Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Les informés du soir

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Générique
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:14Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:20Au sommaire ce soir, toujours pas de budget ni de gouvernement à deux jours d'une nouvelle mobilisation intersyndicale.
00:27Et alors que les patrons préparent leur grand meeting, à qui faut-il donner ?
00:30Tout est sur la table, enjeux économiques et politiques.
00:33On l'apprend ce soir, le Premier ministre Sébastien Lecornu prononcera sa déclaration de politique générale la semaine prochaine.
00:4024h après la présentation du plan de paix de Donald Trump pour Gaza, quelle réponse du Hamas réunion en ce moment au Qatar.
00:47Le président américain qui donne 3 ou 4 jours au mouvement islamiste palestinien pour accepter son plan.
00:52Le Hamas n'a plus aucune excuse pour rejeter la proposition qui lui est faite, dit ce soir la France.
00:59Pour en débattre, Sylvie-Pierre Brossolette est avec nous.
01:01Bonsoir.
01:02Bonsoir.
01:02Éditorialiste au point, à vos côtés, Emilio Mellet.
01:05Bonsoir.
01:05Bonsoir.
01:06Grand reporter au service politique à l'humanité.
01:08Christophe Jacuizine, bonsoir.
01:10Bonsoir.
01:10Directeur de la rédaction des Echos et Christophe Gascard.
01:13Bonsoir Christophe.
01:14Bonsoir.
01:15Grand reporter spécialiste des relations internationales.
01:17À une semaine de la date théorique de la présentation du budget, le 7 octobre, Sébastien Lecornu poursuit ses consultations.
01:26En attendant, les prix continuent d'augmenter et l'État dépense.
01:30Retour de MaPrimeRénov', dispositif qui permet d'obtenir une subvention pour mieux isoler son logement et améliorer sa performance énergétique.
01:38Retour aussi du leasing social pour les véhicules électriques.
01:40Dans ce contexte où l'on recherche 30 à 40 milliards d'euros d'économie, Christophe Jacuizine, est-ce bien raisonnable ?
01:47De donner la prime rénov', oui, parce qu'il faut quand même continuer la transition écologique.
01:51C'est une priorité absolue et donc il y a des priorités dans le budget.
01:55Je pense que celle-ci est importante, y compris aussi la transition vers des voitures électriques qui émettent moins de CO2.
02:01Je pense que ça, on est tous d'accord, j'espère, autour de cette table pour partager cette ambition.
02:05Après, sur les économies, elles sont nécessaires.
02:07Je vous écoutais, vous parlez de 30 à 40 milliards, je vois que la poutre a travaillé.
02:11Je vous rappelle qu'il y a quelques jours encore, on parlait de plus de 40 milliards, 44.
02:17On était parti des 44 de François Bayrou.
02:19Et ça y est, quand même, finalement, on voit que la poutre travaille,
02:22que les discussions entre Sébastien Lecornu et un éventuel socle, non pas majoritaire, mais de non-censure,
02:29fait diminuer l'ambition du gouvernement, puisqu'on maintenant parle de 32, 33.
02:33Vous avez raison de se citer ce chiffre-là.
02:35Et ça, ce n'est pas raisonnable, en revanche.
02:37– Ça, ce n'est pas raisonnable. Pourquoi ce n'est pas raisonnable ?
02:38– Parce qu'on est dans une situation économique qui, en tout cas, en matière de finances publiques
02:42et d'endettement, qui n'est pas très bonne, qui est même très mauvaise.
02:45On voit tous les signaux, tous les voyants se mettre au rouge,
02:49notamment auprès des investisseurs internationaux qui continuent à nous financer,
02:52qui financent nos retraites, qui financent nos déficits.
02:54Et on a vu qu'on a perdu une nouvelle gradation dans la dette souveraine, comme on dit.
02:58Et donc, ça veut dire que le taux d'intérêt va augmenter.
03:00Et ce n'est pas une bonne nouvelle pour les Français.
03:02Ils vont payer leurs crédits immobiliers plus chers,
03:03ils vont payer l'inflation, risque peut-être de redémarrer.
03:06Bref, tout ça n'est pas une bonne nouvelle pour la situation économique en général.
03:11– On rappelle le contexte de l'inflation, 1,2% sur un an d'après l'INSEE,
03:15légère rehausse, on est loin tout de même des 6% de 2023.
03:18Mais pour autant, les prix n'ont pas diminué.
03:21Emilio Mellet, ce n'est pas une bonne nouvelle, ce budget qui serait revu à la baisse ?
03:26– Non, mais parce que je pense qu'on aura du mal à avancer,
03:29tant qu'en fait, tout le monde ne se sera pas mis d'accord autour du constat.
03:31Il y a celui qui avait été proposé par François Bayrouk,
03:33et qui est celui de Christophe, de dire qu'il y a un problème aussi de dépense publique.
03:37D'autres le reposent, et ce sera mon cas ce soir, je ne vous surprendrai pas,
03:40qui disent que c'est un problème de recette.
03:41Et on le voit encore dans la rue, lorsque ça a été mobilisé,
03:44mais aussi dans les sondages, il y a une demande de justice sociale qui est extrêmement forte.
03:48Et donc, on n'avancera pas,
03:49tant que le camp macroniste n'aura pas décidé d'abandonner quelques-uns de ses totems,
03:54notamment celui de la taxation des ultra-raîches,
03:57qui, je le rappelle, en 30 ans, ont vu leur fortune multipliée par 14,
04:02c'est-à-dire doublée, non, non, fois 14.
04:04Et ça, aujourd'hui, dans la situation actuelle,
04:06les gens sont d'accord pour faire des efforts,
04:07mais ils se disent que les personnes qui payent moins d'impôts en proportion
04:11doivent faire un effort supplémentaire qu'eux.
04:14Et c'est pour ça qu'on a vu fleurir partout,
04:16partout sur les réseaux sociaux aussi,
04:18des appels à la taxe Zuckmann,
04:21qui est un impôt planché sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros,
04:24de l'ordre de 2%.
04:25Sur le budget, Sébastien Lecornu, le Premier ministre s'est dit hier,
04:29prêt à baisser certains impôts en faveur du travail,
04:31sans donner plus de précision,
04:33il faut que cela passe par un allègement des charges,
04:35dit sur France Info, c'était ce matin,
04:37le président de Système U, Dominique Schellcher.
04:41En 1970, un salarié touchait 69% de ce qu'on appelle le super brut,
04:47l'ensemble des charges comprises,
04:48il touchait 69% en net, en salaire.
04:52Aujourd'hui, c'est 54%.
04:53Pourquoi ? Parce qu'on fait porter au salaire des charges,
05:00des impositions, pour financer la protection sociale,
05:02pour financer une partie des retraites, etc.
05:05Il faut avant tout faire des économies, prendre poste par poste,
05:10et trouver avant tout des économies,
05:12plutôt que de dire, on va faire payer certains plus.
05:16Sylvie-Pierre Brossolette, réduire l'écart entre le salaire brut et net sur la fiche de paye,
05:20ça a l'air simple à entendre le patron de Système U.
05:22Non mais c'est un bon objectif.
05:25On sait pourquoi il y a ce différentiel qui est en train de gonfler année après année,
05:29c'est parce que le financement du secteur social en France gonfle, gonfle, gonfle,
05:34avec le vieillissement de la population,
05:36le fait qu'on travaille moins qu'ailleurs,
05:39les coûts augmentent et ça ne suit pas.
05:43Donc, si on veut vraiment ce qui est un objectif loi,
05:46parce que c'est vrai qu'il vaut mieux motiver les gens qui travaillent,
05:48et bien les récompenser, les payer mieux,
05:50il faut soit transférer la charge de ce financement social sur d'autres,
05:55qui ne sont pas ceux qui travaillent,
05:57c'est-à-dire les retraités, ce qu'on appelle les rentiers, entre guillemets, etc.
06:00Ce qu'il avait un peu essayé de faire Emmanuel Macron au début de son premier quinquennat.
06:02Oui, alors il y a ça.
06:04Par exemple, les retraités en France, c'est 14% du PIB,
06:08alors que dans les autres pays en général, c'est autour de 11%.
06:11Donc, on dirait qu'il y a peut-être une marge.
06:13On parle aussi d'augmenter la TVA pour financer le travail.
06:17On peut aussi avoir une autre solution, c'est d'augmenter le travail.
06:23Si on reculait l'âge de la retraite, mais je sais bien que ça, ce n'est pas populaire du tout,
06:26mais si on rejoignait la moyenne européenne,
06:29on n'aurait plus du tout de problème pour financer nos charges sociales
06:33et on pourrait augmenter les salaires.
06:34Mais il faut bouger un curseur.
06:36L'ennui, c'est qu'en France, on dit que c'est affreux, le travail ne paie pas,
06:38ce qui est vrai, mais on ne veut bouger aucun des autres curseurs.
06:42Et ce n'est pas vrai que, même si c'est un symbole qui peut être utile
06:45de faire payer les plus aisés,
06:47ça ne suffira pas, de loin, à donner les milliards qu'il faut
06:53pour augmenter les 28 millions de salariés français.
06:57Donc, on peut trouver tous les symboles qu'on veut,
07:00sans doute pas Zuckman, parce que nous, enfin,
07:02beaucoup de gens pensent que ce n'est pas raisonnable,
07:03mais même si on augmentait l'impôt sur les plus riches,
07:08ou la flat tax, ou il y a différentes formules pour faire payer les plus aisés,
07:13mais ça ne suffira en tout cas pas à augmenter les salaires.
07:17Il faut trouver d'autres moyens.
07:18Christophe Gascard.
07:19C'est aussi de repenser à notre système social, tout simplement,
07:23d'une certaine manière, parce que réduire, finalement,
07:26sur la fiche de salaire, je pense qu'on est tous d'accord,
07:28et tous les auditeurs ou les téléspectateurs qui nous voient,
07:31effectivement, ils voient la différence, elle est quand même très importante
07:33entre le brut et ce qui est payé.
07:35Mais moi, qui ai vécu dans des pays, je pense notamment aux Etats-Unis,
07:39je pense notamment à la Russie ou à la Chine,
07:41on a un système social qui, même s'il est extrêmement critiqué,
07:45il fonctionne.
07:47C'est ce qui fait aussi que, quand on est au chômage,
07:50eh bien, on peut être payé.
07:52Quand on est malade, eh bien, on n'est pas obligé de dépenser,
07:55voire même de faire un crédit au niveau de la banque.
07:58Si vous avez un cancer, le ciel vous tombe sur la tête,
08:01mais, d'une certaine manière, l'État-providence fait que,
08:06par notre système, on arrive tous collectivement à relever la tête.
08:10Donc, c'est ça aussi qu'il faut repenser.
08:13Et bien évidemment, si on pense, par exemple, à nos voisins allemands,
08:17ils ont moins d'écarts entre le brut et le net,
08:22mais là aussi, ils ont un système qui est aussi différent.
08:24C'est-à-dire qu'au niveau de la retraite,
08:25il y a aussi un système de retraite par répartition.
08:28Donc, il faut aussi réfléchir d'une manière un peu plus...
08:30Capitalisation.
08:31Capitalisation.
08:32Et donc, il faut réfléchir d'une manière un peu plus globale aussi.
08:34Émilie Omey-Lay de l'humanité.
08:35Je suis content de vous entendre dire, en tout cas,
08:37que le système social en France fonctionne.
08:41Là où je suis en désaccord avec vous,
08:44c'est qu'il y a un curseur que vous oubliez.
08:46Il y a aussi celui des exonérations de cotisations patronales.
08:49C'est les fameux cadeaux.
08:50Mais vous savez que même avec les cadeaux pour les entreprises,
08:53les entreprises sont les plus prélevées au monde.
08:56Mais pour quelle raison ?
08:57Parce qu'il y a justement un système social...
08:58Si on compare aux Etats-Unis,
08:59si on compare des carottes et les sèches-cheveux,
09:02disait François Bayrou,
09:03je vais faire cette expression.
09:04Aujourd'hui, le système de santé français,
09:06il nous coûte moins cher, en réalité,
09:08que si on est américain.
09:09Effectivement, les entreprises américaines,
09:10elles sont bien moins prélevées.
09:12Là-dessus, on est d'accord.
09:12C'est les retraites qui coûtent le plus cher.
09:14Mais les retraites coûtent cher,
09:15mais parce que...
09:17Parce qu'on part tôt
09:18et qu'on entre tard sur le marché du travail.
09:20Aussi, parce qu'on peut dire
09:21que c'est un idéal de partir plus tôt à la retraite.
09:24C'est un choix de société
09:25et qu'ensuite, il faut trouver de l'argent pour le financer.
09:27Voilà.
09:27On ne part pas du même point, vous et moi.
09:30C'est ce objet qu'humidine.
09:31Il y a plein de choses très intéressantes
09:33dans ce qu'on vient d'entendre depuis quelques minutes.
09:35D'abord, je vois qu'il y a, comme d'habitude,
09:38les cigales et les fourmis.
09:39Vous dites, il y a ceux qui veulent augmenter les recettes
09:42et ceux qui veulent baisser les dépenses.
09:44Je vous confirme.
09:44Je confirme que les cigales veulent effectivement augmenter les recettes
09:48et que les fourmis veulent baisser la dépense publique.
09:52Et je vous confirme aussi
09:52qu'on est dans un environnement international très compétitif,
09:54très concurrentiel
09:55et que notre pays est déjà celui qui prélève
09:58le plus d'impôts et de charges
10:01dans toute l'Europe et dans tout l'OCDE.
10:03Donc, il y a un moment donné,
10:05quand vous êtes en compétition, en concurrence avec d'autres pays,
10:08notamment pour vendre des produits,
10:09faire les meilleurs produits, les moins chers,
10:10les plus compétitifs,
10:11ce n'est pas une bonne idée d'aller encore plus loin
10:13dans le fait de, on va chanter tout l'été,
10:15on va essayer de danser aussi l'hiver,
10:17on va dépenser de plus en plus d'argent
10:18et on va faire appel aux investisseurs internationaux
10:20pour financer notre dette.
10:22À un moment donné, ça va s'arrêter.
10:23À un moment donné, on va nous dire,
10:24ben voilà, vous dansez et bien chantiez maintenant.
10:26C'est ce qu'a rappelé le Premier ministre aujourd'hui
10:29lors de son déjeuner avec le socle commun.
10:31Là, depuis 15 jours, on ne parlait que d'une chose,
10:33c'est comment pomper les riches.
10:38Donc, c'était sous toutes les formes.
10:39Il y avait Zuckman et Piketty sur tous les plateaux
10:41matin, midi et soir, et on ne parlait que de ça.
10:44Et alors, là, le Premier ministre s'est dit,
10:46oulala, les marchés s'affolent,
10:48le Medef s'affolent, ma droite est en train de se débiner,
10:51il faut que je remette les pendules à l'heure.
10:53Donc, il a sifflé la fin de la récré,
10:54il dit, écoutez, mon budget,
10:55ça sera d'abord des coupes dans les dépenses.
10:57Après, on va voir effectivement de faire des gestes
10:59de justice sociale, fiscale, ce qu'on veut,
11:02mais qui ne portent pas atteinte à l'économie.
11:04Mais il faut commencer par voir
11:06où est-ce qu'on peut rationaliser le système.
11:07Et en même temps, parce qu'il reste évidemment macronien,
11:12il a gardé quand même quelques annonces agréables.
11:17Donc, cette affaire d'augmenter les salaires
11:19via un système qu'on ne sait pas encore,
11:23qu'on saura sans doute,
11:24peut-être pendant la déclaration de politique générale
11:26la semaine prochaine,
11:27ou peut-être plus probablement dans le détail du budget,
11:29mais il a voulu quand même dire
11:31que la philosophie de son gouvernement,
11:33en tout cas, le papier qu'il va mettre sur la table,
11:34c'est d'abord des coupes de dépenses,
11:36avant d'augmenter furieusement les recettes.
11:38Ce que vous dites me semble absolument inaudible
11:41à partir du moment où,
11:44c'est les travaux de Gabriel Zuckman qui l'ont montré,
11:45je sais que c'est le diable en ce moment
11:47pour beaucoup d'entre vous,
11:49mais Gabriel Zuckman montre que les ultra-riches,
11:51aujourd'hui, ces 1800 familles,
11:54payent en moyenne 27% d'impôts.
11:57Vous et moi, on est autour de 45%.
11:59– Mais non, on n'est pas à 45%.
12:01– Le taux d'imposition marginale,
12:03le taux d'imposition marginale, tout compris,
12:06c'est 45%.
12:07– Il y a 90% des Français qui sont à moins de 27%.
12:12La tranche des 10% les plus favorisées
12:15est à 27% sur l'impôt sur le revenu.
12:16– Oui, mais je ne parle pas que de l'impôt sur le revenu,
12:18je parle d'imposition générale.
12:19– Les plus riches sont en 44%.
12:21– On aura du mal à vous mettre d'accord.
12:23– Il n'y a que les 0,001% qui sont à 27%.
12:27– Je pense qu'on avance un peu dans le débat.
12:29Vous avez évoqué le MEDEF à un moment donné.
12:32Dominique Schellcher de Système U disait tout à l'heure
12:34qu'il participerait, il le disait ce matin sur France Info,
12:36qu'il participerait pour la première fois,
12:38ce serait sa première manifestation en quelque sorte,
12:41à ce grand meeting des patrons qui aura lieu le 13 octobre.
12:44Il y a aussi cette mobilisation intersyndicale après-demain jeudi.
12:48Christophe Jacobizine, ça joue aussi ça dans les choix du Premier ministre,
12:51ces choix budgétaires, ces deux rendez-vous ?
12:53– Je crois que du côté des patrons,
12:55et quand on parle des patrons, on parle des grands patrons,
12:56des petits patrons, les PME, les ETI, il y a une forme de colère.
13:00D'abord de colère sur le spectacle que livre la classe politique,
13:03c'est-à-dire que pendant que… ça fait des mois,
13:06ça fait depuis la dissolution, on ne va pas parler de responsabilité à nouveau,
13:10mais objectivement, le monde s'écroule, c'est peut-être fort,
13:15mais enfin c'est bouleversé avec les taxes commerciales de Donald Trump,
13:19la compétition entre les continents.
13:21et nous, on passe des… moi je m'ennuie en fait,
13:24on passe des semaines et des mois à discuter de combien d'impôts,
13:28il faut augmenter encore en plus les impôts en France.
13:31Et quand vous parliez, quand il parlait de travailler plus, oui,
13:34et quand Christophe parlait de garder le système social, oui,
13:37mais pour garder le système social tel qu'il a été créé après la guerre,
13:41il faut que l'équilibre entre actifs et non-actifs soit respecté,
13:45parce que les non-actifs, non seulement ils sont davantage malades,
13:48c'est normal, ils sont plus âgés, et puis évidemment, ils ne contribuent plus.
13:51Donc l'idée quand même, c'est de se dire,
13:53et c'est ce que font tous les autres pays européens autour de nous,
13:55quand on dit qu'on ne travaille pas assez,
13:57les gens qui travaillent, ils travaillent assez.
13:59Les gens qui travaillent, ils travaillent autant qu'un Allemand.
14:01Le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de gens qui travaillent,
14:03c'est qu'il n'y a pas assez de personnes de troisième âge qui travaillent,
14:06qu'on part trop tôt à leur retraite,
14:07et qu'il n'y a pas assez de jeunes, que nos jeunes, nos étudiants,
14:09rendent trop tard dans la vie active.
14:10Donc on a coupé des deux côtés des classes d'âge en mesure de travailler.
14:18Donc oui, les Français ne travaillent pas assez.
14:20Mais ceux qui travaillent, ils travaillent beaucoup.
14:21Mais ce n'est pas la même chose.
14:23On dit la même chose, mais simplement, il faut voir l'image de manière plus large.
14:28Christophe Gascard.
14:29C'est intéressant, effectivement, parce que ça rappelle aussi
14:31qu'on est quand même à 20 mois, en gros, de la présidentielle,
14:35et que, qu'on le veuille ou non, le départ de l'âge de la retraite,
14:39ça sera également, au-delà du pouvoir d'achat,
14:42qui, bien évidemment, est essentiel,
14:44ça fera partie des considérations politiques.
14:48Et d'ailleurs, certains ne le cachent clairement pas.
14:52C'est-à-dire qu'on ne va pas assez loin,
14:54si on se compare, par exemple, à des pays nordiques,
14:56où on est à 67, voire même 69 ans.
15:00Au Danemark, le gouvernement social-démocrate vient de faire voter 70 ans,
15:03et ça a été voté à l'unanimité du Parlement danois.
15:05Alors, moi, je ne dis pas que c'est bien.
15:07Je dis qu'en tout cas...
15:07Ça ne fait pas plaisir, c'est sûr.
15:09Et il faut bien faire comprendre qu'à un moment ou à un autre,
15:11si on veut protéger notre système social,
15:14et celui, effectivement, que l'on chérit,
15:17eh bien, soit il faut travailler plus,
15:19en termes de durée, c'est-à-dire sur la semaine,
15:22ou avoir moins de vacances, en l'occurrence,
15:24et aussi travailler plus longtemps.
15:26Débat économique, débat budgétaire,
15:28quels seront les choix de Sébastien Lecornu,
15:30politiquement, semaine décisive pour le Premier ministre,
15:33entre ligne rouge et menace de censure,
15:35à quoi ressemblera le futur gouvernement ?
15:38Un accord doit être formellement proposé à la droite.
15:40Concrètement, Sylvie, on prend les mêmes et on recommence ?
15:42Ça va bouger un petit peu,
15:45mais les fondamentaux vont rester les mêmes.
15:47Ça sera intéressant de voir qui sera ministre des Finances.
15:49On parie, dans le microcosme,
15:52que M. Lombard ne devrait pas rester à son poste,
15:54donc ça sera un élément important.
15:57Il y aura quelques changements,
15:58mais ça sera un gouvernement du socle commun.
16:01À partir du moment où LR va faire sa liste de course,
16:05enfin, a fait sa liste de course,
16:06normalement, M. Lecornu va les rassurer en disant
16:09« Voilà ce qui sera dans mon programme et ce qui n'y sera pas ».
16:12Donc, ils veulent quelques garanties avant de monter à bord.
16:14Ça a été aussi une des raisons de ce fameux déjeuner
16:18et de la remise des pendules à l'heure,
16:21c'était pour avoir la droite avec lui,
16:22parce qu'il pouvait toujours essayer de faire les yeux doux à la gauche.
16:27Si la droite ne montait pas à bord, c'était déjà fichu.
16:29Donc, il a d'abord sécurisé son propre camp,
16:31ce qui est quand même normal.
16:33Donc, il devrait y avoir un gouvernement qui reflète ce socle commun.
16:36Il n'a promis pas d'ébauchage à gauche,
16:37qui me paraît utile et normal,
16:41parce que pour mettre les gens de mauvaise humeur,
16:43il n'y a pas pire.
16:44Et donc, après, il va essayer de persuader le PS,
16:47et on va voir si vendredi, le PS marche ou pas,
16:51de dire qu'il y aura des débats à l'Assemblée
16:53sur la base des mesures qu'il va proposer
16:55qui ne conviendront pas au PS, mais qui seront amendables.
16:57– Oui, pour rappel, Sébastien Lecornu,
16:59entretien aux Parisiens aujourd'hui en France vendredi,
17:01a dit que ce ne sera pas le budget élaboré par le Parlement.
17:05– Non, sur les trois mesures phares des exigences du PS,
17:07mais enfin, il ne pouvait pas espérer avoir les trois mesures banco comme ça.
17:11il faut négocier, donc ça se fera au Parlement.
17:14Et là, Lecornu espère que soit il y a une censure tout de suite du PS,
17:19mais le RN ne la vote pas,
17:21donc on continue et on commence quand même la discussion budgétaire,
17:25soit le PS accepte de discuter et espère emporter des majorités au Parlement
17:30sur des mesures fiscales ou sociales, grâce éventuellement au vote RN d'ailleurs.
17:34– Olivier Faure qui a demandé, exigé d'obtenir d'ici ce rendez-vous de vendredi à Matignon,
17:39le rendez-vous du PS, une copie complète du budget, c'est un vœu pieux, Emilio Mellet ?
17:44– Je pense effectivement qu'il n'aura pas,
17:46mais après Olivier Faure essaie de pousser son avantage dans le débat.
17:48Ils ont bien compris aujourd'hui que les socialistes ont retrouvé une voie,
17:51c'est pas un hasard d'ailleurs, s'ils avaient fait ce sondage
17:54juste avant d'aller rencontrer une première fois Sébastien Lecornu,
17:57ils ont bien compris qu'ils étaient absolument pivots.
18:00Je pense que c'est tout ça quand même du théâtre.
18:03Tout le monde a bien compris que Sébastien Lecornu,
18:05quel que soit le casting qu'on lui a collé,
18:08ne changera pas véritablement, fondamentalement de politique.
18:10C'est ce que lui demandait Boris Vallaud, le président des députés socialistes.
18:13– Les changements de méthode, la rupture, ça n'arrivera pas.
18:15– Surtout, il a dit qu'il faut que vos concessions vous fassent mal.
18:18A priori, pour l'instant, ils n'ont pas l'air de vouloir se faire très mal, les macronistes.
18:22– Ils ne sont pas masos.
18:23– Non mais ils sont, voilà.
18:25En fait, peut-être veulent-ils aussi éviter ce qu'a vécu Barnier avec le Rassemblement national,
18:29c'est-à-dire négocier pendant des semaines et des semaines
18:30pour à la fin que le coup près tombe et se faire guillotiner.
18:33Je pense que Sébastien Lecornu n'a pas grand espoir de tenir,
18:39que les socialistes essaient de faire entendre, dans l'opinion,
18:42en tout cas d'inverser la charge de la preuve par rapport à ce qu'ils avaient fait avec François Bayrou,
18:46où en fait le poids de la responsabilité d'un budget ou de son absence pesait sur les socialistes.
18:51Aujourd'hui, ils veulent faire peser sur le gouvernement cette responsabilité-ci.
18:57S'il n'y a pas de budget, ce sera de leur faute à eux et non pas celle des socialistes.
19:00C'est ce qu'ils essaient de faire, ça n'a pas l'air de prendre.
19:02– Christophe Jacubézin, ils ne sont pas un peu coincés aussi, les socialistes,
19:04parce que s'ils votent la censure, on les accusera finalement de favoriser l'instabilité.
19:08Puis s'ils ne la votent pas après avoir essuyé beaucoup de refus sur leurs propositions,
19:12ils apparaîtront affaiblis aux yeux des autres partis de gauche.
19:15– C'est vrai, le jeu des socialistes en ce moment, c'est de réincarner à nouveau,
19:21aux yeux des Français, une alternative politique possible.
19:25Et donc, il faut à la fois montrer ce que la social-démocratie peut apporter,
19:28dans le cadre d'un gouvernement peut-être après la présidentielle,
19:33et surtout ne pas effectivement être piégé par LFI dans le cadre d'une éventuelle dissolution
19:40et d'un accord de désistement.
19:44Donc effectivement, ils jouent un jeu très serré,
19:46et ce qui est intéressant, c'est de voir si ça prend ou pas dans l'opinion.
19:48Et il y a eu un sondage, hier, qui montre que la voix social-démocrate,
19:55qui est incarnée par Buxman, monte, puisqu'on est à 15% dans ce sondage.
20:00C'est un peu une surprise pour tout le monde.
20:02Édouard Philippe n'est qu'à 16, c'est aussi une autre surprise.
20:06Et du coup, on se dit que, je pense qu'ils vont évaluer les socialistes
20:10si ça vaut la peine de rester sur cette ligne de crête.
20:14Et effectivement, le moment où il faudra voter ou pas le budget,
20:17ce sera un moment clé pour la sondage.
20:19On le rappelle simplement d'un mot, Sylvie, sondage IFOP fiducial,
20:23aux méthodes parfois critiquées, notamment par les écologistes
20:27qui ne sont pas dans ce sondage, qui disent donc que les chiffres sont un peu biaisés.
20:31Puis on rappelle qu'on est à 18 mois de la présidentielle.
20:34C'est toujours un peu compliqué d'interpréter tout ça.
20:35Mais c'est intéressant de voir le rapport de force.
20:37Combien fait fort Olivier Faure dans le sondage ?
20:40Il fait 7% s'il pétait candidat.
20:42Et Glucksmann ne fait plus du double.
20:44Donc on voit bien que l'opinion, pour l'instant, l'opinion de gauche est plus attirée,
20:51la gauche non-mélenchoniste est plus attirée par une version plutôt modérée du socialisme
20:58qu'une version un peu hard que veut incarner Olivier Faure en ce moment.
21:02parce que plus il se coupe de LFI, plus il veut donner des gages de gauche.
21:05Donc effectivement, sur les mesures de fond, il s'est radicalisé.
21:08Et c'est difficile de le tenir très longtemps.
21:11Et on voit aussi un Rassemblement national largement en tête dans ce sondage,
21:1333%, très loin devant le second dans ce sondage, Édouard Philippe à 16%.
21:17Et ce qui est assez intéressant dans ce sondage, c'est qu'on se rend compte que tout va se jouer finalement
21:22sur qui sera au second tour.
21:24Et on le voit bien, Jean-Philippe Tanguy ce matin disait que pour lui, le meilleur adversaire, c'était Jean-Luc Mélenchon.
21:29Parce que bien évidemment, il espère avoir Jean-Luc Mélenchon au second tour
21:33parce qu'il sait qu'il est tellement clivant que certains à droite préféraient avoir une Marine Le Pen
21:38ou un Jordan Bardella qu'un Jean-Luc Mélenchon.
21:42Et ce qui est aussi intéressant dans ce sondage, c'est que si on ajoute le bloc central et effectivement Glucksmann,
21:49on n'arrive même pas au score du Rassemblement national.
21:51Ce qui correspond aussi, finalement, dans l'échiquier politique,
21:55à la photographie que l'on avait lors des dernières élections européennes.
21:58Avec encore des difficultés dans le sondage, j'y reviens, sur le fait que tous les candidats
22:02sont parfois testés en même temps avec peu de probabilités qu'ils se présentent tous.
22:04C'est un sondage qui ne teste rien en réalité.
22:08À part Fabien Roussel, entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann,
22:11par exemple, toute cette alliance autour de Lucie Casté, Marine Tandoli, Olivier Faure,
22:15François Ruffin, Clémentine Autain n'est jamais testée.
22:17Et l'hypothèse d'un bloc présidentiel divisé n'est non plus jamais testée.
22:22Donc déjà, c'est le premier biais.
22:24Le second, c'est là où je suis en désaccord avec vous sur l'analyse sur Raphaël Glucksmann, décidément.
22:28C'est que je pense qu'il y a aussi une question de notoriété avec Olivier Faure
22:31qui est quand même aujourd'hui bien moins connue que Raphaël Glucksmann.
22:35Et on l'a vu à la fête de l'humanité, en tout cas.
22:37Là, il y a de cela 15 jours, la très forte demande d'unité.
22:43Je pense que c'est ça d'ailleurs qui prime à gauche, c'est la demande d'unité.
22:47Parce qu'ils ont très bien compris, comme la droite a l'air de le comprendre,
22:50que sans l'unité, le palier du deuxième tour est grosso modo inatteignable.
22:55Leur seule chance, ce serait que le bloc de droite soit aussi divisé.
22:58Et donc le peuple de gauche, parce qu'en fait, on peut jouer à la course de petits chevaux
23:01en jouant les jeux tactiques.
23:03Ce qui compte, c'est les forces sociales sur lesquelles ces partis sont appuyés.
23:05Et ces forces sociales demandent très massivement l'union.
23:08Dans les sondages, c'est absolument clair, net et...
23:12Et l'union avec qui ? Avec LFI ?
23:13Ils demandent une union de la gauche avec LFI, bien sûr.
23:15Je ne crois pas, c'est l'union de la gauche, je ne sais pas qui c'est,
23:17je ne sais pas qui est le peuple de gauche dans votre esprit,
23:18mais je pense que les Français, quand justement sur ce sondage...
23:20Il donne une petite avance à Gluckspin, c'est que dans leur idée,
23:26ils ont très bien compris que face à une union autour de LFI,
23:31c'est le RN qui passe en 2027.
23:32Donc en fait, le Français est très rationnel.
23:34Il se dit, un candidat social-démocrate modéré,
23:37il a plus de chances dans un second tour de l'emporter
23:41et de faire peut-être avancer certaines propositions de la gauche
23:44que Jean-Luc Mélenchon qui n'a aucune chance de gagner face au RN.
23:47Ça se passera de la même manière à droite, d'ailleurs,
23:50à droite où ils vont se dire, ce n'est pas possible de partir séparés.
23:53Donc ce sondage a des vertus sans doute pédagogiques
23:55où ce n'est pas possible d'imaginer que Retailleau et Philippe aillent l'un et l'autre
23:59parce qu'à ce moment-là, ils vont se faire raser.
24:01Et si la droite va avoir une chance d'être au second tour,
24:04il faut qu'elle soit unie, elle aussi.
24:05On parlait, Christophe Gascar évoquait tout à l'heure,
24:07Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National.
24:09Je voudrais qu'on dise un mot de la stratégie justement de l'extrême droite
24:12à propos du futur gouvernement.
24:14Marine Le Pen a déjà dit ne pas vouloir censurer le futur gouvernement immédiatement.
24:19Ce matin, le porte-parole du RN, Jean-Philippe Tanguy, fixe ses conditions.
24:24Si il y a une rupture, comme l'avaient demandé Jordan Bardella et Marine Le Pen,
24:28et si ce n'est plus le programme d'Emmanuel Macron,
24:30mais le programme de Marine Le Pen qui commence à être appliqué,
24:32on ne va pas, comment dire, se priver, se satisfaire de ça.
24:35Vous savez, nous, on est de bonne composition.
24:36On ne censure pas pour censurer ou pour faire oublier qu'on a voté pour Emmanuel Macron comme la gauche.
24:41Nous, on vote pour l'intérêt des Français.
24:42Donc, s'il y a des baisses d'impôts sur les classes moyennes et populaires,
24:45des baisses d'impôts sur ceux qui travaillent,
24:47et des baisses de dépenses à côté,
24:49eh bien, écoutez, ce sera miraculeux.
24:51C'est lui, Pierre Brossolette.
24:52Il est urgent d'attendre du côté de l'extrême droite, pas de censure automatique.
24:55Ils ont une évolution très intéressante.
24:57Ça cache peut-être un espoir de voir voter une mesure concernant l'exécution provisoire.
25:05Ça, c'est possible, que ce soit des négociations en coulisses là-dessus.
25:08Ça, en tout cas, ouvre une perspective à Sébastien Lecornu de ne pas tomber trop vite,
25:14parce que si le RN a décidé d'attendre et d'interpréter quelques mesures sociales
25:19que accorderait Sébastien Lecornu comme étant de leur programme et justifiant leur neutralité,
25:25tous les espoirs sont permis.
25:26Voilà, le RN qui attendrait au moins le discours de politique générale
25:30et la présentation du budget pour se décider.
25:33Vous restez avec nous, on continue à parler de l'actualité politique
25:36et puis l'actualité internationale également à suivre dans la seconde partie des informés.
25:40Il est 20h30.
25:4620h30 sur France Info, Stéphane Milhomme.
25:48Et Sébastien Lecornu fera sa déclaration de politique générale la semaine prochaine.
25:52Le Premier ministre annonçait déjà il y a quelques jours
25:54que son gouvernement serait nommé avant la reprise des travaux parlementaires,
25:58c'est-à-dire au plus tard avant ce lundi 6 octobre.
26:01Le locataire de Matignon poursuit cette semaine ses consultations.
26:05Le groupe La France Insoumise annonce déjà qu'il déposerait une motion de censure
26:09contre Sébastien Lecornu ce mercredi.
26:11Jean-Noël Barraud, lui, ministre des missionnaires des Affaires étrangères,
26:14commente le plan de Donald Trump pour faire cesser la guerre à Gaza.
26:19Sur France Inter, il estime que le Hamas n'a plus aucune excuse
26:22pour rejeter la proposition qui lui est faite alors qu'Israël est déjà prête à l'adopter.
26:26On l'apprend à l'instant.
26:27Benjamin Netanyahou informe son gouvernement qui est de la présentation ce soir
26:32donc de ce plan de Donald Trump.
26:35Le président américain, lui, assure que le mouvement terroriste palestinien
26:38a trois ou quatre jours pour répondre à ce plan.
26:42S'il ne signe pas, il expira en enfer, selon ses propres mots.
26:46Le rappeur Necfeu, placé en garde à vue pour viol et violences habituelles sur conjoint.
26:50Cette garde à vue s'inscrit dans le cadre de la même procédure,
26:53classée sans suite par le parquet de Paris après plusieurs plaintes déposées par son ex-compagne.
26:59Mais de son côté, Necfeu a lui aussi engagé plusieurs procédures contre cette jeune femme
27:03pour non-représentation d'enfants jusqu'en 2024,
27:06dont une qui a valu la condamnation à cette ex-compagne.
27:10L'ONU s'inquiète de la possible interférence de la Chine dans la gestion du musée Guimet à Paris.
27:16C'est une information de la rédaction nationale de Radio France.
27:20Un rapport de l'ONU reproche au Musée national des arts asiatiques
27:24d'avoir remplacé le terme Tibet par celui de Mondi Malaya
27:27avec la suspicion d'avoir voulu faire plaisir à la Chine.
27:31La France répond qu'elle entend renforcer les textes pour prévenir les ingérences étrangères.
27:37L'OM reçoit la Jacques-Amsterdam.
27:40Le second match pour ses équipes en Ligue des champions, c'est à partir de 21h.
27:44Et vous le suivrez sur France Info depuis le stade Vélodrome.
27:5120h, 21h. France Info. Les informés.
27:55Avec ce soir dans le studio de France Info,
27:58Sylvie-Pierre Brossolet, éditorialiste au point.
28:01Emilio Mellet, grand reporter au service politique du journal L'Humanité.
28:05Christophe Jacques Huizine, directeur de la rédaction des Echos.
28:08Et Christophe Gascard, grand reporter spécialiste des relations internationales.
28:13En attendant le gouvernement, parlons de l'Assemblée
28:16où se joue la répartition des postes clés.
28:19Disons-en un mot, les vice-présidents, les caisseurs aussi chargés de l'administration
28:23et les secrétaires qui organisent notamment les scrutins.
28:26Quelle importance ont ces postes ?
28:28Emilio Mellet, c'est plus que symbolique ?
28:30Effectivement, c'est plus que symbolique parce que c'est eux qui ont déjà la charge
28:32d'organiser les débats lorsque la présidente de l'Assemblée nationale est absente.
28:35Mais aussi, il y a une question stratégique autour du bureau de l'Assemblée nationale
28:37qui, par exemple, décide des sanctions pour les députés lorsqu'il y en a prononcées,
28:43qui peut participer aussi à la décision de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale
28:46de façon marginale de copartager, dirons-nous, avec l'exécutif.
28:51Donc, ce n'est pas rien, en fait.
28:53Cet endroit décisionnaire, c'est un peu l'exécutif en réalité de l'Assemblée nationale.
28:58Donc, c'est en cela que c'est stratégique.
28:59C'est pour ça que le Rassemblement national veut faire son retour.
29:02C'est pour ça que le Bloc central veut affaiblir la gauche
29:05qui, aujourd'hui, avait profité des dissensions, disons-le comme ça,
29:10entre la droite et le camp présidentiel pour obtenir davantage de postes.
29:15Et donc, tout ça va être mis en cause.
29:16Mais par contre, la question de la censure de Sébastien Lecornu intervient dedans
29:19puisque, si on en croit quelques-uns des indiscrets,
29:23les socialistes n'ont pas trop envie d'être « chauffés » par le bloc macroniste
29:29s'il venait à faire perdre, par exemple, Fatiha Kelwa Hachi,
29:31qui est l'actuelle présidente de la Commission des Affaires Culturelles.
29:34Les députés qui votent jusqu'à jeudi pour élire cet exécutif,
29:38leurs représentants, avec des tractations, vous l'avez dit, en coulisses,
29:40les députés du RN négocient notamment avec les macronistes,
29:43ce que dénonce l'insoumis Éric Coquerel.
29:46Il y a un accord, en tout cas, voulu par la présidente de l'Assemblée
29:49pour que le RN soit au bureau.
29:51Et là, quelque part, on leur ouvre les portes.
29:54Des portes qui, je rappelle, ne sont pas obligatoires.
29:55C'est une chose de dire que, et c'est bien normal,
29:58tout député d'extrême droite, comme tout député a le droit,
30:01tous les droits d'un député, c'est autre chose de penser
30:04qu'ils peuvent prendre place dans ce qui correspond à l'exécutif de l'Assemblée.
30:08C'est une décision politique qui banalise encore un peu plus l'extrême droite.
30:12Ces jeux d'alliances que dénoncent Éric Coquerel,
30:14Christophe Jacques Lubizine, c'est pourtant un classique.
30:17C'est un classique, et puis je n'arrive pas très bien à comprendre l'argument démocratique.
30:19Il y a quand même six vice-présidentes qui doivent être renouvelées.
30:24Il y a trois blocs dans le pays, on l'a encore dit, dans les sondages, dans les urnes.
30:29Et donc, que chacun des blocs ait deux vice-présidents,
30:33ça paraît plutôt démocratique.
30:34Ça ne s'est pas passé la dernière fois,
30:35parce qu'effectivement, il y a eu des bisbilles entre le socle commun et les LR.
30:38Mais il n'y a rien de choquant à ce qu'un tiers des Français
30:40soient représentés par deux vice-présidents.
30:42C'est l'argument, d'ailleurs, de la présidente de l'Assemblée.
30:44Non, mais surtout, c'était comme ça avant.
30:46L'exception, c'est de les avoir évacués.
30:48Au Parlement, on fait effectivement les choses à la proportionnelle
30:52et on distribue en fonction des rapports de force internes à l'Assemblée,
30:56sans jugement moral sur la qualité des programmes des uns ou des autres.
31:01Mais il y a surtout une espèce de petite revanche à prendre,
31:04parce qu'effectivement, entre l'absentéisme et l'ordre bisbille interne,
31:08la droite et le centre avaient laissé des postes à la gauche
31:11et ils s'en sont mordu les doigts,
31:13parce que du coup, LFI a des présidences de commissions.
31:16On rappelle, en 2022, pas mal de postes pour le RN,
31:18et en 2024, c'était la gauche, effectivement, qui avait récupéré un certain nombre de postes.
31:22Voilà, et du coup, que ce soit au bureau ou au sein des commissions,
31:25LFI a profité des dissensions à l'intérieur de la droite ou de l'ex-majorité
31:30pour piquer des postes.
31:32Et donc, ils ont une grosse influence,
31:33parce que c'est très important quand même,
31:36quand il y a des commissions d'enquête, des rapports,
31:39ça donne quand même une voie.
31:42Et là, ça va être le test, cette affaire,
31:44de savoir s'ils sont arrivés entre droite et le centre
31:47à un accord, parce qu'entre Gabriel Attal et Laurent Wauquiez,
31:52ça ne va pas fort.
31:53Donc là, et c'est ça qui a créé beaucoup de problèmes,
31:56est-ce qu'ils vont surmonter leur enfantillage
31:59pour le bien commun ?
32:01Pour le bien commun,
32:04ou est-ce qu'ils vont continuer à se tirer la bourre ?
32:06J'espère pour eux qu'ils vont s'entendre.
32:08Emilio Mellet, on est dans le jeu démocratique normal ?
32:10Eh bien, en fait, ce qui se joue, selon moi,
32:12c'est un aspect de cohérence politique.
32:15C'est-à-dire que pendant les législatives,
32:17il y a eu un front républicain pour empêcher
32:18le Rassemblement National d'arriver au pouvoir.
32:21Et donc, la logique politique voudrait que les forces
32:24qui ont participé à ce front républicain
32:25empêchent à nouveau le Rassemblement National
32:27d'avoir des postes à responsabilité.
32:29Parce que vous dites, M. Jakubin,
32:30qu'il faudrait que l'un tiers des Français soient représentés.
32:33Mais ils le sont déjà, puisqu'ils ont des députés
32:34qui ont les mêmes droits que les autres.
32:35Oui, mais du coup, c'est bien de dupliquer.
32:37Vous l'avez très justement dit.
32:39Ils sont représentés par des députés.
32:40Il n'est pas anormal que le bureau de l'Assemblée
32:43reflète aussi l'hémicycle ?
32:45Non, parce qu'en fait, il y a la question des responsabilités.
32:48C'est-à-dire qu'ils sont responsables de leur vote
32:50en tant que députés.
32:51Ensuite, le fonctionnement des institutions
32:53n'a pas à ouvrir ses portes à un parti anti-républicain.
32:57Ils sont élus par les Français.
32:59Ils sont députés.
33:00Ils valent un député à LFI.
33:02Je ne vois pas la différence.
33:03À partir du moment où il y a un vote, en réalité.
33:05Parce qu'on dit qu'au départ, effectivement,
33:07c'est un accord de répartition.
33:08S'il n'y a pas d'accord, c'est qu'il y a un vote.
33:09S'il y a un vote, c'est donc qu'il y a un choix
33:11qui est laissé aux députés.
33:12Ensuite, si les macronistes décident
33:14d'utiliser cette responsabilité-là
33:16en glissant des bulletins de vote
33:17pour des gens du Rassemblement national,
33:19grand bien leur face.
33:20La dernière fois, en 2022,
33:21ils l'avaient amèrement regretté.
33:23Je pense que ça explique aussi
33:24le fait qu'il n'ait pas recommencé en 2024.
33:26Symboliquement, ce n'est pas rien
33:27de mettre un bulletin dans une zone
33:28avec un parti d'extrême droite.
33:30Christophe Jacuzine, est-ce que vous voulez dire ?
33:31Non, je reste sur ma position.
33:32Je pense que ce n'est pas bon dans une démocratie
33:34de donner l'impression à des gens
33:37qui sont représentés qu'ils sont inférieurs aux autres.
33:40Donc, je pense que l'Assemblée,
33:42c'est vraiment le lieu justement
33:43où ce débat démocratique,
33:44soit d'accord ou pas d'accord,
33:46doit s'exprimer.
33:47Et je trouve que, comme l'a dit Sylvie,
33:48dans ces instances du bureau,
33:50ça donne du pouvoir.
33:51Ça donne du pouvoir sur l'ordre du jour,
33:53sur les commissions d'enquête, etc.
33:54Et je trouve que c'est normal,
33:56à partir du moment où il y a eu un scrutin,
33:57où chacun des Français a pu s'exprimer
33:59et a mis un bulletin dans l'urne
34:01et a porté à l'Assemblée des députés,
34:03je trouve que c'est normal
34:04que tout le processus démocratique
34:06reflète la composition de l'hémicycle.
34:07Mais bon, ça, c'est un point de vue...
34:08Après, alors, ce qui est différent,
34:10c'est de savoir si certains partis
34:11doivent faire alliance avec le RN
34:13dans les futures élections.
34:14Oui, mais ça, c'est sûr.
34:14Il y a un débat qui fait rage en ce moment
34:15à l'intérieur des Républicains.
34:17Il y a eu une déclaration aujourd'hui
34:18de Roger Cauchy, le sénateur LR,
34:20disant que pour lui,
34:22le vrai Front Républicain,
34:23c'était celui qui devait repousser LFI
34:25et que lui, il n'hésiterait pas
34:27à voter RN plutôt que LFI.
34:29C'est vrai que c'est un pas en avant.
34:32On peut être d'accord, pas d'accord.
34:33Ça, c'est un vrai débat.
34:34Mais ce n'est pas ce que dit
34:35la présidente de l'Assemblée.
34:36Elle dit que pour le bon...
34:36Mais ça, c'est autre chose.
34:37Exactement.
34:38Elle dit autre chose.
34:38Elle dit que pour le bon fonctionnement
34:39de l'Assemblée,
34:40il faut que le bureau ressemble
34:42à l'hémicycle.
34:43L'Assemblée nationale a plutôt bien fonctionné
34:45depuis un an.
34:46Il n'y a pas eu de dysfonctionnement majeur
34:47du fait de l'absence
34:48du RN de ces instances.
34:50Donc, en fait, cet argument,
34:51à mon sens, n'est absolument pas valable.
34:52Et pour refermer cette page politique
34:54sur l'Assemblée notamment,
34:56rappelons cette information ce soir.
34:58Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
35:00qui prononcera donc son discours
35:01de politique générale la semaine prochaine.
35:04Venons-en à présent dans les informés
35:06à la crise au Proche-Orient
35:08avec Donald Trump
35:09qui donne désormais 3 ou 4 jours au Hamas
35:11pour accepter son plan de paix
35:13présenté hier soir à la Maison Blanche.
35:15Plan qui prévoit, entre autres,
35:16le désarmement du mouvement islamiste.
35:21Nous allons donner environ 3 ou 4 jours.
35:23Nous verrons bien.
35:24Tous les pays arabes sont d'accord.
35:25Les pays musulmans sont d'accord.
35:27Israël est d'accord.
35:30Nous n'attendons que le Hamas.
35:32Et le Hamas acceptera ou n'acceptera pas.
35:34Et s'il n'accepte pas,
35:35cela finira de manière très triste.
35:38Donald Trump, cet après-midi,
35:40une réunion est en cours au Qatar
35:42avec le Hamas et la Turquie.
35:44Le chef de l'ONU appelle lui aussi
35:45toutes les parties désormais
35:46à accepter et appliquer ce plan pour Gaza.
35:50Christophe Gascard, spécialiste
35:51des questions internationales
35:52à France Info Télé,
35:53c'est la dernière chance
35:54d'obtenir un cessez-le-feu ?
35:56Alors, il y en a eu...
35:57À chaque fois, on a dit
35:58c'est la dernière chance
35:59d'obtenir un cessez-le-feu.
36:00Et on rappelle quand même
36:01qu'il y a eu plusieurs cessez-le-feu
36:02et qu'à chaque fois,
36:03finalement, ils ont été rompus.
36:05Donc là, ce qui change
36:07dans la temporalité,
36:08c'est que c'est un plan de paix
36:10qui a été proposé
36:12et dont finalement,
36:14un certain nombre d'acteurs,
36:16et notamment au Moyen-Orient
36:17et des pays arabes,
36:19ont accepté l'idée.
36:20Et ça, ce n'est pas rien.
36:22Je pense notamment à la Turquie
36:24et à des pays comme le Qatar
36:27ou l'Égypte
36:28qui jouent un rôle vraiment central
36:30dans cette négociation-là.
36:32Après, il y a derrière tout cela
36:34Donald Trump.
36:36Et on l'a vu hier
36:38lorsqu'il a présenté son plan.
36:40Il est toujours plutôt...
36:42C'est quelqu'un qui aime
36:44se placer du côté des vainqueurs.
36:46Donc je dirais que si ce plan-là fonctionne,
36:48eh bien il dira que c'est grâce à lui.
36:49Et si ça ne marche pas,
36:51il dira que c'est finalement
36:52à cause de ces pays,
36:54en l'occurrence certains,
36:56qui ne sont pas dans les accords d'Abraham
36:58et qui n'ont pas réussi
36:59à faire plier le Hamas.
37:00Donc on est dans une temporalité
37:01qui va durer quand même
37:03au moins jusqu'à ce week-end
37:04puisqu'on rappelle qu'il faut 72 heures
37:06et c'est à ce moment-là
37:07qu'il a dit que le feu s'abattrait
37:09sur Gaza
37:11et notamment sur le Hamas
37:13très particulièrement.
37:15Mais encore une fois,
37:17je reste toujours assez dubitatif
37:18sur ces déclarations.
37:19parce qu'on sait
37:21qu'elles ne sont pas forcément
37:22toujours suivies des faits.
37:23Qu'est-ce qui ferait que le Hamas,
37:24Sylvie-Pierre Bonsolette ?
37:25Ce qui était assez habile
37:26de la part de Trump,
37:27qui était en fait un peu acculé
37:28à finalement un peu lâcher Netanyahou,
37:32ce lâchage et ce forçage
37:35de Netanyahou
37:36a finalement paru être
37:38une espèce de victoire de Trump
37:39qui dit qu'il a obtenu du coup
37:41et Netanyahou qui fasse un geste
37:42et des pays arabes
37:43qui soutiennent son plan.
37:44Et maintenant,
37:46le mauvais rôle sera évidemment
37:47au Hamas s'ils refusent.
37:49Et il y a quand même
37:51un petit risque qu'ils refusent
37:53parce qu'ils n'auront plus rien
37:55si vraiment on suit le plan.
37:56Le Hamas est effectivement nettoyé.
37:59D'un autre côté,
38:00ils sont lâchés par beaucoup de monde,
38:01le Hamas.
38:02Mais il y a l'Iran.
38:03L'Iran n'est pas dans cette bande
38:04qui a co-signé l'affaire de Trump.
38:08Et l'Iran,
38:08ce sont les seuls
38:09qui peuvent vraiment forcer
38:10le Hamas à laisser tomber.
38:12Donc, on va voir.
38:14Et surtout que le Hamas
38:14n'est pas seul à détenir les otages.
38:16Il y a une part de djihad.
38:18Ils sont un peu dispersés.
38:19Je ne sais même pas
38:20si dans les 72 heures,
38:21ils arriveront à les ramasser
38:22parce que le djihad
38:24ne veut pas de cet accord.
38:26Donc, ça va être compliqué.
38:27Je crois que même le point 1
38:28et le point 2,
38:29c'est-à-dire le cessez-le-feu
38:30et le retour des otages,
38:32déjà, obtenir ça serait extraordinaire
38:34et ce n'est pas joué.
38:35Mais l'ensemble de l'opération
38:36avait une certaine gueule.
38:38Il faut bien dire,
38:38Trump a essayé à retourner l'opération.
38:41C'était beaucoup de la communication
38:42et un peu de fond.
38:44Mais le fond a avancé
38:45un petit peu quand même
38:45à cette occasion.
38:46Donald Trump n'est pas
38:47qu'un mégalomane
38:48qui veut le prix Nobel de la paix.
38:50C'est un homme qui a compris,
38:51en tout cas,
38:51c'est peut-être ses conseillers,
38:52le rapport de force
38:53et ce qui s'est joué
38:53notamment à l'Assemblée générale
38:55de l'ONU la semaine dernière.
38:57Il a vu le risque d'isolement
38:58aussi des États-Unis
38:59sur la scène internationale,
39:00notamment au Moyen-Orient.
39:01Il a vu que le Free Palestine
39:03était devenu l'espéranto
39:05de la géopolitique mondiale
39:06et que les dynamiques
39:07étaient en train de s'inverser,
39:08y compris aux États-Unis
39:09où un récent sondage
39:11indique que le soutien militaire
39:13à Israël
39:13n'est plus majoritaire
39:14au sein de la population américaine.
39:16Donald Trump,
39:17il a vu aussi l'Arabie saoudite
39:18conclure un accord militaire
39:20avec le Pakistan,
39:21puissance nucléaire,
39:22allié de la Chine.
39:24Donc, il voit aussi
39:25cette partie du monde
39:26se tourner vers son principal concurrent,
39:27concurrent économique notamment.
39:30Et donc, il voit
39:30la tectonique des plaques se faire.
39:34Et alors, lui,
39:34il ne peut pas être isolé
39:35pour ces raisons-là.
39:36Il y a une personne
39:38qui se fiche d'être isolée du monde,
39:39c'est Netanyahou,
39:40sauf d'un seul pays,
39:40des États-Unis.
39:41Donc, en fait,
39:42les États-Unis, aujourd'hui,
39:44ont la possibilité
39:44de contraindre
39:45Benjamin Netanyahou
39:46à suivre leur volonté,
39:49à en tout cas
39:49à faire des ajustements tactiques.
39:51Voilà.
39:51Christophe Jacobin,
39:52est-ce qu'on peut lui reconnaître
39:53à Donald Trump
39:54d'avoir plutôt pas mal manœuvré
39:56sur cette présentation
39:56de son plan
39:57au pays arabe ?
39:58C'est très certainement,
39:59c'est ce qu'on dit
40:00et Sylvie Emilio,
40:01c'est vraiment l'art du deal
40:02là, dans toute sa splendeur.
40:03On verra comment ça va aboutir
40:05à la fin,
40:06mais quand même,
40:07alors,
40:07c'est très habile
40:08d'avoir retourné la situation,
40:09effectivement,
40:10et d'avoir même un peu
40:11sauvé la mise
40:12pour Netanyahou
40:13et son image,
40:14d'avoir réussi
40:15à mettre cette pression
40:15sur le Hamas,
40:16d'avoir réussi à convaincre
40:17quand même les pays arabes,
40:18effectivement,
40:18il y a des négociations
40:19en ce moment,
40:19le Hamas et au Qatar
40:22pour essayer
40:23de le contraindre
40:24à accepter le plan.
40:25C'est vrai que le plan
40:25est très sévère
40:26pour cette organisation
40:28politique et terroriste,
40:29mais,
40:30je ne sais pas
40:34si je parierais
40:35sur le succès,
40:35parce que quand même,
40:36on a entendu Netanyahou
40:37en Israël notamment
40:38commencer à contester
40:39deux des principaux points
40:40de l'accord,
40:41notamment la démilitarisation,
40:42le retrait de Tsaal,
40:44de Gaza
40:45dans quelques temps.
40:46Donc,
40:47je pense qu'il n'y croit pas
40:49beaucoup lui-même.
40:50– Et puis le principe
40:50d'un État palestinien.
40:51– Et le principe
40:52d'un État palestinien,
40:52exactement.
40:53– Hier,
40:54Donald Trump,
40:54ce matin,
40:54dans une vidéo
40:55sur ses réseaux sociaux,
40:57le premier ministre israélien
40:58a dit qu'il n'en était pas.
40:58– Il avait déjà dit
40:59pendant la conférence de presse
41:00qu'il n'en voulait pas,
41:01c'est vrai que ce n'est pas
41:01une surprise.
41:02L'opposition de Netanyahou
41:03était absolument connue
41:06sur ce point.
41:07C'est-à-dire,
41:07ce qui peut nous laisser penser
41:09que tout ça
41:10est aussi,
41:12de la part de Donald Trump,
41:13une façon de légitimer
41:14plus tard
41:15une nouvelle attaque
41:16de Gaza
41:18en faisant porter
41:19la responsabilité au Hamas
41:20puisqu'il aura refusé
41:21le plan en 20 points.
41:24– Là où je mettrais
41:26des nuances
41:26et où je ne suis pas
41:27forcément d'accord
41:28avec Christophe Jacobi-Bizine,
41:29c'est sur l'art du deal.
41:30On est quand même
41:31dans l'art du deal
41:31où on met un pistolet
41:33sur la tempe.
41:34– De qui ?
41:35– En l'occurrence,
41:36de beaucoup de…
41:37– Des deux en fait,
41:38des deux parties, non ?
41:38– Oui, des deux parties,
41:39mais en fait,
41:40quand on dit tordre le bras,
41:41il a quand même une capacité
41:43à la fois
41:44à faire ce genre
41:46de négociations
41:46et on le voit
41:47notamment dans
41:48les guerres commerciales.
41:49Donc là,
41:49on est vraiment
41:49dans une guerre.
41:51Et là aussi,
41:51je pense que l'égo
41:52est quand même
41:53très très important.
41:55Il a quand même répété
41:56à la tribune de l'ONU
41:57qu'il avait réussi
41:59à sauver
42:01ou en tout cas
42:02à enterrer cette guerre.
42:03– Il est passé à 8 aujourd'hui.
42:04– 8,
42:05et il dit aujourd'hui
42:06qu'en gros,
42:06si les États-Unis
42:07n'ont pas le prix Nobel
42:08de la paix,
42:10donc c'est quand même
42:10un problème d'égo
42:11quand même
42:12de la part du président américain.
42:13On le voit bien
42:14parce qu'il conteste
42:15finalement ce qu'Obama a eu
42:16et ce que lui
42:17n'a toujours pas eu.
42:19Dans la temporalité,
42:20c'est quand même
42:20très important.
42:20le 7 octobre,
42:23c'est dans une dizaine
42:24de jours
42:25et surtout,
42:26les prix Nobel
42:26vont être rendus
42:27du 3 au 13 octobre.
42:29Et le prix Nobel
42:30de la paix,
42:30c'est le 10.
42:31– Il dit que ce serait
42:31une décision stupide
42:32s'il n'avait pas
42:33le prix Nobel.
42:33– Exactement.
42:34Je pense que même si
42:36on peut lui reconnaître
42:37d'avoir réussi
42:38à mettre tous les acteurs
42:39autour de la table,
42:41même s'il a essayé
42:41de tordre le bras
42:42ou toutes les expressions
42:43qu'on peut utiliser,
42:45il y a quand même
42:45chez Donald Trump
42:46et on le voit
42:47même dans la manière
42:48dont il a utilisé
42:48les mots.
42:49Hier, il a quand même dit
42:50ce plan de paix
42:52est l'une des plus belles choses
42:53de l'histoire
42:54de l'humanité.
42:55Enfin, on en est
42:55sur les choses.
42:56– On est toujours
42:56en fatigue.
42:57– On est habitué ça.
42:58– Non mais c'est juste
42:59pour recontextualiser
43:00un petit peu
43:01sur le fait que
43:02des plans de paix,
43:02on en a connu
43:03et que malheureusement
43:05on sait que dans
43:05cette application
43:06elles sont très difficiles
43:08à mettre en place.
43:09– Ça c'est certain.
43:09– Mais c'est vrai aussi…
43:10– Il n'y a pas un plan
43:11et enfin, il y a un plan
43:11avec 20 points.
43:13– Oui mais c'est vrai aussi
43:13que sur ces 20 points
43:16il a eu l'accord
43:17de tout le monde
43:17sauf du Hamas
43:19on va voir
43:20mais de tous les autres
43:21concernés
43:21c'est rare d'avoir
43:22autant de pays
43:23arabo-musulmans
43:24qui sont d'accord
43:26sur un plan
43:26et avec Israël
43:28même si c'est factice
43:30et que peut-être
43:30ça ne se fera pas
43:31mais rien que sur le principe
43:32quand même
43:32que c'est de dire d'accord
43:33avec tous ces points-là
43:34avec effectivement
43:35le 20ème point
43:36n'est pas vraiment
43:37l'État palestinien
43:38c'est l'espoir
43:40d'arriver
43:40à un chemin vert
43:42c'est un peu plus vague
43:43parce que Netanyahou
43:44– Mais il consacre le droit
43:44à l'autodétermination
43:45des Palestiniens
43:46tout en préparant un peuple
43:47pardon, un plan
43:49sans les Palestiniens
43:50c'est-à-dire qu'ils n'ont
43:52eu aucune main voie
43:53au chapitre
43:53et c'est-à-dire
43:54c'est ce qui pourrait
43:55aussi
43:56sortir les pays arabes
44:00du deal
44:02comme on dit
44:02c'est-à-dire que
44:03ça deviendra vite
44:04inacceptable
44:05pour toute une partie du monde
44:06que les Palestiniens
44:07voient leur droit
44:09à l'autodétermination
44:10consacrée
44:11sans pouvoir participer
44:12un, à établir la solution
44:13et deux, à gérer
44:13leur propre État
44:14aujourd'hui ce qui fait
44:15c'est bouger
44:15y compris
44:16– N'oublions pas
44:16Émilie Omelec
44:17qu'au-delà de la diplomatie
44:18et de toutes ces discussions
44:19il y a bien sûr
44:19la situation terrible à Gaza
44:20– Non mais justement
44:21c'est exactement
44:21ce à quoi je voulais venir
44:23c'est que tous ces bougers
44:24ils sont aussi
44:25du fait de la situation
44:26de la guerre génocidaire
44:28à Gaza
44:29qui rend
44:31je parlais de forces sociales
44:34tout à l'heure
44:34on parlait de la politique française
44:35les forces sociales mondiales
44:36aujourd'hui
44:37elles ont leurs yeux
44:38rivés vers Gaza
44:38et donc
44:39elles font la pression
44:41sur leur gouvernement aussi
44:42et tout ça
44:42on ne peut pas
44:43ça ne se résume pas
44:44à une histoire de Donald Trump
44:45ou pas Donald Trump
44:46c'est que le rapport de force
44:48est en train de changer
44:48et on évoquait la réponse
44:49du Hamas
44:50Donald Trump
44:51donne au mouvement
44:52islamiste palestinien
44:54trois ou quatre jours
44:54pour répondre
44:55écoutez le chef
44:56de la diplomatie française
44:57Jean-Noël Barraud
44:58il était ce soir
44:59chez nos confrères
44:59de France Inter
45:00il me semble que
45:02le Hamas
45:03n'a plus aucune excuse
45:05pour rejeter
45:06la proposition
45:06qui lui est faite
45:07nous avons
45:08grâce à nos efforts
45:10avec l'Arabie Saoudite
45:12obtenu le 12 septembre dernier
45:14la condamnation
45:15du Hamas
45:16pour ses crimes
45:17l'appel à son désarmement
45:18et à son exclusion
45:19de tout futur rôle
45:20dans la gouvernance
45:21de Gaza
45:22et de la Palestine
45:23nous l'avons
45:23obtenu de la part
45:25de l'écrasante majorité
45:26des pays du monde
45:27par un vote
45:28qui s'est tenu
45:28aux Nations Unies
45:29le Hamas
45:30est désormais
45:31définitivement isolé
45:32il est désavoué
45:34catégoriquement
45:34il doit se rendre
45:35à l'évidence
45:36il a perdu
45:37et il doit saisir
45:38l'opportunité
45:39qui lui est donnée
45:40de désarmer
45:41et de s'exiler
45:42Christophe Gascard
45:43il y a une issue
45:44dans laquelle
45:45le Hamas voudrait
45:46on va dire sortir
45:46quelque part
45:47de la tête haute
45:48le plus beau cadeau
45:50que le Hamas
45:51pourrait faire
45:52à Benyamin Netanyahou
45:53c'est de ne pas
45:54accepter ce plan
45:54parce que justement
45:55ça justifierait
45:56la guerre
45:57et la continuité
45:58de la guerre
45:59pour Benyamin Netanyahou
46:00qui n'attend qu'une chose
46:01effectivement
46:01c'est de finir le travail
46:02et c'est d'ailleurs
46:03ce qu'il a dit
46:03donc ce qui change
46:05dans ce plan de paix
46:06quand même
46:06c'est que le Hamas
46:08qui est un réseau
46:10une organisation terroriste
46:12qui est de toute façon
46:13militairement
46:14absolument très affaiblie
46:17politiquement aussi
46:18puisqu'on l'a vu
46:19trois à deux à trois mille hommes
46:20encore
46:20oui mais
46:20la vraie différence
46:22dans ce plan
46:22c'est qu'on leur permet
46:23aujourd'hui
46:24de partir
46:25et jusqu'à maintenant
46:27il n'y avait pas eu
46:28et de les amnistier
46:28même
46:28et d'être amnistier
46:30voire même
46:31de sortir
46:32de la bande de Gaza
46:34et d'aller dans
46:34un autre pays tiers
46:35donc je pense
46:36notamment au Qatar
46:37je ne pense pas
46:38que les égyptiens
46:39en aient forcément envie
46:40ce qui n'empêchera pas
46:42après Benyamin Netanyahou
46:43d'aller tirer
46:45sur
46:45c'est même une certitude
46:48mais vous voyez
46:49la différence quand même
46:51c'est qu'il y a
46:52une porte de sortie
46:53pour
46:54en l'occurrence
46:55pour le Hamas
46:55mais comme vous le disiez
46:57tout à l'heure
46:57très justement
46:58le problème c'est que
46:59parmi les 47 otages
47:00ils ne sont pas tous
47:01retenus justement
47:02par le Hamas
47:04il y a d'autres mouvements
47:05le djihad islamique
47:06lui rejette
47:07ce plan
47:08donc
47:09ça veut dire aussi
47:10que si dans les 72 heures
47:11tous les otages
47:13ne sont pas rendus
47:14est-ce que c'est
47:15la responsabilité
47:16uniquement
47:17en l'occurrence
47:17du Hamas
47:19mais il y a aussi
47:20le djihad islamique
47:22ou même des familles
47:23qui pourraient
47:24potentiellement
47:25avoir des otages
47:26une famille d'otages
47:27justement
47:27Christophe Jacubizine
47:28on entend régulièrement
47:29et de plus en plus
47:30leur colère
47:31envers le gouvernement
47:32israélien
47:32ce poids de la société
47:34israélienne aussi
47:34cela peut jouer
47:35c'est vrai
47:37il est important
47:37on voit les manifestations
47:38régulièrement
47:39et on voit le sentiment
47:40des israéliens
47:41qui ne se reconnaissent pas
47:43forcément dans la politique
47:44qui est menée par
47:44l'actuel Premier ministre
47:45donc on voit bien
47:46que la société israélienne
47:47même si elle reste
47:48solidaire
47:49elle est fracturée
47:50et c'est vrai
47:51que ce plan de paix
47:52c'est pour ça que
47:53je parlais quand même
47:54de l'art du deal
47:55je sais bien
47:56qu'il est imparfait
47:56mais vous l'avez dit
47:57il est quand même
47:57validé par toutes les parties
47:59prenantes en dehors
48:00pour l'instant
48:01du Hamas
48:01il est sans doute
48:02un peu bancal
48:04on a très bien compris
48:04que le taux de détermination
48:06elle est sujette à caution
48:07l'indépendance encore plus
48:09et le retrait de Tzahal
48:11il est challengé
48:13par Netanyahou lui-même
48:15mais quand même
48:15globalement
48:16c'est vrai que
48:17c'est assez fort
48:18d'avoir réussi
48:18à proposer ce cadre
48:19assez complet
48:20parce que vous l'avez évoqué
48:21ça parle aussi
48:22du statut
48:23des soldats du Hamas
48:24etc
48:24donc objectivement
48:26il peut y avoir
48:28une pression
48:28en Israël
48:29pour que
48:30et puis en plus
48:30cette possibilité
48:31effectivement
48:31que tous les otages
48:32soient libérés
48:33ou que les corps
48:34soient rendus aux familles
48:35donc voilà
48:37il y a un petit trou de souris
48:38mais je ne sais pas
48:39surtout que là
48:40visiblement
48:40les deux ministres extrêmes
48:42du gouvernement Netanyahou
48:43n'ont toujours pas claqué la porte
48:44malgré cet accord
48:45c'est quand même
48:46un signe
48:47que l'opinion israélienne
48:50dans toute sa diversité
48:51approuve
48:52le sens
48:54qui a été pris
48:55par cette initiative
48:56de Trump
48:57et je pense que d'ailleurs
48:59il y a une porte de sortie
49:00offerte par
49:01l'opposition israélienne
49:03à Trump
49:03si jamais
49:04les deux ministres
49:04s'en allaient
49:06pour redonner
49:07une majorité
49:07à Netanyahou
49:09qui donc lui aussi
49:10a une porte de sortie
49:11pour ne pas tout de suite
49:12finir dans la cour de justice
49:13qu'il attend
49:14après la guerre
49:15Il se trouve que
49:16je me suis rendu en Israël
49:17il y a quelques mois
49:17juste après la rupture
49:18du cessez-le-feu
49:19par Netanyahou
49:20qui a de nouveau
49:21pilonné Gaza
49:22et j'ai été frappé
49:23justement par ce que
49:23vous dites
49:24cette société israélienne
49:26absolument fracturée
49:27mais aussi
49:28notamment dans ses manifestations
49:29comment la question
49:30des otages
49:30en réalité
49:30cimentait
49:31toutes ses oppositions
49:32à Netanyahou
49:33aujourd'hui
49:34c'est qu'elle demande
49:34c'est la fin de la guerre
49:36à Gaza
49:36justement pour permettre
49:37le retour des otages
49:38ça c'est frappant
49:39le jour en réalité
49:40par contre
49:41où les otages rentreront
49:42le pays sera vraiment
49:43de nouveau fracturé
49:44mais parce qu'il y a
49:45toute cette aile
49:46qui désire le retour
49:47des otages
49:48mais qui n'est pas
49:48contre la guerre à Gaza
49:49ne verra aucun problème
49:50désormais
49:51à continuer de frapper Gaza
49:52et donc c'est
49:53toute l'ambiguïté
49:54avec laquelle
49:54que devra gérer
49:55le premier ministre israélien
49:57pour se maintenir au pouvoir
49:59parce que c'est
49:59ce qui se passe
50:00désespérément
50:01c'est ce qu'il essaie de faire
50:02désespérément
50:02depuis des mois
50:03il sait que la guerre
50:04est sa possibilité de maintien
50:05mais voilà
50:07c'est pour ça que
50:07je ne suis pas sûr
50:08qu'en réalité
50:09tout se passe
50:11aussi simplement
50:11que Donald Trump
50:12l'aimerait
50:12et il y a dans ces 20 points
50:15il y en a quand même
50:15qui sont extrêmement importants
50:17je pense notamment
50:17à la démilitarisation
50:18de Gaza
50:19bien évidemment
50:19qui dépendra
50:20effectivement
50:21de la bonne volonté
50:22du Hamas
50:23mais surtout
50:23la gouvernance transitoire
50:25c'est-à-dire finalement
50:26qui va assurer
50:27la sécurité
50:28et là aussi
50:29finalement
50:30Donald Trump
50:32dit clairement
50:33que ce sera
50:34aux pays voisins
50:35donc le Qatar
50:36Arabie Saoudite
50:37ou Égypte
50:38d'assurer
50:39finalement
50:39cette gouvernance
50:40de la gouvernance transitoire
50:42en tout cas
50:42d'un point de vue sécuritaire
50:43et puis
50:44l'autre point aussi
50:45c'est l'aide humanitaire
50:46bien évidemment
50:47là aussi
50:48on sait que
50:49les Gazaouis
50:50en manquent
50:51considérablement
50:53et donc il faut avancer
50:54et puis la reconstruction
50:55mais là aussi
50:55ça sera sur une échéance
50:57qui mettra
50:58vraiment plusieurs années
50:59parce qu'on n'en est
51:00vraiment pas là
51:00Vous avez évoqué le Qatar
51:01avec cette réunion
51:02ce soir à Doha
51:03avec le Hamas
51:04et la Turquie
51:05pour bien comprendre
51:06nous sommes trois semaines
51:07seulement après les frappes
51:08d'Israël
51:08justement sur le Qatar
51:10le Qatar est revenu
51:11au premier plan
51:12dans son rôle de médiateur
51:13Oui
51:14et surtout
51:15Benyamin Netanyahou
51:16a été obligé hier
51:17de s'excuser publiquement
51:18donc ça
51:19quand vous parliez tout à l'heure
51:20de tordre le bras
51:21je pense que dans la discussion
51:22qu'ils ont eu à la Maison Blanche
51:23il a dû dire
51:24à Benyamin Netanyahou
51:26la première chose
51:27que tu vas faire
51:27c'est que tu vas t'excuser
51:28auprès de mes amis
51:29Qataris
51:30parce que
51:31c'est l'art du deal
51:32c'est aussi que
51:33les Etats-Unis
51:33ne peuvent pas faire
51:34sans le Qatar
51:35aussi
51:35pays qui accueille
51:36la plus grande base militaire
51:37américaine de la région
51:38exactement
51:39c'est un acteur stratégique
51:40le Qatar pour les Etats-Unis
51:41et donc ils reviennent aussi
51:42dans les négociations
51:43avec l'Egypte
51:44qu'il ne faut pas
51:44oublier
51:46la Turquie
51:47mais
51:47Donald Trump a réussi
51:49aussi à remettre dans le jeu
51:50effectivement
51:50le Qatar
51:51et
51:52voir le premier ministre
51:54israélien s'excuser
51:54je ne suis pas sûr
51:55que ce soit arrivé
51:56depuis le début
51:56depuis le 7 octobre
51:57C'est quand même fascinant
51:58de voir à quel point
51:59ces fameux accords d'Abraham
52:00quand même
52:01ont refaçonné
52:02quand même le Moït
52:02on rappelle toujours
52:03accords de 2020
52:04normalisation
52:05de certains pays
52:06c'est pas l'objectif
52:07il y a une volonté
52:08en fait diplomatique
52:09et économique
52:10des pays arabes
52:11de faire avec Israël
52:12et de créer une zone économique
52:14entre Israël
52:15et les autres pays arabes
52:15il y a eu une petite
52:17interruption
52:17une mise en parenthèse
52:18avec évidemment
52:19les événements
52:19du 7 octobre
52:20mais quand même
52:21on voit qu'on y revient
52:22et qu'il y a une volonté
52:23de le faire
52:24N'oublions pas
52:24que tous ces pays
52:25arabo-musulmans
52:26laissaient complètement
52:27tomber la Palestine
52:28et se sont intéressés
52:29qu'à cause du drame de Gaza
52:30mais ils l'avaient passé
52:32les palestiniens
52:33par pertes et profits
52:34on ne peut pas dire
52:34qu'ils étaient très solidaires
52:35entre eux
52:35et on voit d'ailleurs
52:36dans le plan proposé
52:37par Emmanuel Macron
52:38et normalement
52:39avec Mohamed Ben Salman
52:40qui devait venir
52:41en l'occurrence à l'ONU
52:43il n'était pas là
52:44donc on peut se poser
52:45la question aussi
52:46de savoir si Donald Trump
52:47lui a dit
52:47ce serait peut-être bien
52:48que tu laisses uniquement
52:49le président français
52:49faire cette reconnaissance
52:52et la faire voter ensuite
52:53et puis toi ensuite
52:54on verra si effectivement
52:56on a moyen de
52:57si tu peux
52:58toi aussi
52:59être dans les accords
53:00d'Abaram
53:01parce que finalement
53:01c'est ça aussi
53:02il en a même parlé
53:04il en a même parlé
53:04de l'Iran
53:04ce qui est quand même
53:06assez utopique
53:07aujourd'hui
53:07à l'heure où l'on se parle
53:08et on rappelle
53:08que Donald Trump
53:09a donné 3 ou 4 jours
53:11au Hamas
53:11pour apporter sa réponse
53:13qu'il espère favorable
53:14à ce plan de paix américain
53:16qu'il a présenté hier
53:17depuis la Maison Blanche
53:19c'est la fin
53:20de ces informés
53:21Emilio Mellet
53:22à la une de l'UMA
53:22demain
53:23et bien justement
53:23on vient d'en parler
53:24le coup de poker
53:24de Donald Trump
53:25et son plan de paix
53:26on vous décrypte
53:27tous les enjeux
53:28pour Israël
53:29pour les Gazaouis
53:30les Palestiniens
53:31et pour la région
53:31que lit-on dans les échos
53:32Christophe Jacubizine
53:33on va parler de cette
53:34opération industrielle gigantesque
53:36qui va commencer demain
53:36la disparition de SFR
53:38puisque SFR est à vendre
53:40quand même un français sur trois
53:41qui doit être à bord
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations