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  • il y a 4 mois

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00:00Jean-Claude Dessier, Yvan Riouffol, ça fait partie des images du week-end, le Rassemblement National qui faisait sa rentrée à Bordeaux, tout était résumé, sa stratégie, en un seul slogan, le changement n'attend plus.
00:13La seule inconnue finalement qu'on n'a pas, c'est quand, à votre avis, quelle va être la stratégie du Rassemblement National face à Sébastien Lecornu, le Rassemblement National qui ne semble pas vouloir faire de compromis.
00:25Si l'on s'en tient aux intérêts immédiats du Rassemblement National et si l'on s'en tient aux menaces qui pèsent sur Marine Le Pen, je pense que leur raisonnement les conduit à dire qu'il faudrait le plus urgentement qu'il y ait en tout cas une législative, une dissolution de l'Assemblée afin qu'il y ait une législative,
00:45afin que les Français à nouveau s'expriment un an après la première dissolution et s'expriment dans un contexte où, a priori, la gauche dit avoir renoncé à ce cordon sanitaire qui avait fait échouer au deuxième tour la forte dynamique qu'avait connue Bardella.
01:02Donc ils font ce pari, alors moi je ne suis pas expert, mais je trouve naturellement qu'ils ont, que ce raisonnement se tient, ils font le pari effectivement que le Rassemblement National serait capable sinon d'avoir la majorité absolue,
01:13ce qui n'est pas possible, mais d'avoir une majorité beaucoup plus importante que celle qu'ils ont décrochée et que, partant de là, ils font également le pari sur des alliances à la marge,
01:25avec Ciotti naturellement, avec les Républicains, ils pourraient déjà consolider ce qui commence à être une union des droites.
01:33Je voudrais vous faire écouter Jean-Philippe Tanguy, député et président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale, il était l'invité ce matin de RTL.
01:41Les Français ont compris, on voit bien que les critiques se portent beaucoup sur M. Lecornu, nos militants ce week-end d'ailleurs eux-mêmes,
01:47spontanément appelés à la démission d'Emmanuel Macron au-delà de la dissolution, parce qu'en fait tout le monde a compris que M. Macron est en train de griller
01:53certaines personnes qui lui sont proches, qui sont sans doute sympathiques, pour son propre agenda.
01:58M. Lecornu aujourd'hui, vraiment il est sacrifié comme un bouc émissaire.
02:02La motion de censure de l'URN, ça sera quand ?
02:05Ce sera quand Marine Le Pen l'a décidé, donc on attend les mesures qui pourraient annoncer.
02:07C'est dès que possible ? C'est le plus vite possible ?
02:10Mais ça va dépendre de M. Lecornu, mais il a très peu de marge de manœuvre.
02:13Et au-delà de ce que va dire M. Lecornu, c'est ce qui prend acte de la ruine de la France.
02:17Qu'est-ce qu'il va proposer comme une économie structurelle ?
02:20Il nous propose des maisons de santé à 30 minutes, mais il n'y a pas de médecin.
02:23Jean-Claude Dacier, très peu de marge de manœuvre, voire pas de marge de manœuvre.
02:27L'analyse d'Yvan me paraît être bonne.
02:32Simplement, quand la dissolution paraît être un objectif politique clair de la part du Rassemblement National,
02:40maintenant, est-ce que ce sera avant ou pendant la discussion budgétaire ?
02:43Est-ce que ce sera immédiatement après ?
02:46J'avoue que je ne suis pas capable de répondre à cette interrogation,
02:50mais il est clair que...
02:51Alors, on sait bien que Marine Le Pen restera sur le bas-côté.
02:54Bon, elle occupera évidemment un poste important dans les mois qui suivront,
02:58mais dans un premier temps...
02:59Tout va dépendre aussi de son agenda judiciaire.
03:01S'il y a dissolution, il est clair que le Rassemblement National attend un résultat qui lui soit beaucoup plus favorable.
03:08Je ne dis pas qu'il parie absolument avec certitude sur le fait qu'ils auront avec Ciotti une majorité absolue,
03:14mais enfin, ils ne doivent pas en être très loin.
03:17Personne n'en sait rien à l'heure actuelle.
03:18Je pense qu'ils ont regardé circonscription par circonscription.
03:22Ils ne doivent pas être très loin.
03:24En face de ça, nous avons quoi ?
03:26Nous avons un Le Cornu qui me paraît en effet dans une situation extraordinairement compliquée
03:30et relativement inextricable.
03:33L'avenir du Premier ministre, du chef du gouvernement,
03:38c'est au fond le Parti Socialiste s'il réussit à obtenir un accord de non-censure.
03:43C'est-à-dire que le Parti Socialiste, pendant un certain temps, dira
03:46« Ok, on ne censure pas, on s'abstiendra, on s'abstiendra, on s'abstiendra, d'où la main tendue, d'où ? »
03:52Mais ça aura un prix.
03:53Ça veut dire que ça va coûter très cher.
03:55Il est probable qu'on reviendra, probablement, pour une bonne part,
03:59à la situation hantée, la situation de départ à laquelle s'est attaqué avec le succès qu'on connaît.
04:04Monsieur François Béroux,
04:06bon, peut-être qu'on ne fera que 20 milliards d'économies au lieu de 45.
04:09Bref, on se réinstallera dans un système qui sera un système assez confortable pour une majorité de Français.
04:17On devrait avoir le premier test, le premier résultat de cette stratégie,
04:24disons, jeudi prochain, le 18, c'est bien cela ?
04:28Où il y aura, en fonction, beaucoup, ou pas beaucoup, pas beaucoup, ça paraît peu probable,
04:34beaucoup de monde, mais combien ?
04:36Si véritablement l'ORN se trouve conforté par le résultat de cette manifestation,
04:41même si toutes ces troupes qui seront présentes dans la rue ce jour-là ne seront pas Rassemblement National,
04:46néanmoins, ça témoignera, comme le disait Yvan tout à l'heure,
04:49d'un mécontentement réel sur une partie de la population non négligeable,
04:54je crains qu'à ce moment-là, le Rassemblement National soit en situation
04:58où d'être pas très loin de l'être, d'être prêt à voter pour la dissolution,
05:04c'est-à-dire de voter la censure.
05:05Et puis ensuite, tu ne souviens pas très bien ce que pourraient faire d'autre que le président de la République
05:08que de redissoudre.
05:10Là, on entre dans un schéma compliqué.
05:11Yvan Rieffold, justement, est-ce que vous pensez, comme Jean-Claude Dacier,
05:14que le cap du gouvernement, en tout cas s'il sera barre à droite ou barre à gauche,
05:17sera mis en fonction de ce qui va se passer dans la rue jeudi ?
05:21Je ne peux pas vous répondre à ça, c'est compliqué de répondre à cette question.
05:25Moi, ce que j'observe, c'est que l'inquiétude et de la droite et de la gauche à réclamer,
05:31et le peu de promptitude de la droite et de la gauche à réclamer des législatives anticipées,
05:35leur font comprendre qu'elles ont déjà misé, s'il y en avait, sur une victoire du Rassemblement national.
05:41Ce que je cherche à être, quand les Républicains disent
05:44« Nous, on ne veut pas de proportionnels, nous, on ne veut pas de législatives anticipées »,
05:47d'abord, on peut se demander pourquoi à un premier abord,
05:50puis très vite, on se rend compte qu'en effet, s'il y avait des proportionnels ou des législatives anticipées,
05:54cela équivaudrait à marginaliser encore davantage les Républicains qui essayent.
05:59Ça me paraît tellement évident, et je pense que c'est même évident pour eux,
06:02parce que sinon, il ne serait pas dans cette position qui me semble être absurde
06:06que de vouloir refuser de la proportionnelle,
06:08alors que maintenant, il y a une demande de démocratie,
06:10et une urgence à vouloir s'exprimer.
06:14Pour l'Ontario, il a marqué des points à l'intérieur, quand même.
06:17Oui, peut-être.
06:18Sa politique, qui est ce qu'elle est, mais qui est quand même d'une grande fermeture à l'égard de l'immigration.
06:22Il a beaucoup de talent, mais je ne le remets pas du tout en cause, ça fonctionne.
06:28Simplement, vous voyez bien qu'il est dans le ministère de la parole,
06:30c'est difficile, c'est dur à dire, à exprimer ainsi, mais c'est comme ça que je le vois,
06:35parce que précisément, il n'a pas les pouvoirs, il n'a pas les manettes,
06:38il est simplement une sorte d'alibi dans un centrisme qui n'a plus rien à dire.
06:46Puisqu'on parle, s'il vous plaît, des marches de manœuvre de Sébastien Lecornu,
06:48écoutez Sandrine Rousseau, la députée des écologistes,
06:50elle était l'invité ce matin sur Sud Radio,
06:53et pour elle, le mandat de Sébastien Lecornu risque de prendre un terme très rapidement.
06:56Ah oui, la minute où il pose le pied à l'Assemblée nationale,
07:00moi je rêve d'une chose, je pense que c'est en train de se produire,
07:04qu'il arrive à l'Assemblée nationale le matin en tant que Premier ministre
07:07et qu'il en sorte l'après-midi en n'étant plus rien du tout,
07:09parce qu'il aura été censuré.
07:10Vous vous rendez compte ?
07:10Oui, parce qu'en fait, Emmanuel Macron se fiche du monde.
07:14Il est impossible qu'après Michel Barnier, qu'après François Bayrou,
07:19ils remettent quelqu'un de son camp, qu'ils refassent la même politique.
07:21Et en fait, là, c'est trop d'arrogance vis-à-vis du peuple.
07:25Il est président de la République, il n'est pas président d'un CA d'entreprise.
07:28Ce n'est pas lui qui décide tout seul.
07:30Vous censurez, enfin, ça serait l'idéal pour vous.
07:32Ah mais dès qu'il met le pied à l'Assemblée, je le censure.
07:34Réaction d'Yvan-Rioffolle.
07:37Donc, je pense qu'en effet, le Rassemblement national est dans une position de force.
07:40Il répond à ce grand phénomène d'une révolution conservatrice dont je vous ai parlé.
07:44Mais simplement, il y a quand même au cœur du Rassemblement national, me semble-t-il.
07:48Ah, vous venez sur le... Je pensais que vous alliez réagir sur Sandrine Rousseau.
07:51Non, non, non, pardon.
07:52Vous venez sur le Rassemblement national.
07:53Oui, parce qu'il y a une faiblesse dans son raisonnement.
07:56Et c'est pour cela que je trouve que...
07:57Dans le raisonnement de qui ? De Sandrine Rousseau ?
07:59Non, du Rassemblement national.
08:00Alors oui, vous êtes vraiment refus sur le Rassemblement national.
08:03Qui ne profite pas du dynamisme sur la question économique qui est quand même essentielle.
08:07On fait procès au Rassemblement national de ressembler au Parti socialiste, précisément.
08:12Et donc, ce serait peut-être le lien avec...
08:13Et j'entendais M. Tanguy ce matin avoir un discours très contradictoire
08:17disant qu'il ne fallait taxer les riches et qu'il ne fallait pas taxer les riches.
08:20Alors, avant, avec une sorte de...
08:22Ça me faisait penser à la réflexion d'Alphonse Allais qui disait qu'il fallait moins d'impôts,
08:29qu'il fallait demander plus à l'impôt et moins aux contribuables.
08:31Et donc, je pense que dans ce flou artistique qui a été cultivé par Tanguy de manière,
08:38me semble-t-il, un peu involontaire,
08:39il y a quand même là aussi prétexte à rétablir une cohérence doctrinale.
08:45Alors, si vous voulez bien revenir sur les propos de Sandrine Rousseau, si vous voulez.
08:48Je ne sais même plus où elle est.
08:50Je ne sais pas, elle est écolos, écologiste, écologiste.
08:54Je ne fais plus très attention aux propos de Sandrine Rousseau parce que...
08:58Ah ben, j'ai pu le voir, là. Vous l'avez totalement enjambé.
09:00Non, mais franchement, ces excès, ces propos stupides me paraissent tellement peu correspondre à la gravité de la situation.
09:08Quand on dit, moi, j'en ai rien à péter de revenus des agriculteurs, ben voyons, pendant qu'on y est, pourquoi pas ?
09:14Non, tout ça n'est pas très sérieux.
09:16Et effectivement, la remarque d'Yvan, que je partage qu'à moitié, fait qu'il n'est pas sûr du tout que le Rassemblement National,
09:26contrairement à ce qu'il semble croire aujourd'hui,
09:28obtienne une majorité absolue à l'Assemblée Nationale en cas de nouvelles élections, en cas de dissolution.
09:35Si ce n'est pas le cas, Marine Le Pen devra faire attention, parce que d'abord, elle ne sera plus députée.
09:40Elle attendra son procès au mois de janvier prochain.
09:44Et honnêtement, il faudrait faire attention, parce qu'on ne peut pas, à la fois,
09:50prendre la tête des premiers ministres, leur couper à chaque fois qu'on a l'occasion de se présenter,
09:54et puis prétendre être un parti responsable.
09:57Il faut faire attention.
09:58Il y a déjà, je partage tes réserves, sur la doctrine économique du Rassemblement National,
10:04qui me paraît être plus près de, parfois, de certaines dispositions,
10:07me paraissent très inquiétantes, notamment ce qu'il y a vis-à-vis de l'Europe.
10:11Je ne suis pas un fanatique de l'Europe, mais enfin, il faut quand même faire attention à ce qu'on fait, etc.
10:15Donc, le résultat d'une prochaine dissolution n'est pas inscrit d'avance,
10:19contrairement à ce que semble croire le Rassemblement National.
10:22Nous verrons.
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