00:00La réalité c'est qu'il y a à peu près 15 milliards d'horreurs dans le budget de M. Lecornu.
00:04Il y a la désindexation des retraites, il y a la suppression de l'abattement de 10% pour les retraités,
00:08il y a des remboursements de médicaments, il y a les franchises médicales, il y a des remboursements des consultations,
00:13il y a la désindexation du barème de l'impôt sur le revenu, il y a un impôt qu'ils sont en train de créer sur les arrêts maladie.
00:18Bon bref, si on veut supprimer tout cela, il faut d'autres recettes.
00:21Il y en a pour 15 milliards d'horreurs infligées aux classes populaires et aux classes moyennes.
00:26Donc on dit, pour supprimer ces 15 milliards, il faut pouvoir les compenser.
00:28Soit on les compense par du déficit supplémentaire, on a bien compris que ce n'était pas possible, maximum 5% de déficit cette année.
00:35Donc on doit les compenser par d'autres recettes et nous proposons en effet un impôt non pas sur les hauts revenus mais sur les hauts patrimoines,
00:42c'est-à-dire sur les milliardaires qui finalement payent très peu d'impôts sur le revenu puisque tout est logé dans leur holding, dans leurs actifs financiers.
00:49C'est donc une taxe sur les actifs financiers que nous proposons.
00:52Concrètement, est-ce que vous êtes prêt à faire voter une taxe Zuckman allégée, c'est-à-dire pas exactement la taxe Zuckman que vous souhaitiez,
01:01mais un compromis qui serait acceptable notamment pour le gouvernement et le bloc central ?
01:05Oui, nous avons déposé deux amendements. L'un qui est la taxe Zuckman dans sa pure et pure universitaire, vous la connaissez, 2% sur l'ensemble des actifs au-dessus de 100 millions d'euros.
01:15Très bien. Et il y a la nôtre que nous avons proposée en complément qui prend en compte les critiques qui ont été adressées à la taxe Zuckman.
01:22Vous vous souvenez, il y avait deux critiques. La première, c'est que c'était compliqué pour les start-up qui ne réalisent aucun euro de bénéfice de faire payer par leur fondateur une taxe.
01:29Puis la deuxième, c'était sur les entreprises industrielles, les ETI familiales, entreprises intermédiaires industrielles, qui dégagent très peu de rentabilité et font partie de notre tissu économique local.
01:41On a donc décidé effectivement de déposer un amendement de repli, c'est-à-dire un amendement de compromis dans lequel il y a toujours cette taxation des hauts patrimoines.
01:48Mais on enlève de l'assiette, c'est-à-dire de ce sur quoi on calcule l'impôt, les start-up, donc pendant 7 ans, et les entreprises de taille intermédiaire familiales industrielles qui investissent et qui produisent en France.
02:01Ça rapporterait 7 milliards. On taxerait vraiment la spéculation, les actifs financiers, les portefeuilles d'actions qui font qu'on peut gagner 19 milliards d'euros en une journée.
02:10Mais on préserverait l'outil productif français.
02:13C'est cette proposition de compromis que nous faisons aujourd'hui à l'Assemblée nationale et nous avons bon espoir qu'elle soit adoptée.
02:21Mais Philippe Brun, Gabriel Zuckmann lui-même dit que ça ouvrirait la boîte à l'optimisation fiscale.
02:27Qu'est-ce que vous lui répondez ? Est-ce que vous avez mis des choses concrètes en place pour éviter que cet argent ne s'évapore ?
02:32Cet argent ne s'évaporera pas, puisque de toute façon les règles sont assez strictes, à la fois les règles de détention de la société, notre amendement il fait 6 pages.
02:44Donc il y a de nombreux garde-fous qui ont été prévus.
02:49Et puis dans la navette parlementaire, on aura le loisir avec le Sénat d'améliorer le plus possible le dispositif.
02:54Mais ce qui compte pour nous, en tout cas, c'est que l'Assemblée nationale adopte une fiscalité sur les très hauts patrimoines.
02:59On ne peut pas demander aux gens qui sont aujourd'hui assassinés d'impôts, en vérité, les classes populaires et les classes moyennes, la TVA, la CSG, l'impôt sur le revenu,
03:07qui est de plus en plus important puisque le gouvernement veut le désindexer de l'inflation.
03:11On ne peut pas supprimer l'abattement de 10% sur les retraités et dans le même temps dire que ceux qui ne payent quasiment pas d'impôt sur le revenu soient exemptés d'efforts.
03:18Donc la question, c'est une question de justice dans l'effort qui est demandé à tous les Français.
03:21Cet impôt plancher que nous proposons, qui est une voie de compromis et dans une assemblée qui est très fragmentée, je crois qu'elle peut obtenir une majorité de voix.
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