00:00Vous avez pris le temps, vous aussi, de lire cette interview.
00:04Je vais vous lire ces quelques mots que j'ai retenus, Jérôme Poza.
00:07Je m'attendais à tout, mais pas à cela.
00:10Je le reconnais, c'est allé encore plus loin que ce que je pouvais imaginer.
00:13Toutes les limites de l'état de droit ont été violées.
00:18Que répondez-vous à cela ?
00:21Bonsoir, madame Larfeuille.
00:23Écoutez, je n'étais pas au courant, c'est votre assistante qui m'a mis au courant
00:26du fait que M. Sarkozy avait eu une interview dans le JDD.
00:30Quand j'entends ça, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:33C'est la parole d'un homme qui est meurtri ce soir.
00:38Moi, j'entends totalement le ressenti qu'a Nicolas Sarkozy.
00:42Après, les mots qu'il utilise, maintenant, je ne les partage pas.
00:47Il parle d'état de droit.
00:49L'état de droit, il s'est manifesté, comme il a dû se manifester dans ce dossier.
00:53Il y a une décision judiciaire.
00:54Il en a fait appel, donc je ne commenterai rien, moi,
00:58de ce que j'ai entendu sur votre plateau.
01:02Simplement, voilà, le droit s'est appliqué.
01:05J'ai été, vous voyez, je disais à votre assistante,
01:07je suis rentré de Paris, j'étais en un salon de dédicace au Conseil constitutionnel.
01:12Il se trouve qu'il y avait madame Belloubet qui a pris la parole
01:15pour féliciter celui qui a remporté le livre juridique
01:19et qui a dit, voilà, en France, la loi s'applique à tous et le droit s'applique à tous.
01:27Et c'est ce qui s'est passé dans cette affaire-là.
01:31Il est interrogé sur la présidente du tribunal qui a donc participé à une manifestation contre lui.
01:39On lui demande si c'est à ses yeux l'explication de sa partialité.
01:43Et il dit, est-ce qu'on aurait dû désigner un autre juge au regard de l'état de droit ?
01:47Cela aurait été préférable, sans doute, mais c'est une habitude.
01:53Est-ce que vous comprenez que la participation de cette magistrate à cette manifestation,
02:00il en fasse un argument en sa faveur, que cela pose question ?
02:05Oui et non.
02:08De son côté, bien entendu, il est à la recherche de n'importe quel détail
02:13qui pourrait essayer de remettre en cause ou de jeter la suspicion
02:17sur les juges et les magistrats qui sont à l'origine de sa condamnation.
02:22Mais simplement, ce qui est compliqué,
02:25et je pense vraiment à la collègue qui est présidente du tribunal correctionnel,
02:30que je ne connais pas personnellement,
02:32mais tout est focalisé sur elle alors qu'elle est la présidente d'une composition collégiale.
02:37C'est-à-dire qu'on n'est même pas sûr que ce soit son avis qui était majoritaire,
02:42ils sont à trois, et lorsque nous sommes à trois dans une composition collégiale,
02:47c'est deux contre un, c'est-à-dire trois contre zéro,
02:51mais en tous les cas, on ne sait pas ce qu'elle a dit.
02:55Donc moi, ça me gêne, parce que ça entraîne une focalisation
02:58sur la personne de cette magistrate.
03:02Merci.
03:03Merci.
03:04Merci.
03:05Merci.
03:06Merci.
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