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  • il y a 4 mois
Chaque jour, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct, nous sommes ensemble jusqu'à midi à mes côtés, la bande du 10-12, mes trois comparses, Charles Sapin, bonjour Charles, pour la politique, Philippe Mabie pour l'économie, bonjour, et François Clemenceau pour l'international, à tout à l'heure.
00:00:14Dans quelques instants, on revient sur cet énorme bazar en ce moment même, sur une partie du réseau ferroviaire, après un acte de malveillance, de vandalisme cette nuit, le trafic est très perturbé.
00:00:25Sur les lignes à grande vitesse, Paris-Marseille, Montpellier et Nice, ça passe par Lyon aussi, de nombreux trains sont supprimés dans les deux sens, pas de retour à la normale prévue avant demain, nous dit-on tous les détails dans un instant.
00:00:37Dans BFM Direct, également ce matin, les dernières infos sur le profil des deux hommes soupçonnés d'être impliqués dans le casse au Louvre, leur garde à vue se poursuit, l'un d'eux s'apprêtait à s'envoler vers l'Algérie, c'était moins une, pourquoi une semaine après le cambriolage, qu'a-t-il fait pendant tout ce temps ?
00:00:51Les enquêteurs l'interrogent là-dessus notamment, et aussi bien sûr sur les bijoux puisqu'il reste introuvable.
00:00:56Et puis vous entendrez dans BFM Direct le témoignage très fort de la femme qui a sauvé une passagère du RERC agressée sexuellement par un homme qui devrait être mise en examen dans les prochaines heures.
00:01:06Je reçois l'avocat de la victime à 10h30.
00:01:09La Q&R, je crois que vous l'aurez compris, ce matin, c'est parti.
00:01:11D'abord l'essentiel de l'actualité avec vous, Marie, bonjour, et ce nouvel acte de malveillance sur le réseau SNCF.
00:01:30Effectivement, le trafic des trains à grande vitesse est fortement perturbé dans le sud-est entre Lyon et Avignon.
00:01:35Un incendie sur des câbles de signalisation est à l'origine de ces perturbations.
00:01:39C'est ce qu'a indiqué la SNCF qui parle d'un acte de vandalisme.
00:01:42La situation ne devrait revenir à la normale que demain.
00:01:45De nombreux trains entre Paris et Marseille, Montpellier ou encore Nice sont d'ores et déjà supprimés.
00:01:49La ligne entre Paris et Lyon, elle, n'est pas concernée.
00:01:52On sera en direct de la gare de Lyon-Pardieu dans quelques minutes aux côtés des voyageurs.
00:01:55L'actualité, Marie, c'est aussi ce matin l'enquête qui progresse huit jours après le casse au Louvre.
00:01:59Oui, deux hommes soupçonnés d'être deux des quatre cambrioleurs ont été interpellés samedi soir.
00:02:03Ils sont actuellement en garde à vue, garde à vue qui pourrait durer jusqu'à mercredi soir.
00:02:08Les bijoux, eux, malheureusement, n'ont toujours pas été retrouvés.
00:02:11On vous retrouve, vous, Nicolas Coadou, en direction du Louvre.
00:02:14On imagine le soulagement des visiteurs face à l'avancée de l'enquête.
00:02:19Oui, absolument, Marie.
00:02:20Vous savez, depuis maintenant une semaine, les équipes de BFMTV, on a passé beaucoup de temps devant la pyramide du Louvre.
00:02:25Et c'est vrai que tout le monde ne parlait que de ça.
00:02:27Tous les touristes, même ceux qui viennent de très loin, certains qui viennent d'Australie, des États-Unis notamment,
00:02:32nous avaient confié leur inquiétude jusqu'à maintenant hier.
00:02:35Alors ce matin, forcément, beaucoup se sont rassurés.
00:02:37Certains même expliquent que ces personnes auraient pu, auraient dû être retrouvées plus tôt.
00:02:43Mais maintenant, la question que tout le monde se pose, c'est quid des bijoux ?
00:02:46Qu'est-il advenu donc de ces bijoux d'une valeur inestimable ?
00:02:50Ont-ils déjà été revendus ?
00:02:51C'est la certitude pour pas mal de personnes qu'on a pu rencontrer ce matin.
00:02:55Mais bien évidemment, tout le monde reste suspendu aux dernières informations,
00:02:58en espérant qu'on retrouve très rapidement les joyeux de la couronne.
00:03:01Merci Nicolas Coadouz, Avoir du Louvre, pour BFM TV.
00:03:05Marie, l'actu, c'est aussi le jeune homme accusé d'avoir tenté de violer une passagère du RERC il y a 10 jours
00:03:11qui va être déférée aujourd'hui.
00:03:12Oui, tentative de viol qui avait eu lieu le 15 octobre précisément
00:03:16et qui avait en partie été filmée.
00:03:18Ce week-end, la police a donc interpellé un jeune homme de 26 ans.
00:03:21Il s'est reconnu sur les images, mais nie toute tentative de viol.
00:03:25Il va effectivement être déféré au cours de la journée en vue d'une possible mise en examen.
00:03:28On y revient évidemment à 10h30,
00:03:30parce que d'une part, vous entendrez le témoignage très fort de Marguerite
00:03:34qui est venue au secours de la victime,
00:03:36qui a filmé l'agression et de ce fait provoquer la fuite du chichepé
00:03:40qui heureusement a pu être ensuite interpellé.
00:03:42Il devrait être mis en examen dans les prochaines heures, on le disait.
00:03:44Puis l'avocat de la victime est mon invité aussi à 10h30.
00:03:48Un mot de politique, parce que c'est une semaine à haut risque pour le gouvernement, Marie.
00:03:52Oui, une semaine qui commence très fort avec ce lundi
00:03:54qui s'annonce comme une journée explosive à l'Assemblée nationale.
00:03:57C'est là qu'on va vous retrouver, Edgar Bequet.
00:03:58Mais aujourd'hui, les députés examinent le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
00:04:03Le fameux projet de loi, j'ai envie de dire,
00:04:05puisque c'est celui qui comprend la suspension de la réforme des retraites.
00:04:09Oui, et déjà concernant le projet de loi de finances
00:04:12qui est en ce moment examiné par l'Assemblée nationale dans l'hémicycle.
00:04:17Initialement, c'est un amendement sur la taxe Zuckmann
00:04:19qui devait être débattu aujourd'hui par les députés.
00:04:22Mais le gouvernement a décidé de changer l'ordre d'examen des articles
00:04:26pour des raisons d'agenda.
00:04:28Cette taxe Zuckmann sera donc examinée un peu plus tard dans la semaine,
00:04:32soit demain, soit mercredi.
00:04:35Et les socialistes ont prévenu,
00:04:37si le budget ne comporte pas des articles,
00:04:41des amendements sur la taxation des plus riches et des hauts patrimoines,
00:04:45les socialistes menacent le gouvernement de censure.
00:04:48En attendant, les députés examinent aujourd'hui
00:04:51des articles sur la fiscalité des entreprises.
00:04:53Il reste encore aux députés plus de 3000 amendements
00:04:56à examiner jusqu'à début novembre.
00:04:59Et en parallèle, vous l'avez dit, Marie,
00:05:01c'est aujourd'hui que démarre l'examen du projet de loi
00:05:04de financement de la Sécurité sociale
00:05:06en commission des affaires sociales.
00:05:08Et c'est dans ce projet de loi
00:05:10que la suspension de la réforme des retraites va être examinée.
00:05:14Merci Edgar Becquet.
00:05:15Actualité qu'on va suivre tout au long de la journée sur BFM TV.
00:05:18Merci également à Philu Gailloux pour les images.
00:05:20Et merci à vous, Marie.
00:05:20On vous retrouve à 11h pour le prochain point sur l'actualité.
00:05:24De nombreux TGV sont donc supprimés depuis tôt ce matin
00:05:28entre Paris et le Sud-Est
00:05:31à cause d'un acte de vandalisme cette nuit
00:05:33entre Lyon et Avignon.
00:05:35Retour à la normale prévue.
00:05:37Demain au mieux, nous indique ce matin la SNCF.
00:05:40Marion Risselle, vous êtes Gare de Lyon, à Paris,
00:05:43ou c'est la pagaille ?
00:05:45Oui, c'est la pagaille ici à la gare de Lyon
00:05:49parce que depuis 6h ce matin,
00:05:51ce sont de nombreux trains qui sont supprimés
00:05:52et des centaines de voyageurs dans cette période de vacances
00:05:54qui sont donc bloqués à quai.
00:05:56Alors la SNCF a communiqué,
00:05:58ce sont 16 câbles qui sont à remplacer sur 25 mètres.
00:06:02Ces câbles, ils ont été victimes d'un incendie volontaire,
00:06:04un acte de vandalisme.
00:06:06Et c'est le désarroi pour la plupart des voyageurs.
00:06:07Je vous propose d'écouter justement une personne
00:06:09que l'on a rencontrée au micro de Célia Vallée.
00:06:11Alors je devrais partir ce matin à Marcheille
00:06:14avec un train et une nuit.
00:06:16Il était supprimé.
00:06:17On était surpris.
00:06:19Non seulement on était informés pour la dernière minute.
00:06:22Après je comprends, il y avait un acte de vandalisme.
00:06:24Mais bon, ils auraient pu anticiper.
00:06:27Mais c'est catastrophique.
00:06:30J'ai deux enfants.
00:06:31Donc je ne sais pas qu'est-ce que je dois faire aujourd'hui.
00:06:35On entend dans la voix de ce voyageur,
00:06:37Toulouse-des-Abrois,
00:06:38l'incompréhension aussi un petit peu
00:06:39face au manque de solutions,
00:06:41au manque de trains pour remplacer ceux qui sont annulés.
00:06:45Vous l'avez dit, le retour à la normale ne sera pas aujourd'hui.
00:06:47Au mieux demain.
00:06:49Mais les travaux sont en cours.
00:06:50Les câbles qui ont été sectionnés
00:06:53vont être acheminés pour être réparés dans la journée.
00:06:57Si, Marion, sachant que je le rappelle,
00:06:58pour ceux qui l'auraient oublié,
00:06:59nous sommes en vacances.
00:07:00Ce sont en tout cas toujours les vacances scolaires de la Toussaint.
00:07:03Deuxième semaine.
00:07:04Daniel est avec nous.
00:07:05Bonjour.
00:07:06Merci d'accepter de témoigner ce matin au BFM Direct.
00:07:09Vous êtes à la gare de Lyon,
00:07:11par Dieu à Lyon,
00:07:13et vous êtes très directement concerné
00:07:15par ces grosses perturbations.
00:07:17Expliquez-nous ce qui vous arrive depuis ce matin
00:07:18et même cette nuit, je crois.
00:07:22Ah ben oui, on est partis de chez nous.
00:07:25On est partis de bonne heure.
00:07:25On est partis à 4h du matin.
00:07:26On avait un train à 6h50 à Besançon.
00:07:31Et puis on devait arriver à 9h à Lyon-Pardieu.
00:07:34On était bien à l'heure à Lyon-Pardieu.
00:07:36Et là, on a reçu un mail pendant le trajet
00:07:38qui nous indiquait que notre TGV était supprimé.
00:07:41On devait arriver à Montpellier-South-de-France à 11h20.
00:07:45Donc ils nous ont retrouvé des TER qui repartaient sur Avignon.
00:07:49Il fallait en reprendre d'autres.
00:07:50Après, ça nous arrivait à 15h30 à Montpellier.
00:07:53Et là, on vient à l'apprendre à l'instant qu'ils nous remettent 2h de plus.
00:07:57Alors je ne sais pas du tout quand est-ce qu'on va arriver.
00:08:00Nous, on avait des impératifs.
00:08:01Et on devait être absolument à Montpellier-South-de-France ce matin.
00:08:06Et là, bon, déjà, je ne sais pas quand est-ce qu'on va arriver.
00:08:08C'est une route.
00:08:10Ce n'est pas compliqué.
00:08:11Je sais bien que si c'est des vols de câbles, quelque chose comme ça,
00:08:14ce n'est pas de faute.
00:08:15Mais les retards à la SNCF, c'est récurrent.
00:08:16C'est sans arrêt.
00:08:17Et les prix des billets, c'est 0 de prix pour un service qui est l'inventable.
00:08:23Là, vous êtes donc en escale imprévue, si je puis dire, à Lyon.
00:08:28Et vous vous attendez, si je comprends bien, à devoir patienter encore des heures.
00:08:33Le trafic ne sera pas de retour à la normale avant-demain, indique la SNCF.
00:08:37Mais pour vous, en tout cas, c'est au minimum quelques heures encore d'attente à Lyon.
00:08:41Voilà, c'est exactement ça.
00:08:46Et puis, on ne maîtrise rien.
00:08:47On ne peut rien faire d'autre.
00:08:48Voilà, on attend.
00:08:50On vous a donné quand même quelques informations.
00:08:52Vous nous le disiez à l'instant.
00:08:54On vous a expliqué les raisons exactes de ces retards
00:08:59et même de ces trains supprimés pour des voyageurs.
00:09:01Cet acte de vandalisme entre Lyon et Avignon.
00:09:06Voilà, c'est ce qu'ils nous ont dit.
00:09:08Mais enfin, je m'y fais que la SNCF,
00:09:09parce que des fois, ils avancent des arguments,
00:09:12il ne faut pas toujours y croire.
00:09:15Ce n'est pas toujours ça.
00:09:17Bon, apparemment, là, je suppose que c'est vrai.
00:09:19Mais voilà, en attendant, on n'a rien.
00:09:21On n'a plus rien.
00:09:22On est ici, bloqués.
00:09:22Et puis, on ne peut rien faire d'autre.
00:09:26Arnaud Aimé, dossier avec nous.
00:09:27On a des impératifs.
00:09:27Je vous retrouve dans quelques secondes.
00:09:31Daniel, Arnaud Aimé, vous êtes expert des transports au sein du cabinet SIA Partners.
00:09:35Merci d'être avec nous.
00:09:36Un acte de sabotage.
00:09:37Et alors, c'est la pagaille.
00:09:40On n'a pas les détails de l'ampleur de cet acte de malveillance contre la SNCF,
00:09:46vraisemblablement intervenu cette nuit.
00:09:48La SNCF qui dit tout de même que tous les TGV empruntent un autre itinéraire
00:09:52via la ligne classique afin d'éviter la zone de l'incident.
00:09:56C'est donc entre Paris et le Sud-Est, dans les deux sens, que c'est le bazar ce matin.
00:10:02Ça va durer vraisemblablement une bonne partie de la journée, sinon toute la journée.
00:10:06C'est un...
00:10:08Oui, c'est...
00:10:08Les conséquences sont énormes.
00:10:09C'est effectivement un impact important.
00:10:11Alors, l'incident, l'acte de malveillance, l'incendie volontaire, il a eu lieu en dessous,
00:10:19alors en dessous de Paris et même en dessous de Lyon.
00:10:22Donc, c'est un peu moins pire dans ce cas-là, parce que le tronçon Paris-Lyon, c'est le plus fréquenté.
00:10:29En dessous de Lyon, il y a toujours la ligne à grande vitesse qui permet d'aller soit vers le Sud-Est,
00:10:32vers Marseille et Nice, soit vers le Sud tout court, vers Montpellier,
00:10:36et puis au-delà, dans le Languedoc-Roussillon, mais ça fait quand même beaucoup de trafic
00:10:41qui est aujourd'hui très perturbé.
00:10:44Les câbles qui ont été incendiés...
00:10:46Les TGV, sur une journée comme celle-là, certes, on est lundi, mais on est en période de vacances scolaires,
00:10:53les vacances de la Toussaint, deuxième semaine qui débute.
00:10:55Les lignes à grande vitesse transportent chaque jour des milliers de voyageurs.
00:10:59Et là, ça vaut pour les deux sens.
00:11:01Et ça va non seulement vers Paris, dans l'autre sens, mais aussi vers Strasbourg, entre autres.
00:11:06Oui, alors quand ils vont vers Strasbourg, depuis Montpellier et Marseille, effectivement, pas depuis Paris,
00:11:12de manière générale, en France, il y a 800 TGV qui circulent par jour.
00:11:15Sur ce tronçon-là, il y en a quand même moins, mais chaque TGV, pour peu que ce soit une rame double,
00:11:21vous savez, les deux TGV qui sont accolés l'un à l'autre, ça transporte un millier de passagers.
00:11:25Et le problème, quand des câbles sont sectionnés, sont brûlés, ce qui s'est passé visiblement cette nuit,
00:11:32et bien c'est que les équipements de signalisation ne fonctionnent plus.
00:11:36On imagine certes les câbles pour approvisionner les caténaires et donc alimenter les trains en énergie électrique,
00:11:42mais il faut aussi des câbles électriques pour alimenter et commander à distance la signalisation,
00:11:49c'est-à-dire l'équivalent des feux rouges et les feux verts, l'actionnement des aiguillages.
00:11:53Sans ça, le train ne peut pas circuler en toute sécurité.
00:11:57Ou alors, dans certains cas, il peut circuler, mais à vitesse très, très ralentie, soit il est bloqué.
00:12:02Et une solution possible, c'est le contournement que vous évoquiez, c'est-à-dire utiliser la ligne classique,
00:12:08sauf que ça provoque des heures de retard pour les voyageurs.
00:12:10Est-ce qu'on doit considérer ce matin que ce nouvel incident démontre la vulnérabilité des installations ?
00:12:17On sectionne un câble assez facilement ?
00:12:19Non.
00:12:19Avec les conséquences que l'on décrit là en ce moment ?
00:12:21Non, non, on ne sectionne pas un câble assez facilement.
00:12:24Déjà, ces câbles-là, ils sont protégés dans des...
00:12:28Oui, décrivez-nous, ça ressemble à quoi ?
00:12:30C'est des câbles, alors je ne vais pas tout vous décrire, je ne vais pas donner de mauvaises idées non plus,
00:12:34mais c'est des câbles qui sont situés au bord des voies,
00:12:37alors qui ne sont pas non plus à l'air libre, qui sont protégés.
00:12:39Donc, cette malveillance, elle demande quand même une certaine motivation,
00:12:43une certaine mobilité aussi, parce que les voies ferrées,
00:12:46elles sont souvent au milieu de la nature, même pas à côté d'une route.
00:12:50Donc, ça veut dire faire du marché à pied pour atteindre la voie ferrée et brûler des câbles.
00:12:56C'est dangereux, au passage, extrêmement dangereux, sans doute, pour les auteurs de ces actes.
00:13:01Évidemment, dès qu'on intervient au bord de l'emprise ferroviaire, au bord des voies ferrées,
00:13:05c'est dangereux, parce qu'il y a des caténaires au-dessus, avec des lignes à forte tension,
00:13:10et pour peu qu'on lève la main, par exemple,
00:13:12on peut se situer assez près des caténaires, il y a un courant électrique qui peut passer.
00:13:16Donc, oui, évidemment, c'est très dangereux.
00:13:19Et c'est un réseau, comme vous le disiez, François Capillan, qui est relativement vulnérable,
00:13:24parce que c'est presque 30 000 kilomètres de voies ferrées qui existent en France,
00:13:28et il est impossible de toutes les sécuriser avec le même niveau.
00:13:32Merci Arnaud.
00:13:33Évidemment, tout au long de la matinée, toute la journée sur BFM TV,
00:13:37on vous donne les détails régulièrement,
00:13:39qui nous parviennent sur les conséquences de cet acte de sabotage contre la SNCF,
00:13:44et qui engendre d'ores et déjà de très nombreux trains supprimés entre Paris et le Sud-Est,
00:13:48dans les deux sens des milliers de voyageurs touchés,
00:13:52en ce lundi de la deuxième semaine des vacances de la Toussaint.
00:13:56L'actualité, c'est aussi ce matin la garde à vue de deux des suspects du CAS au Louvre,
00:14:01qui se poursuit dans les locaux de la brigade de répression du banditisme.
00:14:04Bonjour Gossmag, vous êtes sur place, garde à vue qui est clairement loin d'être terminée.
00:14:11Loin d'être terminée, effectivement.
00:14:13Elle a commencé samedi soir, samedi soir avec les interpellations vers 20h de deux suspects.
00:14:18L'un a été interpellé à l'aéroport de Roissy,
00:14:20alors que les enquêteurs se sont rendus compte qu'il s'apprêtait à s'envoler pour l'Algérie.
00:14:24Il a donc été arrêté au poste frontière par la BRI.
00:14:27Le second suspect, lui, a été interpellé au même moment à Aubervilliers.
00:14:31Alors, on sait qu'ils étaient suivis de près par la police depuis plusieurs jours
00:14:35et que c'est le travail notamment de la police scientifique et technique
00:14:38qui a permis de retrouver une trace ADN, sur un prélèvement ADN, pour identifier ces suspects.
00:14:44Vous l'avez dit, cette garde à vue, elle est loin d'être terminée
00:14:45parce qu'elle a commencé il y a 36h et elle peut durer au total jusqu'à 96h.
00:14:50Donc, quatre jours ici à la brigade de répression du banditisme dans le 17e arrondissement de Paris.
00:14:56Quatre jours pendant lesquels les auditions vont se faire.
00:14:58Les enquêteurs vont auditionner ces suspects pour obtenir plusieurs informations.
00:15:02En premier lieu, essayer de trouver une localisation des bijoux qui ont été dérobés le dimanche 19 octobre.
00:15:07Et puis, le deuxième objectif, c'est d'avoir des renseignements sur des complices de ce cambriolage
00:15:12parce qu'on sait, si deux personnes ont été interpellées, au moins quatre sont recherchées.
00:15:16Et ceux qui ont été interpellés, on peut aussi vous donner cette information-là,
00:15:20ils font partie des suspects qui se sont introduits au Louvre.
00:15:24Ce ne sont pas des suspects périphériques, ce sont des suspects principaux dans cette affaire.
00:15:28Aujourd'hui, il y a encore une centaine d'enquêteurs à la BRB ici qui travaillent sur ce dossier.
00:15:32Merci Hugo. Bonjour maître Adrien Gabot.
00:15:34Merci d'être avec nous ce matin dans BFM Direct.
00:15:36Vous êtes avocat pénaliste, spécialiste de la criminalité organisée.
00:15:40À vos côtés, le prince Joachim Murat. Bonjour.
00:15:42Et merci d'être là aussi. Vous êtes héritier du huitième prince Murat
00:15:45et descendant de Caroline Bonaparte, sœur de Napoléon.
00:15:48Soyez le bienvenu. Boris Karlamov nous accompagne aussi.
00:15:50Bonjour Boris. Journaliste police, justice de BFM TV.
00:15:53Maître Gabot, d'abord, la garde à vue.
00:15:55Une garde à vue comme celle-là qui peut aller jusqu'à 96 heures.
00:15:58Quatre jours donc.
00:16:00Comment ça se passe ?
00:16:01Ça se passe par étapes.
00:16:03Elle a débuté samedi soir.
00:16:05On est lundi matin, vraisemblablement.
00:16:06On en est à quel stade, si je puis dire ?
00:16:09Il y a des étapes.
00:16:10Alors, 96 heures, c'est un régime dérogatoire.
00:16:13En principe, c'est 48 heures maximum.
00:16:15Mais du fait qu'il y ait la bande organisée,
00:16:17ça peut s'étendre jusqu'à 96 heures.
00:16:19Alors, dans le cadre de ces 96 heures,
00:16:22il y aura bien entendu des auditions, mais pas que cela.
00:16:25Il y aura toute une analyse sur la téléphonie,
00:16:28sur les empreintes digitales,
00:16:31peut-être même des perquisitions, des confrontations.
00:16:34Voilà pourquoi la loi prévoit une durée de garde à vue
00:16:38plus large, à savoir 96 heures.
00:16:41Et au terme de ces 96 heures,
00:16:43il y a tout lieu de considérer
00:16:45que les suspects seront déférés au tribunal,
00:16:49vraisemblablement pour une mise en examen,
00:16:51avec l'ouverture d'une information judiciaire.
00:16:53Il n'y a pas que la partie interrogatoire,
00:16:54disiez-vous à l'instant.
00:16:55Et pourquoi ?
00:16:56Il y a aussi des analyses.
00:16:56Parce qu'il y a un élément déterminant
00:16:59dans cette histoire, en tout cas à ce stade,
00:17:01Boris, c'est grâce au travail de la police scientifique.
00:17:04Et ça rejoint ce qui se passe en ce moment
00:17:06dans les locaux de la brigade de répression du banditisme.
00:17:08Oui, absolument.
00:17:09Si cette enquête a connu un tel rebondissement,
00:17:10c'est notamment grâce au travail
00:17:11de la police technique et scientifique.
00:17:13Souvenez-vous, quelques minutes après ce cas,
00:17:14s'il y a toute une armada de policiers
00:17:16en combinaison blanche qui se sont déployés sur place
00:17:19pour effectuer des prélèvements.
00:17:20150 prélèvements de traces ADN ont été effectués.
00:17:24Tous ces prélèvements,
00:17:25ils ont été analysés en laboratoire.
00:17:27Et ça a permis de trouver un ADN déterminant,
00:17:31d'avoir un profil génétique.
00:17:33Lorsqu'on a introduit ce profil génétique dans le FNEG,
00:17:36le fichier national automatisé des empreintes génétiques,
00:17:39ça a matché, comme on dit en jargon policier.
00:17:42Il y a donc un suspect qui a été interpellé samedi,
00:17:45dont l'ADN a été retrouvé sur les lieux du CAS.
00:17:49Donc un important travail de PTS,
00:17:51de police technique et scientifique,
00:17:52qui a donc permis l'interpellation de deux suspects à ce stade.
00:17:55Maître Gabot, comment ça se passe ?
00:17:56En pareilles circonstances,
00:17:57on lui met sous le nez, si je puis dire,
00:17:59au moment de la garde à vue, cet élément.
00:18:00Et on lui demande de s'expliquer.
00:18:02En général, il y a une première question assez large.
00:18:06Monsieur, étiez-vous au Louvre ?
00:18:09En général, la réponse est négative.
00:18:12Et s'en suit une autre question.
00:18:14Dans ces conditions-là,
00:18:15comment expliquez-vous que l'on a retrouvé votre ADN, etc.
00:18:19Et à partir de là, la personne mise en cause
00:18:21est confrontée à des éléments objectifs.
00:18:24L'ADN, ça peut être d'autres éléments.
00:18:26Je pense à la téléphonie,
00:18:27à des caméras de vidéosurveillance.
00:18:28Et puis, c'est l'entonnoir, en quelque sorte.
00:18:32À propos de caméras,
00:18:33ces gardes à vue sont filmées.
00:18:35Absolument, puisqu'on est en matière criminelle.
00:18:37Les gardes à vue sont filmées.
00:18:38Joachim Murat,
00:18:40vous, j'imagine que votre préoccupation,
00:18:41au-delà de l'arrestation de deux suspects,
00:18:43c'est bien sûr le sort des bijoux,
00:18:45qui, huit jours après le casse au Louvre,
00:18:47restent, eux, introuvables.
00:18:49Ils n'étaient en particulier,
00:18:51pas dans les poches ni dans les valises,
00:18:53du suspect interpellé,
00:18:54alors qu'il s'apprêtait à prendre un vol
00:18:55vers l'Algérie samedi soir.
00:18:57Oui, c'est évidemment la préoccupation numéro une.
00:19:01Évidemment, ça a été discuté
00:19:03à longueur de plateau télé
00:19:04sur quelle est l'hypothèse
00:19:05la plus raisonnable
00:19:07et la plus probable.
00:19:08Alors, s'ils vont être découpés en morceaux,
00:19:09vendus en petits morceaux...
00:19:12Pour vous, c'est fait, si je puis dire ?
00:19:14Pour vous, ils sont déjà plus intacts, ces bijoux ?
00:19:16D'abord, il y a une nouvelle assez étrange,
00:19:18si vous voulez, qui circule en ce moment sur les réseaux
00:19:20et qui a été confirmée par la presse indienne,
00:19:23le Hindustan Time et le Time of India,
00:19:26c'est que le milliardaire russe Pavel Durov,
00:19:28qui est le créateur de Telegram,
00:19:30la messagerie cryptée
00:19:32qui a eu affaire à la justice française,
00:19:34qui n'est pas un grand fan,
00:19:36a proposé officiellement de racheter les bijoux
00:19:37aux cambrioleurs pour en faire d'eau au lourd.
00:19:40C'est aussi un maître dans l'art de la provocation.
00:19:43Mais bien sûr que c'est de la provocation.
00:19:44Mais si vous voulez, ça fait partie de...
00:19:47Qu'il y ait un collectionneur fou,
00:19:48qu'il y ait une ingérence étrangère,
00:19:49qu'il y ait une organisation criminelle,
00:19:50ça n'en sait rien.
00:19:51Ce que vous voulez dire,
00:19:51c'est qu'on n'est pas prêts de les revoir,
00:19:52ces bijoux, d'après vous ?
00:19:54Alors ça, je m'assure que moi,
00:19:55je croise les doigts
00:19:56et je brûle des cierges à Saint-Augustin
00:19:59et aux Invalides tous les jours
00:20:00pour qu'on revoie ces bijoux le plus grand possible.
00:20:02Vous dites ça en rigolant ou vous le faites ?
00:20:03Non, non, pas du tout.
00:20:03Non, non, je le fais vraiment, évidemment.
00:20:05Le truc là...
00:20:06Non, mais j'étais aux Invalides hier.
00:20:08Non, bien sûr.
00:20:09Ce qui est un petit peu...
00:20:11Enfin, ce qui moi me choque le plus dans cette histoire,
00:20:13c'est qu'évidemment,
00:20:14c'est une part de l'histoire de France,
00:20:15on l'a dit et répété, etc.
00:20:17C'est surtout le sommet d'une longue suite
00:20:20de dépouillement de nos biens collectifs
00:20:23en tant que Français
00:20:24qui ne s'arrête pas uniquement aux œuvres d'art.
00:20:26Donc on nous a dépouillés de beaucoup, beaucoup de choses.
00:20:29C'est une partie de notre industrie.
00:20:30On nous a dépouillés de notre énergie,
00:20:31on nous a dépouillés de notre propriété intellectuelle,
00:20:33on nous a dépouillés de notre sécurité,
00:20:35on nous dépouillés de nos services publics
00:20:37et ce sentiment de dépouillement, de pillage
00:20:38culmine avec les joyaux de la couronne.
00:20:41Donc pour moi, si vous voulez,
00:20:42c'est un symbole extrêmement fort
00:20:45qui frappe au cœur
00:20:46et qui frappe l'inconscient collectif
00:20:47parce que ce n'est quand même vraiment pas
00:20:48la première chose qu'on nous a volé.
00:20:49On nous a dépouillés d'énormément,
00:20:52d'énormément de choses en tant que Français
00:20:53de biens collectifs depuis une cinquantaine d'années.
00:20:55Et là, là-dessus, si vous voulez,
00:20:56il y a un moment où on commence à en avoir un petit peu assez
00:20:58de l'absence de prise de responsabilité
00:21:01de la part des dirigeants
00:21:02et ça, c'est inaccessible.
00:21:03J'allais dire qu'il y a aussi de la colère
00:21:05chez vous ce matin.
00:21:06Merci en tout cas d'avoir accepté notre invitation.
00:21:08L'enquête, elle est loin d'être terminée,
00:21:10elle continue et en particulier
00:21:11pour retrouver d'autres suspects aussi.
00:21:12On y reviendra évidemment dans la suite de BFM Direct.
00:21:14Dans quelques instants, on refait le point
00:21:15sur ce qui se passe sur le réseau ferroviaire,
00:21:18particulièrement entre Paris et le Sud-Est.
00:21:20Ce matin, à la suite d'un acte de sabotage
00:21:21intervenu cette nuit,
00:21:22de nombreux trains sont supprimés.
00:21:24Mais ça va durer toute la journée.
00:21:25Retour à la normale demain au mieux,
00:21:27nous indique la SNCF.
00:21:28Nous serons dans les différentes gares concernées
00:21:31dans un instant.
00:21:31A tout de suite.
00:21:3310h30, soyez les bienvenus
00:21:34si vous nous rejoignez dans BFM Direct.
00:21:36Réaction à l'instant sur X,
00:21:38anciennement Twitter,
00:21:39du ministre des Transports
00:21:40réagissant à ce qui se passe
00:21:41sur une partie du réseau ferroviaire,
00:21:42à savoir cet énorme bazar.
00:21:45Conséquence d'un acte de vandalisme
00:21:46cette nuit.
00:21:48Des câbles ferroviaires,
00:21:49écrit Philippe Tabarro,
00:21:50ont été volontairement incendiés
00:21:52au sud de Valence.
00:21:54Ces actes de vandalisme inacceptables
00:21:55perturbent fortement le trafic
00:21:57et pour cause plusieurs dizaines
00:21:59de TGV sont impactés,
00:22:01c'est-à-dire pour une partie
00:22:02d'entre eux supprimés.
00:22:03Je pense aux voyageurs,
00:22:04écrit-il encore,
00:22:04touchés par ces retards importants
00:22:06en cette période de vacances scolaires.
00:22:07C'est la deuxième semaine
00:22:08des vacances de la Toussaint.
00:22:09Les équipes de SNCF Réseau
00:22:10sont pleinement mobilisées
00:22:11pour rétablir la circulation au plus vite.
00:22:13Les gendarmes sont sur place.
00:22:14Les auteurs de ces sabotages
00:22:16devront être identifiés,
00:22:17sévèrement sanctionnés.
00:22:19On a d'ailleurs à l'instant
00:22:19de la part du service police
00:22:21et justice de BFM TV
00:22:22des détails sur ce qui s'est passé
00:22:24cette nuit.
00:22:25Cette dégradation volontaire
00:22:26par incendie de câbles
00:22:27de signalisation au sud de Valence
00:22:30sur la commune d'Alixan.
00:22:32C'est la gendarmerie
00:22:33qui a été prévenue
00:22:35aux alentours de 4h30 cette nuit
00:22:37de la coupure de la circulation
00:22:38des trains sur la ligne
00:22:39Valence-Marseille
00:22:40dans les deux sens.
00:22:41À ce stade,
00:22:42il n'y a pas d'interpellation.
00:22:44Je vous rappelle donc
00:22:45les conséquences.
00:22:45Ce sont des dizaines
00:22:47de trains supprimés
00:22:48en ce lundi matin
00:22:49et ça va durer toute la journée
00:22:50nous prévient la SNCF
00:22:51entre Paris et le Sud-Est
00:22:53dans les deux sens
00:22:54et du côté
00:22:55dans ce retour,
00:22:56si je puis dire,
00:22:56ça va aussi dans le Sud-Est
00:22:57vers Paris
00:22:57mais aussi vers l'Alsa.
00:22:59C'est énorme pagaille
00:23:00notamment à Marseille
00:23:01où l'on vous retrouve
00:23:02devant la gare Saint-Charles.
00:23:02Alexis Plouillette.
00:23:03Bonjour Alexis.
00:23:06Oui, bonjour.
00:23:07Je vous confirme
00:23:07que c'est la pagaille ici.
00:23:09Vous l'avez dit,
00:23:10de nombreux trains supprimés.
00:23:12Alors la solution
00:23:12qu'essaye de trouver la SNCF
00:23:14c'est de dérouter les trains
00:23:15sur les lignes normales
00:23:16pas les lignes TGV
00:23:17puisqu'elles sont hors d'usage
00:23:19mais ça provoque
00:23:19de gros retards
00:23:20au moins 2h30 de retard
00:23:22pour les trains
00:23:23à l'arrivée
00:23:24et au départ de Marseille.
00:23:25Donc il va falloir s'armer
00:23:26de patience.
00:23:27C'est le cas de Aurélie
00:23:28notamment.
00:23:29Bonjour Aurélie.
00:23:30Expliquez-nous ce qui se passe.
00:23:31Vous deviez prendre
00:23:31un train ce matin
00:23:32mais là ça ne va pas être possible.
00:23:34Oui, j'avais un train
00:23:34à 9h52
00:23:35Trenitalia
00:23:36pour Paris-Gare de Lyon
00:23:37et il est supprimé.
00:23:38Et donc du coup
00:23:39qu'est-ce qu'on vous dit
00:23:40là du coup
00:23:40à la SNCF ?
00:23:41Là on me dit
00:23:41de reporter mon départ
00:23:42à demain
00:23:43sauf que moi je travaille demain
00:23:44donc il faut que je trouve
00:23:45un moyen de transport
00:23:46pour remonter à la capitale.
00:23:47Comment vous allez faire ?
00:23:48Alors là j'attends des amis
00:23:49on a l'option
00:23:50location de voiture
00:23:51voilà
00:23:52et je pense qu'il n'y a
00:23:53pas d'autre option
00:23:53les bus sont pleins
00:23:55donc pas d'autre option.
00:23:56Bon vous le prenez
00:23:57avec philosophie
00:23:58il y a beaucoup de monde
00:23:58là dans la gare
00:23:59il y a un peu de pagaille
00:24:00là ce matin.
00:24:01Alors moi je trouve
00:24:01les gens assez calmes
00:24:02compte tenu de la situation
00:24:04mais voilà
00:24:05après je pense que
00:24:06on prend les choses
00:24:07telles qu'elles viennent
00:24:07comme on peut.
00:24:08Merci beaucoup Aurélie
00:24:10on vous souhaite
00:24:11bon courage
00:24:11pour cette journée
00:24:12et vous le disiez
00:24:13à la SNCF
00:24:14qui invite donc
00:24:14les voyageurs
00:24:15à reporter leur trajet
00:24:16si c'est possible
00:24:17retour à la normale
00:24:18n'est pas prévu
00:24:19avant demain matin.
00:24:20Merci beaucoup
00:24:21Alexis Pluyette
00:24:22en direct de Marseille
00:24:23pour BFM TV
00:24:24tout au long de la matinée
00:24:25on vous tient au courant
00:24:25des conséquences
00:24:26très précises
00:24:27de cet acte de vandalisme
00:24:29survenu cette nuit
00:24:31aux alentours
00:24:32de Valence
00:24:33et qui engendre
00:24:34des dizaines de suppressions
00:24:35et des retards
00:24:36monstres
00:24:36sur le réseau ferroviaire
00:24:38à grande vitesse
00:24:39entre Paris
00:24:40et le Sud-Est
00:24:41la vidéo a fait le tour
00:24:43des réseaux sociaux
00:24:44depuis une dizaine de jours
00:24:46elle est choquante
00:24:47bien sûr
00:24:47depuis l'agression
00:24:49d'une passagère
00:24:50du RERC
00:24:51en région parisienne
00:24:52par un homme
00:24:52dont la fuite
00:24:53a été filmée
00:24:54cet homme
00:24:55Milan Argelas
00:24:56bonjour
00:24:56pourrait être mis en examen
00:24:58dans les prochaines heures
00:24:58oui c'est un juge
00:25:03d'instruction
00:25:03devant lequel
00:25:04ce suspect
00:25:04sera présenté
00:25:05qui décidera
00:25:06peut-être
00:25:07de sa mise en examen
00:25:09il fera face ensuite
00:25:10à un juge
00:25:10des libertés
00:25:11et de la détention
00:25:12qui décidera
00:25:13de son placement
00:25:14ou non
00:25:14en détention provisoire
00:25:16le parquet
00:25:16de son côté
00:25:17requiert
00:25:18la mise en examen
00:25:19de ce suspect
00:25:20ainsi que son placement
00:25:21en détention provisoire
00:25:23cet homme
00:25:23de 26 ans
00:25:24a été interpellé
00:25:25vendredi soir
00:25:26grâce à plusieurs moyens
00:25:27notamment la vidéoprotection
00:25:29la téléphonie
00:25:30mais aussi
00:25:31l'audition de témoins
00:25:33et sa garde à vue
00:25:33elle a pris fin hier
00:25:35lors de cette garde à vue
00:25:36justement
00:25:37il a admis
00:25:38une altercation
00:25:39avec la plaignante
00:25:41il s'est aussi reconnu
00:25:42sur les images
00:25:43qui lui ont été présentées
00:25:44en revanche
00:25:45il conteste
00:25:46toute tentative
00:25:47de viol
00:25:47ou agression sexuelle
00:25:48la victime
00:25:49de son côté
00:25:50décrit
00:25:50des attouchements
00:25:51et des coups
00:25:52Merci Milan Argelas
00:25:54la victime
00:25:55dont l'avocat
00:25:55est avec nous ce matin
00:25:56bonjour André Alves Fernandez
00:25:57merci
00:25:58vous êtes
00:25:59l'avocat de Jordana
00:26:00la victime
00:26:01de cette agression
00:26:02de cette tentative
00:26:03de viol
00:26:04Mathias Tesson
00:26:04est aussi avec nous
00:26:05bonjour
00:26:05Mathias
00:26:05d'un ministre
00:26:06police justice
00:26:06BFM TV
00:26:07maître d'abord
00:26:08comment va votre cliente
00:26:10aujourd'hui ?
00:26:11Oui
00:26:11toujours
00:26:11tellement traumatisée
00:26:13pour les événements
00:26:14qu'elle a subis
00:26:16mais elle est déjà
00:26:17accompagnée
00:26:18par les médecins
00:26:20aussi
00:26:20pour une psychiatre
00:26:21et elle essaye
00:26:22maintenant
00:26:23de se reposer
00:26:24et d'éviter
00:26:25un peu
00:26:25le contact
00:26:26avec la presse
00:26:27parce que le cas
00:26:28il a gagné
00:26:29une notoriété
00:26:30énorme
00:26:31depuis l'événement
00:26:32Si on peut revenir
00:26:33un peu
00:26:33sur ce qui s'est passé
00:26:35il y a une dizaine
00:26:36de jours
00:26:37dans ce RERC
00:26:39en région parisienne
00:26:41on va d'abord écouter
00:26:41si vous le permettez
00:26:42Marguerite
00:26:43Oui
00:26:43qui a
00:26:45vraisemblablement
00:26:47sauvé
00:26:47Jordana
00:26:48puisqu'elle a
00:26:49filmé l'agresseur
00:26:50elle était
00:26:51elle-même
00:26:51passagère du RER
00:26:52elle a aidé
00:26:53la victime
00:26:54votre cliente
00:26:55en faisant fuir
00:26:56l'agresseur
00:26:57on l'écoute
00:26:58J'entends bien
00:27:00que
00:27:00c'est pas
00:27:01une dispute
00:27:02donc je me lève
00:27:03de mon siège
00:27:04et je me rapproche
00:27:06de la sortie
00:27:07du train
00:27:08et là je vois
00:27:10Jordana
00:27:11qui a ce jeune homme
00:27:13allongé sur elle
00:27:14et elle qui se débat
00:27:15dans tous les sens
00:27:16lui
00:27:17qui touche
00:27:18tout ce qu'il peut toucher
00:27:19je l'ai vu
00:27:21sa bouche
00:27:22posée sur la sienne
00:27:23malheureusement
00:27:24moi j'ai aucun doute
00:27:26que ça aurait pu
00:27:26très très mal finir
00:27:27si j'étais pas là
00:27:28il a eu des actes
00:27:29violents
00:27:30lorsque j'ai récupéré
00:27:32Jordana
00:27:32elle était en sang
00:27:33c'est pas
00:27:34c'est pas comme si
00:27:35elle était
00:27:35elle était
00:27:36juste sous l'émotion
00:27:37physiquement
00:27:38elle a été
00:27:39elle a été
00:27:40frappée
00:27:42elle a subi
00:27:43des coups
00:27:43il a mordu
00:27:44il a donné
00:27:45des coups de poing
00:27:46il a vraiment eu
00:27:47des actes
00:27:48de violence
00:27:49envers elle
00:27:49donc l'étranglement
00:27:50c'était la fin
00:27:51des choses
00:27:53sans l'intervention
00:27:54de Marguerite
00:27:55maître
00:27:56votre cliente
00:27:57Jordana
00:27:58elle vous dit quoi
00:28:00aujourd'hui
00:28:00elle réalise
00:28:01ce qui aurait pu lui arriver
00:28:03si Marguerite
00:28:03n'était pas intervenue
00:28:04oui oui
00:28:05c'est la sensation
00:28:06pour elle
00:28:07l'action
00:28:08en fait
00:28:08l'initiative
00:28:10de Marguerite
00:28:11c'était décisif
00:28:12je pourrais même dire
00:28:14cruciale
00:28:15pour que cette affaire
00:28:15pas seulement
00:28:17pour sauver
00:28:17ma cliente
00:28:19mais aussi
00:28:19pour que le cas
00:28:20de l'affaire
00:28:21gagne des notoriétés
00:28:22combien de femmes
00:28:23sont agressées
00:28:24tous les jours
00:28:25dans le transport
00:28:26en commande
00:28:26dans la rue
00:28:27et qui n'ont pas
00:28:28cette visibilité
00:28:29parce qu'on n'a pas
00:28:29parfois de preuves
00:28:30donc voilà
00:28:31je pense que
00:28:32ce que Marguerite
00:28:33a fait
00:28:33c'était incroyable
00:28:34c'est un acte
00:28:35de courage
00:28:35ça me permet de rappeler
00:28:37Mathias
00:28:38que les enquêteurs
00:28:39essayent de savoir
00:28:40si le suspect
00:28:41qui pourrait être
00:28:42mis en examen
00:28:42dans les prochaines heures
00:28:43n'a pas fait d'autres victimes
00:28:45les enquêteurs
00:28:46et bientôt
00:28:46un juge d'instruction
00:28:47parce qu'une information
00:28:48judiciaire va être
00:28:49ouverte
00:28:50notamment
00:28:51vous l'avez dit
00:28:52pour essayer de savoir
00:28:53si cet homme
00:28:53n'a pas fait
00:28:54d'autres victimes
00:28:55parce que depuis
00:28:56la révélation
00:28:57de ces faits
00:28:58la diffusion
00:28:58sur les réseaux sociaux
00:29:00de cette vidéo
00:29:01il y a manifestement
00:29:02d'autres victimes
00:29:03qui se sont manifestées
00:29:04notamment
00:29:05auprès
00:29:05du frère
00:29:07de la victime
00:29:08et donc
00:29:09le juge d'instruction
00:29:11ou la juge d'instruction
00:29:12qui sera saisie
00:29:13pourra décider
00:29:14voilà
00:29:14d'auditionner
00:29:15d'autres victimes
00:29:16potentielles
00:29:16et d'élargir
00:29:18éventuellement
00:29:19les qualifications
00:29:20en parlant
00:29:21de tentatives
00:29:22de viol au pluriel
00:29:23ou d'agression sexuelle
00:29:24au pluriel
00:29:25voilà
00:29:26on verra
00:29:27comment l'instruction
00:29:28se profile
00:29:30mais
00:29:30manifestement
00:29:32cet homme
00:29:32avait un mode opératoire
00:29:33assez classique
00:29:36j'allais dire
00:29:36ou en tout cas
00:29:37bien mis en place
00:29:39si on peut dire
00:29:40c'est à dire
00:29:40qu'il s'en prenait
00:29:41à des femmes
00:29:42voilà
00:29:42il soupçonnait
00:29:43de s'en prendre
00:29:43à des femmes
00:29:44dans les transports
00:29:45en commun
00:29:45en les attendant
00:29:46en les repérant
00:29:47en les scrutant
00:29:48et depuis
00:29:49maître
00:29:49d'autres victimes
00:29:50se sont signalées
00:29:50aux frères
00:29:51de votre cliente
00:29:52c'est ça ?
00:29:52Oui oui oui
00:29:53tout à fait
00:29:53pas seulement aux frères
00:29:54de ma cliente
00:29:55mais aussi
00:29:55parmi les réseaux
00:29:58brésiliens
00:29:59qu'on a
00:30:00des influenceurs
00:30:01et aussi
00:30:01d'autres médias
00:30:02parce que Jordana
00:30:02est ressortissante
00:30:03brésilienne
00:30:04la nationalité
00:30:05brésilienne
00:30:06donc l'affaire
00:30:08elle est très connue
00:30:08parmi la communauté
00:30:09donc c'est la communauté
00:30:10qui a commencé
00:30:11à diffuser
00:30:12les images
00:30:13l'entretien
00:30:14avec Jordana
00:30:15et je pense
00:30:17que oui
00:30:18quand vous parlez
00:30:19qu'il y a
00:30:20un modus operandi
00:30:21c'est la façon
00:30:22que l'agresseur
00:30:23il agit
00:30:23je pense qu'il repère
00:30:24bien
00:30:25quelles sont les victimes
00:30:26et on doit aussi
00:30:27souligner
00:30:28que les femmes
00:30:28sont plutôt victimes
00:30:30dans ce genre
00:30:31de cas
00:30:31que les hommes
00:30:32voilà
00:30:32Jordana
00:30:33votre cliente
00:30:34la victime
00:30:35une étape très importante
00:30:37s'est passée
00:30:38il y a quelques jours
00:30:39dans le courant
00:30:40du week-end
00:30:40me semble-t-il
00:30:41elle a reconnu
00:30:42son agresseur ?
00:30:45oui elle a été convoquée
00:30:46au commissariat
00:30:47justement
00:30:48pour identifier
00:30:51le suspect
00:30:52qui était mis
00:30:53en garde à vue
00:30:54voilà
00:30:55donc
00:30:55après elle a bien
00:30:57identifié
00:30:58la personne
00:30:58et c'est pour ça
00:31:00que l'affaire
00:31:01maintenant
00:31:01il va poursuivre
00:31:03avec le juge
00:31:04d'instruction
00:31:05qui va décider
00:31:06qu'est-ce qu'il va
00:31:06faire dans la suite
00:31:08écoutons un autre
00:31:09extrait du témoignage
00:31:11très fort
00:31:11et décisif
00:31:12surtout son action
00:31:13en l'occurrence
00:31:13de Marguerite
00:31:14qui est intervenue
00:31:15il y a 10 jours
00:31:16dans le RER
00:31:16pour sauver Jordana
00:31:17je suis habituée
00:31:19à être
00:31:20dans des situations
00:31:21un peu conflictuelles
00:31:22avec des hommes
00:31:24j'ai des centres
00:31:25d'hébergement
00:31:26et on a
00:31:2680-85%
00:31:29d'hommes
00:31:30dans nos structures
00:31:30certains sont
00:31:31alcoolisés
00:31:32certains des fois
00:31:33drogués
00:31:34il faut avoir
00:31:35un tempérament
00:31:36ferme
00:31:36et pas
00:31:37se laisser intimider
00:31:38je pense que
00:31:39j'ai fait un
00:31:40medley
00:31:40de les capacités
00:31:42professionnelles
00:31:43sur le terrain
00:31:44et j'ai su
00:31:45lui faire comprendre
00:31:47que j'étais
00:31:48j'étais pas sa victime
00:31:50aussi
00:31:50donc il fallait
00:31:51c'est important
00:31:52que je reste dans ce rôle
00:31:53parce que
00:31:54la personne à qui
00:31:55il voulait faire du mal
00:31:56c'était pas moi
00:31:56c'était la jeune fille
00:31:58j'ai pu le tempérer
00:31:59et en utilisant
00:32:01les bons mots aussi
00:32:02pour calmer la situation
00:32:04le suspect
00:32:06qui pourrait être
00:32:06mis en examen
00:32:07dans les prochaines heures
00:32:07que risque-t-il Mathias ?
00:32:08alors si d'aventure
00:32:09l'instruction démontrait
00:32:10qu'il y avait
00:32:11plusieurs autres victimes
00:32:12et qu'il a agi
00:32:13en concours
00:32:14c'est-à-dire en série
00:32:15et bien
00:32:16c'est une peine
00:32:17de 20 ans
00:32:18de réclusion criminelle
00:32:19qui serait le maximum
00:32:21encourue
00:32:22même si cet homme
00:32:22bien sûr
00:32:23à cette heure
00:32:23est toujours présumé innocent
00:32:24merci Mathias
00:32:25merci maître
00:32:26d'avoir accepté
00:32:26l'invitation de BFM Direct
00:32:27ce matin
00:32:28comme chaque jour
00:32:29les chroniqueurs
00:32:31de BFM Direct
00:32:31débarquent avec leur
00:32:32point de vue
00:32:33sur l'actu
00:32:34c'est parti
00:32:34Charles Sapin
00:32:37bonjour
00:32:38bonjour
00:32:38Charles éditorialiste politique
00:32:39Philippe Mabie
00:32:40directeur éditorial
00:32:41de La Tribune
00:32:42et François Clémenceau
00:32:43éditorialiste politique
00:32:44internationale
00:32:44BFM TV
00:32:45bon Charles
00:32:46la politique
00:32:47comment dire
00:32:48qu'on est au début
00:32:48d'une semaine
00:32:49encore
00:32:49puisqu'elle se suive
00:32:51et se ressemble
00:32:51un petit peu
00:32:52très chargée
00:32:53il n'est plus question
00:32:54que de la taxe Zuckmann
00:32:56pourtant Charles
00:32:58vous attirez l'attention
00:32:59sur une multitude
00:32:59d'autres
00:33:00chausses-trappes
00:33:01dans le budget
00:33:01pour le gouvernement
00:33:02oui si vous voulez
00:33:04parce qu'un texte budgétaire
00:33:05peut en cacher un autre
00:33:06pendant que le parti socialiste
00:33:07et le gouvernement
00:33:08sont en train de
00:33:09s'esquinter un peu
00:33:10sur le budget général
00:33:11il y a un nouveau
00:33:12un autre projet
00:33:13de loi de finances
00:33:14celui de la sécurité sociale
00:33:15qui est arrivé ce matin
00:33:17à l'Assemblée
00:33:17et qui sera discuté
00:33:18jusqu'à vendredi
00:33:20en commission
00:33:21or les discussions
00:33:22s'annoncent
00:33:22explosives
00:33:23tout autant
00:33:24voire plus
00:33:25il y a déjà
00:33:261700 amendements
00:33:27qui ont été déposés
00:33:28pour contester
00:33:29les 7 milliards d'euros
00:33:30d'économies
00:33:31projetées sur la santé
00:33:33alors parmi ces chausses-trappes
00:33:34évidemment on en a un
00:33:35qui est évidemment en tête
00:33:36qui est la suspension
00:33:37de la réforme des retraites
00:33:39promise à la gauche
00:33:41par Sébastien Lecornu
00:33:42la mesure est loin
00:33:43de faire l'unanimité
00:33:44à l'Assemblée nationale
00:33:45si l'Assemblée suspend
00:33:47la réforme des retraites
00:33:48le Sénat la rétablira
00:33:49menacé encore dimanche
00:33:50Gérard Larcher
00:33:51le président de la Chambre haute
00:33:53preuve que le sujet
00:33:54est loin d'être réglé
00:33:55Outre les retraites
00:33:56quel point d'accrochage
00:33:57potentiel
00:33:59figure au PL
00:34:00LFSS
00:34:01alors là François
00:34:03projet de budget de la Sécu
00:34:04là vous avez juste
00:34:06à faire votre choix
00:34:06François
00:34:07c'est très simple
00:34:07on rigole
00:34:08mais ça va être douloureux
00:34:09si ça arrive à son terme
00:34:12ce qui est prévu
00:34:12le gel des prestations sociales
00:34:14du RSA
00:34:15les APL
00:34:15les allocations familiales
00:34:16le doublement
00:34:17des franchises sur les médicaments
00:34:18la fiscalisation
00:34:19des indemnités journalières
00:34:21des personnes en infection
00:34:22longue durée
00:34:23vous avez la fin
00:34:23de l'exonération
00:34:24des cotisations
00:34:25pour les apprentis
00:34:26la taxation
00:34:26des tickets restaurant
00:34:27et des chèques vacances
00:34:28quand on sait que le PS
00:34:30est prompt à agiter
00:34:31la menace de la censure
00:34:32s'il fait d'un ou plusieurs
00:34:34de ses points
00:34:35des casus belli
00:34:35on ne voit pas
00:34:36comment le gouvernement
00:34:37passerait Noël
00:34:37petit rappel utile
00:34:39l'hiver dernier
00:34:40Michel Barnier
00:34:41est tombé non pas
00:34:42sur le budget général
00:34:43mais sur le projet
00:34:44de loi de finances
00:34:45de la sécurité sociale
00:34:46les socialistes
00:34:47merci Charles
00:34:47la gauche
00:34:49et sa taxe Zuckman
00:34:51alors il y a la taxe Zuckman
00:34:52Philippe Mabille
00:34:53et il y a la Zuckman Light
00:34:54voilà
00:34:54c'est le nouveau terme
00:34:56inventé par les socialistes
00:34:57vous savez qu'il y a un chantage
00:34:59avec Olivier Faure
00:35:00qui a menacé
00:35:01s'il n'y avait pas
00:35:01une mesure sur les ultra-riches
00:35:03de censurer le gouvernement
00:35:04donc effectivement
00:35:05la situation
00:35:05que ce soit sur la sécu
00:35:07ou sur le budget
00:35:07est extrêmement difficile
00:35:08et donc
00:35:09ils tentent de convaincre
00:35:10une majorité de députés
00:35:12de voter
00:35:12une taxation des plus riches
00:35:14mais qu'il ne soit pas
00:35:15la taxe Zuckman pure
00:35:16vous savez la taxe Zuckman
00:35:17c'est un impôt de 2%
00:35:19sur tous les patrimoines
00:35:20supérieurs à 100 millions d'euros
00:35:21y compris professionnels
00:35:23et pour l'instant
00:35:23ça ne passe pas
00:35:24la ministre du budget
00:35:26Méligne Bonchalin
00:35:26a dit dans la tribune dimanche
00:35:27qu'il ne fallait pas toucher
00:35:28à outils de travail
00:35:29alors les socialistes
00:35:30ont proposé une version allégée
00:35:32qui sera débattue cette semaine
00:35:33sans doute demain
00:35:34ou mercredi
00:35:34alors pour les fans d'acronyme
00:35:36ce nouvel impôt
00:35:37s'appellerait
00:35:37l'IMTHP
00:35:39c'est-à-dire
00:35:39l'impôt minimum
00:35:40sur les très hauts patrimoines
00:35:42il prévoirait
00:35:43de taxer les fortunes
00:35:44supérieures à 10 millions d'euros
00:35:46cette fois
00:35:47un taux plus élevé
00:35:48de 3%
00:35:49mais en excluant
00:35:50les créateurs de start-up
00:35:51et les entreprises familiales
00:35:53pour contourner la critique
00:35:54qui est faite
00:35:54à la taxe Zuckman
00:35:55de taxer des champions
00:35:57comme Mistral
00:35:57par exemple
00:35:58dans l'intelligence artificielle
00:35:59ou d'obliger à brader
00:36:00à l'étranger
00:36:01les plus belles PME
00:36:02ou ETI familiales de France
00:36:03mais est-ce que ça
00:36:04en ferait un meilleur impôt ?
00:36:05alors écoutez
00:36:05on dit qu'un bon impôt
00:36:06doit avoir une base très large
00:36:08et un taux le plus bas possible
00:36:10avec cette formule
00:36:10on est exactement
00:36:11à l'inverse
00:36:12un taux élevé
00:36:13et une assiette fiscale mitée
00:36:15le rendement de ce Zuckman Light
00:36:18comme il l'appelle
00:36:18est évalué par le PS
00:36:19entre 5 et 7 milliards d'euros
00:36:21c'est la moitié
00:36:22de la version voulue
00:36:23par l'économiste
00:36:23il y a donc gros à parier
00:36:25qu'elle ne satisfera personne
00:36:26ni LFI
00:36:26qui accuse le PS
00:36:27de renoncer
00:36:28à taxer vraiment
00:36:29les hauts patrimoines
00:36:30ni la droite
00:36:31qui ne veut pas
00:36:31en entendre parler
00:36:32qu'est-ce qui va se passer alors ?
00:36:34alors bon
00:36:35le PS menace de censurer
00:36:36je l'ai dit tout à l'heure
00:36:37on va voir si ça allait ou pas
00:36:38ou si c'est finalement
00:36:40juste une position
00:36:41de négociation
00:36:42un accord pourrait être trouvé
00:36:43pour durcir la copie du gouvernement
00:36:45sur la taxation des holdings
00:36:46une mesure qui a été proposée
00:36:47par Bercy
00:36:48pour corriger des mécanismes
00:36:49d'optimisation fiscale
00:36:51mais cela ne suffira pas
00:36:52à épuiser le débat
00:36:53sur la justice fiscale
00:36:54on peut s'attendre donc
00:36:55à ce que la taxe Zuckman
00:36:56reste dans le débat politique
00:36:58jusqu'en 2027
00:36:59à l'image un peu du scotch
00:37:00sur la main du capitaine Haddock
00:37:02et face à cette menace
00:37:03d'un impôt jugé spoliateur
00:37:05certaines voix
00:37:06commencent à se faire entendre
00:37:07au sein du patronat
00:37:08sur la nécessité
00:37:09de trouver une solution
00:37:10pour éviter
00:37:11ce qu'ils appellent le pire
00:37:11alors une idée
00:37:12notamment
00:37:13commence à faire son chemin
00:37:14je vous donne un peu l'info
00:37:15parce qu'on en entend parler
00:37:16dans les milieux dits autorisés
00:37:17celle d'un fonds d'investissement privé
00:37:19vous êtes un favorisé vous
00:37:20oui d'un fonds d'investissement privé
00:37:22dans lequel serait immobilisé
00:37:24pendant une période assez longue
00:37:25mettons 10 ou 15 ans
00:37:26des actions
00:37:27des entreprises visées
00:37:28par la taxe Zuckman
00:37:29les dividendes versés
00:37:31seront ensuite réinvestis
00:37:32dans des dépenses d'avenir
00:37:33par exemple pour contribuer
00:37:35à l'investissement
00:37:35dans la décarbonation de l'économie
00:37:37ou l'intelligence artificielle
00:37:38pour les plus riches
00:37:39un tel dispositif
00:37:40pourrait être un compromis acceptable
00:37:41car au lieu d'une taxe
00:37:43finançant des dépenses publiques
00:37:44et sociales non maîtrisées
00:37:45il leur permettrait
00:37:46d'affirmer leur patriotisme économique
00:37:48au service de la souveraineté
00:37:49de la France
00:37:50un fonds Zuckman
00:37:51plutôt que la taxe Zuckman
00:37:52voilà une idée
00:37:53qui pourrait offrir
00:37:54une belle porte de sortie
00:37:55à un débat pesant
00:37:56et mauvais pour l'image
00:37:57et l'attractivité du pays
00:37:58Merci Philippe
00:38:00chronique très complète
00:38:01et précise
00:38:03François Clémenceau
00:38:04c'est explosif
00:38:05en politique chez nous
00:38:06en France
00:38:07mais alors à l'international
00:38:08c'est bien animé aussi
00:38:09et particulièrement
00:38:09entre Trump et Poutine
00:38:11c'est les montagnes russes
00:38:12Oui
00:38:12et notamment à cause
00:38:13de cette explication
00:38:16donnée par Vladimir Poutine
00:38:17lui-même
00:38:18sur les raisons
00:38:19qu'il avait poussé
00:38:19à faire un test de missile
00:38:21pas n'importe lequel
00:38:22on parle bien
00:38:23du bourreux Vestnik
00:38:24c'est un missile
00:38:26qualifié par l'OTAN
00:38:28enfin appelé par l'OTAN
00:38:29Skyfall
00:38:30c'est comme si le ciel
00:38:31vous tombait sur la tête
00:38:32pourquoi ? Parce qu'il est
00:38:33à propulsion nucléaire
00:38:34autrement dit
00:38:35il a une trajectoire imprévisible
00:38:38une portée illimitée
00:38:40capable évidemment
00:38:42d'emporter l'arme nucléaire
00:38:43et cet essai samedi
00:38:44a provoqué énormément
00:38:46de réactions
00:38:47et la difficulté pour Trump
00:38:50c'est de se dire
00:38:51si à chaque provocation
00:38:52de Poutine
00:38:53je réagis
00:38:53en faisant la même chose
00:38:55évidemment qu'on part
00:38:56dans quelque chose
00:38:57qui n'est plus maîtrisable
00:38:58d'où cette réaction
00:39:00de Donald Trump
00:39:00là cette nuit
00:39:01dans l'avion
00:39:02qu'il emmenait au Japon
00:39:03regardez ce qu'il dit
00:39:04il dit
00:39:05bon vous avez fait
00:39:06un test de missile
00:39:07c'est pas du tout approprié
00:39:09mais nous
00:39:10on a un sous-marin
00:39:11le meilleur du monde
00:39:13il se trouve
00:39:13qu'il est à quelques kilomètres
00:39:15seulement
00:39:15de Vaucôte
00:39:16et lui
00:39:17il n'a pas besoin
00:39:18de faire 14 000 kilomètres
00:39:20comme le vôtre
00:39:20ce genre de langage là
00:39:23évidemment
00:39:24c'est de la surenchère
00:39:25ça ne sert pas à grand chose
00:39:27et même
00:39:27ça affaiblit
00:39:28la position des Etats-Unis
00:39:29pourquoi ?
00:39:30parce que
00:39:31ce missile russe
00:39:33nouveau
00:39:33expérimental
00:39:34ça fait des années
00:39:35que les Russes
00:39:35essayent de le mettre au point
00:39:36il vise à quoi ?
00:39:38à littéralement
00:39:39mettre à bas
00:39:40le système de défense
00:39:41antimissile américain
00:39:43autrement dit
00:39:43Trump
00:39:44il ne dit pas
00:39:44vous ne nous aurez pas
00:39:46il dit
00:39:46si jamais vous y allez
00:39:47et bien moi aussi
00:39:48je peux riposter
00:39:49et ça
00:39:49c'est pas bon du tout
00:39:50c'est un acte de faiblesse
00:39:52est-ce que cette nouvelle
00:39:52passe d'armes
00:39:53au niveau du langage
00:39:53permet de croire
00:39:55que Trump va accentuer
00:39:56son aide à l'Ukraine ?
00:39:58pas vraiment
00:39:59même si
00:40:00encore une fois
00:40:01on se trompe souvent
00:40:02lorsqu'on dit
00:40:02Trump est mou
00:40:03face à Poutine
00:40:04en fait
00:40:05vous vous rendez bien compte
00:40:06qu'à chaque fois
00:40:06qu'il se fait balader
00:40:07par Poutine
00:40:08il le reconnaît d'abord
00:40:09et puis ensuite
00:40:10il prend des décisions
00:40:10la première
00:40:11évidemment
00:40:12on n'en attendait pas
00:40:13moins de lui
00:40:13c'est
00:40:14on garde l'aide
00:40:15sur le renseignement
00:40:16à l'Ukraine
00:40:17et ce renseignement
00:40:18cette aide
00:40:18elle est fondamentale
00:40:20s'il n'y en a pas
00:40:20et bien l'Ukraine
00:40:22ne peut plus tirer
00:40:22ses missiles
00:40:23à longue portée
00:40:24sur les raffineries
00:40:25sur les terminaux
00:40:25pétroliers russes
00:40:26deux
00:40:26les sanctions
00:40:27vous avez vu que
00:40:28lorsque cette tentative
00:40:30de dialogue promise
00:40:31pour Budapest
00:40:32avait été
00:40:33a fait
00:40:34qu'est-ce qui s'est passé
00:40:35il a dit
00:40:36je prends des sanctions
00:40:36et là pour la première fois
00:40:38il prend des sanctions
00:40:39contre les deux
00:40:40plus grandes sociétés russes
00:40:41Rosnet et Lukoil
00:40:43ça tape dur
00:40:44sur le portefeuille
00:40:45et sur la trésorerie
00:40:45évidemment
00:40:46russe
00:40:48et puis
00:40:48nous ce qu'on attend
00:40:49européens
00:40:50c'est que les Etats-Unis
00:40:51donnent aussi un coup de main
00:40:52sur l'armement
00:40:53et là
00:40:54Trump a dit
00:40:54ok vous pouvez acheter
00:40:55de l'armement
00:40:57via les pays de l'OTAN
00:40:58aux Etats-Unis
00:40:59et vous les délivrez ensuite
00:41:00à l'Ukraine
00:41:01mais ça
00:41:01vous vous rendez bien compte
00:41:02que pour l'instant
00:41:03aux yeux de Poutine
00:41:04ça ne fait pas grand chose
00:41:06ça ne mord pas beaucoup
00:41:08il s'en passe tous les jours
00:41:09donc c'est pour ça que vous êtes là
00:41:10il faut que Donald Trump
00:41:12trouve les moyens
00:41:13de montrer à Poutine
00:41:14qu'il est fort
00:41:15et qu'il ne se laisse pas impressionner
00:41:17et pas uniquement
00:41:18par des concours
00:41:19de c'est moi qui tire le plus loin
00:41:21on vérifiera au prochain épisode
00:41:22merci messieurs
00:41:24dans quelques instants
00:41:25on refait le point
00:41:26sur ces énormes perturbations
00:41:27depuis tôt ce matin
00:41:29ça va durer toute la journée
00:41:30sur le réseau ferroviaire
00:41:31entre Paris
00:41:32et le sud-est
00:41:33dans les deux sens
00:41:34à cause
00:41:34d'un acte de sabotage
00:41:36qui a donc d'énormes
00:41:37conséquences
00:41:38sur les lignes
00:41:39à grande vitesse
00:41:40des milliers
00:41:41de passagers
00:41:42sont concernés
00:41:42par des suppressions
00:41:43de trains
00:41:43et des retards énormes
00:41:45à tout de suite
00:41:45il est 11h
00:41:47soyez les bienvenus
00:41:48si vous nous rejoignez
00:41:48dans BFM Direct
00:41:49alors que c'est un énorme bazar
00:41:51sur une partie du réseau ferroviaire
00:41:52depuis tôt ce matin
00:41:53après un acte de malveillance
00:41:54de vandalisme
00:41:55cette nuit
00:41:56le trafic
00:41:56est très perturbé
00:41:58sur les lignes
00:41:59à grande vitesse
00:42:00Paris-Marseille
00:42:01Montpellier
00:42:01et Nice
00:42:02ça passe par Lyon aussi
00:42:03de nombreux trains
00:42:04sont supprimés
00:42:05les retards
00:42:05se comptent en heures
00:42:06pas de retour à la normale
00:42:08prévue avant
00:42:09demain
00:42:09nous indique la SNCF
00:42:11tous les détails
00:42:11dans un instant
00:42:13on se pense aussi
00:42:13sur la cure d'économie
00:42:15dans le domaine
00:42:16de la santé
00:42:16qui risque de toucher
00:42:17des millions de français
00:42:19elle est au coeur
00:42:19de débats
00:42:20qui s'annoncent explosifs
00:42:21il débute en ce moment même
00:42:22à l'Assemblée
00:42:23avec le début de l'examen
00:42:24du projet de budget
00:42:25de la sécu
00:42:26débat à l'Assemblée
00:42:26et dans BFM Direct
00:42:28naturellement
00:42:28on va aussi en parler
00:42:29on va aussi parler
00:42:30de la réforme des retraites
00:42:31de la menace
00:42:31d'une nouvelle dissolution
00:42:32bref semaine
00:42:33déterminante pour le pays
00:42:35et puis les dernières infos
00:42:36sur le profil
00:42:37des deux hommes
00:42:37soupçonnés d'être impliqués
00:42:38dans le casse au Louvre
00:42:39leur garde à vue
00:42:40se poursuit
00:42:41l'un d'eux
00:42:41s'apprêtait à s'envoler
00:42:42vers l'Algérie
00:42:43les bijoux eux
00:42:44restent introuvables
00:42:45Et un nouveau point
00:42:53sur l'actualité avec vous
00:42:54Marie et ce nouvel acte
00:42:55de malveillance
00:42:56contre le réseau SNCF
00:42:58Effectivement
00:42:58le trafic des grandes lignes
00:42:59est fortement perturbé
00:43:01dans le sud-est
00:43:02entre Lyon et Avignon
00:43:03et ces perturbations
00:43:04sont liées à un incendie
00:43:06sur des câbles
00:43:07de signalisation
00:43:07au sud de Valence
00:43:08c'est ce qu'a expliqué
00:43:09la SNCF
00:43:10qui parle d'acte de vandalisme
00:43:11on va retrouver
00:43:12Clémence Renard
00:43:13à la gare de Lyon
00:43:14Clémence on imagine
00:43:15que de votre côté
00:43:16c'est une immense pagaille
00:43:17Oui c'est très compliqué
00:43:20effectivement
00:43:21et cette pagaille
00:43:21elle s'illustre concrètement
00:43:23de l'autre côté de la gare
00:43:24il y a actuellement
00:43:24une grande foule
00:43:25de voyageurs
00:43:26entourant des agents SNCF
00:43:28qui tentent
00:43:29tant bien que mal
00:43:29de leur trouver
00:43:30à ces voyageurs
00:43:31des alternatives
00:43:32en cause
00:43:32vous l'avez dit
00:43:33des dizaines
00:43:33de suppressions de trains
00:43:34depuis à 6h ce matin
00:43:36vers des grandes villes
00:43:36comme Marseille, Nice
00:43:38ou encore Montpellier
00:43:39et des retards aussi
00:43:40en direction de Lyon
00:43:42des perturbations
00:43:43qui ont causé par un acte
00:43:44de malveillance
00:43:45dans le sud de Valence
00:43:46cette nuit
00:43:47des câbles ont été incendiés
00:43:49le résultat pour les voyageurs
00:43:50ici à la gare de Lyon
00:43:51c'est le désarroi
00:43:52on a par exemple
00:43:53rencontré Marie et Zoé
00:43:54deux bretonnes
00:43:55qui devaient partir
00:43:56en vacances à Marseille
00:43:57ce matin
00:43:58qui se retrouvent donc
00:43:58à devoir réorganiser
00:44:00tout leur voyage
00:44:01écoutez
00:44:01on est en train de se dire
00:44:03si on ne peut pas aller
00:44:04à Marseille
00:44:05qu'est-ce qu'on fait
00:44:05déjà il faut annuler
00:44:06l'hôtel là-bas
00:44:07et puis
00:44:09et puis ben voilà
00:44:11autre destination
00:44:12si l'hôtel est remboursé
00:44:14est-ce qu'on va ailleurs
00:44:16qu'est-ce qu'on fait quoi
00:44:17on sait très bien
00:44:18que là
00:44:19c'est dû à du vandalisme
00:44:20donc ils ne sont pas responsables
00:44:23voilà dans le détail
00:44:24ce sont 16 câbles
00:44:25de 25 mètres de long
00:44:26qui ont été incendiés
00:44:27cette nuit
00:44:27qui doivent maintenant
00:44:28être remplacés
00:44:29des travaux qui devraient durer
00:44:31jusqu'en début de soirée
00:44:32la SNCF elle prévoit
00:44:33un retour à la normale
00:44:35demain matin
00:44:35et de son côté
00:44:36c'est la gendarmerie
00:44:37de Romand-sur-Isère
00:44:38qui s'est saisie de l'affaire
00:44:39pour l'heure
00:44:40aucune interpellation
00:44:41n'a eu lieu
00:44:42Merci Clémence Renard
00:44:43avec Chloé Berthaud
00:44:44et on entend effectivement
00:44:45cette fatigue
00:44:45ce désarroi des voyageurs
00:44:47parce que ces perturbations
00:44:48interviennent en plein
00:44:49pendant les vacances
00:44:50de la Toussaint
00:44:50et effectivement
00:44:51comme le disait Clémence
00:44:52il va falloir s'armer
00:44:53de patience
00:44:53puisque le retour à la normale
00:44:55est seulement prévu
00:44:56pour demain
00:44:57selon la SNCF
00:44:58réaction du ministre
00:44:59des Transports
00:45:00Philippe Tabarro
00:45:01qui dénonce
00:45:01je cite
00:45:02des actes de vandalisme
00:45:03inacceptables
00:45:04il poursuit
00:45:05en affirmant
00:45:06que les auteurs
00:45:06devront être identifiés
00:45:07et sévèrement sanctionnés
00:45:08On y revient évidemment
00:45:09juste après ce journal
00:45:10l'homme accusé
00:45:12d'avoir tenté
00:45:12de violer une passagère
00:45:13du RERC
00:45:15va être présenté
00:45:16à un juge dans la journée
00:45:16il risque une mise en examen
00:45:17Oui exactement
00:45:18on rappelle que cette tentative
00:45:19de viol avait eu lieu
00:45:20le 15 octobre précisément
00:45:21elle avait en partie
00:45:23été filmée
00:45:23ce week-end
00:45:24un jeune homme a été
00:45:25interpellé
00:45:26placé en garde à vue
00:45:27il s'est reconnu
00:45:28sur les images
00:45:28il a admis une altercation
00:45:30avec la victime
00:45:30mais nié toute tentative
00:45:32de viol
00:45:33il va effectivement
00:45:34être déféré
00:45:34au cours de la journée
00:45:35en vue d'une mise en examen
00:45:36Et puis on surveille
00:45:37de près la météo
00:45:38Marie avec l'ouragan
00:45:39Mélissa
00:45:40de plus en plus menaçant
00:45:41à l'approche de la Jamaïque
00:45:42Oui c'est un ouragan majeur
00:45:43un ouragan de catégorie 5
00:45:44c'est la catégorie maximale
00:45:46il devrait toucher terre
00:45:47au cours des prochaines heures
00:45:48les services météo
00:45:49prévoient des vents destructeurs
00:45:50avec des rafales
00:45:51qui pourraient dépasser
00:45:52les 300 km heure
00:45:53elle parle également
00:45:54d'inondations catastrophiques
00:45:55et on rappelle que cet ouragan
00:45:57a déjà fait 4 morts
00:45:58au cours de la semaine
00:45:593 en Haïti
00:46:001 en République Dominicaine
00:46:02Merci beaucoup Marie
00:46:03Revenons à ce qui se passe actuellement
00:46:05sur le réseau ferroviaire
00:46:08des trains supprimés
00:46:09par dizaines
00:46:10des retards
00:46:11qui se comptent en heures
00:46:12depuis ce matin
00:46:13et ça va durer
00:46:13toute la journée
00:46:14en ce début
00:46:15de deuxième semaine
00:46:16des vacances de la Toussaint
00:46:17énorme pagaille
00:46:18à cause d'un acte
00:46:19de sabotage
00:46:20intervenu cette nuit
00:46:21on va en parler
00:46:21dans quelques instants
00:46:22avec Pauline Revenas
00:46:23chef du service police
00:46:24justice de BFM TV
00:46:25d'abord retrouvons Alexis Pluyette
00:46:27au niveau de l'une des gares
00:46:29très fortement concernée
00:46:30par les conséquences
00:46:31de cet acte de malveillance
00:46:32en l'occurrence
00:46:33la gare Saint-Charles
00:46:34à Marseille Alexis
00:46:35Oui je vous confirme
00:46:38que c'est la pagaille
00:46:39il y a beaucoup
00:46:40beaucoup de gens
00:46:40qui essayent de changer
00:46:41leur billet là-bas
00:46:42il y a beaucoup de monde
00:46:43il faut s'arrêter de patience
00:46:43tous les trains reportés
00:46:45sont déjà complets
00:46:46il n'y a plus aucun train
00:46:47qui circule sur la ligne TGV
00:46:49certains trains sont déroutés
00:46:51sur les lignes classiques
00:46:52mais il faut compter
00:46:53au moins 2h30 de retard
00:46:54donc la galère
00:46:55pour les voyageurs
00:46:56notamment pour Mathilde et Sacha
00:46:57qui étaient dans le train
00:46:58pour Paris
00:46:59ce matin à 6h
00:47:00qu'est-ce qui s'est passé ?
00:47:02déjà ils avaient annoncé
00:47:04du retard
00:47:041h20 je crois
00:47:06au début
00:47:07sauf que finalement
00:47:07ils allaient prendre
00:47:08un détour
00:47:09ils ne marchaient pas non plus
00:47:10parce que
00:47:10on n'a pas tout compris
00:47:12mais les câbles
00:47:13qui avaient été volés
00:47:15etc
00:47:15et donc finalement
00:47:16on est resté bloqué
00:47:17très longtemps
00:47:19à monter
00:47:20plusieurs heures
00:47:20vers Montélimar
00:47:22et après
00:47:23ils ont dit
00:47:24qu'on rentrait à Marseille
00:47:25finalement
00:47:26donc vous avez fait
00:47:26demi-tour
00:47:27oui
00:47:28exactement
00:47:28on a fait demi-tour
00:47:30malheureusement
00:47:31vous êtes arrivé à Marseille
00:47:32à quelle heure là ici ?
00:47:34à 11h
00:47:34moins le quart
00:47:36moins le quart
00:47:38et du coup
00:47:39donc vous deviez aller
00:47:39à Paris
00:47:40pour les vacances
00:47:41qu'est-ce que
00:47:41vous allez faire
00:47:42là maintenant ?
00:47:44finalement
00:47:44on va rester à Marseille
00:47:45du coup
00:47:46on va se faire
00:47:46rembourser
00:47:47j'espère
00:47:48et voilà
00:47:49c'était pas possible
00:47:50de trouver un autre train
00:47:51pour demain ?
00:47:52c'est juste que
00:47:52nous on devait rentrer
00:47:54du coup jeudi
00:47:55sur Marseille
00:47:56et les seuls trains
00:47:57disponibles sont mercredi
00:47:58donc on aurait fait
00:47:59juste 24h
00:48:00ce qui est un peu bête
00:48:02du coup
00:48:02pour des vacances
00:48:03donc voilà
00:48:04du coup là vous êtes dépité
00:48:06là comment vous allez vivre ?
00:48:07ça va
00:48:08parce qu'on avait rien
00:48:09d'important à faire
00:48:09mais c'est un peu
00:48:10on est étudiante
00:48:12on aimerait bien
00:48:13juste passer nos vacances
00:48:14quoi
00:48:14mais c'est pas grave
00:48:15ça arrive
00:48:16merci beaucoup
00:48:17et bon courage à vous
00:48:18et donc la SNCF
00:48:19qui invite les voyageurs
00:48:20à reporter le trajet
00:48:21si c'est possible
00:48:22puisque le retour à la normale
00:48:23n'est pas prévu
00:48:24avant demain matin
00:48:25merci Alexis
00:48:26des conséquences énormes
00:48:28on en parle également
00:48:29avec vous
00:48:30Fanny Wegscheider
00:48:31point complet avec vous
00:48:32sur les perturbations
00:48:33en cours sur le réseau ferroviaire
00:48:34entre Paris et le Sud-Est
00:48:35oui
00:48:35et les plus grosses perturbations
00:48:37donc justement
00:48:37sur ce tronçon
00:48:38elles ont lieu depuis ce matin
00:48:40donc au départ de Paris
00:48:41les trains sont tout simplement
00:48:42supprimés entre Paris et Marseille
00:48:44entre Paris et Montpellier
00:48:46et Paris et Nice
00:48:47et ce jusqu'à 13h
00:48:48un dernier communiqué
00:48:49de la SNCF
00:48:50ce sera évidemment à actualiser
00:48:51le site qui indique par ailleurs
00:48:53que les perturbations
00:48:54ne concernent pas
00:48:55la liaison entre Paris et Lyon
00:48:57mais juste celles qui sont
00:48:58donc au-delà
00:48:59dans l'autre sens
00:48:59vous allez voir également
00:49:00fortes perturbations
00:49:02donc entre le Sud-Est
00:49:03et Paris
00:49:04entre le Sud-Est
00:49:05et Lyon
00:49:06entre le Sud-Est
00:49:07et Strasbourg
00:49:07avec des retards
00:49:08enregistrés jusqu'à 5h ce matin
00:49:11perturbations également
00:49:12depuis les gares du sud de la France
00:49:14oui en effet
00:49:14regardez à la gare de Lyon
00:49:16ces trains qui sont supprimés
00:49:18en direction de Marseille
00:49:20du Luxembourg
00:49:21ou encore du Havre
00:49:23autre ligne également
00:49:24où on voit des suppressions
00:49:25aujourd'hui
00:49:25c'est le TGV
00:49:26Toulouse-Lyon
00:49:28qui est supprimé
00:49:29pour le train
00:49:31en provenance de Marseille
00:49:32également
00:49:33et en direction
00:49:34de la gare de Bruxelles
00:49:35midi
00:49:36et bien il affichait
00:49:37aux alentours de 9h
00:49:38ce matin
00:49:38jusqu'à 5h de retard
00:49:41les explications
00:49:42pour la suite
00:49:43de la SNCF
00:49:44les voici
00:49:44certains trains circulent
00:49:45par un autre itinéraire
00:49:46en printemps
00:49:47donc la ligne classique
00:49:48c'est pour ça qu'il y a
00:49:49ces ralentissements
00:49:49avec une perte de temps
00:49:50estimée à plus de 2h30
00:49:51en moyenne
00:49:52vous le voyez
00:49:52la suite des déclarations
00:49:54actuellement
00:49:55cet itinéraire est bloqué
00:49:56par la présence
00:49:57d'un train en panne
00:49:58des suppressions de trains
00:49:59sont à prévoir
00:50:00la SNCF qui appelle donc
00:50:01à reporter
00:50:02dans la mesure de possible
00:50:03vos trajets
00:50:03et qui précise
00:50:04que les agents
00:50:05sont sur place
00:50:06pour estimer
00:50:06les travaux de réparation
00:50:07qui devraient durer
00:50:08jusqu'en début
00:50:09de soirée
00:50:10avant de conclure
00:50:11donc que
00:50:12ces circulations
00:50:14pourraient reprendre
00:50:16ce soir
00:50:16mais resteront perturbées
00:50:18le trafic ne devrait reprendre
00:50:19normalement
00:50:20qu'à partir de demain matin
00:50:21journée de galère
00:50:22pour des milliers
00:50:23de voyageurs
00:50:25de clients de la SNCF
00:50:26merci Fanny
00:50:27Pauline Revenat
00:50:28bonjour
00:50:28chez le service police-justice
00:50:29de BFM TV
00:50:30à l'origine de ces perturbations
00:50:31un acte de vandalisme
00:50:32intervenu cette nuit
00:50:34oui puisque la gendarmerie
00:50:35a été avisée
00:50:35vers 4h30 la nuit dernière
00:50:37de la coupure
00:50:38de la circulation
00:50:39dans les deux sens
00:50:40sur la ligne
00:50:40Valence-Marseille
00:50:42on l'a vu
00:50:42pourquoi ?
00:50:43parce qu'il y a eu
00:50:44des dégradations
00:50:45volontaires par incendie
00:50:46de câbles de signalisation
00:50:47la gendarmerie
00:50:49s'est rendue sur place
00:50:50tout de suite
00:50:50c'est la brigade
00:50:51de Romain-sur-Isère
00:50:52qui est en charge
00:50:52de l'enquête
00:50:53et à 7h
00:50:54nous indique la gendarmerie
00:50:55il n'y a aucun auteur
00:50:57je le mets au singulier
00:50:58ou au pluriel
00:50:59qui n'ont été identifiés
00:51:00ils sont sans doute
00:51:01en train de vérifier
00:51:02les vidéosurveillances
00:51:03essayer de voir
00:51:03s'ils peuvent identifier
00:51:04le ou les auteurs
00:51:06et à 7h
00:51:06il n'y a toujours
00:51:07pas d'interpellation
00:51:08Enquête en cours
00:51:08Arnaud Aimé
00:51:09vous êtes spécialiste
00:51:10transport expert
00:51:11au sein du cabinet
00:51:12SIA Partners
00:51:12tout à l'heure
00:51:13j'y pensais
00:51:14je me disais
00:51:14mais si on ne peut pas
00:51:15prendre un TGV
00:51:16ce matin
00:51:17de la SNCF
00:51:18empruntons-nous
00:51:20la concurrence ?
00:51:21Non
00:51:22Vous pouvez essayer
00:51:23mais ça
00:51:24c'est la réponse
00:51:25mais voilà
00:51:25j'ai eu le suspense
00:51:26ça ne marche pas non plus
00:51:27pour la concurrence
00:51:28parce que le problème
00:51:30ce n'est pas
00:51:30le transporteur SNCF
00:51:32ce qui a été
00:51:33saboté
00:51:34vandalisé
00:51:34c'est l'infrastructure
00:51:35ferroviaire
00:51:36qui appartient d'ailleurs
00:51:37à l'État
00:51:38et qu'empruntent
00:51:39tous les transporteurs
00:51:40donc non seulement
00:51:40SNCF Voyageurs
00:51:42la SNCF
00:51:43comme on dit
00:51:43mais aussi
00:51:45les transporteurs concurrents
00:51:46je pense par exemple
00:51:47à un train Italia
00:51:48qui aujourd'hui
00:51:49exploite
00:51:50une ligne
00:51:51entre Paris
00:51:51et Marseille
00:51:52et donc qui utilise
00:51:52la même infrastructure
00:51:54la même ligne
00:51:54à grande vitesse
00:51:55et bien
00:51:56les trains de train Italia
00:51:57seront empêchés
00:51:58de circuler
00:51:58de la même manière
00:52:00que les trains
00:52:00de la SNCF
00:52:01donc les alternatives
00:52:02qui se présentent
00:52:03pour les voyageurs
00:52:04elles sont quand même
00:52:04assez limitées
00:52:06il y a une probabilité
00:52:07non nulle
00:52:08que le train prévu
00:52:09pour le voyageur
00:52:09soit quand même maintenu
00:52:11aujourd'hui
00:52:11mais avec des retards
00:52:12conséquents
00:52:13parce que ça emprunte
00:52:14la ligne classique
00:52:15en contournant
00:52:16la ligne à grande vitesse
00:52:17qui est concernée
00:52:18par le vandalisme
00:52:19par le sabotage
00:52:20mais il y a aussi
00:52:21un certain nombre
00:52:22de trains
00:52:22qui doivent être supprimés
00:52:23pourquoi ?
00:52:24parce que quand
00:52:24les trains utilisent
00:52:26la ligne classique
00:52:27et bien
00:52:27il y a plus de
00:52:28les trains
00:52:29les trajets durent
00:52:30plus longtemps
00:52:30donc c'est pénalisant
00:52:31certes
00:52:32pour les voyageurs
00:52:32mais c'est pénalisant
00:52:33aussi pour la RAM TGV
00:52:34qui est immobilisée
00:52:35plus longtemps
00:52:36et pendant ce temps-là
00:52:37elle ne peut pas opérer
00:52:37un autre train
00:52:38si elle met du temps
00:52:39pour faire Marseille-Paris
00:52:40et bien
00:52:41elle n'a plus le temps
00:52:42pour faire le Paris-Marseille
00:52:44dans l'autre sens
00:52:44donc il y a forcément
00:52:45des trains
00:52:46qui sont supprimés également
00:52:47le mieux c'est de faire
00:52:48de la méditation
00:52:50qui prend son mal en patience
00:52:51ou bien le covoiturage
00:52:54effectivement
00:52:54l'autocarne
00:52:55une option possible
00:52:57mais beaucoup plus longue
00:52:59moins confortable
00:53:00évidemment
00:53:01merci Arnaud
00:53:02merci Pauline
00:53:03évidemment on vous tient au courant
00:53:04tout au long de la journée
00:53:05vous qui nous regardez
00:53:05si en particulier
00:53:06vous êtes concerné
00:53:07des conséquences
00:53:08de cet acte de sabotage
00:53:09ces perturbations
00:53:10qui suppriment
00:53:11des dizaines de trains
00:53:13et causent des retards
00:53:14de plusieurs heures
00:53:15entre Paris
00:53:16et le Sud-Est
00:53:17c'est l'heure du match
00:53:18le match de BFM Direct
00:53:20comme chaque jour
00:53:21entre 10h et midi
00:53:23j'accueille
00:53:24nos deux invités
00:53:25nos deux débatteurs
00:53:26Xavier Iacovelli
00:53:26bonjour
00:53:27vice-président
00:53:28du Sénat
00:53:29sénateur démocrate
00:53:30et progressiste
00:53:30des Hauts-de-Seine
00:53:31et Léon Defontaine
00:53:32bonjour
00:53:33et bienvenue
00:53:33vous êtes porte-parole
00:53:34du Parti communiste français
00:53:36vous aurez la parole
00:53:36dans quelques instants
00:53:38parce que
00:53:38au moment où l'on se parle
00:53:40débute l'examen
00:53:40du budget de la sécurité sociale
00:53:42ça se passe donc
00:53:42en ce moment
00:53:43à l'Assemblée
00:53:43et vous êtes sur place
00:53:45Edgar Bequet
00:53:45bonjour Edgar
00:53:46ça promet d'être explosif
00:53:48oui c'est un petit peu
00:53:50le multiplex
00:53:51aujourd'hui à l'Assemblée nationale
00:53:52puisque vous avez
00:53:53d'un côté
00:53:54l'examen
00:53:55de la partie
00:53:55recette du projet
00:53:57de loi de finances
00:53:57dans l'hémicycle
00:53:58et de l'autre côté
00:53:59vous avez l'examen
00:54:01du projet de loi
00:54:02de financement
00:54:03de la sécurité sociale
00:54:04en commission
00:54:05évidemment
00:54:06les députés
00:54:07vont aborder
00:54:07la suspension
00:54:08de la réforme
00:54:09des retraites
00:54:09mais pas que
00:54:10d'autres mesures
00:54:11vont aussi
00:54:12être débattues
00:54:13par les députés
00:54:13comme le gel
00:54:14des prestations
00:54:15sociales
00:54:16la taxation
00:54:17des complémentaires
00:54:18santé
00:54:19ou encore
00:54:19le doublement
00:54:20des franchises
00:54:21médicales
00:54:21ça c'est pour
00:54:22le projet
00:54:23de loi de financement
00:54:23de la sécurité sociale
00:54:24et je vous le disais
00:54:25les députés
00:54:26débattent en ce moment
00:54:27de la partie
00:54:28recette du budget
00:54:29initialement
00:54:30c'est la taxe Zuckman
00:54:31qui devait être abordée
00:54:33aujourd'hui
00:54:33dans l'hémicycle
00:54:34mais le gouvernement
00:54:35a changé l'ordre
00:54:36d'examen
00:54:37des articles
00:54:38la taxe Zuckman
00:54:39sera donc abordée
00:54:40un petit peu plus tard
00:54:41dans la semaine
00:54:42demain
00:54:42ou mercredi
00:54:43aujourd'hui
00:54:44les députés
00:54:45vont aborder
00:54:46la fiscalité
00:54:47des entreprises
00:54:47merci Edgar
00:54:49en direct de l'Assemblée Nationale
00:54:50pour BFM TV
00:54:52Xavier Iacovelli
00:54:53Léon Desfontaines
00:54:53c'est le début de ce débat
00:54:54avec un chiffre
00:54:557
00:54:567 milliards
00:54:57en moins
00:54:58pour la santé
00:54:59c'est la copie
00:55:00du gouvernement
00:55:01qui va être débattue
00:55:03et les débats
00:55:04vont être
00:55:04très serrés
00:55:05si je puis dire
00:55:06à l'Assemblée Nationale
00:55:087 milliards
00:55:09en moins
00:55:09pour la santé
00:55:11donc ça peut
00:55:13représenter
00:55:14une potion amère
00:55:15pour les malades
00:55:16on ne peut pas faire autrement
00:55:18Xavier Iacovelli
00:55:19alors c'est 7 milliards
00:55:20sur l'ensemble
00:55:22du projet de loi de finances
00:55:22de la sécurité sociale
00:55:23qui ne regroupe pas
00:55:24que la santé
00:55:24d'accord
00:55:25il y a l'ensemble
00:55:26des projets
00:55:27ça va du travail
00:55:28mais si ça passe
00:55:29ce sont des conséquences
00:55:30très directes
00:55:30pour le quotidien des malades
00:55:31c'est bien de dire les choses
00:55:32c'est à dire que
00:55:33sur le projet de loi de finances
00:55:34de la sécurité sociale
00:55:35c'est plus 6 milliards
00:55:35sur la partie santé
00:55:36effectivement
00:55:37il y a 7 milliards
00:55:38en moins
00:55:38sur les dépenses
00:55:39de la sécurité sociale
00:55:40mais sur la partie santé
00:55:41c'est 7 milliards
00:55:426 milliards
00:55:42en plus
00:55:43mais c'est nécessaire
00:55:44ces économies
00:55:46dans la santé
00:55:46je viens de vous parler
00:55:47de 6 milliards
00:55:48en plus
00:55:48donc c'est pas un moins
00:55:50donc en l'occurrence
00:55:51il y a une augmentation
00:55:52structurelle
00:55:53de la santé
00:55:54qui fait des dépenses
00:55:55de santé
00:55:55qui font qu'effectivement
00:55:56sans même
00:55:57aucune réforme
00:55:58nous avons plus 6 milliards
00:56:00de dépenses supplémentaires
00:56:01de prévision
00:56:02pour l'année
00:56:032026
00:56:04Léon de Fontaine
00:56:05comment vous qualifiez-vous
00:56:07la copie du gouvernement
00:56:07
00:56:08c'est 7 milliards
00:56:08en moins
00:56:08pour la santé
00:56:09ah bah c'est catastrophique
00:56:10c'est catastrophique
00:56:11pour toute la sécurité sociale
00:56:14mais ça concerne
00:56:16la santé des français
00:56:17c'est pas que la santé
00:56:18la sécurité sociale
00:56:20ce n'est pas que la santé
00:56:21donc ce n'est pas que la santé
00:56:23je peux refaire la liste
00:56:24des conséquences
00:56:24si ça passe
00:56:25ça concerne la santé des français
00:56:26en fait ce qui est rarement
00:56:26c'est que la santé en fait partie
00:56:27et notamment aujourd'hui
00:56:28finalement on nous dessine
00:56:31un tableau
00:56:31qui paraît très trouble
00:56:32à l'association etc
00:56:33finalement les choses sont extrêmement claires
00:56:35il y a d'un côté
00:56:36le camp présidentiel
00:56:37le bloc central
00:56:38comme on l'a rebaptisé
00:56:39qui propose
00:56:40de faire des économies
00:56:41notamment sur la santé
00:56:43sur la fonction publique
00:56:44et sur les travailleurs
00:56:46et de l'autre
00:56:46il y a nous
00:56:47qui proposons au contraire
00:56:48d'aller chercher
00:56:49chez les grosses fortunes
00:56:50chez le capital
00:56:51là où il y a
00:56:52une main d'argent colossale
00:56:54aujourd'hui
00:56:54qui est distribuée aux entreprises
00:56:55on parle du budget
00:56:56de la sécurité sociale
00:56:57aujourd'hui
00:56:58il y a
00:56:59211 milliards d'euros
00:57:00d'aides publiques
00:57:00parmi ces aides publiques
00:57:01aux entreprises
00:57:02il y a une grande partie
00:57:03c'est des exonérations
00:57:04de cotisations sociales
00:57:05on nous parle souvent
00:57:06matin, midi et soir
00:57:07du trou de la sécurité sociale
00:57:08s'il y a un trou
00:57:09dans la sécurité sociale
00:57:10c'est précisément
00:57:11parce qu'aujourd'hui
00:57:11il y a des entreprises
00:57:12qui bénéficient
00:57:13d'exonérations
00:57:14de cotisations sociales
00:57:15qui ne devraient pas
00:57:16en bénéficier
00:57:16je suis désolé
00:57:17les entreprises du CAC 40
00:57:19par exemple
00:57:20et dont certaines
00:57:21suppriment des emplois
00:57:22aujourd'hui sur le territoire national
00:57:23bénéficient
00:57:24d'exonérations
00:57:25de cotisations sociales
00:57:26comment se fait-il
00:57:27aujourd'hui
00:57:27que des entreprises
00:57:28qui engendrent des bénéfices
00:57:30qui déversent de l'argent
00:57:31à des actionnaires
00:57:32et qui licencient
00:57:33en France
00:57:34peuvent exonérer
00:57:35davantage de cotisations sociales
00:57:37vous voulez rembourser
00:57:38le trou de la sécu
00:57:39c'est simple
00:57:39remettez en cause
00:57:40les exonérations
00:57:40de cotisations sociales
00:57:41pour les entreprises
00:57:42qui n'ont pas besoin
00:57:43sur les mesures
00:57:44qui cibleraient les malades
00:57:45je peux lister
00:57:47notamment la nouvelle
00:57:47hausse des franchises
00:57:48le moindre remboursement
00:57:49chez le dentiste
00:57:50la limitation de la durée
00:57:50d'un premier arrêt maladie
00:57:52une taxation supplémentaire
00:57:53des complémentaires santé
00:57:54ça va rejaillir
00:57:55sur les assurés
00:57:57des cotisations patronales
00:57:58sur les tickets restants
00:57:59et oeuvres du CSE
00:57:59une surcotisation
00:58:01pour les déplacements
00:58:02des placements d'honoraires
00:58:03des médecins
00:58:04on ne peut pas trouver
00:58:04l'argent ailleurs
00:58:05c'était ma question
00:58:06et ça rejoint
00:58:08ce que dit
00:58:09vous avez parlé
00:58:10d'ailleurs des tickets restaurants
00:58:11ce qui prouve
00:58:12que ça ne touche pas
00:58:12que la santé
00:58:13c'est bien d'être
00:58:15dans le détail
00:58:17donc en l'occurrence
00:58:18effectivement
00:58:19sur la question
00:58:19des franchises médicales
00:58:20par exemple
00:58:20demander 2 euros
00:58:21par boîte de médicaments
00:58:24par exemple
00:58:24c'est ce qui est proposé
00:58:25dans le projet de loi
00:58:26de la sécurité sociale
00:58:28mais là-dedans
00:58:29on exclut 18 millions de personnes
00:58:30c'est-à-dire
00:58:31toutes les personnes
00:58:32en maladie longue durée
00:58:33tous les mineurs
00:58:34et toutes les personnes
00:58:35enfin toutes les femmes
00:58:36enceintes
00:58:37donc on voit bien aujourd'hui
00:58:38que les personnes cibles
00:58:39les personnes qui ont le plus besoin
00:58:40effectivement sont exclues
00:58:41de cette augmentation
00:58:42des franchises
00:58:43maintenant
00:58:44que ce soit vous
00:58:45que ce soit moi
00:58:46que ce soit monsieur
00:58:46aujourd'hui
00:58:47on a peut-être les moyens
00:58:48de payer 2 euros
00:58:49effectivement
00:58:49notre boîte de médicaments
00:58:51quand on sait que les médicaments
00:58:52aujourd'hui
00:58:53on ne paye quasiment rien
00:58:54quand on va en pharmacie
00:58:56pardonnez-moi
00:58:56mais la santé
00:58:57ce n'est pas gratuit
00:58:58si ce n'est pas le patient
00:58:59qui paye
00:58:59c'est le contribuable
00:59:00qui paye
00:59:00et donc on a besoin aussi
00:59:01parfois
00:59:02de prendre en charge
00:59:03quand on a les moyens
00:59:04on doit avoir les moyens
00:59:05de pouvoir payer
00:59:06une partie de son médicament
00:59:08je suis désolé
00:59:08mais c'est aussi
00:59:09un principe de réalité
00:59:10le sous-texte
00:59:11j'ai l'impression
00:59:12Xavier Iacovili
00:59:12à travers ce que vous dites
00:59:13c'est quoi ?
00:59:14c'est attention à la démagogie
00:59:15le haut de nos centaines
00:59:16on ne peut pas mentir aux français
00:59:17sur ce qu'il faut faire
00:59:18pour sauver le système
00:59:20il faut être le plus lisible possible
00:59:22encore une fois
00:59:23j'ai posé un débat
00:59:24la question de l'exonération
00:59:25des cotisations sociales
00:59:26répondez à Xavier Iacovili
00:59:27sur 2 euros de plus
00:59:30sur une boîte de médicaments
00:59:31je suis désolé
00:59:32je ne sais pas dans quel monde
00:59:33vit M. Iacovili
00:59:34dans quel monde social
00:59:35et qui l'entoure
00:59:36la réalité c'est qu'aujourd'hui
00:59:37le pouvoir d'achat des français
00:59:38est en berne
00:59:39il diminue
00:59:39et ce que vous leur proposez
00:59:40c'est de dépenser davantage
00:59:42pour les médicaments
00:59:43c'est de remettre en cause
00:59:44les arrêts maladie
00:59:45en tout cas
00:59:46les indemnités versées
00:59:47pour les arrêts maladie
00:59:47c'est geler les pensions
00:59:50geler les pensions
00:59:51et les aides aujourd'hui
00:59:52notamment les APL
00:59:54qui sont indispensables
00:59:55notamment je pense
00:59:55à nos jeunes
00:59:56et nos étudiants
00:59:57qui depuis la crise Covid
00:59:58font la queue
00:59:59par centaines
00:59:59voire par milliers
01:00:00tous les jours
01:00:00devant les organismes
01:00:02de distribution alimentaire
01:00:03ce que vous proposez
01:00:03c'est de continuer
01:00:04de faire la poche
01:00:05aux français qui travaillent
01:00:06c'est ça la réalité
01:00:07M. Iacovili
01:00:08et nous ce que nous proposons
01:00:09au contraire
01:00:09c'est d'aller chercher l'argent
01:00:11là où elle existe
01:00:12encore une fois
01:00:12comment se fait-il
01:00:13que des entreprises
01:00:14du CAC 40
01:00:15qui touchent des aides publiques
01:00:16des exégénérations
01:00:17de l'exécutif
01:00:18moi je vais vous dire
01:00:18M. le porteur
01:00:19et pas tous en même temps
01:00:20mais allons vers cela
01:00:21les entreprises
01:00:22et les grosses entreprises
01:00:23la condition
01:00:25des exégénérations
01:00:27et des aides
01:00:27aux entreprises
01:00:28alors qu'ils versent
01:00:29des dividendes
01:00:30moi j'ai pas de problème
01:00:30avec ça
01:00:31vous permettez
01:00:33c'est pas encore
01:00:33passé au Sénat
01:00:34attendez que ça vienne
01:00:36au Sénat
01:00:36peut-être que nous
01:00:37nous porterons
01:00:37un certain nombre
01:00:38de projets
01:00:38notamment sur la question
01:00:39de la sécurité sociale
01:00:40sur la question
01:00:40des taxations
01:00:41des entreprises
01:00:42de l'agroalimentaire
01:00:43qui aujourd'hui
01:00:43empoisonnent une partie
01:00:44des français
01:00:45par du sucre
01:00:47ajoutée un peu partout
01:00:49qui coûte 125 milliards
01:00:50aujourd'hui
01:00:50à la sécurité sociale
01:00:51donc oui
01:00:52moi je préfère parler
01:00:53de choses concrètes
01:00:54plutôt que des grands
01:00:55anathèmes
01:00:56je suis désolé
01:00:56la question des franchises
01:00:57médicales
01:00:58quand on a
01:01:00à vous parler
01:01:00des exemples
01:01:01des chefs d'entreprise
01:01:02du 440
01:01:02je pense que les chefs
01:01:03d'entreprise du 440
01:01:04ils peuvent se permettre
01:01:04de payer 2 euros
01:01:05par boîte de médicaments
01:01:07par contre effectivement
01:01:08celui qui est en maladie
01:01:08longue durée
01:01:09qui ne peut pas
01:01:10effectivement prendre en charge
01:01:11l'ensemble de ses traitements
01:01:12oui effectivement lui
01:01:13il sera exonéré
01:01:14et c'est dans la copie
01:01:15du gouvernement
01:01:15c'est même pas des amendements
01:01:16c'est dans la copie du gouvernement
01:01:17donc c'est bien de dire aussi
01:01:19à peu près les mêmes choses
01:01:20après vous parlez du travail
01:01:22moi il n'y a pas de problème
01:01:23aujourd'hui les aides
01:01:24aux entreprises
01:01:24ça permet aussi
01:01:25de créer de l'emploi
01:01:26ou en tout cas
01:01:27de les maintenir
01:01:27toutes les aides aux entreprises
01:01:29qui ont été décidées
01:01:29mais moi ce n'est pas
01:01:32Yacobéli
01:01:32c'est Yacovelli
01:01:33désolé
01:01:33mais il n'y a pas de soucis
01:01:34c'est notre parti politique
01:01:36il n'y a pas de soucis
01:01:38moi sur la question
01:01:38des aides aux entreprises
01:01:39encore une fois
01:01:40elles ne sont pas conditionnées
01:01:41mais conditionnons
01:01:42un certain nombre
01:01:42d'aides
01:01:44effectivement
01:01:44au maintien des emplois
01:01:46au fait
01:01:46du respect du RSE
01:01:49du fait effectivement
01:01:50de la non-distribution
01:01:51dans les dividendes
01:01:52mais si on conditionne
01:01:53que sur la question
01:01:54de la non-distribution
01:01:55aux dividendes
01:01:55nous n'aurons plus
01:01:56d'investisseurs
01:01:56et s'il n'y a plus
01:01:57d'investisseurs
01:01:58il n'y a plus d'entreprises
01:01:58s'il n'y a plus d'entreprises
01:01:59il n'y a plus d'emplois
01:02:00c'est ça la réalité
01:02:01vous ne pouvez pas
01:02:02vous êtes favorable
01:02:03à la conditionnalité
01:02:04des aides publiques
01:02:05vous ne pouvez pas
01:02:06moi je n'ai pas de problème
01:02:07avec ça
01:02:07après ça dépend des conditions
01:02:09mais on ne peut pas
01:02:10être à la fois
01:02:11vous ne pouvez pas
01:02:12à la fois dire
01:02:14que vous êtes favorable
01:02:15aux travailleurs
01:02:16et ne pas être favorable
01:02:17au travail
01:02:18et donc tout va
01:02:19en même temps
01:02:20et le travail
01:02:21c'est aussi les entreprises
01:02:21qui les créent
01:02:22et donc c'est aussi pour ça
01:02:23qu'on soutient les entreprises
01:02:24pour la création d'emplois
01:02:25merci monsieur
01:02:26d'avoir accepté ce débat
01:02:27dans BFM Direct
01:02:28le débat qui se joue
01:02:30à l'Assemblée
01:02:31aujourd'hui
01:02:31et ce n'est pas terminé
01:02:32semaine absolument décisive
01:02:33avec toujours la menace
01:02:34d'une dissolution
01:02:34qui est brandie en particulier
01:02:36par la gauche
01:02:38sur fond de taxe Zuckman
01:02:40ou Zuckman Alléger
01:02:40on y reviendra évidemment
01:02:41avec notre prochain invité
01:02:43dans la dernière demi-heure
01:02:44de BFM Direct
01:02:45dans quelques instants
01:02:45on refait un point très complet
01:02:46sur les conséquences
01:02:47de l'acte de sabotage
01:02:48intervenu cette nuit
01:02:49aux alentours de Valence
01:02:51des perturbations
01:02:52sur le réseau SNCF
01:02:53entre Paris et le Sud-Est
01:02:54des trains annulés
01:02:55par dizaines
01:02:56des retards
01:02:56qui se comptent en heure
01:02:57à tout de suite
01:02:5811h30
01:03:02on fait un nouveau point
01:03:03sur l'ampleur
01:03:04des perturbations
01:03:05sur le réseau SNCF
01:03:07sur le réseau ferroviaire
01:03:08plus exactement
01:03:09après cet acte de sabotage
01:03:10cette nuit
01:03:11perturbations
01:03:12c'est-à-dire
01:03:12des dizaines de trains supprimés
01:03:13depuis tôt ce matin
01:03:14et toute la journée
01:03:15des retards
01:03:16qui se comptent en heure
01:03:17entre Paris et le Sud-Est
01:03:18et ça vaut
01:03:19pour les deux sens
01:03:20de circulation
01:03:21Clémence Renard
01:03:22vous êtes à Paris
01:03:23Gare de Lyon
01:03:23aussi la pagaille
01:03:24c'est très très compliqué
01:03:27effectivement
01:03:28et cette pagaille
01:03:28elle s'illustre très bien
01:03:29de l'autre côté de la gare
01:03:30on y était il y a quelques minutes
01:03:31avec Chloé Berthaud
01:03:32il y avait une foule
01:03:33de voyageurs assez importante
01:03:35entourant des agents SNCF
01:03:36qui tentaient
01:03:36un temps bien de mal
01:03:37de leur trouver
01:03:38des solutions alternatives
01:03:39en cause vous l'avez dit
01:03:40des dizaines de suppressions
01:03:41depuis 6h ce matin
01:03:43des suppressions de trains
01:03:44en direction de Montpellier
01:03:45de Nice
01:03:45ou encore de Marseille
01:03:46et des retards
01:03:47en direction de Lyon
01:03:49en cause donc
01:03:50un acte de malveillance
01:03:50survenu cette nuit
01:03:51au sud de Valence
01:03:52des câbles ont été incendiés
01:03:54et résultat
01:03:55ici à Gare de Lyon
01:03:56pour les voyageurs
01:03:57c'est le désarroi
01:03:57on discutait par exemple
01:03:58tout à l'heure
01:03:59avec Philippe
01:03:59qui était en vacances
01:04:00depuis plusieurs jours
01:04:00à Paris
01:04:01et qui voulait rentrer chez lui
01:04:02il devait rentrer chez lui
01:04:03en train à Marseille
01:04:05ce matin
01:04:05et finalement
01:04:06c'est l'avion
01:04:06qui sera sa solution
01:04:07de repli
01:04:09avec quand même des rendez-vous demain
01:04:10et qu'il faut que j'annule tout
01:04:12voilà
01:04:12donc je vais essayer
01:04:13de trouver notre plan
01:04:14donc je vais partir sur Roli
01:04:15pour voir si je peux prendre un vol
01:04:17en espérant que ça puisse
01:04:19qu'ils vont me rembourser
01:04:20mon bit train bien sûr
01:04:21ça rajoutera encore
01:04:23un peu de sauce
01:04:23sur les budgets vacances
01:04:26voilà dans le détail
01:04:30ce sont donc 16 câbles
01:04:32de 25 mètres de long
01:04:33qui ont été incendiés
01:04:34et qui doivent maintenant
01:04:35être remplacés
01:04:36des travaux qui devraient durer
01:04:37jusqu'en début de soirée
01:04:39et la SNCF
01:04:39elle prévoit
01:04:41un retour
01:04:41à la normale du trafic
01:04:42demain matin
01:04:43merci Clémence
01:04:44Fanny Wegscheider
01:04:45l'ampleur des perturbations
01:04:47on voit ça en détail
01:04:48avec vous
01:04:48qu'est-ce qui se passe
01:04:50au moment où l'on se parle
01:04:51les plus grosses perturbations
01:04:52elles ont lieu
01:04:53entre Paris et le Sud-Est
01:04:54regardez tout d'abord
01:04:55ces TGV
01:04:56qui sont supprimés
01:04:57donc depuis la capitale
01:04:58et en direction de Marseille
01:05:00depuis Paris
01:05:00et en direction de Montpellier
01:05:02et entre Paris
01:05:03et Nice
01:05:04et ce au moins jusqu'à 13h
01:05:05la SNCF
01:05:06qui signale par ailleurs
01:05:07que ces perturbations
01:05:09ne concernent pas
01:05:10en revanche
01:05:10la portion entre Paris
01:05:12et Lyon
01:05:13dans l'autre sens également
01:05:14vous allez le voir
01:05:15il y a des perturbations
01:05:16depuis le Sud-Est
01:05:18et en direction de Paris
01:05:19de Lyon
01:05:20ou encore de Strasbourg
01:05:21avec cette fois-ci
01:05:21des retards
01:05:22qui sont enregistrés
01:05:23et des retards
01:05:24qui peuvent aller
01:05:24jusqu'à 5h
01:05:25de délai pour le moment
01:05:27perturbations également
01:05:28depuis les gares du Sud
01:05:29de la France
01:05:30regardons depuis Lyon
01:05:31par Dieu
01:05:32notamment ces suppressions
01:05:34de trains
01:05:34en direction de Marseille
01:05:36de Luxembourg
01:05:37ou encore du Havre
01:05:38même situation également
01:05:40entre Toulouse
01:05:41et Lyon
01:05:42avec la suppression
01:05:42de cette ligne
01:05:44de TGV
01:05:45c'est compliqué
01:05:46également
01:05:47vous allez le voir
01:05:47sur cet autre axe
01:05:49entre donc
01:05:50au départ de Marseille
01:05:51et en direction
01:05:52de la gare de Bruxelles-Midi
01:05:53en Belgique
01:05:54donc avec 5h de retard
01:05:55qui ont été enregistrés
01:05:57ce matin
01:05:58aux alentours
01:05:58de 9h30
01:05:59les explications
01:06:00de toutes ces perturbations
01:06:01les voici
01:06:02certains trains circulent
01:06:03par un autre itinéraire
01:06:05en printemps
01:06:05la ligne classique
01:06:06avec une perte de temps
01:06:07estimée à plus de 2h30 environ
01:06:09en moyenne
01:06:10la SNCF
01:06:11qui communique également
01:06:12sur cet itinéraire
01:06:13qui est bloqué
01:06:14par la présence
01:06:14d'un train en panne
01:06:15et donc des suppressions
01:06:16de trains à prévoir
01:06:18comme vous le voyez
01:06:19la SNCF
01:06:19qui invite donc
01:06:20les voyageurs
01:06:21à décaler leur départ
01:06:23nos agents sur place
01:06:24estiment que les travaux
01:06:25de réparation
01:06:25vont durer
01:06:26jusqu'en début de soirée
01:06:27raison pour laquelle
01:06:28donc la SNCF poursuit
01:06:30les circulations
01:06:30pourraient reprendre ce soir
01:06:32mais resteront perturbées
01:06:34le trafic devrait reprendre
01:06:35normalement
01:06:36demain matin
01:06:37selon la compagnie
01:06:38Merci Fanny Réaction
01:06:39du ministre des Transports
01:06:40Philippe Tabarro
01:06:41sur X
01:06:41qui indique d'abord
01:06:43ce qui s'est passé cette nuit
01:06:44à savoir que des câbles ferroviaires
01:06:45ont été volontairement
01:06:47écrit le ministre
01:06:47incendiés
01:06:48au sud
01:06:49de Valence TGV
01:06:50ces actes de vandalisme inacceptables
01:06:52perturbent fortement le trafic
01:06:53et pour cause
01:06:53plusieurs dizaines
01:06:54de TGV
01:06:55sont impactés
01:06:57ça veut dire
01:06:57des trajets supprimés
01:06:58à minima
01:06:59des heures
01:07:00et des heures
01:07:01de retard
01:07:01je pense
01:07:02écrit le ministre
01:07:02aux voyageurs touchés
01:07:03par ces retards importants
01:07:04cette période de vacances scolaires
01:07:05c'est le début
01:07:06de la deuxième semaine
01:07:07des vacances de la Toussaint
01:07:08les équipes
01:07:08de SNCF Réseau
01:07:09sont pleinement mobilisées
01:07:10pour rétablir la circulation
01:07:11au plus vite
01:07:12les gendarmes sont sur place
01:07:13les auteurs
01:07:14de ces sabotages
01:07:15devront être
01:07:15identifiés
01:07:17et sévèrement
01:07:18sanctionnés
01:07:19fin de citation
01:07:20pour ce qui est de l'enquête
01:07:21c'est la gendarmerie
01:07:21qui gère
01:07:22et qui annonce
01:07:22auprès de BFM TV
01:07:24notamment
01:07:25qu'il s'agit bien
01:07:26de dégradation
01:07:26volontaire
01:07:27par incendie
01:07:28de câbles de signalisation
01:07:29cette nuit
01:07:30sur une commune
01:07:31près de Valence
01:07:32ça s'est passé
01:07:33aux alentours
01:07:33de 4h30
01:07:35en plein milieu
01:07:36de la nuit
01:07:37la politique
01:07:39à présent
01:07:40le Louvre
01:07:41d'abord
01:07:42me dit-on
01:07:42dans l'oreillette
01:07:43c'est du direct
01:07:44sur BFM TV
01:07:45on va parler évidemment
01:07:46de cette semaine déterminante
01:07:47sur le plan politique
01:07:48l'impression qu'on dit tout le temps ça
01:07:49mais en même temps
01:07:49les semaines importantes
01:07:52se suivent
01:07:52et se ressemblent
01:07:53en politique
01:07:55et on pourrait bien
01:07:56aboutir à une nouvelle dissolution
01:07:57en tout cas
01:07:57c'est la menace
01:07:58qui est brandie
01:07:59par la gauche
01:08:00ces deux derniers jours
01:08:02d'abord l'enquête
01:08:03sur le casse au Louvre
01:08:05il y a de cela
01:08:058 jours
01:08:06Hugo Smag
01:08:07la garde à vue
01:08:08de deux des suspects
01:08:10se poursuit
01:08:11et elle est loin
01:08:12d'être terminée
01:08:12n'est-ce pas ?
01:08:15Elle est loin
01:08:16d'être terminée
01:08:17elle a commencé
01:08:17il y a 36h
01:08:18suite aux interpellations
01:08:19des deux suspects
01:08:20qui ont été interpellés
01:08:22donc samedi soir
01:08:23vers 20h
01:08:23l'un d'entre eux
01:08:24a été interpellé
01:08:25à l'aéroport Roissy
01:08:26Charles de Gaulle
01:08:26alors qu'il s'apprêtait
01:08:27à partir
01:08:28à quitter le territoire français
01:08:30pour rejoindre l'Algérie
01:08:31le second lui
01:08:32a été interpellé
01:08:33à Aubervilliers
01:08:34alors ce que l'on sait
01:08:35c'est que la police
01:08:36suivait ces deux suspects
01:08:37déjà depuis plusieurs jours
01:08:39on sait également
01:08:39que la police technique
01:08:41et scientifique
01:08:41a permis
01:08:42d'identifier
01:08:43ces deux suspects
01:08:44grâce au prélèvement ADN
01:08:45qui avait été fait
01:08:46sur place
01:08:46lors du cambriolage
01:08:48et sur les objets
01:08:49qui avaient été laissés
01:08:50à l'époque
01:08:51par les malfaiteurs
01:08:52cette garde à vue
01:08:53je vous l'ai dit
01:08:53elle a commencé
01:08:54il y a 36h
01:08:54samedi vers 20h
01:08:55et puis elle doit durer
01:08:56jusqu'à 96h
01:08:58donc jusqu'à mercredi soir
01:08:594 jours
01:09:00pour les enquêteurs
01:09:01pour auditionner
01:09:02ces deux suspects
01:09:03avec comme objectif
01:09:05d'abord
01:09:05d'obtenir des renseignements
01:09:07des pistes
01:09:08voire des aveux
01:09:08sur la localisation
01:09:09des bijoux
01:09:10qui ont été dérobés
01:09:11ensuite
01:09:12deuxième piste
01:09:13évoquée par les enquêteurs
01:09:15ça va être aussi
01:09:15de comprendre
01:09:16qui sont les autres suspects
01:09:18parce qu'on parle ici
01:09:19de deux suspects interpellés
01:09:21mais ils sont au moins 4
01:09:22à être recherchés
01:09:23depuis le dimanche 19 octobre
01:09:26en tout cas ici
01:09:27à la brigade de répression
01:09:29du banditisme
01:09:29et bien il y a une centaine
01:09:30d'enquêteurs
01:09:31qui continuent
01:09:32à travailler
01:09:32sur ce dossier
01:09:33Merci Hugo
01:09:34Boris Karlamov
01:09:36parmi les questions
01:09:37importantes
01:09:38de premier ordre
01:09:39que les enquêteurs
01:09:40ont à poser
01:09:41sont en train de poser
01:09:42aux deux suspects
01:09:43à l'un des deux
01:09:44en l'occurrence
01:09:45celui qui a été interpellé
01:09:46alors qu'il était
01:09:47à deux doigts
01:09:48de s'envoler
01:09:48vers l'Algérie
01:09:49c'est pourquoi
01:09:50il a attendu
01:09:52une semaine
01:09:52si c'est lui
01:09:54qui est parmi
01:09:55les auteurs du CAS
01:09:55pourquoi il a attendu
01:09:57une semaine
01:09:57pour s'envoler
01:09:58vers l'Algérie
01:09:59et qu'est-ce qu'il a fait
01:10:00pendant une semaine ?
01:10:01Oui pourquoi avoir attendu
01:10:02autant de temps
01:10:03avant de pouvoir
01:10:04quitter le territoire
01:10:05alors il y a plusieurs
01:10:05possibilités
01:10:06est-ce le temps nécessaire
01:10:07pour écouler
01:10:09la marchandise
01:10:10entre guillemets
01:10:11si les pierres précieuses
01:10:13ont été desserties
01:10:14de la structure
01:10:15de tous ces bijoux
01:10:17est-ce qu'il fallait
01:10:17plusieurs jours
01:10:18avant de trouver
01:10:19un acheteur potentiel
01:10:21pour que l'achat
01:10:22se fasse en toute discrétion
01:10:23sans que s'en alerte
01:10:24les services
01:10:24de police
01:10:26ça c'est pour la première hypothèse
01:10:28et puis la deuxième hypothèse
01:10:29est-ce que c'était
01:10:29peut-être un jeu
01:10:31du chat à la souris
01:10:32que cet individu
01:10:32a bénéficié
01:10:34de plusieurs complicités
01:10:35qu'il a fait
01:10:36plusieurs appartements
01:10:37pour pouvoir brouiller
01:10:38les pistes
01:10:38et qu'il a jugé
01:10:39que samedi soir
01:10:40c'était le bon moment
01:10:41pour lui
01:10:42de s'envoler
01:10:42vers un autre pays
01:10:44ça c'est l'une
01:10:45des interrogations
01:10:46que se posent
01:10:47les enquêteurs
01:10:47aujourd'hui
01:10:47il y a toujours
01:10:48cette centaine
01:10:48d'enquêteurs
01:10:49de la BRB
01:10:50de la brigade
01:10:50de répressions
01:10:51du banditisme
01:10:51et de l'office
01:10:52central de lutte
01:10:53contre le trafic
01:10:53des biens culturels
01:10:54qui mènent ces
01:10:55investigations
01:10:56avec donc ce suspect
01:10:58et puis la deuxième question
01:10:59la plus importante
01:11:00c'est où sont
01:11:00les bijoux
01:11:01puisque cet individu
01:11:02il a passé les contrôles
01:11:03douaniers
01:11:04de la PAF
01:11:04à l'aéroport
01:11:05il n'avait forcément
01:11:06aucun bijou sur lui
01:11:07sinon ça aurait alerté
01:11:08pas les bijoux des jouets
01:11:09de la couronne
01:11:09voilà absolument
01:11:10pas des bijoux en question
01:11:11c'est où sont
01:11:12ces bijoux
01:11:12est-ce qu'ils ont été vendus
01:11:13est-ce qu'ils sont stockés
01:11:14dans un appartement
01:11:16comme on dit
01:11:16conspiratif
01:11:17bref il y a encore
01:11:18beaucoup de questions
01:11:19ces 96 heures
01:11:21de garde à vue
01:11:21elles ont espoir
01:11:22pour les enquêteurs
01:11:24d'apporter des réponses
01:11:25à toutes ces questions
01:11:2696 heures
01:11:27c'est la durée maximale
01:11:29de ces deux garde à vue
01:11:31soit 4 jours
01:11:32ça peut donc aller
01:11:33jusqu'à mercredi soir
01:11:34maître Gabot
01:11:35merci d'être de nouveau
01:11:35avec nous
01:11:36vous êtes avocat pénaliste
01:11:36spécialiste de la criminalité
01:11:38organisée
01:11:39alors que
01:11:39ces deux hommes
01:11:41sont en garde à vue
01:11:41pour vol en bande organisée
01:11:42association de malfaiteurs criminels
01:11:43comme le disait Boris
01:11:44à l'instant
01:11:45une garde à vue
01:11:46de 96 heures
01:11:47maximum
01:11:49c'est à la fois
01:11:49un marathon
01:11:50et une course de fond
01:11:51pour les enquêteurs
01:11:52c'est un peu les deux
01:11:54en effet
01:11:55alors cette garde à vue
01:11:56a été évidemment préparée
01:11:57en amont
01:11:5796 heures
01:11:59il y a beaucoup de questions
01:12:00à poser aux gardes à vue
01:12:01mais pas que des questions
01:12:02un certain nombre
01:12:03de vérifications
01:12:03en matière de téléphonie
01:12:05en matière d'exploitation
01:12:06des caméras de vidéosurveillance
01:12:08en matière d'empreintes
01:12:11digitales
01:12:12peut-être même
01:12:13quelques perquisitions
01:12:14et puis de toute façon
01:12:15il faut être certain
01:12:16d'une chose
01:12:17c'est que l'enquête
01:12:18ne va pas durer
01:12:1996 heures
01:12:20mais bien au-delà
01:12:20et que
01:12:22au terme
01:12:22de ce délai
01:12:23de 96 heures
01:12:24un juge d'instruction
01:12:25sera saisi du dossier
01:12:26et les investigations
01:12:28vont se poursuivre
01:12:29il y a un élément
01:12:29un élément technique
01:12:30majeur
01:12:32à la disposition
01:12:33des enquêteurs
01:12:34c'est un ADN
01:12:37absolument
01:12:38puisque si cette enquête
01:12:39elle a connu un tel rebondissement
01:12:40c'est grâce au travail
01:12:41de la police technique
01:12:41et scientifique
01:12:42150 écouvillons
01:12:44150 prélèvements
01:12:45de traces ADN
01:12:46sur la scène
01:12:47du cambriolage
01:12:47dimanche matin
01:12:48on sait que dans leur fuite
01:12:49les malfaiteurs
01:12:50ont laissé plusieurs indices
01:12:51un gilet jaune
01:12:52un gant
01:12:52j'ai le canne d'essence
01:12:54et ce fameux camion
01:12:55nacelle
01:12:55qui a été passé
01:12:56au peigne fin
01:12:56par les enquêteurs
01:12:57au regard de tous ces éléments
01:12:59il y a donc un ADN déterminant
01:13:01qui a été relevé
01:13:03lorsqu'on a passé
01:13:04cet ADN au FNAEG
01:13:05donc le fichier
01:13:06national automatisé
01:13:07des empreintes génétiques
01:13:08là il y a eu
01:13:09ce qu'on appelle
01:13:09un match
01:13:10ça veut dire
01:13:10que cet ADN
01:13:11correspond à l'ADN
01:13:12d'une personne
01:13:13qui était déjà enregistrée
01:13:14par les services de police
01:13:15en l'occurrence
01:13:15l'un des deux suspects
01:13:16interpellés samedi soir
01:13:18puisqu'il était déjà
01:13:19connu des services de police
01:13:20il était donc déjà
01:13:21inscrit dans ce fichier là
01:13:22on va rappeler
01:13:23que lorsqu'on prend
01:13:23vos empreintes
01:13:24c'est pour la moindre infraction
01:13:26le moindre délit
01:13:27ou encore le moindre crime
01:13:29à partir de ce moment là
01:13:29où vous êtes entendu
01:13:30par des services de police
01:13:31on prend automatiquement
01:13:32vos empreintes digitales
01:13:33et donc vous êtes collecté
01:13:34dans cette base
01:13:34c'est pour ça qu'il y a eu
01:13:35ce match
01:13:36et que cet ADN
01:13:37est sans doute déterminant
01:13:38pour la suite des investigations
01:13:38même si on l'imagine
01:13:39il reste encore énormément
01:13:41de travail
01:13:42pour tous ces enquêteurs
01:13:43dans cette enquête
01:13:44tentaculaire aujourd'hui
01:13:45des investigations très larges
01:13:47il y a ces gardes à vue
01:13:48et maître
01:13:48en parallèle
01:13:49il peut
01:13:49c'est une hypothèse
01:13:50il peut y avoir
01:13:51par exemple
01:13:52des perquisitions
01:13:53oui tout à fait
01:13:55dans le cadre de cette enquête
01:13:56il est même très probable
01:13:57qu'il y ait des perquisitions
01:13:59il y a tout lieu de croire
01:14:01qu'à minima
01:14:02les domiciles
01:14:03des deux personnes gardées à vue
01:14:04seront perquisitionnées
01:14:05ça ne fait
01:14:06de mon point de vue
01:14:07aucun doute
01:14:08et puis
01:14:09il y a un autre élément
01:14:10c'est que si cet ADN
01:14:11a matché
01:14:12cela signifie que
01:14:13au moins l'un des deux suspects
01:14:15est connu
01:14:15des services de police
01:14:17et de justice
01:14:17ils viennent tous les deux
01:14:18d'Aubervilliers
01:14:18en Seine-Saint-Denis
01:14:20et ils sont connus
01:14:20de la police
01:14:22absolument
01:14:22on ignore pour quel type de fait
01:14:24est-ce des faits de même nature
01:14:25si c'est vol
01:14:26ou qu'on brie au lage
01:14:27mais ils sont bel et bien connus
01:14:28et enregistrés
01:14:29donc au traitement
01:14:30des antécédents judiciaires
01:14:31une garde à vue
01:14:32comme celle-là
01:14:33deux suspects en garde à vue
01:14:34se fait en présence
01:14:35d'un avocat
01:14:36normalement
01:14:38sauf s'il refuse
01:14:40oui
01:14:40il y a le droit
01:14:42à l'avocat
01:14:43donc la personne gardée à vue
01:14:44indique aux enquêteurs
01:14:46s'il souhaite être assisté
01:14:47ou non d'un avocat
01:14:48et il a vu les motifs
01:14:49de la garde à vue
01:14:49c'est filmé
01:14:50absolument
01:14:51on est dans le cadre
01:14:52d'une garde à vue criminelle
01:14:54donc les auditions
01:14:55sont filmées
01:14:55et est-ce que l'on met
01:14:57la pression tout de suite
01:14:58vous connaissez
01:15:00ce genre de garde à vue maître
01:15:01est-ce qu'on met la pression
01:15:02tout de suite
01:15:02ou
01:15:02il y a une stratégie
01:15:0496 heures c'est long
01:15:05vous parlez des enquêteurs
01:15:06une éventuelle stratégie
01:15:07des enquêteurs
01:15:07oui tout à fait
01:15:08on attend l'erreur
01:15:08on attend la faille
01:15:10chez le gardé à vue
01:15:11comment ça va
01:15:11je ne sais pas
01:15:12si on peut parler d'erreur
01:15:14en tout cas
01:15:14si vous voulez
01:15:15ils ont un ADN
01:15:16à leur mettre sous le nez
01:15:17quand même
01:15:17ils n'ont pas
01:15:18vraisemblablement
01:15:19ils n'ont pas que l'ADN
01:15:20ils ont l'ADN
01:15:20mais d'autres éléments
01:15:21et donc les enquêteurs
01:15:22ont à leur disposition
01:15:23un certain nombre d'éléments
01:15:24et c'est tout à fait normal
01:15:25puisqu'on est dans le cadre
01:15:26d'une enquête
01:15:27à l'inverse
01:15:28la personne gardée à vue
01:15:29lui n'a pas accès
01:15:30au dossier
01:15:30de telle sorte
01:15:31que des questions
01:15:32relativement larges
01:15:33sont posées
01:15:34à la personne gardée à vue
01:15:36par exemple
01:15:36étiez-vous au Louvre
01:15:37au moment des faits
01:15:39si la personne répond
01:15:40que non
01:15:40à ce moment-là
01:15:41les enquêteurs
01:15:42vont lui soumettre
01:15:43des éléments plus précis
01:15:44comment expliquez-vous
01:15:45alors que l'on vous voit
01:15:46par exemple
01:15:47sur une vidéo
01:15:48comment expliquez-vous
01:15:49par exemple
01:15:50que l'on retrouve votre ADN
01:15:51donc au fur et à mesure
01:15:53des questions plus précises
01:15:54vont venir
01:15:55mais les questions
01:15:56très ciblées
01:15:57très pressives
01:15:57en général
01:15:58viennent dans un second temps
01:16:00lorsque la personne
01:16:01conteste les faits
01:16:02et qu'ensuite
01:16:02on lui soumet
01:16:03des éléments objectifs
01:16:04Merci à tous les deux
01:16:06L'actualité ce matin
01:16:07ça se passe aussi
01:16:08du côté de l'Assemblée nationale
01:16:09où nous attend
01:16:10notre invité
01:16:11Jean-René Cazeneuve
01:16:12Bonjour
01:16:12et merci d'avoir accepté
01:16:13notre invitation
01:16:14vous êtes député
01:16:14ensemble
01:16:15pour la République
01:16:16du Gers
01:16:17Merci d'être avec nous
01:16:18Nos chroniqueurs
01:16:20sont là aussi
01:16:20pour vous interroger
01:16:22pour vous questionner
01:16:23alors que l'Assemblée
01:16:25se saisit
01:16:26ce matin
01:16:26du projet de budget
01:16:27de la sécurité sociale
01:16:28pour 2026
01:16:29l'examen s'annonce
01:16:30explosif
01:16:31avec des économies
01:16:32exceptionnellement fortes
01:16:34notamment 7 milliards
01:16:35d'économies
01:16:35dans le domaine
01:16:36de la santé
01:16:36pour beaucoup
01:16:37si tout cela est adopté
01:16:39on en est loin
01:16:39douloureuse
01:16:40vous vous dites quoi
01:16:42c'est nécessaire
01:16:42et puis c'est comme ça
01:16:44écoutez
01:16:46moi mon sentiment
01:16:48il est partagé
01:16:50je crois
01:16:50par beaucoup
01:16:50de députés
01:16:52du socle commun
01:16:52c'est que
01:16:53la réduction
01:16:54du déficit
01:16:55est une question
01:16:57vitale
01:16:58pour notre pays
01:16:59et c'est presque
01:17:00une question
01:17:00éthique
01:17:01si vous voulez
01:17:02et donc on peut
01:17:03évidemment
01:17:04continuer à laisser
01:17:05glisser les comptes publics
01:17:07mais il ne faut pas
01:17:07nous reprocher
01:17:08à ce moment là
01:17:09d'augmenter la dette
01:17:10de manière abyssale
01:17:11depuis maintenant 1974
01:17:14et l'absence de budget
01:17:15à l'équilibre
01:17:17donc à un moment donné
01:17:18il faut arrêter
01:17:18il faut freiner
01:17:19la dépense publique
01:17:20et ça passe
01:17:21effectivement
01:17:21par des décisions
01:17:22qui sont impopulaires
01:17:24mais il faut savoir
01:17:24ce qu'on veut
01:17:25et moi je pense
01:17:25que la priorité
01:17:26la priorité des priorités
01:17:28c'est de réduire
01:17:29notre déficit
01:17:31à quoi peut aboutir
01:17:32cette semaine
01:17:32à l'Assemblée
01:17:34Jean-René Cazeneuve
01:17:35il y a tellement
01:17:36de débats
01:17:37en vue
01:17:38d'avis
01:17:39divergents
01:17:40est-ce qu'on va arriver
01:17:41à un compromis
01:17:42les socialistes
01:17:43mettent une pression
01:17:44énorme
01:17:45sur le gouvernement
01:17:48le corps nu
01:17:49peuvent emplaner
01:17:50la menace
01:17:50d'une nouvelle
01:17:51dissolution
01:17:52on va vers un nouveau
01:17:54chaos
01:17:54pour vous ce matin
01:17:55je ne crois pas
01:17:57je ne crois pas
01:17:59vous avez dit
01:18:00il y a deux fers au feu
01:18:01en ce moment
01:18:01et cette semaine
01:18:02est effectivement
01:18:03absolument cruciale
01:18:04le premier c'est
01:18:04le PLFSS
01:18:06la sécurité sociale
01:18:07et moi je pense
01:18:09que les mesures
01:18:10difficiles
01:18:11mais nécessaires
01:18:13pour geler
01:18:14un certain nombre
01:18:14de prestations
01:18:15en particulier le retraite
01:18:16je pense que ça ne passera pas
01:18:17et qu'il n'y a pas
01:18:18une majorité
01:18:19aujourd'hui suffisamment
01:18:20courageuse
01:18:21dans l'hémicycle
01:18:22pour geler
01:18:24ces prestations
01:18:26et donc
01:18:27mon pari
01:18:28c'est que de ce côté là
01:18:29les économies
01:18:30ne seront pas au rendez-vous
01:18:31et puis dans l'hémicycle
01:18:33il va y avoir
01:18:33la taxation
01:18:34Zuckman
01:18:35et
01:18:36ses dérivés
01:18:38et là je suis
01:18:39plutôt optimiste
01:18:40je pense que maintenant
01:18:41il y a une majorité
01:18:41de députés
01:18:42y compris
01:18:43le parti socialiste
01:18:44qui a compris
01:18:45que
01:18:46si on touche
01:18:47au patrimoine
01:18:48professionnel
01:18:49et c'est pour nous
01:18:50une ligne
01:18:51très importante
01:18:52on envoie un message
01:18:54terrible
01:18:54en matière
01:18:55d'investissement
01:18:56aux investisseurs
01:18:57aux entrepreneurs
01:18:58on ne peut pas à la fois
01:19:00vouloir réindustrialiser
01:19:01notre pays
01:19:02et c'est extrêmement important
01:19:03vouloir lutter
01:19:03contre le chômage
01:19:04et puis commencer
01:19:05à taxer
01:19:06le patrimoine
01:19:08dans les proportions
01:19:09considérables
01:19:09question de Charles Sapin
01:19:11oui bonjour monsieur
01:19:12Cazeneuve
01:19:12alors vous avez parlé
01:19:13de la taxe Zuckman
01:19:14vous avez parlé
01:19:15du gel
01:19:16des prestations sociales
01:19:17il y a un troisième sujet
01:19:18brûlant
01:19:18qui est la suspension
01:19:20de la réforme
01:19:21des retraites
01:19:21qui est un geste
01:19:22accordé par Sébastien Le Cordieux
01:19:24à la gauche
01:19:24pour que les discussions
01:19:25continuent
01:19:25la question qui se pose
01:19:26ce matin
01:19:27c'est est-ce que
01:19:28le gouvernement
01:19:28est en position
01:19:29de tenir parole
01:19:30on voit que cette mesure
01:19:31est loin de faire
01:19:32l'unanimité
01:19:33à l'Assemblée Nationale
01:19:34le président du Sénat
01:19:35a lui-même dit
01:19:35que lorsque le texte
01:19:36serait au Sénat
01:19:37il rétablirait
01:19:38la réforme des retraites
01:19:39si elle était suspendue
01:19:40à l'Assemblée Nationale
01:19:41et on voit que le Premier ministre
01:19:42a de moins en moins
01:19:43d'autorité sur ses troupes
01:19:44puisque un tiers des vôtres
01:19:46ont refusé
01:19:47enfin ont voté
01:19:48contre le gel fiscal
01:19:50qui était quand même
01:19:51une mesure
01:19:51qui était soutenue
01:19:52par le gouvernement
01:19:53il y a une majorité
01:19:54à l'Assemblée Nationale
01:19:55pour suspendre
01:19:56la réforme
01:19:57des retraites
01:19:58et le Sénat
01:20:00n'a pas le dernier mot
01:20:01donc il peut y avoir
01:20:03au cours de la navette
01:20:04un vote contraire
01:20:05de la part du Sénat
01:20:05mais le dernier mot
01:20:06sera à l'Assemblée Nationale
01:20:08et il y a une majorité
01:20:09pour suspendre
01:20:10cette réforme des retraites
01:20:11ma position
01:20:12personnelle
01:20:13c'est que ça ne règle pas
01:20:15le problème
01:20:15de financement
01:20:17des retraites
01:20:17au contraire
01:20:18ça l'aggrave
01:20:18et qu'il faudra donc
01:20:19trouver d'autres solutions
01:20:21pour régler notre déficit
01:20:23et sauver notre système
01:20:23par répartition
01:20:24donc je ne pense pas
01:20:25que ce soit
01:20:25une bonne décision
01:20:27qu'au-dessus
01:20:27de suspendre
01:20:27maintenant
01:20:28la stabilité
01:20:30et avoir un budget
01:20:31pour notre pays
01:20:32est absolument essentiel
01:20:33donc si vous voulez
01:20:34là aussi
01:20:34nécessité fait loi
01:20:37et si je suis cohérent
01:20:39avec ce que je veux
01:20:39pour mes pays
01:20:40et ce que j'entends
01:20:41sur le terrain
01:20:41les français nous disent
01:20:42arrêtez votre cinéma
01:20:44arrêtez de vous battre
01:20:45trouvez un compromis
01:20:46donnez-nous un budget
01:20:47que tout ça se calme
01:20:48et bien il faudra céder
01:20:50sur ce point
01:20:50justement à propos de cohérence
01:20:52vous êtes un député macroniste
01:20:53si je puis me permettre
01:20:54Jean-Rosé Cazeneuve
01:20:56au Sénat
01:20:57si la réforme des retraites
01:20:59est rétablie
01:21:00comme le menace
01:21:01le président du Sénat
01:21:03Gérard Larcher
01:21:03au fond
01:21:04vous n'attendez que ça
01:21:05vous non ?
01:21:06Non parce que je veux
01:21:09que les socialistes
01:21:10permettent que le budget
01:21:12aboutisse
01:21:13je veux qu'il y ait
01:21:15une majorité
01:21:16certes très difficile
01:21:18à trouver des socialistes
01:21:20jusqu'aux républicains
01:21:21pour que notre pays
01:21:22ait un budget
01:21:23donc oui vous avez raison
01:21:24le plus probable
01:21:25c'est que
01:21:26les LR
01:21:28suppriment cette suspension
01:21:31nous la remettrons
01:21:32parce que dans l'Assemblée nationale
01:21:33il y a une majorité
01:21:34pour le faire
01:21:34et je vous rappelle
01:21:35que c'est l'Assemblée nationale
01:21:36qui a le dernier mot
01:21:36un compromis à tout prix
01:21:38est-ce à dire qu'au fond de vous
01:21:39vous craignez
01:21:40vraiment en ce lundi
01:21:41une nouvelle dissolution
01:21:43dans quelques jours
01:21:44il y a urgence
01:21:45parce que même
01:21:46sur le plan constitutionnel
01:21:47quand on regarde de près
01:21:50ce qu'il peut advenir
01:21:52là dans les prochains jours
01:21:53on n'en est plus très loin
01:21:54d'une nouvelle dissolution
01:21:55en vérité
01:21:55vous avez raison
01:21:56il y a 16 voix d'écart
01:21:58donc il suffirait
01:21:59aux censeurs
01:22:00de gauche et de droite
01:22:01de trouver encore
01:22:0216 députés
01:22:03pour voter cette censure
01:22:05moi je crois
01:22:07peut-être que je suis optimiste
01:22:09mais je crois que
01:22:10tous les députés
01:22:11ont entendu ce week-end
01:22:12s'ils sont revenus
01:22:13dans leur circonscription
01:22:14les français leur dire
01:22:15arrêtez
01:22:16arrêtez
01:22:17ils voient bien
01:22:17les français
01:22:18l'impact que ça a
01:22:19sur la consommation
01:22:21l'impact que ça a
01:22:22sur la consommation
01:22:23et sur l'investissement
01:22:24des entreprises
01:22:25l'impact que ça a
01:22:26pour les collectivités
01:22:27territoriales
01:22:28qui aujourd'hui
01:22:29manque de visibilité
01:22:30sur leur dotation
01:22:31donc les français nous disent
01:22:32mettez-vous d'accord
01:22:34et donc je ne crois pas
01:22:35que les français
01:22:36aujourd'hui soient
01:22:36favorables au chaos
01:22:37et ça
01:22:38l'LR l'entende
01:22:39le bloc central
01:22:41bien évidemment
01:22:41dont c'est l'ADN
01:22:42l'entend
01:22:43et je crois que
01:22:43les partis socialistes
01:22:44aussi est sur cette ligne
01:22:46donc maintenant
01:22:46il faut trouver un compromis
01:22:47c'est extrêmement compliqué
01:22:48je ne suis pas en train
01:22:49de vous dire que c'est simple
01:22:50mais je pense
01:22:51qu'on va y arriver
01:22:52j'apporte une précision
01:22:55et en même temps
01:22:56je vous remercie
01:22:57Jean-René Cazeneuve
01:22:57d'avoir été avec nous
01:22:58notre reporter à l'Assemblée
01:22:59nous indique à l'instant
01:23:00qu'un amendement de LR
01:23:02pour défiscaliser les pourboires
01:23:03vient d'être adopté
01:23:04par l'Assemblée nationale
01:23:06messieurs
01:23:06ça vous fait réagir
01:23:07ou pas
01:23:08il reste 20 secondes
01:23:09de toute façon
01:23:10donc
01:23:10moi ce qui m'intéressait
01:23:12c'est la question
01:23:12que j'aurais aimé poser
01:23:13mais c'est vrai
01:23:14qu'il va falloir
01:23:15à un moment ou à un autre
01:23:16dans cette discussion budgétaire
01:23:17qu'on parle notamment
01:23:17de l'une des propositions
01:23:18du Rassemblement national
01:23:19qui consiste à baisser
01:23:21fortement la contribution française
01:23:23au budget de l'Union Européenne
01:23:24j'ai l'impression
01:23:24qu'on parle de notre
01:23:26politique économique nationale
01:23:29budgétaire
01:23:30sans jamais se poser
01:23:31la question
01:23:32de savoir
01:23:32combien on donne à l'UE
01:23:33qu'est-ce que ça rapporte
01:23:34pourquoi on le fait
01:23:35qu'est-ce que ça vaut politiquement
01:23:36et cette question-là
01:23:37elle est esquivée
01:23:38j'ai l'impression
01:23:38qu'elle est quand même
01:23:39on n'en parle pas
01:23:40on va l'amener
01:23:41ce débat
01:23:42on va l'aborder
01:23:43cette question
01:23:43sur le plateau de BFM Direct
01:23:45ce serait bien
01:23:45merci à tous les trois
01:23:47comme ça ce sera fait
01:23:48merci
01:23:49merci à tous les trois
01:23:50dans quelques instants
01:23:51c'est midi BFM
01:23:52avec Roselyne Dubois
01:23:52et Mathieu Coache
01:23:53je vous retrouve demain
01:23:54pour BFM Direct
01:23:54à 10h
01:23:56très belle journée à tous
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