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  • il y a 7 semaines
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Et avant d'évoquer nos débats du jour, ces images, elles sont terrifiantes, c'est une situation tragique, ces torrents
00:06de boue incontrôlables.
00:08Cette catastrophe dont on attend et on craint, un bilan qui risque d'être effroyable, un bilan pour le pays
00:13lui-même, bien entendu, d'abord et bien sûr,
00:16et puis une grande inquiétude autour de centaines de touristes aussi dont on n'a pas de nouvelles.
00:20Peut-on comparer ce qui s'est passé à un véritable tsunami ?
00:23Nous sommes avec Anthony Ferry, merci d'être là, cher Anthony, vous êtes notre journaliste.
00:27Bonsoir à vous, météo et climat. Elsa Vidal nous accompagne, merci, spécialiste ABFM des questions internationales.
00:33Elsa, c'est d'autant plus important que nous sommes, on va l'expliquer, à la frontière entre le Tibet
00:37et le Népal.
00:39Évidemment, l'intervention des autorités chinoises est essentielle, on va détailler tout cela.
00:43Avec vous également, Gaëlle Musquet, bonsoir.
00:45Bonsoir.
00:45Merci d'être là, nous parlerons, vous êtes spécialiste de la prévention des risques naturels, de ce côté soudain, de
00:50ce côté brutal,
00:51de ces proportions également, enfin je veux dire, les mots manquent véritablement quand on voit les réactions partout dans le
01:00monde,
01:00des gens qui s'expriment en disant mais comment telle somme de gravats, de bouts, d'eau a-t-elle
01:05pu se déverser sur des villages ?
01:08Mais tout d'abord, une première question, Anthony Ferry, c'est quelle peut être l'origine ?
01:12Mais est-ce qu'on sait d'ores et déjà qu'elle peut être l'origine d'un tel défermelement,
01:16d'un tel déchaînement ?
01:17Alors, pour comprendre effectivement l'origine, il faut recontextualiser et resituer l'endroit.
01:22Nous sommes dans la zone géologique où il y a la plus forte collision sur Terre.
01:27La plaque indienne est en train, en ce moment même, d'entrer en collision avec l'énorme plaque eurasiatique.
01:33C'est ça qui a généré nos plus hautes montagnes du monde, l'Himalaya.
01:37Et ces contraintes génèrent parfois des séismes.
01:40C'est exactement ce qu'il s'est passé ce matin.
01:43Alors à 4h52, heure de Paris, 8h37, heure locale,
01:47un séisme qui s'est produit à une dizaine de kilomètres de profondeur
01:50a détroché une énorme quantité de glace et de roche, ce qui a généré une avalanche.
01:56Cette avalanche s'est déversée dans une vallée et s'est bloquée au niveau d'un lit d'une rivière.
02:02Ça a formé un embâcle, sauf que l'eau de cette rivière a donné une énorme pression
02:06et à un moment donné, tout cela, évidemment, s'est désolidarisé,
02:11ce qui a donné cette énorme poulet de boue et malheureusement ces images dramatiques.
02:15Il est difficile de se rendre compte des milliers, je ne sais pas, des centaines
02:19de mètres cubes d'eau de boue, de tout cet amas, cet agrégat.
02:24Gaël Musquet, ce sont des villages, évidemment, malheureusement, qui ont été ensevelis.
02:29On va attendre le bilan qui sera très lourd et probablement, malheureusement,
02:34et très dur également à arrêter.
02:36Mais qu'est-ce que ça vous inspire au sens où est-ce qu'il y a déjà eu,
02:39mis à part d'ailleurs le tsunami de 2004, une telle situation aussi violente,
02:43aussi brutale, aussi soudaine ?
02:45Oui, on a effectivement, dans l'histoire, même récente, moderne,
02:50pour différentes raisons, des volcans qui entrent en éruption
02:52et qui font fondre des glaces sur leurs flancs.
02:56On a les inondations et les glissements de terrain dans le sud de l'Inde,
02:59dans le Kerala.
03:00On a, nous, en France, du côté de la Tétrus, à Saint-Gervais,
03:06au 19e siècle, une vidange de lacs glaciers qui a aussi provoqué énormément d'eau
03:12et fait plus de 170 victimes.
03:16On a compté aussi sur une autre raison, là, c'est plutôt un orage
03:21qui a rempli le barrage mal passé dans les années 50,
03:26avec 400 morts, donc près de 300 enfants.
03:29À Fréjus, Saint-Raphaël, ces déferlements d'eau, de boue, de sédiments
03:33peuvent avoir plusieurs origines, effectivement, même dans notre histoire moderne,
03:37même sur des territoires comme les nôtres.
03:40Et comme le disait Anthony, là, on est sur des massifs montagneux
03:43qui sont extrêmement hauts, qui peuvent stocker énormément de glace
03:48avec une forte sismicité.
03:50Cela renforce malheureusement la catastrophe.
03:53Et les Nations Unies, d'ailleurs, le rappellent régulièrement,
03:55vous savez, ces 20 dernières années, ces 25 dernières années,
03:58les catastrophes qui ont le plus tué, ce sont des catastrophes géologiques,
04:02des séismes, des tsunamis.
04:04Ce type de catastrophe nous rappelle qu'on a effectivement
04:07ces questions climatiques à régler et à gérer, c'est vrai.
04:12Mais ce qui tue le plus l'humanité, malheureusement, aujourd'hui,
04:15ce sont ces catastrophes géologiques qui sont parfois imprévisibles
04:18et dont les effets dominos qu'on est en train de voir aujourd'hui,
04:21le cumul de toutes ces vulnérabilités,
04:24donne naissance malheureusement à ce type de catastrophe
04:28sur lesquelles, avec ces images, nous allons, je l'espère, dans l'avenir,
04:32pouvoir mieux nous préparer, mieux alerter aussi les populations
04:36et même nous, en Europe, en France, faire face à ces défis qui nous attendent.
04:41Nous sommes ici à la frontière entre le Népal et le Tibet
04:45et véritablement ce sont des villages, on verra,
04:48mais certains villages ont peut-être été rayés de la carte.
04:52L'inquiétude, évidemment, d'abord elle est humaine, évidemment.
04:55On va en parler avec vous, Elzap,
04:57parce qu'il y a des implications internationales importantes
04:59avec les autorités chinoises.
05:01Il y a aussi des centaines de touristes dont on n'a pas de nouvelles,
05:04des inquiétudes aussi.
05:05À l'instant, le Quai d'Orsay pour BFM TV,
05:09évidemment, affirme qu'il exprime sa pleine solidarité
05:12avec le peuple népalais.
05:13Les ressortissants français sur zone, il y en a certainement.
05:18Et l'ambassade à Katmandou est en contact,
05:19et trois avec les autorités népalaises,
05:21qui s'efforcent d'organiser les secours.
05:22Alors, il est recommandé, je vous le dis, aux ressortissants français,
05:25se trouvant au Népal, de s'inscrire sur le fameux fil d'Ariane
05:29et de respecter les consignes, évidemment,
05:31qui sont édictées par les autorités locales.
05:34Justement, Elzap, les consignes,
05:36on attend beaucoup, évidemment, des autorités chinoises.
05:38Et le président chinois s'est d'ores et déjà exprimé.
05:41Oui, c'est très inhabituel.
05:42Xi Jinping a pris la parole aujourd'hui
05:44pour rappeler que la priorité devait être donnée
05:47à limiter le bilan humain,
05:50c'est-à-dire à sauver le plus de personnes possible.
05:52On a eu des déclarations au niveau du poste frontière lui-même
05:56de représentants, justement, des autorités chinoises
05:58qui sont déjà à pied d'œuvre pour tenter de réouvrir le passage
06:02qui est essentiel pour la communication entre ces deux territoires,
06:06tout en rappelant que les routes sont extrêmement fragiles,
06:11que les pluies continues actuelles les fragilisent encore plus,
06:15et qu'il y a un risque de répétition de la catastrophe
06:19au niveau de la frontière.
06:21Grand enjeu pour la Chine,
06:22puisque c'est la troisième catastrophe naturelle
06:26qui les frappe.
06:26Cette année, il y a trois semaines, un mois,
06:29il y a eu deux millions de déplacés en Chine
06:31suite à des inondations.
06:33Et en mars dernier, déjà,
06:35il est important pour l'État central à Pékin
06:37de faire la démonstration concrète
06:40de sa présence aux côtés des citoyens chinois.
06:43À l'instant, on apprend que ce sont 80 ressortissants français,
06:46selon nos informations,
06:47qui ont signalé leur présence au Népal,
06:50sur ce fil d'Ariane.
06:52D'autres Français qui sont de passage,
06:54ce sont souvent, effectivement,
06:56des touristes qui sont de passage dans ces régions,
06:59ne sont pas encore inscrits
07:00et ils peuvent être touchés dans la zone.
07:04Donc, pour l'instant,
07:06il n'y a pas de nouvelles les concernant.
07:08Sur l'origine, Anthony Ferry,
07:11vous avez de nouvelles informations.
07:13Avant qu'on écoute aussi,
07:14la parole, vous allez entendre.
07:15Parce que, véritablement,
07:16quand on parle d'images apocalyptiques,
07:18c'est le cas, véritablement,
07:20pour ceux qui l'ont vécu
07:21et ceux qui ont survécu.
07:23C'est une impression de fin du monde.
07:25Oui, alors, effectivement,
07:26pour l'instant,
07:27c'est encore un petit peu confus,
07:28mais selon le service géologique des États-Unis,
07:32cela pourrait aussi être dû
07:34au fait que, de part,
07:36déjà, le changement climatique,
07:37donc les températures extrêmement fortes,
07:39qu'on connaît au niveau de cet Himalaya,
07:42et aussi à cause des moussons
07:43qui ont provoqué de fortes précipitations,
07:46eh bien, l'avalanche
07:47dont je vous parlais à l'instant
07:48soit due tout simplement au fait
07:50que le glacier a cédé,
07:53et c'est en cédant, d'ailleurs,
07:54que ça a généré un séisme.
07:55Donc, l'origine, évidemment,
07:56reste encore à préciser totalement.
07:58Mais il faut ajouter
08:00que le changement climatique
08:01peut donc avoir un lien,
08:02effectivement,
08:03avec ce phénomène,
08:04parce que, malheureusement,
08:05nous sommes dans une période
08:06où les températures
08:06sont de plus en plus fortes
08:07et fragilisent, évidemment,
08:09ces glaciers de très haute altitude.
08:10Écoutons la parole
08:12de deux sinistrés,
08:14véritablement,
08:15évidemment,
08:15qui sont sous le choc
08:17d'une telle déflagration,
08:19d'une telle violence subie.
08:23Mon beau-frère
08:24tenait un magasin d'alcool ici.
08:26J'ai reçu un appel
08:27de sa part ce matin.
08:28Il pleurait
08:29et disait que
08:29toute leur maison
08:30avait été emportée.
08:32Trois membres de la famille
08:33ont été secourus,
08:34mais son frère
08:35est toujours porté disparu.
08:42J'ai vu les zoos
08:43emporter huit ou neuf camions
08:44ainsi que des maisons
08:45et des personnes.
08:46C'était absolument déchirant.
08:49Ça fait 18 ans
08:49que j'enseigne ici
08:50et je n'ai jamais vu
08:51quelque chose de pareil.
08:56Voilà pour les premiers témoignages.
08:58Sur les 80 touristes français
09:00qui sont présents sur place,
09:02Elza Vidal,
09:02on l'apprend à l'instant,
09:04il est très difficile,
09:05évidemment,
09:05d'avoir un décompte
09:06très précis,
09:07mais évidemment,
09:08c'est en étroite collaboration
09:10avec les autorités françaises.
09:12Là, ce sont des citoyens français
09:14qui se sont eux-mêmes
09:15déclarés et inscrits
09:16sur le fameux fil d'Ariane.
09:17Ce qui permettra sans doute
09:19à leurs proches
09:19et à leurs familles
09:20d'avoir une nouvelle rassurante
09:23puisqu'il y a énormément
09:24de touristes dans cette zone
09:25qui, même si elle nous semble
09:26très haute,
09:272500 mètres d'altitude,
09:28est en fait une zone
09:29d'acclimatation
09:30pour les randonnées,
09:31les treks d'altitude.
09:33Elle a un climat très doux
09:34qui est d'ordinaire
09:35très apprécié
09:35et donc c'est un centre
09:36qui attire énormément
09:38de touristes étrangers
09:39dont des touristes français.
09:42Vous voyez,
09:43tout à l'heure,
09:43en voyant ces images,
09:45d'abord,
09:45on est tous saisis
09:46et aujourd'hui,
09:47par la mondialisation
09:48de l'information,
09:49par évidemment
09:50les réseaux sociaux,
09:51des régions
09:52et des villages
09:53qui peuvent,
09:54qui peuvent,
09:54je dis bien,
09:55même si la catastrophe
09:56est humaine
09:56et elle concerne tout le monde,
09:57paraître lointain,
09:59touche au premier plan.
10:00C'est très particulier,
10:01Gaël Musquet,
10:01parce que c'est tous
10:02les pays du monde,
10:03je vois un petit peu partout,
10:04évidemment,
10:04en Europe,
10:05mais ailleurs,
10:06dans toutes les régions
10:06du monde,
10:07on s'est dit,
10:07mais comment regarder
10:09beaucoup aussi alertes
10:10sur malheureusement
10:11des écoles
10:12qui ont été ensevelies,
10:14ce sont des petits villages,
10:15souvent des très petites communes,
10:16vraiment,
10:17c'est à la frontière
10:19du Tibet
10:19et du Népal,
10:21donc c'est en train
10:22de marquer véritablement
10:23et de s'inscrire
10:24dans les imaginaires
10:25collectifs
10:26de telles images,
10:26qui auparavant
10:27étaient quand même
10:28extraordinaires
10:29au sens de hors du commun.
10:30Oui, en fait,
10:31ces réseaux numériques,
10:33ces réseaux sociaux,
10:34on parle même d'ailleurs
10:35d'une discipline
10:36en gestion de crise
10:36qui s'appelle
10:37Social Media
10:38and Humanity Management,
10:39en français,
10:40c'est médias sociaux
10:41en gestion d'urgence.
10:42Ces réseaux sociaux,
10:44ces médias sociaux
10:45permettent effectivement
10:46d'avoir de la proximité
10:48avec d'autres êtres humains,
10:51d'autres personnes
10:52qui sont affectées
10:53par ces catastrophes.
10:54Et c'est vrai que
10:55depuis 2004,
10:57avec effectivement
10:57ces catastrophes
10:58qui touchent évidemment
10:59des personnes
11:00qui vivent sur place,
11:01mais aussi,
11:02par porosité,
11:04les touristes
11:05qui sont sur place,
11:06évidemment,
11:06tout cela projette
11:07la douleur
11:08et on se sent évidemment
11:09beaucoup plus proche
11:10de ces personnes
11:11qui ont subi
11:12ces catastrophes.
11:13Ces réseaux sociaux
11:13sont aussi des opportunités
11:15pour apporter de l'aide,
11:16pour mobiliser,
11:18pour lever des fonds,
11:19mais aussi pour donner
11:19l'alerte.
11:20C'est vraiment
11:21un des enjeux
11:22vraiment depuis 2015
11:23des Nations Unies.
11:24C'est vraiment
11:25d'accompagner
11:25sur ces catastrophes
11:27que vous pouvez dire
11:28très bien
11:29sur les catastrophes
11:29internationales.
11:30On se rend compte
11:30qu'un tsunami,
11:31c'est peut-être local,
11:32mais ça a un impact
11:33international.
11:33Là, pareil.
11:35Événement local,
11:35mais qu'il y a un événement
11:36sur plusieurs pays.
11:36Les images sur le tsunami
11:38ressortent encore aujourd'hui,
11:39même des dernières vidéos.
11:41qui m'est venue à l'Espry
11:42par le caractère cataclysmique,
11:43la puissance qu'on voit
11:44au poste frontière,
11:46la vague qui emmène
11:48littéralement
11:48le poste frontière
11:49de plusieurs étages
11:50et on voit
11:51des bus touristiques
11:52pris dans le courant
11:54qui ressemble
11:54à des fêtus de paille.
11:56Ça a la même dimension
11:57effectivement apocalyptique.
11:59Et que sommes-nous
12:00par rapport à ça ?
12:01Ça crée un sentiment
12:01d'humanité quand même
12:02très partagé.
12:03Si on pouvait bâtir
12:04sur ce sentiment,
12:05ce serait une très bonne chose.
12:06Hélas, on a un peu de mal
12:07à durer dans ce sentiment
12:09d'humanité partagée.
12:11Mais pour revenir
12:11sur les réseaux sociaux,
12:13effectivement,
12:13dans l'humanitaire,
12:14qui a été aussi ma profession
12:15pendant une dizaine d'années,
12:17dans ces zones isolées,
12:18on ne réalise peut-être pas
12:19que le téléphone portable
12:20est un lien essentiel
12:21pour des services
12:22parfois administratifs,
12:24pardon,
12:25pas militaires,
12:25médicaux.
12:26Le lien avec l'administration
12:28et l'État,
12:28c'est véritablement
12:29un moyen de sauver des vies.
12:31C'est une ligne de vie.
12:32Comme vous le dites,
12:33c'est une ligne de vie.
12:34En parlant de ligne
12:35ou de site,
12:36puisque je rappelle
12:37le fil d'Ariane,
12:38là, on s'adresse
12:39aux citoyens français.
12:40Beaucoup sont inquiets
12:41pour leur famille,
12:42leurs ressortissants
12:43qui sont de passage,
12:44qui sont sur place
12:45pour des vacances,
12:46pour le travail.
12:47Il y a le fil d'Ariane.
12:48C'est ce que recommandent
12:49et conseillent vivement,
12:50d'ailleurs,
12:51le Quai d'Orsay.
12:52Vous vous inscrivez,
12:52vous donnez des nouvelles.
12:54Et évidemment,
12:55on va suivre tout cela
12:55avec vous, Anthony,
12:57tout au long de l'émission.
12:58Je vous remercie.
12:58Je vous remercie
12:59pour toutes ces précisions.
13:00Donc,

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