- il y a 11 mois
Remise en cause des politiques de diversité, droits de douanes prohibitifs, instabilités chroniques des humeurs du président américain… Le retour de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis bouleverse le monde. Et dans ce maelström géopolitique, les entreprises françaises ne sont pas épargnées.
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00:00...
00:00Le cercle RH pour parler d'un sujet qui n'est pas qu'un sujet géopolitique d'ailleurs ou lié au droit de douane
00:18puisqu'on en a beaucoup parlé parce que Donald Trump a pris des positions radicales
00:22qui est la manière dont Donald Trump peut détricoter tous ses enjeux RH.
00:25Donc ça nous concerne la diversité, l'inclusion, toutes ces questions-là balayées d'un revers de main par le président américain
00:33et qui posent évidemment des questions chez nous en France et plus largement en Europe
00:37de la manière de lui tenir tête, de résister ces modèles contre modèles.
00:41Est-ce que c'est possible ? On va en parler avec mes invités.
00:44Nicole Degbault, ravie de vous accueillir et de vous retrouver sur le plateau.
00:47Merci Arnaud.
00:48Vous êtes CEO de la Cabri, vous êtes venu avec plusieurs ouvrages que vous avez lus pour certains il y a longtemps
00:52et vous avez une certaine inquiétude sur ce sujet Trump et la manière dont il impose ses normes et son modèle.
00:59Et puis avec nous Loïc Michel, bonjour Loïc.
01:01Vous êtes le CEO de 365 Talents avec un S.
01:05Vous m'avez dit que c'était plus simple que de dire 365, alors dorénavant je le dirais.
01:08365 Talents avec un S, une tribune signée.
01:11Pourquoi les RH doivent résister à la tempête Trump sur la diversité et l'inclusion ?
01:17Je commence par vous.
01:19Qu'est-ce qui se passe ?
01:20Trump, dès son arrivée, évidemment, balaye tous ces sujets.
01:23Alors, climato-sceptique, sujet économique où il impose son impérialisme.
01:29Et en fait, on en a moins parlé, mais aussi des sujets autour de DRH.
01:33Absolument.
01:33Tout de suite.
01:34Absolument, tout de suite.
01:36En tout cas, dès le premier trimestre de l'année, des décrets pour indiquer que toutes les politiques de diversité et d'inclusion
01:42aux États-Unis devaient être mises à plat.
01:46Et évidemment, il n'en est pas resté là parce que le « stuff it power » américain veut se répandre.
01:51Et il a envoyé des courriers, des missives au monde économique et au monde politique français,
01:57et en particulier dans les grandes organisations, pour leur demander de faire la même chose,
02:00d'abandonner leur politique de diversité et d'inclusion.
02:04Ça n'a pas pris exactement.
02:05Non, ça n'a pas pris.
02:06Pas à 100%, mais il y a eu quand même des impacts.
02:08Enfin, vous citiez quand même SAP, très très grand groupe informatique de la tech,
02:12qui lui, s'est plié aux exigences, parce qu'en fait, ils ont des contrats qui les lient aux Américains,
02:18et que de toute façon, s'ils ne se plient pas, on ferme le robinet.
02:22Comment vous regardez ce sujet ?
02:23Parce qu'on a focalisé nos enjeux sur, évidemment, la douane, les taxes douanières, ça y est, c'est validé.
02:30Mais on a très peu parlé de ces sujets RH, et qui sont au-delà des sujets RH,
02:33qui sont aussi des sujets de philosophie, de modèle, de manière de vivre.
02:37On en a peu parlé.
02:39Vous êtes inquiète ? Vous pensez qu'on va pouvoir résister ou pas ?
02:42Alors, mon inquiétude, elle est globale, pour la simple et bonne raison que Trump ne devrait pas nous prendre par surprise.
02:48Parce que la réalité, c'est que pendant sa campagne, il a annoncé tout ce qu'il allait faire.
02:53Le sujet du Diana, c'est culturel.
02:55Donc, il a une vision du monde culturelle, très...
02:58Il est non seulement dans l'ultra-libéralisme,
03:01mais il est en même temps dans un schéma ultra-protectionniste.
03:05Et ultra-conservateur sur ses valeurs.
03:06Exactement.
03:08Et donc, je pense que la question de la DNA était un sujet test.
03:12Nous avons assez peu réagi, à l'exception de quelques pays.
03:16Et donc, il continue.
03:16Donc, après la DNA, il y a la négociation fin juin, début juillet, avec l'OTAN,
03:23où ils nous imposent, en plus d'acheter des appareils américains.
03:28Il y a la question des tarifs, qui l'utilise comme une arme de destruction massive, conscient que certains groupes, en fait, ont un chiffre d'affaires extrêmement important aux États-Unis.
03:40Et donc, il impose sa vision du monde technologique en obligeant l'Europe à renoncer à un certain nombre de prérogatives en matière de privacy.
03:49Et si jamais nous ne sommes pas obéissants, il augmente les tarifs et il fait la même chose avec le climat.
03:53Le décret diversity, equity, inclusion, qui est le décret dont vous parliez.
03:58Ça veut dire quand même que là, nous sommes aujourd'hui au moment où on se parle, là, des entreprises, des grands groupes, des grands comptes, s'interrogent.
04:06Soit on coupe le lien avec les Américains et auquel cas ils se privent d'un développement et d'un marché colossal,
04:12soit ils se plient aux injonctions idéologiques de Trump, c'est ça.
04:16Après, j'aime bien l'idée du test, puisque en fait, c'était un test.
04:20C'est un peu comme les drones qui vont jusqu'à Copenhague.
04:22C'est ça.
04:22Mais c'est la même chose.
04:23Voilà, c'est la même chose.
04:24C'est un test parce qu'en fait, ça ne concerne qu'un sous-ensemble de contractants et de sous-contractants.
04:30Oui, ça n'a pas bruit.
04:31Ceux qui ont affaire avec le gouvernement américain.
04:34C'était ça dans le document.
04:35Et ce qui est un peu paradoxal, voire très cynique, c'est qu'en fait, c'est sous couvert de respect des lois anti-discrimination américaines
04:43qu'ils s'opposent à toutes ces normes de diversité.
04:47Donc, c'est un truc complètement scénalique.
04:49Vous avez loin parce que vous, vous parlez aussi du 7 juin 2026,
04:52qui est en fait l'idée de faire rentrer la transparence,
04:54qui est un sujet qui inquiète pas mal les entreprises en Europe.
04:57Il y a pas mal de lobbying.
04:58Mais ce sujet de la transparence, là aussi, il est impacté par la position de Trump.
05:01La transparence sur les salaires entre les femmes et les hommes.
05:04Ah, on en parlait tout à l'heure.
05:05Et c'est un gros sujet, ça.
05:06Tout à fait.
05:07Nicole.
05:07Alors, je rétropédale juste sur votre dernière remarque.
05:11Quand vous disiez, c'est soit on plie, soit on résiste.
05:15Mais on oublie la troisième voie qui est de faire bloc au niveau européen.
05:18On ne le fait pas bloc.
05:19Aujourd'hui, quand on regarde la séquence du bras de fer entre la Chine et les États-Unis,
05:24on a bien vu que la Chine a parfaitement résisté.
05:26Assez violemment.
05:27Pourquoi ?
05:27Parce que la Chine anticipe ce qu'on appelle une stratégie de dérisque
05:31de l'économie chinoise vis-à-vis des États-Unis depuis 2015.
05:35Donc, ils avaient un plan qu'ils ont exécuté sans s'y est.
05:39Et donc, ils étaient prêts.
05:39Et en Europe, nous ne sommes pas prêts.
05:41L'Europe n'est pas prête.
05:43Non.
05:43Alors, moi, je serais plus nuancé sur ce sujet, encore une fois.
05:46Il y a eu une réaction immédiate.
05:48Quelques exemples, T-Mobile, SAP, qui, pour leurs activités aux États-Unis,
05:52qui ne représentent pas à 100% de leur chiffre d'affaires,
05:54c'est un peu le sujet,
05:55ont accepté de renoncer à quelques projets autour de la diversité
05:59qu'ils avaient pris et quelques engagements.
06:01Quand on regarde dans les lignes, en fait, entre les lignes,
06:04c'est qu'ils avaient déjà atteint une grande partie des objectifs.
06:07Donc, je pense que c'était un truc de com'
06:08pour continuer à avoir leur contrat aux États-Unis.
06:10Ils l'ont fait à l'opposé.
06:13Il y a quand même un mouvement global, politique et économique,
06:17des grands patrons qui ont émis leur outrance,
06:22leur étonnement et leur volonté de ne pas aller dans le sens de Trump
06:26en disant, je crois que c'est Éric Lombard qui a dit,
06:29on a notre culture, nos lois.
06:30Ministre des économies et des missionnaires.
06:32Exactement.
06:33Et on ne va pas se laisser imposer quoi que ce soit.
06:35Donc, il y a eu trois réactions.
06:36Nous, on les voit.
06:37La première, c'est que ça a renforcé quand même des prises de position
06:40de certains grands patrons, de grands groupes.
06:42Le DRH d'Orange, Vincent Lecerc,
06:44qui a surenchéré sur ces sujets
06:47en montrant, notamment sur les réseaux sociaux,
06:50à quel point ils voulaient investir
06:52ces sujets de diversité et d'inclusion.
06:54Jean-Claude Legrand, chez L'Oréal,
06:56il y a aussi beaucoup de choses en avant.
06:58Donc, on a ça.
06:58On a le cadre réglementaire avec la paix transpartie.
07:01On a quand même un cadre.
07:02Il y a des voix qui s'élèvent.
07:03Enfin, qui essaie de s'élèvent.
07:04Mais le verbe n'est pas l'action.
07:05C'est-à-dire qu'il y a des voix qui s'élèvent.
07:06Je ne citerai personne pour n'offenser personne.
07:08Mais enfin, il y a des personnes qui s'élèvent,
07:09mais qui, en réalité, ont coupé leur budget.
07:11Quand on va sur les grands salons comme Vivatec,
07:14comme même la REF, enfin, bref,
07:16toutes ces grandes messes pour les patrons,
07:19on voit bien,
07:20les corners d'I&I sont un peu désertés.
07:24Alors, il y a un sujet qui est posé,
07:25parce que là, on parle d'Orange,
07:26qui sont des entreprises françaises,
07:28historiquement, patrimoniales, j'ai envie de dire.
07:30Puis, il y a quand même le cas d'entreprises
07:32ou d'entreprises de conseils,
07:34de très gros cabinets de conseils,
07:36pour ne pas les citer.
07:37Notamment les cabinets d'avocats.
07:38Et le cabinet d'avocats et de conseils,
07:40dont le board est intégralement aux États-Unis,
07:45avec des Américains, actionnaires américains.
07:48Et ils ont enclenché, ces grands cabinets,
07:52des politiques de diversité, d'inclusion,
07:54des politiques IRH extrêmement dynamiques.
07:56C'est quand même beaucoup plus compliqué, là, quand même.
07:58Je pense que c'est très compliqué,
08:00d'autant plus qu'ils se sont pris à leur propre feu.
08:03C'est eux-mêmes qui ont sorti des études
08:05montrant la performance que permettait d'injecter
08:09la diversité et l'inclusion dans les grandes organisations.
08:12Je crois que c'est un rapport de McKinsey
08:14qui disait que les entreprises,
08:16et qui avaient une politique volontariste,
08:18sur ces sujets,
08:20avaient 39% de chances de plus
08:23de surperformer par rapport aux autres.
08:25Donc, ils ont dit ça,
08:26et là, ils sont obligés de faire marcher.
08:26Juste, Nicolas Degbo,
08:27là, on évoque les grands noms.
08:30Jean-Claude Legrand,
08:30qui est venu souvent sur ce plateau.
08:31Et puis, c'est le modèle économique de l'Oréal.
08:33Est-ce que c'est au RH,
08:34au grand DRH, de s'exprimer,
08:36ou est-ce qu'on doit monter d'un cran ?
08:38Et est-ce que, par exemple,
08:38le président Macron,
08:40est-ce que les décideurs politiques
08:41doivent prendre la parole ?
08:42Parce qu'on n'est pas que sur un sujet économique,
08:45qu'on est sur un sujet de modèle,
08:47de société.
08:49Si on regarde le CAC 40,
08:52on va dire dans un schéma plutôt court terme,
08:55on va dire un an, 18 mois, tout au plus,
08:58il y a eu une valse de 13 patrons.
09:00Les CEOs qui sont choisis
09:02pour succéder à leurs prédécesseurs,
09:06ce sont des gens qui sont compatibles,
09:08globalement, avec la vision américaine.
09:10Anglo-compatibles ?
09:11Ou parfois même des Américains
09:12vivant en France.
09:13Mais en tous les cas,
09:14il y a une réflexion en amont
09:15de qui on nomme
09:17pour pouvoir faire face et négocier.
09:18Donc c'est un immense soft power
09:20très puissant.
09:22Exactement.
09:22Par les hommes,
09:23par les mots,
09:25par la puissance de Trump,
09:26aussi verbale.
09:27Et par la vision.
09:27Et ils imposent la norme.
09:29Voilà.
09:29Et par la préparation de la vision.
09:31On n'en parle pas assez,
09:32mais Trump,
09:33il met en œuvre
09:34le projet 2025.
09:36C'est tout.
09:37C'est vrai.
09:38Voilà.
09:39Il ment à personne.
09:40Exactement.
09:40C'est le projet 2025.
09:42Mais on ne s'est pas préparé
09:43parce qu'on n'a pas fait de scénario.
09:44Sauf sur la durée de règlement
09:45du conflit avec l'UPR.
09:46Oui.
09:46Ça devait durer 3 heures,
09:483 jours.
09:48Il ment tous les jours.
09:49Voilà.
09:50Donc en fait,
09:50il change d'avis souvent.
09:51C'est pour ça qu'on est incapable
09:52de suivre.
09:53Mais c'est pour ça que je veux dire,
09:54c'est que si on est honnête,
09:56il y a un problème de gouvernance,
09:57il y a un problème de prospective,
09:59et on n'a pas fait de scénario.
10:00Oui.
10:00On n'est pas prêt.
10:01Mais vous,
10:01vous l'observez,
10:02c'est à ce sujet
10:03que se soulève Nicole Degraud.
10:04C'est-à-dire,
10:04on place des hommes
10:05où on se dit,
10:06lui, au moins,
10:07il est compatible
10:07avec les Américains
10:08et on est sûr
10:09de pouvoir refourguer nos produits.
10:10Alors moi,
10:11je vais avoir un contre-chance
10:12et que nous,
10:13chez 365 Talents,
10:14vous êtes dans l'IA en plus.
10:15On est dans l'IA
10:15et le pilotage des compétences
10:17et des carrières
10:18dans ces grandes organisations.
10:19On a une approche
10:20qui est très bottom-up,
10:22c'est-à-dire qu'on est capable
10:23d'aller mapper en continu
10:24l'intégralité des compétences
10:26qui s'expriment
10:26et qui s'exercent
10:27sur les différents métiers,
10:28dans les différentes géographies
10:30et on crée un langage commun
10:31autour des compétences.
10:33Donc,
10:34on se fie moins
10:35à l'individualité
10:36et à cette vision top-down
10:38qui peut imposer,
10:40mais je pense que ça peut
10:41effectivement progressivement
10:42venir.
10:43C'est une image,
10:43une vitrine.
10:43On voit néanmoins
10:44qu'il y a
10:46cette approche compétence
10:48qui prend beaucoup plus de place,
10:49qui s'inscrit
10:50dans le cadre réglementaire
10:51qui était déjà là.
10:52Est-ce qu'il s'est renforcé
10:53ou est-ce qu'il s'est fracturé ?
10:55Je pense à la pay transparency.
10:56Donc,
10:58on a quand même,
10:59nous, un cadre
10:59des éléments plutôt positifs
11:01de réassurance,
11:02d'engagement,
11:03de volontarisme.
11:04J'étais avec mes clients ce midi,
11:06nos quarantaines de clients
11:07de grands comptes
11:08en France
11:09et tous étaient
11:11à fond sur ces sujets.
11:13Ils ne disaient pas
11:13OK,
11:13on arrête tout,
11:14la pay transparency,
11:15on oublie.
11:16Donc,
11:17eux,
11:17ils accélèrent.
11:17Quoi qu'il arrive,
11:18on ne lâchera pas.
11:19Et c'est le sentiment,
11:20la sensation que j'ai
11:21aujourd'hui.
11:23Donc,
11:23la puissance passe par eux
11:24et pas par Macron.
11:26par une vision politique
11:28du sujet.
11:29C'est eux
11:29qui vont décider.
11:30Moi,
11:31je dis juste
11:31que c'est pas une question
11:34d'optimiste
11:34ou de pessimiste,
11:35mais c'est une question
11:36de pragmatisme.
11:37Je me suis amusée
11:38juste avant d'arriver
11:38à regarder
11:39quelques éléments
11:41de la presse,
11:42de la tétanie
11:43à la mobilisation générale.
11:44Ça,
11:44c'est le gouverneur
11:45de la Banque de France.
11:47Moi,
11:47j'avais écrit un article
11:48aux Echos,
11:49une nouvelle vision
11:49pour la France
11:50est nécessaire.
11:50On n'a pas de budget
11:51mais on n'a pas de vision
11:52pour la France.
11:53Pas besoin d'argent,
11:55pas de pétrole,
11:55mais il faut avoir des signes.
11:56Voilà.
11:56Le Figaro,
11:57derrière le blocage politique,
11:58le spectre de la crise financière,
11:59on n'en parle pas de ces sujets.
12:00Des patrons déboussolés.
12:02Le Parisien,
12:02il n'y a pas longtemps.
12:03Exact.
12:03Depuis la rentrée,
12:04la crise,
12:05la France plonge dans l'incertitude.
12:06Que de l'anxiogène.
12:07Et c'est économique aussi.
12:08Que de l'anxiogène.
12:09Exactement.
12:09Une rentrée artificielle,
12:10ça c'est moi,
12:11c'est la deuxième année consécutive
12:12que les patrons n'ont pas de rentrée.
12:14Je suis désolée,
12:14c'est quelque chose
12:15qu'il faut mettre sur la table.
12:17La Silicon Valley
12:18rentre dans le rang.
12:18Qu'est-ce que ça veut dire pour nous
12:19sachant que la plupart
12:20des grands groupes
12:21sont techno-dépendants.
12:23Et démocrates.
12:24Exactement.
12:25Oui, c'est ça le sujet.
12:25C'est vrai.
12:26Google se transforme
12:28en cheval de bataille
12:29anti-Europe.
12:30La Fed,
12:31on sous-estime ce sujet.
12:32Et Google condamnait d'ailleurs
12:33rentrer dans une crise diplomatique.
12:34Avec Trump en embuscade
12:36qui dit
12:36si vous continuez,
12:37je vais vous punir.
12:38Exact.
12:39La Fed,
12:40mine de rien,
12:40c'est au prochain,
12:43premier trimestre,
12:44deuxième trimestre,
12:442026.
12:45Sous la pression de Trump.
12:46Et ce que j'ai découvert ce week-end,
12:47c'est qu'ils veulent faire
12:48la même chose avec le FMI.
12:49Il faudrait que le FMI
12:50redevienne le FMI.
12:51Pourquoi ?
12:52Trump considère,
12:53Trump et son équipe
12:54considèrent que le FMI
12:54est trop social.
12:56Donc qu'est-ce que ça veut dire ?
12:57Donc on est en train
12:57de refaçonner le monde entier.
13:00C'est plus juste une question
13:00de capitalisme responsable,
13:02etc.
13:03Je suis entièrement d'accord.
13:03C'est une question de démocratie.
13:05Qui touche aux organisations,
13:06aux institutions financières
13:07transversales,
13:09ou en tout cas,
13:09internationales.
13:11Un dernier mot,
13:13optimiste ou pessimiste ?
13:14En un mot.
13:15Optimiste.
13:17Pessimiste.
13:18Pragmatique.
13:19Merci de nous avoir éclairé.
13:21Ce sujet va beaucoup plus loin
13:22d'ailleurs que les enjeux RH.
13:23Exactement.
13:23C'est culturel.
13:24Tribune signée par vous,
13:25Loïc Michel,
13:26vous êtes le CEO
13:26de 3-6-5-Talents
13:27avec un S.
13:28Ça va au-delà
13:29des enjeux RH
13:29et de ces enjeux de transparence.
13:31C'est une guerre,
13:32une guerre de modèles,
13:34une guerre pour aller plus loin
13:35de civilisation.
13:36C'est la guerre des mondes.
13:37C'est la guerre des mondes
13:37pour reprendre le titre
13:38un peu scientologue
13:39de Tom Cruise d'ailleurs.
13:41Merci Nicole Degbo
13:42d'être venue nous voir,
13:43CEO de la Cabrique.
13:44Merci Aloïc Michel
13:45de nous avoir accompagné.
13:46C'est un vaste sujet.
13:48Énorme.
13:48Et je suis très heureux
13:49de l'avoir traité avec vous.
13:50On termine notre émission
13:50avec Fenêtre sur l'emploi
13:51et j'accueille mon invité.
13:52Merci.
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