- il y a 10 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00Et à 13h07 sur RMC, c'est parti pour le zapping, le meilleur d'RMC aujourd'hui.
00:06On va commencer avec l'EGG et justement cette question, les soutiens de Nicolas Sarkozy, en font-ils un peu trop ?
00:12Ce matin avant son départ pour la prison de la santé, Nicolas Sarkozy a été acclamé par une foule de soutien,
00:18des responsables politiques, des amis, sa famille, mais aussi des anonymes, venus applaudir longuement l'ancien président.
00:25Écoutez Laurence Saillet, ex-eurodéputée LR, elle était présente ce matin devant le domicile de Nicolas Sarkozy.
00:33Parce que je voulais apporter à Nicolas Sarkozy mon soutien et mon amitié et tous ceux qui étaient là étaient dans cette dynamique.
00:42Ils avaient envie de lui prouver qu'ils étaient avec lui.
00:45Il y a des millions de Français que son incarcération choque.
00:49Donc c'est important qu'on soit réunis, même si effectivement beaucoup de gens n'ont pas pu venir et il a reçu des milliers de témoignages.
00:59Benjamin Amard, est-ce que les soutiens de Nicolas Sarkozy, à l'image de Laurence Saillet, en font un peu trop ?
01:04Écoutez, je pense qu'aujourd'hui on a quand même un paysage politique qui montre qu'il y a beaucoup de familles politiques qui creusent même quand ils ont atteint le sous-sol.
01:13Mais honnêtement, je crois que les Sarkozy se distinguent par leur virtuosité dans ce domaine.
01:20Ce sont les mêmes qui ont accompagné François Fillon dans le mur en 2017.
01:25Qui ont crié comme des vestals outragés, horrifiés par ce qui se passait.
01:34Ils refont la même chose.
01:35Je pense qu'ils ne mesurent pas l'image dans l'opinion.
01:37– Ce n'est pas la même histoire François Fillon.
01:39– Dans les deux cas, en tout cas, c'est des gens qui sont condamnés par la justice, des responsables politiques,
01:46et qu'on accompagne dans cette turpitude-là.
01:50– Il y a beaucoup de responsables politiques chez LR qui doivent une grande partie de leur carrière à Nicolas Sarkozy aussi.
01:56– On a le droit quand même aussi peut-être d'être un peu lucide,
01:59et de se dire que cette haie d'honneur, elle va apparaître aux yeux de nombreux Français
02:04comme quelque chose de complètement hors-sol et lunaire.
02:08Voilà, il y a eu une décision de justice, on a le droit de se battre en appel, etc.
02:13Mais là, c'est le moment de la justice, en fait.
02:15C'est le moment du combat judiciaire, il va avoir lieu.
02:17Il n'est pas terminé, il y a une chose.
02:18– Ça n'interdit pas sa famille, ses amis ?
02:20– Alors moi, j'aimerais qu'on cite dans ce cas-là un autre exemple
02:23où on a ce genre de happening.
02:25Ou alors ça veut dire quoi ?
02:26– Il n'y a pas d'autre exemple, il n'y a jamais eu d'ancien président derrière les barreaux.
02:31– Il n'y a jamais eu ce genre de happening, et je le redis,
02:33il faut que dans la tête de certains nombres de responsables politiques
02:36comprennent que le président de la République n'est pas un monarque républicain.
02:40Il est soumis aux mêmes droits et obligations que nous tous, que tous les justiciables.
02:45Donc on se détend, on attend la procédure d'appel et on verra ce qu'il en sera.
02:49– Mais on a le droit de le soutenir, n'est-ce pas ?
02:50– Alors on a absolument le droit de le soutenir.
02:56Sa famille a égidé, enfin je veux dire, on ne peut pas, c'est indiscutable,
02:59il n'y a pas de débat sur ça.
03:01On n'était pas obligés non plus de faire cette espèce de mise en scène
03:05sous l'œil des caméras.
03:07Maintenant, toutes les femmes, tous les hommes politiques
03:11qui sont venus soutenir Sarkozy, lui doivent quelque chose.
03:15Voilà, lui doivent leur position politique.
03:19– C'est pas grave d'être loyal, c'est pas une star.
03:23– Donc c'est le bal des obligés.
03:24– Non, c'est-à-dire que ce n'est pas question de loyauté,
03:28il est question de… c'est tout un système, c'est ce que je disais tout à l'heure,
03:32c'est le système qui tremble.
03:33Mais en réalité, moi je vais vous dire,
03:35ce n'est pas ce spectacle affligeant que j'ai vu ce matin,
03:38ces images qui m'interpellent le plus.
03:40Ce qui m'interpelle le plus, c'est ce que j'ai entendu tout à l'heure
03:43de la bouche de notre président de la République.
03:45– Tout à fait.
03:46– Moi c'est ça qui me sidère.
03:48Parce que d'un côté, il va dire, il y a la séparation,
03:51c'est toujours ce fameux en même temps.
03:53Il y a la séparation des pouvoirs,
03:54donc je ne peux pas, évidemment, me prononcer sur la décision de justice
03:59qui a condamné Nicolas Sarkozy.
04:02Mais en même temps, je trouve qu'on pourrait commencer
04:07à discuter sur l'exécution provisoire.
04:10Donc, quelque part, en creux, il vient dénoncer l'exécution provisoire
04:18dont a été…
04:20– Mais quand on voit…
04:20– Il a le droit de donner son…
04:21– Non, il n'a pas le droit.
04:22– Ah c'est horrible.
04:23– Il n'a pas le droit.
04:23– Il est garant de la séparation des pouvoirs.
04:25– Il s'appelle la séparation des pouvoirs.
04:26– Il n'a pas le droit.
04:28– Non.
04:29– Il n'a pas le droit.
04:31Point barre, c'est la constitution.
04:32– Daniel Riolo.
04:33– Si demain, il est en campagne, un homme politique est en campagne présidentielle
04:37et il dit, dans mon programme, il y a ce point de droit que je veux revoir.
04:41– C'est une remise en cause de la constitution.
04:42– Non, je fais voter à l'Assemblée.
04:44– Ce n'est pas un candidat, c'est le président de la République, Daniel.
04:47– Il est président, il n'est pas candidat.
04:49– Il est président de la République, il est garant de la constitution
04:52et il doit respecter la séparation des pouvoirs.
04:55– On laisse Daniel parler.
04:56– Si jamais demain, un gars en campagne électorale dit ce point-là,
05:00j'aimerais le changer par les procédures légales.
05:02– Il a le droit de le changer.
05:03– Bien sûr.
05:04– Il n'a même plus de majorité relative.
05:08Qu'est-ce qui va changer la constitution ?
05:09– Mais j'ai dit, est-ce qu'il aurait la possibilité de le faire ?
05:13– Mais de quoi tu parles ?
05:13– Non, parce qu'il n'a pas la majorité.
05:14– Je dis, un président qui aurait une majorité,
05:19il pourrait mener à bien un tel projet.
05:21– Mais ce n'est pas son cas.
05:22– D'accord, mais c'est une éventualité.
05:25– Là, on est avec des six.
05:26– Est-ce que je peux vous soumettre une hypothèse ?
05:29– Oui, mais elles ne correspondent pas à la réalité.
05:31– Ne restez pas figé.
05:32– Non, mais je n'ai pas le débat de Emmanuel Macron,
05:34ce qu'il a dit, Daniel.
05:35– Mais là, ce n'est pas le débat.
05:37J'aimerais entendre Daniel sur les soutiens de Nicolas Sarkozy.
05:39On a entendu la famille, on a vu la famille,
05:42on a vu les amis, les responsables politiques.
05:43– Sur ce point-là, je ne les comprends pas.
05:45Demain matin, si tu dois aller en taule,
05:47tes amis auraient le droit de venir te soutenir en bas de chez toi.
05:49Tu pourrais trouver ça ridicule, mais tes amis pourraient venir.
05:52– Mais personne ne le fait.
05:53– En l'occurrence,
05:54le fait que ses amis viennent le soutenir en bas de chez lui,
05:57– Devant la prison, personne ne le fait.
05:59– Qu'est-ce qu'on en a à faire, après tout ?
06:01En revanche, là où je comprends moins,
06:03c'est si ce sont des gens qui politiquement représentent la droite.
06:08Là, en revanche, je n'irai pas,
06:10puisque je le rappelle et visiblement,
06:12ce n'est pas dans la tête bien présente de tout le monde.
06:14Il a trahi à peu près toute la droite française depuis 2007.
06:18Donc, je pense que même les électeurs de droite
06:21ne doivent pas oublier tout le mal qu'il a fait à la droite en France.
06:26Dans un premier temps, il a beaucoup réduit le Rassemblement national
06:30avec un programme non appliqué et des promesses vaines.
06:32Dans un deuxième temps, si le RN est aussi haut aujourd'hui,
06:35c'est aussi le contre-coup de ce qu'il n'a pas fait
06:38et de ce vers quoi il a emmené la droite française.
06:41Voilà, c'est tout.
06:42– Apolline Matin…
06:43– Non, il ne faudrait pas le soutenir en vrai.
06:45– Apolline Matin et cette question,
06:47comment inciter les Français, j'espère que vous aurez la réponse,
06:49à faire davantage de bébés ?
06:51Comment inciter les Français à faire ou refaire des enfants
06:54en créant un nouveau congé de naissance ?
06:56Il est inscrit dans le budget, dans le projet de loi de finances
06:59de la Sécurité sociale pour 2026.
07:02Comment ce nouveau congé de naissance va-t-il fonctionner ?
07:04Les explications ce matin de notre économiste Pierre Rondeau.
07:08– L'actuel congé parental n'inciterait pas assez à faire des enfants.
07:12En plus du congé de maternité de 16 semaines
07:14et du congé de paternité de 28 jours,
07:17les parents peuvent bénéficier d'un congé supplémentaire
07:20d'une durée maximale d'un an, non rémunérée,
07:22mais indemnisée à hauteur de 400 euros par mois.
07:25Il serait donc remplacé par ce congé de naissance
07:27voulu par le gouvernement Lecornu,
07:29qui devrait avoir une durée plus courte,
07:31mais une meilleure rémunération.
07:33D'où l'idée d'inciter à faire des enfants
07:35meilleure rémunération
07:37et possibilité de mener à la fois carrière professionnelle
07:39et vide-famille.
07:41– Benjamin Amard, plus court mais mieux rémunéré,
07:44est-ce que c'est la bonne solution ce congé de naissance ?
07:46Est-ce que ça peut donner envie aux Français
07:48de réarmer démographiquement le pays ?
07:51– Oui, mais en fait, dans l'atomie
07:53de la démographie française et européenne,
07:56il y a des pesanteurs structurelles bien plus lourdes,
07:58des inquiétudes sur l'avenir,
08:01à moyen et plus long terme,
08:03et donc sur les questions environnementales,
08:05sur les questions géopolitiques,
08:08sur les questions sociales, etc.
08:10Et c'est des pesanteurs très lourdes.
08:11Et je doute que ce soit un meilleur congé parental
08:15qui règle la situation.
08:17Je pense qu'on est sur des choses très profondes.
08:19– Ça peut être un frein au moment où on décide
08:21ou pas de faire un enfant, de se dire
08:22ça va être la galère les premiers mois,
08:24qui va le garder, comment on fait ?
08:25– Peut-être que ça jouera à la marge.
08:27Moi, je crois qu'on a l'affaire à des pesanteurs profondes.
08:29Quand on parle avec les jeunes sur
08:31vous voulez ou pas des enfants,
08:33ce qui ressort en gros pour synthétiser,
08:35c'est dans ce monde de merde,
08:37dans ce monde délétère et anxiogène,
08:38non, vraiment, je n'ai pas envie.
08:39– Oui, mais alors Benjamin, si tu nous dis,
08:41il faut d'abord faire la paix partout dans le monde,
08:43sauver la planète,
08:43et ensuite on fera des bébés.
08:44– Non, mais excuse-moi, mais après…
08:45– Franchement, là…
08:46– Non, mais attendez,
08:47mais après, vous avez le droit de ne pas être d'accord.
08:48Moi, je vous dis que le monde, aujourd'hui,
08:51tel qu'il est, effectivement…
08:52– Je pense que c'est vraiment
08:53parce qu'il y a cette inquiétude-là…
08:54– Mais bien évidemment,
08:55mais ce n'est pas moi qui le dis.
08:56– Non, mais c'est peut-être un des critères.
08:58– C'est une lourde pesanteur.
09:01– Il n'y a pas que ça.
09:02– Je crois que c'est moins de ce que…
09:03– Ce que disait Charles est vrai,
09:04c'est aussi le peur de ne pas avoir de blé au début et tout.
09:06Et là, on va encore être opposés
09:08entre ceux qui ne voient la vie que par le biais des aides
09:11et ceux qui voient la vie d'eux.
09:12– Mais il n'y a pas la question des aides.
09:13– Être parent, je pense qu'il y a des parents
09:16qui aimeraient également gagner plus d'argent
09:18par le biais du travail
09:19parce qu'ils vont payer moins de charges
09:20parce qu'ils vont payer moins d'impôts.
09:21– Mais il n'y a pas que ça.
09:22– Et comme à chaque fois, il faut rajouter des aides
09:23et des aides et des aides et des aides…
09:25– Mais il n'y a pas que ça.
09:25– Je ne suis pas sûr que ça marche.
09:26– La France, jusqu'aux années 2000,
09:28elle avait un boom, une vitalité démographique
09:31qui faisait d'elle quasiment une exception en Europe.
09:33Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
09:34Donc ce n'est pas parce que les gens
09:35sont juste préoccupés par des questions d'aide sociale,
09:38ce n'est pas vrai.
09:39C'est parce que derrière, il y a tout un constat,
09:41tout un paysage civilisationnel
09:42qui est très petit en réalité.
09:43– Oui, mais il y a aussi la question…
09:44Non, mais c'est beaucoup plus terre-à-terre.
09:51– C'est ça, le fond.
09:52Yael Mélule, comment on incite les Français
09:54à faire des bébés ?
09:55– Avec tous les impôts, c'est quand même dingue
09:56que les services publics marchent si mal.
09:57– Ah bah oui, les services publics
09:59qui sont méchamment attaqués
10:01par les politiques macronistes
10:03après celle de Sarkozy.
10:04Les services publics, ils en ont pris plein râtre.
10:06Messieurs, je venais de dire Yael Mélule,
10:07quand vous êtes mis à crier.
10:08– Non, mais ce n'est pas grave, ce n'est pas grave.
10:09C'est les hommes qui veulent dominer
10:12la seule femme en présence.
10:14– Ah bon, pardon.
10:14– Non, mais moi, je fais bien.
10:16Ça m'a l'air sympathique, cette mesure.
10:17Mais j'entends « meilleure rémunération ».
10:20J'ai combien, en fait ?
10:21– Ah bah, on n'a pas le détail.
10:22C'est en négociation, pour l'instant.
10:23– C'est toujours comme ça.
10:24– Mais pour l'instant, c'était très peu
10:25pour le congé parental.
10:27Mais on pouvait s'arrêter trois ans.
10:28Mais on était très peu rémunérés.
10:29C'était moins de 500 euros par mois.
10:31– C'est un détail qui me semble quand même
10:31un petit peu important.
10:32– Oui.
10:33– Mais c'est toujours comme ça, de toute manière.
10:34Il y a toujours…
10:35C'est toujours dans le flou.
10:37Mais moi, dans le flou, je ne peux pas…
10:39– Des loups.
10:39– Je ne peux pas me prononcer, en réalité.
10:41D'autant qu'il me semble que le frein principal
10:46aujourd'hui pour les couples d'avoir un enfant,
10:49c'est l'argent.
10:50Ils n'ont pas d'argent.
10:51C'est le pouvoir d'achat.
10:53Donc, alors…
10:55– D'où l'idée de mieux rémunérer
10:56le congé de naissance.
10:57– Oui, ou alors il y a une autre idée
11:00complètement dingue, c'est de payer plus le travail.
11:03– Oui, c'est clair.
11:04– Ce serait une dinguerie totale, ça.
11:06– Les salaires.
11:07– Les GG ce matin…
11:08– Il y a un peu moins d'impôts,
11:09un peu moins de charges.
11:10– C'est ça.
11:10– Ça s'appelle des cotisations.
11:11– Ça va bloquer pour vous, évidemment.
11:12– Ça s'appelle des cotisations.
11:14Les charges, c'est le langage patronal.
11:16C'est des cotisations.
11:17– Les GG, on poursuit le zapping
11:18avec les GG ce matin.
11:20Messieurs, messieurs, messieurs.
11:22On va revenir sur le braquage du Louvre.
11:26Des têtes doivent-elles tomber ?
11:2848 heures après le casse du siècle,
11:30les malfaiteurs courent toujours avec eux
11:31les huit bijoux d'une valeur inestimable
11:34et la question qui anime le débat politique
11:35est de savoir qui est responsable.
11:37Une enquête administrative a été lancée,
11:39et des commissions d'enquête vont avoir lieu.
11:42Mais voilà, pour l'instant,
11:42personne n'a démissionné.
11:44Et c'est ce que déplore l'enseignante des GG,
11:45Barbara Lefebvre.
11:48– Non, mais c'est la République des irresponsables,
11:50en réalité.
11:51Il y a une hiérarchie.
11:52Il me semble qu'il y a un ordre,
11:53il y a un organigramme.
11:55Il faut que les responsables
11:56soient d'eux-mêmes démissionnés
12:00s'ils ne veulent pas le faire par eux-mêmes.
12:02puisqu'apparemment, être chef,
12:04c'est bien pour la carte de visite,
12:05pour se pavaner,
12:07pour s'acheter des robes ou des costumes,
12:09pour se refaire des salles au musée du Louvre
12:11à 500 000 balles.
12:13Par contre, être chef pour prendre ses responsabilités,
12:16non.
12:16C'est-à-dire que ces gens-là n'ont pas compris
12:17ce que c'est un chef.
12:18– Barbara Lefebvre,
12:20qui pointe la présidente du Louvre,
12:21Laurence Descartes,
12:22ça vous fait réagir autour de la table ?
12:23Est-ce que certains auraient déjà dû démissionner
12:25depuis ce casse ?
12:26– Rachida Dati.
12:27– Ah, c'est Rachida Dati,
12:29il y a le Méluc qui est responsable.
12:30– La directrice du musée, non ?
12:31– Non, je commence par celle
12:33qui est la responsable en chef,
12:36parce que ça s'appelle
12:36une responsabilité en cascade,
12:38et évidemment la directrice du Louvre,
12:41qui a l'entendre, oui.
12:45– Je peux terminer une phrase, Daniel,
12:47ou comment ça se passe, en fait ?
12:49Je peux terminer juste une phrase ?
12:50Je veux dire, il y a quelque chose
12:52qui est inéluctable,
12:53c'est sous nos yeux,
12:53c'est le réel,
12:55c'est le casse du siècle qui s'est passé.
12:57Donc il y a clairement un échec.
12:59C'est un fiasco total.
13:01Donc il y a forcément des responsables.
13:03– On ne va pas les entendre avant, non ?
13:04– On les entend et ils démissionnent.
13:06– On peut parcourir face à la Concorde
13:07avec la guillotine.
13:08– Alors je vais t'expliquer,
13:08dans une entreprise privée par exemple,
13:10s'il y a un vol dans une entreprise
13:11avérée en flagrant délit,
13:13le type il est mis à pied immédiatement.
13:15– Ah, on ne l'entend pas ?
13:16– Immédiatement.
13:17– Il n'y a pas d'enquête, on ne fait rien.
13:18– Si, mais après, voilà, après.
13:20– C'est une belle vision de la vie.
13:21– Oui, mais c'est comme ça, c'est la loi.
13:23– Tout de suite, parce qu'il y a quelque chose
13:26qui est avéré.
13:26– On ne cherche pas à savoir,
13:27on n'enquête pas, on ne fait rien.
13:29T'as raison, on coupe la tête tout de suite, c'est bien.
13:31– Oui, on coupe la tête tout de suite,
13:32parce qu'il y a eu un fiasco total.
13:33– Le mur, on fusille sur le mur, on fait comment ?
13:35On coupe un bras, un bras.
13:36– Arrête avec des caricatures.
13:38– Personne va être fusillé, t'inquiète pas.
13:41– On enquête.
13:42– La Cour des comptes, elle a rendu un rapport,
13:44elle a mis, depuis des mois déjà,
13:46ils signalent des lacunes énormes de sécurité.
13:50En juin, ils étaient déjà tous en grève.
13:52C'est remonté à Rachida Dati.
13:55Il y a Emmanuel Macron qui a fait tout un pataquès encore
13:57en janvier dernier, devant la Joconde,
14:00alors qu'on avait quand même autre chose à faire en France
14:03à cette époque-là, en disant
14:04la sécurité du Louvre est une priorité nationale.
14:07– C'est vrai, c'est vrai.
14:08– Et d'ailleurs, on va appeler tout ça et on verra.
14:10– Qu'est-ce qui se passe ?
14:11Il y a un monte-charge à l'ancienne, Lucas, à l'ancienne.
14:14– Avec l'échelle.
14:15– En plein jour, 7 minutes, bam !
14:17Les joyaux de la couronne, s'il te plaît, pas n'importe quoi.
14:19– Oui, mais là où Daniel a raison,
14:21c'est qu'on peut attendre peut-être au moins se laisser une semaine,
14:24vérifier où est-ce qu'il y a eu des dysfonctionnements
14:26qu'on entend les uns et les autres.
14:26– Pas de problème, on pourra écouter,
14:28entendre les uns et les autres,
14:29mais il faudra tout mettre quand même sur la table.
14:30Parce qu'effectivement, il y a une grève en juin
14:34où justement est dénoncée la question du manque d'effectifs,
14:38entre autres sur les questions de sécurité.
14:39– Enfin, il faut savoir un truc quand même,
14:41ce truc-là fait de nous, encore une fois, la risée du monde.
14:44On se fout de nous, c'est le Louvre,
14:46on se fait voler effectivement des pièces historiques
14:51par une poignée de gars en 7 minutes,
14:55mais bien sûr qu'il va falloir qu'il y ait des responsables.
14:57Et l'inquiétude de Yaël que je partage,
14:59c'est qu'à la fin, au bout d'un moment,
15:01parce qu'à chaque fois dans cette actualité,
15:03un scandale en chasse un autre,
15:04eh bien, les choses se diluent,
15:06alors que c'est...
15:07Moi, je suis un amoureux du Louvre.
15:08J'y vais franchement, très régulièrement,
15:11c'est vraiment un endroit que j'adore à Paris.
15:13Enfin, franchement, c'est une honte,
15:16mais intergalactique.
15:17Et quand on entend le cirque d'Emmanuel Macron,
15:19parce qu'au bout d'un moment,
15:21si Emmanuel Macron exègue autant,
15:23c'est parce que dans ce discours totalement déconnecté du réel,
15:26c'est insupportable.
15:27Et on l'entend faire l'apologie du Louvre,
15:28et on voit, en fait, le musée paravolo, quoi.
15:31Même la sécurité paravolo.
15:33Parce que la manière dont ça s'est passé,
15:35honnêtement, on a l'impression que le Louvre, en fait,
15:36est devenu le musée d'un chef-lieu de canton, en fait.
15:39N'exagérons rien.
15:40Pardon ?
15:41Pardon ?
15:41C'est vrai.
15:42C'est vrai.
15:43Mais demain, il y aura donc une audition,
15:45c'est ça, Victor ?
15:46La présidente du musée qui sera auditionnée
15:48en commission au Sénat.
15:50Bon, on attend et ne délions pas les responsabilités.
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