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  • il y a 3 mois
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Erwan Morice du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00Le 19h écho, Erwan Morris.
00:30Doublement de la taxe GAFAM. Le gouvernement s'inquiète de représailles américaines.
00:34Notre reporter Hugo Babé nous racontera.
00:36L'armée américaine réduit ses troupes en Europe de l'Est.
00:39Pas un désengagement mais un ajustement tient à rassurer Washington alors que les tensions restent fortes dans la région.
00:45Nous serons en ligne avec l'analyste géopolitique Ulrich Bounat pour en parler.
00:49Et puis ces jours de Fed comme on l'attendait à l'instant.
00:51La réserve fédérale des Etats-Unis annonce qu'elle abaisse son taux directeur.
00:56Analyse dans quelques minutes avec Oude Kersulek.
01:00Mais d'abord ce chiffre qui donne le tournis.
01:035 000 milliards de dollars.
01:04Voilà la valorisation désormais d'NVIDIA.
01:06Bonsoir Léa Benaïm.
01:07Bonsoir Erwan.
01:08NVIDIA est désormais donc la première entreprise du monde à franchir ce cap.
01:12C'est un record absolu.
01:14Et oui pour vous donner un ordre d'idées.
01:16NVIDIA vaut désormais autant que Tesla, Netflix et Meta réunis.
01:21Alors aujourd'hui l'entreprise doit clairement son succès à l'intelligence artificielle générative.
01:28Le groupe contrôle près de 80% du marché des puces dédiées à l'IA.
01:33Une situation en fait de quasi-monopole qui lui permet de multiplier les contrats.
01:38Et hier soir Erwan c'était la grande soirée de NVIDIA.
01:40La GTC elle s'est tenue à Washington.
01:43Et son PDG Jen Seng Wang en a profité pour révéler un carnet de commande d'une valeur de 500 milliards de dollars.
01:50Cela comprend un contrat avec le gouvernement américain pour la construction de 7 super calculateurs.
01:56Mais aussi un partenariat avec Stellantis dans lequel NVIDIA va fournir la partie logicielle pour développer des robots taxis.
02:03Et puis autre contrat de taille.
02:05Il y a deux semaines NVIDIA a signé avec OpenAI pour fournir de la puissance de calcul à ses centres de données.
02:12Impossible donc de passer à côté de NVIDIA.
02:14A chaque annonce le titre explose à Wall Street.
02:17NVIDIA a gagné 85% en seulement 6 mois.
02:21Et l'entreprise pèse désormais à elle seule 8% du Nasdaq.
02:25Merci beaucoup Léa Benahim.
02:27Et pendant ce temps-là en France les députés débattent toujours du budget.
02:30On rejoint tout de suite notre reporter Hugo Bebet à l'Assemblée Nationale.
02:34Hugo, bonsoir.
02:35Les députés ont procédé hier à un vote remarqué.
02:38Le doublement du taux de la taxe GAFAM.
02:41Une décision qui fait beaucoup réagir.
02:44Oui, preuve en est, les députés modem pourtant réputés modérés et alliés du gouvernement
02:52ont dit ce matin pendant leur conférence de presse hebdomadaire
02:56que ces mesures, notamment le relèvement de cette taxe GAFAM,
03:01ça rendait le texte invotable.
03:04Ils ont vraiment dit que qui peut encore voter ce texte après les mesures votées hier.
03:11Et pourtant, cette mesure de relèvement de la taxe GAFAM,
03:15elle a été adoptée avec une large majorité de 196 voix pour, 58 contre.
03:21Toute la gauche, le Rassemblement National et des députés du Bloc Central et des Républicains
03:26ont voté en faveur de cette augmentation du taux,
03:30ce doublement du taux de la taxe sur les services numériques,
03:32de 3 à 6%, malgré une alerte du gouvernement qui appelait à la prudence
03:38vis-à-vis de possibles représailles, notamment du gouvernement américain.
03:42Oui, parce que le doublement de cette taxe va, Hugo, avoir une influence
03:45sur les relations économiques entre les Européens et, vous le disiez, Washington.
03:48Oui, exactement.
03:53Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, prévenait déjà hier,
03:56« Soyez prudent », il s'adressait aux députés.
03:59Et ce matin, quand j'ai posé la question sur le doublement de la taxe GAFAM
04:03à la porte-parole du gouvernement,
04:05elle aussi a alerté vis-à-vis de possibles représailles de l'administration Trump.
04:09Écoutez-la.
04:10Notre rôle, c'était d'alerter la représentation nationale
04:14sur un choix qui, effectivement, a été fait hier,
04:19avec une position simple.
04:20Nous ne sommes pas contre sur le principe,
04:22mais on estime que ce type de mesures doivent être prises
04:26et c'est l'action du président de la République depuis plusieurs années maintenant,
04:29à l'échelle de l'Union européenne,
04:31parce que c'est à cette échelle-là qu'elles permettent,
04:35d'une part, d'être pertinentes,
04:36et d'autre part, de protéger,
04:38et notamment un certain nombre de filières françaises,
04:40d'éventuelles mesures de rétorsion.
04:45En coulisses, même le président Emmanuel Macron
04:48suit ces débats budgétaires,
04:51et notamment cette taxe GAFAM hier,
04:53même s'il laisse le Parlement travailler,
04:56il l'attend, lui aussi,
04:58de possibles représailles de l'administration Trump
05:00et essaye de prévenir ces conditions,
05:03cet impact au niveau international.
05:05Hugo Babé, depuis l'Assemblée nationale,
05:07ce soir pour BFM Business.
05:09Merci beaucoup, Hugo.
05:10Au cœur des débats aussi dans l'hémicycle,
05:12vous le savez, la taxe Zuckman,
05:14l'un des patrons visés était l'invité de BFM TV ce matin,
05:18Stanislas Niochato, le patron de Doctolib.
05:21Avec ses associés, il possède 1,2 milliard d'euros de patrimoine.
05:25Pour autant, il n'est pas opposé à un impôt sur les grandes fortunes.
05:28Déposséder les entrepreneurs,
05:31quelle que soit leur entreprise, leur secteur,
05:34la taille de ces entreprises, c'est une folie, c'est juste une folie.
05:37Par contre, est-ce que je pense que la taxe Zuckman,
05:39c'est juste un arbuste devant une forêt ?
05:42Oui, ce n'est pas le cœur du sujet.
05:43Pour moi, le cœur du sujet, c'est comment améliorer la sécurité des Français,
05:47former nos enfants.
05:48Je pense qu'il faudrait qu'il y ait des centaines de milliers d'emplois créés
05:50dans l'IA, dans la technologie, dans l'éducation, dans la santé.
05:52Et c'est maintenant.
05:54C'est-à-dire que si on continue ces débats public-privé,
05:56si on continue d'opposer les gens,
05:57si on continue de trouver des boucs émissaires,
05:59je pense que c'est un problème.
06:01Voilà le patron de Doctolib un peu plus tôt dans la journée sur BFM TV.
06:04Le français Criteo n'aura bientôt plus grand chose de français.
06:08Le spécialiste de la publicité en ligne,
06:10qui était déjà à côté à la bourse de New York,
06:12va se domicilier au Luxembourg.
06:14Une première étape avant un transfert plus tard de son siège social aux États-Unis
06:18pour être plus proche de son marché.
06:20Les explications de Nathan Cocampo.
06:22Trop de contraintes.
06:24Criteo veut mieux maîtriser son capital,
06:26élargir son actionnariat et ne plus subir de complexité juridique.
06:29Au revoir la France, bonjour le Luxembourg.
06:32Une première étape qui devrait être finalisée dans un an.
06:34Une escale avant un éventuel déménagement aux États-Unis au plus tôt en 2027
06:38pour aller concurrencer les GAFA sur leur terrain.
06:41Le leader français de la publicité en ligne,
06:43coté depuis 12 ans au Nasdaq,
06:45veut accéder à un plus grand nombre d'investisseurs
06:47et tenter sa chance sur d'autres indices comme le S&P 500.
06:50Criteo devance toute problématique.
06:52Nous restons profondément ancrés dans l'écosystème technologique français.
06:56Ses activités IA basées à Paris,
06:58qui permettent de mieux personnaliser les annonces,
07:01ce sont elles qui lui ont permis de redresser la barre
07:03après le trou d'air de 2020,
07:05après la fin de son modèle qui reposait sur les coquitières
07:07et la crise du Covid.
07:08Après l'ouverture de son laboratoire d'excellence en 2018
07:11et plus de 20 millions d'euros investis,
07:13les résultats sont là.
07:14Son bénéfice net atteint les 40 millions d'euros,
07:17multipliés par plus de 6 au troisième trimestre par rapport à l'an dernier.
07:21C'était un rendez-vous attendu ce soir du côté des Etats-Unis.
07:24La décision de politique monétaire de la FED.
07:27Bonsoir Aude Kersulek.
07:27Bonsoir.
07:28Vous couvrez les marchés pour BFM Business.
07:30Aude, sans surprise, la réserve fédérale des Etats-Unis a donc baissé ses taux.
07:33Oui, il y avait 100% de chances d'anticipation de cette baisse de 25 points de base.
07:39Les taux américains directeurs sont maintenant entre 3,75 et 4%.
07:45Alors il y a un dissident à cette baisse de taux.
07:49En fait, c'est Stéphane Miran qui aurait voulu plus.
07:51C'est évidemment le gouverneur nommé par Donald Trump.
07:54Alors il y en a aussi un autre gouverneur qui ne voulait pas baisser du tout.
07:57Mais évidemment, la majorité des gouverneurs ont opté pour cette baisse de 25 points de base.
08:01Pour rappel, les anticipations des marchés, c'est une autre baisse à la Réunion de décembre.
08:06Et puis deux en début d'année prochaine.
08:09Alors qu'est-ce qui est dit sur l'état de l'économie dans le communiqué ?
08:13Eh bien, il continue d'y avoir des challenges importants.
08:15L'emploi est toujours...
08:19Le chômage monte, mais reste bas.
08:23Alors c'est vrai qu'il n'y a pas tellement de données,
08:26il n'y a pas tellement de phrases qui indiquent le manque de données en ce moment
08:29dans l'économie américaine à cause du shutdown.
08:32Mais là, Jérôme Powell devrait y répondre lors de sa conférence de presse.
08:37Parce que là, c'était la partie facile, évidemment, le communiquer.
08:40On attend maintenant les déclarations et les réponses aux questions des journalistes
08:43à partir de 19h30.
08:46Un mot de la séance du jour.
08:47Aude, à Paris, c'est du rouge à la clôture.
08:48Mais le CAC 40 conserve tout juste les 8200 points.
08:51Oui, on baissait en Europe, notamment à Paris ou à Francfort.
08:55Moins 0,2% à Paris.
08:57Moins 0,6% sur le DAX à Francfort.
09:00Tout ça, c'est différent de ce qui se passe aux États-Unis.
09:04Les trois indices américains sur des records.
09:07La décision de la Fed qui n'a fait que consolider ces records.
09:11On est en gramme de 0,4% en ce moment sur le S&P.
09:150,5% sur le Nasdaq.
09:18Avec d'ailleurs des résultats qu'on peut signaler, notamment Caterpillar.
09:22Là, c'est l'IA qui ruisselle.
09:25Parce que Caterpillar, c'est ses gros engins.
09:27Ils aident à construire des data centers.
09:30Et on en a besoin, évidemment, dans l'IA.
09:32L'action monte de 12%.
09:34Caterpillar qui a relevé ses objectifs annuels.
09:37Donc, ça se passe très bien.
09:38On attend aussi trois grosses publications ce soir.
09:41Microsoft, Alphabet et Meta.
09:44Là, ce sera après 21h.
09:47Et puis, les effets de la décision de la Fed sur le marché obligataire.
09:51On a le taux 10 ans américain qui s'est détendu.
09:56On est à 4% sur le 10 ans après cette baisse de taux.
10:01Et pas de changement sur l'euro-dollar.
10:03C'était intégré, il faut dire, par les marchés.
10:051,16 dollars.
10:08Il faut dire aussi que les marchés ont appris dans ce communiqué
10:11la fin de la réduction du bilan de la Fed.
10:14Là, c'était très attendu.
10:15Et ça va aussi donner encore un coup de boost au marché.
10:17Merci beaucoup, Edgar Sulek, pour ce point complet sur les marchés.
10:21Un rendez-vous important demain, cette rencontre au sommet
10:24qui sera très surveillant en Corée du Sud
10:26entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping.
10:29Les deux chefs d'État qui pourraient trouver un accord commercial.
10:32Écoutez le président américain dans l'avion très confiant.
10:35Demain matin sera le moment que la plupart des gens trouvent le plus intéressant.
10:40Je pense que nous allons avoir une excellente réunion
10:42avec le président Xi de Chine
10:44et que beaucoup de problèmes vont être résolus.
10:48Et dans le même temps, les troupes américaines se réduisent en Europe de l'Est.
10:51Un redéploiement qui concerne en premier lieu la Roumanie.
10:54Pour en parler, nous sommes en ligne ce soir avec l'analyste géopolitique Ulrich Bounat.
10:57Bonsoir Ulrich, merci d'être avec nous.
11:00Washington a voulu rassurer aujourd'hui
11:02en disant que ce n'était pas un retrait d'Europe ni un désengagement de l'OTAN.
11:06Ce soir, Paris dit que la défense reste robuste dans la région.
11:09Vous partagez cette analyse ?
11:12Oui, on peut partager cette analyse dans le sens où, malgré tout,
11:15les effectifs cumulés de l'ensemble des alliés sont supérieurs à 2022.
11:19Ça, c'est une évidence.
11:20Donc, la défense reste robuste.
11:22En revanche, effectivement, on peut s'interroger sur le timing
11:24qui est que, finalement, quelques jours après avoir pris une décision
11:28d'imposer des sanctions à Moscou,
11:30finalement, Washington envoie un espèce de signal inverse
11:32en retirant une petite partie des troupes,
11:35mais quand même quelques troupes de l'Europe centrale.
11:38Mais quelle lecture, justement, est-ce que vous faites,
11:39Ulrich Bounat, de cette réduction des troupes américaines
11:42alors que la tension est quand même encore très forte sur le front ukrainien ?
11:46Je pense que ça reflète la tendance de fond aux États-Unis
11:49qui est que, dans tous les cas, les États-Unis souhaitent se désengager de l'Europe.
11:53Alors, l'offensive russe en Ukraine en 2022 a chamboulé les plans
11:58et a forcé les Américains à rester sur place
12:01et à renforcer leur présence pour rassurer les alliés.
12:03Mais, effectivement, l'objectif à long terme des Américains
12:05est de se désengager de l'Europe.
12:07Et c'est d'autant plus vrai maintenant avec l'administration Trump
12:10qui, elle, considère en quelque sorte
12:12que le problème principal des États-Unis à régler
12:14se trouve aux États-Unis et en Amérique latine.
12:17Et il faut faire le lien entre ça, si vous voulez,
12:20et les déploiements massifs de l'armée américaine
12:22à la frontière avec le Mexique et dans les Caraïbes.
12:24Bon, ça, c'est quand même pas très bon pour, en tout cas, les Européens.
12:28La défense européenne, même si, voilà, Paris, ce soir,
12:32se veut quand même plutôt rassurant.
12:34Il n'y a pas, effectivement, un désengagement des troupes.
12:36En revanche, Ulrich Bounas, si à l'avenir,
12:38il y avait un vrai départ d'une partie des troupes américaines,
12:40est-ce que les Européens seraient en mesure
12:42de compenser ces pertes d'effectifs ?
12:45À court terme, non.
12:46En fait, autant être honnête.
12:49Ce n'est pas tant sur les hommes que sur les capacités militaires.
12:51L'armée américaine possède des capacités militaires
12:54en termes anti-aériens, en termes de logistique,
12:55que les Européens n'ont pas actuellement.
12:57Et c'est un peu tout le dilemme de l'Union européenne.
12:59C'est-à-dire qu'elle est obligée de faire un maximum de concessions,
13:03il faut être honnête, à Donald Trump,
13:04pour espérer conserver cet engagement stratégique des États-Unis
13:08dans la défense de l'Union européenne.
13:09Mais on voit bien que malgré tous les efforts que font les Européens,
13:12ça ne suffit pas et ça ne suffira probablement jamais.
13:15Parce que Donald Trump, ce n'est pas du tout son objectif
13:17d'avoir les États-Unis engagés en Europe.
13:19Donc ça va être compliqué.
13:20Et c'est pour ça que c'est tout le sujet
13:22de la montée de la défense européenne,
13:24de l'investissement dans l'industrie de défense,
13:26de la meilleure coordination des troupes
13:29et de la remontée en puissance, par exemple, de l'Allemagne
13:31ou de la Pologne en termes d'armée européenne.
13:33C'est qu'effectivement, à moyen terme,
13:34il va falloir que les Européens assument leur sécurité tout seuls.
13:37Un dernier mot, mais quand on prend la carte de l'Europe,
13:39on voit qu'à l'est de la Roumanie, il y a la Moldavie
13:42qui ne fait pas partie de l'Union européenne
13:43mais qui a une frontière avec l'Ukraine.
13:46Est-ce qu'une baisse des moyens militaires
13:47pourrait aussi rendre ce petit pays plus vulnérable ?
13:52C'est une très bonne question.
13:53On peut penser que non.
13:55Alors il y a notamment des forces françaises
13:56qui sont stationnées en Roumanie aussi.
13:59Mais on va dire que la chance de la Moldavie,
14:03c'est que déjà d'une part, son gouvernement
14:04est quand même vraiment pro-occidental
14:06et que malgré tout, ce sont les Roumains, surtout eux-mêmes,
14:09qui investissent dans la sécurité de la Moldavie,
14:12épaulés par l'Union européenne.
14:13Les États-Unis ne se sont jamais vraiment trop impliqués,
14:15on va dire, dans la sécurité de la Moldavie jusqu'à présent.
14:17Donc ça va sans doute un petit peu forcer,
14:21j'espère en tous les cas,
14:22que ça forcera les Européens et les Roumains
14:24à prendre conscience qu'effectivement,
14:25quelles que soient les concessions qu'ils vont faire à Donald Trump,
14:28il faudra vraiment prendre sa défense au sérieux
14:31et sa défense par soi-même
14:32si on veut exister dans le monde de demain.
14:34Ulrich Bounin, analyse géopolitique,
14:35avec nous ce soir dans le 19h éco.
14:37Merci beaucoup pour votre analyse, Ulrich.
14:40L'inquiétude monte dans l'industrie automobile européenne.
14:44Cela est dû à cet embargo chinois
14:45sur les puces électroniques Nexperia,
14:48essentielles à la fabrication de voitures.
14:50Depuis plusieurs jours,
14:51elles ne sont plus expédiées vers l'Europe.
14:53Pékin n'accepte pas que les Pays-Bas
14:55aient mis l'entreprise sous tutelle.
14:57Et en attendant, c'est le secteur automobile
14:59qui trinque. Justine Vassaigne.
15:02Bruxelles cherche des solutions urgentes
15:04pour mettre fin à la crise Nexperia.
15:06Le fabricant de semi-conducteurs
15:07et ses 12 500 salariés
15:09alimentent l'ensemble de l'industrie automobile européenne.
15:12Il fabrique des puces pour les châssis,
15:14les moteurs, l'éclairage,
15:15les systèmes d'aide à la conduite
15:16de Volkswagen, BMW, Renault ou Mercedes.
15:20Son patron, Ola Calenius,
15:21demande d'ailleurs expressément
15:23aux leaders politiques de résoudre cette crise,
15:26même s'il assure que ses besoins
15:27sont couverts à court terme.
15:29Le discours est le même chez Renault
15:30et chez Volkswagen,
15:32mais il pourrait très vite changer.
15:34Nos membres nous signalent
15:35que les livraisons de pièces
15:36sont déjà interrompues
15:37en raison de la pénurie,
15:39explique aujourd'hui le lobby
15:41des constructeurs européens.
15:42Cela signifie, continue la CEA,
15:45que l'arrêt des chaînes de montage
15:46pourrait survenir d'ici quelques jours.
15:49L'équipementier Bosch se prépare déjà
15:50à mettre son usine de salles glitters
15:53en chômage partiel.
15:54L'industrie est aussi en recherche active
15:56de plan B.
15:57Valeo explique ainsi avoir trouvé
15:59des alternatives pour 95%
16:01des volumes de Nexperia.
16:03Un mot encore d'automobile,
16:04puisque Carlos Tavares,
16:05l'ancien patron de Stellantis,
16:07était l'invité de BFM Business ce matin.
16:09Il fait la promotion de son livre,
16:11« Un pilote dans la tempête »,
16:12mais il mène notamment une diatribe
16:14contre la décision de Bruxelles
16:15d'imposer le virage 100% électrique
16:18à horizon 2035.
16:19Nous avons subi un diktat réglementaire
16:23qui est gravissime,
16:25puisqu'il résulte d'une décision
16:27prise par le Parlement européen
16:28qui est irresponsable,
16:30parce qu'elle a des conséquences
16:31sociales très graves
16:32et elle n'avait pas sur la table
16:33une étude d'impact.
16:34Et le Conseil n'a pas été capable
16:37d'apporter un peu de sagesse
16:38à ce diktat.
16:39Ce diktat, il a simplement oublié
16:40qu'il imposait une technologie
16:43plutôt que créer une réglementation
16:44neutre en technologie
16:45qui était excessivement chère
16:47et que par conséquent,
16:48la classe moyenne ne peut pas acheter.
16:50Voilà, Carlos Tavares,
16:51l'ancien patron de Stellantis,
16:53qui un an après son départ
16:54met aussi en garde
16:54contre le risque d'OPA,
16:57d'acteurs chinois
16:57sur les industriels européens.
16:59Écoutez.
17:00Vous avez aujourd'hui,
17:03par la qualité de leur technologie
17:05et par l'agressivité de leur prix,
17:08des Chinois qui prennent
17:09des parcs de marché en Europe.
17:11Il est facile d'imaginer
17:12que d'ici à 5 ans,
17:13ils auront 10% de parts de marché.
17:15Avec 10% de parts de marché,
17:16d'un marché à 15 millions,
17:17ça fait 1,5 million de voitures.
17:19Ça fait 10 usines à 150 000.
17:21Donc, vous avez 10 usines
17:22à 150 000 voitures par an
17:24en Europe
17:24qui, dans quelques années,
17:26n'auront plus de voitures à produire.
17:28Et donc, vous allez avoir
17:29des fermetures d'usines.
17:30Ça veut dire des manifestations,
17:32ça veut dire des grèves,
17:33ça veut dire des pneus qui brûlent.
17:35Le jour où ça va se produire,
17:37nos leaders politiques,
17:38ils vont applaudir dès demain
17:39l'arrivée d'un investisseur chinois
17:41qui évite la fermeture de l'usine
17:43en la rachetant pour l'euro symbolique.
17:44Qu'est-ce que vous avez fait à ce moment-là ?
17:46Vous avez simplement transféré
17:47la propriété de votre usine
17:49à un chinois.
17:50Voilà, interview de Carlos Tavares
17:52à retrouver en intégralité
17:53sur le site de BFM Business.
17:56Puisqu'on parlait d'automobile,
17:57un mot sur le succès
17:58de la deuxième édition
17:59du Leasing Social.
18:01Cette opération
18:01qui aide les ménages modestes
18:03à financer un véhicule électrique
18:04a déjà permis
18:05à 41 500 personnes
18:07d'en bénéficier.
18:08Le dispositif permet
18:10d'en financer jusqu'à 50 000.
18:11Boeing publie aussi
18:14ses trimestriels aujourd'hui
18:15avec nous pour en parler ce soir.
18:16Jean-Baptiste Tué.
18:17Bonsoir Jean-Baptiste.
18:17Bonsoir Erwan.
18:18Des données contrastées.
18:20D'un côté, l'avionneur voit
18:21son chiffre d'affaires
18:22bondir de 30%
18:23au troisième trimestre
18:24à plus de 23 milliards de dollars
18:26grâce à la reprise des livraisons,
18:27notamment après la grève
18:29et la crise industrielle
18:30de l'an dernier.
18:31Pour autant, Jean-Baptiste,
18:32Boeing demeure lourdement déficitaire.
18:34Il affiche une perte nette
18:34de plus de 5 milliards de dollars.
18:36C'est pire que prévu.
18:37Et son programme de 777
18:39777 n'y est pas pour rien.
18:40À ce 777X,
18:42il était présenté en 2013.
18:442013.
18:45Comme le futur vaisseau
18:46amiral de Boeing,
18:47il devait incarner en fait
18:48la riposte américaine
18:49à l'Airbus A350.
18:51On a un gros avion
18:52qui est capable d'accueillir
18:52400 passagers
18:53avec des ailes repliables.
18:55Il n'entrera finalement en service
18:57si tout va bien
18:58qu'en 2027.
18:59Entre temps, tout est passé.
19:01Il y a eu la pandémie,
19:02des grèves à répétition,
19:03des changements réglementaires
19:04après la crise du 737 MAX,
19:06des problèmes techniques en série.
19:07On a eu récemment
19:08des micro-fissures
19:09qui ont été découvertes
19:11sur des biellettes de poussée.
19:12Ce sont des pièces essentielles
19:13qui relient les moteurs à l'aile.
19:15Et le patron de Boeing,
19:16Kelly Orberg,
19:17a récemment parlé
19:18d'une montagne de travail
19:19encore à accomplir
19:20pour satisfaire notamment
19:22les exigences de la FI
19:23qui est le régulateur américain
19:24et qui est devenu avec Boeing,
19:25vous le savez,
19:26absolument intransigeant.
19:28Et donc, résultat,
19:29une nouvelle charge,
19:29vous l'avez dit,
19:30de près de 5 milliards de dollars
19:31en un trimestre.
19:32C'est quand même absolument considérable.
19:34Et en plus,
19:35l'entrée tardive
19:35de cet avion sur le marché
19:36complique la vie
19:37des compagnies aériennes.
19:38Je pense notamment
19:38à Emirates ou à Lufthansa
19:40qui ont commandé les avions
19:42pour renouveler leur flotte
19:42et qui attendent,
19:43qui attendent,
19:44qui n'ont pas de date de livraison.
19:46Le 777X devait symboliser
19:47pour Boeing le renouveau.
19:50Et en fait,
19:51pour le moment,
19:51c'est un chantier sans fin
19:52et un gouffre financier
19:53puisque Boeing a dépensé
19:5415 milliards de dollars
19:55et n'a reçu pour l'instant
19:56zéro dans les caisses.
19:57Et pendant ce temps-là,
19:58Jean-Baptiste,
19:59l'Européen Airbus
20:00lui est à son rythme de croisière.
20:01C'est la fête pour Airbus.
20:03Clairement,
20:03dans un très bon résultat trimestriel,
20:05il y avait aussi
20:05les 9 premiers mois pour Airbus.
20:07Constructeur européen
20:08qui affiche quand même
20:092,6 milliards d'euros
20:10de bénéfices
20:11depuis le début de l'année,
20:12en hausse de près de 50%
20:13par rapport à l'année dernière.
20:15Sur le seul troisième trimestre,
20:16le groupe a engagé
20:17à gagner plus d'un milliard d'euros.
20:19Il y a une chose intéressante,
20:20c'est que la montée en cadence.
20:21Airbus a beaucoup investi
20:22ces derniers mois
20:23dans ses usines en Chine,
20:24en Allemagne
20:25et notamment aux Etats-Unis.
20:26Cette montée en cadence
20:27a pesé sur la trésorerie.
20:28Ils avaient 12 milliards d'euros
20:29de trésorerie il y a un an.
20:30Ils n'en ont plus que 7 aujourd'hui.
20:32Donc, il y a ça à surveiller.
20:33L'objectif de livraison
20:34n'a pas bougé
20:34pour la fin de l'année.
20:35De la fin de l'année,
20:35on est sur 820 appareils livrés.
20:38On n'a pas retrouvé
20:38les niveaux d'avant-crise.
20:40Donc, ça va demander
20:40à Airbus de turbiner
20:41parce qu'il faut livrer
20:42une centaine d'appareils par mois.
20:43Et puis, il y a une très bonne nouvelle.
20:45Le Spatial et la Défense
20:47qui étaient quand même
20:47en crise l'année dernière
20:48et qui là sont revenus
20:49très largement dans le positif.
20:50Donc, bon résultat pour Airbus
20:51ce trimestre.
20:53Merci beaucoup, Jean-Baptiste Sué.
20:54Dans l'actualité des entreprises,
20:56toujours, on surveillait aujourd'hui Adidas
20:58et ce gros gadin sur les marchés.
21:00Le titre a clôturé en repli de 10%.
21:01Adidas a pourtant publié
21:03de solides résultats.
21:04Un bénéfice net de 461 millions d'euros
21:06au troisième trimestre.
21:08Seulement, voilà,
21:08les droits de douane américains
21:09et la fin des ventes
21:10de son modèle EASY
21:11rendent Adidas plus fragile,
21:13notamment sur le marché américain.
21:14Claire Abido.
21:17Adidas confirme son redressement.
21:19Le chiffre d'affaires du groupe
21:20a atteint plus de 6,5 milliards d'euros
21:23au troisième trimestre,
21:24une hausse de 4% sur un an,
21:26un record lié à des ventes en progression,
21:29plus 12% en Europe,
21:30plus 10% en Chine,
21:32des croissances à deux chiffres,
21:33sauf en Amérique du Nord,
21:35en raison de l'impact
21:36des droits de douane américains
21:37ainsi que de l'arrêt
21:39de la populaire ligne de basket
21:40Yeezy en 2024
21:42qui pénalise toujours la marque.
21:44Les ventes du groupe
21:45ont reculé de 5%
21:46au troisième trimestre
21:47outre-Atlantique.
21:49Adidas estime à 120 millions d'euros
21:51le coût des droits de douane
21:52depuis le début de l'année.
21:53Pour absorber ses taxes,
21:55le groupe a dû revoir
21:56ses prix à la hausse.
21:57La célèbre paire Samba,
21:58par exemple,
21:59est passée de 90 à 100 euros.
22:02Le marché américain,
22:03Adidas y croit encore
22:04et espère y doubler
22:05son chiffre d'affaires.
22:07Il investit notamment
22:08dans le marketing sportif
22:09ou universitaire
22:11pour tenter de rivaliser
22:12avec Nike.
22:13Et puis cette information,
22:14en France,
22:15les deux hommes interpellés
22:15pour le casse
22:16à 88 millions d'euros au Louvre
22:17ont partiellement reconnu
22:19les faits ce soir.
22:20C'est ce qu'indique
22:21la procureure de Paris.
22:22Les bijoux dérobés
22:23n'ont pas encore été retrouvés.
22:25Les deux hommes connus
22:26des services de police
22:26pour des vols
22:27vont être mis en examen.
22:28Leur placement en détention provisoire
22:30a été requis par le parquet.
22:32Le clic du jour,
22:33c'est cette crypto
22:34qui résiste bien
22:34au vent contraire.
22:35Zcash,
22:36c'est son nom.
22:37Parmi ses créateurs,
22:38elle compte le lanceur d'alerte
22:40Edward Snowden
22:41axé sur la confidentialité
22:43et l'anonymat.
22:44Sa valorisation a explosé
22:45de 400% en un mois.
22:47L'article de Pauline Armandet
22:49est à retrouver
22:49sur le site de BFM Business.
22:51La tribune demain
22:52consacre sa une
22:53à la crise politique
22:54qui exaspère les patrons.
22:56A noter à l'agenda de ce jeudi
22:57encore des résultats d'entreprises,
22:59notamment les trimestriels
23:00de Crédit Agricole,
23:01Société Générale,
23:02Eramet et Total Energy.
23:03On suivra aussi
23:04la décision de politique monétaire
23:05de la BCE
23:06qui, elle,
23:06contrairement à la Fed,
23:07ne devrait pas baisser ses taux.
23:10Dans le reste
23:10de vos rendez-vous
23:11sur notre antenne
23:13à 7h45,
23:14Sandra Gondoin
23:14reçoit Antoine Collette,
23:16le directeur général
23:16de la coopérative
23:17laitière Sodial.
23:19A 18h,
23:20le ministre de l'Industrie,
23:21Sébastien Martin,
23:22sera l'invité
23:22de Guillaume Paul.
23:23Dans un instant,
23:24Tech & Co,
23:25présenté par François Sorel.
23:27Très bonne soirée.
23:3019h écho
23:31sur BFM Business.
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