- il y a 4 mois
[Keynote] Broadcasters & platforms alliances : convergence or competition ?
With Laurence Pera, Head of Strategic Partnerships, TF1 Group
With Laurence Pera, Head of Strategic Partnerships, TF1 Group
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00:00Alors j'espère que ça fonctionne et que tout le monde m'entend.
00:13Ravie d'être là aujourd'hui pour cette conférence et merci à l'organisation Futures Vidéos de m'avoir invitée.
00:20J'aurais évidemment préféré être avec vous dans la salle, mais c'est des grèves et d'une contrainte personnelle surtout, c'était plus compliqué pour moi aujourd'hui.
00:27Merci pour cette introduction et je vais revenir bien entendu sur le pourquoi du deal Netflix.
00:35Mais avant ça, je voudrais rentrer un peu plus en détail dans ce qui motive aujourd'hui la stratégie digitale du groupe TF1.
00:46Pour bien décrypter la stratégie digitale du groupe TF1, je vous propose de procéder en trois teints.
00:51Le premier, c'est, je voudrais vous expliquer pourquoi on considère aujourd'hui que le streaming est un axe de croissance important pour le groupe TF1 et pourquoi on peut construire sur cette base-là.
01:02Le deuxième point, c'est vous réexpliquer un petit peu dans quel contexte on s'est mis et comment on a construit le lancement de TF1+.
01:08Et le troisième point, effectivement, ce sera de revenir sur les nouvelles stratégies de croissance du groupe TF1 et évidemment le deal Netflix.
01:18Pour bien décrypter la stratégie digitale du groupe TF1, je pense qu'il faut revenir à ce qui fait l'ADN du groupe.
01:25Notre objectif, à l'ensemble des équipes chez TF1, c'est de financer du contenu premium.
01:30Et c'est notre focus numéro un.
01:32Et pour financer du contenu premium, on a besoin d'adresser un très large public que l'on monétise derrière en publicité.
01:39C'est ce qui fait l'ADN du groupe et qui porte l'ensemble des équipes.
01:44À partir de là, on fait trois constats que vous trouvez à l'écran.
01:48Le premier, alors, c'est une surprise pour personne, est évidemment qu'il y a un shift majeur de la consommation linéaire vers le non linéaire.
01:56Ce shift, en 2019, il était à son démarrage.
02:02Il s'est accéléré, évidemment, en 2020 avec le COVID pour atteindre aujourd'hui, ce qu'on voit sur le graphe de gauche, une répartition à 65-35 entre les broadcasters traditionnels,
02:14entre le linéaire et leurs replays associés et les nouveaux contenus de vidéos non linéaires.
02:19Donc, ce rééquilibrage entre le non linéaire et le linéaire est un fait qu'on doit prendre en compte dans notre stratégie.
02:26Ce qui n'est nouveau pour personne, mais qui nécessite une réaction très forte des broadcasters aujourd'hui.
02:31Le deuxième point, c'est que l'écran télé et l'écran télé connecté prend une place majeure dans l'écosystème du contenu.
02:41On l'a vu dans la présentation de Teads juste avant.
02:44La montée en puissance des smart TV globalement dans le monde et la présence toujours très forte en France des FAI qui proposent depuis longtemps des télévisions connectées
02:54placent l'écran de télé comme l'écran roi, toujours au cœur du foyer, avec un accès toujours plus large au contenu.
03:01La bonne nouvelle, c'est que les contenus des broadcasters et notamment de TF1 sont totalement adaptés à l'écran télé.
03:06Donc, le fait que l'écran télé continue à être l'écran central au cœur du foyer, l'écran familial, est un point stratégique pour nous sur lequel nous avons besoin de capitaliser.
03:17Le troisième constat, c'est que de la même façon qu'il y a une bascule de la consommation linéaire vers le délinéaire, la même chose se produit dans l'univers de la publicité,
03:31avec un rééquilibrage entre la publicité télé et la publicité digitale.
03:36Encore une fois, c'est un mouvement très rapide parce qu'on le voit sur le graphe de droite.
03:40En 2019, la télé représentait encore 3,2 milliards et la vidéo digitale seulement 1 milliard en France.
03:48La vidéo digitale est très fortement montée en croissance sous l'impulsion du social, évidemment, mais pas que, sous l'impulsion de YouTube aussi.
03:54Et aujourd'hui, on est à peu près à 50-50 entre TV linéaire et TV vidéo digitale.
04:01Sur ces 3 milliards 100 bleu foncé qu'on voit sur le graphe, on se dit qu'on a une part à prendre et que c'est notre métier depuis toujours d'adresser de la vidéo et de la publicité vidéo.
04:11Il faut donc qu'on soit capable de proposer les deux heures de demande, c'est-à-dire de la publicité qualitative vidéo comme on le fait en télé,
04:20mais en capitalisant sur ce qui fait la puissance du digital, c'est-à-dire la datalisation, l'automatisation et la programmatique,
04:27et à la fin, un ROI qui permettent aux annonceurs de construire de nouveaux modèles publicitaires.
04:33C'est sur ces 3 bases que l'on a construit notre stratégie d'accélération digitale, dont la première brique était le lancement de TF1+.
04:43Alors, à l'origine de l'idée de lancer une nouvelle plateforme de streaming, l'idée c'était de se positionner sur le marché du streaming et non plus le marché du replay.
04:57Notre ambition, c'était de devenir la première plateforme de streaming gratuit en France et pour l'ensemble des francophones.
05:07Ça voulait dire plusieurs choses.
05:09L'idée, surtout derrière, c'est de se dire qu'il faut qu'on reprenne les codes des grandes plateformes et qu'ils font leur succès dans le digital,
05:16ce dont on était très loin avec une plateforme de replay.
05:18Donc, le premier point, c'était de se dire qu'il faut construire sur la base du contenu et non plus être uniquement une plateforme de replay qui rediffuse pendant 7 jours les contenus du linéaire,
05:30mais une plateforme qui capitalise sur les marques programme, les marques clés qui font le succès de TF1 au quotidien et qu'on puisse en permanence les retrouver sur la plateforme.
05:40Ça veut dire que quand on diffuse par exemple HPI, au lieu de proposer le replay 7 jours, on propose désormais l'ensemble des saisons précédentes et l'ensemble des contenus à l'antenne actuellement,
05:52que ce soit les épisodes déjà diffusés et dans l'idéal, les épisodes à venir.
05:58L'idée, c'est que HPI fait partie intégrante des marques emblématiques du groupe TF1 et que l'ensemble de ces marques doivent être en permanence présentes sur la plateforme.
06:07C'est ce qui a fait le succès notamment de Netflix.
06:11Netflix, quand il a lancé Stranger Things il y a 10 ans, il a acquis l'ensemble des droits, ce qui fait que n'importe qui aujourd'hui peut encore regarder l'ensemble des saisons de Stranger Things.
06:20C'est un marqueur très fort des plateformes de streaming.
06:23La facilité de retrouver des marques programme qui sont emblématiques d'une plateforme et la facilité de visionnage en capitalisant sur la possibilité de regarder l'intégralité des épisodes d'une saison
06:34ou l'intégralité des épisodes de toutes les saisons à n'importe quel moment.
06:38C'est ça qu'on a travaillé à dupliquer sur TF1+, dans un univers gratuit.
06:43Donc aujourd'hui, on travaille à proposer en permanence à l'ensemble des utilisateurs toutes nos marques programme emblématiques avec tout l'historique que cela a en bas.
06:53Donc on le fait sur les fictions, on essaye de le faire en permanence sur les flux et les flux les plus emblématiques.
06:58On va bientôt relancer la Star Academy.
07:01Évidemment, ça fait partie des marques sur lesquelles on essaye de travailler sur l'historique de l'ensemble des saisons.
07:06Donc on a un premier marqueur autour du contenu sur lequel on s'est mis dans les codes des grandes plateformes.
07:12Le deuxième marqueur, c'était la disponibilité.
07:14Évidemment, un acteur comme Netflix ou un acteur comme YouTube travaille sur sa visibilité en multi-écran.
07:22Et à nouveau, on rejoint la présentation de titre juste avant.
07:25Il était indispensable pour nous de retrouver de la visibilité à la fois chez nos partenaires historiques,
07:31que sont les opérateurs télécoms en France et qui ont toujours eu un très gros poids sur le marché, en tout cas français, en Belgique aussi, il me semble,
07:38mais également sur les nouveaux acteurs que sont les Smart TV.
07:41Or, les années précédentes, nous avions fait le choix de travailler en partenariat avec les FAI,
07:49mais en se privant un petit peu de ce marché-là.
07:52L'idée de TF1+, c'est d'adresser tout le monde où qu'il soit et quel ce soit son device.
07:57En tant qu'acteur du gratuit, nous avons l'obligation de travailler en permanence notre reach
08:02et nous assurer qu'on couvre toujours l'intégralité de la population française sur l'ensemble du territoire,
08:08sur l'ensemble de ces devices et sur l'ensemble de ces usages.
08:12C'est un point extrêmement important pour nous, sur lequel on travaille évidemment sur notre territoire, la France,
08:17mais aussi sur les autres territoires sur lesquels on se déploie.
08:21Le troisième marqueur des grandes plateformes, c'est leur capacité d'innover.
08:25Et cette capacité d'innovation est souvent traduite par la capacité de faire de la recommandation
08:30et un ciblage des contenus pour chaque utilisateur.
08:33Chacun retrouve exactement ce qu'il a envie de regarder au moment qu'il choisit.
08:38Alors avec quelques aléas, on le sait, on peut avoir beaucoup de temps perdu à chercher un programme,
08:43mais l'idée est quand même là de se dire qu'on pousse le programme au bon moment et à la bonne personne.
08:47C'était un vrai défi pour nous parce qu'évidemment, nous ne sommes pas dans la situation d'une plateforme Esvote
08:54qui va aller adresser des audiences de niche sur certains types de programmes.
08:58Notre objectif, c'est avec nos programmes, adresser la population la plus large possible
09:02avec une ligne éditoriale qui se veut très fédératrice et familiale.
09:07Donc il y a rarement une seule personne devant la télé et devant un programme de TF1.
09:11L'objectif, c'était donc de faire de la recommandation en adressant la famille et non plus uniquement l'individu.
09:18Et si ce n'était pas la famille, d'adresser une recommandation à plusieurs.
09:22C'est exactement ce qu'on voit sur l'écran de droite avec l'illustration qu'on en a faite qui est synchro.
09:28C'est une innovation mondiale sur laquelle on a travaillé visant à proposer un ciblage collectif
09:33en renseignant différents profils et en pouvant les choisir à chaque moment de visionnage au sein de TF1+.
09:39C'est ces trois marqueurs qui ont guidé l'ensemble des développements au démarrage de la plateforme.
09:45Donc la plateforme, on l'a lancée le 8 janvier de 2024 et en un an, on a fait énormément de choses.
09:52Donc pour pouvoir lancer, comme je le disais, on a travaillé sur deux choses en priorité,
09:57les deals de distribution et de référencement.
09:59C'est-à-dire qu'on a retravaillé avec l'ensemble de nos partenaires,
10:02que ce soit les telcos en France, mais aussi les smart TV, donc Samsung, LG, Google, etc.
10:09pour redéployer notre plateforme en première visibilité et surtout avec une présence partout
10:16sur l'ensemble des typologies de devices.
10:19On a travaillé ici énormément avec les ayants droit pour travailler l'extension des droits,
10:23comme je le disais tout à l'heure, et faire en sorte de proposer l'intégralité de nos contenus.
10:27Et en interne, on s'est mis en ordre de marche pour adresser tous les sujets d'innovation
10:34qui nous permettaient d'avoir une proposition de valeur un petit peu supérieure
10:38à ce que pouvaient proposer nos concurrents.
10:41Donc ça a occupé une bonne partie de l'année et évidemment, c'est le début de la chronologie.
10:45Une fois qu'on a pu capitaliser sur ce socle, on a accéléré en développant d'autres choses.
10:50Donc déjà, on s'est développé dans d'autres pays, et notamment la Belgique courant d'année dernière,
10:57le Luxembourg et la Suisse évidemment également.
11:00On a déployé aussi une stratégie d'agrégation.
11:03Donc la stratégie d'agrégation, c'est qu'on s'est rapprochés de partenaires tiers,
11:07de contenus, et on leur a proposé de rejoindre l'aventure avec nous.
11:11Donc on l'a fait avec l'équipe, avec Arte, avec le Figaro, avec ENI et Deezer,
11:16dans un premier temps. L'idée était pour nous d'asseoir toujours le positionnement très premium de TF1+,
11:24sa capacité à agréger des contenus qui dépassaient les contenus seulement de l'antenne
11:28ou des antennes du groupe TF1 pour aller vers des contenus beaucoup plus larges
11:32et de travailler sur le caractère de plateforme de destination de TF1+.
11:37On a été ravis d'accueillir ces premiers partenaires.
11:40On espère qu'on en aura évidemment beaucoup d'autres.
11:42Et l'idée, c'est toujours la même, de s'associer à des marques très emblématiques
11:47qui portent une proposition de valeur par elles-mêmes.
11:50Donc l'équipe est une marque évidemment très bien installée dans le sport
11:53et c'est un groupe avec lequel on a énormément de partenariats sur les compétitions.
12:01Et donc on était ravis de travailler là-dessus dans le cadre de TF1+.
12:04Arte a embarqué une proposition de valeur dans la fiction qui est très forte en Europe
12:10et qui nous permettait également d'avoir un partenariat très complémentaire
12:13avec la proposition de valeur de TF1+.
12:16Le Figaro est évidemment une marque emblématique de l'info,
12:19d'easeurs de la musique et NMI, des téléfilms,
12:22ce qui nous a permis de construire une offre avec plusieurs axes extrêmement riches.
12:28Dans tout ça, il nous fallait travailler aussi avec le monde de la publicité,
12:31évidemment, qui sont nos premiers partenaires
12:34et qui nous permettent, comme je le disais tout à l'heure,
12:36d'avoir toujours des financements à très haut niveau de nos contenus.
12:40Donc on a travaillé à des solutions qui doivent permettre de leur apporter,
12:44comme je le disais, le meilleur des deux mondes,
12:46c'est-à-dire le meilleur du contenu premium et de la publicité contextuelle
12:50basée sur des notions de brand safety,
12:54mais aussi tout ce qu'il faut en termes de ciblage data et d'automatisation.
12:58Donc on a fait monter en puissance toutes les offres programmatiques dans notre portefeuille
13:02et on a travaillé avec énormément de partenaires pour avoir une proposition data
13:06qui soit séduisante pour nos partenaires annonceurs.
13:10On a lancé notamment le GraphID,
13:13qui est une innovation du groupe TF1 visant à agréger énormément de sources de data
13:18et à définir des profils dataisés pour les mettre à disposition de nos annonceurs
13:22et de ses propres clients.
13:26On a fait tout ça en un an et donc on a fêté en janvier dernier les un an de TF1+.
13:31Alors depuis, on ne s'est pas arrêté, mais on a lancé énormément de nouveaux axes de travail
13:36qui constituent la suite, la deuxième phase du déploiement de TF1+,
13:41sur lequel je vais revenir maintenant.
13:45Il y a trois axes autour desquels on a travaillé ces derniers mois.
13:49Le premier, c'est la poursuite de notre déploiement à l'international.
13:53Pourquoi c'est un point important pour nous ?
13:55Parce qu'évidemment, aujourd'hui, dans un monde qui s'internationalise,
13:58il est indispensable de dépasser le cadre local dans lequel on travaillait jusqu'à présent
14:02pour se placer sur un autre terrain qui nous permet d'avoir d'autres types de discussions
14:06avec les partenaires internationaux et notamment les OS.
14:10Aujourd'hui, comme on le disait, la visibilité sur l'ensemble des OS est clé pour les broadcasters
14:15et donc c'est important pour nous de se positionner sur un terrain international pour discuter avec eux.
14:20Le deuxième point, c'est que la publicité reste l'ADN, évidemment, du groupe TF1 et de toute son offre,
14:27mais on a quand même besoin de déployer d'autres streams de revenus
14:30et de tester de nouvelles choses pour diversifier nos revenus par rapport à la publicité.
14:35Et je vais revenir là-dessus juste après.
14:37On a donc lancé une offre de micro-paiement sur TF1+.
14:40Troisième point, on se lance dans de nouveaux deals de distribution,
14:45l'idée étant toujours de maximiser notre reach et c'est le deal avec Netflix qui a contrétisé le mieux cette ambition.
14:52Pour revenir un tout petit peu plus dans le détail sur l'ensemble de ces axes,
14:57je vais revenir sur le déploiement à l'international.
15:00Évidemment, notamment pour des questions de droit,
15:04il est très compliqué pour un broadcaster local d'aller se déployer dans l'ensemble des pays du monde.
15:09Nous avons donc choisi de se déployer d'abord sur des pays qui finalement nous ressemblent,
15:16ou en tout cas avec lesquels on avait une proximité qui faisait que c'était sans doute une évidence,
15:21donc la Belgique, le Luxembourg et la Suisse.
15:23Et nous sommes ravis d'avoir pu travailler là-dessus
15:26et d'avoir pu arriver dans ces trois pays-là dans un temps record.
15:32La deuxième étape, ça a été d'adresser l'Afrique,
15:34sur laquelle on a énormément de populations francophones
15:37et sur lesquelles on avait déjà pas mal de travaux
15:40avec des partenaires historiques de distribution,
15:43et notamment Canal,
15:45et de pouvoir travailler avec de nouveaux partenaires que sont les OS.
15:49Donc, comme pour la France, on a travaillé sur les deux axes,
15:54notamment la distribution au sens classique du terme,
15:56avec tous les acteurs locaux,
15:58mais aussi avec les OS pour une distribution en autodistribution,
16:01donc en ATT.
16:04La suite reste à construire, évidemment.
16:06C'est un déploiement qu'on a fait courant 2025,
16:09donc ça reste encore très récent pour nous,
16:11mais on espère poursuivre dans cette direction-là dans les prochains mois.
16:18Deuxième axe, le lancement du micro-paiement et de nouvelles offres
16:21au sein du groupe TF1.
16:23On vient de le lancer,
16:24donc on est encore dans une phase, je dirais,
16:25de test and learn, ou de POC,
16:28sur ce terrain-là.
16:29L'idée, en tout cas,
16:31c'est d'aller chercher de nouveaux streams de croissance
16:34autour des revenus payants
16:36en lançant une offre à la carte
16:39et du contenu que l'on paye
16:41pour chaque type de consommation.
16:47Donc, on a lancé le 1er septembre
16:49avec des avant-premières
16:50qui pouvaient être payées à la carte.
16:52Donc, sur la saison de HPI,
16:55chaque épisode à venir
16:56en avant-première
16:57pouvait être consommé immédiatement
16:59avec un paiement de 99 centimes.
17:03C'est un premier niveau d'offres
17:04que l'on compte enrichir de notre stream
17:06assez marquant au cours des prochains mois.
17:08Et notamment,
17:09on pense lancer en octobre
17:11une proposition sans pub
17:13autour des grands contenus
17:16qui font l'ADN du groupe TF1.
17:21Dernier sujet,
17:23les deals de distribution
17:24et notamment le deal Nelfi.
17:25Je vais peut-être y revenir
17:27un peu plus en détail
17:28que sur les deux autres
17:29parce que ça a été effectivement
17:30un deal très, très structurant
17:31pour le groupe TF1.
17:34À l'origine de cet accord,
17:36il y a donc deux constats.
17:37Le premier, on l'a vu tout à l'heure,
17:39c'est qu'il y a une bascule
17:40de la consommation linéaire
17:42vers une consommation non linéaire.
17:45Et cette bascule profite en particulier
17:47aux plateformes de destination,
17:49c'est-à-dire aux plateformes de streaming
17:51et notamment S-VOD.
17:52Dans les grandes plateformes
17:53de destination aujourd'hui,
17:55on le voit sur tous les graphes
17:56de consommation, d'abonnés, etc.
17:59Netflix a pris une longueur d'avance.
18:01Donc Netflix est aujourd'hui
18:02une plateforme de consommation,
18:04de destination, pardon.
18:06Ça, c'est le premier constat.
18:08Le deuxième constat,
18:09c'est que Netflix est également
18:10une plateforme de consommation endogène.
18:12Ce qu'on veut dire par endogène,
18:14c'est qu'à chaque instant
18:15ou le soir,
18:17quand un utilisateur
18:18est devant sa télévision,
18:20il fait en priorité
18:21le choix de Netflix
18:22à partir du moment
18:22où il est abonné Netflix.
18:24Donc il n'a plus l'usage
18:25du streaming
18:26ou du zapping, pardon,
18:27entre chaînes
18:28telle qu'on pouvait l'avoir auparavant.
18:31Il rentre en priorité
18:32sur Netflix
18:32et puis il n'en sort plus.
18:35Donc c'est le choix
18:36que font 40%
18:36des abonnés de Netflix
18:37le soir devant la télévision
18:39et 40% d'entre eux
18:41ne connaissent d'ailleurs
18:42pas TF1+,
18:43ou ne l'utilisent pas.
18:45Donc mécaniquement,
18:46on en est arrivé
18:46à la conclusion
18:47que se priver de Netflix
18:50c'était de se priver
18:51de 40% de ses utilisateurs.
18:54Alors dans un monde
18:54où Netflix
18:55était encore tout petit,
18:57cela n'aurait pas posé
18:57de problème.
18:58Aujourd'hui,
18:59on estime que
18:59le nombre d'abonnés
19:00de Netflix
19:01en France,
19:02alors il y a différents chiffres
19:04sur le marché,
19:05nous, nos estimations
19:06se situent entre 12 et 13 millions,
19:08ce qui fait que mécaniquement,
19:10c'est des audiences massives.
19:11Se passer de 40%
19:13de 13 millions d'abonnés,
19:14c'est beaucoup.
19:15Et donc on s'est dit
19:16que pour regagner l'intégralité
19:17de notre reach,
19:18il était indispensable
19:19de trouver un modèle
19:21de partenariat
19:22avec Netflix.
19:24De leur côté,
19:25ils travaillaient énormément
19:26sur la question
19:27des contenus locaux
19:28et avaient envie
19:29d'augmenter leur offre
19:30sur ce domaine-là.
19:32Donc on avait assez naturellement
19:33des discussions
19:34autour du contenu
19:35et d'ailleurs,
19:35on a eu des très beaux projets
19:36cette année
19:37avec eux en cofinancement,
19:38donc sur
19:39Tout pour la lumière
19:41qui a été un feuilleton
19:42qu'on a diffusé
19:43pendant tous les mois d'été,
19:45qui a été une coproduction
19:46entre Netflix et nous
19:47et dont on a été très contents.
19:49On a eu aussi
19:49un autre épisode unitaire,
19:51Tout le bleu du ciel
19:52en début d'année 2025,
19:53qui nous ont convaincus
19:54qu'il était possible
19:55de trouver un modèle
19:57où les contenus
19:57étaient diffusés
19:58à la fois sur TF1
19:59mais également sur Netflix.
20:02À partir du moment
20:03où Netflix avait envie
20:04de passer à l'étape supérieure,
20:06c'est-à-dire d'avoir
20:06beaucoup plus de contenus
20:07et que nous,
20:08nous souhaitions adresser
20:09l'ensemble du rythme de Netflix,
20:11on s'est dit
20:12qu'il y avait probablement
20:12un accord gagnant-gagnant
20:13à trouver ensemble.
20:15Et c'est comme ça
20:15que nous en sommes arrivés
20:16au contour du deal
20:17tel que nous l'avons signé
20:19et annoncé en juin dernier.
20:22Donc, on retrouve ici
20:23sur cette slide
20:24les bases du deal.
20:25C'est évidemment
20:25un accord de distribution
20:26qui concerne
20:28les cinq chaînes linéaires
20:29du groupe TF1
20:30qui seront donc présentes
20:31sur la plateforme Netflix,
20:34mais également l'intégralité
20:36de notre offre de streaming,
20:37et ça sur les territoires français.
20:39Au-delà des contours
20:42de cet accord,
20:43il y avait deux points
20:44extrêmement importants pour nous.
20:46Le premier,
20:47c'est que TF1+,
20:49soit très bien identifié
20:51au sein de Netflix,
20:51c'est-à-dire qu'il ne puisse pas
20:52y avoir de questionnement
20:54autour de l'attribution
20:55des programmes.
20:56Les programmes de TF1,
20:58financés par TF1,
20:59restent les programmes de TF1,
21:01mais sont présents
21:02auprès d'un nouveau distributeur
21:03qui est Netflix.
21:05Donc, on a énormément travaillé
21:06avec eux sur cette question
21:07de l'attribution qui passe
21:09par évidemment la question
21:10du logo,
21:11la question d'avoir
21:12un espace dédié,
21:13des rails dédiés
21:14qui permettent en permanence
21:16de bien identifier
21:17quels sont les contenus
21:18de TF1.
21:20Le deuxième point
21:21était tout aussi important,
21:22c'était la question
21:23de la publicité
21:24au sein de Netflix.
21:26Alors, il y a trois choses
21:27derrière ça.
21:28La première,
21:29c'est qu'on voulait vendre
21:30l'intégralité de notre publicité,
21:32que la régie TF1 Pub
21:33reste la régie de nos contenus,
21:36quelle que soit la plateforme
21:37sur laquelle ils sont diffusés.
21:39Et donc, il était important
21:40pour nous que TF1 Pub
21:41reste la régie
21:42des contenus TF1 Plus
21:44au sein de Netflix.
21:45Premier point.
21:46Deuxième point,
21:48il était important pour nous
21:49également
21:50d'être pubés
21:52au sein de Netflix
21:53exactement
21:54comme au sein
21:55de TF1 Plus.
21:57Et que Netflix,
21:58finalement,
21:58ne soit qu'une forme
21:59d'extension
21:59de l'inventaire
22:01de TF1 Plus.
22:02Donc, ça veut dire
22:03que tous les attributs
22:04de la publicité
22:05sur TF1 Plus
22:06devaient pouvoir être
22:07mis en œuvre
22:08sur Netflix.
22:09C'est-à-dire
22:10la même pression publicitaire,
22:12le même type
22:12de format publicitaire,
22:14le même type d'offre,
22:15avec tout ce que ça comporte
22:16en matière de dataïsation
22:17et de tracker.
22:19Donc, on a eu énormément
22:20de discussions
22:21de plus en plus techniques
22:22avec Netflix
22:24pour cadrer
22:24le fait
22:26de pouvoir vendre
22:27leur inventaire
22:28comme une extension
22:29de l'inventaire
22:29de TF1 Plus.
22:30Il n'est pas question
22:31de demain
22:31de vendre Netflix
22:32en spécifique.
22:34La seule chose
22:35qu'on souhaite faire
22:36ensemble,
22:37c'est le vendre
22:37comme une extension
22:38de l'inventaire
22:38de TF1 Plus.
22:41Troisième point
22:42qui est extrêmement
22:43important pour nous
22:44et qui vise
22:46la question du reach
22:47dont je parlais précédemment,
22:49c'est que l'ensemble
22:50des abonnés de Netflix
22:51ait accès à cette offre
22:52avec de la pub.
22:53Donc, dans toutes
22:54les offres Netflix,
22:55que ce soit pub
22:56ou sans pub,
22:57les contenus TF1
22:58seront présents
22:59avec leur publicité.
23:02Donc, c'est un accord
23:03sur lequel on a
23:03énormément travaillé
23:04et dont on est,
23:06je pense,
23:07assez fiers
23:07chez TF1
23:08parce qu'il montre
23:09qu'on peut travailler
23:10avec une plateforme
23:11Svod
23:12qui, a priori,
23:13serait concurrente,
23:15mais dans un modèle
23:15de coopétition ensemble
23:17dans le but
23:18de trouver quelque chose
23:19qui marche
23:19et pour eux
23:20et pour nous.
23:22Alors, évidemment,
23:22c'est un accord
23:23qui a été largement repris
23:25à la fois par la presse
23:26et la presse spécialisée
23:27puisque ça a été annoncé
23:28au Cannes Lions,
23:30donc un événement
23:31publicitaire
23:31que le marché
23:32connaît bien,
23:33évidemment.
23:34Ça a été beaucoup repris
23:35dans la presse internationale
23:36mais aussi auprès
23:37des analystes
23:39qui ont souligné
23:40le fait que,
23:40pour la première fois,
23:42on arrivait à trouver
23:42un modèle
23:43qui permettait
23:44de réconcilier
23:45les intérêts
23:46de la plateforme Netflix
23:47et les intérêts
23:48d'un broadcaster local
23:49comme TF1.
23:52Donc,
23:52cet accord
23:53nous a demandé
23:54évidemment énormément
23:55de temps.
23:56Il a été annoncé
23:56très tôt par rapport
23:57au lancement
23:58qui n'aura lieu
23:58qu'en juillet 2026
24:00pour la simple raison
24:01qu'aujourd'hui,
24:02Netflix n'est pas
24:03un agrégateur
24:03et donc doit travailler
24:05sur comment intégrer
24:07un éditeur
24:08au sein de sa plateforme
24:09et un éditeur pubé,
24:10donc comment se brancher
24:11avec tous
24:12les outils marchés
24:13qui permettent
24:14d'avoir
24:14un réel succès
24:16à la fin,
24:17sachant que pour nous,
24:18évidemment,
24:19le réel succès
24:20se mesurera
24:21à la hauteur
24:21de l'audience
24:22qu'on sera capable
24:23d'aller chercher
24:23et des revenus
24:24publicitaires associés.
24:27Voilà pour
24:27le deal Netflix.
24:30J'en ai fini
24:30pour ma présentation
24:31et je vous remercie
24:32à tous
24:33pour votre écoute.
24:34J'espère que ça
24:34a été clair
24:35et je suis évidemment
24:36à votre disposition
24:37pour les questions.
24:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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