00:00La vérité, et chacun peut le voir d'ailleurs en suivant les débats, c'est que nous n'avons pas obtenu, des macronistes, les concessions,
00:08et la concession notamment sur la justice fiscale que nous continuons d'attendre pour pouvoir laisser passer ce budget.
00:15Pour le moment, au moment où je vous parle, on a obtenu des choses, notamment la suspension de la réforme des retraites,
00:22quelques engagements et quelques votes qui ont pu être obtenus notamment dans l'hémicycle ou en commission des affaires sociales.
00:28Mais enfin, au moment où je vous parle, je ne crois pas qu'on puisse dire avec certitude qu'il y ait un accord et que les socialistes laisseront passer ce budget.
00:37J'ai plutôt, au moment où je parle, l'impression du contraire.
00:41Pour l'instant, vous dites plutôt non.
00:43Pour l'instant, il nous manque, si vous voulez, en plus, le Premier ministre s'est effectivement un peu engagé dans l'hémicycle sur ce qui va arriver cette semaine,
00:53le projet de loi de finances de la sécurité sociale. Il a dit que lui, il serait favorable à ce qu'on dégèle les pensions.
00:58Il va y avoir des votes en ce sens, c'est certain. Je pense que peut-être le doublement des franchises médicales va également disparaître du texte.
01:06Mais tout ça, ça va rajouter, en fait, du coup, des manques à gagner pour réduire le déficit.
01:11Et donc, a fortiori, je pense que l'Assemblée aura besoin d'aller chercher des recettes fiscales du côté des plus riches.
01:17Et donc, moi, je ne comprends pas, au moment où je vous parle, au moment où on se parle,
01:20l'obstination des macronistes et du Bloc central à ne pas bouger du tout sur cette question.
01:26Et je pense qu'il va falloir, dans la dernière ligne droite, qu'il y ait un bougé.
01:30Sinon, je ne vois pas comment ce budget peut être adopté.
01:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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