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##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-09-15##

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00:00:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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00:03:07Sous-titrage Société Radio-Canada
00:03:37à la libération août 1944
00:04:07Sous-titrage Société Radio-Canada
00:04:09vont vous donner la température de cette immense manifestation.
00:04:13Le premier, c'est « send them back ».
00:04:15Ça veut dire « renvoyez-les ».
00:04:18C'est pas « remigration ».
00:04:20Exactement, « remigration ».
00:04:21« Send them back », « renvoyez-les ».
00:04:23« Renvoyez-les ».
00:04:24Et le deuxième, le second slogan, pardon, c'était « we want our country back ».
00:04:30Ce qui veut dire, évidemment, « nous voulons retrouver notre pays ».
00:04:35C'était les deux slogans qui s'éloignent.
00:04:37Voilà, je vous assure, on les a entendus en boucle.
00:04:41Comme j'ai attendu longtemps avant de parler,
00:04:43parce que c'était une énorme manifestation,
00:04:45il y avait entrecoupé de musique, vous voyez,
00:04:47ça m'a fait penser, et c'est très bien,
00:04:50que notre camp fasse la même chose
00:04:52au grand concert de SOS Racine dans les années 80
00:04:56avec des vedettes, etc., qui amène du monde.
00:04:58Et c'est très bien comme ça,
00:04:59parce que ça donne un côté chaleureux et festif
00:05:04à une manifestation politique.
00:05:06Donc, voilà, pour vous situer l'esprit de cette manifestation.
00:05:10Maintenant, on me demande souvent, mais qui avait-il ?
00:05:13On me dit l'extrême droite.
00:05:15Ça m'amuse beaucoup quand j'entends ça,
00:05:16parce que je n'ai pas vu une seule chemise brune,
00:05:21un seul uniforme de SOS.
00:05:24On a vu des drapeaux à peu près.
00:05:25Oui, ils se sont bien cachés, franchement.
00:05:27Alors, j'ai vu des drapeaux anglais,
00:05:30j'ai vu un drapeau israélien,
00:05:34et j'ai vu le peuple anglais.
00:05:37Vous parliez du peuple anglais de Churchill.
00:05:42Voilà, j'ai vu le peuple anglais
00:05:43qui soutenait Churchill en 40,
00:05:45contre les élites.
00:05:46Le peuple des bières, le peuple du football.
00:05:49Exactement.
00:05:50Et là, vous avez tout à fait raison,
00:05:53c'est que ce peuple-là, j'étais allé à Londres
00:05:55il y a un an auparavant,
00:05:58mais je ne l'avais quasiment plus vu à Londres.
00:06:01C'est-à-dire qu'on ne voyait que des femmes voilées,
00:06:05que des hommes en camis.
00:06:07C'est impressionnant, Londres.
00:06:09Vous n'exagérez pas un peu ?
00:06:10Ah non, je vous assure,
00:06:10à part dans quelques quartiers chics,
00:06:13où il y a effectivement,
00:06:15il y a encore des Anglais,
00:06:17habillés à l'occidental, etc.
00:06:19Ça exige, je ne dis pas le contraire.
00:06:21Mais il y a d'innombrables quartiers
00:06:23où je me suis rendu,
00:06:25je m'étais même fait filmer à l'époque
00:06:27par mon jeune caméraman,
00:06:30et vous verriez,
00:06:32il y a effectivement des enfants
00:06:34de 6-7 ans
00:06:36avec un voile intégral.
00:06:38C'est-à-dire comme en Afghanistan.
00:06:40Il y a d'innombrables quartiers
00:06:41aujourd'hui à Londres
00:06:42qui sont l'Afghanistan.
00:06:44Ça, je vous assure que je n'ai pas inventé.
00:06:46Et il y a des pubs pour rigoler,
00:06:48mais vous avez raison,
00:06:50dans le quartier où j'étais,
00:06:52je crois que c'était Whitechapel,
00:06:53on m'a montré
00:06:55le dernier pub anglais.
00:06:58Le dernier ?
00:06:59Le dernier.
00:07:00Et on m'a dit, voilà,
00:07:01c'est le dernier qui reste dans ce quartier.
00:07:03À Whitechapel, en plein cœur de Londres.
00:07:05C'est extraordinaire.
00:07:06Alors justement,
00:07:07par rapport à ça,
00:07:08Éric Zemmour,
00:07:10je voudrais savoir
00:07:11ce qu'on a senti,
00:07:12donc la réaction que vous dites,
00:07:14les slogans que vous dites,
00:07:15c'était de dire
00:07:15« Oui, nous aussi, on est là, quoi.
00:07:17On est là, on est de retour. »
00:07:18C'est plus que ça.
00:07:19C'est « On est là,
00:07:21on veut rester majoritaire dans notre pays,
00:07:23et on veut les renvoyer,
00:07:25parce que manifestement,
00:07:25on ne peut pas vivre avec eux
00:07:27trop de violence,
00:07:28trop de...
00:07:30tout simplement de différences culturelles.
00:07:35Manifestement,
00:07:36ces gens-là ne veulent pas
00:07:38s'assimiler à la culture anglaise
00:07:40ou à la culture française,
00:07:41c'est la même chose.
00:07:42Et donc,
00:07:43les peuples d'origine,
00:07:44de souche,
00:07:46comme on dit,
00:07:47disent,
00:07:48dans ce cas-là,
00:07:49qu'ils rentrent chez eux.
00:07:50On n'en veut pas
00:07:50s'ils ne veulent pas vivre comme nous.
00:07:52Je crois que c'est la question fondamentale
00:07:53qui est
00:07:54avec une intensité
00:07:57hors du commun
00:07:58parce que
00:07:59l'évolution,
00:08:02c'est que le peuple anglais
00:08:03va devenir minoritaire
00:08:04sur son sol.
00:08:05Bien sûr.
00:08:05Vous savez qu'ils ont le droit, eux,
00:08:08aux statistiques ethniques
00:08:09et donc,
00:08:10on en voit
00:08:10régulièrement.
00:08:12On sait déjà
00:08:13qu'à Londres,
00:08:13même,
00:08:15les blancs anglais
00:08:16sont en minorité.
00:08:17Donc,
00:08:18vous me demandiez
00:08:18si je n'exagérais pas
00:08:19les chiffres
00:08:20vous répondent.
00:08:22Et deuxièmement,
00:08:23des chercheurs
00:08:24de l'équivalent
00:08:25de l'INSEE britannique
00:08:26ont déterminé
00:08:28qu'à partir,
00:08:29je crois,
00:08:29de 2040
00:08:30ou 2045,
00:08:32dans toute l'Angleterre,
00:08:33je dis bien
00:08:34dans toute l'Angleterre,
00:08:36les blancs
00:08:36seront minoritaires
00:08:38en Angleterre.
00:08:39Donc,
00:08:40si vous voulez,
00:08:41il y a,
00:08:41s'il est minuit,
00:08:42moins une.
00:08:43Et ce peuple anglais
00:08:44que je voyais là,
00:08:46l'a enfin compris.
00:08:47En tout cas,
00:08:47réagissait.
00:08:48Se réveille enfin.
00:08:49Alors,
00:08:49justement,
00:08:50je voudrais que vous écoutiez,
00:08:52il y a eu hier,
00:08:53il y avait une discussion
00:08:54sur LCI,
00:08:55un débat,
00:08:56comme d'habitude,
00:08:56je crois qu'avec Darius Rochemin
00:08:57ou Aniva,
00:08:58je ne sais pas.
00:08:58Moi,
00:08:58j'étais avec Darius Rochemin,
00:08:59mais je n'étais pas
00:09:00à toutes les émissions
00:09:01d'LCI.
00:09:04pour ne pas le nommer.
00:09:06Écoutez ce qu'il disait
00:09:07par rapport à cette manifestation,
00:09:09c'est intéressant.
00:09:10C'est un succès absolument colossal
00:09:13pour Tommy Robinson.
00:09:14Jamais il n'a pas pu sortir
00:09:15autant de monde
00:09:16dans les rues.
00:09:18Alors,
00:09:18il continue,
00:09:19il va encore continuer à parler,
00:09:21mais je voulais un peu réduire,
00:09:22parce que le temps,
00:09:23sinon,
00:09:23c'était cinq minutes.
00:09:25Il dit que,
00:09:25oui,
00:09:25mais attention,
00:09:26c'est de savoir
00:09:26que Tommy Robinson,
00:09:28toujours en tout cas,
00:09:29selon ce journaliste,
00:09:31il est repris de justice,
00:09:33islamophobe,
00:09:34raciste,
00:09:35populiste,
00:09:36tout mot que vous connaissez bien,
00:09:38etc.
00:09:40Et c'est vraiment,
00:09:41c'est un type,
00:09:42en tout cas,
00:09:43qui vraiment magouille,
00:09:45etc.
00:09:46Enfin,
00:09:46c'était très marécageux.
00:09:48Et voici ce qu'ajoute
00:09:48le journaliste de LCI.
00:09:50Et ensuite,
00:09:51vous avez des facteurs,
00:09:52j'allais dire,
00:09:53qui sont internationaux,
00:09:55d'où la présence
00:09:56d'Éric Zemmour,
00:09:57de Steve Bannon.
00:09:58C'est l'illustration
00:09:59de ces thématiques
00:10:00qui sont très,
00:10:01très chères
00:10:02aux nationaux populistes,
00:10:04aux identitaristes,
00:10:06aux racistes,
00:10:07qui se retrouvent dans,
00:10:09et Tommy Robinson
00:10:10l'exposait très bien,
00:10:11c'est terminer la censure.
00:10:13On peut dire maintenant
00:10:14ce qu'on veut
00:10:15sur les musulmans,
00:10:16sur l'islam,
00:10:17sur les immigrés,
00:10:18mais regardez les drapeaux
00:10:20anglais,
00:10:21pas britanniques,
00:10:22regardez le phénotype
00:10:23des gens qui sont dans la rue,
00:10:25et imaginez,
00:10:26quand vous êtes britannique,
00:10:27que vous êtes là
00:10:28depuis trois générations,
00:10:30que vous êtes pakistanais,
00:10:32ou indien,
00:10:33ou arabe,
00:10:34aujourd'hui,
00:10:35c'était pas une belle journée.
00:10:37Voilà,
00:10:37c'est-à-dire que c'est en fait,
00:10:38ils transforment ça
00:10:39en une espèce de manifestation
00:10:41contre les pakistanais,
00:10:43les arabes et compagnie.
00:10:45Je vais vous dire,
00:10:46je vais vous répondre,
00:10:46parce que c'est intéressant,
00:10:47c'est dommage
00:10:48qu'il ne m'est pas confronté
00:10:50à ce monsieur.
00:10:51J'aurais aimé lui répondre.
00:10:53D'abord,
00:10:54oui,
00:10:56oui,
00:10:57on peut parler
00:10:57d'international,
00:10:58et j'assume,
00:11:00tout simplement,
00:11:01comme il y a eu
00:11:02une internationale socialiste
00:11:04à la fin du 19ème siècle,
00:11:06ça ne veut pas dire
00:11:07qu'on est d'accord sur tout,
00:11:09vous savez,
00:11:09l'international socialiste
00:11:10n'a pas empêché
00:11:11les français et les allemands
00:11:12de se faire la guerre
00:11:13en 1914,
00:11:14et ce pauvre Jaurès
00:11:15y a laissé la vie.
00:11:17Donc,
00:11:17on sait ça,
00:11:18ça existe.
00:11:19Pourquoi ça serait
00:11:20le privilège de la gauche ?
00:11:21Oui,
00:11:22il y a un grand mouvement
00:11:23occidental
00:11:24de tous les peuples
00:11:26d'Occident
00:11:26qui,
00:11:27comme je le dis
00:11:28depuis des années,
00:11:28ne veulent pas mourir.
00:11:30Ça,
00:11:30c'est un fait,
00:11:31et j'assume,
00:11:31et je pense même
00:11:32que c'est notre chance
00:11:33historique,
00:11:34parce qu'il n'y a jamais eu
00:11:36dans l'histoire
00:11:36de l'Europe
00:11:37et de l'Occident
00:11:37un mouvement
00:11:39qui soit né
00:11:39sur une partie
00:11:41du continent
00:11:42et avec les Etats-Unis
00:11:43qui ne se répandent pas.
00:11:44Attendez,
00:11:45et deuxièmement,
00:11:46c'est très important
00:11:47que ça prenne
00:11:49une ampleur énorme
00:11:51aux Etats-Unis
00:11:51et en Angleterre,
00:11:53Etats-Unis
00:11:53avec l'élection de Trump,
00:11:55l'Angleterre
00:11:56avec cette immense
00:11:56manifestation,
00:11:58vous avez vu
00:11:58que même nos adversaires
00:11:59avec Elon Musk
00:12:00qui étaient là aussi,
00:12:02enfin qui étaient en visio,
00:12:03c'est très important
00:12:04que ça parte
00:12:05des Etats-Unis
00:12:05et de l'Angleterre
00:12:06parce que historiquement
00:12:07depuis à peu près
00:12:083-4 siècles,
00:12:10depuis les révolutions
00:12:10du 17ème siècle
00:12:11en Angleterre
00:12:12et les grands mouvements
00:12:13d'immigration
00:12:13vers les Etats-Unis,
00:12:15tous les mouvements
00:12:15révolutionnaires
00:12:16sont partis
00:12:17des Etats-Unis
00:12:18et de l'Angleterre
00:12:19et sont arrivés
00:12:21en France
00:12:21et ont vaincu.
00:12:24Donc,
00:12:25j'y trouve
00:12:26une source
00:12:28d'optimisme
00:12:29et d'espoir.
00:12:30Mais quand on les traite
00:12:31comme ça
00:12:31de racisme,
00:12:32de populisme...
00:12:32Mais justement,
00:12:33je vais continuer.
00:12:34Allez-y.
00:12:35Je me souviens
00:12:36d'avoir lu
00:12:37un texte absolument
00:12:38magnifique
00:12:39de Lévi-Strauss
00:12:40qu'on peut difficilement
00:12:42traiter de racisme
00:12:43puisque c'est lui
00:12:44qui a écrit
00:12:45le texte majeur
00:12:46de l'UNESCO
00:12:47après la guerre,
00:12:48race et histoire,
00:12:49qu'on faisait lire
00:12:50jadis,
00:12:51je ne sais pas si on le fait lire
00:12:51encore,
00:12:52à tous les jeunes
00:12:53à l'école.
00:12:54Donc,
00:12:54c'est celui
00:12:55que le monde entier
00:12:57est venu chercher
00:12:58pour donner
00:12:59une légitimité
00:13:00intellectuelle
00:13:01à l'antiracisme
00:13:03et la haine du racisme
00:13:04après la seconde guerre mondiale
00:13:05et le Hitler,
00:13:06etc.
00:13:07Qu'est-ce que disaient
00:13:08Lévi-Strauss ?
00:13:09Ils disaient
00:13:09vouloir défendre
00:13:12sa culture,
00:13:13son identité,
00:13:14ce n'est pas
00:13:15être raciste.
00:13:16C'est même le contraire
00:13:17puisqu'on
00:13:18renforce
00:13:21la diversité
00:13:22du monde.
00:13:23Ces gens-là
00:13:24ont la diversité
00:13:25à la bouche
00:13:26en permanence
00:13:27et ils interdisent
00:13:29au peuple européen
00:13:30de culture
00:13:32gréco-romaine
00:13:33et chrétienne
00:13:33de défendre
00:13:34leur propre culture.
00:13:36Mais je suis désolé,
00:13:37moi je n'empêche pas
00:13:38les Indiens
00:13:39ou les Arabes
00:13:40ou les Pakistanais
00:13:41d'être Indiens,
00:13:43Arabes et Pakistanais
00:13:44chez eux.
00:13:45Je ne les empêche
00:13:45absolument pas.
00:13:46Ce que je refuse,
00:13:48c'est que ces gens-là
00:13:49sont dans nos pays
00:13:51et refusent
00:13:52de s'assimiler,
00:13:54c'est-à-dire
00:13:54de prendre les mœurs
00:13:55de nos peuples.
00:13:56Ça,
00:13:57oui,
00:13:57je le refuse
00:13:58parce que ça s'appelle,
00:14:00ça s'appelle,
00:14:00mon cher André,
00:14:02non pas une immigration
00:14:03non pas une intégration
00:14:05mais une colonisation.
00:14:07Quand des gens
00:14:08viennent sur un territoire
00:14:10et maintiennent
00:14:12leurs mœurs
00:14:13et les imposent
00:14:15aux autochtones,
00:14:16ça s'appelle
00:14:17une colonisation.
00:14:17C'est ce qu'ont fait
00:14:18les Français en Algérie
00:14:19et c'est ce qu'ont fait
00:14:19les Anglais aux Indes.
00:14:21Et c'est ce qu'il se passe
00:14:21aujourd'hui.
00:14:22Et je dois dire
00:14:22que ce qui m'a étonné,
00:14:24c'est que dans ce mot
00:14:24de disant,
00:14:25il y a des gens
00:14:25qui sont très tristes,
00:14:27mais pas un mot
00:14:28sur les dizaines
00:14:29de milliers
00:14:29de jeunes Anglaises
00:14:30de 10 à 14 ans,
00:14:31les fameux grooming gangs
00:14:33qui ont été tabassés,
00:14:34esclaves sexuels,
00:14:35torturés, etc.
00:14:36par des gangs de Pakistan.
00:14:38Pas un mot,
00:14:38on n'en parle pas.
00:14:39Mon cher André,
00:14:40vous avez tout à fait raison,
00:14:41c'est ça le sujet de fond.
00:14:43C'est que cette immigration
00:14:45non seulement refuse
00:14:48de s'assimiler,
00:14:49non seulement toute une partie
00:14:52ne travaille pas
00:14:53et vit d'aide sociale,
00:14:54il y a une partie qui travaille,
00:14:55il ne faut pas être malhonnête,
00:14:56je ne dirai jamais le contraire,
00:14:59mais il y a toute une partie
00:15:00qui ne travaille pas
00:15:01et elle est de plus en plus nombreuse
00:15:02et elle vit d'allocations sociales
00:15:05du peuple autochtone
00:15:06et surtout,
00:15:07il y a une violence endémique
00:15:09propre à ces peuples colonisateurs,
00:15:14ces civilisations
00:15:14contre les peuples autochtones.
00:15:17On le voit en France
00:15:18avec les innombrables attentats
00:15:19et crimes
00:15:20au cri d'Allah Akbar
00:15:21et on l'a vu en Angleterre,
00:15:23vous avez tout à fait raison,
00:15:24avec ces...
00:15:25Comment on appelle ça ?
00:15:27Grooming gangs.
00:15:28Oui, les grooming gangs.
00:15:29C'est-à-dire que c'est...
00:15:30Je ne sais pas si vos auditeurs connaissent,
00:15:32mais c'est une horreur.
00:15:33C'est une horreur.
00:15:34Depuis 25 ans.
00:15:34Absolument.
00:15:35Et qui ont violé
00:15:36des centaines, je crois,
00:15:38de gamines
00:15:38qui avaient, je crois,
00:15:4011, 12, 13 ans
00:15:41uniquement parce qu'elles étaient blanches.
00:15:42Il faut l'expliquer aux gens.
00:15:44Et c'est ça qui a,
00:15:45à l'origine,
00:15:46de la colère du peuple anglais.
00:15:48Je ne sais pas
00:15:49s'il y a une colère
00:15:50plus légitime que ça.
00:15:52Et donc,
00:15:52et donc,
00:15:53comme vous dites,
00:15:54ce n'est pas seulement
00:15:55l'Angleterre,
00:15:56on a vu,
00:15:57il ne faut pas,
00:15:58il va tout mélanger,
00:15:59tout généraliser,
00:15:59mais enfin,
00:16:00on a vu le meurtre
00:16:00de cette pauvre ukrainienne
00:16:02de 23 ans
00:16:02qui avait quitté l'Ukraine
00:16:04parce qu'elle ne l'en pouvait plus.
00:16:05Elle se réfugiait en Amérique
00:16:07et c'est en Amérique
00:16:08qu'elle se fait égorger.
00:16:10On a vu aussi
00:16:11ce Syrien,
00:16:13cet Assyrien,
00:16:14vous savez,
00:16:14handicapé,
00:16:15je ne sais pas si vous avez entendu
00:16:16parler de cela,
00:16:17qui a été aussi égorgé
00:16:18en France.
00:16:22Cette ukrainienne
00:16:23est un cas intéressant
00:16:24parce que vous dites,
00:16:24il ne faut pas tout mélanger,
00:16:25mais en fait,
00:16:26c'est le même sujet.
00:16:28Son assassin,
00:16:29qu'on a vu sur les images,
00:16:30qui était un,
00:16:31comme on dit aux Etats-Unis,
00:16:32un afro-américain,
00:16:34un racisé,
00:16:35on dit ça en France,
00:16:36mais aux Etats-Unis,
00:16:37c'est un afro-américain,
00:16:39a dit lui-même,
00:16:40j'ai tué cette blanche.
00:16:41Il ne peut pas être plus clair.
00:16:43Il aurait dit,
00:16:44paraît-il,
00:16:44après,
00:16:45c'était pour venger l'esclavage.
00:16:47On est exactement
00:16:48dans une logique
00:16:49de revanche historique
00:16:50qu'avait prévu d'ailleurs
00:16:52Frantz Fanon,
00:16:53vous savez,
00:16:53Frantz Fanon,
00:16:54pour nos jeunes auditeurs,
00:16:56nous et moi,
00:16:56on connaît,
00:16:57parce qu'il était très connu
00:16:58dans les années 60,
00:17:00et après sa mort,
00:17:01c'était le grand allié
00:17:03du FLN algérien,
00:17:05l'ami de Jean-Paul Sarthe,
00:17:06qui lui avait écrit
00:17:08une préface célèbre
00:17:09dans laquelle il dit
00:17:10qu'il faut tuer
00:17:10les pieds noirs.
00:17:13Attendez,
00:17:13Sartre,
00:17:13c'est très important,
00:17:14parce que Sartre disait
00:17:16tuer un européen,
00:17:17c'est faire deux personnes libres.
00:17:18Le colonisateur est tué
00:17:20et l'autre est libéré.
00:17:21Voilà.
00:17:21Je vois que nous connaissons,
00:17:22nous avons les mêmes sources.
00:17:24Et ce monsieur Frantz Fanon,
00:17:25donc,
00:17:26disait
00:17:27le colonisé
00:17:29est un
00:17:30une soif
00:17:32de revanche
00:17:33et
00:17:33est un
00:17:35colonisateur
00:17:35qui veut prendre
00:17:37sa revanche
00:17:37sur le colonisé.
00:17:39Donc,
00:17:39c'est évident
00:17:40que nous vivons
00:17:42ce moment-là,
00:17:43dans cette violence
00:17:44qui est appelée
00:17:46par la gauche
00:17:47fait divers.
00:17:49Même le président
00:17:50de la République
00:17:51dit qu'on ne va pas
00:17:51branch-washer,
00:17:52c'est ça ?
00:17:53Oui,
00:17:53brain-washer
00:17:54sur des faits divers.
00:17:55La marche du cerveau.
00:17:56Voilà.
00:17:57Mais justement,
00:17:58il faut brain-washer
00:17:59sur des faits divers
00:18:00quand ils sont massifs
00:18:01et quand ils révèlent
00:18:03quelque chose.
00:18:04On a fait ça,
00:18:05d'ailleurs,
00:18:05pendant des siècles.
00:18:07Bien sûr.
00:18:08La religion disait
00:18:09c'est le péché originel.
00:18:10Au 19ème siècle,
00:18:11on a dit
00:18:12c'est la pauvreté.
00:18:13Puis,
00:18:14on a dit
00:18:15d'autres choses
00:18:16et aujourd'hui,
00:18:17moi,
00:18:17je vous dis,
00:18:18c'est en vérité
00:18:19des meurtres
00:18:20qui sont le fait
00:18:20de milices
00:18:21coloniales
00:18:23contre le peuple
00:18:24autochtone.
00:18:24Mais alors,
00:18:25si j'ai bien compris
00:18:25Éric Zemmour,
00:18:26on va vers des lendemains,
00:18:28je ne dirais pas
00:18:28qui déchantent,
00:18:30mais qui s'affrontent.
00:18:31Parce que je ne vois pas,
00:18:32si on voit,
00:18:32si vous dites
00:18:33c'est international,
00:18:33effectivement,
00:18:34on voit ce qui se passe
00:18:34dans certains pays
00:18:37de l'Europe de l'Est,
00:18:38on voit ce qui se passe
00:18:38un peu partout,
00:18:39enfin,
00:18:40en France,
00:18:40ce n'est pas ce qui va se passer,
00:18:42on ne va pas faire
00:18:43prédire l'avenir,
00:18:44mais il y a quelque chose
00:18:45quand même
00:18:46qui est de l'ordre de
00:18:47ça suffit comme ça,
00:18:48on veut être chez nous,
00:18:49on ne sait plus
00:18:50où on habite.
00:18:51Donc,
00:18:51ça va aller vers
00:18:52quelque chose d'assez...
00:18:52Vous avez tout à fait raison,
00:18:53c'est pour ça que moi,
00:18:54je me bats,
00:18:55et c'est pour ça
00:18:55que je suis rentré
00:18:57dans la politique
00:18:58active,
00:18:59électorale,
00:19:00puisque j'ai l'impression
00:19:01d'avoir toujours défendu
00:19:03mes idées
00:19:03et toujours fait de la politique,
00:19:04mais là,
00:19:05je suis rentré
00:19:05dans la politique électorale
00:19:07avec un parti politique,
00:19:09etc.
00:19:10Ce n'est pas pour rien,
00:19:11c'est parce que je veux
00:19:12éviter ça à mon pays
00:19:13et que la seule façon
00:19:14d'éviter
00:19:15cet affrontement,
00:19:16cette libanisation,
00:19:17comme je l'ai dit
00:19:18pendant toute la campagne
00:19:19présidentielle,
00:19:20c'est justement
00:19:21de porter au pouvoir
00:19:23nos idées
00:19:24et donc de voter
00:19:24pour Reconquête
00:19:25et les candidats
00:19:26Reconquête partout
00:19:26et surtout
00:19:28à l'élection présidentielle
00:19:29mais dans toutes les élections.
00:19:30Je crois que c'est
00:19:31la seule solution.
00:19:32Nous sommes les seuls
00:19:33nous sommes les seuls
00:19:36à être
00:19:36dans ce mouvement
00:19:38international
00:19:39que nous avons décrit,
00:19:40c'est-à-dire aux Etats-Unis,
00:19:41en Angleterre,
00:19:42dans les pays de l'Est,
00:19:43dans les pays du Nord même,
00:19:44qui est un mouvement
00:19:45non pas simplement
00:19:47populiste
00:19:48et anti-élite,
00:19:49je crois qu'il y a eu
00:19:49une évolution.
00:19:50Il n'est pas raciste,
00:19:51islamophobe,
00:19:52etc.
00:19:52Vous savez,
00:19:54l'islamophobie
00:19:56est un terme
00:19:57que nous
00:19:58peut inventer
00:20:00les
00:20:00les
00:20:01les fréristes
00:20:04et leurs alliés
00:20:06wokistes
00:20:07pour dire
00:20:08qu'on n'a pas le droit
00:20:09de critiquer l'islam
00:20:10mais dans un pays laïque
00:20:11comme la France,
00:20:12on a tout à fait le droit
00:20:13de critiquer l'islam,
00:20:14on a le droit de critiquer
00:20:15le judaïsme,
00:20:16on a le droit de critiquer
00:20:17le catholicisme,
00:20:17on a le droit de critiquer
00:20:18toute la religion
00:20:18et certains
00:20:19ne s'en privent pas.
00:20:20Donc on a le droit
00:20:21de critiquer l'islam,
00:20:22surtout que moi
00:20:23je vais vous dire
00:20:23je critique l'islam
00:20:25en France,
00:20:27c'est-à-dire que
00:20:27j'insiste
00:20:28pour que les musulmans,
00:20:30les français
00:20:30de confession musulmane
00:20:32changent l'esprit
00:20:33de leur religion
00:20:34parce que j'estime
00:20:35qu'elle n'est pas adaptée
00:20:36aux valeurs françaises.
00:20:38Mais pour le reste du monde,
00:20:40je ne demande rien,
00:20:41vous savez,
00:20:42j'ai l'habitude de dire
00:20:42je ne prétends pas
00:20:43au rôle historique
00:20:44de Luther de l'islam,
00:20:46loin de là.
00:20:47Je veux simplement
00:20:48faire comme
00:20:49Napoléon a fait,
00:20:52comme Clermont-Tonnerre a fait,
00:20:54comme les révolutionnaires
00:20:54ont fait,
00:20:55c'est-à-dire
00:20:56adapter une religion
00:20:58étrangère
00:20:59qui veut s'acclimater
00:21:02en France.
00:21:02C'est ce qu'a fait
00:21:03Clermont-Tonnerre
00:21:03et Napoléon.
00:21:04Et Napoléon,
00:21:04bien sûr.
00:21:05Vous savez,
00:21:06on cite toujours
00:21:07Clermont-Tonnerre,
00:21:08sa fameuse phrase,
00:21:09rien aux juifs
00:21:09en tant que nation,
00:21:11tout en tant qu'individu.
00:21:12Il faut évidemment
00:21:13répéter ça à tous,
00:21:14c'est-à-dire rien aux musulmans
00:21:15en tant que nation
00:21:16et tout en tant qu'individu.
00:21:17Et il ajoute
00:21:18dans la phrase suivante
00:21:20qu'on ne cite jamais,
00:21:21il dit
00:21:22« On nous dit
00:21:23que les juifs
00:21:23ne veulent pas
00:21:24être citoyens. »
00:21:26Sous-entendu
00:21:26qu'ils veulent garder
00:21:27leur régime particulier.
00:21:30Et ajoute Clermont-Tonnerre
00:21:32« Dans ce cas-là,
00:21:32qu'on les bannisse. »
00:21:34C'est intéressant.
00:21:35Donc si vous voulez,
00:21:36ça c'est la révolution française.
00:21:39La gauche
00:21:40ne peut pas
00:21:40démentir
00:21:41la révolution française.
00:21:42Donc effectivement,
00:21:44parce que tout simplement,
00:21:45mais c'est logique,
00:21:45il ajoute
00:21:46« Il ne peut pas y avoir
00:21:47de nation dans la nation. »
00:21:49C'est ça.
00:21:49Il a tout à fait raison.
00:21:51Il y a une nation,
00:21:52il n'y en a pas deux
00:21:53sur le même sol.
00:21:54Et notre problème aujourd'hui,
00:21:56c'est que nous avons
00:21:57deux nations
00:21:57sur le même sol
00:21:58et que cette nation
00:22:00étrangère
00:22:01et islamique
00:22:02a des alliés
00:22:03au sein
00:22:05de la population française
00:22:07qui sont évidemment
00:22:08représentées par LFI.
00:22:10le parti Jean-Luc Mélenchon
00:22:12qui est devenu,
00:22:13qui retrouve
00:22:15les habits
00:22:16d'une vieille tradition française
00:22:18que sont
00:22:18le parti de l'étranger.
00:22:20Vous savez,
00:22:20il y a toujours eu ça
00:22:21dans l'histoire de France.
00:22:22Il y a toujours
00:22:23un parti de l'étranger
00:22:24que ça soit
00:22:25les becs cochons,
00:22:27etc.
00:22:27Oui, mais vous êtes dépassé.
00:22:29Il y a une nouvelle France.
00:22:30La France créolisée,
00:22:31comme il dit.
00:22:32Mais vous ne croyez pas
00:22:33si bien dire.
00:22:35Jean-Luc Mélenchon
00:22:35assume.
00:22:36Je crois que,
00:22:37d'ailleurs,
00:22:38je pense que le conflit
00:22:39du XXIe siècle
00:22:40sera entre Reconquête
00:22:41et LFI.
00:22:42Je pense que ce sont
00:22:43les deux seuls partis.
00:22:45Oui, oui.
00:22:45Je pense sincèrement.
00:22:46Je pense que ce sont
00:22:47les deux seuls partis
00:22:48qui ont compris
00:22:49la teneur
00:22:51du clivage d'aujourd'hui,
00:22:52qui est un clivage,
00:22:53on en a parlé au début
00:22:54de votre émission,
00:22:55identitaire,
00:22:56et entre eux,
00:22:57simplement,
00:22:57les Français
00:22:58qui veulent rester
00:22:59Français
00:23:00et qui veulent rester
00:23:01en France
00:23:02et ceux
00:23:03qui veulent aider
00:23:05à l'émergence
00:23:06de ce qu'ils appellent
00:23:07eux-mêmes.
00:23:08Ce n'est pas moi.
00:23:09Une nouvelle France,
00:23:10un nouveau peuple.
00:23:10Jean-Luc Mélenchon
00:23:11parle de nouvelle France
00:23:12et qu'il compare
00:23:14aux tiers-États,
00:23:15qu'il compare, etc.
00:23:16Et donc,
00:23:16un nouveau peuple,
00:23:18il le dit lui-même,
00:23:19il faut donner
00:23:19les clés du pays
00:23:20à la jeunesse africaine.
00:23:22Il l'a dit comme ça.
00:23:23Et il a ajouté
00:23:24dans un autre discours
00:23:25que les Français
00:23:26qui se disent de chousse,
00:23:27de souche, pardon,
00:23:28sont un danger
00:23:29pour la paix publique.
00:23:31Alors,
00:23:31juste une dernière chose,
00:23:33une dernière question,
00:23:33Éric Zemmour,
00:23:34on peut en parler.
00:23:35Et effectivement,
00:23:36tout ça est à creuser,
00:23:38en tout cas,
00:23:38on l'a fait en partie.
00:23:39Juste un mot,
00:23:40vous dites,
00:23:41c'est entre reconquête
00:23:42et LFI.
00:23:43Mais le vrai problème,
00:23:45c'est,
00:23:45est-ce que le peuple,
00:23:46enfin,
00:23:46une bonne partie du peuple,
00:23:47vous parlez d'électoralisme,
00:23:49c'est la majorité,
00:23:50il faut être 50 plus 1%,
00:23:51et bien,
00:23:52est-ce que ça suffit,
00:23:53votre parti ou le parti LFI ?
00:23:55Je ne crois pas.
00:23:56Il faut que vous rassembliez
00:23:57bien au direct.
00:23:59Mais bien sûr,
00:24:00quand je dis
00:24:00que ce sera l'affrontement
00:24:02entre LFI
00:24:03et reconquête,
00:24:04je veux dire
00:24:04que ce sont
00:24:05les deux seuls partis
00:24:06qui ont compris
00:24:07le clivage
00:24:08du présent
00:24:09et de l'avenir.
00:24:09Les autres s'accrochent
00:24:11du RN
00:24:12au Parti Socialiste
00:24:13et à d'autres
00:24:14à un clivage social
00:24:16qui a eu son heure de gloire
00:24:18entre 1848
00:24:19et les années 70
00:24:21du XXe siècle,
00:24:22mais qui est dépassé.
00:24:24Ça ne veut pas dire
00:24:24que les questions sociales
00:24:25sont dépassées,
00:24:26mais le clivage
00:24:27n'est plus le clivage fondateur.
00:24:28C'est ça que je veux dire.
00:24:29Donc,
00:24:30voilà,
00:24:30après,
00:24:31évidemment,
00:24:31qu'il faudra s'agréger
00:24:32à d'autres partis,
00:24:33mais ce que je veux dire,
00:24:34c'est que je considère
00:24:35que ces deux partis-là
00:24:37sont l'avenir
00:24:39de la vie politique française
00:24:40et que leur affrontement
00:24:41est porteur
00:24:43de l'avenir
00:24:44de la vie politique française.
00:24:45Évidemment,
00:24:45qu'il faudra s'agréger
00:24:46à d'autres partis.
00:24:48Merci Eric Zemmour.
00:24:49Merci à vous.
00:24:49Voilà.
00:24:50Londres,
00:24:51ça apporte des choses,
00:24:52Londres.
00:24:55Sud Radio Bercoff
00:24:56dans tous ses états
00:24:57midi 14h.
00:24:58André Bercoff.
00:25:00Retour en France
00:25:00avec une autre forme
00:25:01de militantisme
00:25:02un peu moins spectaculaire,
00:25:03je vous l'accorde.
00:25:04C'était à l'antenne
00:25:05de France Inter
00:25:05vendredi dernier.
00:25:06Le comédien François Morel
00:25:08s'est senti pousser des ailes
00:25:09dans une chronique
00:25:10qu'on peut d'ailleurs
00:25:10retrouver sur le site
00:25:11de la radio.
00:25:12Il vous suffit de taper
00:25:13FDP
00:25:14dans la barre de recherche.
00:25:15Écoutez.
00:25:16FDP,
00:25:16ça veut dire quoi ?
00:25:17FDP,
00:25:17voyons.
00:25:18Voyons.
00:25:18Fils de pute.
00:25:21Je m'appelle Ali.
00:25:23Fils de pute
00:25:24n'est pas une insulte
00:25:25que j'utilise
00:25:26dans la vie courante.
00:25:27Au moins pour deux raisons.
00:25:29D'abord parce que
00:25:29le fait d'être l'enfant
00:25:30d'une personne
00:25:31ne vous rend pas responsable
00:25:32de la personne
00:25:33dont vous êtes l'enfant.
00:25:34d'autre part parce que
00:25:35la condition de travailleuse
00:25:37du sexe
00:25:37n'implique pas
00:25:38que vous soyez indigne
00:25:39du respect
00:25:40que peut réclamer
00:25:41n'importe quelle personne
00:25:43humaine
00:25:43exerçant ses activités
00:25:44avec cœur et honnêteté.
00:25:46Enculé.
00:25:48Est également une injure
00:25:49que généralement
00:25:50je me refuse d'employer
00:25:52car le fait
00:25:52d'être adepte
00:25:53passif de la sodomie
00:25:55n'implique pas
00:25:56à mes yeux
00:25:56que l'on soit
00:25:57une personne infâme.
00:25:58Et j'avoue
00:25:59que ce sont cependant
00:25:59ces deux invectives
00:26:00communément considérées
00:26:02comme outrageantes
00:26:03qui me sont naturellement
00:26:04venues à l'esprit
00:26:05quand la semaine dernière
00:26:06j'ai appris l'épisode
00:26:07de la vidéo volée
00:26:08où l'on voit
00:26:09Thomas Legrand
00:26:10et Patrick Cohen
00:26:10discuter avec
00:26:11deux responsables
00:26:12du PS.
00:26:14Alors c'est intéressant
00:26:15quand même
00:26:15François Morel.
00:26:16On aime beaucoup
00:26:17François Morel.
00:26:18C'est des chiens,
00:26:19il a fait des poèmes,
00:26:19il a fait des chansons.
00:26:21Et voilà-t-il pas
00:26:22qui traite
00:26:22les journalistes
00:26:23de l'incorrect
00:26:23et autres
00:26:24de fils de pute
00:26:25et d'enculés,
00:26:27pardon,
00:26:27mais ça a été dit
00:26:29sur les ondes
00:26:30du service public
00:26:31donc je pense
00:26:32qu'on peut
00:26:32les redire
00:26:33sans se faire
00:26:34étrier
00:26:35par qui que ce soit.
00:26:37Mais il y a un problème
00:26:39quand même,
00:26:40c'est drôle
00:26:40pour tous ces gens
00:26:42et dont François Morel,
00:26:43adepte de la liberté d'expression.
00:26:45Tout le monde l'a dit
00:26:46et Patrick Cohen le premier
00:26:47que ce n'est pas
00:26:49une vidéo volée.
00:26:51Toute personne
00:26:51qui peut avoir
00:26:52des informations
00:26:53d'une manière
00:26:54ou d'une autre
00:26:54et d'ailleurs
00:26:55je ne vais pas citer
00:26:56Élise Lucet
00:26:57du service public
00:26:58et de toutes ses émissions
00:26:59que Patrick Cohen lui-même
00:27:00disait
00:27:01« Ah mais le journalisme
00:27:02doit aussi
00:27:03peut être déguisé,
00:27:05se présenter déguisé
00:27:06pour connaître
00:27:07la vérité ».
00:27:08Donc,
00:27:09vidéo volée faux.
00:27:10Deuxièmement,
00:27:11quand même,
00:27:11les conversations
00:27:11sont passées.
00:27:12Ce n'était pas seulement
00:27:13deux journalistes
00:27:14qui discutaient
00:27:15avec deux hiérarches
00:27:17du Parti Socialiste.
00:27:18C'était vraiment
00:27:19« On s'occupe
00:27:20des municipales,
00:27:21on s'occupe
00:27:22de Rachida Dati
00:27:23et on s'occupe
00:27:24de Glucksmann ».
00:27:25Alors moi,
00:27:25je veux bien
00:27:26mais qu'on n'ait pas
00:27:27le droit
00:27:28parce qu'on dit cela
00:27:30et parce que l'on montre
00:27:31et parce que l'on le démontre
00:27:33en toute,
00:27:34effectivement,
00:27:35excusez-moi,
00:27:35en toute déontologie journalistique,
00:27:37oui,
00:27:38c'est la déontologie,
00:27:39qu'on se fait traiter
00:27:39de fils de pute
00:27:40et d'enculé
00:27:41et sans qu'il y ait
00:27:42une haute autorité
00:27:44quelconque réagisse.
00:27:45C'est amusant, hein ?
00:27:47Écoutez,
00:27:47attention,
00:27:48attention,
00:27:49comme on dit,
00:27:49vous savez,
00:27:50ça se retourne,
00:27:50ça se retourne,
00:27:51c'est de...
00:27:52On peut traiter,
00:27:53oui,
00:27:53c'est tellement facile,
00:27:55c'est tellement rien
00:27:56mais ça rapporte...
00:27:58Ça peut rapporter gros,
00:28:00apparemment.
00:28:01Alors,
00:28:02oui,
00:28:02oui,
00:28:04fils de pute,
00:28:04moi je m'appelle André
00:28:05et François s'appelle François.
00:28:10Sud Radio,
00:28:11Bercov dans tous ses états.
00:28:15Eh bien,
00:28:15aujourd'hui,
00:28:15on reçoit un économiste,
00:28:17un économiste
00:28:18qui m'a un jour envoyé
00:28:20une remarquable étude
00:28:21sur Maurice Allais,
00:28:22on ne va pas rappeler
00:28:22Maurice Allais,
00:28:23prix Nobel d'économie,
00:28:24François,
00:28:25c'est François,
00:28:26pardon.
00:28:26Sébastien.
00:28:27Sébastien Chevet,
00:28:28pourquoi tu dis François ?
00:28:29Sébastien Chevet.
00:28:30Alors,
00:28:30vous êtes économiste,
00:28:31vous êtes professeur
00:28:33et j'aurais voulu,
00:28:34avant qu'on commence
00:28:35à parler un peu
00:28:36de ce qui se passe aujourd'hui,
00:28:39est-ce que vous avez
00:28:40quelque chose à ajouter
00:28:41ou à dire
00:28:42sur
00:28:43nouvelle dégradation
00:28:45de la note
00:28:46de la France ?
00:28:47Sur l'agence Fichte ?
00:28:48Ou vous vouliez commencer
00:28:49par autre chose ?
00:28:50Dites-moi.
00:28:50Non,
00:28:50on peut commencer
00:28:51par la dégradation.
00:28:52De toute façon,
00:28:53la dégradation
00:28:53de la note de la France,
00:28:54elle est normale.
00:28:55Ah bon ?
00:28:56Pourquoi elle est normale ?
00:28:56Dites-nous tout.
00:28:57Parce que nous ne sommes plus
00:28:59en capacité de produire.
00:29:01Nous avons des dettes colossales
00:29:02qui ne cessent
00:29:05de venir nous pénaliser
00:29:08sur notre capacité à emprunter.
00:29:10Donc la conséquence,
00:29:12ça va être des taux
00:29:12qui vont augmenter.
00:29:13Et à terme,
00:29:15sachant que le remboursement
00:29:16ne comprend que
00:29:17la charge de l'intérêt,
00:29:19évidemment,
00:29:20ce sera...
00:29:20La charge de la dette, oui.
00:29:21La charge de la dette.
00:29:22Alors, juste un mot,
00:29:25Sébastien Chevet.
00:29:26C'était intéressant,
00:29:26je crois que c'est Asselineau
00:29:27qui le rappelait.
00:29:29Entre 2010 et 2012,
00:29:30la France avait AAA,
00:29:32la meilleure note possible.
00:29:332013, juillet,
00:29:34baisse à AAA+.
00:29:35Décembre 2014,
00:29:37nouvelle baisse à AAA.
00:29:392015-2022,
00:29:40stabilité à AAA.
00:29:42Et 2023 avril,
00:29:44dégradation à AAA-.
00:29:45et 2024-2025,
00:29:48on reste à A-
00:29:50avec perspective négatiste,
00:29:51on est passé par A.
00:29:52Alors, vous dites,
00:29:53oui, c'est normal que...
00:29:55Mais parce que la France
00:29:57n'a plus d'outils industriels,
00:30:01donc ne crée plus de valeur ajoutée.
00:30:04Il faut bien comprendre
00:30:05qu'une entreprise,
00:30:06c'est une source d'énergie
00:30:08qui va être transformée.
00:30:09Donc, qui va créer,
00:30:11in fine, un produit
00:30:12qui, après,
00:30:13sera vendu, exporté,
00:30:15ou restera sur le marché national.
00:30:19La France,
00:30:19telle qu'elle est aujourd'hui,
00:30:20n'est pas dans cette position-là.
00:30:24Cette définition-là,
00:30:25c'est des pays
00:30:26que l'on trouve à l'Est.
00:30:28À l'Est du globe.
00:30:29C'est-à-dire...
00:30:30Mais alors,
00:30:30Sébastien Chevey,
00:30:31qu'est-ce que ça entraîne ?
00:30:32Parce que les gens entendent,
00:30:34oui,
00:30:34à l'agence de notation,
00:30:35il y a Ficht,
00:30:36il y a toutes les autres.
00:30:37Qu'est-ce que ça entraîne,
00:30:38en fait,
00:30:38cette dégradation
00:30:39de la note de la France
00:30:40vis-à-vis des investisseurs ?
00:30:42Qu'est-ce que ça entraîne,
00:30:43concrètement ?
00:30:44Ah, mais les investisseurs
00:30:45vont vouloir nous prêter,
00:30:47mais le taux sera
00:30:49beaucoup plus élevé,
00:30:50et après,
00:30:52on vendra les bijoux de famille.
00:30:54On les a déjà vendus en partie.
00:30:55Enfin,
00:30:56les châteaux de la Loire,
00:30:56on peut imaginer beaucoup de choses.
00:30:58Ah, d'accord.
00:30:58Donc,
00:31:00c'est ça,
00:31:00c'est ça l'enjeu.
00:31:01L'enjeu,
00:31:02c'est qu'on ne crée plus
00:31:02de valeur ajoutée,
00:31:04que la Start Nation,
00:31:06en 2017,
00:31:07qui était l'alpha
00:31:08et l'oméga de l'économie,
00:31:09c'est une vulgaire,
00:31:11pas escroquerie,
00:31:12mais l'heure.
00:31:14Parce qu'aujourd'hui,
00:31:15qu'est-ce qui permet
00:31:17d'asseoir une nation
00:31:18sur ses capacités économiques ?
00:31:21C'est son potentiel industriel.
00:31:23Et aujourd'hui,
00:31:23notre potentiel industriel,
00:31:24il a été démantelé.
00:31:26J'en veux pour preuve,
00:31:26l'affaire Alstom.
00:31:27Et pas que.
00:31:28Et si l'or,
00:31:30sous la mandature Hollande.
00:31:32Donc,
00:31:33quand on n'a plus
00:31:33ces outils-là
00:31:34qui nous permettent
00:31:35d'avoir une indépendance
00:31:36dans le concert des nations,
00:31:39eh bien,
00:31:40on est obligé
00:31:41d'être pied et main lié
00:31:43à nos créanciers.
00:31:44Et c'est le cas aujourd'hui.
00:31:46Mais dites-moi,
00:31:47justement,
00:31:47nos créanciers,
00:31:49qui sont nos créanciers ?
00:31:50Est-ce qu'on le sait ?
00:31:50Apparemment,
00:31:51c'est le secret le mieux gardé.
00:31:52Alors là,
00:31:54à l'inverse du Japon,
00:31:57dont la dette est détenue
00:31:59par les Japonais,
00:32:00nous,
00:32:00nos dettes sont détenues
00:32:01essentiellement par des fonds américains.
00:32:03En tout cas,
00:32:03à 54%.
00:32:04À 54%,
00:32:05voilà.
00:32:07Donc, ça veut dire que...
00:32:08Fonds de pension, etc.
00:32:09Fonds de pension,
00:32:11grand cabinet d'assurance,
00:32:13enfin...
00:32:13D'accord.
00:32:13Donc, ça veut dire que notre dette,
00:32:17notre refinancement,
00:32:18on ne peut l'avoir qu'avec des forces
00:32:22venant de l'étranger.
00:32:24Donc, ça vient agréger encore un peu plus
00:32:27notre dépendance vis-à-vis d'eux.
00:32:30Et ça, c'est préjudiciable
00:32:32pour relancer une activité économique.
00:32:33D'ailleurs, aujourd'hui,
00:32:35quels sont les grands plans industriels
00:32:37au niveau national ?
00:32:38Il n'y en a plus.
00:32:39Oui, mais alors,
00:32:40on va aller comme ça...
00:32:41C'est une chute inéluctable.
00:32:43Enfin, c'est un espèce de toboggan,
00:32:46presque, Sébastien Chevet.
00:32:47Disons qu'aujourd'hui,
00:32:49si on prend...
00:32:50Il faut relancer l'outil.
00:32:54Pour relancer l'outil,
00:32:55il faut tirer des conclusions.
00:32:57Faire un peu comme...
00:32:59Deng Saoping,
00:33:02en son temps, en 78.
00:33:03Il avait considéré
00:33:04que le modèle soviétique
00:33:05n'était plus opérant
00:33:08et il a décidé
00:33:10de faire le pari,
00:33:11janvier 79,
00:33:12vers l'économie de marché.
00:33:14C'est-à-dire vers un retour...
00:33:15Oui, mais la France,
00:33:16on est dans l'économie de marché, nous.
00:33:18Mais on n'est pas réellement
00:33:19dans une économie de marché
00:33:20comme le disait Maurice Allais.
00:33:22On est dans un capitalisme
00:33:24de connivence.
00:33:27La libre entreprise,
00:33:28on voit très bien
00:33:30que ce n'est plus
00:33:31véritablement possible
00:33:33parce qu'on a décidé
00:33:34d'avoir une sécurité
00:33:35sur la confrontation.
00:33:37l'Europe impose
00:33:39des normes,
00:33:40c'est-à-dire la contrainte,
00:33:42tandis que vous avez
00:33:43d'autres plateformes.
00:33:44Donc, on a parlé de Shanghai,
00:33:45l'organisation de Shanghai
00:33:46qui, au départ, je rappelle,
00:33:48était pour des raisons
00:33:48de sécurité liées à l'eau.
00:33:51Et à l'eau.
00:33:54Et les BRICS
00:33:55qui ont été créés
00:33:56après la crise financière
00:33:57de 2008.
00:33:58On voit bien...
00:33:59D'ailleurs, il y a des synergies
00:34:00entre les deux.
00:34:01Et on voit bien que là,
00:34:02ce n'est pas sur la confrontation.
00:34:03C'est sur la coopération
00:34:04pour développer
00:34:06des étudiants.
00:34:07Mais nous, c'est sur la confrontation
00:34:07avec qui, alors ?
00:34:08Avec l'Europe.
00:34:09On voit bien que les normes
00:34:10de briscaire...
00:34:11Mais nous sommes dans l'Europe,
00:34:11en principe,
00:34:12c'est notre nation,
00:34:13nous nous nageons
00:34:14dans l'harmonie, non ?
00:34:16Non, c'est pas du tout ça.
00:34:20Je suis ironique, là.
00:34:21Oui, j'entends bien,
00:34:22mais on fait semblant
00:34:24de croire que
00:34:25le couple franco-allemand,
00:34:27que les coalitions
00:34:29se mettent en place.
00:34:32Mais en fin de compte,
00:34:32non, chacun joue sa partition.
00:34:33On l'a bien vu récemment
00:34:35avec Trump
00:34:39et les accords douaniers.
00:34:41Il fallait...
00:34:41Et d'ailleurs, Trump,
00:34:42au départ, avait dit
00:34:43on va faire des accords bilatéraux
00:34:44chaque pays.
00:34:46On s'est insurgés
00:34:47de dire c'est l'Europe
00:34:48qui va négocier.
00:34:49On a vu le résultat.
00:34:50Un résultat qui nous est défavorable
00:34:52pour la France.
00:34:54L'Europe s'est couchée
00:34:54et la France...
00:34:55L'Europe n'a rien dit.
00:34:57On en parle juste
00:35:00après cette petite pause
00:35:01de Sébastien Chevet.
00:35:02C'est vrai parce que
00:35:02où on va avec ça ?
00:35:03C'est ça le problème.
00:35:05Juste une petite pause
00:35:06et on se retrouve
00:35:07avec l'économiste
00:35:08Sébastien Chevet.
00:35:11Sud Radio Bercoff
00:35:12dans tous ses états
00:35:13midi 14h.
00:35:15André Bercoff.
00:35:16Et nous sommes avec
00:35:16l'économiste Sébastien Chevet
00:35:19qui, je dois dire,
00:35:20a écrit,
00:35:21je le répète,
00:35:21une note formidable
00:35:22sur Maurice Allais.
00:35:23On ne parle pas assez
00:35:24de Maurice Allais.
00:35:25Mais là, on va reparler
00:35:26avec lui
00:35:26dans une émission prochaine.
00:35:28Mais là, justement,
00:35:29on parlait quand même
00:35:30de la France.
00:35:30On parlait de la dette.
00:35:32On parlait de la dégradation
00:35:34de la note
00:35:34de Fichte.
00:35:36Et justement,
00:35:37alors,
00:35:38en fait,
00:35:38je vous posais très...
00:35:39vous, Sébastien Chevet,
00:35:41en tant que citoyen,
00:35:42vous dites,
00:35:43il faut sortir de l'Europe.
00:35:44Exactement.
00:35:45Il faut sortir.
00:35:45Pour redonner
00:35:46des marges d'action,
00:35:48une indépendance
00:35:49et un projet
00:35:50pour la France,
00:35:53actuellement,
00:35:53on est contraint.
00:35:54Ce n'est pas possible,
00:35:55actuellement.
00:35:56Actuellement,
00:35:56ce n'est pas possible.
00:35:57Mais pourquoi ?
00:35:57Parce qu'on est
00:35:58dans une Union européenne
00:36:00qui nous donne
00:36:02l'espérance
00:36:04d'une sécurité
00:36:06qui n'en est pas une.
00:36:07Parce que c'est une sécurité
00:36:08liée à la confrontation,
00:36:09non pas à la coopération.
00:36:11Je l'oppose toujours
00:36:12avec la plateforme BRICS.
00:36:15Et ça,
00:36:15c'est très intéressant.
00:36:16Eux,
00:36:17ils sont dans la coopération.
00:36:18Nous,
00:36:18on est dans la confrontation
00:36:19et la solution.
00:36:20entre pays d'Europe,
00:36:21vous voulez dire.
00:36:21Exactement.
00:36:22Donc,
00:36:22vous vous dites...
00:36:23A titre d'exemple,
00:36:24le pôle énergétique français
00:36:29par rapport
00:36:29au pôle énergétique allemand.
00:36:30Le pôle énergétique allemand,
00:36:32ils l'ont laissé tomber.
00:36:33Donc,
00:36:33ils ont abandonné
00:36:34les usines nucléaires.
00:36:35Ils ont vu que la France,
00:36:36ça fonctionnait bien.
00:36:37Ils ont voulu,
00:36:38évidemment,
00:36:40saccager,
00:36:40saboter,
00:36:42détruire
00:36:42ce qui avait été construit
00:36:44en son temps,
00:36:46fin des années 50,
00:36:47début des années 60.
00:36:48On l'a vu avec toute l'histoire
00:36:49des éoliennes,
00:36:49de l'énergie,
00:36:50de l'électricité,
00:36:51etc.
00:36:51Oui,
00:36:51mais ça,
00:36:51ce n'est pas une alternative,
00:36:53c'est une contrainte.
00:36:54C'est triste à dire.
00:36:55D'abord,
00:36:55qui coûte très cher,
00:36:56c'est une contrainte.
00:36:57La notion d'écologie
00:36:58dans tout ça,
00:36:59il n'y en a pas.
00:37:00Parce qu'après,
00:37:01on va construire
00:37:01des cimetières éoliennes
00:37:02pour les enfouir.
00:37:04Donc,
00:37:04je ne pense pas
00:37:04que ça soit...
00:37:06Donc,
00:37:06qu'est-ce qu'on fait ?
00:37:07On sort de l'Europe,
00:37:08on retrouve des manettes politiques
00:37:10parce que le politique
00:37:12supplante l'économique.
00:37:14Ça,
00:37:14Deng Xiaoping l'avait très bien compris.
00:37:15Ça devrait.
00:37:16Ça devrait.
00:37:17Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui.
00:37:18On voit tous les lobbies
00:37:19et les acteurs
00:37:21qui utilisent leur pouvoir
00:37:22pour exercer
00:37:24des pressions
00:37:24insupportables.
00:37:26Et après,
00:37:27on relance pas à pas
00:37:28des projets industriels
00:37:31qui,
00:37:32véritablement,
00:37:34vont créer
00:37:35de la valeur ajoutée.
00:37:36Et pour réaliser ça,
00:37:37il faut se rabibocher,
00:37:39si je puis me permettre ainsi,
00:37:40avec les fournisseurs
00:37:41d'énergie.
00:37:42Et de par le monde,
00:37:43il n'y en a pas
00:37:43des milliers.
00:37:44C'est-à-dire qu'il faut arrêter
00:37:46de faire...
00:37:46Juste un mot,
00:37:48Sébastien Cheveille,
00:37:49pour être précis,
00:37:49il faut se rabiboucher
00:37:51avec les Russes,
00:37:51par exemple.
00:37:52Exactement.
00:37:53Il faut se rabiboucher
00:37:54Malé,
00:37:54l'Ukraine, etc.
00:37:55De Gaulle l'avait dit.
00:37:58Géographiquement,
00:37:59la Russie
00:38:00n'est pas dissociée
00:38:02du continent européen.
00:38:04Oui,
00:38:05certes.
00:38:06Et quand la France,
00:38:08si on regarde l'histoire,
00:38:09quand la France
00:38:10avait de bonnes relations
00:38:11avec la Russie,
00:38:12elle allait bien.
00:38:12quand la France
00:38:13a de mauvaises relations
00:38:14avec la Russie,
00:38:16sa situation sociale
00:38:17et économique
00:38:17et industrielle
00:38:18se porte moins bien.
00:38:21Donc,
00:38:21à un moment donné,
00:38:22il faut être pragmatique.
00:38:25Et nous avons
00:38:26des liens étroits
00:38:27et lointains
00:38:28avec la Russie.
00:38:29Donc,
00:38:29pourquoi ?
00:38:30Pour des raisons
00:38:31idéologiques,
00:38:32pour...
00:38:33Ah mais attendez,
00:38:34aujourd'hui,
00:38:35on va envoyer
00:38:36des soldats français
00:38:37en Ukraine,
00:38:37par exemple.
00:38:38et pour des points
00:38:39historiques
00:38:40qui ne nous concernent pas
00:38:41directement.
00:38:43Et d'ailleurs,
00:38:44il y a un paradoxe.
00:38:45C'est-à-dire qu'on a
00:38:46une Europe
00:38:46qui veut détruire
00:38:47la nation
00:38:48et on essaye
00:38:50de protéger
00:38:50péniblement
00:38:51un pays,
00:38:52l'Ukraine,
00:38:53qui,
00:38:55en son sein,
00:38:56est ultra-nationaliste.
00:38:58Donc là,
00:38:58il y a quand même...
00:39:00Oui,
00:39:00il y a une légère
00:39:01contradiction.
00:39:01Il y a une légère contradiction,
00:39:02c'est le moins
00:39:03qu'on puisse dire.
00:39:04Donc,
00:39:04à partir de là,
00:39:05parce qu'une entreprise,
00:39:07c'est de l'énergie
00:39:07que vous allez transformer
00:39:08pour fabriquer n'importe quoi,
00:39:10des turbines,
00:39:10des voitures,
00:39:12des tricycles,
00:39:14n'importe quoi.
00:39:14Et si cette énergie
00:39:15est chère,
00:39:16parce que les Américains
00:39:17actuellement
00:39:18et le Qatar
00:39:19nous la vendent
00:39:21à un prix
00:39:22bien plus élevé
00:39:24que la Russie.
00:39:24Et l'Inde
00:39:25et tout ça.
00:39:26Et l'Inde.
00:39:26L'Inde
00:39:27qui ne prend plus
00:39:27au téléphone,
00:39:28M. Trump,
00:39:28j'ai cru comprendre.
00:39:30Donc,
00:39:30ça veut dire
00:39:31que nous sommes
00:39:32les grands perdants,
00:39:32les grands naïfs,
00:39:33au départ,
00:39:34les naïfs
00:39:35et les perdants
00:39:36in fine
00:39:37de cette nouvelle mondialisation
00:39:39qui ne sera pas unipolaire,
00:39:41qui sera multipolaire
00:39:42et qui aura pour conséquence
00:39:44de multiplier
00:39:45à l'infini
00:39:46les accords bilatéraux.
00:39:48Et vous,
00:39:49vous êtes pour
00:39:49les accords bilatéraux ?
00:39:50Bien sûr.
00:39:51Parce que c'est
00:39:52le seul élément
00:39:53tangible
00:39:55qui permet
00:39:56de relancer
00:39:56une activité économique.
00:39:57Un pays
00:39:58qui travaille
00:39:59avec un pays
00:40:00qui fait des accords
00:40:01avec ce pays.
00:40:01Et d'ailleurs,
00:40:01nous avons un petit exemple
00:40:03au sein de l'Europe.
00:40:04C'est un petit pays,
00:40:06le Portugal
00:40:07et l'Espagne,
00:40:08qui est un peu plus gros,
00:40:09qui a refusé
00:40:11au sein de l'Union Européenne
00:40:12l'accord énergétique
00:40:13qui est une folie.
00:40:16Tout à fait.
00:40:17Et que nous,
00:40:17nous sommes restés dedans
00:40:19avec un zèle
00:40:20tout à fait remarquable.
00:40:21Voilà.
00:40:22Proclio l'a dénoncé.
00:40:23Enfin bon,
00:40:24des gens qui sont...
00:40:25dont le Floc Prigent
00:40:26qui nous a quittés
00:40:27également
00:40:28avait dénoncé
00:40:29cette fuite en avant.
00:40:32En fait,
00:40:32il faut retrouver
00:40:33la mamise du politique
00:40:34sur l'économie.
00:40:35C'est ça que vous dites,
00:40:36Sébastien Chevalier.
00:40:36Et d'ailleurs,
00:40:37quand on regarde
00:40:38les deux grands capitalismes financiers
00:40:40qui se font la guerre
00:40:42au niveau mondial,
00:40:43vous en avez un
00:40:43qui est d'orientation
00:40:44anglo-saxonne
00:40:45qui repose,
00:40:49qui s'articule
00:40:50autour de Paris
00:40:51et d'effet de levier
00:40:53sur des durées très courtes.
00:40:54Et vous avez un autre,
00:40:56le modèle chinois
00:40:56et aussi russe,
00:40:58qui s'articule
00:41:00sur du politique
00:41:01qui dirige
00:41:03l'industriel
00:41:04et l'économique
00:41:05sur des durées
00:41:06très longues
00:41:07au service
00:41:07de quoi et de qui ?
00:41:09De l'indépendance
00:41:10du pays
00:41:10et de sa population.
00:41:12Mais d'ailleurs,
00:41:12très paradoxant,
00:41:13c'est ce que fait aujourd'hui
00:41:14Trump
00:41:14au pays du capitalisme.
00:41:16Exactement.
00:41:17Trump a repris
00:41:17la mamise du politique
00:41:18sur l'économie.
00:41:19Parce que Trump a compris
00:41:20que le démocrate
00:41:21ça allait dans le mur,
00:41:22à tous les niveaux.
00:41:23Parce que ça a été
00:41:24la disparition
00:41:26de l'outil industriel
00:41:27aux Etats-Unis
00:41:28pour le grand bénéfice
00:41:30d'une minorité,
00:41:31c'est-à-dire Wall Street
00:41:32et tous les fonds de pension
00:41:33qui s'agrègent
00:41:34parce que ces gens-là
00:41:37détestent
00:41:38l'outil industriel,
00:41:39détestent la population
00:41:40et son bien-être.
00:41:44Ce qui les intéresse,
00:41:44c'est un certain profit.
00:41:45C'est leur fortune.
00:41:47Voilà.
00:41:47Et on le voit en France.
00:41:48On le voit en France.
00:41:50D'ailleurs,
00:41:50plus personne ne parle
00:41:51de Start Nation.
00:41:53De Start-up Nation ?
00:41:54Non, non,
00:41:54ce n'est pas...
00:41:55Ce mot a disparu.
00:41:56C'est un mot.
00:41:56En 2017,
00:41:57c'était le mot phare.
00:41:58Non.
00:41:59Aujourd'hui,
00:41:59ce n'est pas...
00:42:00Oui.
00:42:00Aujourd'hui,
00:42:01c'est Slow Down Nation
00:42:02plutôt que Start-up.
00:42:04Voilà.
00:42:04Voilà.
00:42:04Voilà.
00:42:06Donc,
00:42:07on voit bien
00:42:08qu'il faut repartir
00:42:09sur une nation
00:42:10qui devient maîtresse
00:42:12de son avenir,
00:42:14qui est acteur
00:42:14de ses développements,
00:42:16de ses choix industriels,
00:42:17de ses choix politiques,
00:42:18de ses choix économiques
00:42:20et sociaux.
00:42:21Et puis après,
00:42:21la dette,
00:42:22la dette,
00:42:23écoutez,
00:42:23la dette,
00:42:25elle se résorbera
00:42:26parce qu'en face,
00:42:28on créera des richesses
00:42:29qui nous permettront.
00:42:31Elle se résorbera
00:42:31si on crée des richesses.
00:42:32Bien sûr,
00:42:33aujourd'hui,
00:42:33on ne crée rien.
00:42:34Les deux premiers trimestres,
00:42:35on a zéro.
00:42:36Ouais.
00:42:38La Russie,
00:42:39même si elle a une croissance
00:42:41qui diminue,
00:42:42premier trimestre 2025,
00:42:43c'était 1,5.
00:42:44et encore,
00:42:46ça dépend des...
00:42:48Parce qu'il y a 74 millions
00:42:50de travailleurs,
00:42:50bon,
00:42:51ils ont un problème
00:42:51au niveau de la main d'oeuvre,
00:42:52mais ça,
00:42:52ils sont en train
00:42:53de s'organiser
00:42:53et eux,
00:42:54ils sont déjà
00:42:54dans l'après-Ukraine.
00:42:56C'est-à-dire qu'ils ont déjà
00:42:56anticipé sur le plan économique
00:42:58et industriel
00:42:58comment la Russie
00:43:00va se projeter
00:43:01pour être
00:43:02un grand leader
00:43:03de la zone est
00:43:05du globe.
00:43:06Et nous,
00:43:06nous sommes à l'après
00:43:07ou à l'avant quoi alors ?
00:43:09Nous,
00:43:10en France ?
00:43:10Si on continue
00:43:11de la sorte,
00:43:14on va vers le chaos.
00:43:16Un chaos social,
00:43:18on peut tout imaginer.
00:43:19Voilà.
00:43:19Et j'aimerais...
00:43:20Alors écoutez,
00:43:21Sébastien Chevet,
00:43:22je vais vous dire,
00:43:22notre devise ne devrait jamais être
00:43:24parce que nous étions
00:43:26au bord du gouffre
00:43:27depuis qu'on a fait
00:43:27un grand pas en avant.
00:43:29Ben voilà.
00:43:29C'est ça qu'il faut éviter absolument.
00:43:31Ben voilà, c'est ça.
00:43:32Il faut revenir à la raison,
00:43:34revenir à des choses
00:43:35qui servent le citoyen.
00:43:36Parce que le citoyen,
00:43:37quand on lui dit
00:43:372% de croissance...
00:43:39Il ne sait pas ce que c'est.
00:43:40Il ne le sent pas.
00:43:41Il ne le sent pas.
00:43:42Merci beaucoup Sébastien Chevet.
00:43:44On continuera
00:43:45dans une autre émission
00:43:46cette conversation
00:43:49et ses éclaircissements.
00:43:51Bud Radio Bercov
00:43:52dans tous ses états.
00:43:54Le face-à-face.
00:43:57Le face-à-face
00:43:59avec quelqu'un
00:44:00qui se trouve actuellement
00:44:02en Utah,
00:44:04aux Etats-Unis.
00:44:05On est très heureux
00:44:06de la voir.
00:44:06Elle est en direct.
00:44:07Bonjour Julie Lévesque.
00:44:09Bonjour André Bercov.
00:44:10Vous allez bien ?
00:44:11Bonjour.
00:44:12Ça va bien.
00:44:13Merci d'ailleurs
00:44:14de vous être levée.
00:44:15Je rappelle qu'il est
00:44:15je crois 4 heures du matin.
00:44:17C'est ça ?
00:44:185 heures du matin.
00:44:195 heures du matin.
00:44:20Merci Julie
00:44:21vraiment de vous être levée.
00:44:23Nous apprécions.
00:44:24Nous apprécions.
00:44:27Vous êtes depuis
00:44:283 ou 4 jours.
00:44:29Vous êtes, je rappelle,
00:44:30journaliste indépendante
00:44:31québécoise.
00:44:33Grande journaliste.
00:44:34Très très bonne journaliste.
00:44:36On s'est rencontrés
00:44:36à plusieurs reprises
00:44:38déjà au Québec
00:44:38et j'espère à Paris
00:44:39bientôt.
00:44:41Et puis,
00:44:43votre blog,
00:44:44votre plateforme,
00:44:45c'est l'info.
00:44:46Comment ça s'appelle
00:44:46avec écrit
00:44:47L'apostrophe
00:44:48I-N-F-A-U-X ?
00:44:49C'est ça ?
00:44:50Oui,
00:44:51tribunal de l'info.
00:44:52Voilà,
00:44:52le tribunal de l'info.
00:44:54Et je rappelle,
00:44:55vous pouvez vous brancher
00:44:56avec Julie Lévesque,
00:44:57tribunal de l'info
00:44:58L'apostrophe
00:44:59I-N-F-A-U-X.
00:45:00Alors,
00:45:01Charlie Kirk,
00:45:02Charlie Kirk,
00:45:03effectivement,
00:45:04assassiné,
00:45:05dans les circonstances
00:45:07que l'on sait,
00:45:08en pleine disputation,
00:45:10c'est-à-dire en pleine
00:45:10dans ce qui faisait
00:45:11qu'il excellait.
00:45:12Je dois dire,
00:45:12moi,
00:45:12je le suivais depuis des années
00:45:14sur les réseaux.
00:45:16C'est un type
00:45:16qui faisait un travail
00:45:17extraordinaire,
00:45:18il faut le dire,
00:45:19parce qu'il allait
00:45:19dans les campus,
00:45:20partout,
00:45:21en Amérique et ailleurs,
00:45:22parler à des milliers
00:45:23d'étudiants,
00:45:24y compris des walkistes,
00:45:25y compris des gauchistes
00:45:28déchaînés,
00:45:29y compris tout le monde.
00:45:30Il avait ses convictions
00:45:31et il discutait
00:45:32à coups d'arguments
00:45:33et non pas à coups
00:45:34de couteaux
00:45:35ou à coups de fusils.
00:45:37Et il a été...
00:45:38Alors,
00:45:38il a été tué,
00:45:40on sait dans quelles conditions
00:45:41et ça a fait
00:45:42une des ondes de chocs,
00:45:43d'ailleurs,
00:45:43il faut le dire,
00:45:44dans le monde entier.
00:45:46Julie Lévesque,
00:45:47comment...
00:45:47Alors,
00:45:48qu'est-ce que vous...
00:45:49Où est-ce que...
00:45:50On peut faire un peu
00:45:51par rapport à ce que vous avez vu
00:45:52depuis trois jours,
00:45:53vous êtes là-bas.
00:45:55Qu'est-ce qui se dit ?
00:45:56Est-ce qu'on peut déjà
00:45:57faire un état
00:45:58de ce qu'on sait,
00:46:00les choses étant
00:46:01ce qu'elles sont aujourd'hui ?
00:46:03Écoutez,
00:46:04la communauté est sous le choc,
00:46:05ça c'est certain.
00:46:23J'ai parlé à des gens
00:46:24qui le suivaient.
00:46:25des fans,
00:46:26des gens qui n'étaient pas fans
00:46:27du tout,
00:46:28mais tout le monde
00:46:28est unanime.
00:46:30Ça n'aurait jamais dû
00:46:31se produire
00:46:32et surtout en Utah.
00:46:34Ce que je ne savais pas,
00:46:34c'est que l'Utah,
00:46:35c'est un état
00:46:36qui a un taux de criminalité
00:46:38inférieur
00:46:38à la moyenne nationale.
00:46:41Et les gens ici me disent
00:46:42qu'ils n'ont jamais vu ça.
00:46:45En Utah,
00:46:46ils étaient vraiment choqués
00:46:48de cet événement-là.
00:46:49Oui.
00:46:50Et justement,
00:46:51vous êtes sur les lieux
00:46:53où il a été tué.
00:46:56Enfin,
00:46:56vous êtes...
00:46:58Justement,
00:46:59qu'est-ce qu'on sait aujourd'hui ?
00:47:01Parce qu'on a parlé,
00:47:02vous savez,
00:47:03rappelez-vous,
00:47:03au départ,
00:47:04c'était la berge espagnole
00:47:05du fantasme.
00:47:06Au départ,
00:47:07c'était évidemment
00:47:08un trumpiste,
00:47:10homophobe,
00:47:11etc.
00:47:13Et puis,
00:47:13il s'est révélé...
00:47:14Enfin,
00:47:14il s'est révélé.
00:47:14On dit aujourd'hui
00:47:15que c'est des gens
00:47:17proches du LGBT,
00:47:18des trans.
00:47:19Est-ce qu'on sait exactement
00:47:20où c'est encore
00:47:21des supputations
00:47:22et des hypothèses
00:47:23où chacun se renvoie
00:47:24à la balle
00:47:25en fonction de son idéologie ?
00:47:28Écoutez,
00:47:28je vais être très honnête
00:47:29avec vous.
00:47:30Je n'ai pas vraiment suivi
00:47:32les médias
00:47:32dans les derniers jours.
00:47:33J'ai été très occupée
00:47:34à couvrir sur le terrain,
00:47:36à faire des entrevues,
00:47:37à parler aux gens.
00:47:38Donc,
00:47:38j'ai regardé l'actualité
00:47:39du coin de l'œil,
00:47:39évidemment.
00:47:40Et juste avant de vous parler,
00:47:41il y avait justement
00:47:42à la télé,
00:47:43je suis à l'hôtel,
00:47:43en fait,
00:47:44je suis à à peu près
00:47:44200 mètres de l'université.
00:47:47Et puis,
00:47:47il y avait justement
00:47:49une entrevue à la télévision,
00:47:50un reportage
00:47:51sur le suspect
00:47:52qui s'appelle Tyler Robinson,
00:47:54qui est un garçon
00:47:55qu'on dit de bonne famille
00:47:57et qui s'est radicalisé,
00:48:00apparemment,
00:48:00depuis quelques années.
00:48:03C'est ce qu'on dit.
00:48:04Ça,
00:48:05c'est la version officielle.
00:48:06Oui,
00:48:06c'est ça.
00:48:07Et qui vit
00:48:09avec un compagnon trans,
00:48:10enfin aussi,
00:48:11dit-on,
00:48:12dit-on encore une fois,
00:48:13on dit ça
00:48:14au conditionnel
00:48:15avec des pincettes,
00:48:16mais bon.
00:48:17Mais alors,
00:48:17ce que vous avez fait,
00:48:18alors raccordez-moi
00:48:18votre travail,
00:48:20Julie Lévesque,
00:48:21vous avez parlé aux gens,
00:48:22alors qu'est-ce que vous avez
00:48:23commencé à nous dire,
00:48:24mais qu'est-ce qui se dit,
00:48:25qu'est-ce qu'on entend,
00:48:26qu'est-ce que vous voyez,
00:48:27en fait,
00:48:28de cette Amérique-là ?
00:48:29Qu'est-ce qu'elle est,
00:48:30cette Amérique-là ?
00:48:31Bon,
00:48:31évidemment,
00:48:32vous n'avez pas vu tout le monde,
00:48:33mais enfin,
00:48:33en deux,
00:48:33trois jours,
00:48:34je suis sûr,
00:48:35vous avez eu le temps
00:48:35de voir beaucoup de monde.
00:48:36Qu'est-ce que c'est aujourd'hui,
00:48:38en 2025,
00:48:39après ce choc-là,
00:48:42voilà,
00:48:43quelle est la température,
00:48:45je dirais,
00:48:46générale ?
00:48:48Écoutez,
00:48:48comme je vous disais,
00:48:49bon,
00:48:49les gens sont sous le choc,
00:48:50certainement,
00:48:52mais moi,
00:48:53ce que j'ai constaté,
00:48:55c'est que
00:48:56le portrait
00:48:58que l'on brosse
00:48:59dans les médias
00:49:00de l'Amérique,
00:49:01en général,
00:49:02est très négatif.
00:49:03Le portrait
00:49:04qu'on brosse
00:49:05des gens
00:49:06qu'on appelle
00:49:07magas
00:49:08est complètement,
00:49:10je vous dirais,
00:49:12je ne pèserai pas mes mots,
00:49:13déconnecté complètement
00:49:14de la réalité.
00:49:16Il semble que
00:49:16les médias
00:49:17ont créé
00:49:19vraiment
00:49:20un groupe
00:49:21de personnes,
00:49:21un bloc
00:49:22homogène
00:49:23qui n'existe pas.
00:49:25Parce que
00:49:26les personnes
00:49:26à qui j'ai parlé,
00:49:27il y a des gens
00:49:28qui sont,
00:49:29qui étaient des fans
00:49:30de Charlie Kirk
00:49:31qui n'étaient pas
00:49:32nécessairement
00:49:32pro-Trump.
00:49:33des gens
00:49:34qui l'écoutaient,
00:49:36qui n'étaient pas
00:49:37d'accord avec lui,
00:49:38mais qui appréciaient
00:49:39quand même son travail.
00:49:41C'était quelqu'un,
00:49:41je crois,
00:49:42qui était admiré
00:49:43justement
00:49:43pour le fait
00:49:44qu'il allait
00:49:45sur les campus,
00:49:46qui essayait
00:49:47de dialoguer.
00:49:48Les gens,
00:49:49ce que j'entends
00:49:50souvent,
00:49:50c'est que le pays
00:49:51est divisé,
00:49:52très polarisé.
00:49:54Et puis,
00:49:54la plupart des gens
00:49:56croient que
00:49:56cet événement-là
00:49:58aura pour conséquence
00:49:59une division
00:50:00encore plus grande.
00:50:00par contre,
00:50:03les fans
00:50:05de Charlie Kirk,
00:50:06j'ai parlé
00:50:06à une jeune fille
00:50:07et sa mère,
00:50:08j'ai fait une entrevue
00:50:09vraiment,
00:50:10c'était très émouvant.
00:50:12La jeune fille
00:50:12avait vraiment
00:50:13de la difficulté
00:50:13à contenir
00:50:14ses émotions
00:50:14et puis,
00:50:15elle disait
00:50:16qu'elle,
00:50:16ça l'inspirait
00:50:17à justement
00:50:19avoir le courage
00:50:21de ses convictions
00:50:22et puis à s'exprimer
00:50:23encore plus.
00:50:24J'ai parlé
00:50:25à un jeune homme
00:50:25qui était là
00:50:26quand ça s'est produit.
00:50:27En fait,
00:50:27deux garçons
00:50:28qui étaient là
00:50:28quand ça s'est produit.
00:50:29Le premier,
00:50:30c'était à Salt Lake City.
00:50:33D'abord,
00:50:33la plupart des gens
00:50:35ne veulent pas
00:50:35s'exprimer
00:50:36à la caméra.
00:50:37C'est très difficile.
00:50:39Pourquoi?
00:50:39C'est très difficile.
00:50:40Pourquoi, à votre avis?
00:50:40Pourquoi?
00:50:41Je vous dirais
00:50:43justement parce qu'il y a
00:50:44énormément de divisions.
00:50:46Les réseaux sociaux,
00:50:47on le sait,
00:50:48ils sont féroces.
00:50:50si on dit quelque chose
00:50:52qui est le moindrement déplacé,
00:50:55ça risque de devenir virale.
00:50:57Il y a des gens
00:50:58qui perdent leur emploi.
00:50:59Il y a une espèce
00:50:59de chasse aux sorcières.
00:51:02Les gens qui célèbrent,
00:51:05si on peut dire ça comme ça,
00:51:06la mort de Charlie Cook.
00:51:06C'est vrai que les gens
00:51:07qui célèbrent actuellement
00:51:08en disant
00:51:08c'est formidable
00:51:09qu'il a été tué,
00:51:10ils sont un peu poursuivis
00:51:11en ce moment.
00:51:12Oui, exactement.
00:51:14Mais vous avez senti
00:51:15quand cette Amérique divisée,
00:51:18cette Amérique
00:51:18où effectivement
00:51:19on diabolise d'un côté
00:51:21Trump et les magas,
00:51:23vous l'avez senti très,
00:51:25enfin dans ce que vous avez
00:51:26écouté en quelques jours,
00:51:27vous l'avez senti
00:51:28très divisé effectivement
00:51:29ou c'est plus compliqué
00:51:30que ça et plus complexe ?
00:51:32Julie ?
00:51:34Je vous dirais
00:51:34que les gens ici,
00:51:37l'atmosphère
00:51:38est très très pacifique.
00:51:41Et ça,
00:51:41ça ne concorde pas du tout
00:51:43avec l'image
00:51:44qu'on présente
00:51:45de l'Amérique
00:51:45dans les médias.
00:51:46Les gens ici
00:51:47sont très croyants.
00:51:48l'Utah,
00:51:49c'est un État
00:51:50en fait,
00:51:50c'est la ville des Mormons.
00:51:52Exactement.
00:51:54Donc,
00:51:54les gens ici
00:51:55parlent de Dieu,
00:51:56de la foi,
00:51:57de la famille,
00:51:58du pays,
00:51:59de la liberté.
00:52:01Moi,
00:52:02je n'ai pas senti
00:52:03du tout
00:52:03de violence
00:52:05chez les gens.
00:52:07Les gens sont
00:52:08ultra pacifiques.
00:52:09Il n'y a personne
00:52:09qui a fait d'appel
00:52:10à la violence,
00:52:11d'appel à la vengeance.
00:52:12Vraiment,
00:52:15j'ai été très étonnée.
00:52:17Je me disais,
00:52:17je vais sûrement
00:52:17rencontrer une personne
00:52:19qui va me dire,
00:52:19ah bien oui,
00:52:20bien fait,
00:52:21bon débarras.
00:52:22Non,
00:52:23aucunement.
00:52:23J'ai rencontré
00:52:24deux jeunes personnes
00:52:25qui se disaient,
00:52:27ils s'identifiaient
00:52:27comme des libéraux
00:52:29redneck.
00:52:30Ils disaient,
00:52:30nous,
00:52:31on s'identifie comme ça
00:52:32parce qu'on aime
00:52:33la nature
00:52:34et les armes à feu.
00:52:36Donc,
00:52:36c'était très intéressant.
00:52:38Ils disaient,
00:52:38c'est un jeune homme
00:52:39une jeune femme.
00:52:40Le jeune homme disait,
00:52:40oui,
00:52:41je connaissais Charlie Kirk.
00:52:42Je n'étais pas un fan,
00:52:44mais quand même,
00:52:45j'appréciais le fait
00:52:46qu'il prônait le dialogue.
00:52:48La jeune femme,
00:52:49elle ne le connaissait pas
00:52:50du tout.
00:52:50Elle l'a connue
00:52:51à cause de la tragédie.
00:52:53Et puis,
00:52:55elle était du même avis.
00:52:56Elle disait,
00:52:57écoutez,
00:52:57j'ai écouté quelques clips
00:52:58de lui.
00:52:59Je ne suis pas nécessairement
00:53:00d'accord avec ses positions,
00:53:01mais quand même,
00:53:02c'est quelqu'un
00:53:03qui aimait débattre,
00:53:04qui encourageait le dialogue
00:53:05et c'est quelque chose
00:53:06qui manque
00:53:07dans le pays actuellement.
00:53:08Les gens ont de la difficulté
00:53:09à se parler.
00:53:10J'ai parlé d'ailleurs
00:53:11à un chauffeur de taxi
00:53:12qui me disait
00:53:13que son garçon
00:53:14était en France
00:53:15actuellement
00:53:16et puis qui avait passé
00:53:18un peu de temps en Belgique
00:53:19et qui disait
00:53:19que c'était extrêmement difficile
00:53:21de discuter
00:53:22avec les gens en France,
00:53:23de discuter avec des gens
00:53:24qui n'étaient pas
00:53:25du même avis.
00:53:27Et c'est la même chose
00:53:27au Québec.
00:53:28C'est la même chose au Québec.
00:53:29C'est extrêmement difficile
00:53:30d'avoir des conversations
00:53:31avec des gens
00:53:32avec qui on a des désaccords.
00:53:32On est arrivé à un stade,
00:53:33c'est vrai,
00:53:34vous avez raison,
00:53:34Julie Lévesque.
00:53:35Un stade,
00:53:36on le voit bien en France
00:53:37et je pense que
00:53:38vous dites au Québec,
00:53:39si vous n'êtes pas d'accord
00:53:40avec moi,
00:53:41il faut que je vous élimine
00:53:41ou en tout cas,
00:53:42je ne veux pas vous parler.
00:53:43Vous êtes du camp du mal.
00:53:44C'est vraiment,
00:53:45moi je suis le camp du bien
00:53:46et vous,
00:53:46vous êtes le camp du mal.
00:53:47Donc, on ne se parle plus.
00:53:48C'est quand même hallucinant
00:53:49d'être arrivé à ça.
00:53:50Et je pense que,
00:53:51oui,
00:53:52et je pense que des deux côtés,
00:53:53on voit,
00:53:54on perçoit l'autre camp
00:53:56comme étant ceux qui prônent
00:53:59la culture du bannissement,
00:54:00le cancel culture.
00:54:02Mais il y a de la culture
00:54:03de bannissement
00:54:05des deux côtés.
00:54:06On le voit,
00:54:07il y a un journaliste
00:54:09un chroniqueur au Québec
00:54:11qui a perdu son emploi
00:54:12parce qu'il s'est réjoui
00:54:13en fait de la mort
00:54:14de Charlie Kirk.
00:54:15On peut être d'accord
00:54:16ou non avec le fait
00:54:17qu'il ait perdu son micro
00:54:18à cause de ça,
00:54:19mais ça démontre bien
00:54:20que les gens
00:54:21qui critiquent le fait
00:54:24que les médias
00:54:25bannissent certaines personnes
00:54:27sont les premiers
00:54:29à vouloir canceller
00:54:31des chroniques.
00:54:32Absolument, l'en propre,
00:54:33tout à fait.
00:54:34Pour leurs propos.
00:54:34Tout à fait.
00:54:35Et donc, oui,
00:54:36c'est-à-dire que vous avez vu
00:54:37ce paradoxe,
00:54:37si je comprends bien,
00:54:39ce paradoxe entre
00:54:41une ville,
00:54:45là où vous êtes,
00:54:46enfin,
00:54:46c'est plutôt pacifiste.
00:54:48Je suis à Orem en ce moment.
00:54:49Pardon ?
00:54:51Je suis à Orem.
00:54:52À Orem,
00:54:52ah oui, c'est ça.
00:54:53Orem.
00:54:53Ouais.
00:54:54Orem.
00:54:55Et cette ville d'Orem
00:54:58où les gens sont plutôt
00:54:59à la fois croyants,
00:55:01à la fois pacifistes,
00:55:02à la fois,
00:55:02enfin pacifistes,
00:55:03en tout cas pacifiques,
00:55:04disons,
00:55:05et puis ce qui s'est passé,
00:55:07ce drame,
00:55:07parce que ce qui est terrifiant
00:55:09quand même,
00:55:09c'est que Kirk,
00:55:10qu'on aime ou qu'on n'aime pas,
00:55:12représentait quand même
00:55:13la volonté de dialoguer.
00:55:14Lui, il n'allait pas
00:55:15avec les armes à la main.
00:55:16Il n'allait pas
00:55:17en se disant,
00:55:19oui, écoutez,
00:55:20vous n'êtes pas d'accord avec moi,
00:55:21vous êtes un salaud et tout.
00:55:23Il dialogait.
00:55:23Encore une fois,
00:55:24il dialogait pendant des heures.
00:55:25C'est ça qui est intéressant.
00:55:27C'est le côté socratique
00:55:28et Montaigne et compagnie.
00:55:30On dialogue.
00:55:31Et il est comme par hasard
00:55:33assassiné dans un des endroits
00:55:35où il dialogait.
00:55:36C'est assez terrible.
00:55:40Ce que j'ai entendu
00:55:41par rapport à ça,
00:55:42ce qu'il disait souvent
00:55:43et ce que les gens répètent beaucoup,
00:55:44c'est qu'il disait souvent
00:55:46lorsque la communication meurt,
00:55:48la violence naît.
00:55:49Oui, oui, c'est ça.
00:55:51Et ça, j'ai entendu ça souvent.
00:55:54Quand on ne se parle plus,
00:55:56c'est là où la violence arrive
00:55:57et la barbarie arrive.
00:55:58Exactement.
00:56:00Exactement.
00:56:00Et puis, j'ai demandé aux gens
00:56:03ce qu'ils croyaient qu'il allait arriver,
00:56:06quelles seraient les conséquences
00:56:07de cette tragédie-là.
00:56:09Et j'ai eu deux réactions différentes.
00:56:12Oui.
00:56:12Je vous dirais que la plupart
00:56:13des jeunes à qui j'ai parlé,
00:56:15parce que c'est quelqu'un
00:56:15qui touchait vraiment les jeunes.
00:56:17Et la jeune fille à qui je parlais hier
00:56:20disait que c'est un homme
00:56:23qui a réussi à toucher
00:56:25le cœur de sa génération.
00:56:28Il y a une dame qui racontait
00:56:29sur X également
00:56:31que Charlie Kirk,
00:56:34à son organisation Turning Point,
00:56:36lorsqu'il y avait des rassemblements,
00:56:37il allait voir chaque personne
00:56:39leur serrait la main,
00:56:42leur poser des questions,
00:56:43qui est-tu, d'où viens-tu.
00:56:44Il voulait connaître les personnes.
00:56:45Donc, c'était quelqu'un
00:56:45qui était très chaleureux,
00:56:46qui était vu comme quelqu'un
00:56:48qui est complètement différent
00:56:49des politiciens, par exemple.
00:56:50Bien sûr.
00:56:51Qui aimait les gens,
00:56:52qui aimait leur parler,
00:56:53qui aimait échanger.
00:56:56Oui, exactement.
00:56:58Il y a le fait aussi
00:56:59qu'il pouvait être arrogant parfois,
00:57:03mais c'est un gars
00:57:04qui réussit à rester très calme
00:57:06devant des gens
00:57:06qui lui criaient dessus.
00:57:09Qui le traitait de fasciste,
00:57:11de nazi, etc.
00:57:13On a tous vu ça.
00:57:15Julie Lévesque,
00:57:16juste, on prend une petite pause
00:57:18et j'ai deux ou trois autres questions
00:57:20à vous poser.
00:57:21En tout cas,
00:57:22merci de tenir le coup
00:57:23à 5h du matin.
00:57:24J'apprécie.
00:57:25A tout de suite.
00:57:26A tout de suite.
00:57:27Dans tous ces états.
00:57:29Et nous sommes toujours
00:57:31avec Julie Lévesque.
00:57:32Julie Lévesque
00:57:33qui est dans l'état de Utah.
00:57:35l'état de Utah
00:57:36où a été assassiné.
00:57:39Charlie Kirk.
00:57:40Et c'est assez...
00:57:42C'est assez terrifiant.
00:57:45Juste...
00:57:45Julie Lévesque,
00:57:47je voulais vous faire entendre,
00:57:48et nous avons des auditeurs
00:57:50d'ailleurs qui appellent,
00:57:51mais je voulais vous faire entendre,
00:57:52vous savez que le Parlement européen,
00:57:54il y a une partie des députés
00:57:56du Parlement européen
00:57:57qui voulaient faire
00:57:57une minute de silence
00:57:59pour Charlie Kirk.
00:58:01Et ça a été refusé
00:58:02par d'autres députés.
00:58:04et notamment
00:58:05une députée européenne,
00:58:09Nathalie Doiseau,
00:58:10qui est Renew Europe,
00:58:12et qui disait ceci.
00:58:14Qui disait
00:58:14l'assassinat de Charlie Kirk
00:58:16qui est un crime odieux
00:58:17et Charlie Kirk
00:58:18mais est une victime.
00:58:19Je ne voudrais pas
00:58:20qu'on fasse
00:58:21de lui un héros
00:58:22ou une icône
00:58:23alors qu'il avait vécu en France,
00:58:25il aurait été considéré
00:58:26comme un délinquant.
00:58:27Oui, alors,
00:58:29ici on l'a traité
00:58:30entre autres
00:58:31islamophobe,
00:58:33raciste,
00:58:34homophobe,
00:58:36etc.
00:58:37On l'a traité
00:58:38de tous les noms
00:58:38alors que quand
00:58:39on l'a écouté
00:58:40un peu
00:58:40et un peu
00:58:41beaucoup,
00:58:42on ne peut pas dire ça.
00:58:43Et puis je voudrais
00:58:43vous faire écouter
00:58:44également
00:58:45pour vous dire
00:58:46un peu ce qu'il y a eu
00:58:46à Julie Lévesque
00:58:47en France
00:58:48en tout cas.
00:58:50Gilbert Collard
00:58:51l'avocat
00:58:52disait,
00:58:52alors,
00:58:52il y a une photo
00:58:53de Charlie Kirk
00:58:54avec sa femme
00:58:55et ses enfants.
00:58:55Regardez cette vidéo
00:58:57disait Gilbert Collard
00:59:00et jugez
00:59:00les minables députés
00:59:01au Parlement européen
00:59:02qui ont refusé
00:59:03une minute de silence
00:59:04et un certain
00:59:05Ilan Gabet
00:59:06répond,
00:59:07répond,
00:59:07pour vous dire
00:59:08un peu
00:59:08le niveau
00:59:10et l'intensité.
00:59:12Hitler aussi
00:59:13avec une femme
00:59:14mais malheureusement
00:59:14Gilbert Collard
00:59:15n'était pas encore né
00:59:16pour nous montrer
00:59:17des photos
00:59:18d'Eva Braun
00:59:19avec lui.
00:59:20Écoutez,
00:59:21no comment
00:59:22sur le niveau
00:59:22et puis je voudrais
00:59:23entendre
00:59:24une autre députée
00:59:25européenne
00:59:26décidément
00:59:27c'est intéressant
00:59:28ce Parlement européen
00:59:29Valérie Ayer
00:59:30qui s'était d'ailleurs
00:59:31présentée
00:59:32et voilà
00:59:33ce qu'elle disait
00:59:35écoutez.
00:59:36Ce qui s'est passé
00:59:36l'assassinat
00:59:37de Charlie Kirk
00:59:38est un drame
00:59:39absolu
00:59:39il n'aurait jamais
00:59:40dû se produire
00:59:42mais est-ce que
00:59:43le Parlement européen
00:59:44en tant qu'institution
00:59:45devait rendre hommage
00:59:46à cet homme
00:59:47t'on connaît
00:59:48les positions
00:59:49qui sont orthogonales
00:59:50aux valeurs
00:59:50que nous défendons
00:59:51crémaciste
00:59:52raciste
00:59:53anti-avortement
00:59:55pro-russe
00:59:55est-ce que
00:59:56notre institution
00:59:56devait lui rendre hommage
00:59:58absolument pas
00:59:59absolument pas
01:00:01vous voyez
01:00:01raciste
01:00:02etc
01:00:03anti
01:00:03alors juste
01:00:05juste
01:00:07Julie Lévesque
01:00:08ça vous inspire quoi
01:00:10pour en parler
01:00:10des auditeurs
01:00:11Écoutez
01:00:13on atteint
01:00:14le point
01:00:14Godwin
01:00:15assez rapidement
01:00:17dans les médias
01:00:17pour toutes sortes
01:00:18d'événements
01:00:20Le point Godwin
01:00:21je rappelle
01:00:21c'est la réduction
01:00:22à l'Hitlerum
01:00:23toute personne
01:00:24qui n'est pas
01:00:24d'accord avec moi
01:00:26est à la droite
01:00:26d'Adolf Hitler
01:00:27c'est bien ça
01:00:28Exactement
01:00:30donc
01:00:31écoutez
01:00:32sur le
01:00:33justement
01:00:33le terme fasciste
01:00:35c'est très difficile
01:00:37comme je vous disais
01:00:39en début
01:00:39d'entrevue
01:00:41excusez
01:00:44c'est parce que là
01:00:45il y a des sirènes
01:00:45ça m'a déconcentrée
01:00:48comme je vous disais
01:00:50au début d'entrevue
01:00:50les médias
01:00:51ont fabriqué
01:00:53vraiment
01:00:54une image
01:00:55de Charlie Kirk
01:00:56qui selon moi
01:00:57ne correspond pas
01:00:58du tout à la réalité
01:00:59pour avoir regardé
01:01:00plusieurs
01:01:00de ses vidéos
01:01:02les gens
01:01:03qui le suivent
01:01:04encore là
01:01:05une construction
01:01:06de la réalité
01:01:06et quand on parle
01:01:08aux gens
01:01:08qui nous parlent
01:01:10bon
01:01:10de leur foi
01:01:11de leur croyance
01:01:12de l'amour
01:01:13pour leur pays
01:01:13des gens
01:01:15qui vraiment
01:01:17sont pacifiques
01:01:19il n'y a aucun appel
01:01:20à la violence
01:01:21à la vengeance
01:01:22de ce que j'ai entendu
01:01:24des gens
01:01:24à qui j'ai parlé
01:01:25donc de lier
01:01:28Charlie Kirk
01:01:30au fascisme
01:01:31et les gens
01:01:31qui le suivent
01:01:32au fascisme
01:01:33c'est indécent
01:01:36selon moi
01:01:37ça n'a aucun lien
01:01:40avec la réalité
01:01:41maintenant
01:01:42pour ce qui est
01:01:42de faire de lui
01:01:43un héros
01:01:44ou une icône
01:01:44je suis désolée
01:01:45mais il est trop tard
01:01:46je pense qu'il l'était
01:01:47déjà avant sa mort
01:01:49et ça va seulement
01:01:51amplifier
01:01:51la situation
01:01:53hier j'étais
01:01:54à l'université
01:01:56il y avait
01:01:57en fait
01:01:57je suis allée me promener
01:01:58sur le campus
01:01:59le campus a été fermé
01:02:00à partir du moment
01:02:01où l'événement
01:02:02s'est produit
01:02:03et ça ouvre seulement
01:02:04aujourd'hui
01:02:05ce matin
01:02:06donc on est allé
01:02:07quand même
01:02:08sur les lieux
01:02:09de l'université
01:02:09hier
01:02:10pour voir
01:02:10ce qui se passait
01:02:12s'il y avait un peu
01:02:13d'action
01:02:13c'était complètement
01:02:14désert
01:02:15et puis il y a
01:02:16quelqu'un qui m'a dit
01:02:17ah mais en bas
01:02:17il y a une vigie
01:02:19pour Charlie Kirk
01:02:19donc on s'est en allé
01:02:20voir la vigie
01:02:22il y avait quand même
01:02:23quelques personnes
01:02:24et puis là
01:02:25les gens étaient
01:02:26plus enclins
01:02:26à partager
01:02:28à parler
01:02:28oui
01:02:29oui exactement
01:02:30et les jeunes
01:02:32comme je disais
01:02:32tout à l'heure
01:02:33il y en a beaucoup
01:02:34qui sont inspirés
01:02:35qui sont encouragés
01:02:36à exprimer
01:02:37leurs opinions
01:02:38à promouvoir
01:02:40justement le dialogue
01:02:41et puis
01:02:42à prendre la parole
01:02:43mais il y a
01:02:44il y a des personnes
01:02:45aussi qui disent
01:02:46que ça va avoir
01:02:47un effet réfrigérant
01:02:48vraiment
01:02:48sur la liberté
01:02:49d'expression
01:02:50le jeune justement
01:02:52qui était là
01:02:52un jeune qui était là
01:02:53qui était peut-être
01:02:54à trois
01:02:55il m'a montré sa vidéo
01:02:56il avait une vidéo
01:02:57lui-même a filmé
01:02:58et puis
01:02:59il était très très près
01:03:01de l'événement
01:03:02encore sous le choc
01:03:03et pour lui
01:03:05ça a un effet
01:03:06réfrigérant
01:03:07ça lui a fait peur
01:03:09et ça l'a choqué
01:03:10et puis
01:03:11il y a une jeune dame
01:03:12qui était là aussi
01:03:12qui a vu
01:03:13qui a assisté
01:03:14à la tuerie
01:03:15et puis
01:03:16elle ne voulait pas parler
01:03:18et puis son copain
01:03:19lui a dit
01:03:19écoutez pour nous
01:03:20c'est très difficile
01:03:21on est encore
01:03:21sous le choc
01:03:22donc je pense que
01:03:24vraiment les réactions
01:03:25sont partagées
01:03:26
01:03:26au niveau des conséquences
01:03:28que ça pourrait avoir
01:03:29il y a la peur
01:03:29c'est là
01:03:30il y a la peur Julie
01:03:30c'est clair
01:03:31les gens
01:03:32si maintenant
01:03:33exprimer son opinion
01:03:34devient un métier à risque
01:03:36et à risque mortel
01:03:37évidemment
01:03:38non mais c'est comme ça
01:03:39vous savez que le vrai fascisme commence
01:03:41c'est comme ça
01:03:42que le totalitarisme commence
01:03:43il faut faire très attention
01:03:45je crois Maude
01:03:46que nous avons un auditeur
01:03:47pardon
01:03:48on a un auditeur
01:03:49Kevin qui nous appelle
01:03:50de Bordeaux
01:03:51bonjour Kevin
01:03:52oui bonjour André
01:03:54bonjour Madame Lévesque
01:03:56écoutez moi je vous appelle
01:03:57parce qu'il y a une dizaine de minutes
01:03:59peut-être un peu moins
01:04:01j'ai cru comprendre
01:04:02et je voudrais que ça soit
01:04:04clarifié
01:04:05que Madame Lévesque
01:04:07semblait être choquée
01:04:09du fait qu'un journaliste
01:04:10nord-américain
01:04:11qui s'était réjoui
01:04:13de la mort
01:04:14de l'assassinat
01:04:15de Charlie
01:04:16Kirk
01:04:17ait pu être licencié
01:04:19donc pour moi
01:04:21c'est un acte
01:04:22d'inhumanité
01:04:22dans tout état de cause
01:04:24et pour un
01:04:26excusez-moi
01:04:28pour un journaliste
01:04:29c'est une faute professionnelle
01:04:30donc est-ce que
01:04:31Madame pourrait
01:04:32développer
01:04:33la façon dont
01:04:34elle a été choquée
01:04:35par le licenciement
01:04:36de quelqu'un
01:04:36qui serait réjouissé
01:04:37de la mort
01:04:37d'éventuellement un opposant
01:04:39oui Louise Lévesque
01:04:40par rapport à ça
01:04:41c'est-à-dire que
01:04:42ce que dit notre auditeur
01:04:44c'est que
01:04:44se réjouir de la mort
01:04:45de quelqu'un
01:04:46c'est même plus une opinion
01:04:47c'est autre chose
01:04:48c'est une passion
01:04:49et est-ce que
01:04:50ça mérite
01:04:51ou ça ne mérite pas
01:04:52effectivement
01:04:52d'être licencié
01:04:54qu'est-ce que vous en
01:04:55vous l'aviez évoqué
01:04:56donc il est vrai
01:04:57que vous précisiez
01:04:58oui mais en fait
01:04:58je pense que
01:05:00je me suis mal exprimée
01:05:01je parlais du fait
01:05:02que les gens
01:05:04étaient
01:05:04vraiment
01:05:06je parlais de la culture
01:05:06du bannissement
01:05:07comme quoi
01:05:07il y a de la culture
01:05:09du bannissement
01:05:09à gauche
01:05:10comme à droite
01:05:10je n'aime pas
01:05:11ces étiquettes-là
01:05:12pour moi
01:05:12ça ne représente plus rien
01:05:14parce qu'avant 2020
01:05:16j'étais de gauche
01:05:17et après 2020
01:05:17j'étais d'extrême droite
01:05:18donc c'est un peu ridicule
01:05:21mais non en fait
01:05:23je suis d'accord
01:05:23avec votre auditeur
01:05:24pour moi
01:05:25c'est une faute professionnelle
01:05:27et c'est un très grave problème
01:05:29je vous dirais
01:05:29que depuis
01:05:30c'était là
01:05:31avant 2020
01:05:32mais je crois
01:05:33que depuis 2020
01:05:34c'est vraiment
01:05:35exacerbé
01:05:36les journalistes
01:05:37les chroniqueurs
01:05:38se croient
01:05:39tout permis
01:05:40et pour moi
01:05:42je suis d'accord
01:05:42avec le fait
01:05:43que cette personne-là
01:05:45a été licenciée
01:05:46maintenant
01:05:47on nous dit
01:05:48écoutez
01:05:49on est pour ou contre
01:05:51la liberté d'expression
01:05:52si vous êtes pour
01:05:53la liberté d'expression
01:05:54vous ne devriez pas
01:05:56demander
01:05:57qu'un chroniqueur
01:05:59qui exprime
01:05:59son opinion
01:06:00soit licencié
01:06:01c'est très différent
01:06:05il y a la liberté
01:06:06d'expression
01:06:07en général
01:06:07et la liberté d'expression
01:06:09des journalistes
01:06:10et des chroniqueurs
01:06:11et je crois
01:06:12que les chroniqueurs
01:06:13depuis 2020
01:06:14se croient
01:06:15tout permis
01:06:15ils vont très loin
01:06:17cet homme-là
01:06:19aurait pu
01:06:19se réjouir
01:06:20de la mort
01:06:21de Charlie Kirk
01:06:21entre amis
01:06:23je veux dire
01:06:24sur
01:06:24ses réseaux sociaux
01:06:27mais même à ça
01:06:28les journalistes
01:06:29sont quand même
01:06:29responsables
01:06:30de ce qu'ils disent
01:06:30sur les réseaux sociaux
01:06:31et pour moi
01:06:33ça frôle vraiment
01:06:34l'appel à la haine
01:06:35et au Canada
01:06:36c'est pas comme
01:06:36aux États-Unis
01:06:37je pense qu'en France
01:06:37il y a une loi aussi
01:06:38contre le discours haineux
01:06:40tout à fait
01:06:41et ça s'apparente
01:06:44si ce n'est pas
01:06:45ouais exactement
01:06:46donc ça banalise
01:06:47énormément
01:06:48le meurtre
01:06:49et la violence
01:06:50et je crois
01:06:51que en fait
01:06:52je crois que c'est
01:06:53une bonne chose
01:06:53que cette personne-là
01:06:54ait perdu son micro
01:06:56oui
01:06:57Julie Lévesque
01:06:59en fait
01:07:00ce qu'on peut se demander
01:07:01on ne peut pas
01:07:02on ne peut pas répondre
01:07:02à ça
01:07:03mais quand même
01:07:04on peut se demander
01:07:05si
01:07:06et ça va être
01:07:07très intéressant
01:07:08à suivre
01:07:08si ce meurtre
01:07:10de Charlie Kirk
01:07:11après d'autres
01:07:11on ne va pas comparer
01:07:13avec ce qui s'est passé
01:07:13avec cette pauvre ukrainienne
01:07:15égorgée à Charlotte
01:07:16et puis d'autres meurtres
01:07:19le nombre de journalistes
01:07:20aussi
01:07:20et autres
01:07:21et d'intellectuels
01:07:23qui sont morts
01:07:24parce que justement
01:07:25ils prônaient
01:07:27la liberté d'expression
01:07:28malheureusement
01:07:29dans l'histoire
01:07:29ils sont très nombreux
01:07:31et ce sont
01:07:32on peut dire
01:07:33sans jouer au martyr
01:07:34on peut dire vraiment
01:07:35que ce sont des victimes
01:07:36de cette espèce
01:07:38d'hydr
01:07:39et lamentable
01:07:40qui est
01:07:41le fanatisme
01:07:43l'extrémisme
01:07:44et la haine
01:07:44bon
01:07:45c'est hélas
01:07:46hélas
01:07:46ce qui n'est pas nouveau
01:07:47mais vous pensez
01:07:48parce que c'est intéressant
01:07:49vous m'avez dit
01:07:50que dans les gens
01:07:51que vous avez interrogés
01:07:52que ce soit les hommes
01:07:53les femmes
01:07:54les garçons
01:07:54certains disaient
01:07:56que ça les avait peur
01:07:58et effectivement
01:07:59ça les réfrigérait
01:08:00et d'autres
01:08:01ça les a galvanisés
01:08:03disez-vous
01:08:03est-ce qu'on peut
01:08:05s'attendre peut-être
01:08:06à ce que des gens
01:08:06se mobilisent
01:08:07qui n'étaient peut-être
01:08:08pas politisés
01:08:09ou qui n'étaient peut-être
01:08:10pas intéressés
01:08:11par tout ça
01:08:12se disent
01:08:13ah non non
01:08:13ça ne va pas
01:08:14on ne peut pas
01:08:14laisser faire ça
01:08:15comme ça
01:08:16c'est intéressant
01:08:18que vous posez la question
01:08:19parce que
01:08:20j'ai oublié de vous dire
01:08:21que ce que j'ai entendu
01:08:22très souvent
01:08:23en parlant des gens
01:08:24c'est
01:08:25je me fous
01:08:26de la politique
01:08:26la plupart des gens
01:08:29à qui j'ai parlé
01:08:30peut-être pas la plupart
01:08:31mais il y a plusieurs personnes
01:08:33qui m'ont dit ça
01:08:33I don't care much
01:08:35about politics
01:08:36les gens
01:08:37se foutent un peu
01:08:38de la politique
01:08:38ils ne sont pas
01:08:39nécessairement
01:08:40il y a des gens
01:08:41qui sont
01:08:42c'est un état républicain
01:08:44en plus
01:08:45l'Utah
01:08:46c'est un état républicain
01:08:47mais
01:08:47les gens ne sont pas
01:08:49nécessairement
01:08:50pro-Trump
01:08:51et puis
01:08:53c'est ça
01:08:54donc
01:08:55les gens
01:08:56est-ce que les gens
01:08:57vont être plus politisés
01:08:58je crois que oui
01:09:00je crois que
01:09:02ça inspire
01:09:03beaucoup de jeunes
01:09:03justement
01:09:04à mieux
01:09:06à s'exprimer
01:09:07plus librement
01:09:08mais on verra
01:09:09on verra
01:09:10les conséquences
01:09:11que ça va avoir
01:09:12mais je pense que
01:09:13en étant ici
01:09:15le portrait
01:09:17qu'on peut se faire
01:09:18en regardant
01:09:19les réseaux sociaux
01:09:19et
01:09:20la réalité
01:09:22sont deux choses
01:09:24comme deux univers
01:09:26complètement
01:09:26complètement différents
01:09:28parce que
01:09:29si on regarde
01:09:30son fil
01:09:30de X
01:09:32ou son fil Facebook
01:09:32on voit
01:09:33beaucoup de gens
01:09:34qui vont critiquer
01:09:36qui vont se réjouir
01:09:36de la mort
01:09:38de Charlie Kirk
01:09:39et ça fausse
01:09:40un peu
01:09:41le portrait
01:09:43parce que moi
01:09:44j'ai rencontré
01:09:45personne
01:09:46qui se réjouissait
01:09:47de sa mort
01:09:48et il y a seulement
01:09:49une personne
01:09:49à qui j'ai parlé
01:09:50qui était une fan
01:09:51de Charlie Kirk
01:09:53qui me disait
01:09:53que oui
01:09:54il y avait une personne
01:09:55près d'elle
01:09:55qui s'était réjouie
01:09:57de sa mort
01:09:58mais sinon
01:09:59personne
01:10:01m'a dit
01:10:02personnellement
01:10:03qu'il faut réjouir
01:10:03on a tout vu
01:10:04on a vu des gens
01:10:05mais hystériques
01:10:06en disant
01:10:07ouais formidable
01:10:07maintenant il faut
01:10:09aller avec Trump
01:10:10il faut tuer Musk
01:10:11il faut tuer Trump
01:10:12il faut tuer celui-ci
01:10:13il faut tuer celui-là
01:10:14c'est vrai
01:10:15que les réseaux sociaux
01:10:16aussi c'est un réseau
01:10:18déformant
01:10:18c'est-à-dire que
01:10:19évidemment
01:10:20il y a une loupe
01:10:21ça agrandit les choses
01:10:23mais c'est incroyable
01:10:24c'est à la fois
01:10:25passionné
01:10:26il y a le meilleur
01:10:26et le pire
01:10:27mais c'est étonnant
01:10:28comment
01:10:29certaines hystéries
01:10:30se laissent aller
01:10:33sur les réseaux
01:10:34c'est assez impressionnant
01:10:37mais les Américains
01:10:39je vous dirais en général
01:10:40je ne viens pas souvent
01:10:42aux Etats-Unis
01:10:43mais en général
01:10:44les Américains
01:10:44c'est des gens
01:10:45qui sont très amicaux
01:10:46qui sont très familiers
01:10:47ils aiment discuter
01:10:49c'est vraiment
01:10:49c'est des gens
01:10:50qui sont très très gentils
01:10:51et justement
01:10:52ce matin
01:10:53j'avais une entrevue
01:10:54plus tôt ce matin
01:10:55avec Alexis Poulin
01:10:56puis il y avait un jeune homme
01:10:57qui travaillait
01:10:59dans le lobby
01:11:00et puis
01:11:02il me disait
01:11:02tu sais quoi
01:11:03c'est étrange
01:11:04parce que
01:11:05pour aller voir
01:11:06un match de foot
01:11:07de football américain
01:11:09évidemment
01:11:09il disait
01:11:12qu'on pouvait seulement
01:11:12rentrer avec un petit sac
01:11:14transparent
01:11:15ah oui
01:11:16pour le oui
01:11:17pour les armes
01:11:18la sécurité était
01:11:18très très forte
01:11:19et
01:11:20ils ne comprenaient pas
01:11:22pourquoi
01:11:22il n'y avait rien
01:11:24il n'y avait pas de sécurité
01:11:25exactement
01:11:26pas de sécurité
01:11:27il y en avait peut-être
01:11:28mais je ne sais pas
01:11:29je ne sais pas
01:11:30à quel point
01:11:30mais dites-moi Julie Lévesque
01:11:31la dernière question
01:11:32que je pourrais vous poser
01:11:33avant de vous laisser
01:11:35dormir un peu
01:11:36est-ce que
01:11:39est-ce qu'on risque
01:11:41d'avoir
01:11:41un avenir
01:11:43où vous
01:11:43moi
01:11:43beaucoup d'autres
01:11:44des journalistes
01:11:45d'autres
01:11:45qui expriment leurs opinions
01:11:48vont circuler
01:11:49avec des gilets pare-balles
01:11:51est-ce que
01:11:52ça va être ça
01:11:54dans un avenir
01:11:55plus ou moins proche
01:11:56quand on s'occupe
01:11:57d'un certain nombre
01:11:58de domaines
01:11:59c'est une bonne question
01:12:00je vous dirais
01:12:00au Québec
01:12:01bon le Québec
01:12:02ce n'est pas
01:12:03une société
01:12:04qui est
01:12:05qui est très violente
01:12:06je veux dire
01:12:07la violence armée
01:12:07bon il y a eu
01:12:08il y a eu des tueries
01:12:09là oui
01:12:10mais je vous dirais
01:12:11qu'au Québec
01:12:11ce qu'on voit
01:12:12le plus souvent
01:12:12ce sont des
01:12:14des crimes familiaux
01:12:16peut-être que je me trompe
01:12:18là mais ce qui me vient
01:12:19en tête là
01:12:20quand je pense
01:12:20à des crimes
01:12:21par arme à feu
01:12:22ce sont soit
01:12:24des crimes passionnels
01:12:25des crimes familiaux
01:12:26des tueries
01:12:27il y a eu une tuerie
01:12:28dans une mosquée
01:12:29il y a quelques années
01:12:31mais je vous dirais
01:12:33que moi même
01:12:33durant la COVID
01:12:34je suis allée
01:12:35à un rassemblement
01:12:37qui avait lieu
01:12:38contre le couvre-feu
01:12:40et c'est un rassemblement
01:12:41qui était fait
01:12:42par un groupe
01:12:43de gauchistes
01:12:44et puis moi-même
01:12:46comme je vous disais
01:12:46je me considérais
01:12:47comme une gauchiste
01:12:49avant
01:12:50puis aujourd'hui
01:12:50mais je me considère
01:12:53toujours pas
01:12:53comme une extrémiste
01:12:54de droite
01:12:55mais je me suis fait
01:12:56agresser
01:12:56par des gens
01:12:58qui
01:12:58ceux qui organisaient
01:12:59la manifestation
01:13:00disaient
01:13:01oui
01:13:01on ne veut pas
01:13:03de complotistes
01:13:05d'extrémistes
01:13:06de droite
01:13:07ou de ci
01:13:07de ça
01:13:08moi je me considère
01:13:09pas du tout
01:13:10comme une complotiste
01:13:10ou une extrémiste
01:13:11de droite
01:13:11et je suis allée
01:13:12pour manifester
01:13:13contre le couvre-feu
01:13:14en plus
01:13:14j'avais un recours
01:13:16contre le gouvernement
01:13:16du Québec
01:13:17contre le couvre-feu
01:13:18donc je me suis présentée
01:13:19là-bas
01:13:20et il y a 4 ou 5 gars
01:13:22des gars assez bâtis
01:13:24qui sont venus me voir
01:13:26et qui m'ont dit
01:13:26c'est toi Julie Lévesque
01:13:28ouais
01:13:29va-t'en
01:13:30on ne peut pas te voir ici
01:13:31et j'avais mon téléphone
01:13:32et j'ai commencé
01:13:33à filmer la situation
01:13:35et il y a un gars
01:13:36qui m'a
01:13:37vraiment
01:13:37il a donné un coup
01:13:38sur mon téléphone
01:13:39à deux reprises
01:13:40donc moi
01:13:41j'ai considéré ça
01:13:42comme une agression
01:13:43et ils étaient
01:13:43très très agressifs
01:13:45et ça
01:13:46ça m'a étonnée
01:13:48c'est pas quelque chose
01:13:49que je pensais voir
01:13:51au Québec
01:13:52mais c'est là ici
01:13:53c'est là en France
01:13:54à la fête de l'humanité
01:13:55Paul Watson
01:13:56s'est fait agresser
01:13:57par des gens
01:13:58parce qu'ils n'étaient pas
01:14:00totalement
01:14:01sur leur ligne
01:14:01le défenseur des baleines
01:14:03merci beaucoup
01:14:04Louise Lévesque
01:14:05je suis Louise Lévesque
01:14:06Julie Lévesque
01:14:07pardon
01:14:07merci beaucoup
01:14:09et puis on continuera
01:14:11à parler avec vous
01:14:12et merci pour vos exercices
01:14:13bon en tout cas
01:14:14bonne nuit
01:14:15Sud Radio
01:14:18Bercov dans tous ses états
01:14:20oui
01:14:23voilà
01:14:23Charlie Kirk
01:14:24Londres
01:14:25voilà
01:14:25les ravages
01:14:27de la violence
01:14:28et puis cette espèce
01:14:29de clivage
01:14:30il faut le dire
01:14:31de division
01:14:31vraiment
01:14:32de camp
01:14:33l'un camp
01:14:34ne veut plus parler
01:14:35à l'autre
01:14:35quand même
01:14:35c'est extraordinaire
01:14:36c'est à dire que
01:14:37si vous
01:14:37je voudrais dire
01:14:39juste quelque chose
01:14:40là dessus
01:14:40quand même
01:14:41quand on arrive
01:14:42au stade
01:14:43vraiment
01:14:44on ne peut plus
01:14:45discuter avec quelqu'un
01:14:46on n'en est pas là
01:14:47heureusement
01:14:47je vous rassure
01:14:48on n'en est pas là
01:14:49mais de traiter
01:14:51de tous les noms
01:14:51de le diaboliser
01:14:53de l'invisibiliser
01:14:54et surtout
01:14:55de lui coller
01:14:56une étiquette
01:14:57parce que
01:14:57quand on est quelqu'un
01:14:59qui
01:14:59vous savez
01:14:59qui est ignorant
01:15:00de ce qui se passe
01:15:01qui ne sait pas
01:15:02ce qui se passe
01:15:02il entend du matin
01:15:03au soir
01:15:04machin nazi
01:15:05machin
01:15:06fasciste
01:15:07machin
01:15:08extra-droite
01:15:09machin ceci
01:15:09machin cela
01:15:10oui mais il faut les éliminer
01:15:11il faut les éliminer
01:15:12mais pour quelqu'un
01:15:13qui ne connaît rien
01:15:13pour un esprit un peu faible
01:15:15ou même pas faible
01:15:16et ben
01:15:17vous lui mettez
01:15:18une cible sur le dos
01:15:18on lui met
01:15:20une cible sur le dos
01:15:22et quelqu'un dira
01:15:23ben oui
01:15:23ben écoutez
01:15:24il faut l'éliminer
01:15:24ça a été quoi
01:15:26Samuel Paty
01:15:26ça a été quoi
01:15:27Emilie Bernard
01:15:28c'est à dire
01:15:28ceux-là
01:15:29ah oui attention
01:15:29ils sont ceci
01:15:30ils sont cela
01:15:31ils sont
01:15:32ils sont fascistes
01:15:34nazis
01:15:35ils sont anti-religieux
01:15:37ils sont homophobes
01:15:38et tout
01:15:38attendez
01:15:39ou généophobes
01:15:40ou christianophobes
01:15:41mais depuis quand
01:15:42on doit en arriver là
01:15:44depuis quand
01:15:45dans des pays
01:15:4510 civilisés
01:15:46je dis bien
01:15:4710 civilisés
01:15:48et 10 démocrates
01:15:49on va en arriver là
01:15:51non mais ça suffit
01:15:52on peut discuter
01:15:53on peut recevoir
01:15:54comme on le fait ici
01:15:55toutes les opinions
01:15:56sans que l'on se fiche
01:15:58sur la gueule
01:15:58alors pour le moment
01:15:59ça va
01:16:01mais ça va
01:16:01combien de temps
01:16:02ça va combien de temps
01:16:03quand on entend
01:16:04ce qui s'est passé
01:16:04avec Charlie Kirk
01:16:06qui s'est passé avec d'autres
01:16:07pour la couleur de peau
01:16:08alors c'est la couleur de peau
01:16:09ou la religion
01:16:10ou l'ethnie
01:16:11ou etc etc
01:16:12mais on en est là
01:16:13alors écoutez
01:16:14il y a une chose
01:16:15très très importante
01:16:16les contre-pouvoirs
01:16:18la violence
01:16:19stop à la violence
01:16:20on revient à ça
01:16:22qui doit protéger
01:16:23ses citoyens
01:16:24sans distinction
01:16:26se protéger
01:16:27ses citoyens
01:16:27et réagir
01:16:28extrêmement violemment
01:16:29justement
01:16:30contre la violence
01:16:31et bien
01:16:32le pouvoir
01:16:33le pouvoir
01:16:34le pouvoir
01:16:35et il a besoin
01:16:36vraiment de contre-pouvoir
01:16:37pour lui rappeler
01:16:38son métier
01:16:39sa vocation
01:16:40et ses devoirs
01:16:42André
01:16:42vous parliez tout à l'heure
01:16:43des propos de François Morel
01:16:45sur France Inter
01:16:46et de l'étonnant
01:16:47laxisme de l'Arcom
01:16:48sur BFM TV
01:16:50cette fois
01:16:50c'est Féris Barkat
01:16:51cofondateur de Banlieue Climat
01:16:53qui a ouvertement légitimé
01:16:55la violence
01:16:55à l'encontre
01:16:56des forces de l'ordre
01:16:57je vous propose d'écouter
01:16:58et puis ensuite
01:16:59de réagir
01:16:59alors rappelez
01:17:00juste un moment
01:17:01Maud
01:17:02rappelez ce qui s'était passé
01:17:03de ce policier
01:17:04qui a été lynché
01:17:05c'est un policier
01:17:06à Tourcoing
01:17:07qui a été lynché
01:17:08par des jeunes
01:17:09c'était dimanche
01:17:1114 septembre
01:17:12si je ne me trompe pas
01:17:13et dimanche
01:17:14justement
01:17:145 adolescentes
01:17:15ont été mis en examen
01:17:16dans le cadre
01:17:16de cette affaire
01:17:17voilà
01:17:18c'est une agression
01:17:19parmi d'autres
01:17:19et vous aviez traité
01:17:21plusieurs fois
01:17:21d'ailleurs
01:17:21des agressions
01:17:22de fonctionnaires
01:17:22de police
01:17:23notamment
01:17:23vous vous souvenez
01:17:23certainement
01:17:24de cette image
01:17:24d'une voiture
01:17:25de la police municipale
01:17:26qui était dans une cité
01:17:28je ne sais plus exactement où
01:17:29et qui s'était fait attaquer
01:17:30de toutes parts
01:17:31par des jeunes
01:17:32toujours
01:17:32c'était renversé
01:17:34alors écoutez
01:17:35donc
01:17:36on reçoit
01:17:37les journalistes de BFM TV
01:17:39reçoivent
01:17:40Ferris Barkat
01:17:41cofondateur
01:17:41de Banlieue Climat
01:17:43et on l'interrogeait
01:17:44donc sur ce lâchage
01:17:46de policiers
01:17:46et voici
01:17:47ce qu'il répond
01:17:48écoutez
01:17:49la police
01:17:49censée être tuée
01:17:50entre 2020 et 2022
01:17:51en garde à vue
01:17:52bien évidemment
01:17:52que la police
01:17:53tue Adama
01:17:53Naël
01:17:54on ne va pas refaire
01:17:54la liste
01:17:54donc effectivement
01:17:55il y a un
01:17:56regain de violence
01:17:57qui est une réaction
01:17:58à une violence
01:17:59à la base
01:17:59policière
01:18:00qui est perçue
01:18:00comme illégitime
01:18:01qui est pour vous
01:18:02illégitime
01:18:03ce regain de violence
01:18:04cette violence là
01:18:05en réponse
01:18:06je ne suis personne
01:18:07pour juger
01:18:08la légitimité
01:18:08de la violence
01:18:09mais je dis juste
01:18:10que c'est une réaction
01:18:10qui est là
01:18:11et qui est naturelle
01:18:11qui va être en réponse
01:18:12à une violence
01:18:13à la base d'état
01:18:13donc la question
01:18:14c'est la police
01:18:15représente qui ?
01:18:16Alors c'est intéressant
01:18:18la police représente qui ?
01:18:20Non mais
01:18:20Ferris Barkat
01:18:22pose une vraie question
01:18:23la police représente qui ?
01:18:24Représente quoi ?
01:18:25Alors c'est quoi la police ?
01:18:26C'est intéressant
01:18:27de rappeler au fond
01:18:27le rôle de la police
01:18:28parce que
01:18:29si on va jusqu'au bout
01:18:30pourquoi on a besoin de police ?
01:18:31Tout va bien
01:18:32on est dans une démocratie apaisée
01:18:34la police
01:18:34pourquoi ?
01:18:35Il n'y a pas de violence
01:18:37il n'y a pas de problème
01:18:38il y a comme disait
01:18:39un célèbre ministre
01:18:40qui ne l'est plus
01:18:41qui est maintenant au théâtre
01:18:42il a trouvé sa vocation
01:18:43on n'est plus dans la sécurité
01:18:44on est dans le sentiment
01:18:46d'insécurité
01:18:47intéressant
01:18:47renvoyé à tous les gens
01:18:49qui sont victimes
01:18:50d'un certain nombre de choses
01:18:51alors qu'ils n'ont rien demandé
01:18:52alors il dit
01:18:53la police ça représente qui ?
01:18:55ça représente quoi ?
01:18:57Alors justement
01:18:57il faut poser la question
01:18:58si la police ne représente personne
01:19:00écoutez
01:19:01abolissez la police
01:19:02fini
01:19:02arrêtez les commissariats
01:19:03arrêtez tout
01:19:04et puis chacun se débrouillera
01:19:06bon
01:19:06on sait très bien
01:19:07ce que ça veut dire
01:19:08mais ça veut dire autre chose
01:19:10ça veut dire que
01:19:11quand on arrive
01:19:12à ce que des gens
01:19:13lâchent des policiers
01:19:15et on avait reçu
01:19:16Maurice Berger
01:19:17vous savez le grand spécialiste
01:19:18de la délinquance
01:19:20de la délinquance juvénile
01:19:21des jeunes délinquants
01:19:23il avait dit
01:19:23mais s'il n'y a pas
01:19:24de seuil
01:19:25s'il n'y a pas
01:19:27un mur
01:19:28à opposer
01:19:29s'il n'y a pas
01:19:29des sanctions
01:19:30et des sanctions immédiates
01:19:32des sanctions rapides
01:19:33et pas des sanctions
01:19:34après 6 mois
01:19:3611 mois
01:19:3713 mois
01:19:38et après
01:19:38qu'on ait renvoyé
01:19:39le juge de la liberté
01:19:40les détentions
01:19:41les renvoyer
01:19:42à sa chère famille
01:19:44je ne dis pas
01:19:44à ses chères études
01:19:45et bien écoutez
01:19:46pourquoi ne pas continuer
01:19:47si je sais que je peux le faire
01:19:49et que si j'ai l'impunité
01:19:51de le faire
01:19:51et bien il n'y a pas de problème
01:19:52allons-y
01:19:53allez allez
01:19:54open bar
01:19:54très bien
01:19:55allons-y
01:19:55et c'est ça qui s'est passé
01:19:57or
01:19:57il y a quand même
01:19:58quelque chose d'étonnant
01:20:00parce qu'est-ce qu'il a dit
01:20:01il a dit ce qu'il a dit
01:20:02dans une chaîne de télévision
01:20:04m'avait dit
01:20:05quelqu'un journaliste
01:20:06il m'a dit
01:20:07oui mais non
01:20:07c'était sur LCI
01:20:09je ne sais qui là
01:20:10disait par rapport
01:20:12on rêvait à Charlie Kirk
01:20:13oui mais vous comprenez
01:20:14c'est une réponse humaine
01:20:17Sergei Jirov
01:20:18voilà
01:20:19c'est une réponse humaine
01:20:20mais oui
01:20:21qu'est-ce que vous voulez
01:20:21on a semé la violence
01:20:23et bien on récolte la violence
01:20:24mais voyons
01:20:25il n'y a qu'à
01:20:26il n'y a qu'à y aller
01:20:27c'est normal
01:20:28et là ce que dit Ferris Barkat
01:20:30ben oui
01:20:31moi je ne veux pas légitimer la violence
01:20:33mais enfin vous comprenez
01:20:34la police se comporte
01:20:35il tue et tabasse
01:20:38paraît-il
01:20:39la police tue
01:20:40on l'a entendu
01:20:41et pas seulement là
01:20:42or
01:20:44ce qu'on constate
01:20:45ce qu'on a regardé
01:20:47c'est que
01:20:48Banlieue Climat
01:20:49dont il est cofondateur
01:20:51est financé
01:20:52par des fonds publics
01:20:54ça veut dire par nous
01:20:544000 euros
01:20:56de Paris
01:20:57de la mairie de Paris
01:20:58et 140 000 euros
01:21:00de la municipalité de Strasbourg
01:21:0135 000 euros annuels
01:21:05plus 105 000 euros exceptionnels
01:21:07alors ça c'est intéressant quand même
01:21:09alors on finance les associations
01:21:11très bien
01:21:12je ne sais pas ce que fait Banlieue Climat
01:21:14peut-être qu'ils font un très bon boulot
01:21:16ou pas
01:21:17je n'en sais rien
01:21:17mais quand son cofondateur
01:21:19est porte-parole
01:21:20dit
01:21:21la police elle sert à quoi
01:21:23la police fait quoi
01:21:24et on comprend très bien
01:21:25qu'on s'en prend à la police
01:21:26quand on voit ce qui se passe
01:21:28c'est-à-dire qu'il légitime
01:21:29quelque part
01:21:30cette guerre
01:21:31et cette guerre
01:21:32et puis voilà
01:21:33un policier
01:21:33c'est un ennemi
01:21:34pour certains
01:21:35et il faut qu'on le démolisse
01:21:37financé par l'argent public
01:21:40financé par
01:21:41les contribuables
01:21:43est-ce qu'on peut
01:21:44se poser
01:21:45quelques questions
01:21:46sans devenir
01:21:48complètement fou
01:21:49pour réagir
01:21:510 826 300 300
01:21:530 826 300 300
01:21:55si vous êtes touché
01:21:57indigné par ses actualités
01:21:58et ses propos
01:21:59par exemple
01:21:59de Ferris Barkha
01:22:00n'hésitez pas à réagir
01:22:01on vous attend
01:22:01à tout de suite
01:22:02Sud Radio
01:22:05Bercov
01:22:06dans tous ses états
01:22:07à Aurillac
01:22:09dans le Cantal
01:22:10cette fois
01:22:10ce ne sont pas
01:22:11contre des policiers
01:22:12mais contre des banques
01:22:13que des enfants
01:22:14ont été encouragés
01:22:14à jeter des pavés
01:22:15en mousse
01:22:16André
01:22:16Ah ben écoutez
01:22:17ça devient très intéressant
01:22:18on dit qu'il y a des lacunes
01:22:20dans l'éducation
01:22:20on dit que vraiment
01:22:21y compris à l'école primaire
01:22:23et tout
01:22:23non non
01:22:24il y a beaucoup de choses
01:22:24il y a d'abord
01:22:25l'introduction
01:22:25de l'éducation sexuelle
01:22:27pour les 3 ans et plus
01:22:29ce qui est quand même
01:22:30un avantage
01:22:31non négligeable
01:22:32je dis ça
01:22:33au second degré
01:22:36pour le cas
01:22:36où les gens me prendraient
01:22:38pour un
01:22:38chuchoteur de perversité
01:22:40dont l'aspect corrom
01:22:41comme le gouffre
01:22:42attire
01:22:43alors qu'est-ce qui s'est passé
01:22:45et ben le 10 septembre
01:22:462025
01:22:47vous savez que c'était
01:22:48le 10 septembre
01:22:49bloquons tout
01:22:50manifestons
01:22:51etc etc
01:22:52il y a eu
01:22:53des bonheurs divers
01:22:54bon on connait les résultats
01:22:55mais
01:22:56dans le Cantal
01:22:57lors d'une manifestation
01:22:59contre l'austérité budgétaire
01:23:01des parents ont encouragé
01:23:03de jeunes enfants
01:23:03de moins de 10 ans
01:23:04à jeter des pavés en mousse
01:23:06sur des façades de banques
01:23:08les enfants étaient encadrés
01:23:10par des adultes
01:23:10et l'action a été rythmée
01:23:11par une fanfare
01:23:12et ça n'a pas plu du tout
01:23:13au maire PS d'Auriac
01:23:15Pierre Matonnier
01:23:16et il a dit
01:23:18non non non
01:23:19casser n'est pas un jeu
01:23:20dans une ville
01:23:21qui vient de subir
01:23:22un profond traumatisme
01:23:23avec des casseurs
01:23:24qui ont souhaité
01:23:25détruire un festival
01:23:26entre parenthèses
01:23:28c'est vrai
01:23:28ça c'est pas
01:23:29mais il y a eu
01:23:30quand même chose terrible
01:23:31il y a un merveilleux
01:23:32festival de rue
01:23:33à Aurillac
01:23:35magnifique
01:23:36qui existe depuis des années
01:23:37qui est formidable
01:23:38et bien
01:23:39voilà il y a des gens
01:23:40qui sont arrivés
01:23:40pour casser ce festival
01:23:42détruire
01:23:42et le maire dit
01:23:45quand même
01:23:45bon jeter les pavés de mousse
01:23:47évidemment
01:23:47ça fout pas les banques en l'air
01:23:48mais enfin c'est pas
01:23:49une bonne idée
01:23:50il dit
01:23:51alors l'élu socialiste
01:23:52il dit
01:23:52je comprends la colère populaire
01:23:53contre les mesures budgétaires
01:23:54annoncées
01:23:55et ce n'est pas ainsi
01:23:57qu'on créera
01:23:57une solidarité nationale
01:23:59c'est vrai
01:24:00alors le problème est là
01:24:02qu'on ait envie
01:24:03de réagir
01:24:04etc
01:24:04et c'est tout à fait
01:24:07normal
01:24:07et je dirais
01:24:08moins sain
01:24:09vous savez
01:24:09quand on fait
01:24:11que les gens
01:24:12ce sont
01:24:12il ne leur restera plus
01:24:14que l'impôt sur les os
01:24:16comme disait
01:24:16admirablement
01:24:17Michel Audiard
01:24:18quand les gens
01:24:19sont vraiment
01:24:20quand on est prémant
01:24:21obligatoire
01:24:22le plus important
01:24:22c'est vrai que les gens
01:24:24n'en peuvent plus
01:24:24alors ceux qui gagnent
01:24:25bien leur vie
01:24:26il n'y a aucun problème
01:24:27ils continuent
01:24:27mais de quoi vous parlez
01:24:28tout va très bien
01:24:29madame la marquise
01:24:30et les autres en ont marre
01:24:31alors
01:24:32qu'est-ce qu'il faut faire
01:24:33moi je dirais
01:24:34je ne serais pas du tout
01:24:35scandalisé
01:24:37en disant
01:24:37comment les enfants
01:24:38jettent des
01:24:39des pavés en mousse
01:24:41cela dit
01:24:42c'est vrai que
01:24:43jeter des pavés en mousse
01:24:44peut amener
01:24:45ensuite
01:24:46à quelques années plus tard
01:24:47à jeter d'autres pavés
01:24:48mais encore une fois
01:24:50il faut vraiment
01:24:51peser les choses
01:24:52parce qu'il faut arrêter
01:24:53de dire
01:24:54parce que quelque part
01:24:55le discours
01:24:55on le voit très très très bien
01:24:57on l'a vu le 10 septembre
01:24:58on le verra demain
01:24:59ah non non
01:25:00arrêtez de manifester
01:25:01il n'y a plus que les casseurs
01:25:02donc qu'est-ce qui se passe
01:25:03il y a des partis politiques
01:25:05qui récupèrent
01:25:06qui disent
01:25:07oui c'est à nous et les gens
01:25:08ils ne veulent plus aller
01:25:09parce qu'ils n'ont aucune envie
01:25:10et on les comprend
01:25:10de suivre tel ou tel parti politique
01:25:12qui récupère
01:25:13des manifestations
01:25:14dans des buts électoralistes
01:25:16et on les connaît
01:25:16et puis
01:25:17il y a
01:25:18un gouvernement
01:25:19ou des gouvernements
01:25:19qui disent
01:25:20attention
01:25:20attention
01:25:21il va y avoir les casseurs
01:25:23vous allez être
01:25:24vous allez être blessé
01:25:26vous risquez
01:25:27et puis on encourage
01:25:27le télétravail
01:25:28alors à ce compte là
01:25:30à ce compte là
01:25:31il faut faire vraiment
01:25:31très attention et peser
01:25:33donc
01:25:33on dit
01:25:35vous savez
01:25:35ça c'est les merveilleux tartufes
01:25:36non non non
01:25:37mais nous sommes pour le droit
01:25:38à manifester
01:25:38absolument
01:25:39mais dans le calme
01:25:40et la sérénité
01:25:41et en même temps
01:25:42on sait très très très bien
01:25:43les passages
01:25:44entre
01:25:44certains groupuscules
01:25:46qu'on fait passer
01:25:47pour casser
01:25:47pour tabasser
01:25:50etc
01:25:50on dit
01:25:50regardez
01:25:51vous voyez ce que c'est
01:25:51les manifestations
01:25:52les honnêtes gens
01:25:53ne sont plus là
01:25:54les familles ne sont plus là
01:25:55il n'y a plus que les voyous
01:25:56donc restez chez vous
01:25:57et prenez le télétravail
01:25:58oui
01:25:59oui d'accord
01:26:00mais à une condition
01:26:02c'est que ça ne finisse pas
01:26:04par dire
01:26:04restez chez vous
01:26:06restez chez vous
01:26:07tout le temps
01:26:08Covid
01:26:08climat
01:26:09guerre
01:26:10et compagnie
01:26:11parce que rester
01:26:12chez le temps
01:26:13tout le temps
01:26:13c'est le rêve
01:26:14il faut le dire
01:26:15de tous les pouvoirs
01:26:17une nation de moutons
01:26:18une nation de moutons
01:26:20surtout
01:26:20voilà on ne peut rien faire
01:26:22donc on reste chez soi
01:26:23et on ne bouge pas
01:26:24c'est vraiment
01:26:25Antigone et Créonce
01:26:26c'est
01:26:27la vieille dialectique
01:26:29entre
01:26:30ceux qui veulent dire
01:26:31écoutez
01:26:31non ça ne va pas
01:26:32le roi est nu
01:26:33ça ne va pas
01:26:34et d'autres qui disent
01:26:35oui oui ça ne va pas
01:26:36mais de quoi vous plaignez
01:26:37vous n'êtes pas en Corée du Nord
01:26:39ni en Chine
01:26:40et ben non
01:26:41on peut se plaindre
01:26:42tout en n'étant pas
01:26:43en Corée du Nord
01:26:45ou en Chine
01:26:45ça s'appelle
01:26:46la liberté d'expression
01:26:48encore une fois
01:26:49qui n'a rien à voir
01:26:50et je le répète
01:26:51et je le radotterai
01:26:52avec l'appel à la haine
01:26:53et à l'appel au meurtre
01:26:54simplement
01:26:55on ne peut pas faire en sorte
01:26:57de dissoudre le peuple
01:26:59en attendant
01:27:00qu'on ait plus
01:27:01quelques bulles
01:27:03qui flottent
01:27:05à la surface
01:27:05d'une société
01:27:06complètement
01:27:07lobotomisée
01:27:08ce n'est pas non plus
01:27:10et vous le savez très bien
01:27:11l'alpha
01:27:12et l'oméga
01:27:13d'une démocratie
01:27:14j'ai une question rapide
01:27:16pour vous André
01:27:16pour réagir justement
01:27:17à se lancer de pavés en mousse
01:27:18activité très intéressante
01:27:20vous parliez tout à l'heure
01:27:21de légitimer la violence
01:27:22de ceux qui légitiment la violence
01:27:24et maintenant
01:27:24on peut parler
01:27:25de ceux qui instruisent la violence
01:27:26et donc les parents
01:27:27de ces jeunes enfants
01:27:28est-ce que pour vous
01:27:29il faut responsabiliser pénalement
01:27:30les parents
01:27:31dans ce genre de situation
01:27:32je ne sais pas
01:27:33il faut les abriser
01:27:34sur les pavés en mousse
01:27:35mais vous avez tout à fait raison
01:27:36sur les actes de violence
01:27:37alors là on le dit
01:27:38depuis longtemps
01:27:39il faut absolument
01:27:40responsabiliser les parents
01:27:41et responsabiliser
01:27:42financièrement aussi
01:27:44et à tout point de vue
01:27:44il est inadmissible
01:27:46que des gosses
01:27:47effectivement
01:27:48on l'a vu
01:27:49pour un certain nombre
01:27:50d'émeutes
01:27:50et on dit oui
01:27:51ils sont responsables
01:27:52de rien
01:27:52et Maud
01:27:53rappelez-vous
01:27:53maintenant c'est à la collectivité
01:27:55de payer
01:27:56par l'augmentation
01:27:57des primes d'assurance
01:27:58on va tous payer
01:27:59pour les conneries
01:28:00faites par certains
01:28:01non
01:28:01ça on est résolument contre
01:28:03merci André
01:28:04à demain
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