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  • il y a 3 mois
Grande première d’ALERTE GÉNÉRALE !
Alexis Poulin (Le Monde Moderne) et Nicolas Vidal (Putsch Média) prennent les commandes de la nouvelle émission de TVL : un talk-show politique sans filtre, au ton acéré et sans langue de bois.

Pour cette première, l’économiste Marc Touati décrypte une actualité hallucinante : le braquage du Louvre, symbole d’un pays à la dérive, et l'incarcération de Nicolas Sarkozy, un événement sans précédent dans l’histoire de la Vème République.

Entre crise économique, effondrement moral et dérive sécuritaire, les voyants sont au rouge : que reste-t-il de la France ?
Un débat vif, sans concession, fidèle à l’esprit d’Alerte Générale et avec la participation du public.

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Transcription
00:00Musique
00:13Musique
00:14C'est quoi ?
00:27C'est la première d'Alerte Générale, bienvenue, c'est une nouvelle émission sur TV Liberté avec Alexis Poulin, c'est moi, et Nicolas Vidal, c'est lui.
00:36Salut à tous, merci d'être là aujourd'hui.
00:38Alors, c'est quoi Alerte Générale ?
00:40Alors, selon Nicolas, l'émission, le talk de la France qui n'en peut plus, de la France qui en a gros, de la France qui est encore là, même si Macron ne le veut pas, on est encore là.
00:48De la France qui s'informe aussi et qui n'est pas fataliste, parce qu'on va parler évidemment de la France qui coule, mais avec le sourire, comme sur le pont du Titanic quand ça coulait.
00:57Et alors, on va parler aujourd'hui avec Marc Toitie, qui est notre invité d'économie, évidemment. Bonjour Marc.
01:03Bonjour, bonjour à tous les deux, bonjour à tous.
01:04Salut Marc.
01:07Marc Toitie, qu'on retrouve également sur YouTube, sur Marc Toitie TV, et on va parler de la dette et du Mozart de la finance.
01:14Je suis ravi d'être parmi vous, effectivement, pour cette première émission, on va proposer ça, c'est une très bonne idée.
01:19Merci Marc de ta finité, en tout cas.
01:20Merci de t'avoir fait plaisir d'être là.
01:21De prendre le risque de venir sur une émission.
01:23Oui, c'est vrai que c'est un risque, bravo pour les moyens, vous avez mis des moyens.
01:26Il y a des énormes moyens.
01:27Il y a des énormes moyens.
01:29Écoute, normalement, là, on est sur un truc, c'est le navire amiral, on espère qu'on ne coulera pas comme la France.
01:35Ni comme le Titanic, d'ailleurs.
01:37On s'est pensé à mettre des pouces et à vous abonner.
01:40Alors, Marc, on ne te présente plus, économiste.
01:43Marc Toitie TV, évidemment, on parlera avec toi de la dette, mais on va aussi parler de beaucoup d'autres choses.
01:48On va parler d'actualité.
01:49Et dans l'actualité, cette semaine, évidemment, il y a eu plusieurs choses.
01:52D'abord, le cambriolage des bijoux du Louvre.
01:56Et ça, c'est quand même un super truc, parce que ça fait encore une super image de la France à l'international.
02:00Et comme en France, le sport favori, c'est la patate chaude, c'est la faute de personne.
02:04Et oui, c'est toujours pareil.
02:05Donc, ni la ministre de la Culture, ni le directeur ou la directrice du Louvre, personne démissionne.
02:09Et tout le monde dit, c'est pas moi.
02:10Donc, on parlera et on essaiera de savoir comment c'est possible, en fait.
02:14C'est quand même assez impressionnant.
02:15Et puis, l'autre nouvelle qui nous a tous touchés, endeuillés, quelle indignité.
02:22Quand même, Nicolas Sarkozy à la santé.
02:25C'est monstrueux.
02:27C'est monstrueux.
02:28J'étais à ce rendez-vous incroyable des fans de Nicolas Sarkozy.
02:32On va en parler dans un instant.
02:33Mais là encore, que veut dire la France ?
02:35Quel est le message ?
02:37Est-ce que nous voulons dire à nos présidents qu'ils peuvent finir en taule pour le restant de leurs jours ?
02:40Non, c'est cinq ans.
02:41Il va passer deux mois maximum.
02:43Et alors, il est parti avec le compte de Montré-Christophe en deux volumes.
02:46Certains disent, les mauvaises langues, que c'est pour se mettre sur les livres et regarder par la fenêtre.
02:50Mais c'est apparemment pour en lire.
02:52Vous allez très loin, là.
02:53Vous allez très loin.
02:54On ne dit pas le physique.
02:55Mais bon, les talonnettes, c'est quand même, là aussi, c'est un fleureau français.
02:58Elles sont peut-être au Louvre prochainement.
03:00Voilà.
03:00Nico, tu veux peut-être dire un mot sur la suite des opérations ?
03:03Bien sûr, bien sûr.
03:04Plein de rubriques dans cette émission.
03:06On va faire plein de choses.
03:07On va faire la minute mainstream.
03:08Je sais que vous l'attendez tous, bien entendu.
03:10L'alerte rouge.
03:11Tu en as parlé aussi.
03:12On va faire le grand déballage avec l'ami Marc Toitier.
03:15On va en parler.
03:15Tu as déjà la BCE, le FMI, tous ces acronymes qui nous font flipper.
03:20Il y aura également l'éditeux aussi.
03:22Et vous aurez, et vous aurez les amis, vous aurez quoi ?
03:24Vous aurez probablement une grande surprise tout à l'heure dans cette émission
03:28parce que cette émission n'est basée que sur la surprise.
03:31L'humour, l'impertinence, mais un peu de fond également.
03:33Voilà.
03:34Bienvenue sur Alerte Générale, mon cher Alexis.
03:35Eh bien, bienvenue.
03:43Alexis a déjà décrit la situation.
03:45Les bijoux du Louvre.
03:47Incroyable.
03:48Maintenant, avec une échelle, on peut rentrer dans la galerie Apollon du Louvre.
03:52Bien sûr, personne ne reste en sorte de personne.
03:54Bien entendu, tout le monde se renvoie la balle.
03:56Il n'y a aucune démission sur la table, à la différence de François Planplan,
04:00François Béroux, les mérites Premier ministre.
04:03Marc, là-dessus, sur les...
04:05C'est très triste.
04:06Encore une fois, on renvoie une image assez dramatique.
04:08Mais enfin, le problème, c'est que souvent, quand on parle,
04:10on va en parler de l'augmentation de la dette publique,
04:12on dit, moi, en face, on a des actifs, on a du patrimoine.
04:15Mais là, même le patrimoine, on est en train de le perdre, si tu veux.
04:17Donc, c'est vrai que c'est un petit peu inquiétant.
04:19Et puis, surtout, c'est l'image qu'on renvoie.
04:21C'est assez incroyable.
04:22C'est-à-dire, je ne pensais pas que c'était aussi facile
04:24de voler quelque chose au Louvre, quand même,
04:25parce que c'est assez incroyable.
04:27Dans tous les moindres francs prix, supermarchés,
04:29on ne va pas faire de pub, c'est compliqué de voler...
04:32Il y a des antivots sur les steaks.
04:34Alors que là, avec une telle facilité, ça se paraît assez incroyable.
04:40Et puis, derrière, encore une fois, l'impunité, finalement,
04:44c'est la faute de personne.
04:46Ce qu'on va retrouver...
04:47Parce que là aussi, on présente les personnes comme des grands bandits, etc.
04:50C'est bizarre, ils ont laissé tomber une couronne, si tu veux, en partant.
04:54Donc, c'est vrai que c'est un petit peu...
04:55Je ne sais pas, ça fait un petit peu les branquignoles, quoi.
04:58C'est-à-dire, c'est...
04:58Voilà, mais bon, c'est triste.
05:00C'est-à-dire que ça n'améliore pas l'image de la France.
05:03C'est-à-dire que là, maintenant, on se dit,
05:04déjà, ça n'allait pas très bien d'un point de vue économique,
05:06d'un point de vue politique, d'un point de vue social, sociétal, sécuritaire.
05:09Donc, maintenant, même les bijoux de famille, effectivement,
05:11on les perd comme ça facilement.
05:13Donc, c'est triste.
05:14– C'est assez triste.
05:15– Et à côté de Marc, on a Antoine Guénaud, qui était dans le public
05:20et qui va aussi prendre la parole.
05:22Quand tu as envie de dire quelque chose, n'hésite pas.
05:24Toi, ça t'évoque quoi, le vol des bijoux ?
05:26– C'est à l'image de la France, finalement.
05:28C'est rentrez, servez-vous.
05:29Donc, finalement, voilà.
05:31Et ce qui m'attriste, c'est, pour moi, le plus beau jouet de la couronne
05:34qu'on nous a enlevé, il est à la santé.
05:35– Brigitte, mais elle est encore là.
05:36– Il est à la santé.
05:37Il est à la santé et c'est ça, le plus dramatique, je pense, vraiment.
05:40– Nicolas, Nicolas, à la santé, c'est vrai.
05:41– En tout cas, pour le petit peuple du 16e qui s'est leu.
05:45– Nicolas, il est là, Nicolas, il est là.
05:45– Oui, ben, alors moi, je suis encore là, dans la santé.
05:48– Nicolas, Nicolas, Nicolas, Nicolas !
05:52– J'y étais, j'y étais, c'est vrai, à cette manifestation historique, quand même,
05:59où ils étaient des centaines de milliers, non, peut-être 500 personnes,
06:04je ne suis pas la préfecture.
06:06C'était impressionnant.
06:08En fait, c'était un fan club.
06:09Le plus drôle, c'est qu'il y a eu des fenêtres ouvertes
06:12et un mec qui a mis de la musique, il a mis les portes du pénitencier.
06:14– Non.
06:15– Si, si.
06:16– Et un mec qui a dit, arrêtez la musique, arrêtez la musique !
06:18– Rires.
06:20– Et il y a eu Asnavour aussi qui a joué.
06:22C'était touchant.
06:23J'ai des petites dames qui ont pleuré, qui ont dit, il était tellement normal,
06:27il était tellement populaire et tout, c'est affreux.
06:28J'ai dit, il n'est pas mort, ça va, il va écrire un livre en prison, c'est très bien.
06:32Mais c'était un moment poignant de ferveur.
06:35Et ça en dit long parce qu'à un moment, je dis quand même,
06:39les 600 tonnes d'or vendues aux Américains, enfin données aux Américains,
06:42je dis, oui, mais qui ne fait pas d'erreur ?
06:43– Il en a fait beaucoup.
06:47– Et le traité de Lisbonne.
06:48– Le fameux traité de Lisbonne.
06:50– Mais qui ne fait pas d'erreur, Nicolas ?
06:52– Ça aussi, il faut quand même, on ne peut pas à un moment donné passer outre ça.
06:56– Non mais surtout, il ne faut pas oublier que c'était normalement le président de la rupture.
06:59– Oui.
07:00– Il fallait faire une rupture, or, c'est fait qu'il y a eu la crise des surprise,
07:03mais ça c'était en 2008-2009, puis il est arrivé en 2007.
07:06Et malheureusement, il n'y a pas eu de rupture, il a continué.
07:08Alors, ce que souvent m'ont dit, je faisais un débat sur une chaîne Amie CNews
07:12l'année dernièrement, et il y avait Henri Guénaud qui était son conseiller,
07:15et qui disait, oui mais sous Sarkozy, le nombre de fonctionnaires a baissé.
07:18C'est complètement faux.
07:19– C'est faux.
07:19– Et quand on regarde sur les statistiques…
07:21– Jamais le nombre de fonctionnaires a baissé.
07:21– Jamais, jamais.
07:22Il avait promis, rappelle-toi, qu'on allait effectivement ne pas remplacer
07:26un sur trois qui allaient partir à la retraite.
07:28Alors, il ne faut pas faire une chasse aux fonctionnaires,
07:29évidemment on en a besoin, mais le vrai problème c'est que non,
07:31ça a continué d'augmenter.
07:32Alors d'ailleurs, sous quel président parmi les derniers,
07:35le nombre de fonctionnaires a le plus augmenté ?
07:36– Ah, le public, vous avez une idée ou pas ?
07:38– Le public, vous avez une idée ?
07:40– Ah ben c'est Macron évidemment.
07:40– Ben voilà, c'est Macron.
07:41– Mais oui, Macron 1, plus 1%, Macron 2, qui n'est pas encore terminé,
07:48plus 2,2%.
07:50C'est assez incroyable, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
07:53on a des problèmes effectivement de dette publique, de déficit.
07:56On dit aux Français, on va vous serrer la ceinture,
07:58on va encore augmenter les impôts.
08:00Par contre, effectivement, on augmente les dépenses publiques.
08:01Là, personne, il n'y a plus personne pour dire,
08:03il faut réduire les dépenses.
08:04Donc c'est ça qui est très surprenant,
08:05c'est que, quels que soient les gouvernants depuis des années,
08:09on a continué d'augmenter en permanence cette dépense.
08:11– Alors, sur les réductions des dépenses,
08:14Macron avait quand même, sur le Louvre,
08:16lancé son plan Renaissance, le Louvre en grand,
08:19et pas d'économie, il y avait quand même 497 000 euros
08:22pour la cuisine privée de la présidente du Louvre.
08:23– Exactement, oui.
08:24– Pour la refaire.
08:25– Pour refaire la cuisine.
08:26– À refaire, oui, oui.
08:27– Pour recevoir les invités de marque,
08:28et on rappelle que notamment, je crois,
08:29de ne pas me tromper, qu'il y avait eu un grand dîner
08:30qui avait été organisé pendant les JO,
08:32me semble-t-il, également, au Louvre,
08:33et tout ça avait coûté beaucoup d'argent,
08:35mais on avait oublié d'appeler Vérissure
08:36pour sécuriser, mais n'entendez plus,
08:38c'est quand même…
08:38– C'est quand même…
08:39– Donc, on s'est fait tourer les bijoux.
08:41C'est assez formidable, avec une trance palette et une…
08:43– Non, mais blague à part, c'est vrai que ça, c'est incroyable,
08:45parce qu'on voit l'image, il n'y a pas une alarme, quelque chose ?
08:47– Non, la fenêtre n'était pas alarmée.
08:49– Il y avait le loquet qui formait marre.
08:50– Ce qu'il faut savoir, c'est que la caméra ne marchait pas 24-24,
08:52la fenêtre n'était pas alarmée,
08:53et que le monte-charge était là tout le temps.
08:55– Le monte-charge, pareil, le monte-charge, il est là.
08:57– Et derrière, l'alarme ne fonctionnait plus depuis six mois,
09:02et on avait les coffres, les sarcophages
09:04où étaient présentés les bijoux,
09:04qui ont été changés il y a de ça quelques années, en 2020.
09:07Avant, c'était des coffres qui fermaient automatiquement,
09:10qui étaient ultra sécurisés, apparemment ceux-là étaient plus design,
09:12mais moins sécures, ce que réfute la direction du Louvre,
09:16mais n'empêche que les bijoux ont disparu.
09:17Ce qui est drôle, c'est qu'on a Macron qui fait son intronisation,
09:21à l'époque au Louvre, sous la pyramide, avec l'hymne à la joie,
09:25et huit ans plus tard, c'est le cambriolage,
09:28Notre-Dame a brûlé, et la France est en train de sombrer gentiment,
09:32dans la bonne humeur, ceci dit.
09:34– Ça dépend pour qui ?
09:35– Oui, Nicolas Sarkozy à la santé, j'imagine qu'il est moyennement heureux.
09:39– En tout cas, pour toi et Antoine aussi, tu peux répondre,
09:43c'est vraiment une atteinte aujourd'hui à la dignité,
09:45à la sécurité de l'État, et puis à sa grandeur,
09:47à la façon dont nous avons de ne pas savoir conserver,
09:50véritablement au moment donné, nos précieux bijoux
09:53qui ont traversé les siècles.
09:55C'est tout de même absolument, mais c'est scandaleux,
09:57et d'ailleurs, je le répète, je vais insister,
09:59personne n'a démissionné, donc moi j'attends la lettre,
10:02très rapidement, ils font envoyer la lettre.
10:03– Mais ça qui est dramatique en France, c'est l'impunité, si tu veux.
10:06Quand tu vois tous les dirigeants, je te souviens,
10:07Bayrou il n'y a pas longtemps, donc il n'est pas resté longtemps,
10:09il a quand même dit, tout ce qui se passe en France,
10:12la dette, etc., c'est à cause des Français.
10:14– Oui, oui, ou les Russes.
10:15– Bien sûr qu'ils ont voté pour eux, c'est sûr,
10:17mais c'est assez incroyable, c'est-à-dire que
10:19tous les dirigeants qui avaient justement le pouvoir,
10:22ils n'ont rien fait.
10:23Je me souviens, avec Bruno Le Maire,
10:25quand je lui disais, par exemple en 2021,
10:28donc il nous réunissait, certains économistes à Bercy,
10:30je leur disais, il faut arrêter d'augmenter la dette,
10:31mais non, ça suffit, ça y est, ce n'est pas la fin du monde, etc.
10:33Donc là, tous les économistes et les hauts fonctionnaires de Bercy
10:37me sautent dessus, enfin pas physiquement, bien sûr,
10:38c'est-à-dire, mais par les paroles, en me disant,
10:41attendez, mais non, non, la dette, on s'en fiche complètement,
10:43on va la faire rouler, et c'est la Banque Centrale Européenne
10:46qui va financer, et puis les taux d'intérêt n'augmenteront jamais.
10:49Tu te rends compte le manque de discernement,
10:50et après on dit que c'est à cause des Français.
10:52– On va en parler justement de la dette dans un instant.
10:53Avant, je voudrais juste poser une question publique,
10:55que vous avez des petits panneaux pour dire pour ou contre.
10:57Est-ce que vous trouvez ça super
10:58que Nicolas Sarkozy dorme à la santé ce soir,
11:01ou nul ? Super sévère.
11:04– Voilà, au moins c'est réglé.
11:07– Au moins c'est réglé.
11:08– Bon, ben c'est réglé.
11:09– L'IFOP, ça ne sert plus à rien, on a nous, on a nos panneaux.
11:11– Nicolas, si tu nous regardes, voilà.
11:14– Salut poto.
11:15– Et maintenant, on va rentrer dans le vif du sujet,
11:21chers amis sur TV Liberté et sur cette à l'heure générale,
11:24on lance le grand déballage avec Marc Toitie.
11:27– Merci.
11:27– Alors mon cher Marc, merci.
11:39– Nouvelle fois, je renouvelle la brassière de rose
11:42pour avoir eu le courage de venir sur la première d'ailleurs générale.
11:46– Le plaisir, le plaisir.
11:47– Tant mieux.
11:48– J'espère que je le dirige jusqu'à la fin.
11:50– Bien sûr.
11:51– Il n'y a pas de raison.
11:52– Ils sont très bien le public.
11:55– Merci au public, bien entendu.
11:56– Il ne faut pas éditer.
11:57– Bravo.
11:57– Il ne faut pas éditer.
11:59– Merci aux contributeurs insolvables et fiscalisés de notre pays.
12:05Cher Marc, on le sait concrètement, la dette est abyssale.
12:08Tu l'as dit, tu l'as dit chez nos confrères d'Europe 1, je crois,
12:11ou sur CNews, ils sont en train de tuer la France.
12:15– Oui, oui, c'est une réalité.
12:16– Donc ça veut dire que c'est très médité, c'est délibéré.
12:18– Ce qui est incroyable, si tu veux, c'est encore une fois, c'est l'impunité.
12:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui encore, les chiffres sont sortis ce matin
12:25de toute l'Union européenne.
12:27Le pays qui augmente le plus sa dette publique, aujourd'hui en Europe, c'est nous.
12:31C'est la France.
12:32C'est-à-dire que tous les pays font des efforts,
12:34ils essayent de réduire la dette, etc.
12:35Nous, on dit, non, non, on continue.
12:38Iréline-toi que depuis 2020, on a augmenté notre dette publique
12:41de 18%, 18 points de notre PIB.
12:44Alors que la Grèce a parté d'eau, mais elle a baissé 30 points.
12:47Tu vois ce que je veux dire ?
12:48La plupart des pays en moyenne, ils ont augmenté 2-3 points.
12:50Bon, forcément, il y a eu des crises.
12:52Mais nous, non, on dérape complètement et on ne fait rien.
12:55Et d'ailleurs, c'est passé quelque chose la semaine dernière, c'est incroyable.
12:58C'est que l'agence de notation Moody, Standard & Poor's justement,
13:01a dégradé la note de la France en avance.
13:03C'est-à-dire qu'elle devait rendre son rapport le 28 novembre.
13:06Et là, elle s'est dit, non, ça va tellement mal que je commence le 21 novembre.
13:08Et en même temps, ils se sont rattrapés.
13:09Mais le 17 octobre…
13:10Comme ils ne l'avaient pas fait en avril dernier,
13:12au printemps dernier, ils avaient oublié de dégrader.
13:13Là, ils se sont dit, on va rattraper le truc et on va quand même…
13:16Le problème, c'est qu'encore une fois, là, on est…
13:18Je ne rentre pas dans le détail, mais on est à plus,
13:20ce qui est encore une très bonne note.
13:21Tu prends par exemple l'Italie qui a fait énormément d'efforts.
13:24Ils sont encore triple B, triple B+.
13:25Donc, ils sont trois niveaux en dessous de nous, tu vois.
13:28Donc, ça veut dire quoi ?
13:29C'est-à-dire que, là aussi, on continue comme ça.
13:31Et même là, il n'y a pas vraiment de sanctions.
13:33Pourquoi les investisseurs se disent,
13:34bon, finalement, ce n'est pas si grave que ça,
13:35on va avoir un budget ?
13:36Enfin, ce budget, c'est incroyable.
13:38C'est-à-dire que pour éviter la motion de censure,
13:40on a donc mis de côté la réforme des retraites,
13:42qui était d'ailleurs une réformette qui ne résolvait rien,
13:43qui ne résolvait rien, mais ça, c'est un débat.
13:46Et parallèlement, on a…
13:48Ça, c'est ça qui me rend fou.
13:49On augmente encore les impôts.
13:50C'est-à-dire que nous sommes numéro un du monde des impôts,
13:54de la pression fiscale.
13:55Il n'y a pas un pays dans le monde
13:55où il y a plus d'imposition et de taxes
13:58par rapport à notre richesse.
13:59Et on veut encore continuer de l'augmenter.
14:01Et tout le monde trouve ça normal, de droite, de gauche…
14:03Enfin, tous les partis politiques, là, aujourd'hui,
14:05tu sais, c'est une négociation, tu sais,
14:06pour voir ce qui va se passer dans le projet de loi de finances.
14:09Et tout le monde, c'est le concours l'épine de la fiscalité.
14:12– Oui, c'est la foire à la saucisse, surtout.
14:13– Oui, la foire à la saucisse, c'est pas ta raison.
14:15Moi, je voulais faire un truc plus sympa, mais bon.
14:20Toujours des idées pour aller chercher plus d'impôts,
14:23mais comme tu le dis, toujours plus de dettes.
14:26L'an prochain, c'est 310 milliards d'euros
14:28qui vont être empruntés sur les marchés financiers par la France.
14:30Un record.
14:30– Un record.
14:31Parce qu'en fait, il faut comprendre qu'en fait,
14:33tous les ans, l'État, parce qu'il y a des…
14:35Donc, il s'endette, mais il doit remplacer les anciennes dettes, tu vois.
14:38Donc, l'année prochaine, on va y mettre 310,
14:40voire 320 milliards d'euros de nouvelles dettes.
14:43Et ça, évidemment, c'est une somme énorme.
14:45Donc, jusqu'à présent, on nous prête.
14:46Mais comme là, on est en train d'être dégradés,
14:48et comme en plus, l'année prochaine, les Allemands,
14:50qui jusqu'à présent étaient très rigoureux,
14:51ils ne voulaient pas augmenter leur dette,
14:53eux, ils se sont dit, nous aussi, on va faire comme les Français,
14:54on va augmenter notre dette.
14:56Sauf que les Allemands, ils sont toujours triple A.
14:58Donc, eux, ils vont réussir à récolter des fonds.
15:00Tu es un investisseur, tu vas préférer,
15:02si tu as de la dette publique allemande, que française.
15:04Et avant, les Allemands, ils ne demandaient pas trop d'argent.
15:06Maintenant, ils en demandent.
15:07Donc, si tu es limité, tu vas évidemment préférer…
15:10– Il y aura moins d'investisseurs, forcément.
15:12– Exactement.
15:12Et donc, c'est ça, l'important pour les Français,
15:14c'est que les taux d'intérêt qui ont déjà commencé à augmenter
15:17vont augmenter sur la dette publique,
15:18et donc sur tous nos crédits.
15:20Donc, tous les Français se concernaient.
15:21Ça veut dire que ça va augmenter, évidemment,
15:23les coûts des crédits sur l'habitation, sur le logement.
15:26Donc, l'immobilier qui souffre, ça va continuer de souffrir.
15:28Sur la consommation, également, sur l'investissement des entreprises.
15:31Ça, c'est complètement fou,
15:32parce qu'aujourd'hui, tu as atteint en France
15:34des records historiques de faillite d'entreprise.
15:37Tu n'as jamais eu autant de faillite.
15:38– Oui, c'est hallucinant.
15:39C'est hallucinant.
15:40C'est une boucherie, Marc, selon toi ?
15:41– C'est dramatique.
15:44– Au début, on dit, oui, mais c'est un effet de correction du Covid,
15:47parce que les aides à tout le monde,
15:49une fois que tu n'as plus d'aide, etc.,
15:50bon, ça fait, mais non, on est en 2025.
15:52Là, c'est vraiment une réalité économique.
15:54Il n'y a pas de business, il n'y a pas d'activité,
15:56donc les boîtes ferment.
15:57Et il y a aussi, j'ai un phénomène que j'ai observé
16:00sur ma chaîne YouTube, où des gens m'envoient des messages,
16:02et notamment des chefs d'entreprise qui me disent,
16:03écoutez, moi, j'ai fermé ma boîte.
16:05Elle allait bien, je gagnais de l'argent, mais j'ai fermé.
16:07J'en ai assez de payer autant d'impôts pour rien, etc.
16:10Et ce qui est important dans l'augmentation des impôts,
16:12c'est ce qu'on appelle le consentement à l'impôt.
16:15– Et oui, c'est le moment où ça va…
16:16– C'est que finalement, c'est un super pays, entre guillemets,
16:18parce qu'on paye des impôts.
16:19Mais attention, il y a un moment où tu n'en peux plus.
16:22Tu vois ce qu'on appelle le « tu trop d'impôts, tu l'impôts ».
16:24– La courbe de…
16:24– Donc, tu as des, la courbe de l'affaire.
16:26– Donc, tu as des, aujourd'hui, des chefs d'entreprise
16:28et des particuliers qui, effectivement, ne peuvent plus préférer
16:31fermer leur boîte, donc ils ne vont pas payer d'impôts.
16:33– Et donc, attention, ça veut dire qu'il y aura moins de recettes fiscales.
16:37Alors, ce qui m'a épaté ces derniers jours,
16:40c'est que, bon, quand c'est LFI, etc., qui dit
16:42« oui, il faut encore augmenter les impôts », on a compris.
16:44D'ailleurs, ce n'est pas que sur les riches.
16:46Tout le monde, tous les impôts vont augmenter, malheureusement.
16:48Il ne faut pas se leurrer, parce que les riches, eux, ils s'en vont.
16:50Et ceux qui restent, c'est la classe moyenne.
16:52Et c'est eux qui, malheureusement, vont payer les taxes.
16:55Mais tu as vu, peut-être, la semaine dernière, madame,
16:58la présidente de l'Assemblée nationale, qui a tout simplement dit
17:01« on va en parler, on va en parler, on va en parler, on va en parler. »
17:07Non, mais parce que ce n'est pas le déroulé de l'émission.
17:08– Oui, mais parce que c'est la surprise.
17:10– Surprise, surprise, surprise.
17:11– C'est l'alerte du rin, les amis.
17:12– Excusez-moi, c'est la surprise, surprise.
17:14Mais bon, aujourd'hui, c'est ça le plus important,
17:16il faut aujourd'hui du sérieux.
17:17Toi, j'avais lancé, mon tisseur, tu sais, ce n'est pas sérieux.
17:20– Eh bien, ce n'est pas sérieux.
17:21– C'est toujours bien, parce qu'effectivement, ce n'est plus sérieux.
17:23– Sur le consentement à l'impôt, justement, à côté de Marc,
17:26on a Antoine Guénaud qui a sorti un livre qui s'appelle « Merde »,
17:28justement, la France qui dit non.
17:30– Pas mal, comment ça ?
17:31– C'est fort juste à propos.
17:33– Parce qu'il n'y a pas de mieux et on ne peut pas dire rien.
17:34– Non, est-ce que la France va dire non à un moment,
17:37de manière catégorique, sur ce consentement à l'impôt ?
17:39Parce que finalement, toutes les révolutions,
17:41elles commencent sur le consentement à l'impôt, pas autre chose.
17:43– Oui, c'est ça que je voulais compléter,
17:45c'est qu'effectivement, le consentement à l'impôt,
17:46on dit souvent « les Français ne veulent pas payer l'impôt ».
17:48Moi, je pense que ce n'est absolument pas vrai.
17:50C'est effectivement cette question du consentement à l'impôt,
17:52c'est « on veut bien en payer, mais pourquoi faire ?
17:53Qu'est-ce que vous faites de notre argent ? »
17:55Donc, évidemment, et encore une fois,
17:57le consentement à l'impôt, c'est la base de la démocratie.
17:59C'est la base, que ce soit 1789 ou même les Anglais,
18:02c'était la Magna Carta en 1215, pardon,
18:04c'était cette question du consentement à l'impôt.
18:07Donc, c'est primordial en démocratie.
18:09C'est primordial, c'est la première question qu'on pose.
18:11Donc, effectivement, il y a un ras-le-bol fiscal là-dessus
18:14qui n'est pas un ras-le-bol de « on en a marre de payer »,
18:16c'est « pourquoi on paye ? »
18:17Puisque maintenant, on voit à côté
18:19pourquoi ils sont mal utilisés.
18:21Je voulais revenir sur un truc qui était quand même fascinant,
18:23la réforme des retraites,
18:24qui a été une mesurette pour économiser 15 millions de milliards.
18:27Oui, et encore.
18:28Et encore.
18:28Mais 15 milliards,
18:29donc c'est rajouter deux ans de boulot aux gens,
18:32alors que 15 milliards,
18:32c'est ce que l'État français avait perdu
18:34en faisant une OAT indexée sur l'inflation.
18:36Au moment où l'inflation était...
18:38Donc, on ne peut pas croire que des gens...
18:40C'est le rasoir de Enlon,
18:42c'est soit on pense qu'ils sont bêtes,
18:44soit c'est des traîtres...
18:46C'est peut-être possible aussi.
18:46Non, mais c'est des traîtres.
18:48Attention, ça peut être un mélange des deux.
18:50Des gens qui sont censés sortir de, je ne sais quoi,
18:52Polytechnique X ou etc.,
18:53qui font une OAT infectée sur l'inflation,
18:56ce n'est pas possible.
18:56En trois lettres.
18:57Alors, moi, ça fait 30 ans que je les ai tous vus,
18:59tous les dirigeants français,
19:01et en fait, je pense qu'il y a vraiment un manque de courage,
19:03et après, peut-être qu'il y a aussi un manque de volonté,
19:05tout simplement.
19:06Globalement, on l'a bien vu.
19:08Est-ce que ça, ce n'est pas le problème de l'euro aussi ?
19:09Parce que le fait que tous les dirigeants français
19:14et qu'ils soient de droite, de gauche,
19:15personne ne remet en jeu le dogme européen.
19:19Est-ce que ce n'est pas ça le problème de dire,
19:21finalement, à la fin, ce n'est pas moi,
19:22peut-être qu'on va arriver à mutualiser la dette avec les Allemands,
19:25ça m'étonnerait, mais dans leur pensée magique,
19:27c'est peut-être ce qui est là.
19:29Et est-ce que l'euro, ce n'est pas le problème, finalement,
19:31de dire que cette monnaie, elle n'est pas aussi forte que ça,
19:33elle est fragile, et à un moment,
19:35ce n'est pas nous qui allons sortir de l'euro,
19:36mais l'euro qui va sortir tout seul.
19:38Alors, il y a effectivement un grand risque
19:39que la zone euro explose à in fine,
19:41c'est-à-dire que, globalement, cette zone euro,
19:42moi, depuis le début, j'avais créé en ligne il y a très longtemps,
19:44j'avais dit, quand la zone euro explosera,
19:46non, pas que je le souhaitais, mais en disant,
19:47si on ne fait pas un minimum de réformes,
19:49un minimum d'harmonisation, évidemment que ça ne peut pas tenir,
19:51c'est ce qu'on appelle, bon, je n'en parle pas dans la technique,
19:52mais une zone monétaire optimale,
19:54ça veut dire que pour avoir la même monnaie,
19:56il faut une même économie, il faut les mêmes rouages économiques,
19:58il faut une harmonisation.
19:59– Les mêmes normes, Marc.
20:00– Les mêmes normes sociales.
20:01– Les conditions fiscales, réglementées, etc.
20:03– Or, on a fait exactement l'inverse.
20:05Regarde aujourd'hui, tous les pays, par exemple, on parle de l'Italie,
20:08mais il n'y a pas que le Portugal, etc.,
20:09ils ont réduit leurs impôts pour attirer, justement,
20:12en disant aux Français, par exemple,
20:13restez pas chez vous, chez nous, il y a beaucoup moins d'impôts.
20:15Ah bah tiens, on va aller voir ce qui se passe.
20:17Donc, ça ne peut pas tenir.
20:18– Est-ce qu'il n'y a pas une politique sadomasseuse de la France, aussi,
20:22à faire plus que les autres en fonction de fiscalité,
20:26c'est-à-dire que les autres, comme l'Allemagne,
20:28ils jouent pour leurs intérêts également,
20:29regarde sur le financement des entreprises,
20:31sur l'Italie, ils ont essayé de garder l'industrialisation,
20:34et la France, on est quand même, manifestement,
20:37les derniers de la classe pour être les premiers à sa fond d'arrière.
20:42– Si tu veux, à la France, il y a eu des erreurs stratégiques incroyables.
20:44Dans les années 80-90, ça commençait avec Mitterrand,
20:47en faite honnête, ça continuait avec Chirac, etc.
20:49Parce que, rappelle-toi, la désindustrialisation,
20:51c'était une volonté politique.
20:53C'était un choix stratégique.
20:54– Aidé par l'Union Européenne.
20:56– Alors non, ou les dirigeants, ça c'est vraiment les dirigeants français,
20:58parce que regarde les Allemands, ils sont dans l'Europe,
20:59et pourtant, ils ont maintenu l'industrie.
21:01Non, non, mais si, c'est-à-dire que c'était une erreur.
21:03Les Français ont dit, nous, on est bons dans les services,
21:06on va garder les services, on va avoir une économie sans usine.
21:09Tu te rends compte…
21:09– Il est en entreprise sans usine, oui.
21:11– Exactement, mais tu te rends compte le manque de discernement,
21:13l'erreur stratégique incroyable.
21:14– Parce qu'ils pensaient faire quoi ?
21:16Mettre en place du folklore et des stands de glace et des pop-thorns ?
21:18– Le pire, c'est que même dans les services,
21:20on n'est plus drôle maintenant aujourd'hui, tu vois ce que je veux dire ?
21:22Il n'y a plus de services, c'est ça le drame.
21:24Non, mais encore une fois, c'était une erreur de béotien, si tu veux,
21:27mais surtout, c'est le drame de la France, c'est le dogmatisme.
21:31C'est-à-dire, moi, encore une fois, je les ai rencontrés,
21:32tous ces dirigeants depuis des années.
21:34Eux, pour eux, ils ont raison.
21:35Tu vois, tu vas les voir, tu te dis, bon, merci beaucoup,
21:37mais écoutez, nous avons raison.
21:38Donc, pour discuter, c'est compliqué, tu vois ?
21:40Et c'est ça qui a fait peur, c'est que, eux, ce qu'ils ne veulent surtout pas,
21:45c'est baisser la dépense publique.
21:46C'est ça la clé.
21:47– Ils n'y arrivent pas ?
21:48– Non, ils ne veulent pas.
21:49– Mais ils veulent, est-ce qu'ils peuvent ?
21:50– Est-ce qu'ils peuvent, je vais te donner un exemple très simple.
21:53– Comment ?
21:53– Qu'est-ce qui a le plus augmenté ces dernières années dans les dépenses publiques ?
21:56Ce sont les dépenses de fonctionnement.
21:58Les dépenses de fonctionnement de la puissance publique,
22:01pas que l'État, tout le monde, la collectivité locale, sociale, etc.,
22:03ça a augmenté de 22,5%.
22:05Alors que sur la même période, les dépenses sociales ont augmenté de 12%.
22:09Bon, c'est peut-être beaucoup, mais tu vois, il y a 10 points d'écart.
22:12Que le fonctionnement, c'est-à-dire c'est quasiment 100 milliards d'euros.
22:16Tu vois, là, ce qu'on dit à l'heure, c'est le nombre de fonctionnaires.
22:19– Il y a quoi là-dedans dans le fonctionnement ?
22:20Il y a les robes d'Hidalgo ?
22:22– Évidemment, ce n'est pas, on va dire, les fonctionnaires de base,
22:24c'est la haute fonction publique qui coûte un fric fou,
22:26un pognon de dingue, comme disait notre ami, entre guillemets.
22:30Et donc, encore une fois, je te donne souvent l'exemple très simple.
22:33Alors, aujourd'hui, tu as en France ce qu'on appelle des ZODAC,
22:37Organismes divers d'administration centrale.
22:39Tu en as 700.
22:41Imagine, c'est beaucoup, c'est des accords, c'est beaucoup.
22:43– Ça sert à quoi ?
22:44– Alors, il y en a qui servent, par exemple, il y a Météo France,
22:46peut-être qu'on pourrait prendre Météo France, mais bon,
22:48éventuellement, il y en a un peu partout, je ne rentre pas dans le DAC,
22:50tu vois, il y en a 700, si on prendrait toutes les missions, tu vois, pour les…
22:53Mais 700, ça coûte 150 milliards d'euros par an.
22:57– Top.
22:57– Alors, je ne te dis pas qu'on va tous les supprimer,
22:59mais tu peux récupérer 50 milliards.
23:01– Ils ne veulent pas taper dedans, parce qu'il n'y a pas de volonté politique.
23:07On va vouloir placer effectivement nos amis, etc.,
23:09enfin leurs amis, à droite, à gauche.
23:11– C'est ça, voilà, c'est ça.
23:12– Donc, c'est ça qui est dramatique.
23:13Et ensuite, comme tu n'as pas le courage de baisser la dépense,
23:16il faut que tu trouves de l'argent quelque part.
23:17Donc, tu vas augmenter les impôts.
23:19Et tu vas, encore une fois, ce qu'on n'a pas en première année d'économie,
23:22c'est-à-dire qu'effectivement, c'est très surprenant,
23:23parce que tu sais que quand tu augmentes les impôts,
23:25surtout en France, on est numéro un déjà du monde des impôts,
23:27eh bien, ça va casser l'activité économique,
23:30donc tu vas réduire l'assiette fiscale,
23:32donc tu vas ponctionner plus, mais sur un gâteau plus petit.
23:34Donc, à la fin, tu auras moindre assiette fiscale.
23:36Donc, ça va encore augmenter le déficit.
23:37Tu vois, c'est du bon sens.
23:39– Mais ce n'est pas fait exprès.
23:41– C'est ma question.
23:42Je reviens à ça, pour moi, c'est fait exprès.
23:45Là, en ce moment, on est en procédure d'endettement excessif, par exemple.
23:48Est-ce que le but n'est pas qu'on arrive à un point,
23:50j'allais dire d'endettement excessif,
23:51parce qu'on n'est toujours pas sorti, on est suspendu,
23:52la procédure est suspendue ?
23:54Est-ce que le but n'est pas d'arriver à le mécanisme de l'OMT pour aller vite,
23:58qui est la BCE qui rachèterait des trésors français ?
24:01– Elle l'a déjà fait, elle le fait déjà un petit peu.
24:01– Et qui va continuer de le faire, à un niveau plus large,
24:05et en contrepartie, parce qu'il y a une contrepartie quand même,
24:07politique austéritaire, politique austéritaire antisociale, etc.
24:10Est-ce que ce n'est pas le but aussi ?
24:12Comme ça, en plus, là, le gouvernement serait bien tranquille en disant,
24:15c'est pas nous, c'est l'Union Européenne.
24:17– Et la BCE et le FMI,
24:20est-ce que la France peut avoir un distinct à la grecque,
24:22avec des…
24:23– Bien entendu, tu sais…
24:24– Ce n'est pas « too big to fail », Marc.
24:25Parce qu'on nous a sorti, ça fait 20 ans qu'on nous dit « too big to fail »,
24:283 000 milliards d'un côté, 300 milliards de l'autre.
24:30– Au début de la crise grecque, parce que j'allais beaucoup à l'époque en Grèce,
24:32j'avais des clients encore à l'époque, des banques grecques,
24:35et j'ai vécu d'ailleurs cette crise qui était horrible, c'était un massacre.
24:37Le PIB grec, il a baissé de 30% en 3 ans.
24:41Tu me dis ce que ça veut dire ?
24:42C'est l'effondrement, enfin bref, l'horreur, l'horreur économique.
24:45Et donc à l'époque, les dirigeants grecs, au début de la crise,
24:48je ne rappelle pas que j'avais été faire une conférence pour dire
24:49« attention, les taux d'intérêt grecques vont monter ».
24:51Donc les dirigeants me disaient « attends, non, non, vous ne pouvez pas dire ça,
24:53il ne faut pas dire ça, il faut dire l'inverse.
24:54Parce que nous, on veut vendre notre dette. »
24:55– Oui.
24:55– Mais moi, vous ne me connaissez pas, moi je dis ce que je pense,
24:57non, je ne dis pas, mais bref, c'est pour l'anecdote.
25:00Et je me rappellerai toujours ce discours,
25:01je ne sais pas si c'était un ministre de l'économie ou bref,
25:04et qui a dit « attendez, nous, nous ne sommes pas l'Argentine,
25:07nous sommes la Grèce, il ne peut rien nous arriver. »
25:09On fait le même discours aujourd'hui avec la France.
25:10On dit « mais nous, on n'est pas la Grèce, on est la France. »
25:12Mais justement, c'est ça le problème.
25:14C'est que la Grèce, à l'époque, c'était 350 milliards d'euros de dette.
25:17Donc tu as pu avoir la BCE qui a refinancé, le FMI, etc.
25:21Et nous, d'ailleurs, on a refinancé, parce que nous n'oublions pas,
25:23que 350 milliards, c'est gérable.
25:24Nous, c'est 3500 milliards d'euros de dette.
25:27Donc comment tu vas ? Même le FMI, il ne peut pas.
25:30Donc non, la situation, elle est extrêmement complexe.
25:32Maintenant, attention, il y a ce qu'on appelle en théorie des jeux
25:34un aléa moral par rapport à l'Europe.
25:36C'est que, en fait, comme il y avait la protection de la Banque centrale européenne,
25:39avec la planche à billets, etc.,
25:41les dirigeants français, mais pas que, mais notamment français,
25:44ont dit « on s'en fiche, on continue d'augmenter la dette,
25:46c'est la BCE qui va acheter. »
25:48C'est la blague de Coluche.
25:49« Un temps que je gagne, je joue. »
25:50C'est exactement ça.
25:51Finalement, on s'est dit « la BCE, elle finance, mais pourquoi je vais me gêner ? »
25:54Et le « quoi que tu l'en coûtes », c'est ça le drame.
25:57Et c'est ça, tu veux que…
25:58Ce qu'on demande, moi j'étais là, je ne suis pas un devin.
26:01Simplement, j'ai fait preuve de bon sens.
26:03Je leur ai dit « il faut arrêter ».
26:04Ils ne m'ont pas écouté, mais tu vois, c'est ce qu'on leur demande.
26:06C'est de dire, là aujourd'hui, Bruno Le Maire, il dit
26:08« oui, mais il y avait tout le monde dans mon bureau pour demander de l'argent, etc. »
26:11C'était à lui de dire « non, on ne va pas donner n'importe comment.
26:13On va regarder, on va mettre… »
26:14C'est quand même de l'argent des Français, c'est de l'argent public, tu vois.
26:16Donc, c'est ça qui est quand même très triste.
26:19Et moi, je pense que je ne suis pas sûr.
26:21Peut-être qu'effectivement, alors ça serait dramatique.
26:23Parce que souvent, on dit ça, peut-être que c'est voulu, etc.
26:25Mais ça serait vraiment un drame.
26:27Parce que ça veut dire quoi ?
26:28Ça veut dire que les dirigeants veulent le chaos aujourd'hui.
26:30Parce que, encore une fois, je te donne l'exemple de la Grèce.
26:32Quand la Grèce s'est effondrée, donc tu sais, aujourd'hui, on est en 2025,
26:36le niveau du PIB grec, ça veut dire la richesse grecque, hors inflation,
26:41est encore 15% inférieur au niveau qu'ils avaient en 2008.
26:46T'imagines, c'est comme si on te disait, toi, ton revenu aujourd'hui,
26:48c'est 15% de moins que ce que tu avais en 2008.
26:50Je ne te le souhaite pas, bien sûr.
26:53Auprès où on va, j'ai envie de te dire qu'on est tous dans le même bateau.
26:55Donc, c'est-à-dire que si on rentre là-dedans,
26:57c'est-à-dire si, effectivement, la France s'effondre de ce point de vue-là,
27:01on va mettre des années, voire des décennies à remonter la pente.
27:04Donc, moi, c'est pourquoi je fais des propositions,
27:05j'ai appelé ça une thérapie de choc bienveillante.
27:07C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il nous manque d'espoir,
27:09il faut redonner l'espoir aux Français.
27:11Comment tu redonnes l'espoir aux Français ?
27:12Tu baisses les impôts, fortement, pour tous, les ménages, les entreprises.
27:17Donc, tu relances, effectivement, l'activité économique.
27:18Mais dans le même temps, tu dois baisser les dépenses publiques.
27:21Tu n'as pas le choix.
27:22Mais là, il ne faut pas, encore une fois, s'en prendre à Pierre-Paul ou Jacques.
27:26Non, il faut avoir une politique globale de réduction, effectivement,
27:29de ses dépenses de fonctionnement.
27:30Et là, c'est jouable.
27:31Il n'y a pas de drame social derrière.
27:33Après, bien sûr, il faut lutter contre toutes les fraudes.
27:34– Mais Marc, là-dessus, je vais qu'on parle rapidement.
27:37Antoine, après, sur ça, je voulais juste entendre sur la censure
27:40et les embêtements que tu as eus, notamment sur le tuto.
27:43Parce que ça, on a envie d'en parler.
27:44Parce que la réalité, c'est que tu es très médiatisé.
27:47Tu passes beaucoup sur pas mal de plateaux.
27:49Et on se rend compte que maintenant,
27:50on essaie de te couper le chiquet comme on peut.
27:52Là-dessus, on en est où ?
27:53Est-ce que ça continue ?
27:55– Ce n'est pas la première fois.
27:57Mais c'est vrai que là, ils ont joint l'acte à la parole, effectivement.
28:01Bon, oui, c'est très surprenant.
28:02Parce que j'ai une banque dans laquelle j'étais depuis 40 ans.
28:05J'avais 15 ans quand j'ai ouvert mon compte.
28:08Du jour au lendemain, ils m'ont fermé.
28:09Ils m'ont appelé, ils m'ont dit,
28:10« Tu as tout travaillé avec vous. »
28:11Une grande banque française, d'ailleurs,
28:12qui a des petits problèmes en ce moment en bourse.
28:15Il ne fallait pas s'en prendre à moi.
28:17Vous voyez, c'est leur bonheur.
28:18Et donc, bon, sans aucune raison.
28:22Parce que je n'ai jamais eu de découvertes,
28:24jamais fait de trucs graves, etc.
28:25Et bon, ils ont fermé mes comptes perso.
28:27Ceux de la boîte, alors qu'il y avait du cash qui dormait.
28:29Ceux de mes enfants, vraiment, on aurait dit que j'étais un gangster.
28:31– Mais pourquoi ? Ils donnent une raison ou c'est juste…
28:33– Non, alors justement, il faut le savoir.
28:34Il faut le savoir, c'est que les banques n'ont pas,
28:36en France, dans la réglementation bancaire,
28:38n'ont pas l'obligation de donner une raison s'ils ferment leurs comptes.
28:42– Mais c'est hallucinant.
28:43– Par contre, ce que j'ai appris dernièrement,
28:45c'est pourquoi ça ne va pas se terminer comme ça,
28:47c'est qu'il doit y avoir une raison.
28:49Une vraie raison, même si tu ne la dises pas, tu dois en avoir une.
28:52Ça veut dire, par exemple, ça peut être blanchiment d'argent.
28:54Ce n'est pas mon cas, bien entendu.
28:56Ça peut être mauvais traitement du personnel.
28:58C'est-à-dire que tu as mal parlé ou tu as menacé les chargés d'affaires,
29:02ce qui n'est pas mon cas non plus.
29:03Ou alors, tu as des découvertes en permanence,
29:05ce qui n'est pas mon cas non plus.
29:06Bon, bref.
29:06Donc, il n'y a aucun de ces cas.
29:07Donc, il y a quand même un problème, il y a anguisse au roche, tu vois.
29:09Bon, voilà.
29:09Donc, après, je ne vais pas entrer dans le détail,
29:11parce que j'ai eu d'autres problèmes.
29:12Alors, juste quand même, parce que tant que je suis là, j'en profite,
29:14faites très attention, parce que ça fait partie également du process de…
29:18Ils essayent de me nuire, si tu veux.
29:20Ils se créent des faux comptes sur WhatsApp,
29:25sur Instagram, Facebook, enfin, tous les réseaux sociaux,
29:28avec ma tête, c'est même moi qui parle, en fait,
29:31c'est de l'IA, on fait croire que c'est moi qui parle,
29:32c'est quasiment ma voix.
29:33Mais qui fait ça ?
29:35Alors, voilà, c'est ça le problème.
29:37Qui sont les ennemis de Marc Toitier aujourd'hui ?
29:39Alors, c'est ça, je veux te dire.
29:40Donc, pour dire acheter tel ou tel produit, évidemment,
29:41ce qui n'a pas aucun sens, même quelqu'un m'a dit,
29:43on clique dessus, on arrive sur un site de rencontre.
29:46Tu vois le truc ?
29:46Ah oui, quand même.
29:47Ouais, tu es multimodal, quoi.
29:48Tu es multimodal, quoi.
29:49Tu es multimodal.
29:50C'est formidable.
29:51Marc Toitier, c'est peut-être très important.
29:52C'est une activisation, ça.
29:53Non, c'est-à-dire, ce n'est pas moi, bien entendu, mais…
29:56Et c'est vrai Marc Toitier, là ?
29:57Ouais, c'est bien.
29:58C'est vrai Marc Toitier, là ?
29:59On a appelé le bon, ou pas ?
30:00Je ne sais pas.
30:02On a l'impression que c'est bon qu'on est en plateau, là.
30:04C'est vrai que c'est bon qu'on est en plateau, là.
30:04C'est vrai que c'est bon qu'on est en plateau, là.
30:05C'est bien, je te rassure, je te rassure.
30:07Merde.
30:07Mais alors non, moi j'ai pris un informaticien
30:10pour me casser un peu tout ce truc-là.
30:11Ce qu'il a réussi à faire au début,
30:13parce que ça fait quand même six mois que ça dure.
30:14Sauf que là, maintenant, ils en créent trois par jour.
30:16D'accord, ok.
30:17Ouais, j'en ai eu le trois, il y en a trois qui arrivent.
30:18Mais est-ce qu'on peut remonter à savoir
30:20qui, à l'origine, c'est fait ?
30:21Là, il faut d'autres moyens.
30:22Lui, il m'a dit, c'est un très gros truc.
30:24C'est-à-dire, ce n'est pas un petit mec
30:26qui s'amuse dans sa cave, c'est un gros truc, c'est organisé.
30:30Donc, ceux qui font ça, bon,
30:31et ceux qui vont gagner de l'argent, bon,
30:32parce que c'est quand même des propositions insupportables.
30:35Donc, j'espère juste que les gens qui m'aiment bien, etc.,
30:37ne tombent pas dans le piège, c'est tout.
30:39Donc, à chaque fois que je peux, je les alerte.
30:41Mais bon, c'est petit, si tu veux.
30:44Mais ça montre la panique également, tu vois.
30:46Donc, voilà.
30:47Mais moi, encore une fois,
30:48moi, j'ai toujours dit, moi, j'ai ma liberté de parole.
30:51Ce qui les rend fous, entre guillemets,
30:53c'est que tout ce que je dis, je le montre.
30:55Tu vois, c'est ma chaîne YouTube, je montre les graphiques.
30:57Et donc, ce n'est pas des chiffres que j'ai inventés.
31:00C'est des chiffres officiels de l'INSEE,
31:01de la Banque de France, etc.
31:02Donc, simplement, c'est une réalité
31:05française. Alors, une dernière question
31:06pour Antoine Guénaud, qui est là, là-dessus, Antoine,
31:08sur ton livre Merde. Est-ce qu'on est
31:11arrivé au dernier étage de la fusée en une minute ?
31:13Vraiment. Est-ce que là, on va basculer ou pas ?
31:15J'ai envie de te dire.
31:16J'en sais rien, encore une fois. Je ne peux qu'espérer.
31:19Je pense que les Français
31:21ont malheureusement beaucoup de...
31:23peuvent se faire casser beaucoup de sucre sur leur dos
31:25sans réagir. Mais c'est normal, c'est un peuple comme ça.
31:27Par contre, quand ça part, ça part.
31:29Mais je pense qu'il y a des signes qui nous montrent que ça va bientôt craquer.
31:31La censure, par exemple. La censure
31:33montre que les gens sont
31:35plus... Comment dire ?
31:37Les gens ne sont...
31:39Comment ? J'ai perdu mon mot.
31:41Les gens ne sont pas dupe, finalement.
31:42Ils ne sont plus dupe. Ils ne sont plus dupe. Donc, on est obligé de censurer.
31:46Et en plus, deuxièmement, la censure
31:47peut faire un effet, ce qu'on appelle
31:49l'effet stressant. C'est plus on censure, plus on censure,
31:51plus on va aller voir la personne, finalement.
31:53C'est ce qui se passe aussi, parce qu'il y avait des chaînes,
31:55par exemple, qui ne faisaient pas appel à moi, qui, effectivement,
31:57maintenant me rappellent.
31:58Sans vous encourager, pas du tout. La censure, c'est quelque chose
32:01qui est, je vais dire, bon pour nous.
32:03C'est que, vraiment, ils sont en train de paniquer.
32:05Qu'en plus, dans cette panique, ils vont pousser des gens
32:07vers des gens qui critiquent.
32:09Donc, peut-être, après, il y aura certainement,
32:11je pense qu'il y a l'espérance.
32:14Il faut que les gens... Il y a des actions à faire,
32:15il y a de l'action, mais il y a, évidemment, des événements qui vont se passer.
32:17Est-ce que les Français vont réagir quand
32:19on nous enverra, peut-être, en Ukraine, par exemple ?
32:21Ou quand ils vont taper dans notre épargne ?
32:24Autre exemple, etc., etc.
32:25Il y aura des événements qui vont arriver dans les années à venir.
32:28Ou est-ce que ce sera quand ils vont nous proposer,
32:29comme disait Macron dans son dernier discours de la Sorbonne,
32:31le moment hamiltonien, justement,
32:33la mise en commun des dettes.
32:35Je rappelle que le moment hamiltonien dans l'histoire des Etats-Unis,
32:37c'est quand tous les Etats fédérés américains ont mis leurs dettes en commun.
32:40Et c'est comme ça qu'ils sont devenus
32:41un Etat fédéral, et qu'ils sont devenus les Etats-Unis d'Amérique.
32:44Donc, c'est que le but est clair.
32:46Pour moi, il y a un but très clair, qui est
32:47de détruire la France, de détruire la France
32:49de l'intérieur, parce qu'ils n'ont pas de mal,
32:52pour justement faire ce gros complexe-là.
32:54Après, ce qui ne veut pas dire qu'à l'échelle européenne,
32:55ils sont très malins, évidemment.
32:57J'espère que les Français ne sauront pas faire,
32:58parce qu'encore une fois, moi, je me dis aujourd'hui,
33:01ce qu'il faut, c'est mon but depuis 30 ans de carrière,
33:04c'est qu'il faut développer la culture économique des Français.
33:06Et ça, c'est une nouveauté.
33:07Avant, justement, les dirigeants, ils disaient,
33:09bon, les Français comprennent l'économie,
33:10on fait ce qu'on veut, ils ne diront rien.
33:12Ils paieront des impôts, etc.
33:13Mais non, c'est différent.
33:14Ils commencent à comprendre.
33:15C'est très important, justement, de développer cette culture économique.
33:17Et bravo pour ce que vous faites.
33:19Non, mais c'est vrai, il faut continuer de le faire,
33:21parce qu'à partir de là,
33:22les Français ne se laissent plus avoir.
33:25Et donc, quand ils vont aller voter,
33:26ils ne vont pas voter pour n'importe qui.
33:28Ce qui est très important, c'est effectivement…
33:30Nicolas ! Nicolas ! Nicolas !
33:33Nicolas !
33:34Ce qui est important, je pense, aujourd'hui, vraiment, c'est la jeunesse.
33:37– Eh bien, c'est bon avec la jeunesse.
33:40Nicolas, on est bien, on est dans l'ère générale.
33:42Merci, Antoine, d'être venu, en tout cas, sur le plateau d'Alerte Générale.
33:45Merci beaucoup, ton livre, Merde.
33:48On peut le trouver où, ce livre ?
33:49Sur Amazon ?
33:49– Sur Amazon.
33:50– Sur Amazon, voilà.
33:51– Eh bien, voilà, Merde, le livre d'Antoine Guénaud,
33:54bien entendu, n'hésitez pas à vous le procurer.
33:55Merci d'être venu entre nous.
33:56– Merci beaucoup.
33:57– Et on va accueillir Alban Darguin immédiatement.
34:00Merci beaucoup, cher ami.
34:01Et Marc, on va continuer l'émission ensemble.
34:03On a plein de choses à se dire encore.
34:05On est contre nous, ici.
34:06On est bien, on est entre nous.
34:07Le public est là.
34:08Toujours merci d'être là, le public avec nous, ce soir.
34:11Merci beaucoup.
34:12– Attends, attends, attends, attends.
34:15On nous appelle, on nous appelle.
34:17– Téléphone rouge.
34:18– Allô ?
34:18– Oui, oui, non.
34:28Mais on est en direct, on n'a pas arrêté l'émission.
34:31C'est Alerte Générale, oui.
34:33C'est le château.
34:34– Ah, oui.
34:35– Oui, je vous écoute.
34:38D'accord, vous voulez qu'on rectifie certaines choses
34:40qui ont été dites par M. Toiti.
34:42– Ah, d'accord.
34:42– D'accord.
34:43– Il nous précise que la situation économique est tout à fait sous contrôle.
34:52– Ah bon, d'accord, je suis ravi de la prendre, je suis ravi de la prendre.
34:54– La dette n'existe plus, elle est partagée par tout le monde, c'est bien ça.
34:58Attendez, on va faire réagir M. Toiti.
35:00– Ah bah génial.
35:01– C'est pas la faillite, Marc ?
35:02– Ah bah c'est que l'Élysée nous appelle là, c'est pas la faillite.
35:05– Alors justement, là tu sais, on parle, ça c'est intéressant parce que…
35:07– Oui, restez en ligne, restez en ligne.
35:08– Attends, Manu, Manu, écoute, deux minutes, parce qu'on parle de…
35:11Oui voilà, il écoute, il écoute, parce qu'on parle de 3 500 milliards d'euros
35:15de dette publique, mais en fait ça c'est pas la vraie dette.
35:17Parce qu'on oublie de compter ce qu'on appelle le hors-bilan,
35:19ce que font d'ailleurs les États-Unis par exemple.
35:21Le hors-bilan c'est le paiement des retraites des fonctionnaires par exemple,
35:23tu vois, c'est une dette que l'État a et que tu la vois pas tout de suite.
35:26Eh bien avec le hors-bilan, t'es à 7 500 milliards d'euros de dette, tu vois.
35:31Donc oui, la dette n'est plus là, oui elle est là,
35:33elle est même beaucoup plus forte que prévu.
35:35Et surtout elle n'arrête pas d'augmenter, c'est-à-dire qu'on parlait du coût de la dette.
35:39Chaque année, on va commencer à partir de cette année et l'année prochaine,
35:42à payer 70 milliards d'euros juste de charge d'intérêt de la dette, juste les intérêts.
35:48Et sur 15 ans, c'est très simple, je fais le calcul, ça a coûté au total,
35:52écoute, Manu, 1000 milliards d'euros.
35:55– Non derrière, ils sont en train de noter dans la calculette.
35:58– C'est ça, casio là.
35:59– Attendez, attendez, attendez, attendez.
36:01Parce que le problème c'est que vous savez,
36:03on a un nouveau ministre du budget, je ne sais pas pour combien de temps,
36:08mais qui expliquait que les électeurs de Trump avaient voté pour des sujets mineurs
36:12comme l'inflation, le pouvoir d'achat, que c'était stupide,
36:15alors qu'en fait il faut voter pour des valeurs.
36:17– Alors ?
36:18– Quelles sont vos valeurs, M. Toiti ?
36:20– Moi je suis pour effectivement, d'abord l'amour j'ai envie de dire.
36:25– Non mais le plus important, encore une fois,
36:30c'est d'avoir une économie qui soit prospère, de liberté.
36:33Moi je pense que le plus important c'est la liberté.
36:35Aujourd'hui nous ne sommes plus malheureusement en liberté,
36:37plus complètement, et on l'est de moins en moins.
36:39Quand je dis ça veut dire liberté d'entreprendre,
36:41liberté effectivement de créer de la richesse,
36:43liberté de dire les choses, on l'a encore,
36:45heureusement on n'est pas encore en dictature, fort heureusement,
36:47mais c'est en train de se perdre.
36:49Et ça, pour moi c'est la valeur essentielle, c'est la liberté.
36:51La liberté c'est le plus important.
36:52– Vous avez entendu ? Oui, oui, je lui dis, bien sûr.
36:58Alors, oui, alors…
37:01– Tu veux me le passer, sinon je vais régler son ordre ?
37:03– Non, mais ça capte très mal en plus.
37:04– Merci M. le conseiller, une dernière chose, au revoir,
37:08bien sûr, merci, avec plaisir, et mes amitiés à Brigitte.
37:11Non mais, le fait est que le budget 2026, en fait, qu'est-ce que ça va être ?
37:17Parce que depuis Barnier, le problème c'est qu'on n'a pas de budget,
37:20enfin on a un faux budget.
37:20– Non mais c'est une catastrophe, c'est-à-dire qu'on a une augmentation…
37:26Moi ce qui me gêne, si tu veux, c'est le mensonge.
37:28C'est-à-dire que, n'oublie pas, quand on a eu le budget, d'ailleurs,
37:30du temps de Bruno Le Maire, par rapport à ce qu'il avait annoncé,
37:34il y a eu 50 milliards d'euros de plus de déficit.
37:37C'est pas une erreur, 50 milliards, on ne sait pas d'où vient cette somme,
37:41c'est assez incroyable.
37:42Et ça continue évidemment depuis, donc là non, c'est pas sérieux,
37:45ce qui est dit, on aura au moins 6% de déficit public par rapport au PIB,
37:48et cette année et l'année prochaine.
37:50Tu vois, cette année-là, encore une fois, on a eu les chiffres de l'Eurostat,
37:53c'est la France, il y a le plus de déficit public.
37:56Tous les pays réduisent leur déficit, mais nous on l'augmente.
37:58– Donc c'est du mensonge à tous les étages, Marc, finalement, en permanence.
38:01– On enrobe la réalité, on te dit finalement, il y a un peu de…
38:03Moi c'est ça, tu vois, moi j'ai un métier d'économiste,
38:06on fait des prévisions, bon c'est le monsieur météo de l'économie, on va dire.
38:09Et d'ailleurs c'est pourquoi on a créé les économistes,
38:10c'est pourquoi on a créé les économistes,
38:12que le météorologue ne soit pas les seul à se tromper.
38:14– Ah ben voilà, merci, Marc Mathieu, on la garde, on la garde, allez, on la garde.
38:19– Ah oui, c'est vrai, c'est vrai.
38:23Et donc quand tu fais des prévisions, si tu veux moi, par exemple,
38:26tu as ce qu'on appelle des indicateurs avancés,
38:28par exemple pour voir la croissance française,
38:30depuis des années ça marchait très bien,
38:32c'est l'INSEE qui les produit, c'est le climat des affaires,
38:34enfin je ne vais pas dans le détail, bref.
38:35Et donc depuis déjà plusieurs mois, plusieurs trimestres,
38:38ces indicateurs avancés montrent une baisse du PIB.
38:40Bon, or, à chaque fois que le PIB sort en France, tu as une hausse.
38:43Mais attends, ça vient d'où cette hausse ?
38:45En fait, elle vient d'une variable d'ajustement qu'on appelle la formation de stock.
38:49Si tu enlèves les stocks, tu es en baisse du PIB depuis la fin de l'année dernière.
38:54Mais on ne te le dit pas, tu vois, on te dit non, mais il y a quand même de la croissance.
38:56– Bah ouais.
38:57– C'est quand même assez incroyable.
38:58– Il n'y en a pas, en fait c'est…
39:00– Voilà, pareil sur le chômage, etc.
39:01Le chômage est en train de repartir à la hausse,
39:04par rapport, tu vois, la France avait un taux de chômage
39:06qui était inférieur à celui de la zone euro
39:08jusqu'à ce moment à peu près en 2015, 2017.
39:11Et après, hop, le taux de chômage français, il est devant celui de la zone euro.
39:15– Eh bien c'est pour ça, mon cher Marc, je te coupe,
39:16on va en parler avec l'heure des comptes, cette nouvelle rubrique.
39:19Tu vas te régaler de voir l'heure des comptes sur Alerte Générale avec Alexis Poulain.
39:23Merci d'être là.
39:24Et bonjour à Alban Darguien qui nous a rejoint.
39:26Maintenant, c'est l'heure des comptes, les amis.
39:28Allez, on va se régaler.
39:30Parti.
39:31– L'heure des comptes, alors on a choisi avec Alexis des tweets,
39:40plus absurdes les uns que les autres concrètement.
39:45Vas-y, je t'en prie.
39:46– L'idée en fait, c'est de vous faire réagir le public et nos invités,
39:50et vous aussi sur les pépites que nous offrent les réseaux sociaux
39:54quand ils ne sont pas censurés.
39:56Et on va commencer avec une déclaration de Yaël Braun-Pivet sur le patrimoine.
40:00– Alors, je n'avais pas parlé des gros héritages,
40:02j'avais parlé notamment des héritages en rebond,
40:05c'est-à-dire des héritages qui, comme ça, passent de génération en génération.
40:09Vous savez, le truc qui vous tombe du ciel,
40:11il y a un moment où ça suffit, ça ne peut pas, comme ça,
40:14se poursuivre sur des générations et des générations.
40:16– Alors, déjà le public, est-ce qu'il faut taxer plus les héritages ?
40:19– Oui.
40:19– Oui, non ?
40:21– Vous avez vos petits panneaux, allez-y.
40:22– Mettez-nous vos petits panneaux, là, qu'on voit bien.
40:25– Oui.
40:26– Voilà, notre panel de sauce.
40:27– Bon, d'accord.
40:27– Ah, voilà.
40:30– Vous n'aurez plus rien et vous serez heureux.
40:36– Non, mais ce qui est fou, c'est que, encore une fois,
40:37on nous dit, oui, il faut taxer l'héritage.
40:39Comme s'il n'était pas taxé.
40:40– Il est déjà taxé.
40:41– On est parmi les pays dans le monde
40:43où on taxe le plus, effectivement, les successions.
40:45Donc, c'est ça qui est fou.
40:46Encore une fois, que certaines personnes disent des bêtises,
40:48bon, on a l'habitude.
40:49Mais là, présente de l'Assemblée nationale, quand même,
40:51c'est, à priori, c'est une personne sérieuse.
40:52– Eh bien, moi, ça suffit, il faut les taxer.
40:54– Elle fait garder ses poules par les CRS, quand même.
40:57Alban Darguin, là-dessus.
40:58Bonjour.
40:59Micro, le petit micro va là.
41:01Est-ce qu'il faut taxer…
41:02– On prend le micro !
41:03– Oui !
41:04– Est-ce qu'il faut taxer l'héritage et le patrimoine ?
41:06– Le héritage, surtout Alban Darguin.
41:08– Oui.
41:08– Je pense qu'il faut aller vers des droits de succession à 95%.
41:11– C'est intéressant, ça.
41:12– C'est l'évidence.
41:12– Vous allez avoir des problèmes, vous, à mon ami.
41:15– Vous allez avoir des problèmes.
41:16– On va avoir un prix Nobel de l'économie, là.
41:18– Non, mais soyons fous.
41:19Après, c'est comme pour le Louvre.
41:21La question, c'est est-ce que les bijoux qui ont été volés,
41:24c'était les bijoux de Brigitte ou est-ce que c'était…
41:26– Vous allez vraiment avoir des problèmes, vous.
41:28– Je crois que je vais avoir des problèmes.
41:30Mais un peu d'humour ne nuit pas.
41:31– Oui, mais bien sûr qu'on est là pour ça.
41:33Oui, donc vous êtes opposé frontalement à cette taxation sur les droits de succession.
41:39– Oui.
41:40Il y a des droits de succession.
41:41La question, c'est certainement pas, ni maintenant, ni de façon pérenne,
41:46le moment de les augmenter.
41:49Les droits de succession, c'est quoi ?
41:51C'est ni plus ni moins un patrimoine, la plupart du temps constitué sur une ou deux
41:55ou trois générations, et que se partagent les héritiers.
42:00Voilà.
42:01Bon.
42:01Et on en prend une…
42:02Il y a une part de droits de succession qui est prise par l'État.
42:05Je ne sais pas sur quoi ça justifie.
42:08Mais en tous les cas, l'augmenter, comme l'a dit Yaël Braun-Pivet,
42:14c'est de l'apesanteur totale, quoi.
42:16C'est…
42:17– Alors, on a pris un peu de retard, les amis.
42:19Donc, on va continuer là-dessus.
42:21Merci, Alban Darguin.
42:22Et on va parler maintenant de l'émérite incroyable, célébrissime Valérie Ayé.
42:31Vous la connaissez toute, Valérie Ayé, qui nous a fait une déclaration incroyable sur…
42:36Récemment, vous allez voir, vous allez écouter ça, c'est que du bonheur.
42:38– Le président de la République a un leadership et une crédibilité incontestables
42:42et incontestés à l'échelle internationale.
42:45– Malgré la crise politique.
42:47– Voilà, voilà, Valérie Ayé.
42:48– Mais c'est une blague, c'est une blague ou pas ?
42:49– Non, non, Valérie Ayé, c'est la députée de Renew.
42:54– Non, parce qu'en fait, si vous voulez, moi je me souviens, quand on était jeunes,
42:56on est toujours jeunes, mais il y avait les guignols de l'info.
42:58– Oui.
42:58– Tu te souviens ?
42:58– Oui, bien sûr.
42:59– Non, on n'a plus besoin, parce qu'effectivement, c'est encore plus marrant dans la…
43:02– Et puis c'est 100% artisanal, Valérie Ayé.
43:03C'est 100% artisanal.
43:04– C'est du travail de qualité.
43:06Est-ce que vous pensez, le public, qu'Emmanuel Macron a un leadership incontesté
43:10à l'échelle européenne et internationale ?
43:12– Oui !
43:13– Oui, voilà.
43:16– On soutient totalement, non mais c'est impressionnant.
43:19Il faut voir que tout ce qui est de l'ordre de la géopolitique, de l'international,
43:23la France est sur un strapontin ou pas du tout là.
43:26Et par contre, nos médias nous vendent quand même un président à la manœuvre incroyable
43:29qui a su manœuvrer pour reconnaître l'État de Palestine,
43:33être là également pour l'Ukraine.
43:36– Vous avez vu la déclaration de Trump sur Macron,
43:38quand il est où ?
43:39– Oui, il est où.
43:40– C'est bizarre, il est toujours là.
43:42C'est exceptionnel.
43:43– Non mais c'est triste, c'est triste parce que justement, encore une fois,
43:47on a un pays à la base qui est formidable, tu vois.
43:50On a une image qui était justement…
43:52La France était quand même l'un des leaders mondiaux il y a encore quelques années.
43:55Je vous donnais un chiffre économique incroyable, qu'on sait très peu.
43:59Jusqu'aux années 90, en termes de PIB par habitant,
44:02ça veut dire la richesse par habitant, la France était dixième du monde.
44:06Bon, tu vois, on était parmi… Bon, c'était pas mal.
44:08On était même devant les Américains, tu vois.
44:09Aujourd'hui, on est vingt-cinquième du monde.
44:14Alors que les Américains sont, par exemple,
44:15ils étaient passés de la onzième à la septième place.
44:18Tu vois, ils ont… C'est ça qui est incroyable.
44:19– C'est fou.
44:19– Donc nous, on veut te faire croire que non,
44:21finalement, la place de la France, ça ne cesse de s'améliorer.
44:23Mais non, non, c'est ça qui est triste.
44:25On est dans le déni de réalité, on traversit la réalité.
44:29C'est très dangereux, bien entendu.
44:30– On est dans cette situation incroyable, effectivement.
44:34On tombe de carré en silence, Alban Darguin, en vingt secondes là-dessus,
44:38concrètement, sur Valérie Ayé, avant qu'on passe à la séquence suivante.
44:41– Valérie Ayé, c'était la tête de liste aux élections européennes.
44:46On sait ce qu'est devenu l'Europe, le projet d'Europe, comme disait De Gaulle.
44:50L'Europe, l'Europe, l'Europe, ceux qui sautent comme des cabris.
44:54– Ah, oui, oui.
44:55– Très bon, on la garde, celle-là aussi.
44:56On la garde, celle-là, on la garde, on la garde.
44:58– Un peu d'humour ne nuit pas.
45:02Mais non, mais tout ça pour dire que l'Europe est devenue une union de destruction des nations.
45:10Et moi, j'ai maintenant pris l'habitude de ne plus parler de l'Union européenne,
45:16mais de parler de l'Union européique.
45:18Car je trouve des similitudes entre ce qui a été l'Union soviétique il y a 50 ans
45:23et l'Union européenne actuelle.
45:26– C'est tragique.
45:28– On va parler de tout ça, mais avec un ton un peu différent.
45:31Vous connaissez, à l'ère générale, on a cette minute mainstream.
45:34Les mainstreams, les médias mainstreams que Marc connaît.
45:37On va donc changer un peu de ton, histoire de montrer que nous aussi,
45:41nous vénérons le formidable président qui s'appelle Emmanuel Macron
45:44et qui nous gouverne maintenant depuis 2017.
45:45– Merci.
45:54– Monsieur Toitille, c'est le moment d'être honnête.
45:56– Je ne suis pas là pour faire votre procès, mais simplement pour dire la vérité aux Français.
46:03– Ça commence bien.
46:04– Justement, est-ce que si la France va si mal, c'est tout simplement parce que les Français ne font pas d'efforts ?
46:10– Ah oui, c'est ce que disait Bayrou également.
46:12Non, mais non, les Français se serrent la ceinture malheureusement depuis des années, ça qui est dramatique.
46:15Moi, ça, je ne supporte pas.
46:16Encore une fois, oui, moi, je viens d'éciter à HLM d'Orly, je vous dis à chaque fois, parce que c'est important,
46:19parce que des fois, on va avec une cravate, on dit, celui-là, voilà, il a eu un héritage.
46:22Non, moi, j'ai eu un… Je raconte l'anecdote, parce que j'ai eu aussi des contrôles fiscaux, etc.
46:26Bon, bref, et donc le contrôleur me dit, vous avez eu un héritage ?
46:29Alors, je dis, oui.
46:30Alors, il me regarde avec les yeux comme ça.
46:32Je dis, oui, j'ai eu un jeu de cartes.
46:33Parce que c'était un héritage qu'on voit là.
46:35Bref, c'est une blague, mais c'est pour dire que…
46:37Non, moi, je viens d'ici HLM d'Orly, et donc, c'est vrai que mes parents,
46:41ils m'ont donné cette envie de m'en sortir.
46:43Je dis, voilà, nous, ce qu'on veut, c'est que nos enfants, ils soient mieux que nous.
46:46Aujourd'hui, tu ne peux pas garantir que tes enfants, ils seront mieux que toi.
46:49C'est ça qui est devenu dramatique, si tu veux, dans le pays.
46:51Donc, quand on dit, les Français, c'est à cause d'eux,
46:54tout ce qui se passe, ils doivent serrer la ceinture.
46:55Non, ça fait 40 ans qu'on serre la ceinture, tu vois.
46:58Et donc, par contre, il y a certaines catégories de la population
47:00qui ne serrent pas la ceinture.
47:02Et ce n'est pas les milliardaires.
47:04Pour moi, c'est effectivement la haute fonction publique,
47:06où globalement, on a quand même des bons salaires.
47:09On ne fait pas des boulots.
47:10Bon, certains, ils bossent beaucoup, mais bon, tu vois,
47:11il y a les comités théodules, etc.
47:13Enfin, tu sais, et ainsi de suite.
47:14Globalement, moi, c'est ça qui me dérange.
47:16C'est des gens qui sont bien payés à ne pas faire grand-chose, tu vois.
47:19C'est ça qui est…
47:20Mais quelqu'un qui a bossé, quelqu'un qui réussit à s'en sortir,
47:23ben, lui, tant mieux pour lui, tu vois.
47:24Mais non, lui, on veut effectivement le bloquer.
47:26Donc, quand tu dis oui, il faut que les Français serrent la ceinture,
47:27je dis non, ça, c'est un scandale éhonté,
47:29parce que ça fait 40 ans qu'on se serre la ceinture.
47:31– Allez, une deuxième question, mon cher Marc Toiti.
47:33Merci d'être là.
47:34Génialement, la dette explose.
47:36On le sait, on en a parlé.
47:37La croissance s'effondre, les entreprises ferment par milliers.
47:40Mais n'est-ce pas là la preuve, finalement, Marc Toiti,
47:42que le Président a réussi à désintoxiquer la France
47:45de sa dépendance à la prospérité ?
47:48– C'est très bon, ça, oui, ça.
47:50– Eh bien, cher ami, vous avez tout à fait raison.
47:51Je pense qu'effectivement, la décroissance, c'est l'avenir de la France.
47:55– Ah, voilà, voilà, bravo.
47:59– Tu vois, c'est ça.
48:00Pour le blague à part, ce discours de « walkiste », entre guillemets,
48:04de décroissance, etc., c'est une catastrophe ambulante.
48:07Moi, ce qui me rend fou, c'est quand je vois effectivement cette jeunesse,
48:09tu vois, qui nous dit aujourd'hui,
48:10« Ah ben non, mais attends, la croissance, c'est pas bien, tout ça.
48:13Non, non, mais t'es dans un monde ouvert. »
48:15Tu vois ce que je veux dire ?
48:16Alors, évidemment, il y a une autre croissance possible
48:18avec de l'innovation, avec de la technologie,
48:19ou peut-être, tu vois, moins détruire la planète.
48:21Mais le fait de dire, non, on va régresser.
48:23D'ailleurs, ça, c'est un complexe de gosse de riche.
48:25C'est-à-dire qu'effectivement, quand t'es riche,
48:27c'est facile de dire, oui, bon, on va être un peu moins riche.
48:29Mais celui, les pays pauvres,
48:37c'est un scandale éhonté, cette décroissance.
48:40Absolument. Et une dernière question pour Alban Darguin,
48:43qui est un esthète, nous le savons tous.
48:45Est-ce que finalement, Notre-Dame qui brûle,
48:48le Louvre qui se fait cambrioler,
48:50la ruine des finances publiques,
48:51c'est pas une forme d'art contemporain
48:52de la part de cet artiste Mozart de la finance
48:54qu'est Emmanuel Macron ?
48:56Alors, je suis fondamentalement d'accord.
48:59Ah, ben voilà.
49:01C'est une évidence, c'est une évidence.
49:03Il y a derrière tout ça quelque chose qui a été pensé,
49:05qui a été, comment dire, vraiment élaborée,
49:12parce que dans le domaine de la décadence,
49:16c'est pierre à pierre qu'on détruit l'édifice.
49:18Et Emmanuel Macron n'est peut-être pas un petit maçon à la truelle,
49:23mais peut-être un grand démolisseur.
49:27Eh ben merci.
49:28Très bien. Merci, on la garde celle-là aussi.
49:30Allez, c'est l'armoire des trophées de la générale, mon cher Alexis.
49:33Écoute, c'est la l'art des trophées.
49:34C'est vraiment, merci beaucoup.
49:37Et on enchaîne avec ton édito.
49:39Ben, l'édito.
49:39Eh oui, le dernier édito, l'édito de la fin d'émission, bien entendu.
49:44C'est déjà la fin.
49:50Et chers amis, merci pour cette alerte générale.
49:56Alors, mon petit édito de la fin, bien entendu.
49:58Eh ben oui, mon cher Alexis, c'est une belle aventure qui commence avec cette alerte générale.
50:02J'ai pas les relances.
50:03Ouais, mais on s'en fout, je les ai, moi.
50:04Enfin, c'est pas très bien.
50:05On n'est pas sûr.
50:06On n'est pas sûr.
50:06Non, j'allais dire une bêtise.
50:07Alors oui, une belle aventure qui commence où toutes les colères, chers amis,
50:10et les impertinences sont bonnes à prendre et à entendre, surtout.
50:13Alors oui, avec toi, cher Alexis, et toute l'équipe de TVL que nous remercions
50:17pour ce dévouement à apprivoiser notre fureur, notre agitation et notre hargne,
50:21pour ne pas dire autre chose, nous aurions pu opter, les amis,
50:24pour remettre au goût du jour la roue de la fortune, tourner ma neige ou encore pyramide,
50:28souvenez-vous.
50:29Mais on a opté pour cette émission pleine de bienveillance, de bisous, de câlins,
50:33pour la palanquée de bras cassés, de truffes, de plantes verts, d'arrivistes,
50:36d'apparats chics, de vendeurs à la sauvette et de batteleurs du dimanche
50:39qui nous servent de quoi de classe politique.
50:41Alors, quelle chance nous avons, mes amis, nous tous ici réunis,
50:44de pouvoir gloser sur le forcené de l'Elysée, sur Mamie Vapote,
50:48sur Yael Casnoisette, sur Jean Doliprane, sur Bruno Le Rigolo,
50:52sur Agnès Pannier-Runacher, rappelez-vous, la joconde des co-responsables
50:54des gouvernements précédents, sur Michel Troïka-Barnier également,
50:59Catherine Vaurien, nouvelle ministre du Pistolon Plastique,
51:02ou encore Sébastien Le Cornichon, les mairies de Premier ministre
51:05et assistant de direction en ustensile de cuisine de Choupiné.
51:08Premier, quel bonheur d'avoir su réunir collectivement dans un pays comme la France
51:12en quelques années, autant d'incompétence, de stupidité, d'indigence,
51:17de mépris, d'arrogance également, autant de boulettes et de trahison de toutes sortes.
51:22Mais oui, bien sûr, les amis, à l'air général, c'est toujours, il y a un petit côté positif.
51:26Cela nous donne un aperçu très précis de ce à quoi ressemble le fond de la cube
51:30et qu'est-ce qu'il y a au fond.
51:31Et franchement, franchement, vous n'avez pas envie de savoir.
51:33Mais surtout, comment un pays comme le nôtre peut en quelques années seulement
51:38donner les clés d'un camion qui roule sur les jantes à une armée de clowns ?
51:42C'est tout l'intérêt d'une émission, comme à l'air général,
51:44de mettre des gros coups de latte et de gourdin sur une classe politique en déroute,
51:48sur une meute de député Godillot et une palanquée de ministres
51:51grassement rémunérés par les impôts des Français.
51:54Car cette émission, c'est aussi le meilleur moyen dans la bonhomie
51:57de remettre les choses à leur place et de replacer dans le bon axe
51:59certaines mâchoires désaxées, parce que l'escroquerie intellectuelle,
52:04c'est pas nous, c'est les Russes, ou la grosse dette, bien grâce,
52:07c'est à cause des Français.
52:08Eh bien, ça suffit, mes chers amis, car la pitrerie a assez duré.
52:12Alors maintenant, on donne la parole à ceux qui pensent autrement,
52:15qui disent autre chose comme Marc Toiti, autre chose que la diarrhée verbale du mainstream.
52:19Dégommer les mensonges, sonder la profondeur de la bêtise,
52:22mesurer au cordeau l'épaisseur exacte de la couche de conneries
52:25et essayer de comprendre pourquoi la bêtise est la seule matière.
52:28Première inépuisable dans le monde.
52:30Voilà la mission, un peu d'englinguer, je vous l'accorde,
52:33que nous nous sommes donnés sur Alerte Générale.
52:35Alors, pour notre classe politique, à défaut d'être patriote, efficace, intelligent,
52:39soyez digne une fois d'avant de vie, faites votre boulot,
52:41servez les Français dont vous êtes les obligés et les petites mains,
52:44ou partez au plus vite et rendez-nous quoi ?
52:46Rendez-nous d'autres pays.
52:48Et n'oubliez pas, en partant, vraiment, de prendre Nemo,
52:50de prendre Bribri, de prendre Macron,
52:52car Alerte Générale ne fait que commencer,
52:54et la suite, franchement, risque de pas vraiment vous plaire.
52:58Alors, merci les émus pour cette première.
53:00– Ouais, bravo !
53:01– Alors, alors, merci à vous qui êtes derrière l'écran,
53:10merci à vous qui êtes en plateau, merci Marc, et merci tous.
53:13– Merci bien, bravo, bravo, c'est une belle émission.
53:16– Non, on n'a pas parlé de Michel Cornecu.
53:19– On a raté plein de trucs, on n'a pas parlé de…
53:22– Enfin, non, non, évidemment, c'est une très belle émission,
53:25c'est la première, la prochaine, c'est le 4 novembre,
53:28avec Olivier Delamarche, et on ne va pas recevoir que des économistes,
53:31rassurez-vous, on aura aussi des Saint-Bank,
53:33et des gens qui disent des choses positives,
53:35et pas des gens qui mentent et qui racontent n'importe quoi
53:37sur notre pays qui est la France.
53:38– Monsieur Météo, des Monsieur Météo, c'est important.
53:39– Parc-toi, Tis, je trouve ça lamentable ce que vous avez fait.
53:41– Vraiment, scandaleux !
53:42– Scandaleux, scandaleux, non, non, évidemment.
53:43– Ce n'est pas sérieux.
53:44– Ce n'est pas sérieux.
53:44– Ce n'est pas sérieux, on continue,
53:52tous les 15 jours sur TVL, merci !
53:54– Merci à tous !
53:55– Merci à tous !
53:56– Merci à tous !
53:58– Sous-titrage ST' 501
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