commentaire
00:42:47devant vous
00:42:47Sa demande de remise
00:42:49en liberté
00:42:49va être étudiée lundi
00:42:50est-ce qu'il doit
00:42:51être remis en liberté ?
00:42:52Il y a un juge indépendant
00:42:53qui va statuer
00:42:53je respecte profondément
00:42:54l'indépendance de la justice
00:42:55A quel titre
00:42:57y êtes-vous allé ?
00:42:58L'article L111
00:42:59du code pénitentiaire
00:43:01voté par les parlementaires
00:43:02validé par le conseil constitutionnel
00:43:03prévoit expressis verbis
00:43:05que le service public pénitentiaire
00:43:07est assuré par le garde des Sceaux
00:43:09et donc je fais mon travail de ministre
00:43:11j'imagine
00:43:11que si je ne faisais pas
00:43:13mon travail de ministre
00:43:13ou qu'il arrivait quelque chose
00:43:15au président Sarkozy en prison
00:43:16que le parlement
00:43:17et peut-être d'autres instances
00:43:18c'est tout à fait naturel
00:43:19demanderait des comptes au ministre
00:43:20voilà
00:43:21donc j'ai fait mon travail
00:43:22j'espère que vous serez aussi nombreux
00:43:23à vous intéresser aux trois visites
00:43:25hebdomadaires
00:43:26que je fais dans toutes les prisons françaises
00:43:27depuis que je suis nommé
00:43:28Merci
00:43:28Merci beaucoup
00:43:29Voilà donc pour cette déclaration
00:43:36de Gérald Darmanin
00:43:37qui visite le centre pénitentiaire de Troyes
00:43:40une visite qui était attendue
00:43:42Guillaume
00:43:43après donc cette visite
00:43:44qu'il a rendue
00:43:45à Nicolas Sarkozy
00:43:46en fin de semaine dernière
00:43:47Oui il l'avait annoncé
00:43:48rappelez-vous
00:43:49au moment de l'incarcération
00:43:50de Nicolas Sarkozy
00:43:51ça avait fait polémique
00:43:52et ce qui est vrai
00:43:52Gérald Darmanin
00:43:53se rend régulièrement
00:43:54dans les prisons
00:43:56comme effectivement
00:43:57le prévoit son rôle
00:43:58de garde des Sceaux
00:43:59et donc il a confirmé
00:44:01qu'il l'avait bien fait
00:44:02la semaine dernière
00:44:02il n'a pas voulu
00:44:03commenter effectivement
00:44:05ce qui s'était dit
00:44:05avec l'ancien président
00:44:06de la République
00:44:07puis pour l'anecdote
00:44:08vous avez vu à ses côtés
00:44:09François Baroin
00:44:10qui s'exprime très peu
00:44:12qui a signé une tribune
00:44:14à l'occasion de l'incarcération
00:44:15de Nicolas Sarkozy
00:44:15juste après sa condamnation
00:44:17avec trois anciens
00:44:17Chirakiens
00:44:18c'était assez notable
00:44:19en disant
00:44:19ce n'est pas parce que
00:44:20nous avons eu des conflits
00:44:21politiques profonds
00:44:22que nous ne respectons pas
00:44:23ce que le président Sarkozy
00:44:24a fait lorsqu'il était
00:44:26à l'Elysée
00:44:26c'était une tribune de soutien
00:44:28qui a été publiée
00:44:28il y a une dizaine de gens
00:44:29dans le Figaro
00:44:29Voilà une visite
00:44:30qu'on va évidemment
00:44:31continuer à suivre
00:44:31s'il y a d'autres
00:44:32déclarations marquantes
00:44:34du garde des Sceaux
00:44:35au programme
00:44:37également
00:44:37jusqu'à 11h
00:44:38dans Arnaud Direct
00:44:39les dangers du gaz hilarant
00:44:41sur la route
00:44:42parce qu'un étudiant
00:44:43a été tué
00:44:44par un automobiliste
00:44:45qui en avait respiré
00:44:46ce week-end
00:44:46automobiliste
00:44:47qui a tenté de prendre la fuite
00:44:48avant d'être interpellé
00:44:49vous allez entendre
00:44:50un maire qui a pris
00:44:50un arrêté
00:44:51contre ce nouveau fléau
00:44:52Chine pourrait être
00:44:54interdite en France
00:44:54en cas de récidive
00:44:55sur la vente de poupées sexuelles
00:44:56représentant des enfants
00:44:57la menace a été brandie
00:44:58ce matin
00:44:59par le gouvernement
00:45:00alors que le géant chinois
00:45:01s'installe au BHV
00:45:01et puis
00:45:02le retour du ras-le-bol fiscal
00:45:04alors que le débat
00:45:05sur les hausses d'impôts
00:45:06se poursuit à l'Assemblée
00:45:07Michel Sardou
00:45:07pousse un coup de gueule
00:45:08ce matin
00:45:08tout ça dit-il
00:45:09peut finir en révolution
00:45:11voilà pour le programme
00:45:13on commence par
00:45:14un journal complet
00:45:15Marie le budget
00:45:23qui est effectivement
00:45:25la une ce matin
00:45:25parce que c'est le dernier jour
00:45:27pour évoquer
00:45:28ce qu'on appelle
00:45:29le volet recette
00:45:30du projet de loi de finances
00:45:31oui ça y est
00:45:32les députés boucle
00:45:33huit jours de débat
00:45:34sur cette partie recette
00:45:36effectivement du budget
00:45:37alors au menu
00:45:38pour aujourd'hui
00:45:38plusieurs sujets fiscaux
00:45:40notamment les transmissions
00:45:41patrimoniales
00:45:42Edgar Becket
00:45:42vous êtes en direct
00:45:43de l'Assemblée nationale
00:45:44pour BFM TV
00:45:45Edgar
00:45:45où en sont les débats
00:45:47pour cette dernière journée
00:45:48d'examen ?
00:45:49Oui Marie aujourd'hui
00:45:50les députés examinent
00:45:51des amendements
00:45:52sur l'héritage
00:45:53sur les transmissions
00:45:55ou encore sur
00:45:55les plus-values immobilières
00:45:57alors initialement
00:45:58demain devait avoir lieu
00:45:59un vote solennel
00:46:01sur cette partie recette
00:46:03du budget
00:46:03mais ce vote
00:46:04n'aura pas lieu
00:46:05parce que les débats
00:46:06parce que l'examen
00:46:07des amendements
00:46:09prend beaucoup trop de temps
00:46:10il reste aux députés
00:46:11plus de 2000 amendements
00:46:13à examiner
00:46:14d'ailleurs tout à l'heure
00:46:15en ouverture de séance
00:46:17le président de la commission
00:46:18des finances
00:46:19Eric Coquerel
00:46:20a pris la parole
00:46:21et il a appelé
00:46:22les députés
00:46:23à accélérer la cadence
00:46:24mais de toute façon
00:46:25les débats
00:46:27sur cette partie recette
00:46:28du budget
00:46:28vont être mis en pause
00:46:29à partir de ce soir minuit
00:46:31parce que demain
00:46:32les députés vont commencer
00:46:33à examiner
00:46:34un autre texte
00:46:35ils vont commencer demain
00:46:36à examiner
00:46:37le projet de loi
00:46:37de financement
00:46:38de la sécurité sociale
00:46:39un texte qui a été rejeté
00:46:41en commission
00:46:42la semaine dernière
00:46:43mais de toute façon
00:46:43c'est la copie initiale
00:46:45c'est la copie
00:46:46gouvernementale
00:46:47qui sera examinée
00:46:48par les députés
00:46:49à partir de demain
00:46:50dans l'hémicycle
00:46:50beaucoup Edgar Becquet
00:46:52en direct de l'Assemblée
00:46:53avec Julien Thoreau
00:46:54la suite maintenant
00:46:55du scandale
00:46:56des poupées pédopornographiques
00:46:57vendues sur le site
00:46:58chinois Chine
00:47:00il y a de nombreuses réactions
00:47:01encore ce matin
00:47:02à la haute commissaire
00:47:03à l'enfance
00:47:03d'abord
00:47:03Marie-Sarrel Haery
00:47:05qui souhaite que les acheteurs
00:47:06puissent être identifiés
00:47:06et puis il y a aussi
00:47:07le ministre de l'économie
00:47:08Roland Lescure
00:47:09qui s'est voulu menaçant
00:47:10ce matin sur notre antenne
00:47:11oui avec ces mots
00:47:12on a dépassé les bornes
00:47:13c'est ce qu'il a prononcé
00:47:14un petit peu plus tôt
00:47:15ce matin
00:47:15effectivement sur notre antenne
00:47:16Roland Lescure
00:47:17qui menace d'interdire
00:47:19l'accès à Chine en France
00:47:20si des objets
00:47:20à caractère pédocriminel
00:47:22sont à nouveau vendus
00:47:23sur le site
00:47:23écoutez
00:47:24si ces comportements
00:47:26sont répétés
00:47:27nous serons en droit
00:47:28et je le demanderai
00:47:29qu'on interdise
00:47:31l'accès de la plateforme Chine
00:47:33au marché français
00:47:34c'est dans la loi
00:47:34c'est le droit
00:47:35nous l'avons voté
00:47:35pour des actes terroristes
00:47:37pour le trafic
00:47:38de stupéfiants
00:47:39stupéfiants pardon
00:47:40et pour
00:47:40des objets
00:47:41pédo-pornographiques
00:47:43le gouvernement
00:47:44est en droit
00:47:45de demander
00:47:45l'interdiction
00:47:47de couper l'accès
00:47:48de l'accès
00:47:48au marché français
00:47:49une info qui concerne
00:47:51pas mal de monde
00:47:52ce matin
00:47:52également Marie
00:47:53c'est le chèque énergie
00:47:54qui commence à être versé
00:47:55oui un chèque
00:47:56de 150 euros
00:47:57en moyenne
00:47:573,8 millions
00:47:59de foyers
00:47:59sont éligibles
00:48:00les foyers
00:48:01dont le revenu fiscal
00:48:02de référence
00:48:03est inférieur
00:48:03à 11 000 euros
00:48:04alors si vous êtes concerné
00:48:06vous n'avez aucune démarche
00:48:07à effectuer
00:48:07vous recevrez automatiquement
00:48:08ce chèque
00:48:09pas de panique
00:48:10si vous ne le recevez pas
00:48:10dès aujourd'hui
00:48:11puisqu'en fait
00:48:12l'envoi s'étale
00:48:13tout au long du mois
00:48:14en fonction du département
00:48:15où vous vivez
00:48:16allez on part pour
00:48:16l'Angleterre
00:48:17maintenant toujours traumatisée
00:48:19par ce qui s'est passé
00:48:19dans un train
00:48:21l'enquête avance
00:48:21oui c'est une attaque
00:48:22qui a duré une dizaine
00:48:24de minutes
00:48:25une attaque au couteau
00:48:26et on apprend
00:48:27il y a quelques minutes
00:48:28et bien que le suspect
00:48:29de l'attaque
00:48:30qui était en garde à vue
00:48:31vient donc d'être inculpé
00:48:32pour le moment
00:48:33les autorités
00:48:34ne retiennent pas
00:48:34le motif terroriste
00:48:35merci beaucoup
00:48:36Marie
00:48:37autre drame
00:48:38qui s'est déroulé
00:48:38ce week-end
00:48:39en France
00:48:40un chauffard
00:48:41qui a renversé mortellement
00:48:43un jeune homme
00:48:44un étudiant
00:48:44ça s'est passé
00:48:45en plein centre de Lille
00:48:45dans la nuit de samedi
00:48:47à dimanche
00:48:48et ce drame
00:48:49est lié à la consommation
00:48:50de gaz hilarants
00:48:51parce que
00:48:51le conducteur
00:48:52de la voiture
00:48:53en avait inhalé
00:48:55comme on dit
00:48:56d'abord
00:48:57l'effet
00:48:59Vincent Vantiguem
00:48:59que s'est-il passé
00:49:00que sait-on
00:49:00sur ce qui s'est passé
00:49:01dans la nuit de samedi
00:49:02à dimanche
00:49:02en plein coeur de Lille
00:49:03alors oui vous l'avez dit
00:49:04c'est le retour
00:49:05de la soirée d'Halloween
00:49:06vers 5h du matin
00:49:07samedi matin
00:49:08en plein centre-ville de Lille
00:49:09sur le boulevard de la Liberté
00:49:11un jeune homme de 19 ans
00:49:12traverse la route
00:49:13au feu vert
00:49:14sur un passage piéton
00:49:15lorsqu'il est renversé
00:49:17et projeté
00:49:17par un véhicule
00:49:18qui arrive à très vive allure
00:49:20un jeune homme
00:49:21d'une trentaine d'années
00:49:21qui est au volant
00:49:22d'une berline noire
00:49:23le jeune qui est décédé
00:49:25malheureusement
00:49:25a été projeté
00:49:26contre un arbre
00:49:27et malgré l'intervention
00:49:28des secours
00:49:28il n'a pas pu être animé
00:49:29le chauffard
00:49:31de la voiture incriminée
00:49:34a tenté de prendre la fuite
00:49:35mais il a été interpellé
00:49:36un petit peu après
00:49:37placé en garde à vue
00:49:38et on a appris
00:49:39qu'en fait
00:49:40il avait refusé
00:49:41d'obtempérer
00:49:42peu avant les faits
00:49:43il avait tenté
00:49:44d'échapper
00:49:44à un contrôle de la police
00:49:45et on a retrouvé
00:49:46vous l'avez dit
00:49:47dans son véhicule
00:49:48des bonbonnes
00:49:50de protoxyde d'azote
00:49:51ce fameux gaz hilarant
00:49:52laissant à penser
00:49:52qu'il en a inhalé
00:49:53consommé
00:49:54avant de prendre le volant
00:49:55et qu'il a conduit
00:49:56à tuer
00:49:56ce jeune homme de 19 ans
00:49:58voilà ce qu'on sait
00:49:58donc pour l'enquête
00:50:00et c'est vrai qu'on découvre
00:50:01alors ce phénomène
00:50:02ça fait longtemps maintenant
00:50:03qu'on l'évoque
00:50:04mais qu'on découvre
00:50:05ces conséquences au volant
00:50:07éventuellement dramatiques
00:50:08et ces conséquences
00:50:09vous vous les connaissez
00:50:10Yaru Zuresco
00:50:11puisque vous êtes membre
00:50:12du bureau national
00:50:13de la ligue
00:50:13contre la violence routière
00:50:14et c'est un fléau
00:50:17qui est en train
00:50:17de se développer
00:50:18et qui prend
00:50:19une ampleur comparable
00:50:20à celle de l'alcool
00:50:21ou de la drogue ou pas ?
00:50:23Tout à fait
00:50:23c'est un fléau
00:50:24qui est en train
00:50:25de se développer
00:50:26à toute vitesse
00:50:27sur 3 ans
00:50:30le nombre de signalements
00:50:32a été multiplié
00:50:33par 4
00:50:33donc c'est un fléau
00:50:36qui se développe
00:50:38à toute allure
00:50:38c'est un fléau
00:50:40qui a des dangers
00:50:43absolument avérés
00:50:44sur la santé
00:50:44et c'est un fléau
00:50:47qui touche
00:50:48les jeunes
00:50:50de 18 à 35 ans
00:50:53on peut dire
00:50:56qu'environ
00:50:571 sur 10
00:50:58grosses enquêtes
00:51:00en a consommé
00:51:03et que la moitié
00:51:04au volant
00:51:05rendez-vous compte
00:51:05Qu'est-ce que ça fait
00:51:09comme effet
00:51:10sur la tension
00:51:13sur les réflexes
00:51:14qu'est-ce que ça a
00:51:15comme conséquence
00:51:15quand on consomme
00:51:16du protoxyde d'azote
00:51:17au volant ?
00:51:17Alors quand on consomme
00:51:18du protoxyde d'azote
00:51:20ça fait d'abord
00:51:22ce pourquoi
00:51:23on appelle ça
00:51:23du gaz hilarant
00:51:24c'est-à-dire
00:51:25pendant une minute
00:51:26c'est l'euphorie
00:51:26et ensuite
00:51:29les effets
00:51:32eux
00:51:32se prolongent
00:51:33pendant
00:51:34trois quarts d'heure
00:51:35une heure
00:51:36un peu plus
00:51:36et là
00:51:38c'est
00:51:38déréalisation
00:51:39nausée
00:51:40trou noir
00:51:41C'est quoi déréalisation ?
00:51:42déréalisation
00:51:43c'est l'exemple
00:51:45d'un chauffard
00:51:45qui a traversé
00:51:46quatre voies
00:51:47de circulation
00:51:48est allé s'encastrer
00:51:49sur un arbre
00:51:49parce qu'il pensait
00:51:51qu'il était dans un avion
00:51:52donc réellement
00:51:53on a des hallucinations
00:51:55des hallucinations
00:51:56absolument
00:51:57des hallucinations
00:51:58avec le problème
00:51:59que ce n'est pas détectable
00:52:01à l'heure actuelle
00:52:01alors avec le problème
00:52:02qu'effectivement
00:52:03à l'heure actuelle
00:52:04ça n'est pas détectable
00:52:05c'est-à-dire
00:52:06comme vous l'avez dit
00:52:07il faut avoir
00:52:09des bidons
00:52:11des ballons
00:52:12comme les jeunes
00:52:13les appellent
00:52:13pour pouvoir
00:52:16effectivement
00:52:16en avoir la preuve
00:52:17donc phénomène
00:52:21qui prend de l'ampleur
00:52:23phénomène
00:52:24alors on n'a pas
00:52:25de statistiques
00:52:28mais on a quand même
00:52:29des premières estimations
00:52:30et on peut estimer
00:52:32qu'il y a une cinquantaine
00:52:33de morts par an
00:52:34liées
00:52:35au protoxyde d'Axan
00:52:37quand même
00:52:37et quand vous dites
00:52:3950 morts par an
00:52:40c'est
00:52:4150 morts
00:52:42un nombre de blessés grave
00:52:44c'est-à-dire que
00:52:46en fait
00:52:47et si on compte
00:52:48et il faut le faire
00:52:49de plus en plus
00:52:50et nous nous militons
00:52:51pour ça
00:52:51les co-victimes
00:52:53vous avez
00:52:552 à 3 vies brisées
00:52:57par jour
00:52:57liées
00:52:59à ce phénomène
00:53:00c'est un chiffre
00:53:01qui est évidemment
00:53:01extrêmement éclairant
00:53:03et qui conduit
00:53:03certains élus
00:53:04à réagir
00:53:05on n'était qu'un maire
00:53:06qui a pris un arrêté
00:53:08il y a quelques jours
00:53:09c'était la semaine dernière
00:53:10c'est Albert Sanchez
00:53:10qui est le maire
00:53:11de Cugnot
00:53:12en Haute-Garonne
00:53:13expliquez-nous
00:53:13monsieur le maire
00:53:14pourquoi vous
00:53:15vous en êtes arrivé là
00:53:16est-ce qu'il y avait
00:53:16une situation particulière
00:53:17sur votre municipalité
00:53:18oui bonjour
00:53:20la situation
00:53:22sur la collectivité
00:53:23nous la vivons
00:53:25depuis quelques mois
00:53:26et on constate
00:53:26effectivement
00:53:27une aggravation
00:53:27tout simplement
00:53:28par la constatation
00:53:30des déchets
00:53:30de cartouches
00:53:31de bonbons
00:53:32et de ballons
00:53:33que nous trouvons
00:53:33sur le domaine public
00:53:34sur les parcs
00:53:36et donc
00:53:37cet arrêté
00:53:38est venu
00:53:38un peu
00:53:39d'abord
00:53:41pour faire
00:53:41de la prévention
00:53:42auprès de notre jeunesse
00:53:44puisque
00:53:44on voit très bien
00:53:45qu'on a des jeunes
00:53:47qui arrivent aux urgences
00:53:48la situation
00:53:50de troubles neurologiques
00:53:52psychiatriques
00:53:53suite à la consommation
00:53:54de ces gaz
00:53:55ça c'était
00:53:56la première raison
00:53:57c'est de protéger
00:53:58notre jeunesse
00:53:59et effectivement
00:54:00l'accident
00:54:01mortel
00:54:02qui a eu lieu
00:54:03ce week-end
00:54:04vient confirmer
00:54:05notre situation
00:54:06la deuxième situation
00:54:08c'est que
00:54:09les déchets
00:54:10sont aussi
00:54:11on va dire
00:54:11touchés
00:54:13par nos enfants
00:54:14dans les parcs
00:54:14puisqu'ils sont là
00:54:15ils touchent ces ballons
00:54:17qu'ils portent à la bouche
00:54:17et on a
00:54:18nos parents
00:54:19les parents
00:54:20qui nous ont alerté
00:54:21sur ces déchets
00:54:21effectivement
00:54:22même si on a
00:54:22tout fait pour collecter
00:54:24le plus rapidement possible
00:54:25ces cartouches
00:54:26et ces bonbons
00:54:27qui traînent sur la ville
00:54:28dès le lundi matin
00:54:29on met nos services
00:54:30pour ramasser ça
00:54:31donc c'est
00:54:32c'est une problématique
00:54:33aussi de déchets
00:54:34sur le domaine public
00:54:35est-ce qu'il est
00:54:37respecté
00:54:39cet arrêté
00:54:40est-ce que vous avez
00:54:40vu un changement
00:54:41depuis jeudi
00:54:41écoutez
00:54:43depuis jeudi
00:54:43on ne peut pas dire
00:54:44qu'ils sont respectés
00:54:45la première mesure
00:54:46c'est d'abord
00:54:47c'est de convaincre
00:54:47notre jeunesse
00:54:48d'arrêter
00:54:48cette consommation
00:54:49de produits
00:54:50qui sont dangereux
00:54:52c'est la première action
00:54:53après effectivement
00:54:55on ne peut pas mettre
00:54:56un policier
00:54:57ou un gendarme
00:54:57à chaque coin de rue
00:54:58pour voir comment
00:54:59et où sont consommés
00:55:00ces gaz
00:55:01mais en tout cas
00:55:02c'est d'abord
00:55:03intervenir auprès des collèges
00:55:05du lycée
00:55:05de notre service jeunesse
00:55:07pour expliquer les dangers
00:55:08de ce gaz
00:55:09qui paraît
00:55:10on va dire
00:55:11anodin
00:55:11je veux dire
00:55:12festif
00:55:12qui n'a aucun enjeu
00:55:15impact
00:55:16le pire étant
00:55:17qu'on a encore
00:55:18dans la commune
00:55:19des irresponsables
00:55:21des inconscients
00:55:21qui considèrent
00:55:22que cet arrêté
00:55:23amène une atteinte
00:55:25à la liberté
00:55:26c'est voilà
00:55:27l'inconscience
00:55:29encore
00:55:29autour de nous
00:55:30qui est dramatique
00:55:31on entend bien
00:55:33votre volonté
00:55:33c'est d'envoyer
00:55:34un message
00:55:34à Vincent Vantigan
00:55:35oui c'est vrai
00:55:36que ce que disait
00:55:37ce maire
00:55:38est très intéressant
00:55:39sur la prise
00:55:39de cet arrêté
00:55:40mais la difficulté
00:55:41c'est de convaincre
00:55:42les jeunes
00:55:42parce que sur le fait
00:55:43divers qui s'est produit
00:55:44à Lille
00:55:44en fait à Lille
00:55:44il y a aussi
00:55:45un arrêté municipal
00:55:46qui interdit
00:55:47la consommation
00:55:48de protoxyde d'azote
00:55:49il a été pris
00:55:50en mai dernier
00:55:50ça n'a pas empêché
00:55:51le drame
00:55:52qui s'est produit
00:55:53ce week-end
00:55:53et puis ce qu'il faut
00:55:54préciser aussi
00:55:55c'est qu'on a une législation
00:55:56qui est très stricte
00:55:57sur ce qu'on appelle
00:55:58les homicides involontaires
00:55:59qui ont été rebaptisés
00:56:01homicides routiers
00:56:02mais à l'heure actuelle
00:56:03on attend encore
00:56:04une liste de produits
00:56:05dont l'usage a été détourné
00:56:07une liste qui doit être établie
00:56:08par le conseil d'état
00:56:08et qui devrait inscrire
00:56:10le protoxyde d'azote
00:56:11comme un produit
00:56:11qu'on ne peut pas consommer
00:56:13avant de prendre le volant
00:56:14mais pour l'instant
00:56:15on n'y est pas encore
00:56:15alors que la loi a été votée
00:56:16au mois de juillet dernier
00:56:17renforcer la prévention
00:56:19ça passera sans doute
00:56:20évidemment par là
00:56:22pour en finir
00:56:23avec ces chiffres terribles
00:56:24que vous nous avez indiqués
00:56:24il y a quelques instants
00:56:25il y a Osuresco
00:56:26merci beaucoup à tous
00:56:28on passe au match
00:56:29d'Arnaud Direct
00:56:30avec la politique
00:56:31avec d'un côté
00:56:34Ludovic Mendes
00:56:35pour Ensemble
00:56:36pour la République
00:56:36le camp macroniste
00:56:37évidemment
00:56:38et puis de l'autre
00:56:38David Guiraud
00:56:39pour LFI
00:56:40messieurs les députés
00:56:41qui font une pause
00:56:42sur les débats
00:56:45qui sont évidemment
00:56:45particulièrement agités
00:56:46du côté de l'Assemblée Nationale
00:56:47une pause pour venir
00:56:48sur ce plateau
00:56:49je vous en remercie
00:56:49évidemment pour tenter
00:56:51de nous expliquer
00:56:51ce qui s'y passe
00:56:52parce que c'est vrai
00:56:52que nous vu de l'extérieur
00:56:53on a du mal
00:56:54vu de l'intérieur peut-être
00:56:55c'est aussi compliqué
00:56:56je voudrais d'abord
00:56:57vous entendre
00:56:58sur un coup de gueule
00:56:59poussé par quelqu'un
00:57:00que vous connaissez
00:57:01que tous les français connaissent
00:57:02qui est Michel Sardou
00:57:03il était ce matin
00:57:03sur RTL
00:57:05et il a parlé
00:57:07de ces débats
00:57:08il a parlé des impôts
00:57:08en général
00:57:09et il dit ceci
00:57:10il dit
00:57:10la taxe ceci
00:57:11la taxe cela
00:57:12il n'y a que ça
00:57:12ils oublient
00:57:13ils sont les députés
00:57:14qu'il y a eu une révolution
00:57:16à cause des impôts
00:57:17ça ne va pas tarder
00:57:18il ajoute
00:57:19on ne sait plus trop
00:57:20à qui se fie
00:57:20on a l'impression
00:57:21ces députés-là
00:57:22ces gens-là
00:57:22qu'ils se parlent
00:57:23entre eux
00:57:24vous lui répondez quoi
00:57:25vous Ludovic Mendes
00:57:26à Michel Sardou
00:57:27est-ce que vous lui donnez
00:57:28complètement tort
00:57:29ou pas ?
00:57:31c'est beaucoup plus compliqué
00:57:32qu'on ne le dit
00:57:33et que je rappelle
00:57:34qu'on n'a augmenté
00:57:34aucun impôt
00:57:35qui concerne les français
00:57:35on a beaucoup parlé
00:57:37des entreprises
00:57:37et les impôts
00:57:38globalement
00:57:39ne concernent pas
00:57:40la classe moyenne
00:57:41ou n'importe qui
00:57:41dans ce pays
00:57:42à part globalement
00:57:43les entreprises
00:57:44et les plus gros
00:57:44détonateurs
00:57:46de patrimoine
00:57:47sur la fortune improductive
00:57:48on ne sait toujours pas
00:57:49quel va être l'impact
00:57:50on a eu un vote
00:57:51qui paraissait important
00:57:54je rappelle juste
00:57:54qu'on ne sait pas
00:57:54si on va gagner
00:57:55plus d'argent
00:57:55ou moins d'argent
00:57:56avec la réforme
00:57:57de cette IFI
00:57:58donc ça c'est aussi
00:57:59important à rappeler
00:58:00mais globalement
00:58:01toutes les impositions
00:58:02qui ont été mis en plus
00:58:03concernent les hauts patrimoines
00:58:04les entreprises
00:58:05gagnent beaucoup d'argent
00:58:05et pas la classe moyenne
00:58:07ni les français en général
00:58:08parce que d'ailleurs
00:58:08le barème d'impôt
00:58:09a été gelé
00:58:09David Guiraud
00:58:10est-ce qu'il n'oppose pas
00:58:11quand même
00:58:11Michel Sardou
00:58:12quoi qu'on pense
00:58:13de la personne
00:58:14quoi qu'on pense
00:58:14de ses avis politiques
00:58:15et on imagine
00:58:16que vous n'êtes pas
00:58:17tellement d'accord
00:58:17avec lui
00:58:19est-ce qu'il ne pose pas
00:58:20la question du consentement
00:58:21à l'impôt
00:58:22et du ras-le-bol fiscal
00:58:22alors oui
00:58:23moi Michel Sardou
00:58:24ce n'est pas ma référence
00:58:25mais clairement
00:58:26il y a quelque chose
00:58:27qui est en train de craquer
00:58:28dans le pays
00:58:28c'est le consentement à l'impôt
00:58:29mais sûrement pas
00:58:30de la manière
00:58:30dont Michel Sardou
00:58:31l'envisage
00:58:32moi je crois
00:58:33qu'il y a quelque chose
00:58:33qui est en train de craquer
00:58:34vis-à-vis du consentement
00:58:35à l'impôt
00:58:35parce que ce qu'on observe
00:58:36dans les débats budgétaires
00:58:38mais aussi dans la société
00:58:39c'est quoi
00:58:40c'est qu'en France
00:58:41les plus riches
00:58:43ne veulent plus
00:58:43participer à l'impôt
00:58:45c'est-à-dire que par exemple
00:58:46on a la question
00:58:47d'une taxe Zuckman
00:58:48qui a été discutée
00:58:49qui a été rejetée
00:58:49par M. Mendès
00:58:51et les députés
00:58:52du Bloc central
00:58:52bien aidée d'ailleurs
00:58:53par d'autres organisations
00:58:54politiques
00:58:55qu'est-ce que c'était
00:58:56cette taxe ?
00:58:57c'était de dire
00:58:57mais attendez
00:58:57en 20 ans
00:58:59la fortune
00:59:00des 500 plus grandes fortunes
00:59:02professionnelles de France
00:59:03elle a été multipliée
00:59:04par 10
00:59:04dans les années 2000
00:59:05c'était 120 milliards d'euros
00:59:06qu'ils avaient
00:59:07aujourd'hui
00:59:07c'est 1200 milliards d'euros
00:59:09donc on dit
00:59:10et pourquoi 1200 milliards ?
00:59:11parce qu'ils échappent à l'impôt
00:59:12via des mécanismes
00:59:13d'optimisation fiscale
00:59:13donc ça
00:59:14ils ne veulent plus
00:59:15par contre ce qui est vrai
00:59:16c'est qu'en bas
00:59:16les Français
00:59:17ils ne peuvent plus
00:59:18ils ne peuvent plus payer
00:59:19c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:59:20on est sur un système
00:59:21fiscal
00:59:22dont la première ressource
00:59:24de l'État
00:59:24c'est la TVA
00:59:25et à la limite
00:59:26on pourrait se dire
00:59:27moi je ne suis pas pour
00:59:27l'extinction de la TVA en soi
00:59:28mais l'argent de la TVA
00:59:30l'argent de la consommation populaire
00:59:31ce que payent les gens
00:59:32au supermarché
00:59:34dans les petits restos
00:59:35dans les biens
00:59:36et les services
00:59:36de tous les jours
00:59:37ce qu'ils payent
00:59:38comme argent là
00:59:38est utilisé pour financer
00:59:40massivement
00:59:41des exonérations
00:59:42de cotisations sociales
00:59:43et des cadeaux
00:59:44aux plus grandes fortunes
00:59:45et aux plus grandes entreprises
00:59:46du pays
00:59:46c'est clair qu'il y a un problème
00:59:47c'est pas exactement le sens
00:59:48j'imagine en tout cas
00:59:49du message
00:59:50qu'a voulu donner
00:59:51Michel Serdoux ce matin
00:59:52réponse
00:59:52ah bah oui mais c'est le mien
00:59:53non mais on a chacun
00:59:54notre interprétation
00:59:54après qu'il y ait un défaut
00:59:56sur le fait qu'on ait
00:59:56des fortunes
00:59:57qui malheureusement
00:59:58ne payent pas
00:59:59le taux d'impôt
01:00:00qu'ils devraient payer
01:00:01parce qu'ils peuvent
01:00:01se permettre de faire
01:00:02de l'optimisation fiscale
01:00:03c'est un vrai débat de fond
01:00:04et ça c'est ce qu'on essaie
01:00:05de limiter
01:00:05je crois que dans notre pays
01:00:06aujourd'hui il y a des débats
01:00:08qui se posent
01:00:08et vous avez raison
01:00:09c'est que la classe moyenne
01:00:10se dit qu'il y a une partie
01:00:10de la France qui ne paye pas
01:00:11d'impôts et l'autre
01:00:11qui n'en paye pas assez
01:00:12parce qu'en fait
01:00:13elle ne veut pas jouer le jeu
01:00:13et ça ça pose débat
01:00:15sur le fonctionnement global
01:00:16de notre pays
01:00:16mais malgré tout
01:00:17je rappelle que
01:00:18quand on a baissé
01:00:18les taux d'impôt
01:00:19on a récupéré en volume
01:00:20plus de moyens
01:00:21donc c'est à dire que
01:00:21plus on augmente les impôts
01:00:22plus on a des personnes
01:00:23qui ne veulent plus
01:00:24se soumettre à l'impôt
01:00:25et donc trouver une solution
01:00:26pour optimiser
01:00:28pour valoriser ailleurs
01:00:29ou même pour tricher parfois
01:00:30ou partir
01:00:31mais la réalité
01:00:32c'est que là
01:00:33on avait récupéré plus
01:00:33en termes de volume
01:00:35en baissant les taux d'impôt
01:00:37mais on est dans une situation
01:00:38un peu particulière
01:00:39où on a eu
01:00:39le quoi qu'il en coûte
01:00:40il y a eu un ensemble de sujets
01:00:41et qu'aujourd'hui
01:00:42il faut pouvoir rembourser
01:00:43cette dette là
01:00:43et on aura un débat prochainement
01:00:44au-delà des impôts
01:00:46que nous avons aujourd'hui
01:00:46globalement
01:00:47sur les impôts et taxes classiques
01:00:48sur la première partie
01:00:49du projet de loi de finances
01:00:50il y aura le projet
01:00:51de loi de finances
01:00:51et de la sécurité sociale
01:00:52avec là encore
01:00:53la CSG qui est payée
01:00:54sur le salaire
01:00:54et parfois avec une CSG
01:00:56qui n'est pas identique
01:00:57à un revenu équivalent
01:00:58moi c'est pas une question
01:00:59d'interprétation
01:01:00quand je dis que
01:01:01en haut ils veulent plus
01:01:02et en bas ils peuvent plus
01:01:03taux moyen d'imposition
01:01:04des entreprises
01:01:05les PME dans notre pays
01:01:06c'est 21%
01:01:07en France
01:01:08les grandes entreprises
01:01:09c'est 14%
01:01:10il y a un problème
01:01:11taux d'effort moyen
01:01:13des Français
01:01:13des classes populaires
01:01:14et moyennes
01:01:15c'est parce qu'elles font
01:01:15leur chiffre d'affaires
01:01:16à l'étranger
01:01:16en France
01:01:17taux moyen d'imposition
01:01:19en France
01:01:19oui mais
01:01:20c'est parce que
01:01:21c'est pour ça qu'on va
01:01:21chercher sur les hotings
01:01:22on a voté par exemple
01:01:24un amendement
01:01:25sur les taxes
01:01:26mais on a voté par exemple
01:01:27un amendement
01:01:28c'est vrai qu'il rapporte
01:01:2826 milliards
01:01:29en position sur les multinationales
01:01:31ça c'est votre chiffrage
01:01:31de votre côté
01:01:32oui je sais
01:01:32parce que le chiffrage
01:01:33du côté de la mini
01:01:33c'était 0€
01:01:34c'était une bulle
01:01:35oui parce qu'en fait
01:01:35ça ne peut pas fonctionner
01:01:36c'est ça
01:01:37parce qu'à l'endroit
01:01:37c'est pas possible
01:01:38donc on met 0€
01:01:39dans le chiffrage
01:01:39c'est un peu facile
01:01:4026 milliards
01:01:41mais c'est pourquoi
01:01:41c'est parce qu'en France
01:01:43vous avez des multinationales
01:01:44qui font des bénéfices
01:01:46à l'étranger
01:01:46c'est pas un problème
01:01:47c'est pas ça qu'on leur reproche
01:01:48ce qu'on leur reproche
01:01:49c'est de domicilier fiscalement
01:01:51dans d'autres pays
01:01:51dans des paradis fiscaux
01:01:53ce qui leur permet
01:01:54d'échapper à la juste part d'impôt
01:01:56qu'ils devraient payer
01:01:56en France
01:01:57encore une fois
01:01:58on n'est pas sur des débats
01:01:59de dire
01:01:59il faut que les multinationales
01:02:01qui sont dans tout le monde entier
01:02:02payent tous les impôts du monde
01:02:03en France
01:02:04mais juste leur juste part d'impôt
01:02:05et ce qui est en train
01:02:06de craquer dans le pays
01:02:07c'est qu'à la fois
01:02:08les plus grandes fortunes
01:02:08et à la fois
01:02:09les plus grandes entreprises
01:02:10ne payent pas
01:02:11leur juste part d'impôt
01:02:11et en plus de ça
01:02:13vous avez aujourd'hui
01:02:14des dispositifs nouveaux
01:02:15qui sont faits
01:02:16depuis Emmanuel Macron
01:02:17je pense à la fin
01:02:18de la CVE
01:02:19vous savez c'est un impôt
01:02:20sur les productions
01:02:21que gagnaient les collectivités locales
01:02:23mais cet impôt
01:02:23il est supprimé
01:02:24mais il est compensé
01:02:25et il est compensé
01:02:26avec l'argent de la TVA
01:02:27ça veut dire quoi ?
01:02:28ça veut dire que vous demandez
01:02:28aux français qui font
01:02:29leurs courses au supermarché
01:02:30de compenser
01:02:32la baisse d'un impôt
01:02:32sur les plus grandes entreprises
01:02:34ça je suis désolé
01:02:35évidemment
01:02:35ce n'est pas vrai
01:02:36c'est le milieu industriel
01:02:37et vous le savez
01:02:38non mais attendez
01:02:38c'est vrai
01:02:39c'est lui qui vous répond
01:02:40non mais attendez
01:02:41juste c'est pas
01:02:41avec tous vos acronymes
01:02:44et compagnie
01:02:44vous essayez de perdre les gens
01:02:45la réalité c'est qu'aujourd'hui
01:02:46il y a beaucoup d'impôts
01:02:47dans notre pays
01:02:47et je crois que
01:02:48tout chez l'entreprise
01:02:49toute personne le dit
01:02:49même la classe moyenne
01:02:50nous explique
01:02:51qu'il y a aussi beaucoup
01:02:51trop d'impôts dans notre pays
01:02:52la réalité c'est qu'on doit
01:02:54retrouver un équilibre
01:02:55on ne peut pas aller chercher
01:02:56en permanence
01:02:57sur le bien productif
01:02:58tout l'argent
01:02:59parce que malheureusement
01:03:00ça crée du chômage
01:03:01ça crée des entreprises
01:03:02qui n'investissent pas
01:03:03c'est des entreprises
01:03:04qui quittent
01:03:04notre territoire national
01:03:05donc on doit pouvoir
01:03:06les accompagner
01:03:06et la CVAE
01:03:07qui permettait de financer
01:03:08les collectivités territoriales
01:03:10vous oubliez de dire
01:03:10qu'on enlevait la CVAE
01:03:11chez les entreprises
01:03:12mais on enlevait la taxe d'habitation
01:03:13pour le particulier
01:03:13la réalité c'est qu'on a toujours
01:03:15trouvé un équilibre
01:03:16entre les particuliers
01:03:18et les entreprises
01:03:18pour faire en sorte
01:03:19que ça soit une dynamique générale
01:03:20malgré tout
01:03:22on a récupéré plus d'argent
01:03:23dans les cas de l'Etat
01:03:24le problème c'est qu'on a
01:03:25beaucoup trop dépensé d'argent
01:03:27et ça vous n'en parlez pas
01:03:28là vous faites une confusion volontaire
01:03:30entre deux choses
01:03:30mais déjà c'est magnifique
01:03:31vous parlez de la taxe d'habitation
01:03:32la taxe d'habitation
01:03:33elle touchait en partie
01:03:35les classes moyennes
01:03:35c'est vrai
01:03:36même des étudiants
01:03:38même des personnes âgées
01:03:39tout le monde
01:03:40quand on a supprimé
01:03:41la taxe d'habitation
01:03:42on s'est aperçu de quoi
01:03:43que les 20% les plus riches
01:03:44bénéficiaient à 50%
01:03:46de la suppression
01:03:47de cette taxe d'habitation
01:03:48c'est précisément
01:03:49pour cette raison
01:03:49que dans les débats budgétaires
01:03:51nous avons proposé
01:03:52non pas de rétablir
01:03:52la taxe d'habitation
01:03:53pour tout le monde
01:03:54mais pour les 20%
01:03:55les plus riches
01:03:56pour qui contribuent
01:03:57encore une fois
01:03:57alors juste par l'impôt
01:03:58mais pourquoi je vous dis ça
01:03:59parce que par exemple
01:04:00la taxe d'habitation
01:04:00vous dites on l'a supprimé
01:04:02d'accord ?
01:04:03pareil
01:04:03la taxe d'habitation
01:04:04l'argent de la suppression
01:04:05de la taxe d'habitation
01:04:06a été compensé
01:04:07oui par l'État
01:04:08à l'euro près
01:04:09non par l'argent de la TVA
01:04:10c'est marqué noir sur blanc
01:04:11dans le document financier
01:04:12par l'État à l'euro près
01:04:13voilà
01:04:13donc par l'argent de la TVA
01:04:14c'est-à-dire que ce que payait
01:04:16à moitié
01:04:16il y a une grosse hausse
01:04:17de la taxe foncière aussi
01:04:18qui est payée par les propriétaires
01:04:20que pour les propriétaires
01:04:20non non mais c'est vrai
01:04:21mais du coup
01:04:21ce qui était payé
01:04:22un impôt qui était payé
01:04:24à moitié
01:04:24par les 20% les plus riches
01:04:25des français
01:04:26a été compensé
01:04:27par l'argent de la TVA
01:04:28c'est-à-dire par l'argent
01:04:29de la consommation populaire
01:04:30des classes moyennes
01:04:30et des classes populaires
01:04:31pourquoi je vous dis ça ?
01:04:32tout le monde payait
01:04:33la taxe d'habitation
01:04:33pas simplement les plus riches
01:04:35c'est là où vous trompez
01:04:36non non pas tout le monde
01:04:36bien entendu
01:04:37mais bien sûr que si
01:04:37et d'ailleurs dans certains
01:04:38quartiers populaires aujourd'hui
01:04:39les taux étaient plus élevés
01:04:40que dans les centres-villes historiques
01:04:42c'est la réalité
01:04:42c'est que ça n'avait pas été réformé
01:04:43depuis les années 76
01:04:44ça vous oubliez de l'en parler
01:04:46les montants réels
01:04:47de la suppression de la taxe d'habitation
01:04:54les imbéciles
01:04:55plus vous avez de patrimoine
01:04:58plus vous payez cher
01:04:58donc en termes de volume
01:04:59oui mais pas en termes de pourcentage
01:05:01pourquoi est-ce qu'on ne parle
01:05:01jamais de dépenses ?
01:05:02pourquoi est-ce qu'on ne parle
01:05:03que des impôts
01:05:03et jamais d'éventuellement
01:05:05baisser les dépenses ?
01:05:05c'est un débat qui nous est un peu interdit
01:05:06quand on parle de réformer le chômage
01:05:08quand on parle de revoir
01:05:09peut-être certaines aides sociales
01:05:10qui aujourd'hui
01:05:11ne sont plus adaptées
01:05:12quand on parle de vérifier
01:05:13comment on dépense l'argent de l'Etat
01:05:14parce qu'il y a trop d'agences
01:05:15débat interdit ?
01:05:16on est tout de suite taxé
01:05:18de tailler dans le système de l'Etat
01:05:22on dit qu'on maltraite les fonctionnaires
01:05:24l'éducation nationale
01:05:24la santé
01:05:25ce qui n'est pas vrai
01:05:26non mais je ne dis pas le contraire
01:05:28mais c'est comme ça
01:05:28que c'est interprété à l'extérieur
01:05:30et sur les plateaux télé
01:05:31la réalité c'est qu'aujourd'hui
01:05:32quand on parle de la santé par exemple
01:05:33et quand on ferme un lit
01:05:34on nous explique
01:05:35qu'on est en train de tuer l'hôpital
01:05:36sauf que non
01:05:36il y a des moments
01:05:37où on doit fermer des lits
01:05:37parce que la médecine
01:05:38elle a aussi changé
01:05:39il y a un ensemble de thématiques
01:05:40comme ça
01:05:40qu'on ne veut pas avoir posément
01:05:42et posé correctement sur la table
01:05:43parce que tout devient clivant
01:05:45tout devient ultra politique
01:05:46et qu'on fait rentrer parfois
01:05:47des débats qui n'ont rien à voir
01:05:49dans ces débats là
01:05:50honnêtement
01:05:50que les choses soient clivantes
01:05:52et politiques
01:05:52c'est normal
01:05:53moi je trouve ça normal
01:05:54c'est pas grave
01:05:55qu'on ait des disputes
01:05:56et des discussions
01:05:57sur la question du budget
01:05:58etc
01:05:59ce qui irrite les gens aujourd'hui
01:06:01c'est que
01:06:02quand on parle de dépenses
01:06:03mais moi je suis pour
01:06:03qu'on parle de la question des dépenses
01:06:05mais parlons de la première dépense
01:06:07de l'Etat
01:06:07c'est le soutien aux entreprises
01:06:08et c'est le soutien
01:06:09à quelles entreprises ?
01:06:11aux grandes entreprises
01:06:12mais non
01:06:12vous êtes dans l'interprétation permanente
01:06:14mais pardonnez-moi
01:06:16moi je vous donne des éléments concrets
01:06:17vous pouvez me dire
01:06:18que j'interprète etc
01:06:19mais les éléments concrets
01:06:20je vous les ai donnés
01:06:20c'est-à-dire par exemple
01:06:21qu'en France
01:06:21le taux d'imposition moyen
01:06:22il est plus fort sur les PME
01:06:24que sur les grandes entreprises
01:06:25et qu'en France
01:06:25on donne 200 milliards d'euros
01:06:26plus de 200 milliards d'euros par an
01:06:28en aide directe et indirecte
01:06:29aux grandes entreprises de ce pays
01:06:31et le problème c'est que
01:06:32pourquoi je vous dis ça ?
01:06:34parce que ce pays
01:06:35n'a jamais récolté
01:06:37autant d'argent
01:06:37issu des impôts
01:06:38de son histoire
01:06:39et ce qui irrite les gens
01:06:40c'est pas qu'on parle
01:06:40de réduction des dépenses
01:06:41c'est que l'argent
01:06:42de cet impôt-là
01:06:43vous l'avez canalisé
01:06:44orienté
01:06:45vampirisé
01:06:46en tout cas
01:06:46sur les grandes boîtes
01:06:47et les grandes entreprises
01:06:47ce qui est sûr
01:06:48c'est que sur ce plateau
01:06:49il n'y a pas de débat interdit
01:06:50et on va continuer
01:06:51à les avoir
01:06:52ces débats
01:06:52c'est promis
01:06:53je vous libère
01:06:53pour aller participer
01:06:54justement à ces débats
01:06:55mouvementés à l'Assemblée Nationale
01:06:56il y a encore du boulot
01:06:57jusqu'à minuit ce soir
01:06:58et puis demain
01:06:58ça reprend avec le débat
01:06:59sur les finances de la sécu
01:07:00autrement dit
01:07:01ça va sûrement être
01:07:02en commission
01:07:03et en commission
01:07:04etc.
01:07:05Vous restez dans le direct
01:07:06parce que dans quelques instants
01:07:07Chine et les conséquences
01:07:10de l'affaire
01:07:10des poupées sexuelles
01:07:12vendues sur le site de Chine
01:07:14il y a pas mal de réactions
01:07:15ce matin
01:07:16notamment le gouvernement
01:07:17qui dit
01:07:17si ça se reproduit
01:07:18on va interdire
01:07:19est-ce que c'est possible
01:07:20juridiquement ou pas
01:07:21et pourquoi ne pas le faire
01:07:22tout de suite d'ailleurs
01:07:22c'est la question
01:07:23qu'on va se poser
01:07:23dans quelques instants
01:07:24tout de suite
01:07:24C'est une annonce
01:07:26qui soulève le coeur
01:07:27sur le site Chine
01:07:29l'annonce qui accompagne
01:07:30cette photo
01:07:32d'une poupée sexuelle
01:07:34on voit évidemment
01:07:35le caractère pédopornographique
01:07:37de cette affaire
01:07:38Chine a retiré
01:07:40la vente en France
01:07:41on va préciser en France
01:07:42parce que vous allez voir
01:07:43dans quelques instants
01:07:44que ça n'est pas du tout
01:07:45le cas dans les autres pays
01:07:46à la suite de cette polémique
01:07:49naissante
01:07:50et ça pourrait aller plus loin
01:07:51écoutez ce que BFM
01:07:52ce que disait le ministre de l'économie
01:07:54ce matin sur BFM TV
01:07:55nous serons répétés
01:07:58nous serons en droit
01:08:00et je le demanderais
01:08:01qu'on interdise
01:08:02l'accès de la plateforme Chine
01:08:04au marché français
01:08:05c'est dans la loi
01:08:06c'est le droit
01:08:06nous l'avons voté
01:08:07pour des actes terroristes
01:08:09pour le trafic de stupéfiants
01:08:10stupéfiants pardon
01:08:11et pour des objets
01:08:13pédopornographiques
01:08:14le gouvernement
01:08:16est en droit
01:08:16de demander
01:08:17l'interdiction
01:08:18de couper l'accès
01:08:19de l'accès
01:08:20au marché français
01:08:21alors il y a deux demandes
01:08:22ce matin
01:08:23qui sont très très présentes
01:08:24la demande donc éventuelle
01:08:25d'interdiction
01:08:26ou bien la demande
01:08:27de publication
01:08:28des clients
01:08:29des acheteurs
01:08:30on va y revenir
01:08:30et même une pétition
01:08:31qui a été lancée
01:08:32d'abord Charlotte Méritan
01:08:33sur le plan juridique
01:08:35on a envie de comprendre
01:08:36est-ce que ce que dit
01:08:37le ministre est vrai
01:08:37est-ce que c'est possible
01:08:38est-ce que c'est facile
01:08:39et surtout pourquoi
01:08:40on ne le fait pas tout de suite
01:08:41il y a une disposition
01:08:42du code de la consommation
01:08:43qui s'appelle
01:08:44la réquisition numérique
01:08:45ou l'injonction numérique
01:08:46qui permet effectivement
01:08:47à la répression des fraudes
01:08:48de demander
01:08:49notamment au moteur de recherche
01:08:51de déréférencer
01:08:52un site internet
01:08:53lorsque ce site internet
01:08:54vend des produits
01:08:55qui sont illégaux
01:08:56et d'ailleurs
01:08:57il y a un précédent
01:08:57ça avait été fait en 2021
01:08:59avec une plateforme
01:09:00qui s'appelle Wish
01:09:01je ne sais pas
01:09:01si vous vous souvenez
01:09:02de Wish
01:09:03Wish existe encore
01:09:04mais a été déréférencée
01:09:06en 2021
01:09:06et puis après
01:09:07il y a eu des discussions
01:09:08avec le gouvernement
01:09:09pour que Wish
01:09:10prenne tout un tas de mesures
01:09:12pour un petit peu
01:09:13régulariser la situation
01:09:14et aujourd'hui
01:09:15on trouve à nouveau
01:09:16Wish sur les moteurs
01:09:16de recherche
01:09:17mais c'est la preuve
01:09:18que c'est possible
01:09:19qu'il y a des choses
01:09:20qui sont possibles
01:09:20qui peuvent être mises en place
01:09:22puisque d'ailleurs
01:09:23le cas de Wish
01:09:24était quasiment similaire
01:09:25on ne parlait pas
01:09:26de poupées pédopornographiques
01:09:27mais de produits dangereux
01:09:29et c'est le cas aussi
01:09:30sur des plateformes
01:09:31comme Shein
01:09:32comme Temu
01:09:32etc
01:09:32donc c'est possible
01:09:34le président de l'association
01:09:35Mouvant fort
01:09:35Arnaud Gallet
01:09:36est également avec nous
01:09:37est-ce que vous dites
01:09:38aux ministres
01:09:39qu'on vient d'entendre
01:09:40mais faites-le tout de suite
01:09:40nous on ne comprend pas
01:09:42en fait
01:09:42qu'est-ce qu'il faut attendre
01:09:43c'est-à-dire que ça a été
01:09:44mis en vente
01:09:45il y a des personnes
01:09:45qui s'en sont procurées
01:09:46et en fait
01:09:47il faudrait sans cesse
01:09:47attendre
01:09:48parce que
01:09:48que ce soit
01:09:48ces plateformes
01:09:49qui se livrent
01:09:50à ce type de commerce
01:09:51abject
01:09:52ou des personnes
01:09:53qui achètent
01:09:54finalement
01:09:54elles ont toujours droit
01:09:55une deuxième chance
01:09:55c'est un peu moins le cas
01:09:56finalement
01:09:57des victimes
01:09:57de pédocriminalités
01:09:58et je me permets
01:09:59de faire le lien
01:09:59avec l'actualité
01:10:00quand même assez récente
01:10:01Joël Lesquarnac
01:10:02qui avait violé
01:10:03quand même
01:10:03plus de 300 enfants
01:10:04avec un procès
01:10:05hors normes
01:10:05qui avait eu lieu
01:10:06à Vannes
01:10:07il n'y a pas si longtemps
01:10:07avait une collection
01:10:08de poupées sexuelles
01:10:10à l'effigie d'enfants
01:10:10donc pose-nous la question
01:10:11de qui sont les acheteurs
01:10:12et qu'on arrête un peu
01:10:13de donner une deuxième chance
01:10:14ça suffit maintenant
01:10:15c'est-à-dire que derrière
01:10:16ces poupées
01:10:16il y a bien malheureusement
01:10:17des enfants
01:10:18qui sont en danger
01:10:19et maintenant ça suffit
01:10:20Vous avez lancé une pétition
01:10:22donc pour qu'on puisse
01:10:23connaître le nom des acheteurs
01:10:24D'abord
01:10:24vous qui connaissez
01:10:26ces sujets par cœur
01:10:27et qui faites des recherches
01:10:28pour voir s'il est possible
01:10:29encore de trouver
01:10:30ce genre d'horreur
01:10:32disons les choses
01:10:33c'est encore possible
01:10:34au moment où on se parle
01:10:35là on est 36 heures
01:10:37après que cette polémique
01:10:38a éclaté
01:10:39ces poupées
01:10:40on peut
01:10:40oui ou non
01:10:41encore les acheter
01:10:41sur Chine
01:10:42ou sur d'autres plateformes
01:10:42ou pas ?
01:10:43Ah oui sur Chine
01:10:43on peut
01:10:44alors je vous explique
01:10:44c'est très simple
01:10:45vous avez un VPN
01:10:46et bien vous en procurez
01:10:48par exemple
01:10:48on a vu une sur Chine
01:10:49Grande-Bretagne
01:10:50Chine Chili
01:10:51et d'autres Chines
01:10:52on ne les a pas tous fait
01:10:53bien évidemment
01:10:53parce qu'en plus
01:10:54on voit suffisamment d'horreur
01:10:55si vous voulez
01:10:55avec des poupées
01:10:57qui sont très ressemblantes
01:10:57à des enfants
01:10:58je pense qu'il faut se protéger
01:10:59à un moment donné
01:10:59mais ça existe
01:11:00et donc c'est pour ça
01:11:01en fait par le biais
01:11:01de ce VPN
01:11:02et donc on peut commander
01:11:03en France
01:11:04donc la question pour nous
01:11:06derrière c'est
01:11:06alors c'est bien
01:11:07que la répression des fraudes
01:11:07ait fait un travail remarquable
01:11:08il faut le souligner
01:11:09par contre aujourd'hui
01:11:10nous on en appelle
01:11:10à l'office mineur
01:11:11aux forces de gendarmerie nationale
01:11:13pour qu'il y ait un vrai travail
01:11:14qui soit fait
01:11:14avec l'identification des acteurs
01:11:16et qu'on voit en fait
01:11:17qui sont des personnes
01:11:17imaginons
01:11:18qu'il y ait des personnes
01:11:19comme ça
01:11:19qui travaillent auprès des enfants
01:11:20enfin je ne sais pas
01:11:20ça ne nous pose pas de questions
01:11:21dans ce pays
01:11:22on attend systématiquement
01:11:23on n'a pas suffisamment d'affaires
01:11:24on a eu l'affaire L'Abbé-Pierre
01:11:25il n'y a pas très longtemps
01:11:26là on a l'affaire Chine
01:11:27on a eu combien d'affaires
01:11:28l'affaire Le Square Neck etc
01:11:29il faut qu'on attende
01:11:30quoi dans ce pays
01:11:30pour qu'on puisse agir ?
01:11:31ça veut dire que sur cette affaire précise
01:11:33la France elle est pionnière en l'occurrence
01:11:34ça peut faire boule de neige
01:11:35dans les autres pays ou pas ?
01:11:37oui elle est pionnière
01:11:37après je me permets de dire
01:11:38quand même qu'en 2020
01:11:39on était déjà monté au créneau
01:11:40avec Amazon
01:11:41ça veut dire qu'elle est pionnière
01:11:42les services de répression des fraudes
01:11:43ont agi
01:11:44nul doute
01:11:45après je vais vous dire
01:11:46vous faites aujourd'hui encore
01:11:47dans le moteur de recherche de Chine
01:11:48Amazon
01:11:49et bien d'autres plateformes
01:11:50vous tapez poupées sexuelles
01:11:53vous allez voir des nourrissons
01:11:55enfin des poupons
01:11:56qui ressemblent
01:11:57comme de goudouan
01:11:58des nourrissons
01:11:58avec des commentaires affligeants
01:12:00avec des personnes qui disent
01:12:00oui il y a bien
01:12:01je sais pas un anus
01:12:02un machin etc
01:12:03quelque chose de très ressemblant
01:12:03donc on se dit que
01:12:04les poupons ne servent pas en fait
01:12:06qu'aux enfants
01:12:07même si écrit dessus
01:12:08peut servir un enfant
01:12:09moi j'ai même vu un commentaire
01:12:10d'un père qui disait
01:12:11j'ai voulu l'offrir à ma fille
01:12:12et j'ai pas pu
01:12:13parce que je me suis rendu compte
01:12:14bah du truc
01:12:15et c'est ça en fait
01:12:16c'est une poupée sexuelle
01:12:17en fait c'est le moteur de recherche
01:12:18poupée sexuelle
01:12:19donc ça veut dire que
01:12:20si on a ces poupons là
01:12:21à cet endroit là
01:12:21il y a un sujet quand même
01:12:22et il n'y a pas que
01:12:23et entre deux poupons
01:12:25pour bien que les personnes
01:12:26se rendent compte
01:12:26vous avez des sex toys
01:12:27des machins
01:12:27des trucs
01:12:28tout ce qu'on imagine
01:12:28vous avez du gel
01:12:29qui est vendu avec des poupons
01:12:30etc
01:12:31donc des fois
01:12:31la description
01:12:32n'est pas si explicite
01:12:33mais ça existe
01:12:34c'est la France
01:12:35en 2025
01:12:36alors vous
01:12:37votre combat
01:12:37c'est de dire
01:12:38si on veut vraiment
01:12:39dissuader les gens d'acheter
01:12:41il faut que les acheteurs
01:12:44leur nom soit publié
01:12:45vous avez lancé une pétition
01:12:46pour le faire
01:12:47les acheteurs notamment
01:12:48de ces poupées sexuelles
01:12:49sur Chine
01:12:50c'est juridiquement possible ou pas ?
01:12:52nous on demande
01:12:52que ce soit publié
01:12:53non
01:12:53ce qu'on demande surtout
01:12:54c'est que ce soit transmis
01:12:55à la police
01:12:55c'est à dire qu'à un moment donné
01:12:56il faut absolument
01:12:56c'est possible
01:12:57Amazon l'avait fait en 2020
01:12:58quand il y avait eu le scandale
01:12:59des poupées
01:12:59et donc c'est pour ça
01:13:00que pour nous
01:13:01il y a une urgence absolue
01:13:02actuellement
01:13:03il y a deux urgences en réalité
01:13:04un, une urgence politique
01:13:06qui consiste à dire
01:13:06que Chine
01:13:07dans ces conditions-là
01:13:08en fait
01:13:09ne peut pas arriver
01:13:10au niveau du BHV
01:13:10parce que ça serait
01:13:11un très mauvais signal
01:13:12nous notre message
01:13:12il est simple
01:13:13protéger les enfants
01:13:14pas Chine
01:13:15c'est quelque chose
01:13:15qui est assez simple
01:13:16en fait à comprendre
01:13:17au regard quand même
01:13:17de ce qui se passe
01:13:18sans entrer dans le débat
01:13:19commercial etc
01:13:20et puis derrière
01:13:21effectivement
01:13:21il faut qu'il y ait
01:13:22des actions concrètes
01:13:23en France
01:13:24on demande depuis
01:13:24combien de temps
01:13:25vous savez
01:13:25j'ai été membre
01:13:26de la commission indépendante
01:13:27sur l'inceste
01:13:28et les violences sexuelles
01:13:28faites aux enfants
01:13:29qui a été mise en place
01:13:30par Emmanuel Macron
01:13:31et qui a rendu un rapport
01:13:31en 2023
01:13:3282 préconisations
01:13:3482 préconisations
01:13:36qui sont faites
01:13:36qui sont restées
01:13:37lettre morte
01:13:38on en est là en fait
01:13:38donc on est à chaque fois surpris
01:13:40Chine, l'abbé Pierre
01:13:41machin tout ce qu'on veut
01:13:41qu'on arrête un peu
01:13:42toute cette histoire
01:13:44qu'on se mette un peu au travail
01:13:44et qu'on se dise
01:13:45qu'on est de vraies politiques publiques
01:13:47en la matière
01:13:47et qu'on protège les enfants
01:13:48je rappelle qu'il y a dans ce pays
01:13:49un enfant
01:13:50toutes les trois minutes
01:13:51victimes de violences sexuelles
01:13:53c'est la réalité en France
01:13:54il n'y a pas que Chine
01:13:55Charlotte vous avez révélé
01:13:56ce matin sur RMC
01:13:58que d'autres plateformes
01:13:59notamment AliExpress
01:13:59proposaient également
01:14:01à la vente
01:14:01ce genre de produit
01:14:02exactement
01:14:02le même produit d'ailleurs
01:14:03que celui qui a été épinglé
01:14:05sur Chine
01:14:05oui parce que ce sont
01:14:06des plateformes en fait
01:14:06qui agglomèrent
01:14:08les mêmes produits
01:14:08exactement
01:14:09ce sont des places de marché
01:14:10des marketplaces
01:14:11sur lesquelles
01:14:11des vendeurs tiers
01:14:12peuvent venir vendre
01:14:13leurs produits
01:14:14donc vous avez
01:14:15le même vendeur tiers
01:14:15qui peut aller vendre
01:14:16sur AliExpress
01:14:17sur Chine
01:14:18sur Amazon
01:14:19même sur Cdiscount
01:14:20c'est possible aussi
01:14:21donc c'est pour ça
01:14:22que vous trouvez
01:14:22les mêmes produits
01:14:23sur ces plateformes
01:14:24AliExpress a réagi aussi
01:14:26à retirer le produit
01:14:27en question de la plateforme
01:14:28mais comme disait monsieur
01:14:29c'est un produit en particulier
01:14:31il peut y en avoir
01:14:32des dizaines d'autres
01:14:32qui sont très ressemblants
01:14:34moi en regardant un petit peu
01:14:35j'ai trouvé aussi
01:14:35sans utiliser de VPN
01:14:37sur la plateforme française
01:14:38d'autres poupées
01:14:39avec des visages
01:14:40très juvéniles
01:14:41des jeunes filles
01:14:42de 12-13 ans représentées
01:14:43et c'est le même problème
01:14:44oui et puis on peut même
01:14:46rajouter d'ailleurs
01:14:47que c'est sans filtre
01:14:48c'est à dire
01:14:48qu'on soit enfant ou adulte
01:14:49on a accès en fait
01:14:50à ce type de contenu
01:14:52ce qui est quand même
01:14:53assez hallucinant
01:14:53et choquant sincèrement
01:14:55enfin je vous dis
01:14:55nous on l'a fait
01:14:56dans un esprit militant
01:14:57mais je veux dire
01:14:58être confronté
01:14:58à ce type d'image
01:14:59avec tout ce qu'il y a derrière
01:15:00c'est très ressemblant
01:15:03je veux dire
01:15:04c'est ce qui est recherché
01:15:05c'est ce qui est mis
01:15:05bien souvent effectivement
01:15:06dans la description
01:15:07c'est ce que vous rappeliez
01:15:07tout à l'heure
01:15:08et donc c'est pour ça
01:15:09en fait qu'à un moment donné
01:15:10il faut absolument agir
01:15:11et c'est vrai que ça tombe
01:15:12à un moment particulier
01:15:13pour Chine
01:15:13qui est déjà au coeur
01:15:14d'une polémique en France
01:15:16puisque après-demain
01:15:17Chine va ouvrir
01:15:17sa première boutique physique
01:15:18en France
01:15:20à Paris
01:15:20au BHV
01:15:21on va retrouver
01:15:22devant le BHV
01:15:23Rebecca Blanc-Lelouch
01:15:24parce que
01:15:25sur la devanture du BHV
01:15:27il y a cette affiche
01:15:28qui évidemment
01:15:29frappe tous ceux
01:15:30qui passent devant
01:15:31parce que c'est une affiche
01:15:32qui est un peu provocante
01:15:33pour le moins Rebecca
01:15:34Oui tout à fait
01:15:37ça suscite beaucoup d'émotions
01:15:38c'est ce qu'on a constaté
01:15:39depuis notre arrivée
01:15:40ce matin
01:15:40on a entendu pas mal
01:15:41d'insultes
01:15:42à l'égard de cette affiche
01:15:43on a entendu par exemple
01:15:44un monsieur trouver
01:15:45cette affiche
01:15:45assez insultante
01:15:47regardez Philippine David
01:15:48va vous montrer
01:15:49cette photo
01:15:50on peut voir
01:15:50ces deux hommes
01:15:51en costume
01:15:52avec un chien dans les bras
01:15:53qui posent
01:15:54sous ce slogan ironique
01:15:56l'affiche
01:15:56qu'on n'aurait pas dû faire
01:15:58cet homme à gauche
01:15:59c'est Frédéric Merlin
01:16:00il est propriétaire
01:16:01de la société
01:16:01des grands magasins
01:16:02et à droite
01:16:03Donald Tang
01:16:03c'est le président
01:16:04exécutif
01:16:05de Cheyenne
01:16:06accompagné de son chien
01:16:07dans ses bras
01:16:08Saatchi
01:16:08la photo a été prise
01:16:10à Los Angeles
01:16:10et elle avait déjà
01:16:11été partagée
01:16:12sur le compte Instagram
01:16:13de Frédéric Merlin
01:16:14et évidemment
01:16:15les réactions
01:16:15de ces détracteurs
01:16:16sont ultra nombreuses
01:16:18ils considèrent ça
01:16:19comme je cite
01:16:20du foutage de gueule
01:16:22comme de la provocation
01:16:23et non pas
01:16:23comme une campagne
01:16:24de communication
01:16:25originale
01:16:26ou décalée
01:16:26l'idée souhaitée
01:16:28initialement
01:16:29ce sont plus de
01:16:29110 000 personnes
01:16:31qui ont signé
01:16:32cette pétition
01:16:32qui s'opposent
01:16:33à cette opération
01:16:34principalement
01:16:35pour des raisons
01:16:36de concurrence déloyale
01:16:37et de pollution
01:16:38environnementale
01:16:39mais les portes
01:16:40de ce premier
01:16:42magasin physique
01:16:43de Cheyenne
01:16:44ont prévu d'ouvrir
01:16:45mercredi 5 novembre
01:16:47Blanc Lelouch
01:16:48avec les images
01:16:49des Philippines Navales
01:16:50merci de nous avoir
01:16:50montré cette affiche
01:16:52qui effectivement
01:16:53interpelle
01:16:54c'est le moins
01:16:54qu'on puisse dire
01:16:55on peut imaginer
01:16:55Charlotte
01:16:56que cette polémique
01:16:57sur les poupées sexuelles
01:16:58elle empêchera
01:16:59certains clients
01:17:00de venir
01:17:00ou bien
01:17:01ça sera forcément
01:17:01à la rue
01:17:02mercredi
01:17:03c'est difficile
01:17:03de prévoir
01:17:04néanmoins
01:17:05le problème
01:17:06de Chine
01:17:06aujourd'hui
01:17:07c'est que les gens
01:17:07vont sur cette plateforme
01:17:08pour les prix
01:17:09qui sont particulièrement bas
01:17:11et on voit
01:17:12qu'en 2024
01:17:12c'est la plateforme
01:17:13sur laquelle
01:17:14les français
01:17:14ont le plus dépensé
01:17:16Chine
01:17:17parce que
01:17:17on trouve
01:17:18de tout
01:17:18à moins de 2 euros
01:17:19et malheureusement
01:17:20malgré
01:17:21toutes les polémiques
01:17:22sur les conditions
01:17:23de travail
01:17:24des salariés
01:17:25sur les produits
01:17:25qui sont dangereux
01:17:27et bien on voit
01:17:27que les gens
01:17:28continuent d'acheter
01:17:28sur ces plateformes
01:17:29un sujet qui va sans doute
01:17:30inspirer notre invité
01:17:32maintenant
01:17:33l'invité d'un de direct
01:17:34Julien Robert
01:17:34Julien Robert
01:17:39vice-président
01:17:39des Républicains
01:17:40ancien député
01:17:41bonjour à vous
01:17:42bienvenue
01:17:42alors vous avez entendu
01:17:43ce qui a été dit
01:17:45sur ce plateau
01:17:46il y a quelques instants
01:17:47avec ces descriptions
01:17:48qui font évidemment
01:17:49qui donnent des rôles-coeurs
01:17:50on est au-delà du froid
01:17:51dans le dos même
01:17:52vous avez entendu
01:17:53le ministre également
01:17:53brandir la menace
01:17:54d'une interdiction
01:17:55est-ce qu'il faut
01:17:55question simple
01:17:56à la fois
01:17:57à l'homme politique
01:17:58mais aussi aux citoyens
01:17:59qui découvrent
01:18:00ces abominations
01:18:00est-ce qu'il faut
01:18:01interdire maintenant
01:18:02est-ce qu'il faut
01:18:03agir plus vite
01:18:03oui moi je crois
01:18:04que les français
01:18:05sont en attente
01:18:06de réaction politique
01:18:07on tourne
01:18:08quels que soient
01:18:08les sujets
01:18:09les sujets budgétaires
01:18:09on en reviendra
01:18:10tout à l'heure
01:18:10ce genre de sujet
01:18:11on tourne toujours
01:18:12autour du même problème
01:18:13on vit dans une économie
01:18:14ouverte
01:18:14où on ne contrôle plus
01:18:16en réalité
01:18:16problème d'impuissance publique
01:18:17oui
01:18:18d'un système
01:18:18de problème de souveraineté
01:18:20et d'impuissance publique
01:18:21et donc la question
01:18:21c'est comment est-ce
01:18:22qu'on impose nos règles
01:18:23on a d'un côté
01:18:24évidemment des gens
01:18:25qui ont des problèmes
01:18:25de pouvoir d'achat
01:18:26qui donc achètent
01:18:27pardonnez-moi
01:18:28mais des articles
01:18:29fabriqués
01:18:29dans des conditions sociales
01:18:30j'avais un autre mot
01:18:32à la bouche
01:18:32mais je suis sur une heure
01:18:33de grande écoute
01:18:34je ne vais pas le dire
01:18:34mais on l'a tous
01:18:36un peu fait aussi
01:18:36on a tous testé
01:18:37ces plateformes
01:18:39et puis
01:18:39ils ne contrôlent
01:18:40le même rien
01:18:40on a d'un côté
01:18:41depuis le mai 2025
01:18:42une procédure
01:18:43qui a été entamée
01:18:44par la commission européenne
01:18:46de l'autre
01:18:47on a des commerces
01:18:48qui meurent
01:18:48on a des centres-villes
01:18:49qui souffrent
01:18:50nous avons une taxe
01:18:52sur les petits colis
01:18:53qui est débêtu au Parlement
01:18:54on voit bien que
01:18:55je dirais
01:18:55tout le monde constate
01:18:56qu'en réalité
01:18:57on est en train
01:18:58de se faire grignoter
01:18:58et manger
01:18:59et faute d'ailleurs
01:19:01de capacité
01:19:02de faire peur
01:19:03ou faute de pouvoir
01:19:04frapper au porte-monnaie
01:19:05nous ne sommes pas
01:19:06respectés en réalité
01:19:06c'est-à-dire qu'on nous impose
01:19:08un mode de vie
01:19:08dont nous n'avons pas besoin
01:19:09moi je n'ai pas envie
01:19:10que mes enfants
01:19:11naissent dans une société
01:19:12où on achète des poupées
01:19:13pédopornographiques
01:19:14sur internet
01:19:15voilà
01:19:15donc la question c'est ensuite
01:19:16comment est-ce qu'un Parlement
01:19:17une démocratie
01:19:18peut imposer ceci
01:19:20surtout quand le Parlement
01:19:22a du mal
01:19:22à s'entendre
01:19:23comme c'est le cas en ce moment
01:19:24et comme on le constate
01:19:25à s'écouter
01:19:26oui c'est vrai
01:19:27en ce moment même
01:19:28puisque c'est le dernier jour
01:19:29du débat
01:19:29sur la partie recette
01:19:30du budget
01:19:32plus personne n'y comprend rien
01:19:34franchement
01:19:34Julien Aubert
01:19:35est-ce que vous
01:19:36vous arrivez à comprendre
01:19:37quelque chose
01:19:38sur tout ce qu'on annonce
01:19:40dont on ne sait pas
01:19:41si ça sera maintenu ensuite
01:19:42on s'y perd
01:19:43on a l'impression
01:19:44que les Français
01:19:44n'écoutent même plus
01:19:45en réalité
01:19:46pourquoi ils écouteraient
01:19:48parce qu'on ne leur parle pas
01:19:49le Parlement
01:19:50ne parle pas aux Français
01:19:51les parlementaires
01:19:52s'affrontent entre eux
01:19:53en parlant
01:19:55à leurs diverses clientèles
01:19:56et en essayant
01:19:57d'éviter le fond du problème
01:19:58qui est que nous sommes
01:19:59la nation la plus dépensée
01:20:00d'Europe
01:20:00l'une des plus endettées
01:20:02et que donc d'ailleurs
01:20:03on aurait dû commencer
01:20:04par réfléchir aux économies
01:20:05utiliser toute notre créativité française
01:20:07pour commencer par les économies
01:20:08avant de commencer par les taxes
01:20:09L'un de vos anciens collègues députés
01:20:10Ludovic Mendes
01:20:11qui était sur ce plateau
01:20:12il y a 15 minutes
01:20:13il disait
01:20:14le débat sur les dépenses
01:20:16c'est un débat interdit
01:20:18Oui
01:20:18je vais vous dire
01:20:19je me disais dernièrement
01:20:20qu'on devrait commencer
01:20:21par le débat sur les dépenses
01:20:22et ensuite passer au volet recettes
01:20:24mais il y a aussi
01:20:25une forme de contradiction
01:20:26vous avez d'un côté
01:20:27la contradiction de l'extrême gauche
01:20:29qui n'a de cesse de dire
01:20:31il faut punir les multinationales
01:20:32enfin ils sont
01:20:33je dirais contre
01:20:34l'internationalisation de l'économie
01:20:35d'une manière indirecte ou directe
01:20:37et puis de l'autre
01:20:38qui vous explique par contre
01:20:39que les prestations
01:20:39peuvent être payées
01:20:41par nos impôts
01:20:41à tout étranger
01:20:42qui arrive en France
01:20:43donc l'internationalisation
01:20:45ça leur va
01:20:45quand ça va
01:20:46dans leur sens
01:20:47de leur conviction
01:20:48l'ERN
01:20:49qui explique
01:20:50qu'il n'est ni de droite
01:20:51ni de gauche
01:20:51donc il va voter
01:20:52des mesures
01:20:53qui sont des mesures
01:20:54extrêmement dures
01:20:55au niveau taxes
01:20:56et puis qui de l'autre
01:20:57fait effectivement
01:20:57la danse
01:20:58comme disait Claude Maluret
01:20:59la danse d'essai de voile
01:21:00au patronat français
01:21:01comme si vous voulez
01:21:02il n'y a pas de cohérence
01:21:03dans la réflexion
01:21:04c'est très difficile
01:21:05d'avoir un débat
01:21:05voilà
01:21:06moi je crois
01:21:06si vous voulez
01:21:07que la question
01:21:08c'est d'abord
01:21:08de rétablir nos finances publiques
01:21:10pas de punir
01:21:11les uns et les autres
01:21:11et on a l'impression
01:21:12qu'on a quand même
01:21:12plutôt une espèce
01:21:14de chasse aux sorcières
01:21:14Lucie
01:21:15on sait que les efforts
01:21:16doivent être faits
01:21:17effectivement sur les dépenses
01:21:18notamment les dépenses sociales
01:21:19qui constituent
01:21:20la majeure partie
01:21:20de notre dette
01:21:21il n'y a pas beaucoup
01:21:22de propositions
01:21:22y compris dans votre propre camp
01:21:24pour réduire ces dépenses
01:21:25y compris chez LR
01:21:26les dépenses sociales
01:21:28vous savez
01:21:28le problème numéro un
01:21:29c'est la question des retraites
01:21:30dont on a fait d'ailleurs
01:21:31un problème tabou
01:21:32parce qu'en réalité
01:21:33quand vous prenez
01:21:34votre dette globale
01:21:35la moitié de votre endettement
01:21:36sur les 20 dernières années
01:21:37c'est que ce sont les retraites
01:21:39et on s'est focalisé
01:21:41sur la question de l'âge
01:21:42et d'ailleurs
01:21:42les républicains
01:21:44ont aussi participé
01:21:45à cette focalisation
01:21:46moi je crois
01:21:46que c'est une erreur
01:21:47le vrai débat
01:21:48qu'il faut ouvrir
01:21:49avec les français
01:21:50parce que souvent
01:21:51on pense que ce sont
01:21:52les retraites
01:21:52les retraités d'aujourd'hui
01:21:54qui sont concernés
01:21:55non
01:21:55c'est vous et moi
01:21:56en réalité
01:21:57et en réalité
01:21:58ce qu'on appelle
01:21:59la pension de remplacement
01:22:00et bien
01:22:01elle est 10% plus élevée
01:22:02en France
01:22:03que dans le reste de l'OCDE
01:22:04donc si à un moment donné
01:22:05on ne veut pas
01:22:06mettre tous nos services publics
01:22:07au pain de sac et à l'eau
01:22:08et se retrouver
01:22:09avec des fonctionnaires
01:22:10qui sont dans des bureaux
01:22:11mais qui n'auront plus
01:22:11de moyens d'agir
01:22:12il faut réduire
01:22:12les pensions de retraite
01:22:13il faut réduire
01:22:14les pensions
01:22:15de remplacement
01:22:16c'est-à-dire
01:22:17sur le très long terme
01:22:18sur 10, 15, 20 ans
01:22:20désindexées
01:22:21de telle manière
01:22:21à ce que effectivement
01:22:22ma retraite à moi
01:22:23dans 20 ans
01:22:24elle sera 10% inférieure
01:22:25mais je ne l'aurai pas
01:22:27forcément vue
01:22:27parce que chaque année
01:22:28on l'aura désindexée
01:22:29je pense que c'est
01:22:30la seule manière
01:22:31de sortir de ceci
01:22:33sans tomber
01:22:34dans les totems
01:22:34un autre sujet
01:22:36que je mets sur la table
01:22:37on a beaucoup débattu
01:22:38de l'âge de la retraite
01:22:39ou de la durée de cotisation
01:22:39pourquoi on n'a pas
01:22:40laissé le choix aux gens
01:22:41pour ceux qui étaient
01:22:42à 5 ou 6 ans
01:22:43de la retraite
01:22:43alors en disant
01:22:44voilà vous aurez le choix
01:22:44soit vous choisissez
01:22:46l'option âge de retraite
01:22:48soit vous choisissez
01:22:49l'option durée d'annuité
01:22:50choisissez l'option
01:22:51qui vous est la plus favorable
01:22:52ça serait évité
01:22:53si vous voulez
01:22:53que sur ces débats macroéconomiques
01:22:55on ait des gens
01:22:56qui au plan micro
01:22:57disent mais attendez
01:22:58moi je suis en train
01:22:59il y a une vraie souffrance sociale
01:23:00il y a un problème budgétaire
01:23:02et la droite a été
01:23:03très correcte là-dessus
01:23:04et on a raison
01:23:05de le tenir
01:23:06mais il y a aussi
01:23:06une souffrance sociale
01:23:07simplement la gauche
01:23:08le défend mal
01:23:09cette souffrance sociale
01:23:09parce qu'elle fait en réalité
01:23:11de la démagogie
01:23:12sur un sujet complexe
01:23:13François
01:23:13est-ce que sur quasiment
01:23:16tous ces sujets
01:23:16qu'on évoque
01:23:17depuis quelques minutes
01:23:17vous ne souffrez pas
01:23:20de voir qu'il n'y a pas
01:23:21un seul mot
01:23:22dans le débat public
01:23:23et notamment au Parlement
01:23:24sur la dimension européenne
01:23:26pour lutter
01:23:27précisément
01:23:28contre l'endettement public
01:23:29on voit bien que ce n'est pas
01:23:30uniquement la France
01:23:30qui est concernée
01:23:31on a beaucoup de pays
01:23:32aujourd'hui en Europe
01:23:33plus que les autres
01:23:33quand même en France
01:23:34bien sûr
01:23:34absolument
01:23:35donc il faut bien sûr
01:23:36balayer devant sa porte
01:23:37mais sur l'endettement
01:23:38sur l'union bancaire
01:23:39sur l'harmonisation fiscale
01:23:40en Europe
01:23:41et sur la lutte contre
01:23:43tout ce qui vient
01:23:44aujourd'hui de Chine
01:23:45et qui nous est imposé
01:23:46c'est votre mot
01:23:47est-ce qu'il n'y a pas
01:23:48l'idée de se dire
01:23:49à 27
01:23:50on est quand même plus fort
01:23:51que chacun
01:23:51tout seul chez soi
01:23:52alors vous avez raison
01:23:53sur l'aspect
01:23:54effectivement proposé
01:23:56par rapport à Chine
01:23:57sans doute que par l'Union Européenne
01:24:00si Mme Van der Leyen
01:24:01voulait bien faire respecter
01:24:02l'intérêt européen
01:24:02mais ça c'est autre chose
01:24:03on pourrait y arriver
01:24:04sur l'aspect budgétaire
01:24:05je vous suis moins
01:24:06pourquoi ?
01:24:07parce qu'effectivement
01:24:07l'euro
01:24:08en réalité
01:24:09l'adoption de l'euro
01:24:10nous a incité
01:24:11à ne pas faire d'économie
01:24:12à ne pas faire d'efforts
01:24:12certains de nos partenaires
01:24:13l'ont fait
01:24:13nous ne l'avons pas fait
01:24:14donc nous avons effectivement
01:24:16un vrai sujet
01:24:17on s'est dit
01:24:17c'est l'Allemagne qui paiera
01:24:18oui on s'est dit
01:24:19l'Allemagne paiera
01:24:19et effectivement
01:24:20elle paiera
01:24:21jusqu'au jour où
01:24:21elle estimera
01:24:22qu'avoir un euro
01:24:23avec les français
01:24:24ça n'est pas très rentable
01:24:25voilà
01:24:26mais je pense qu'il faut
01:24:27commencer par balayer
01:24:28devant sa porte
01:24:29devant notre porte
01:24:30et l'une des difficultés
01:24:31c'est que pour avoir
01:24:32cette Europe puissance
01:24:33il faut que la France
01:24:34soit en capacité
01:24:35de défendre son intérêt national
01:24:36et de peser
01:24:37et comme en réalité
01:24:38elle est très endettée
01:24:39et totalement inféodée
01:24:40à notre voisin allemand
01:24:41et bien en réalité
01:24:42il n'y a pas de contrepoids
01:24:43au système européen
01:24:44il y a un autre sujet
01:24:47votre point de vue tout à l'heure
01:24:47c'est la question
01:24:48de l'union des droites
01:24:49Oui effectivement
01:24:50Éric Zemmour hier nous disait
01:24:51que Chiche disait-il
01:24:52organisant une primaire
01:24:53qui irait de Sarah Knafo
01:24:55à Gérald Darmanin
01:24:56ou à l'UDI
01:24:57comme le dit David Lissnard
01:24:58est-ce que vous vous êtes favorable
01:24:59est-ce que les républicains
01:25:00devraient participer
01:25:01à une primaire
01:25:02comme celle-ci à vos yeux ?
01:25:04Alors moi j'avais proposé
01:25:05en son temps
01:25:05je dirais
01:25:06la précédente primaire
01:25:07qu'Éric Zemmour
01:25:08participe à la primaire
01:25:09de LR
01:25:11parce que je sentais venir
01:25:12cette droite en lémur
01:25:14avec le risque d'une division
01:25:15évidemment
01:25:16au sein de LR
01:25:18il y a eu un lever
01:25:19de boucliers
01:25:19Éric Zemmour n'a pas participé
01:25:21Moralité l'a participé
01:25:22à l'extérieur
01:25:22Moralité
01:25:23nous avons eu
01:25:24deux morts à l'arrivée
01:25:25Il a fait plus
01:25:26d'électeurs que vous ?
01:25:28Oui enfin plus
01:25:29mais je vais vous dire
01:25:29à la fin si vous voulez
01:25:30vous avez M. Macron
01:25:31qui est réélu
01:25:32ce qui n'était quand même
01:25:33pas l'objet de la chose
01:25:34Moi je crois
01:25:35si vous voulez
01:25:35que quand vous êtes adhérent
01:25:37dans un parti politique
01:25:39vous en avez assez
01:25:40que votre candidat
01:25:41soit choisi par les autres
01:25:42donc ça c'est un vrai débat
01:25:44à avoir avec nos adhérents
01:25:45c'est à eux de choisir
01:25:46mais le système du voisin
01:25:48qui vous tape dessus
01:25:49toute l'année
01:25:49et puis qui au moment
01:25:50de choisir le candidat
01:25:50à la présidentielle
01:25:51vient vous l'imposer
01:25:52c'est pas possible
01:25:52d'autant que je pense
01:25:53que si on faisait
01:25:55votre système
01:25:56c'est pas vrai
01:25:57l'électeur
01:25:58imaginons qu'Éric Zemmour
01:25:59ou Sarah Knafo
01:26:00remporte la grande primaire
01:26:01de la droite et du centre
01:26:02je doute que l'électeur
01:26:03d'horizon aille voter
01:26:04Sarah Knafo au second tour
01:26:05donc ça a un intérêt
01:26:07dans un cadre
01:26:08je dirais relativement contraint
01:26:10Bruno Retailleau
01:26:11avait proposé quelque chose
01:26:12de très intelligent
01:26:13il y a quelques années
01:26:13qui était le vote préférentiel
01:26:14moi je pense que ce serait intéressant
01:26:16d'avoir ça plutôt
01:26:17d'une primaire à droite
01:26:18si on en fait eu
01:26:19c'est quoi le vote préférentiel ?
01:26:20le vote préférentiel
01:26:20c'est de dire
01:26:21vous à la limite
01:26:21vous pouvez choisir
01:26:22plusieurs candidats
01:26:23et puis celui qui est
01:26:24le plus consensuel
01:26:25celui qui est en haut
01:26:25de la courbe de
01:26:26ce serait un peu
01:26:26une courbe de gauche
01:26:27je les sachant
01:26:28celui qui a le plus de voix
01:26:29et bien finalement
01:26:30c'est celui qui fait
01:26:31le consensus
01:26:32donc on met plusieurs noms
01:26:33oui mais moi je serais favorable
01:26:34on a le choix 1
01:26:35je le choix 3
01:26:36j'adore Xavier Bertrand
01:26:37j'adore Jean-François Copé
01:26:39Bruno Retailleau j'aime moins
01:26:41Laurent Wauquiez j'aime moins
01:26:42j'en coche 2
01:26:43bon et puis à la fin
01:26:44vous voyez bien
01:26:44maintenant
01:26:45avant d'entraîner
01:26:46une primaire
01:26:47demandons-nous si
01:26:48Bruno Retailleau
01:26:49notre président de parti
01:26:50n'a pas vocation
01:26:51à être le candidat de la droite
01:26:52c'est votre avis ?
01:26:53c'est plutôt mon avis
01:26:54oui parce que la primaire
01:26:55c'est aussi
01:26:56là encore
01:26:56si vous partez des visées
01:26:58vous ne serez jamais au second tour
01:26:59là encore
01:26:59mais attendez
01:26:59partir des visées
01:27:00là encore
01:27:01d'abord on n'y est pas pour l'instant
01:27:02ça ne nous aura pas échappé
01:27:03mais on n'y sera pas
01:27:05on a testé quand même
01:27:06deux fois la primaire
01:27:07on a vu quand même les résultats
01:27:08et les gens qui réclament
01:27:10généralement une compétition
01:27:11ce sont souvent les gens
01:27:12qui ne sont pas
01:27:14des candidats naturels
01:27:14mais qui disent
01:27:15sur un malentendu
01:27:16comme disait Jean-Claude Duss
01:27:17ça peut toujours marcher
01:27:18bon
01:27:19écoutez
01:27:20on a testé deux fois
01:27:21moi Bruno
01:27:22effectivement Bruno Retailleau
01:27:24n'est pas le candidat
01:27:25le plus fort aujourd'hui
01:27:26soutenir Édor Philippe
01:27:27c'est inimaginable
01:27:28pour les républicains
01:27:29écoutez
01:27:29à un moment donné
01:27:30je sais bien que
01:27:31j'ai une autre expression
01:27:32mais vous pouvez payer
01:27:32la chambre aussi
01:27:33mais
01:27:33on a compris l'idée
01:27:37vous avez compris l'idée
01:27:38ça fait dix ans
01:27:40allez merci beaucoup
01:27:41les bronzés font de la politique
01:27:43avec Julien Houbert
01:27:45dans Arnaud Direct
01:27:46dans quelques instants
01:27:47sont-ils bronzés
01:27:48eux
01:27:48on va le voir
01:27:49après ces vacances
01:27:50de la Toussaint
01:27:50Christophe Delay
01:27:51Roselyne Dubois
01:27:51qui prennent la suite
01:27:53nous on se retrouve demain
01:27:54salut
01:27:54on se retrouve demain
01:27:55on se retrouve demain
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