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00:00Europe 1, Pascal Proébe.
00:02Il est 17h16, nous sommes toujours avec Sarah Salman, avec Gauthier Lebrecht, avec Georges Fenech, avec Olivier Guenek.
00:08Alors les attaques les plus fortes aujourd'hui pour Emmanuel Macron finalement viennent de ses anciens premiers ministres.
00:13Et c'est quand même tout à fait frappant de constater cela.
00:16On va écouter Edouard Philippe, qui était ce matin sur RTL, qui demande une présidentielle anticipée.
00:21Alors pourquoi demande-t-il une présidentielle anticipée ?
00:24Pour une raison simple, c'est qu'il a perdu 10 points dans les sondages ces dernières semaines.
00:28Donc lui, il a plutôt intérêt à ce qu'il y ait une présidentielle anticipée, parce qu'il perd tellement de points
00:33que si elle est dans un an et demi, il ne sera peut-être pas en situation de se présenter Gauthier Lebrecht.
00:39Alors je suis d'accord avec vous, il est sur un véritable toboggan, notamment depuis qu'il a appelé à voter communiste face au RN.
00:45C'est pourquoi je ne vois pas son groupe Horizon ne pas censurer un gouvernement de gauche, un gouvernement socialiste ou écolo.
00:52Il n'empêche, évidemment, ils pensent tous à eux.
00:55Gabriel Attal ne veut pas de dissolution, parce que son groupe est réduit comme peau de chagrin,
00:58en cas de dissolution.
00:59Le PS, ils veulent entrer au gouvernement, ils ne veulent pas de dissolution,
01:02parce que sinon, ils sont soit obligés de retourner à la gamelle avec LFI,
01:05et on dira qu'ils sont inféodés à Jean-Luc Mélenchon,
01:08soit leur groupe disparaît aussi.
01:10Il n'empêche que sur le fond, je pense qu'il a raison.
01:12Comme Éric Zemmour, il dit d'ailleurs comme Éric Zemmour.
01:14Il a raison, mais il faut être légaliste.
01:17Éric Zemmour dit la même chose.
01:18Oui, mais il y en a beaucoup de gens qui disent la même chose.
01:21Moi, je suis un légaliste.
01:22Et en quoi ce n'est pas légaliste ?
01:24De Gaulle qui s'en va.
01:24Mais De Gaulle, c'était sa décision.
01:27Moi, je ne demande pas.
01:28On lui demande de prendre sa décision.
01:30Oui, ça doit venir de lui, la démission, même si 68% des gens...
01:35C'est comme s'il l'appelait présidentielle anticipée,
01:39c'est une manière polie de dire, vous démissionnez, c'est tout.
01:42Je pense que c'est un précédent qui pourrait après concerner d'autres présidents,
01:47et je pense que ce n'est pas utile dans le débat.
01:50Quand De Gaulle est parti, il n'a pas eu de suite.
01:52Ben oui, il a raison.
01:52Et quand De Gaulle est parti, la suite...
01:54Giscara fait tout son mandat, Mitterrand fait tous ses mandats, Chirac aussi...
01:58C'est un vrai fantasme, votre affaire.
02:00Si jamais Macron se démissionne, ça en est fini de la cinquième.
02:04Mais personne n'a dit ça.
02:05Si, si, ce que tout le monde dit, ça n'a rien à voir.
02:07Je dis, c'est un précédent.
02:10Si à chaque fois qu'on n'est pas...
02:11Mais vous n'avez pas terminé la phrase.
02:13Je vous dis que non.
02:13Mais alors dites-vous que non, mais...
02:15Si à chaque fois qu'un président on le demande de démissionner...
02:17Oui.
02:18Vous voyez, j'ai compris.
02:19Ce n'est pas souhaitable.
02:19Ça crée une jurisprudence absolument.
02:20Mais personne ne le souhaite.
02:22Mais 70% des Français le souhaitent.
02:23Je suis d'accord avec Jean-Luc.
02:25Il a demandé une dissolution.
02:26Il a demandé une dissolution.
02:26C'est-à-dire qu'il a testé sa légitimité auprès des Français et qu'ils lui ont dit non.
02:30C'est un immense bourbier.
02:32Il est élu pendant...
02:33Il fallait qu'il se retire en 2018.
02:34En plus, il n'y aura pas de campagne.
02:35Parce que dans la Constitution, quand il y a une démission, il y a 35 jours maximum
02:38pour préparer une nouvelle campagne.
02:40Il n'y aura même pas de campagne.
02:41Est-ce qu'on peut écouter Edouard Philippe ?
02:43Est-ce qu'on peut écouter Edouard Philippe ?
02:44J'annonce que je démissionnerai au mois de mars.
02:46Et ça, c'est ce que vous avez envie qu'il fasse, mais lui n'a pas envie.
02:48Ce n'est pas moi qui ai envie, c'est la situation qu'il exige.
02:51C'est le pays qui le demande.
02:53Et le pays va le demander de plus en plus fort.
02:54Non, parce qu'à chaque fois, comme le disait Pascal, à chaque fois qu'il y aura quelque chose qui ne va pas,
02:57on dira, vous n'avez qu'à démissionner Emmanuel Macron.
03:05Mais oui, je me rends compte.
03:07Et c'est à lui de le décider, il n'a pas envie de démissionner.
03:09Mais on va le pousser.
03:10Bah non.
03:10Ah non.
03:11Alors maintenant, on est là, on va le pousser.
03:13Vous êtes parti sur l'Elysée maintenant.
03:16Mais non, mais non, il avait dit un jour, venez me chercher.
03:19Un jour, il a dit, venez me chercher.
03:21En fait, on n'a plus qui visait un ministère.
03:23Ce n'est pas deux qui sont ces trois, quatre, cinq.
03:26Je ne sais plus quel est le genre je fais.
03:27Maintenant, il nous a annoncé qu'il était en retraite de la République,
03:31qu'il allait effectivement, quand il a dit tout à l'heure,
03:34quand je le déciderai.
03:35Je serai gardé sous.
03:37Quand je l'aurai décidé, oui, vous verrez, vous verrez.
03:41En fait, on est nommé, on ne s'autonome pas.
03:42On ne s'autonome.
03:43Non, mais là, c'est peut-être du rond là.
03:44L'hélium, là, ce n'est pas possible.
03:46Donc, maintenant, il veut marcher sur l'Elysée.
03:49Il veut faire un putsch.
03:50Il veut marcher sur l'Elysée.
03:51C'est ce que vous dites, on va pousser.
03:54On ne pousse pas.
03:55Vous avez vu, de plus en plus de responsables lui demandent d'y réfléchir.
03:59Que la pression soit là.
04:00On ne peut pas dire qu'on va pousser Emmanuel Macron à quitter son poste.
04:03Pousser à prendre la décision.
04:05Est-ce qu'on peut écouter Edouard Philippe, s'il vous plaît ?
04:08Je ne suis pas du tout sur la ligne des insoumis
04:11qui explique qu'il faut une destitution du président de la République.
04:15Je ne suis pas pour sa démission immédiate, brutale.
04:18Elle aurait un impact terrible.
04:19Elle interdirait une élection présidentielle qui se passe dans de bonnes conditions.
04:22Mais je crois qu'il doit prendre une initiative.
04:24Et il me semble qu'il s'honorerait
04:26s'il proposait un nom de Premier ministre.
04:30Il nommait un Premier ministre
04:31pour fonction d'exécuter les affaires courantes
04:34et de construire un budget.
04:35De faire adopter ce budget.
04:37Et qu'à l'issue, dès lors que ce budget est adopté,
04:39dès lors que la France est dotée d'un budget,
04:41et c'est indispensable,
04:42il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée.
04:46C'est-à-dire qu'il part immédiatement
04:48après que le budget a été adopté.
04:50Alors, j'entends Édouard Philippe,
04:53on a entendu Gabriel Attal,
04:54et maintenant, c'est Mademoiselle Valérie Haillet
04:57qui s'en mêle.
04:59Madame Valérie Haillet,
05:00qui a taclé à son tour Emmanuel Macron.
05:02Je l'avais presque compris.
05:03Dire qu'il y a certaines décisions
05:05qui ont surpris le bloc central
05:07quand elles ont été prises par le président Macron,
05:09c'est une évidence.
05:11C'est-à-dire qu'on commence à se lâcher.
05:12C'est une fidèle, là, c'est vraiment une fidèle.
05:14Oui, mais c'est ça que je...
05:15Une fois qu'ils ont eu leur poste...
05:16Voilà, c'est ça que je n'aime pas en même temps.
05:18Aucune loyauté.
05:20Exactement.
05:20Aucune loyauté.
05:21Je suis assez d'accord avec Sarah Salman.
05:22C'est Emmanuel Macron qu'il l'ait fait.
05:23Oui, exactement.
05:23Sans Emmanuel Macron, ils ne le sont rien.
05:25Mais oui.
05:26Et une fois qu'ils ont eu leur poste
05:27et qu'ils ont été reconduits,
05:28eh bien, ils se lâchent.
05:29Et moi, je n'aime pas cette mentalité.
05:30Vous semblez découvrir ce qu'est la politique.
05:32Alors, pourquoi vous regardez Gautier, là ?
05:33Non, non, non.
05:34Il y a la loyauté, je suis d'accord,
05:36mais sauf qu'il les a humiliés.
05:38Et ce n'est pas parce que tu nommes quelqu'un
05:39que tu as le droit de l'humilier ensuite.
05:40Il les a humiliés, il revenait à la soupe, encore une fois.
05:43En quoi, il a mis quête de liste ?
05:45On s'en fiche, ne soyez pas méprisants avec Valérie Ayer.
05:47Elle a une grande carrière politique.
05:50Non, mais Valérie Ayer, elle a une grande carrière politique.
05:52Arrêtons deux secondes.
05:53Non, mais il y a quelque chose de choquant,
05:56mais sur le plan humain.
05:56Sur Gabriel Attal, ce qui s'est passé en coulisses,
05:58franchement, ce n'est pas...
05:59Depuis Brutus, ça n'a jamais changé.
06:01Ce n'est pas glorieux.
06:02Non, mais...
06:02Brutus.
06:03Et puis, excusez-moi,
06:04alors, il donne des leçons de loyauté.
06:05Emmanuel Macron, il a fait quoi, François Hollande ?
06:07Il a donné des leçons de loyauté ?
06:09Ils ont tous trahi.
06:10Tous, ils ont trahi...
06:11Il y a des gens qui ne trahissent pas.
06:13En politique, oui.
06:14Mais même dans la vie,
06:15il y a des gens qui ont une...
06:16Comment dire ?
06:17Une morale, une éthique.
06:19Oui, mais en politique,
06:20Emmanuel Macron ne va même pas reprocher...
06:21Il faut tuer le père.
06:22En politique, on tue le père.
06:23C'est comme ça que vous faites...
06:25En politique seulement.
06:27N'est-ce pas ?
06:27En politique seulement.
06:28On tue le père.
06:29Il passe ça à Gauthier.
06:29En politique.
06:31Voilà.
06:31Non, mais...
06:32C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron,
06:33il va reprocher à Gabriel Attal,
06:34ce qu'il a fait à François Hollande ?
06:35Vous avez raison.
06:36Bon.
06:37Mais il n'empêche que...
06:39François Hollande, c'était son concurrent.
06:41Gabriel Attal, c'est censé être son allié.
06:42Non, parce que François Hollande
06:44qui a fait Emmanuel Macron
06:45de la même manière.
06:45Secrétaire général de Jean de l'Elysée,
06:47ministre.
06:47Oui.
06:48Mais vous avez raison.
06:48Oui, ben non, c'est vrai ce que je dis.
06:50T'as pas d'argument, donc tu dis oui.
06:52Non, mais ça, c'est extrêmement méprisant.
06:54C'est pas méprisant, tu sais.
06:56C'est misogène.
06:58Non, là, franchement, excusez-moi.
07:00Excusez-vous, Gauthier.
07:01Mais non, mais c'est vrai.
07:01Mon argument est bon.
07:02Gauthier.
07:02Gauthier, il est posé là, carton jaune.
07:05Ah bon, franchement.
07:06Vraiment, c'est...
07:07Jean-Pierre, c'est pas bien.
07:09Jean-Pierre ?
07:09Jean-Pierre.
07:10L'auditeur.
07:11Il a fait deux cartons jaunes.
07:12Bon, Edouard Philippe, on l'a entendu.
07:13Je vous propose d'écouter Gabriel Attal.
07:15Je ne comprends plus les décisions
07:16du président de la République.
07:17Ça va dans le même sens
07:18que ce que dit Valérie Ayé.
07:20Et effectivement, tous ces gens
07:21se sont donnés le mot, comme on dit.
07:23Et...
07:23Il va être lâché, hein.
07:25Il l'est déjà, oui.
07:26Il va être lâché, vous allez voir.
07:28Vous devriez faire édition
07:29et édition politique.
07:3117h23.
07:32Écoutez, écoutez.
07:33Oui, oui.
07:34C'est vous qui allez se lâcher.
07:35C'est une situation de blocage.
07:36C'est une situation de blocage.
07:38Mais...
07:38Je ne comprends plus ce ton
07:40que vous avez.
07:42C'est une sorte de ton de sage
07:44que vous avez.
07:45On dirait qu'il n'est pas vraiment là.
07:46On dirait que vous êtes là
07:47sans être là.
07:48Vous faites des petites blagounettes.
07:50Il y a un mot
07:51toutes les dix minutes.
07:53Je ne le fais pas exprimer.
07:54Je ne le fais pas exprimer.
07:56Non, mais voilà.
07:56C'est un problème.
07:57C'est une sorte de ton.
07:59Une sorte de...
07:59De pho-rythme
08:01qu'il imprime.
08:02C'est le fantôme de genre.
08:02On oublie qu'on est à la radio.
08:04C'est une sorte de pho-rythme
08:05que vous imprimez.
08:07Oui, non, mais...
08:08Mais ils vont le lâcher,
08:09vous allez voir.
08:09Mais c'est déjà le cas.
08:11Est-ce qu'on peut écouter,
08:12s'il vous plaît ?
08:12Soyez gentils avec monsieur.
08:14Il est 17h24,
08:15on va bientôt dîner, Georges.
08:18C'est l'heure de la purée.
08:20Et de la boule pas nous.
08:21Je vous propose d'écouter Gabriel Attal,
08:25s'il vous plaît,
08:26un peu de sérieux.
08:26On vit des heures graves.
08:28Comme beaucoup de Français,
08:29je ne comprends plus les décisions
08:31du président de la République.
08:32Il y a eu la dissolution
08:33et il y a depuis des décisions
08:35qui donnent le sentiment
08:36d'une forme d'acharnement
08:37à vouloir garder la main.
08:39Pour répondre à votre question,
08:40évidemment que je participerai
08:41à ces discussions,
08:42je participerai à ces négociations.
08:44J'ai toujours participé
08:44à toutes les réunions
08:46où on m'a invité.
08:47Et si demain,
08:47les socialistes,
08:48d'autres partis proposent
08:50qu'on ait des réunions
08:51et qu'on discute ensemble,
08:52je le ferai évidemment.
08:53Ce n'est pas la méthode
08:54que je proposais.
08:55mais moi,
08:56j'ai juste envie
08:56que mon pays avance.
08:58En cas d'échec,
08:59les ultimes négociations
09:01de Sébastien Lecornu,
09:03Emmanuel Macron préférera
09:04toujours la dissolution
09:05à la démission.
09:05Les préfets ont déjà reçu
09:06la consigne officieuse
09:07de se tenir prêt
09:09pour de nouvelles législatives
09:10les 16 et 23 novembre.
09:13Et c'est une information
09:13qui est donnée à l'instant
09:14par le canard enchaîné.
09:15Je vous propose peut-être...
09:18Alors moi,
09:19on me dit que c'est exploratoire
09:20et qu'il faut...
09:22que ce n'est pas...
09:23que l'info du canard enchaîné
09:24et ce ne serait pas
09:25la première fois
09:25que le canard enchaîné
09:26sortirait une information...
09:28Voilà,
09:28une fake news
09:29ou une information
09:30à moitié vraie,
09:32que c'est purement exploratoire
09:33et que ce n'est pas encore sérieux.
09:34Voilà ce qu'on me dit.
09:34C'est parti.
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