Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?...
▪️ Instagram : / sudradioofficiel
▪️ Twitter : / sudradio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : • 😤 Bercoff dans tous ses états

##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-09-01##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Sud Radio, Bercov dans tous ses états.
00:00:30Ah, Simone, le bateau flotte encore.
00:00:32Mais personne dit ça.
00:00:34Nous sommes en guerre.
00:00:35Ah, écoutez, d'abord, bon retour de vacances pour ceux qui sont partis en vacances.
00:00:42Bon retour de vie pour ceux qui sont encore en vie.
00:00:45Et on est très, très nombreux.
00:00:47Avec ce qui se passe, nous voilà de retour.
00:00:51Effectivement, toujours dans tous nos états.
00:00:54Comment voulez-vous ne pas être dans tous ces états
00:00:57quand vous voyez ces merveilleux princes qui nous gouvernent un peu partout, d'ailleurs.
00:01:02Et puis tout le reste, on va en parler aujourd'hui.
00:01:06On va en parler, vous allez voir, vous allez entendre François Bayrou, Elisabeth Borne.
00:01:10Nous avons des invités absolument prestigieux.
00:01:12Pas pour nous, pas pour nous.
00:01:13Mais ils ont tellement parlé.
00:01:15Et on va parler de la tapisserie de Bayeux.
00:01:17Vous savez, ce chef-d'oeuvre qui a mille ans d'existence.
00:01:20On va en parler.
00:01:21On va parler de l'Angleterre.
00:01:22Ça passerait loin, l'Angleterre.
00:01:23Et ce qui se passe, c'est une perte totale d'identité.
00:01:28Et un gain total d'insécurité.
00:01:30Pourquoi ?
00:01:30On va prendre le temps d'en parler.
00:01:32Et puis on va parler évidemment aussi de l'Europe.
00:01:35Oui, oui, ça y est.
00:01:37Les Américains, ils ont dit, écoutez, nous, on ne participe plus à la guerre en Ukraine.
00:01:42Les milliards, c'est terminé.
00:01:43Mais vous, si vous voulez encore acheter des armes pour l'Ukraine,
00:01:46il n'y a aucun problème, on va vous les vendre.
00:01:48Voilà, on va vous décrypter tout cela.
00:01:51Et puis, et puis, et puis, tout le reste, évidemment.
00:01:53Et, juste un mot, juste un mot.
00:01:56L'écrivain franco-algérien Boalem Sansal est toujours en prison à l'heure où je vous parle.
00:02:02Sud Radio, Bercov dans tous ses états.
00:02:08Alors Maud, Maud Gauflert, est-ce que vous avez fait votre métier, votre métier,
00:02:15votre devoir de citoyen, est-ce que vous avez écouté François Bayrou hier soir ?
00:02:18Comme vous, j'imagine.
00:02:19Mais comme moi, je n'ai fait que ça.
00:02:21Mais pas seulement hier soir, mercredi dernier, François Bayrou prenait déjà la parole.
00:02:24Il était invité du JTTF1, l'occasion de faire un point sur l'état des négociations
00:02:28avec des partis d'opposition.
00:02:30Je rappelle qu'un vote de confiance est prévu le 8 septembre.
00:02:32Et alors que Gilles Boulot évoque l'absence de dialogue avec ses adversaires politiques,
00:02:36écoutez ce que répond François Bayrou.
00:02:38Vous avez appelé les représentants des partis d'opposition,
00:02:41qui ne sont pas de votre parti,
00:02:43à venir vous voir à Matignon pour consultation à partir de lundi.
00:02:46Mais pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ?
00:02:48Parce qu'ils étaient en vacances.
00:02:50Mais ils avaient un numéro de téléphone, ils ont une adresse e-mail.
00:02:53Madame Le Pen dit qu'elle vous a écrit une lettre au mois de juillet
00:02:56à laquelle vous n'avez pas répondu.
00:02:57Les représentants du Parti Socialiste disent que vous ne répondiez pas.
00:03:01à leur invitation.
00:03:03Ceci est quand même drôle.
00:03:04Je ne dis pas que c'est vrai, c'est ce que eux disent.
00:03:06Écoutez, on ne va pas passer son temps à dire
00:03:09qu'est-ce que vous faisiez au mois d'août,
00:03:10parce qu'au mois d'août, ils étaient tous en vacances.
00:03:15Mais oui, mais oui, c'est hallucinant ces questions de Gilles Boulot.
00:03:18Mais enfin, Gilles Boulot, vous n'êtes pas qu'au boulot,
00:03:21vous aussi vous êtes en vacances.
00:03:23Quoi ? Les ministres n'ont pas le droit de prendre des vacances ?
00:03:26Et on ne peut pas les appeler ?
00:03:29Non, non, non, on ne peut pas les appeler.
00:03:30On ne peut pas appeler.
00:03:31Un ministre, ça prend des vacances.
00:03:34Combien ? Je ne sais pas combien de semaines.
00:03:35Je ne sais pas, ça prend des vacances.
00:03:37C'est formidable quand même.
00:03:38C'est-à-dire que si demain, il y a une guerre mondiale
00:03:40où il y a quelque chose qui se passe,
00:03:42vous les avez appelés ?
00:03:44Ah ben non, non, ils étaient en vacances,
00:03:45donc je ne les ai pas appelés.
00:03:47Je ne les ai pas appelés.
00:03:48Mais, mais, mais, c'est magnifique,
00:03:50parce qu'on peut aller très très loin là-dessus.
00:03:52Mais, François Bayrou ne s'est pas laissé démonter,
00:03:54parce qu'hier soir, justement,
00:03:56hier soir, il parlait à la télévision,
00:03:59il expliquait sa vision du monde,
00:04:01et on en parlera avec Marc Loity
00:04:03dans la seconde partie de l'émission,
00:04:05et il a dit ceci par rapport à ceux
00:04:08qui se sont gaussés de sa déclaration.
00:04:11Écoutez.
00:04:12Vous étiez en vacances.
00:04:13Vous étiez en vacances.
00:04:15Vous étiez en vacances.
00:04:16Le seul qui n'était pas en vacances, c'était moi.
00:04:18Donc, le seul adulte...
00:04:19Voilà.
00:04:20Le seul qui était là, le seul qui était là,
00:04:23c'était moi, sauf que monsieur le président de conseil
00:04:26et premier ministre,
00:04:28c'est que si les autres étaient en vacances,
00:04:30vous ne savez pas faire tout ça tout seul.
00:04:31Donc, si je comprends bien,
00:04:32s'il y a une crise,
00:04:34quelle qu'elle soit, monétaire, politique, sociale,
00:04:36et autres,
00:04:38eh ben, ils sont en vacances.
00:04:39Voilà.
00:04:39C'est magnifique.
00:04:40Et quand on ose dire
00:04:41que la France n'est pas dirigée,
00:04:43eh bien, je trouve ça sédicieux et triste.
00:04:48On s'en voudrait presque d'avoir pris des vacances, en fait, André.
00:04:50C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
00:04:51Si vous souhaitez réagir,
00:04:53on a oublié de le préciser,
00:04:53n'hésitez pas à appeler le 0826 300 300.
00:04:56On attend ainsi vos réactions.
00:04:59Une seconde.
00:05:05Transition toute trouvée.
00:05:06Elisabeth Borne a fait ça rentrer un peu plus tôt que nous.
00:05:09Savez-vous combien il y a de femmes au Panthéon, André ?
00:05:12Ah non, non, dites-moi.
00:05:13Elles sont sept.
00:05:14La dernière est entrée en 2021.
00:05:16Pour encourager les jeunes filles à suivre leur exemple,
00:05:18la ministre de l'Éducation nationale a trouvé une idée plutôt saugrenue.
00:05:21Je vous laisse écouter.
00:05:22Ah bon ?
00:05:23Écoutons.
00:05:23Je pense que nous devrons ouvrir le débat
00:05:25sur la devise inscrite au fronton du Panthéon
00:05:28aux grands hommes, la patrie reconnaissante.
00:05:31Cette devise doit reconnaître explicitement
00:05:34la place de Marie Curie, Geneviève de Gaulle-Antonioz,
00:05:37Germaine Quillon, Simone Veil, Joséphine Becker
00:05:40et de toutes celles qui les suivront.
00:05:42Je me suis enfin senti...
00:05:46Ah oui, oui, moi, quand j'entendais l'action pareille,
00:05:54je me suis enfin senti borne, borne, borne,
00:05:57pour savoir à copier on est borné.
00:05:59Est-ce qu'on peut rappeler à la ministre de l'Éducation nationale
00:06:02que homme, en l'occurrence, c'était avec un grand H,
00:06:06et c'est homme au sens de l'humanité,
00:06:09et non pas de l'homme et de la femme.
00:06:11Mais voilà où on en est.
00:06:12Cette pauvre Elisabeth Borne est obligée de faire du féminisme,
00:06:16de sous-préfecture, du néo-féminisme, pour affirmer cela.
00:06:20Alors je vais vous dire, chère madame le ministre,
00:06:22ou la ministre, attention,
00:06:24mais ne vous arrêtez pas en si bon chemin.
00:06:27Il faut arrêter de dire la déclaration des droits de l'homme.
00:06:30Non, non, non, c'est machiste,
00:06:33c'est patriarcal.
00:06:34J'allais dire fasciste, mais je me retiens.
00:06:36Non, non, il ne faut plus dire, voilà,
00:06:38il faut changer tout ça.
00:06:39Le Panthéon, la déclaration des droits de l'homme,
00:06:42etc., etc., etc.
00:06:44C'est magnifique.
00:06:45C'est-à-dire qu'on se dit,
00:06:47jusqu'où ça va,
00:06:49jusqu'où on va creuser,
00:06:51avant d'arriver au gaz de schiste.
00:06:54Vraie question.
00:06:57Sud Radio Bercoff, dans tous ses états,
00:06:59midi 14h, André Bercoff.
00:07:01Puisqu'on parle d'histoire, André,
00:07:03le musée abritant l'immense,
00:07:04tapisserie de Bayeux,
00:07:05ferme ses portes aujourd'hui pour rénovation.
00:07:07Elle réouvrira, si tout se passe bien,
00:07:09en 2027 pour le millénaire de Guillaume le Conquérant.
00:07:11Et en attendant de retrouver son nouvel écran,
00:07:13la tapisserie devait être exposée
00:07:14au British Museum de Londres,
00:07:16malgré les mises en garde de plusieurs experts.
00:07:18Et figurez-vous qu'en janvier 2025,
00:07:20la préfecture du Calvados
00:07:21publiait sur ses réseaux sociaux
00:07:22une vidéo très révélatrice, justement.
00:07:26Depuis l'annonce par le chef de l'État
00:07:27du prêt de l'œuvre britannique,
00:07:29la vidéo a été supprimée.
00:07:30Heureusement, nous l'avons écoutée.
00:07:32En fait, on s'est rendu compte,
00:07:34au fur et à mesure des études,
00:07:35qu'à la fois la tapisserie était trop fragile
00:07:37pour être déplacée sur une grande distance
00:07:39et que toute manipulation supplémentaire
00:07:42était un risque pour sa conservation.
00:07:43Et on s'est aussi rendu compte
00:07:45que la construction d'un bâtiment
00:07:46ou l'aménagement d'un bâtiment
00:07:47à proximité pour la restauration
00:07:49serait beaucoup trop onéreux.
00:07:50Voilà, voilà ce qui se passe.
00:07:52Alors on dit, oui,
00:07:53allez, on va envoyer la tapisserie de Bayeux
00:07:55quand on a envoyé la joconde, etc.,
00:07:57aux États-Unis.
00:07:58Oui, mais voilà ce que disent, effectivement,
00:08:03ce que disent tous les experts
00:08:04et voilà ce que dit l'expert de musée.
00:08:08Eh bien, tapisserie d'Angers.
00:08:12Trésor national, je rappelle.
00:08:14Elle est conservée à Bayeux
00:08:16depuis des siècles.
00:08:18Très exactement, c'est un texte
00:08:20de près de 950 ans,
00:08:22la tapisserie de Bayeux.
00:08:23Ceux qui l'ont vu, moi,
00:08:24j'y suis allé à Bayeux.
00:08:25C'est absolument magnifique.
00:08:27C'est formidable.
00:08:28C'est une tapisserie qui mesure
00:08:30presque 70 mètres de long
00:08:31et plus de 50 centimètres de haut.
00:08:34Même si aujourd'hui,
00:08:35elle est conservée à plat, bien stabilisée,
00:08:36tout enroulement, pli ou vibration
00:08:38pendant le transport
00:08:39peut fragiliser ou casser
00:08:40les fibres anciennes.
00:08:42Elle est conservée
00:08:42à des conditions de température
00:08:43très sensibles à la lumière.
00:08:46Il y a tout ça.
00:08:47Eh bien, tant pis.
00:08:51Tant pis.
00:08:52Car tel est mon bon plaisir,
00:08:54le président Macron a décidé
00:08:56de le prêter aux Anglais
00:08:58pour montrer à quel point
00:09:00nous sommes dans la grande alliance
00:09:02effectivement avec les Anglais.
00:09:05Et la conquête,
00:09:07vous savez, ça raconte la conquête
00:09:08de l'Angleterre par Guillaume
00:09:09le conquérant en 1066.
00:09:12Eh bien, voilà.
00:09:12Voilà.
00:09:13Et simplement,
00:09:15Maud, on peut se poser la question
00:09:16pourquoi l'Angleterre
00:09:19et pourquoi maintenant ?
00:09:20Moi, c'est une question
00:09:21qu'il faudrait poser peut-être
00:09:23aux responsables politiques.
00:09:24Eh bien, on va non seulement
00:09:26la leur poser,
00:09:27mais on va y répondre.
00:09:28Moi, je vous avoue
00:09:29que ce qui m'a fait bondir surtout,
00:09:31c'est à la fois
00:09:32à la fois de l'ignorer,
00:09:34de mépriser les déclarations
00:09:36des experts quant à la fragilité
00:09:39de ce chef-d'oeuvre
00:09:40qui est la tapisserie de Bayeux,
00:09:42mais surtout avec ce qui se passe
00:09:43en Angleterre aujourd'hui.
00:09:45Parce qu'on peut en parler,
00:09:47les sud-radioïstes,
00:09:48les gens qui nous écoutent,
00:09:50les gens qui sont avec nous, etc.
00:09:52On peut en parler.
00:09:52Qu'est-ce qui se passe ?
00:09:55Eh bien, il y a une chose
00:09:57très simple.
00:09:58C'est que l'Angleterre,
00:10:00aujourd'hui,
00:10:01ne défend plus
00:10:02ça, son peuple.
00:10:04L'Angleterre,
00:10:05le gouvernement anglais
00:10:06ne défend plus son peuple.
00:10:08Vous allez me dire,
00:10:08attendez, vous exagérez,
00:10:09Bercoff,
00:10:10qu'est-ce que ça veut dire ?
00:10:11J'exagère.
00:10:12Écoutez, c'est très simple.
00:10:13On a tous vu
00:10:14dans les réseaux sociaux
00:10:15ou ailleurs
00:10:15des manifestations
00:10:16dans lesquelles
00:10:17des Anglais
00:10:18se promenant
00:10:18avec le drapeau anglais
00:10:20étaient appréhendés
00:10:21par la police anglaise.
00:10:23Il y a eu encore
00:10:23à Epping,
00:10:24qui est une ville
00:10:26d'Angleterre,
00:10:28il y a eu
00:10:29une femme
00:10:31qui s'est mise
00:10:31sur l'un des bâtiments
00:10:32municipaux
00:10:33avec un grand
00:10:34drapeau
00:10:37britannique
00:10:39d'Albion.
00:10:41Eh bien,
00:10:41elle a été
00:10:42manu militari
00:10:43retirée
00:10:44par la police
00:10:45anglaise.
00:10:47Et vous savez
00:10:48qu'aujourd'hui,
00:10:49il y a des tas
00:10:50d'exemples
00:10:51que des juges
00:10:54condamnent.
00:10:56Si vous mettez
00:10:57quelque chose
00:10:58sur Twitter
00:10:59en disant
00:10:59mais il y a
00:11:00un problème
00:11:00d'immigration
00:11:01illégale,
00:11:02d'immigration
00:11:03clandestine,
00:11:05il y a des problèmes
00:11:06non seulement
00:11:06d'insécurité
00:11:07mais de viol,
00:11:08etc.,
00:11:08comme il y a eu
00:11:09à Epping,
00:11:10eh bien,
00:11:10vous êtes arrêtés.
00:11:11C'est-à-dire que vous,
00:11:12les lanceurs d'alerte,
00:11:13c'est vous
00:11:14qui êtes coupables.
00:11:15C'est effectivement
00:11:16cela.
00:11:17Et puis,
00:11:18deuxièmement,
00:11:18il faut quand même rappeler
00:11:20l'Angleterre en ce moment,
00:11:21je vais vous dire,
00:11:22c'est près de chez nous,
00:11:23c'est pas loin,
00:11:24eh bien,
00:11:24depuis 20-25 ans,
00:11:26il y a eu des milliers
00:11:27de jeunes filles
00:11:27anglaises
00:11:28de 10,
00:11:2912 et 14 ans
00:11:30qui ont été
00:11:31tabassées,
00:11:32violées
00:11:33et qui ont été
00:11:34mises en esclavage
00:11:35sexuel
00:11:36et en prostitution
00:11:37par des gangs
00:11:38de Pakistanais.
00:11:39Eh bien,
00:11:40on ne le disait pas.
00:11:40Non,
00:11:41il ne fallait pas le dire
00:11:41parce que
00:11:42ce n'était pas bien,
00:11:43c'était être raciste
00:11:45de le dire.
00:11:46Mais ça veut dire quoi,
00:11:47ça veut dire
00:11:48que le gouvernement
00:11:49anglais
00:11:50travaille
00:11:52contre son peuple.
00:11:54Il faut le dire
00:11:54aujourd'hui,
00:11:55le gouvernement
00:11:55que M. Kirstarmer
00:11:56et son gouvernement
00:11:59que l'on envoie
00:12:00la tapisserie
00:12:01de Bayeux
00:12:01au moment
00:12:02où l'Angleterre,
00:12:03l'Angleterre en tout cas,
00:12:04les autorités anglaises
00:12:05se vendent
00:12:06au plus offrant.
00:12:07C'est quoi cette histoire ?
00:12:08Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:12:10Et je rappellerai une chose,
00:12:12il y a eu
00:12:12un témoignage
00:12:14hier.
00:12:15Hier,
00:12:15on demandait,
00:12:15mais dites-moi
00:12:16à une députée
00:12:18travailliste,
00:12:19justement du parti
00:12:19de M. Starmer,
00:12:21on demandait,
00:12:22mais dites-moi
00:12:22par rapport,
00:12:23donc si on comprend bien,
00:12:25parce que ça a été écrit,
00:12:26il y avait un hôtel
00:12:27abritant
00:12:27des demandeurs d'asile,
00:12:30illégaux souvent,
00:12:31la plupart clandestins,
00:12:33eh bien,
00:12:34comme il y a eu
00:12:34plusieurs viols,
00:12:36la population
00:12:37s'est érigée,
00:12:39pardon,
00:12:39en disant
00:12:40fermez l'hôtel.
00:12:41Eh bien,
00:12:42le gouvernement a dit
00:12:43pas question de fermer l'hôtel,
00:12:44et on a demandé
00:12:45à une députée
00:12:46travailliste,
00:12:46on lui disait,
00:12:47mais si on comprend bien,
00:12:48c'est à la télévision anglaise,
00:12:50si on comprend bien,
00:12:50vous mettez le droit
00:12:52des demandeurs d'asile,
00:12:53il est supérieur
00:12:54au droit
00:12:55de la population anglaise.
00:12:56Et elle a dit oui,
00:12:57oui absolument.
00:12:59Voilà,
00:13:00ça s'appelle quoi ?
00:13:00Ça,
00:13:01ça s'appelle l'accueil ?
00:13:02Ça,
00:13:02ça s'appelle effectivement
00:13:03la démocratie ?
00:13:05Ça veut dire quoi ?
00:13:06Je crois qu'il y a vraiment
00:13:06un problème
00:13:07très grave en Angleterre,
00:13:09et je vais vous dire,
00:13:10on a intérêt
00:13:11à regarder
00:13:12ce qui se passe
00:13:13de l'autre côté
00:13:13de la Manche,
00:13:14parce que croire
00:13:15que nous sommes préservés
00:13:17est à mon avis
00:13:19une très très
00:13:20douce utopie.
00:13:22D'où la révolte
00:13:23dans un certain nombre
00:13:24de pays,
00:13:25il faut le savoir,
00:13:26d'Europe,
00:13:26etc.
00:13:27Les gens sortent
00:13:28avec leur drapeau,
00:13:29les gens sortent
00:13:30en disant
00:13:30écoutez,
00:13:31on est ça.
00:13:32Ce n'est pas
00:13:33xénophobe,
00:13:34ce n'est pas du tout
00:13:35anti,
00:13:36mais c'est d'expliquer
00:13:37on ne peut pas
00:13:38accepter tout,
00:13:39on ne peut pas
00:13:40accepter de se laisser
00:13:41défaire de sa culture,
00:13:43de son identité,
00:13:45etc.
00:13:46Il y en a qui veulent
00:13:46que l'Occident,
00:13:47il y en a qui veulent
00:13:48que telle ou telle nation
00:13:49disparaisse,
00:13:50et bien on verra
00:13:51si on se laisse faire
00:13:52ou pas.
00:13:53En tout cas,
00:13:53intéressant à suivre.
00:13:55Pour que nos auditeurs
00:13:56comprennent bien
00:13:56et pour alimenter
00:13:57avec quelques chiffres,
00:13:58André,
00:13:59depuis plusieurs jours,
00:13:59il y a des manifestations,
00:14:00plusieurs semaines même,
00:14:01au Royaume-Uni
00:14:02et ailleurs,
00:14:02comme vous l'avez dit,
00:14:03notamment en Irlande,
00:14:04au Japon,
00:14:05en Australie.
00:14:07Le gouvernement britannique
00:14:08dépense environ
00:14:095,77 millions de livres
00:14:10par jour
00:14:11pour héberger
00:14:1132 000 demandeurs d'asile
00:14:13dans plus de 200 hôtels,
00:14:14principalement dans le sud
00:14:15de l'Angleterre.
00:14:16Pour vous donner une petite idée,
00:14:17je ne sais pas
00:14:18ce que ça représente
00:14:19à l'année.
00:14:19À l'année en France,
00:14:20ça nous coûte par exemple
00:14:2140 milliards d'euros,
00:14:23l'immigration.
00:14:24Donc ça peut être aussi
00:14:24un motif de manifestation
00:14:25en France,
00:14:26on ne sait pas
00:14:26s'il y aura le même mouvement
00:14:27en tout cas dans notre pays.
00:14:29Et puis il y a
00:14:29la perte d'identité,
00:14:30vous l'avez dit tout à l'heure,
00:14:32les protestataires
00:14:33reprochent au gouvernement
00:14:33une immigration incontrôlée,
00:14:3527 000 traversées illégales
00:14:36de la Manche en 2025,
00:14:37c'est plus 50%
00:14:39par rapport à l'année dernière.
00:14:41André ?
00:14:41En tout cas,
00:14:42il y a un véritable problème
00:14:43qui est posé
00:14:44et je trouve que l'Angleterre
00:14:45aujourd'hui
00:14:46est un laboratoire,
00:14:47hélas,
00:14:48mais ce n'est pas un laboratoire
00:14:49seulement,
00:14:50parce que des gens y vivent
00:14:51chauffés à blanc
00:14:51de ce qui peut se passer.
00:14:53Alors oui,
00:14:54oui,
00:14:54à une certaine immigration,
00:14:56oui,
00:14:57à ne pas fermer
00:14:58toutes les frontières,
00:14:59mais non,
00:15:00non,
00:15:01non,
00:15:01à l'immigration
00:15:02incontrôlée,
00:15:03et à surtout
00:15:05à accepter
00:15:06qu'on défende
00:15:08un certain nombre
00:15:09de gens
00:15:09plus que leur propre peuple.
00:15:11Ça me paraît
00:15:12quand même grave.
00:15:13Et là aussi,
00:15:14chers auditeurs,
00:15:14si vous voulez réagir,
00:15:15je vous ai coupé,
00:15:15vous vouliez conclure.
00:15:16Non, non, non,
00:15:17on va parler d'Ukraine, là.
00:15:18Oui,
00:15:19dans un instant,
00:15:19après la publicité,
00:15:21d'ici là,
00:15:21n'hésitez pas à appeler
00:15:22la radio 0826 300 300,
00:15:25réagissez à tous les sujets
00:15:26qu'on évoque ce matin
00:15:26avec André.
00:15:27Si vous vous habitez
00:15:28à Bayeux, par exemple,
00:15:29et que vous êtes touchés
00:15:30par l'histoire
00:15:30de la tapisserie de Bayeux,
00:15:31n'hésitez pas à nous appeler,
00:15:32idem pour l'Europe.
00:15:34Et pas seulement
00:15:34si vous habitez à Bayeux,
00:15:35même si vous habitez
00:15:36en dehors de Bayeux.
00:15:37C'est vrai,
00:15:37on n'est pas,
00:15:38voilà,
00:15:39à tout de suite.
00:15:39On n'est pas raciste.
00:15:40À tout de suite.
00:15:42Sud Radio,
00:15:43Bercov dans tous ses états.
00:15:45Eh bien, vous aussi,
00:15:46vous aussi apparemment,
00:15:47parce que vous appelez,
00:15:48vous êtes en train d'appeler,
00:15:49vous êtes très nombreux à appeler.
00:15:50On a déjà un auditeur,
00:15:51Frédéric,
00:15:52qui appelle de Paris.
00:15:53Bonjour Frédéric.
00:15:54Oui, bonjour.
00:15:56On vous écoute, Frédéric.
00:15:59Oui, je disais,
00:16:00sur M. Bayeux
00:16:02qui s'en prend maintenant
00:16:06aux boomers.
00:16:07Donc, je pense qu'il a dû voir
00:16:08sur les réseaux sociaux
00:16:10certaines personnes
00:16:11au ton désagréable
00:16:13accuser les retraités
00:16:14d'avoir une vie meilleure
00:16:15que les jeunes.
00:16:16Donc, il s'est dit,
00:16:17tiens, ça doit être dans le vent.
00:16:18Donc, je vais accuser les boomers.
00:16:20Mais il oublie quand même une chose.
00:16:22Il dit d'ailleurs lui-même
00:16:22qu'il en fait partie.
00:16:23C'est curieux qu'il dise ça.
00:16:25Il oublie que les boomers,
00:16:27c'est quand même ces gens-là
00:16:28qui ont construit
00:16:30la France actuelle.
00:16:31Les boomers,
00:16:31c'est le TGV,
00:16:32c'est le Concorde,
00:16:33c'est les avions Airbus
00:16:34que tout le monde,
00:16:37y compris les jeunes,
00:16:38peuvent prendre
00:16:38sans problème
00:16:40et pas toujours
00:16:40à des prix très élevés
00:16:41par rapport aux trains
00:16:42pour aller en vacances
00:16:44un peu partout.
00:16:44C'est les boomers
00:16:45qui ont construit ça.
00:16:46On a le plus beau réseau
00:16:47d'autoroutes
00:16:48certainement au monde
00:16:49en France.
00:16:50C'est les boomers
00:16:51qui ont permis cela.
00:16:53Et ces boomers,
00:16:54ils ont quand même
00:16:54travaillé 40 ans.
00:16:56Pendant 40 ans,
00:16:57ils ont cotisé.
00:16:57et leur cotisation
00:16:59a notamment servi
00:17:01à payer les retraites
00:17:02de leurs parents
00:17:02et grands-parents.
00:17:03Ils n'ont rien dit.
00:17:05Et leurs conditions
00:17:06de travail
00:17:06il y a 40 ans,
00:17:08il y a 30 ans,
00:17:09n'étaient certainement pas
00:17:11et absolument pas
00:17:12les mêmes
00:17:13que celles de maintenant
00:17:15où l'employé,
00:17:17l'ouvrier,
00:17:17quand même beaucoup plus
00:17:18l'employé.
00:17:19Ils ont connu des semaines
00:17:20quand même
00:17:20plutôt de 45-48 heures,
00:17:23semaine normale.
00:17:24beaucoup n'avaient qu'une journée
00:17:26voire une journée et demie
00:17:28de repos
00:17:28par semaine.
00:17:30Et comme ils ont cotisé,
00:17:32ils ont beaucoup travaillé.
00:17:33Ils ont beaucoup cotisé.
00:17:35Il est quand même normal
00:17:36que maintenant
00:17:36ils puissent jouir
00:17:38de leur retraite
00:17:39et on cotise
00:17:40en fonction
00:17:40de ce qu'on gagne.
00:17:42Alors plus on gagne
00:17:43en montant
00:17:43dans la hiérarchie,
00:17:45que ce soit
00:17:45la hiérarchie
00:17:46de la fonction publique
00:17:47ou la hiérarchie
00:17:48de l'entreprise,
00:17:49plus on gagne,
00:17:51plus on cotise.
00:17:51Donc effectivement,
00:17:52au bout du compte,
00:17:53on a une retraite
00:17:54qui est à la hauteur
00:17:55de la cotisation.
00:17:56Donc le boomer
00:17:57ne vole rien.
00:17:58Non mais non seulement
00:18:00le boomer ne vole rien,
00:18:01mais enfin,
00:18:02il faut aussi...
00:18:03D'ailleurs,
00:18:03on va en parler,
00:18:03vous savez,
00:18:04en seconde partie de l'émission,
00:18:05à partir de 13h,
00:18:05on va en parler
00:18:06avec l'économiste
00:18:07Marc Doati,
00:18:08justement de...
00:18:09Parce qu'aujourd'hui,
00:18:10donc si on comprend bien,
00:18:12si on a 3 milliards de dettes,
00:18:13c'est à cause des boomers,
00:18:14quoi.
00:18:15Enfin,
00:18:15notamment à cause des boomers.
00:18:16C'est effectivement
00:18:17un peu n'importe quoi.
00:18:18Et puis je vais vous dire,
00:18:19quand vous parlez
00:18:21mais moi je voudrais savoir,
00:18:22très sincèrement,
00:18:23et ce n'est pas du tout
00:18:26un ostracif
00:18:26contre qui que ce soit,
00:18:28mais pourquoi
00:18:28le service public
00:18:30et les fonctionnaires
00:18:31ont une retraite
00:18:33à compter des 6 mois
00:18:35ou 9 mois
00:18:36de cotisation
00:18:36alors que le privé,
00:18:38c'est sur les 25 ans
00:18:39d'activité.
00:18:40Alors que sur le public,
00:18:42c'est 6 à 9 mois
00:18:43d'activité,
00:18:43on va aussi en parler.
00:18:44En tout cas,
00:18:45arrêtons de faire
00:18:46des boomers émissaires
00:18:47comme on fait
00:18:48des boucs émissaires.
00:18:49Ça c'est clair Frédéric.
00:18:50Et là,
00:18:51on va passer
00:18:52au second invité
00:18:53et sur le second sujet,
00:18:55la tapisserie de Bayeux,
00:18:55on accueille Gérard.
00:18:57Bonjour Gérard.
00:18:59Bonjour André,
00:19:00bonjour Maud.
00:19:01Merci de prendre mon appel.
00:19:05Alors,
00:19:05je suis de Bayeux.
00:19:06Oui.
00:19:06Je connais évidemment
00:19:08très bien la tapisserie.
00:19:11J'y étais encore
00:19:12samedi soir
00:19:14puisque c'était
00:19:16la dernière possibilité
00:19:18pour nous
00:19:19d'admirer
00:19:20ce document
00:19:21inestimable
00:19:22avant fermeture
00:19:24du musée
00:19:24pour nos travaux.
00:19:25C'est ça, oui.
00:19:26Bien.
00:19:27Alors,
00:19:28une précision tout d'abord
00:19:30puisque tout à l'heure
00:19:31vous avez dit
00:19:32qu'elle était présentée
00:19:33à plat.
00:19:34ça n'est pas le cas.
00:19:36Elle est présentée
00:19:37de manière verticale.
00:19:39Oui.
00:19:40Oui, c'est vrai.
00:19:41Non, non, tout à fait.
00:19:42Non, mais quand j'y lis à plat,
00:19:43je veux dire qu'elle est présentée,
00:19:44elle est sur un mur.
00:19:45Enfin, elle est sur un...
00:19:45Oui, oui.
00:19:47Ça fait un U
00:19:48puisqu'elle mesure
00:19:5070 mètres de long
00:19:52sur 50 centimètres
00:19:54de long.
00:19:55Oui, tout à fait.
00:19:56Mais juste un mot.
00:19:58Et vous,
00:19:59vous avez réagi comment
00:20:01quand vous avez appris
00:20:02qu'en tout cas
00:20:03outrepassant effectivement
00:20:04les conseils
00:20:06ou les objurgations
00:20:07d'un certain nombre
00:20:08d'experts et muséaux
00:20:10qu'on allait envoyer
00:20:11la tapisserie de Bayeux
00:20:12à Londres ?
00:20:14Ben écoutez,
00:20:15quand je l'ai appris,
00:20:15alors déjà,
00:20:16il faut savoir
00:20:17que
00:20:18M. Macron
00:20:20avait
00:20:21pointé le bout du nez
00:20:23dès 2018
00:20:24évoquant
00:20:25l'idée
00:20:25devant
00:20:26Theresa May
00:20:27qui était
00:20:28le premier ministre
00:20:30britannique
00:20:30de l'époque,
00:20:32l'idée
00:20:33de prêter
00:20:34la tapisserie.
00:20:35D'accord.
00:20:37Alors,
00:20:37à l'époque déjà,
00:20:40j'avais tendu l'oreille
00:20:41et je grimpais
00:20:42au rideau.
00:20:44Et quand
00:20:44le 9 juillet,
00:20:46à l'occasion
00:20:47de la
00:20:48visite d'État
00:20:49au Royaume-Uni,
00:20:53eh bien,
00:20:54Macron
00:20:55donc a confirmé
00:20:56sa décision
00:20:57d'un prêt
00:20:58de la tépisserie
00:20:59de Bayeux,
00:21:01comme
00:21:01un certain
00:21:03nombre
00:21:04de bazocas,
00:21:05ce sont les natifs
00:21:06et de Bayeux-Uni,
00:21:07ce sont les habitants,
00:21:08eh bien,
00:21:09j'étais
00:21:10furieux.
00:21:12Mais vous étiez furieux
00:21:13parce que vous êtes d'accord
00:21:14avec ceux qui disent
00:21:15que c'est trop fragile
00:21:16et que c'est vraiment
00:21:17risqué
00:21:17de faire cela.
00:21:19Ça n'est pas,
00:21:20donc,
00:21:20ceux qui disent
00:21:21qu'elle est trop fragile,
00:21:23c'est attesté
00:21:24par des experts
00:21:27scientifiques
00:21:28et des spécialistes
00:21:30de la restauration
00:21:32des tissus anciens.
00:21:33D'accord.
00:21:35Et alors,
00:21:35j'ai envoyé
00:21:37Maud,
00:21:38donc,
00:21:39en accopie,
00:21:41un message
00:21:42à un certain nombre
00:21:43de mes amis
00:21:44sur le sujet
00:21:45avec des chiffres
00:21:47qui parlent
00:21:48d'eux-mêmes.
00:21:49D'accord.
00:21:50Mais juste un mot,
00:21:51Frédéric,
00:21:52est-ce qu'il y a eu
00:21:52vraiment,
00:21:53alors,
00:21:53on a vu,
00:21:54effectivement,
00:21:54des protestations,
00:21:55mais est-ce qu'il y a eu
00:21:56à Bayeux ou ailleurs
00:21:57un mouvement
00:21:57soit de contestation,
00:22:00soit de dire
00:22:00que ce n'est pas possible
00:22:01parce que,
00:22:02ou pas,
00:22:03en fait,
00:22:04et parce que ça va se faire,
00:22:05en principe,
00:22:07et ça va aller,
00:22:09surtout dans cette Angleterre
00:22:10de Keir Starmer
00:22:11dont je parlais aujourd'hui,
00:22:12dont on connaît le régime,
00:22:14je ne parle pas du peuple anglais,
00:22:15bien sûr,
00:22:16mais je parle de ses dirigeants actuels.
00:22:19Est-ce qu'il y a eu
00:22:21un mouvement,
00:22:22quand même,
00:22:22un peu partout,
00:22:23et pas seulement à Bayeux,
00:22:24de contestation,
00:22:25Gérard ?
00:22:26Alors,
00:22:26oui,
00:22:26il y a un mouvement
00:22:27de contestation
00:22:28qui a été initié
00:22:30par Didier Rikner.
00:22:32Oui,
00:22:32qu'on connaît,
00:22:33on l'a reçu ici,
00:22:34bien sûr.
00:22:34De la tribune de l'art.
00:22:36Tout à fait.
00:22:36Il a lancé sur change.org
00:22:39une pétition.
00:22:41Alors,
00:22:41il l'a fait,
00:22:43donc,
00:22:43début juillet,
00:22:45période estivale.
00:22:47Oui,
00:22:47bien sûr.
00:22:47faisant,
00:22:48il était difficile de déclencher une vague considérable de signatures.
00:22:55Oui.
00:22:56Et à ce jour,
00:22:56il y en a déjà 62 000.
00:22:58Ah oui,
00:22:59c'est pas mal.
00:23:00J'ai relayé,
00:23:01je continuerai de relayer,
00:23:03donc,
00:23:04cette pétition.
00:23:06Alors,
00:23:06sur le plan local,
00:23:08il y a un mouvement de contestation,
00:23:12est encore bien trop faible.
00:23:16Et j'ai donc dit ma façon de penser
00:23:19en direction,
00:23:21donc,
00:23:22de mes concitoyens,
00:23:25Majokas et Bayeuxin.
00:23:27Bon,
00:23:27il y a eu,
00:23:28c'était le 23 août,
00:23:31une manifestation dans le centre de Bayeux
00:23:33pour protester contre cette décision absolument folle
00:23:37de près de la tapisserie
00:23:39à l'Angleterre.
00:23:42Mais,
00:23:43hélas,
00:23:43il n'y avait que 35 personnes.
00:23:46Oui,
00:23:46non,
00:23:47mais c'est évident que ça ne va pas faire une manifestation de masse,
00:23:51on ne va pas avoir un million de personnes dans la rue,
00:23:53ni 100 000.
00:23:55Mais c'est très bon,
00:23:56en tout cas,
00:23:56écoutez,
00:23:56nous,
00:23:57on a relayé ça parce qu'on a aussi réagi,
00:23:59nous,
00:23:59nous tous,
00:24:00en se disant,
00:24:01écoutez,
00:24:01il y a des experts,
00:24:02des gens qui connaissent la chose,
00:24:04qui disent,
00:24:04attention,
00:24:05danger,
00:24:06et on dit,
00:24:06oh,
00:24:06ça n'a aucune espèce d'importance,
00:24:08c'est pas grave,
00:24:09on va le faire,
00:24:10c'est bien,
00:24:10car t'es les bonbons plaisir.
00:24:12Comme disait Louis le 14ème.
00:24:15Frédéric,
00:24:16en tout cas,
00:24:16écoutez,
00:24:17Gérard,
00:24:18pardon,
00:24:18Gérard,
00:24:19excusez-moi,
00:24:19tenez-nous au courant de ce qui peut se passer encore.
00:24:24C'est prévu pour quand ?
00:24:25Juste,
00:24:25dernière question,
00:24:25vous savez.
00:24:26Alors,
00:24:26c'est prévu,
00:24:29donc,
00:24:30déplacement de la tapisserie vers l'Angleterre,
00:24:34septembre 2026,
00:24:38pardon.
00:24:38C'est dans un an,
00:24:39dans un an,
00:24:40oui.
00:24:40Donc,
00:24:41jusqu'en juin 2027.
00:24:44D'accord,
00:24:44d'accord.
00:24:45Voilà,
00:24:45la date est prévue de la réouverture du musée.
00:24:49Et là,
00:24:51donc,
00:24:52ce sera,
00:24:53donc,
00:24:54mon dernier propos,
00:24:56Maud a des éléments précis,
00:25:00notamment,
00:25:01donc,
00:25:01sur la fragilité,
00:25:04les points d'usure,
00:25:05les déchirures,
00:25:06etc.
00:25:06J'ai bien reçu le mail.
00:25:07On va regarder ça,
00:25:10Gérard,
00:25:11mais surtout,
00:25:12surtout,
00:25:12surtout,
00:25:13encore une fois,
00:25:14ce qui traduit,
00:25:15au-delà,
00:25:16c'est énorme,
00:25:17la tapisserie de Bayeux,
00:25:18mais au-delà de ça,
00:25:19ce qui traduit un certain mépris,
00:25:21quand même,
00:25:22une certaine,
00:25:23je dirais,
00:25:24une espèce de,
00:25:25bon,
00:25:26écoutez,
00:25:26si vous n'êtes pas content,
00:25:27et bien,
00:25:28et ce n'est pas valable,
00:25:30hélas,
00:25:31que pour les chefs-d'oeuvre universels,
00:25:32comme la tapisserie de Bayeux.
00:25:34C'était aussi valable,
00:25:36hélas,
00:25:36pour un certain nombre
00:25:37de domaines socio-économiques
00:25:41ou autres,
00:25:42ou sécuritaires,
00:25:43dont on ferait bien
00:25:44de s'occuper
00:25:47et de ne pas prendre exemple,
00:25:50justement,
00:25:51sur l'outre-manche,
00:25:54où on sait ce qui se passe
00:25:55et où il se passe des choses
00:25:56très tristes.
00:25:58Merci, en tout cas.
00:25:59Merci, Gérard.
00:26:00Et on accueille Sophie,
00:26:01qui souhaiterait réagir
00:26:02au sujet des boomers.
00:26:04Bonjour, Sophie.
00:26:04Oui,
00:26:05bonjour, André.
00:26:07C'est super de vous retrouver.
00:26:08Vous nous manquiez.
00:26:09Merci.
00:26:09Bref,
00:26:10je voulais vous dire
00:26:11que les affreux boomers
00:26:12ont quand même
00:26:13ceux qui sont restés
00:26:14après la guerre du Vietnam,
00:26:16celle d'Algérie,
00:26:18ceux qui se sont tapés
00:26:1918 mois de service militaire
00:26:20pour une guerre
00:26:21qui ne les concernait pas.
00:26:23Ces affreux boomers
00:26:24qui ont supprimé
00:26:26le service militaire
00:26:26à nos chères petites têtes blondes,
00:26:28qui ne vont pas voter,
00:26:30qui ne vont pas voter.
00:26:31c'est trop difficile
00:26:31de se lever
00:26:32à dimanche matin
00:26:33de temps en temps
00:26:33pour aller mettre
00:26:34son gluten dans l'urne.
00:26:35Ces affreux boomers
00:26:36qui leur permettent
00:26:37avec leurs économies
00:26:39de rentrer dans la vie
00:26:40en étant aidés
00:26:40par grand-papa
00:26:41ou grand-maman.
00:26:43Les tanguis,
00:26:44les tanguis, oui.
00:26:45Voilà,
00:26:46tous ces jeunes-là,
00:26:47quand vous leur parlez politique
00:26:48en leur disant
00:26:49qu'il y a quand même
00:26:49des petits problèmes
00:26:50qui vont vous poursuivre
00:26:51toute votre vie,
00:26:52à savoir une immigration
00:26:53qui est galopante,
00:26:55une perte d'identité,
00:26:56etc.
00:26:56Ils vous disent
00:26:57que le monde est magnifique.
00:26:58Alors,
00:26:58s'il est magnifique,
00:26:59qu'ils foutent la paix
00:27:01aux boomers,
00:27:01qu'ils ont travaillé
00:27:02toute leur vie
00:27:03pour essayer
00:27:03de rendre un monde meilleur
00:27:04et puis peut-être
00:27:06qu'un jour,
00:27:07ils réaliseront
00:27:08que la vie,
00:27:09ce n'est pas uniquement
00:27:09d'être dilettante
00:27:12et de voir arriver
00:27:13les choses
00:27:13sans essayer
00:27:14d'être concerné
00:27:15cinq minutes.
00:27:16Moi,
00:27:16je leur souhaite
00:27:16bon courage
00:27:17et j'ai tourné
00:27:18de moi
00:27:18des gens
00:27:19qui ne foutent rien
00:27:19mais aussi des jeunes
00:27:21qui sont plein d'aide,
00:27:22plein d'allons
00:27:22et plein de courage.
00:27:23Bien sûr.
00:27:24Mais si vous voulez
00:27:25tout mettre dans le même panier,
00:27:27ce n'est pas bon
00:27:27pour déjà une société
00:27:28qui ne va pas bien.
00:27:29Vous savez,
00:27:31toute généralisation abusive
00:27:33est une preuve,
00:27:35je dirais,
00:27:36d'une certaine,
00:27:37pardon de le dire,
00:27:38imbécilité.
00:27:40Et je crois que vraiment,
00:27:41là aussi,
00:27:42Michel Audiat
00:27:42aurait pu dire
00:27:43des choses assez fortes
00:27:44là-dessus.
00:27:44Oh là là !
00:27:45Merci en tout cas.
00:27:46Merci.
00:27:47Merci.
00:27:48Sud Radio Bercoff
00:27:49dans tous ses états
00:27:50midi 14h.
00:27:52André Bercoff.
00:27:53On parlait tout à l'heure
00:27:54du phénomène britannique
00:27:56avec ses levées de boucliers
00:27:58et de drapeaux surtout
00:28:00qui s'est étendue
00:28:01à certains pays d'Europe
00:28:02et du monde.
00:28:03Mais il y a aussi
00:28:04des événements en Europe.
00:28:06Là, je vous cède la parole.
00:28:08Alors,
00:28:08merci de me la céder,
00:28:10chère Maude.
00:28:11Non,
00:28:12c'est vrai qu'il se passe
00:28:12quelque chose de passionnant.
00:28:14Vous savez,
00:28:14on est toujours très très souvent
00:28:15et je dirais même
00:28:16dans les médias,
00:28:17même notre critique,
00:28:18c'est très bien
00:28:19d'être franco-français,
00:28:20c'est très bien
00:28:20de s'occuper des problèmes
00:28:21de la France.
00:28:21Mais croire que ce qui se passe
00:28:23dans le monde
00:28:24ne nous concerne pas,
00:28:25ne nous impacte pas,
00:28:26ne nous influence pas,
00:28:27ne nous touche pas
00:28:28est évidemment une aberration.
00:28:30Et c'est très intéressant
00:28:32ce qui se passe actuellement
00:28:33avec, évidemment,
00:28:34on en reparlera bien sûr
00:28:35dans l'émission
00:28:36à plusieurs reprises,
00:28:38ce qui se passe
00:28:39entre l'Amérique de Trump,
00:28:41l'Union européenne,
00:28:43la Russie de Poutine
00:28:44et puis la Chine,
00:28:47l'Inde,
00:28:48tout ça nous impacte
00:28:49au premier degré,
00:28:50il ne faut jamais l'oublier.
00:28:52Alors,
00:28:52qu'est-ce qui se passe
00:28:52actuellement avec l'Ukraine ?
00:28:54On va en parler un peu,
00:28:55prendre le temps
00:28:56d'en parler un tout petit peu,
00:28:58qui est ceci,
00:28:59qu'il faut savoir
00:28:59qu'en 31 août 2025,
00:29:02donc là,
00:29:04au jour de l'année,
00:29:04il y a fait hier,
00:29:05les engagements totaux
00:29:07s'élèvent
00:29:08pour aider l'Ukraine,
00:29:09s'élèvent
00:29:09à environ
00:29:10167 milliards d'euros,
00:29:13environ
00:29:13donc 186 milliards
00:29:15de dollars,
00:29:15selon les données
00:29:16les plus récentes
00:29:17du Kiel Institute
00:29:17for the World Economy,
00:29:19voilà,
00:29:20et des institutions européennes.
00:29:22Donc,
00:29:22très bien,
00:29:23aider l'Ukraine parfait,
00:29:24donc il faut savoir simplement
00:29:25que cela dépasse déjà
00:29:26l'aide américaine,
00:29:27l'Amérique a donné
00:29:28115 milliards d'euros,
00:29:29l'Europe est devenue
00:29:30le principal donateur mondial,
00:29:32particulièrement
00:29:33en aide militaire
00:29:34depuis juin 2025.
00:29:37Mais alors,
00:29:37pourquoi on en parle ?
00:29:39Parce que ce qui est intéressant,
00:29:40c'est que quand il y a eu
00:29:41la rencontre entre Trump
00:29:42et certains dirigeants européens,
00:29:44dont vous avez vu,
00:29:45c'était d'ailleurs
00:29:45spatialement et géographiquement
00:29:47très intéressant
00:29:48de voir les 5
00:29:48en rangs d'oignons
00:29:49en train d'attendre
00:29:51que M. le Président américain
00:29:53donne les recevoir.
00:29:55Et il y a eu quoi
00:29:56à ce moment-là ?
00:29:57Eh bien,
00:29:58Trump leur a dit,
00:29:59écoutez,
00:29:59nous,
00:30:00on se retire du jeu,
00:30:01on est évidemment
00:30:02pour l'indépendance
00:30:03de l'Ukraine,
00:30:04pour ceci,
00:30:04mais enfin,
00:30:05nous,
00:30:05on ne veut plus dépenser,
00:30:06on a déjà assez payé,
00:30:07il a déjà dit pour l'OTAN,
00:30:08d'ailleurs,
00:30:09pour le budget de l'OTAN,
00:30:10on paye trop,
00:30:11c'est à vous de payer,
00:30:12comme vous le savez.
00:30:13Et là,
00:30:13il a dit,
00:30:14mais,
00:30:14mais,
00:30:15mais,
00:30:15si vous voulez acheter
00:30:16des armes pour l'Ukraine,
00:30:18a dit l'Amérique
00:30:20aux dirigeants européens,
00:30:22qu'à cela ne tienne,
00:30:23on vous les vend.
00:30:24Eh bien,
00:30:24bien sûr,
00:30:25et les autres ont dit,
00:30:26très bien,
00:30:26c'est donc,
00:30:27l'Europe,
00:30:28l'Union européenne,
00:30:29l'Europe,
00:30:29va supporter la totalité,
00:30:32en tout cas,
00:30:33des aides,
00:30:34voilà,
00:30:34des armes américaines,
00:30:36des achats d'armes américaines
00:30:38pour les donner à l'Ukraine.
00:30:39Et Trump,
00:30:40magnifique,
00:30:40il a dit,
00:30:41ah,
00:30:41c'est un très bon deal,
00:30:43voilà,
00:30:43nous,
00:30:43on ne donne plus,
00:30:44mais on vend aux alliés,
00:30:46qui transfèrent ensuite les armes,
00:30:48voilà,
00:30:48livraison rapide,
00:30:49pas de problème,
00:30:50etc.
00:30:51Donc,
00:30:52on va gagner beaucoup d'argent
00:30:53avec la vente,
00:30:54disent les Américains,
00:30:56on va gagner beaucoup d'argent
00:30:57avec la continuation de la guerre,
00:30:59disent les complexes militaro-industriels
00:31:02de tous les pays,
00:31:03surtout américains,
00:31:04et on va dépenser,
00:31:06disent les Européens,
00:31:07qui, comme chacun sait,
00:31:09ne sont pas du tout en dette,
00:31:10n'ont pas du tout de déficit,
00:31:12n'ont pas du tout,
00:31:12etc.
00:31:13Voilà,
00:31:14alors,
00:31:15on se dit,
00:31:16mais au fond,
00:31:17pourquoi,
00:31:18alors,
00:31:18il ne s'agit absolument pas
00:31:20de dire que la Russie
00:31:21n'a pas été l'agresseur,
00:31:23il ne s'agit absolument pas
00:31:24de prendre la partie de Poutine,
00:31:25mais est-ce qu'il n'y a pas,
00:31:27peut-être,
00:31:28comme l'a suggéré Trump,
00:31:29comme l'a suggéré beaucoup d'autres,
00:31:31du temps des accords de Minsk,
00:31:33d'essayer de trouver une solution
00:31:34et d'arrêter,
00:31:35surtout,
00:31:35au-delà de l'argent,
00:31:36des milliers,
00:31:37des milliers,
00:31:38voire des millions de morts,
00:31:40on n'est pas loin du million de morts
00:31:42en Ukraine,
00:31:43pourquoi,
00:31:44pourquoi,
00:31:44à quel prix,
00:31:45etc.
00:31:47Eh bien,
00:31:48la France,
00:31:49alors,
00:31:49certains pays disent,
00:31:50oui,
00:31:50écoutez,
00:31:51il faut accélérer,
00:31:52absolument,
00:31:52il faut discuter,
00:31:53il faut vraiment,
00:31:54d'ailleurs,
00:31:55ça va se faire entre Trump et Poutine,
00:31:57avec Zelensky,
00:31:59ou pas,
00:31:59on le verra,
00:32:00mais,
00:32:01on ne comprend pas pourquoi Macron,
00:32:03du coup,
00:32:04se dit,
00:32:05ah non,
00:32:05non,
00:32:05non,
00:32:05non,
00:32:05non,
00:32:05là,
00:32:06on a un ennemi,
00:32:07un grand méchant loup,
00:32:09c'est la Russie,
00:32:10et c'est Poutine,
00:32:11écoutez le président de la République.
00:32:12Le président Poutine a rarement tenu ses engagements,
00:32:16il a constamment été une puissance de déstabilisation,
00:32:19et il a cherché à revoir les frontières pour étendre son pouvoir,
00:32:27et donc je pense que la Russie est devenue durablement une puissance de déstabilisation,
00:32:33et une menace potentielle pour beaucoup d'entre nous,
00:32:36y compris pour sa propre survie,
00:32:39il a besoin de continuer de manger,
00:32:41voilà,
00:32:43et donc c'est un prédateur,
00:32:44c'est un ogre à nos portes,
00:32:46et je ne dis pas que dès demain,
00:32:47c'est la France qui sera attaquée,
00:32:48mais enfin,
00:32:49c'est une menace pour les Européens,
00:32:51il ne faut pas être naïf.
00:32:52Il ne faut pas être naïf,
00:32:54il ne faut pas être naïf,
00:32:55monsieur le président,
00:32:57donc si je vous comprends bien,
00:32:58ce n'est peut-être pas pour demain,
00:32:59mais ça y est,
00:33:00la Russie va envahir la France,
00:33:02c'est presque fait,
00:33:03d'ailleurs,
00:33:03nous préparons les armées,
00:33:04puisque vous en parlez,
00:33:05voilà,
00:33:06on s'attend,
00:33:07il paraît que les hôpitaux ont tous reçu des directives,
00:33:11pour accueillir un certain nombre de blessés,
00:33:14donc voilà,
00:33:15on se prépare à la guerre,
00:33:18point d'interrogation,
00:33:19on se prépare vraiment à la guerre,
00:33:20mais attendez,
00:33:20attendez,
00:33:21il y a une chose que je voudrais dire encore une fois,
00:33:23et que je voudrais dire,
00:33:24ce n'est pas moi qui le dis,
00:33:25c'est de Jeffrey Sachs,
00:33:27à un certain nombre de généraux,
00:33:29français et ailleurs,
00:33:30à un certain nombre d'experts,
00:33:32tous vous disent,
00:33:34je ne parle pas évidemment des généraux de plateau,
00:33:36de certains généraux de plateau,
00:33:38sur lesquels je ne m'étendrai pas,
00:33:40mais tous vous disent quoi ?
00:33:42Vous disent,
00:33:42attendez,
00:33:43pourquoi on n'a pas respecté
00:33:44les accords de Minsk de 2015 ?
00:33:47Pourquoi on n'a pas respecté,
00:33:50il y a eu un coup d'état,
00:33:51et en 2014,
00:33:53entièrement fomenté par la CIA,
00:33:56Maïdan,
00:33:57contre le président d'alors,
00:34:02tous le disent,
00:34:03des gens de gauche comme des gens de droite,
00:34:05et quand,
00:34:07rappelez-vous,
00:34:08c'était en 1960,
00:34:101962, 1963,
00:34:11quand il y a eu la crise des missiles,
00:34:13quand Khrushchev a mis des missiles soviétiques à Cuba,
00:34:16le président Kennedy,
00:34:17John Fitzgerald Kennedy,
00:34:19a envoyé un mot aux Russes,
00:34:20en disant,
00:34:20si vous ne les retirez pas dans 48 heures,
00:34:22nous bombardons Berlin.
00:34:24Bon,
00:34:25et bien,
00:34:25les Russes,
00:34:26qu'est-ce qu'ils vous disent,
00:34:27mais depuis le début,
00:34:28et d'ailleurs,
00:34:28le Donbass n'aurait pas,
00:34:30n'aurait pas passé à la Russie,
00:34:32ils vous auraient dit,
00:34:33écoutez,
00:34:34faites que le Donbass,
00:34:35c'est une autonomie linguistique,
00:34:37et puis nous,
00:34:38nous retirons,
00:34:39nous nous retirons,
00:34:40nous n'avons absolument pas à faire la guerre.
00:34:43Non,
00:34:43on a fait la même chose,
00:34:44en disant,
00:34:45voilà,
00:34:45l'Ukraine,
00:34:46il faut qu'elle rentre dans l'OTAN,
00:34:47etc.
00:34:48Donc,
00:34:49ceci,
00:34:49on a pris une position,
00:34:52mais totalement belliqueuse et bellicisse,
00:34:55sans,
00:34:56et encore une fois,
00:34:57ce n'est pas moi qui le dis,
00:34:58mais des milliers,
00:34:59et des centaines d'experts militaires,
00:35:01et d'officiers d'actifs,
00:35:02sans en avoir les moyens.
00:35:04Alors,
00:35:04qui il y a aujourd'hui ?
00:35:05Eh bien,
00:35:06Kirstarmer,
00:35:07dont je viens de parler,
00:35:08dont on connaît le bilan,
00:35:09à l'intérieur de son pays,
00:35:10et Emmanuel Macron,
00:35:11pour dire,
00:35:12ah non,
00:35:12non,
00:35:12non,
00:35:12pas du tout,
00:35:13c'est un ogre,
00:35:14c'est un truc,
00:35:15il va nous envahir.
00:35:16Écoutez,
00:35:17est-ce qu'on ne pourrait pas,
00:35:18à un moment donné,
00:35:19quelque part,
00:35:21raison gardée ?
00:35:23Est-ce qu'on ne pourrait pas,
00:35:23un tout petit peu,
00:35:24se remettre en question ?
00:35:26C'est une bonne chose,
00:35:27se remettre en question,
00:35:28vous savez,
00:35:28Monsieur le Président,
00:35:29et les autres.
00:35:30Ou alors,
00:35:31qu'est-ce qu'on veut ?
00:35:31On veut que ça continue ?
00:35:32Pourquoi ?
00:35:33Pour que les reconstructeurs,
00:35:35les Blackrock et compagnie,
00:35:37qui ont acheté la moitié de l'Ukraine,
00:35:40des terrains ukrainiens,
00:35:41avec la complicité de Zelensky,
00:35:43c'est ça qu'on veut ?
00:35:44C'est ça qu'on veut ?
00:35:45Alors,
00:35:46écoutez,
00:35:46le narratif,
00:35:47ça suffit,
00:35:48le narratif racontant n'importe quoi,
00:35:50sur Churchill et Hitler,
00:35:52etc.,
00:35:52avec ses comparaisons imbéciles,
00:35:54et cette réduction ad nazif vicatum,
00:35:57qui se passe à tous les niveaux,
00:35:59eh bien,
00:35:59retrouvons,
00:36:00essayons d'avoir raison gardée,
00:36:02et retrouvons une certaine rationalité,
00:36:04sinon une certaine sagesse.
00:36:06Et si vous souhaitez réagir,
00:36:07vous connaissez la chanson,
00:36:088-U-0-826-300-300,
00:36:11à tout de suite.
00:36:13Sud Radio,
00:36:14Bercov dans tous ses états.
00:36:16Un autre personnage politique européen a fait parler de lui cet été,
00:36:21c'est Thierry Breton qui a décliné une invitation, André.
00:36:24Oui, oui,
00:36:25alors Thierry Breton,
00:36:26vous savez que Thierry Breton,
00:36:27il parle très très souvent à la télévision,
00:36:29à la radio,
00:36:30expert,
00:36:31encore un expert,
00:36:32c'est bien,
00:36:33etc.
00:36:34Et c'est lui,
00:36:34vous savez,
00:36:35qui s'occupait à l'occasion de la Commission européenne,
00:36:37notamment,
00:36:39de ramener à la raison,
00:36:42ces gens,
00:36:43dont un certain Elon Musk,
00:36:45et beaucoup d'autres,
00:36:46qui voulaient une liberté,
00:36:47c'est une liberté sans limite sur les réseaux sociaux.
00:36:52Ah non,
00:36:52quand même,
00:36:53quand même,
00:36:53on ne peut pas faire une liberté sans limite.
00:36:55Des gens dans la presse,
00:36:56ça nous embête,
00:36:57alors on ne va pas quand même faire ça sur les réseaux sociaux.
00:37:00Alors,
00:37:00il était invité,
00:37:01Thierry Breton,
00:37:02la semaine prochaine,
00:37:03il est toujours invité,
00:37:04d'ailleurs,
00:37:05ça se passe la semaine prochaine,
00:37:07devant le Congrès américain à Washington,
00:37:09lors d'une audition centrée sur les règles de l'Union européenne,
00:37:13sur la technologie,
00:37:14justement.
00:37:15Et ça s'appelle,
00:37:16l'intitulé,
00:37:17la menace de l'Europe sur la liberté d'expression et l'innovation en Amérique.
00:37:22Alors là,
00:37:22quand même,
00:37:23comment,
00:37:24ces sabéricains osent dire que l'Europe,
00:37:28eux, eux, eux,
00:37:29tente des menaces sur la liberté d'expression ?
00:37:31Enfin,
00:37:32ce que nenni,
00:37:33que nenni,
00:37:33alors qu'effectivement,
00:37:35on se rappelle,
00:37:36Thierry Breton avait dit,
00:37:37attention,
00:37:37le Digilact Service et compagnie,
00:37:39eh bien,
00:37:40écoutez,
00:37:40M. Musk,
00:37:41il va obtempérer,
00:37:44s'il obtempère pas,
00:37:46eh bien,
00:37:46on sévira,
00:37:47voilà.
00:37:49Donc,
00:37:49M. Breton a dit,
00:37:52il n'y va pas.
00:37:54Non,
00:37:54non,
00:37:54la Commission européenne vous répondra directement,
00:37:57etc.
00:37:58Voilà,
00:37:58le fameux Digital Service Act.
00:38:00et Donald Trump a attaqué les pays régulants,
00:38:03le secteur de la tech,
00:38:05les menaçants de droits de douane,
00:38:06de réduction à l'exportation.
00:38:07Eh oui,
00:38:08eh oui,
00:38:08lui,
00:38:09ce sont l'arme,
00:38:09les tarifs,
00:38:10dès qu'il y a quelque chose,
00:38:10les tarifs,
00:38:11les tarifs,
00:38:11il brandit les tarifs,
00:38:12etc.
00:38:13Mais enfin,
00:38:14il y a quelque chose d'incroyable.
00:38:16L'Europe,
00:38:16l'Europe,
00:38:17créatrice de liberté,
00:38:19égalité,
00:38:19fraternité,
00:38:20droit de l'homme,
00:38:21Magna Carta,
00:38:22charte,
00:38:23etc.
00:38:24Liberté d'expression,
00:38:26on a l'impression que les presses qui nous gouvernent,
00:38:28un peu partout dans ce vieux continent,
00:38:31ils ne veulent plus de l'expression.
00:38:32Non,
00:38:33non,
00:38:33ça les embête,
00:38:33ça les embête,
00:38:34ça ne va pas,
00:38:35ça ne tient pas,
00:38:36ça ne tient pas le coup.
00:38:37Et donc,
00:38:39ça aurait été intéressant quand même que Thierry Breton aille s'expliquer devant le Congrès américain sur les soi-disant, je dis soi-disant, les soi-disant dangers que ferait peser l'Union Européenne sur la liberté d'expression.
00:38:52Comment ? Liberté d'expression ?
00:38:54Enfin, écoutez, je vous prends un témoin.
00:38:57Est-ce que vous sentez un rétrécissement de la liberté d'expression ? Est-ce que vous sentez quand même qu'on ne peut pas dire tout ce qu'on a envie de dire ?
00:39:05Dites-nous.
00:39:06Écrivez-nous.
00:39:07WhatsApp, écrivez, téléphonez au 0826 300 300.
00:39:11Dites-nous un peu, parce que je rappelle que la liberté ne s'use que si l'on n'en s'en sert pas à vie, à tous, à la population, surtout parce que ça vous concerne directement.
00:39:25Dans un instant, Marc Toiti sera votre invité, André Bercoff, il est économiste, conseiller Itoro.
00:39:30Il répondra à la question, quel prix devrons-nous payer pour sortir de la dette, entre autres ?
00:39:34Il y aura bien d'autres sujets à évoquer.
00:39:36Il réagira aux propos de François Bayrou hier et la semaine dernière.
00:39:40Et puis en attendant, n'hésitez pas à vous abonner à tous nos réseaux sociaux, Spotify, Deezer, toutes les plateformes, Youtube, TikTok.
00:39:45Appelez le 0826 300 300 pour réagir.
00:39:48Préparez vos questions pour la seconde heure.
00:39:50Sud Radio, c'est la radio qui vous donne la parole.
00:39:52Donc prenez-la.
00:39:52A tout de suite.
00:39:53Mieux dix ans et mieux dix air.
00:39:57Sud Radio Bercoff, dans tous ses états, le face-à-face.
00:40:01Eh bien, on va faire un audit.
00:40:07Vous savez, c'est la première émission de la rentrée, 1er septembre, première émission.
00:40:11Et je me suis dit que ce serait pas mal quand même, vu ce qu'a dit François Bayrou hier,
00:40:16vu les bruits de démission ou les bruits de dissolution ou les bruits de changement de gouvernement, etc.
00:40:24Et puis les boomers, et puis la retraite, et puis les dettes, et puis tout ça, ça revient, ça revient, ça revient.
00:40:30Et puis on s'est dit qu'on serait pas mal de faire un petit audit, même un grand audit,
00:40:34avec quelqu'un que nous aimons beaucoup ici, vous le savez, puisqu'on a reçu à plusieurs reprises, qui est Marc Toiti.
00:40:39Bonjour Marc.
00:40:40Merci, bonjour cher André Monsi, je vous aime beaucoup.
00:40:42C'est toujours un plaisir d'être là.
00:40:43Eh bien écoutez, c'est un plaisir.
00:40:45Vous le savez partagé, donc je rappelle que vous avez votre chaîne Marc Toiti TV, c'est ça ?
00:40:50Marc Toiti TV, et vous êtes expert à Itoro.
00:40:54Voilà, oui aussi.
00:40:55Itoro c'est bien, Itoro ça me plaît, parce que c'est la corrida aussi.
00:40:58C'est la corrida, voilà.
00:40:58Il y a une sacrée corrida économique en ce moment.
00:41:00Ah ça c'est clair, on est en plein dedans, on est en plein dedans, on est en plein dedans.
00:41:02Alors justement, on va commencer par quelque chose que notre ami, notre révérend, révéré Premier ministre François Bayrou a dit,
00:41:14pas plus tard, qu'il n'y a que hier soir, justement, il était confronté avec un certain nombre de journalistes,
00:41:21et il a dit ceci François Bayrou, va commencer par ça Marc Toiti, parce que ça donne bien bien le ton.
00:41:29Écoutez.
00:41:29Votre formule laisse entendre que c'est les gouvernements qui dépensent l'argent.
00:41:33C'est pas vrai ?
00:41:34C'est l'État là.
00:41:35C'est l'État.
00:41:35Non.
00:41:35Ici c'est l'État, oui.
00:41:36Non.
00:41:37Ce sont les Français à qui on a mis à disposition pour les retraites, immense somme,
00:41:47et vous savez que j'ai déployé des trésors de... je sais pas quoi, d'ingéniosité pour que ce chiffre apparaisse.
00:41:56Les retraites, ça coûte à l'État entre 40 et 50 milliards par an.
00:42:03Deuxièmement, pour la sécu.
00:42:06Alors, et il dévide, il dévide évidemment tout ça.
00:42:10Alors...
00:42:10C'est complètement scandaleux.
00:42:11Vous voyez, j'ai ramené mon t-shirt, vous savez que j'ai sorti là, effectivement, pour...
00:42:14C'est moi qui suis en cravate, et vous et en t-shirt, là, on a fait l'inverse.
00:42:17On a fait l'inverse.
00:42:18France, ce n'est pas sérieux.
00:42:19Non, franchement, ce qu'on entend là, c'est pas sérieux.
00:42:20Non, parce que ce qu'il dit, Marc, il dit...
00:42:23Alors, on lui dit, c'est le gouvernement qui dépense pas du tout.
00:42:26Alors, c'est l'État.
00:42:27Pas du tout.
00:42:27C'est les Français.
00:42:28Non, mais c'est incroyable.
00:42:29C'est incroyable.
00:42:30Franchement, c'est très grave.
00:42:31C'est très grave, parce que, encore une fois, qu'est-ce qui a le plus augmenté ces
00:42:35dernières années dans la dépense publique ?
00:42:37C'est même pas les dépenses sociales, ce sont les dépenses de fonctionnement.
00:42:42Ça augmentait de 22%, mais oui, 22% depuis 2021.
00:42:47Les dépenses de fonctionnement augmentaient de 11%.
00:42:49Alors après, il y a aussi un abus de langage.
00:42:51Attendez, attendez, c'est intéressant déjà, Marc-Toy-Tiff.
00:42:54Qu'est-ce que, que veut dire exactement pour nous les dépenses de fonctionnement ?
00:42:58Les dépenses de fonctionnement, ce sont les dépenses de salaire.
00:43:01Et les dépenses de frais diverses et variées.
00:43:03Les frais de bouche, les frais de fonctionnement en sens large, les fameux bureaux, les fauteuils.
00:43:07Vous savez, vous avez entendu parler de tout ça.
00:43:09Vous savez, les cabinets qu'on conseille pour demander, est-ce que je mets la peinture
00:43:12rouge, la peinture noire, vous voyez, ainsi de suite.
00:43:14Vous voyez, bon, voilà.
00:43:15Mais ça coûte de l'argent, tout ça.
00:43:16Les Mac, quelque chose aussi.
00:43:17Ça aussi.
00:43:18Et puis surtout, c'est pas, je veux dire, les fonctionnaires d'en bas qui profitent
00:43:23de cela.
00:43:23C'est également la haute fonction publique.
00:43:25Je vais vous donner un chiffre incroyable.
00:43:26Et ça, encore une fois, que les Français ne connaissent pas, mais ce sont les chiffres
00:43:29de l'INSEE.
00:43:30Ce ne sont pas, je ne les ai pas inventés.
00:43:32Ce qu'on appelle les ODAC.
00:43:34Organismes divers d'administration centrale.
00:43:37Organismes divers d'administration centrale.
00:43:39Ah, voilà.
00:43:39Ça dépend de l'État.
00:43:40O-D-A-C.
00:43:41Oui.
00:43:41Il y en a 700 en France.
00:43:43Alors, le plus connu, c'est Météo France, par exemple.
00:43:45Mais à part ça, je ne vais pas rentrer de 700.
00:43:47Il faudrait deux jours pour tout les détaillés.
00:43:49Ça coûte 150 milliards d'euros par an.
00:43:53150 milliards d'euros.
00:43:54150 milliards d'euros par an.
00:43:55Donc là, je ne dis pas qu'on doit tous les supprimer.
00:43:58Mais ils servent.
00:43:59Il n'y a pas des doublons.
00:44:00Il y a une grande partie.
00:44:01Oui, il y a des doublons.
00:44:02Il y a énormément d'organismes qui ne servent à rien, qui n'ont que une production
00:44:06économique, aucune production de richesse.
00:44:08Et puis, parallèlement, certains pourraient les privatiser.
00:44:12Vous voyez, tout simplement.
00:44:13On peut faire au moins 50 milliards d'euros d'économie sur une année, très rapidement.
00:44:18C'est ce que je propose d'ailleurs, parce que moi, je veux baisser les impôts.
00:44:21On en reparlera certainement.
00:44:22Bien sûr.
00:44:22Surtout ne pas les augmenter.
00:44:24Donc ça, bien entendu, c'est le B.A.B.
00:44:26C'est-à-dire que, comment peut-on dire, ce sont les Français qui doivent se serrer
00:44:30la ceinture, alors que ça fait 40 ans que les Français se serrent la ceinture, alors
00:44:33que c'est à la puissance publique, à la haute fonction publique, à se serrer
00:44:36la ceinture.
00:44:37Donc c'est ça où le discours est inaudible.
00:44:40On ne peut pas dire ça.
00:44:41Et parallèlement, quand tu dis que ce sont les Français qui ont bénéficié, alors
00:44:44sur les retraites, par exemple, c'est énorme ce qu'il nous dit, parce que sur les
00:44:47retraites, il faut savoir que le régime des retraites, donc du secteur privé, est
00:44:51à l'équilibre.
00:44:52Il est à l'équilibre, complètement.
00:44:54Alors peut-être demain, il ne le sera plus, parce que aujourd'hui, ils vivent sur
00:44:56leurs acquis, mais dans quelques années, ça sera plus compliqué.
00:44:58Mais pour l'instant, c'est le cas.
00:44:59Par contre, effectivement, chaque année, l'État doit trouver à peu près,
00:45:03donc il a dit autour des 50, c'est plutôt autour des 70.
00:45:05Parce que la retraite est calculée autrement, il faut le rappeler, entre le secteur public
00:45:09et le...
00:45:09Déjà, elle est calculée autrement, mais surtout, c'est très simple.
00:45:11La retraite par répartition en France, c'est une sorte de système Madoff, si vous voulez.
00:45:14C'est-à-dire que globalement, on paye les actuels retraités avec les nouveaux arrivés,
00:45:18ceux qui travaillent.
00:45:19Absolument.
00:45:20Avec le travail des nouveaux arrivants.
00:45:21Quand nous, on cotise, par exemple, aujourd'hui, ce n'est pas pour payer notre retraite, non.
00:45:25C'est pour payer la retraite des actuels retraités, en espérant que quand nous, nous serons
00:45:29à la retraite, il y aura assez d'actifs pour payer notre retraite.
00:45:32Mais on sait très bien que ce n'est pas le cas.
00:45:34Ça a marché dans les années encore 70, voire début 80, quand il y avait 3,5 actifs
00:45:38pour un retraité.
00:45:40Maintenant, au niveau national, on a 1,5 actif pour un retraité.
00:45:45Ça ne peut pas marcher.
00:45:45Mais attendez, dans la fonction publique, c'est encore pire.
00:45:48On a plus de retraités que d'actifs.
00:45:51Aujourd'hui ?
00:45:51Aujourd'hui.
00:45:52Vous voulez dire un chiffre absolu ?
00:45:54En chiffre.
00:45:54Il y a 6 millions, effectivement, dans la fonction publique.
00:45:56Il y a 5,9 millions.
00:45:58Il y a 6,2 millions de retraités.
00:46:00D'accord.
00:46:00C'est ce que je veux dire ?
00:46:01Donc voilà, il y a un écart.
00:46:02Donc les retraités, déjà, dépassent la population des actifs.
00:46:04Et donc, ce qui coûte cher, effectivement, à l'État, c'est la retraite, justement,
00:46:08de la fonction publique.
00:46:09Parce qu'ils n'ont pas, justement, anticipé tout cela.
00:46:11Et donc, ils doivent dépenser, chaque année, 70 à 80 milliards d'euros.
00:46:16Donc, vous voyez, déjà, il faut mettre les pendules à l'heure.
00:46:18Mais alors, donc, quand Marc, quand François Bayrou dit oui, c'est les boomers, ça, le problème...
00:46:25Non, c'est un vrai scandale, ça aussi.
00:46:26Déjà, moi, je trouve ça très grave qu'un Premier ministre, qui est quand même garant de la stabilité sociale et sociétale,
00:46:32pointe du doigt une catégorie de la population.
00:46:34Mais attendez, les boomers, ils ont cotisé toute leur vie.
00:46:37Exactement.
00:46:38Ils n'ont pas volé l'argent.
00:46:39C'est-à-dire qu'on va, ils ont cotisé.
00:46:40Donc, c'est comme quand une assurance voiture, quand vous cotisez, si vous avez un accident,
00:46:44l'assurance vous rembourse.
00:46:45Et là, c'est pareil.
00:46:46Vous avez cotisé toute votre vie.
00:46:48On vous dit maintenant à la retraite, désolé, il n'y a plus assez d'argent.
00:46:50Mais ça, ce n'est pas à nous de le savoir.
00:46:51C'est effectivement...
00:46:52C'était à vous de prévoir.
00:46:54Exactement.
00:46:54Le premier livre blanc des retraites a été écrit dans les années 80.
00:46:58Vous voyez, on est en 2025.
00:47:00Vous voyez, donc qu'est-ce qu'on a fait entre-temps ?
00:47:01Rien.
00:47:02On a fait des réformettes en permanence et qui, évidemment, ne fonctionnent pas.
00:47:06Donc là aussi, on a cotisé toute notre vie.
00:47:08Les boomers ont cotisé, nous, on continue de cotiser.
00:47:11Et surtout, à l'époque, il n'y avait pas les 35 heures.
00:47:14C'est-à-dire qu'il n'y avait quand même...
00:47:14Ben oui, nous ne l'oublions pas.
00:47:16Donc, ils ont cotisé, ils ont payé des impôts, ils ont travaillé dur.
00:47:21Donc, maintenant qu'ils avaient la retraite, ah ben non, désolé, les amis, on ne peut pas...
00:47:23Alors, j'entends, oui, mais bon, c'était plus facile d'acquérir, effectivement, son logement.
00:47:28Pas forcément, parce qu'aujourd'hui, on le voit, au niveau des retraités, malheureusement,
00:47:31la moitié, c'est comme l'opulation française,
00:47:33la moitié ne sont pas détenteurs de leur logement.
00:47:36propriétaire de leur logement.
00:47:37Oui, mais alors, justement...
00:47:38Et encore pire que ça, c'est que quand on arrive à la retraite, comme vous le savez,
00:47:41où on a moins de revenus, il y a beaucoup de retraités qui, malheureusement,
00:47:45tombent dans la pauvreté.
00:47:46Et donc, dire, c'est à cause d'eux que ça va mal en France,
00:47:49là aussi, c'est un vrai scandale.
00:47:50Comprenez ?
00:47:51Donc, c'est ça, moi, qui m'inquiète aujourd'hui, c'est que
00:47:53les dirigeants doivent, justement, calmer le jeu.
00:47:56Là, on met de l'huile sur le feu.
00:47:58C'est très dangereux, et surtout, c'est faux.
00:47:59Ben, on met de l'huile sur le feu, parce qu'elle permet de ne pas parler des vrais problèmes
00:48:02que nous évoquons en ce moment.
00:48:04Exactement.
00:48:04Alors, ça, par contre, la dépense publique...
00:48:06Ah non, surtout, il ne faut pas toucher.
00:48:07D'ailleurs, dans le budget 2026, qui est proposé,
00:48:09bon, qui ne passera jamais, puisqu'il ne sera pas là,
00:48:12mais il faut savoir que la dépense publique
00:48:14augmentait encore de 30 milliards d'euros.
00:48:16Ah oui, en plus.
00:48:17Quand on vous dit, oui, 40 milliards d'euros d'économie,
00:48:19c'est une moindre augmentation,
00:48:21mais ça augmente quand même de 30 milliards d'euros.
00:48:23Il n'y a pas de baisse à dépense publique.
00:48:25Mais alors, Marc, moi, je voudrais vous poser la question, là, quand même.
00:48:29Je vois, pour revenir aux dépenses de l'État aux agences,
00:48:32vous parlez de les agences.
00:48:34Est-ce que vous saviez ça ?
00:48:35Moi, je l'ai appris, justement, en préparant cette émission.
00:48:39L'agence, il y a l'Agence Nationale de Recherche.
00:48:42Bien, elle a 380 000 euros par an, budget.
00:48:47Grande recherche sur les rats.
00:48:50Non, mais je veux dire...
00:48:51Oui, oui, bien sûr.
00:48:52Vous voyez des trucs, vous vous dites, mais ce n'est pas possible.
00:48:54C'est quoi, ça ?
00:48:55Je vous dis, je l'avais fait dans une de mes vidéos YouTube, justement,
00:48:58parce qu'il y en a 700 des ODAQ, donc c'est beaucoup.
00:49:00Sans parler des comités théodules,
00:49:01qui ne servent vraiment à rien, pour le coup.
00:49:03Mais j'avais fait la liste.
00:49:04Mais c'est...
00:49:05Si vous voulez, c'était les shadocs.
00:49:08On creuse pour creuser,
00:49:09et après, on rebouche les trous.
00:49:10C'est incroyable.
00:49:12Et c'est ça qui colle pas.
00:49:13C'est parce que les Français,
00:49:14qui travaillent au quotidien,
00:49:16qui travaillent dur,
00:49:17avec l'inflation qui a augmenté,
00:49:19aujourd'hui, c'est dur de finir les fin de mois.
00:49:20Et moi, je le dis, parce que, encore une fois,
00:49:22je viens de citer HLM d'Orly.
00:49:23Moi, j'ai connu ça dans ma jeunesse, malheureusement.
00:49:25Je voyais mes parents,
00:49:26parce qu'il y avait des fin de mois difficiles.
00:49:28Et la crainte de mes parents, justement,
00:49:30c'était de tomber dans la pauvreté.
00:49:32Donc, il fallait se maintenir dans la classe moyenne
00:49:34pour pas tomber.
00:49:35Aujourd'hui, le danger, il faut le dire,
00:49:36c'est que la classe moyenne d'en bas,
00:49:38s'appauvrit, elle tombe dans la pauvreté.
00:49:40Parce que, malgré l'augmentation des dépenses publiques,
00:49:42l'un des rares pays au monde
00:49:43où la pauvreté a augmenté,
00:49:44le taux de pauvreté, c'est la France.
00:49:46On est sur des sommets de taux de pauvreté en France.
00:49:48Alors, bien sûr, le taux de pauvreté en France,
00:49:50il est plus élevé que dans des pays émergents, c'est sûr.
00:49:52Mais néanmoins...
00:49:53Mais il a augmenté beaucoup par rapport à...
00:49:54Oui, on est à quasiment 17% aujourd'hui de taux de pauvreté,
00:49:56qu'on était à 14% avant, on va dire, en 2019.
00:50:01Ça fait beaucoup, comprenez ?
00:50:02Et surtout, qu'on a mis des moyens énormes.
00:50:05Vous voyez, c'est ça qui ne colle pas.
00:50:06C'est que, par exemple, la dette publique,
00:50:08je montre souvent l'image, c'est comme le cholestérol.
00:50:10C'est-à-dire, il y a le bon et le moins bon.
00:50:11Quand on fait de la dette publique pour faire de l'investissement,
00:50:16pour faire de l'innovation, pour créer des emplois,
00:50:18pour faire de la croissance...
00:50:20Là, la dette publique, il n'y a pas de problème,
00:50:22ça se comprend très bien.
00:50:23Le problème, c'est que, depuis 2019,
00:50:25la dette publique française a augmenté
00:50:27de quasiment 1 000 milliards d'euros.
00:50:30Et sur la même période, le PIB français en valeur,
00:50:33ça veut dire la richesse qu'on crée,
00:50:35augmentée de l'inflation,
00:50:36a augmenté de 550 milliards.
00:50:391 000 milliards, 550.
00:50:40Il manque 450 milliards
00:50:43qui ont disparu,
00:50:46qui ont été dépensés à mauvais escient.
00:50:48Ça, ce n'est pas acceptable.
00:50:50Et ça, ce n'est pas à cause des Français.
00:50:52C'est à cause des dirigeants français
00:50:53qui ont pris les mauvaises décisions, malheureusement.
00:50:56Donc, encore une fois, moi, je trouve qu'on doit responsabiliser,
00:51:00et la journaliste, effectivement, Sonia Mabouk l'a bien dit,
00:51:03le problème de responsabilité.
00:51:05Les dirigeants doivent être responsables de leurs actes.
00:51:08Je suis désolé.
00:51:09Donc, le fait de dire,
00:51:10ah ben non, c'est à cause des Français.
00:51:11Alors, certainement, il y a peut-être des Français
00:51:13qui abusent, il y a des fraudes, etc.
00:51:14Tout ce que vous voulez.
00:51:15Ok.
00:51:15Mais ce n'est pas la grande majorité.
00:51:17Et la grande majorité des Français,
00:51:18c'est des personnes qui travaillent dur,
00:51:20qui ont du mal à finir les fins de mois.
00:51:22Et quand on les montre du doigt aujourd'hui,
00:51:23non, on ne peut pas faire ça.
00:51:25Et surtout, ce qui est dangereux,
00:51:27c'est que ça crée encore une distance
00:51:29entre les dirigeants français
00:51:31et la réalité du terrain.
00:51:32Comme si la France n'était pas assez clivée
00:51:34sur des tas de domaines,
00:51:37qu'ils soient sécurité, communauté, identité, etc.
00:51:40On les clive en plus, maintenant,
00:51:41oui, ces salauds de vieux
00:51:43qui sont en train de...
00:51:45Et puis surtout, c'est méconnaître
00:51:46la réalité, je dirais, sociale et sociétale,
00:51:50ou humaine.
00:51:52Moi, je suis grand-père depuis quelques années,
00:51:54maintenant, je suis un jeune grand-père.
00:51:55Eh bien, un grand-père, il aide ses enfants,
00:51:57il aide ses petits-enfants.
00:51:59Parce que je veux dire,
00:51:59c'était l'erreur de Macron,
00:52:01quand il venait d'être élu.
00:52:02Il voulait donc augmenter la CSG
00:52:04sur les retraités, vous vous souvenez ?
00:52:06Puis finalement, il est revenu en arrière,
00:52:07parce que là, vous savez,
00:52:07c'était une méconnaissance de la vie tout court.
00:52:09Évidemment, quand on n'a pas eu d'enfants,
00:52:10c'est compliqué.
00:52:11Mais c'est une reconnaissance de la vie tout court.
00:52:13Encore une fois, c'est la solidarité,
00:52:16justement, intergénérationnelle.
00:52:17Si les parents, évidemment,
00:52:20vont aider leurs enfants ou leurs petits-enfants.
00:52:21Mais le drame, c'est que,
00:52:23je reprends encore mon exemple,
00:52:24parce que je connais le mieux.
00:52:26Moi, mes parents, dans les années 70,
00:52:28quand j'étais enfant, quand j'étais jeune,
00:52:30eh bien, eux, ils avaient vraiment un espoir,
00:52:32c'est que je vive mieux que eux,
00:52:33c'est-à-dire que je m'en sorte.
00:52:34Il y avait encore cet espoir.
00:52:35Tous les parents voulaient...
00:52:37C'était l'ascenseur social.
00:52:38Exactement.
00:52:39Aujourd'hui, malheureusement,
00:52:41la probabilité pour que nos enfants vivent mieux que nous,
00:52:45elle est très faible.
00:52:46Donc c'est ça.
00:52:47D'un point de vue sociétal,
00:52:48c'est extrêmement dangereux.
00:52:50Ça veut dire qu'on n'a pas de perspective.
00:52:52Et quand, effectivement,
00:52:54on montre du doigt les retraités,
00:52:57alors je ne dis pas qu'il y en a qui n'abusent pas,
00:52:58puis en ce moment-ci,
00:52:59on me dit, oui, mais...
00:53:00Ce qu'a dit M. Bagro,
00:53:02il dit, oui, ils ne veulent pas...
00:53:03Comment il dit ça ?
00:53:04Oui, ils ne veulent pas être solidaires.
00:53:06Mais pour qui se prend ?
00:53:07Évidemment qu'ils veulent être solidaires.
00:53:08J'espère, en tout cas.
00:53:10Ils le sont déjà.
00:53:11L'argent, encore une fois,
00:53:12de l'épargne,
00:53:14il a déjà été taxé.
00:53:15Vous savez, quand on a notre revenu,
00:53:17on est taxé.
00:53:18Après, on consomme,
00:53:19on est taxé.
00:53:20Et ce qui reste,
00:53:21on épargne,
00:53:21s'il nous en reste,
00:53:22on est encore taxé.
00:53:24Et on a l'impression de se dire,
00:53:25non, il faut encore créer une nouvelle taxe
00:53:27sur le patrimoine des retraités.
00:53:30Mais encore heureux
00:53:31qu'ils ont réussi toute leur vie
00:53:32à épargner un petit peu.
00:53:34Tant mieux pour eux, j'ai envie de dire.
00:53:36Et peut-être pour aussi
00:53:36leur très vieux jour.
00:53:37où là, il n'y aura pas forcément
00:53:39les aides qu'on peut imaginer.
00:53:40Vous voyez, donc...
00:53:41Et encore une fois,
00:53:42c'est un sujet...
00:53:42Justement, Marc,
00:53:44faisons un peu,
00:53:45parce que c'est très intéressant.
00:53:46D'un côté,
00:53:47il y a Bayrou,
00:53:48les Beaumers.
00:53:48D'un autre côté,
00:53:49il y a un certain nombre de gens.
00:53:51Et peut-être vrai, justement.
00:53:53Parce qu'on regarde ça.
00:53:54On voit les chiffres de la dette.
00:53:56On les connaît.
00:53:563 000 milliards.
00:53:58Bientôt 3 500 milliards.
00:53:59Voilà.
00:53:593 500 milliards.
00:54:00C'est pas mal.
00:54:02On voit.
00:54:02Tout le monde parle des mêmes choses.
00:54:03Alors,
00:54:04les deux questions que se posent
00:54:05en disant,
00:54:06mais comment est-il arrivé
00:54:07à cette dette ?
00:54:08Et puis,
00:54:08le sang péternel,
00:54:10mais fondamental,
00:54:11où va l'argent ?
00:54:11C'est ça.
00:54:12Où va cet argent ?
00:54:13Je veux dire,
00:54:13il y a de l'argent qui rentre.
00:54:15Enfin,
00:54:15non mais,
00:54:16je prends les prêts,
00:54:17basiques,
00:54:17râles et pâquerettes.
00:54:18Où il va,
00:54:19cet argent ?
00:54:19Et par exemple,
00:54:20je donne un exemple,
00:54:21c'est très intéressant.
00:54:23Vous savez qu'on a gelé
00:54:24les avarusses en France
00:54:25après la guerre à l'Ukraine.
00:54:26Alors que d'autres ont fait,
00:54:28bien sûr.
00:54:29Et c'était 71 milliards d'euros.
00:54:31Aujourd'hui,
00:54:33c'est il y a deux ans,
00:54:34aujourd'hui, Marc,
00:54:35je ne sais pas si vous avez
00:54:36des lumières là-dessus,
00:54:37on nous dit qu'il reste
00:54:4025 milliards,
00:54:4145 milliards auraient disparu.
00:54:42J'ai vu ça,
00:54:43mais on n'a pas les chiffres.
00:54:44On n'a pas les chiffres.
00:54:45On n'a pas le chiffre.
00:54:46On n'a pas le chiffre.
00:54:46Non mais il y a des tas de choses
00:54:47comme ça,
00:54:47mais où ça va ?
00:54:48C'est comme je vais vous dire.
00:54:49Aujourd'hui,
00:54:50on a 54% de notre dette
00:54:52qui est déduit par des étrangers,
00:54:53par des non-résidents.
00:54:5454%.
00:54:5554%.
00:54:56C'est énorme.
00:54:57Dont on ne connaît pas l'identité.
00:54:59Voilà,
00:54:59c'est ce que j'allais vous dire.
00:55:00Il faut savoir que,
00:55:00par exemple,
00:55:01on est l'un des pays au monde
00:55:02où c'est la part la plus élevée.
00:55:04Par exemple,
00:55:04l'Italie,
00:55:05c'est 22%
00:55:06qui détiennent,
00:55:07les étrangers qui détiennent leur dette.
00:55:09Nous, 54%,
00:55:10l'un des niveaux les plus élevés du monde.
00:55:12Attendez,
00:55:12l'Italie,
00:55:13c'est 18% d'étrangers
00:55:14qui détiennent la dette.
00:55:1520% à peu près.
00:55:1520%
00:55:16et nous, 54%.
00:55:17Ah oui,
00:55:18c'est pas pareil.
00:55:18Ah bah oui,
00:55:19ça change tout.
00:55:19C'est pas du tout pareil.
00:55:20Pareil,
00:55:21les Américains,
00:55:21c'est pareil,
00:55:21c'est 20%.
00:55:22Parce qu'on dit,
00:55:22oui,
00:55:22les Américains,
00:55:23si les Chinois vendent leur dette,
00:55:24ils vont s'effondrer.
00:55:25C'est que 20% de leur dette
00:55:26qui détiennent par des étrangers.
00:55:28Nous,
00:55:28c'est 54%.
00:55:29Alors,
00:55:30ce qui est fou,
00:55:30c'est que,
00:55:31moi,
00:55:31justement,
00:55:32il y a quelques années,
00:55:33on avait la répartition
00:55:34des nationalités.
00:55:35Et depuis quelques années,
00:55:36comme par hasard,
00:55:38c'est impossible à trouver.
00:55:39Silence totale.
00:55:39Moi,
00:55:39je vais demander à la Banque de France,
00:55:41je dis,
00:55:41voilà,
00:55:41donnez-nous.
00:55:42Mais ils l'ont pas,
00:55:42même la Banque d'Ou.
00:55:43Il paraît qu'ils l'ont à Bercy.
00:55:45Il y a une cellule de Bercy qui est là.
00:55:46C'est évident que quelqu'un l'a.
00:55:48C'est évident.
00:55:48Mais on ne communique pas,
00:55:50on ne veut pas.
00:55:51C'est fabuleux.
00:55:52C'est louche.
00:55:52Vive la transparence.
00:55:53Ah bah non,
00:55:53mais c'est louche.
00:55:54Eh bien,
00:55:54écoutez,
00:55:54dans l'émission,
00:55:55les endettés parlent aux endettés.
00:55:57On va continuer de vous parler
00:55:59avec Marc Toiti
00:56:00et c'est toujours absolument passionnant.
00:56:03A tout de suite.
00:56:03Et nous sommes toujours
00:56:11et plus que jamais
00:56:11avec Marc Toiti,
00:56:13avec l'économiste Marc Toiti
00:56:14et on essaye de faire,
00:56:15enfin,
00:56:16d'esquisser en tout cas,
00:56:18une espèce d'audit de cette France
00:56:20où on parle de tout,
00:56:22sauf de l'essentiel.
00:56:23Et l'essentiel,
00:56:24c'est où va l'argent ?
00:56:25Je veux dire,
00:56:26de façon aussi claire,
00:56:28je dis un chiffre comme ça
00:56:29qu'on joue à vérifier,
00:56:31à vérifier.
00:56:32Mais vous savez,
00:56:33toute l'Europe,
00:56:34l'Amérique,
00:56:35a gelé les avants russes
00:56:37au moment de l'invasion russe
00:56:39en Ukraine,
00:56:40donc en 2022.
00:56:41Il y en avait pour 71 milliards d'euros
00:56:43en France d'avants russes
00:56:44qui ont été gelés.
00:56:46Et là,
00:56:46on vint de voir,
00:56:47mais c'est tout à fait officiel,
00:56:48à le chiffre aujourd'hui
00:56:49est de 25 millions.
00:56:50Où sont passés les 45 millions ?
00:56:52Millards.
00:56:52Pardon,
00:56:53milliards.
00:56:54C'est des millions,
00:56:54alors...
00:56:55Vous auriez un million.
00:56:56Milliards,
00:56:56absolument.
00:56:5845 milliards.
00:56:59C'est ça,
00:56:59c'est tellement fou
00:57:00qu'en fait,
00:57:01on a perdu le sens des valeurs.
00:57:03Mais justement,
00:57:04alors,
00:57:04cette espèce de...
00:57:05On dit,
00:57:06écoutez,
00:57:07en fait,
00:57:07quelque part,
00:57:08Marc,
00:57:08tout se passe comme si,
00:57:09vous écoutez,
00:57:10vous n'avez pas la compétence,
00:57:11d'accord,
00:57:11on n'a pas la compétence,
00:57:13vous n'exigez pas de ça,
00:57:13c'est à nous de nos...
00:57:14Non mais ça,
00:57:15c'est scandaleux.
00:57:15C'est-à-dire qu'effectivement,
00:57:16on a la compétence.
00:57:17C'est ça qui est important,
00:57:18c'est que moi,
00:57:19je pense que...
00:57:19C'est vrai qu'on a un problème
00:57:20de culture économique en France,
00:57:21on n'a pas de culture économique,
00:57:23mais ça a été alimenté
00:57:24par les dirigeants
00:57:25et alimenté par certains économistes.
00:57:27Moi,
00:57:27je me souviens,
00:57:27quand j'étais jeune économiste,
00:57:28je suis toujours jeune,
00:57:29mais bon,
00:57:29il y a quelques années,
00:57:31il y a un des économistes
00:57:32que je n'aimerais pas
00:57:32parce qu'il est encore là,
00:57:33même si maintenant,
00:57:33il est bon.
00:57:34Et c'est le pape
00:57:36un peu des économistes en France
00:57:37et qui m'avait dit,
00:57:38écoute Marc,
00:57:39c'est très bien ce que tu fais,
00:57:40mais il y a un problème avec toi,
00:57:41on te comprend trop
00:57:42quand tu parles.
00:57:43Tu comprends ?
00:57:44Oui,
00:57:44nous,
00:57:44on est des experts,
00:57:45tu dois mettre une distance
00:57:46avec les gens.
00:57:47C'est ces personnes...
00:57:47Je lui dis,
00:57:48mais écoute,
00:57:48tu n'as rien compris.
00:57:49C'est-à-dire que c'est ces personnes-là
00:57:50qui cassent justement,
00:57:51qui ne veulent pas
00:57:52que la culture se développe.
00:57:53Et pareil pour les politiques
00:57:54parce que si les Français
00:57:55sont en courant,
00:57:56évidemment,
00:57:56ils ne vont pas se laisser faire.
00:57:57Et là,
00:57:57c'est en train de changer.
00:57:58Justement,
00:57:59grâce à ma chaîne YouTube,
00:58:00grâce à vous également André,
00:58:01grâce à tous ceux
00:58:02qui parlent de plus en plus
00:58:03d'économie,
00:58:04on commence à comprendre.
00:58:05Et donc,
00:58:05ils ne peuvent plus nous avoir
00:58:07entre guillemets
00:58:07comme par le passé.
00:58:08Mais alors,
00:58:08ceux qu'on ne comprend toujours pas,
00:58:10Marc,
00:58:10c'est où va l'argent ?
00:58:11Enfin,
00:58:11je veux dire,
00:58:12il y a comme ça
00:58:12des espèces de pertes.
00:58:14Par exemple,
00:58:15la dette.
00:58:15Jusqu'à présent,
00:58:16ils sont incapables
00:58:17de nous expliquer
00:58:18comment on est passé.
00:58:20Par exemple,
00:58:20ne parlons que de Macron,
00:58:21mais c'est bien avant Macron
00:58:22que ça a commencé,
00:58:23vous le savez.
00:58:24Plus d'un milliard.
00:58:24Je crois qu'on est entre 2017
00:58:25et aujourd'hui,
00:58:26nous sommes à combien plus ?
00:58:28Il y a 1 300 milliards,
00:58:291 100 milliards exactement.
00:58:301 100 milliards,
00:58:31voilà,
00:58:31de dette.
00:58:32Et depuis 2009,
00:58:33quasiment plus 1 000 milliards.
00:58:34Donc,
00:58:35c'est des sommes complètement folles
00:58:36et surtout,
00:58:37ce qui est incroyable,
00:58:38c'est que,
00:58:39comme je l'ai vu tout à l'heure,
00:58:39ça n'a pas été utilisé
00:58:41à bon escient.
00:58:41C'est-à-dire que,
00:58:42normalement,
00:58:42on aurait dû avoir
00:58:43au moins la même augmentation
00:58:44de la richesse.
00:58:45Et évidemment,
00:58:46la richesse est moitié moindre,
00:58:47augmentée de façon,
00:58:4950% seulement,
00:58:51par rapport à cette augmentation
00:58:52de la dette.
00:58:53Donc,
00:58:53c'est qu'il y a un problème.
00:58:55Donc,
00:58:55évidemment,
00:58:55ça a été mal utilisé.
00:58:57Ça a été mal utilisé.
00:58:59Mais est-ce que vous pouvez
00:59:00vous donner des exemples ?
00:59:01Moi,
00:59:01je voudrais un exemple,
00:59:02par exemple,
00:59:03d'argent,
00:59:03de l'argent de l'État,
00:59:04des recettes,
00:59:05etc.
00:59:06Et c'est parti où ?
00:59:07Ou ça a été,
00:59:08comment mal utilisé ?
00:59:09Vous avez des exemples ?
00:59:10Bien vu,
00:59:10pendant le coronavirus,
00:59:11par exemple,
00:59:11quand on donnait des aides
00:59:13à tout le monde,
00:59:14par exemple,
00:59:14évidemment,
00:59:15sans regarder si l'entreprise,
00:59:17elle était viable,
00:59:17même si l'entreprise,
00:59:18elle existait déjà.
00:59:19Le quoi qu'il en coûte.
00:59:20On donnait des aides comme ça,
00:59:21n'importe comment,
00:59:21sans regarder.
00:59:22Moi,
00:59:22j'ai été plusieurs fois à Bercy,
00:59:23justement,
00:59:23à l'époque,
00:59:24pour dire non,
00:59:24arrêter.
00:59:25Et quand,
00:59:25en 2021,
00:59:27on a compris que ce n'était pas
00:59:28la fin du monde,
00:59:28tant mieux d'ailleurs,
00:59:29j'ai dit maintenant,
00:59:30il faut arrêter d'
00:59:31augmenter cette dette.
00:59:32On m'a ri au nez.
00:59:33Tous les hauts fonctionnaires,
00:59:34les économistes de salon
00:59:35qui étaient là,
00:59:35devant Bruno Le Maire,
00:59:36ils nous ont dit
00:59:37non, non,
00:59:37mais non,
00:59:37on s'en fiche de la dette publique.
00:59:38On va continuer de l'augmenter.
00:59:40On va la faire rouler.
00:59:41De toute façon,
00:59:41les taux d'intérêt
00:59:42n'augmenteront jamais.
00:59:43C'est la BCE
00:59:44avec la planche à billets
00:59:45qui payent.
00:59:45Je me dis,
00:59:46mais ce n'est pas possible,
00:59:46je suis dans un cauchemar.
00:59:48Et j'étais le seul,
00:59:48à l'époque,
00:59:49à dire,
00:59:49mais non,
00:59:50attendez,
00:59:50c'est extrêmement dangereux
00:59:50parce que l'inflation
00:59:52est en train d'augmenter,
00:59:52les taux d'intérêt
00:59:53vont augmenter
00:59:54et ils me riaient au nez.
00:59:55Et encore une fois,
00:59:56ça, ce n'est pas les Français
00:59:57qui ont pris la décision,
00:59:58ce sont les dirigeants.
00:59:59Donc, quand aujourd'hui,
01:00:00on dit oui, là,
01:00:00c'est grave, etc.,
01:00:01mais attendez,
01:00:02ça fait déjà des années
01:00:02que ça dure.
01:00:04Et malheureusement,
01:00:05nos dirigeants
01:00:05n'ont pas été
01:00:06à la hauteur de la situation.
01:00:07Ils ont fait cette fuite
01:00:08en avant incroyable,
01:00:09ce qui nous coûte
01:00:10extrêmement cher aujourd'hui.
01:00:12Pareil quand on fait
01:00:12certaines aides, etc.
01:00:14Mais qu'est-ce que ça nous coûte
01:00:15aujourd'hui, alors, justement ?
01:00:16C'est ça qui est important.
01:00:18Très bonne question,
01:00:19effectivement, André.
01:00:19C'est que j'entends
01:00:20qu'aujourd'hui,
01:00:20certains économistes de salon
01:00:22ou même des politiques
01:00:23qui disent
01:00:23à la dette publique,
01:00:24ça ne coûte rien.
01:00:25Ça, c'est un mensonge éhonté.
01:00:27Je vous donne un chiffre
01:00:27très simple.
01:00:28La charge d'intérêt de la dette,
01:00:29c'est-à-dire,
01:00:30ce que nous coûtent juste
01:00:31les intérêts de la dette,
01:00:32ça va nous coûter
01:00:3370 milliards d'euros par an
01:00:35à partir de cette année.
01:00:3670 milliards d'euros.
01:00:3770 milliards.
01:00:3870 milliards.
01:00:38Et attendez...
01:00:39Uniquement les intérêts de la dette.
01:00:40Uniquement les intérêts.
01:00:41Ça ne se trouve pas
01:00:42sous le sabot d'un cheval.
01:00:4370 milliards, vous voyez ?
01:00:44Et à partir de l'année prochaine
01:00:46ou l'année suivante au plus tard,
01:00:47parce que là,
01:00:47les taux d'intérêt
01:00:48sont en train d'augmenter.
01:00:49Donc, depuis la semaine dernière,
01:00:51déjà, ça augmente.
01:00:52Donc, ça veut dire
01:00:52que la charge d'intérêt augmente.
01:00:53Ça va nous coûter
01:00:54100 milliards par an.
01:00:57Complètement jeté par les fenêtres.
01:00:59Alors, chiffre de Bercy,
01:01:00incroyable,
01:01:01en 15 ans,
01:01:02c'est-à-dire de 2015 à 2030,
01:01:04ça va se monter à combien ?
01:01:05Juste, encore une fois,
01:01:05la charge d'intérêt de la dette.
01:01:081000 milliards d'euros.
01:01:09André, vous vous rendez compte ?
01:01:101000 milliards d'euros
01:01:12jetés par les fenêtres.
01:01:14Vous vous rendez compte
01:01:14ce qu'on fait avec
01:01:151000 milliards d'euros ?
01:01:16Sur les hôpitaux,
01:01:17sur la santé,
01:01:19l'éducation nationale,
01:01:20sur l'armée, etc.
01:01:23C'est complètement fou.
01:01:24Et on trouve encore
01:01:25des économistes qui disent
01:01:26« Ah, mais non,
01:01:26mais on s'en fiche,
01:01:27la dette, ça ne coûte rien. »
01:01:28Oui, on s'assied dessus.
01:01:29Oui, mais c'est irresponsable.
01:01:30Parce que derrière,
01:01:31qui paye ?
01:01:32C'est les Français.
01:01:33Parce que quand, effectivement,
01:01:34on a une telle dette
01:01:34et là, ça va se produire
01:01:35la semaine prochaine,
01:01:36eh bien, les taux d'intérêt
01:01:37vont augmenter.
01:01:38Vous savez que pour l'instant,
01:01:39on vit quand même
01:01:40un miracle en France.
01:01:42C'est que malgré
01:01:42tous ces dérapages,
01:01:44la note de la France
01:01:45est toujours double A.
01:01:47Elle n'a pas été dégradée.
01:01:48Avant, on était triple A,
01:01:49maintenant, on est double A.
01:01:50Et le problème,
01:01:51c'est que le 12 septembre,
01:01:53donc quelques jours après,
01:01:54certainement,
01:01:55la démission de M. Bayrou,
01:01:56eh bien,
01:01:57il y a l'agence de notation Fitch
01:01:58qui donne sa note
01:01:59sur la France.
01:02:00Et depuis un an,
01:02:01elle a sorti deux rapports
01:02:03et dans les deux rapports,
01:02:04elle dit la même chose.
01:02:05Elle dit, en fait,
01:02:06mon modèle de notation,
01:02:08donne une dégradation
01:02:10la note de la France.
01:02:11Mais,
01:02:12pour X raisons,
01:02:13notamment parce qu'on fait
01:02:14confiance au gouvernement
01:02:15pour réduire le déficit.
01:02:16Et c'est politique, ça.
01:02:17Bien sûr.
01:02:17Eh bien, nous ne dégradons pas
01:02:18la note de la France.
01:02:20Sauf que là,
01:02:21le 12 septembre,
01:02:22ils vont avoir du mal
01:02:22à dire ça.
01:02:24Parce que justement,
01:02:24il n'y a pas de gouvernement.
01:02:25Il n'y aura pas de budget.
01:02:27Donc là, évidemment,
01:02:28ils vont certainement dégrader.
01:02:30Alors sinon,
01:02:30c'est que vraiment,
01:02:31ils sont au-dessus de tout.
01:02:32Mais,
01:02:32sauf que si vous passez
01:02:33de double A à simple A,
01:02:35ça, c'est très important
01:02:36de le comprendre
01:02:36et c'est là où les Français
01:02:37sont concernés.
01:02:38Ça veut dire que la dette
01:02:39publique française,
01:02:40elle change de catégorie.
01:02:41Elle devient donc
01:02:42catégorie inférieure.
01:02:45Mais ça veut dire quoi ?
01:02:45Concrètement,
01:02:47ça veut dire que pour
01:02:47beaucoup d'investisseurs,
01:02:49par exemple,
01:02:49les banques,
01:02:50les compagnies d'assurance,
01:02:51elles,
01:02:52elles sont obligées
01:02:52d'acheter du triple A
01:02:54ou du double A.
01:02:54Si vous êtes simple A,
01:02:56vous n'êtes plus
01:02:56dans le cahier des charges.
01:02:57Et donc,
01:02:58ça veut dire que,
01:02:59là, j'arrive sur les Français,
01:03:00parce qu'ils ne vont pas
01:03:01acheter cette dette,
01:03:02donc les taux d'intérêt
01:03:03vont augmenter.
01:03:04Et quand les taux d'intérêt
01:03:04augmentent,
01:03:05ça veut dire que les taux d'intérêt
01:03:06des crédits que nous,
01:03:07nous payons,
01:03:08les ménages,
01:03:08les entreprises,
01:03:09etc.,
01:03:09vont augmenter.
01:03:10Ce qui va également
01:03:11casser l'activité économique,
01:03:13faire du chômage.
01:03:14Donc, c'est les Français
01:03:14qui vont payer encore une fois.
01:03:15Alors, je voudrais,
01:03:16là, on va en parler,
01:03:17parce que,
01:03:18est-ce qu'on va arriver
01:03:18au FMI ?
01:03:20Est-ce qu'on va arriver
01:03:21à la Grèce ?
01:03:22Est-ce qu'on va arriver
01:03:23parce qu'on entend
01:03:24des tas de bruits ?
01:03:24Je voudrais vraiment en parler
01:03:25parce que,
01:03:26c'est les rumeurs,
01:03:27mais ce sont les rumeurs
01:03:28intéressants.
01:03:28Vous savez,
01:03:29vous allez à votre banque,
01:03:30votre banque va vous cloquer
01:03:30votre compte.
01:03:32Vous allez,
01:03:32on entend ça,
01:03:33ça, ça m'intéresse aussi,
01:03:34votre réaction
01:03:36et votre...
01:03:37Marc Toiti,
01:03:38on dit,
01:03:38oui, d'accord,
01:03:39attendez,
01:03:39je vais à ma banque.
01:03:40Je sais,
01:03:40mais mettons,
01:03:41j'ai 50 000 euros à la banque,
01:03:42c'est déjà énorme.
01:03:43Mais bon,
01:03:44je veux prendre 5 000 euros,
01:03:45il vous dit,
01:03:45mais pourquoi ?
01:03:46Pourquoi vous allez prendre
01:03:475 000 euros ?
01:03:48C'est mon argent.
01:03:50En quoi,
01:03:51depuis quand,
01:03:51vous allez me demander
01:03:52qu'est-ce que je fais
01:03:53des 5 000 euros ?
01:03:54C'est dingue.
01:03:55On en parle tout de suite
01:03:56après cette petite pause.
01:03:58A tout de suite.
01:04:01Sud Radio,
01:04:02Bercov dans tous ses états.
01:04:06Eh bien,
01:04:06nous sommes toujours
01:04:07avec Marc Toiti,
01:04:08nous faisons un audit
01:04:09de la France
01:04:10et ça vaut le coup
01:04:11de l'écouter,
01:04:11vraiment,
01:04:12avec ce qui se passe.
01:04:14Je crois que nous avons
01:04:14un auditeur.
01:04:15On accueille Jean-Pierre
01:04:16de Clermont-Ferrand.
01:04:17Oui,
01:04:17bonjour Jean-Pierre.
01:04:18Bonjour les amis
01:04:20de Sud Radio,
01:04:21bonjour à M. Toiti.
01:04:23Moi,
01:04:23je voulais vous raconter
01:04:24une histoire
01:04:24parce que M. Toiti,
01:04:25disait que les retraites
01:04:26de l'État
01:04:27nous coûtaient déjà
01:04:2850 milliards.
01:04:29Mais il n'y a rien
01:04:29d'étonnant.
01:04:30Je vous cite le cas.
01:04:31Moi,
01:04:31j'ai de la famille
01:04:32qui travaillait
01:04:32à la Banque de France
01:04:33et je connais
01:04:35une personne
01:04:37qui a travaillé
01:04:38en tout
01:04:38entre l'embauche
01:04:39et son départ
01:04:40à la retraite
01:04:41a travaillé 24 ans.
01:04:42Trois enfants,
01:04:43donc majoration
01:04:44de la retraite,
01:04:45etc.
01:04:45Mais il faut savoir
01:04:46que les avantages
01:04:47de la Banque de France
01:04:47n'étaient pas du tout
01:04:48celles des entreprises
01:04:50d'aujourd'hui,
01:04:50y compris dans la fonction publique.
01:04:52Mais il y en a d'autres
01:04:53comme ça.
01:04:53Je ne veux pas l'exemple
01:04:54de la Banque de France
01:04:54parce que je connais.
01:04:56Et donc,
01:04:57cette personne est partie
01:04:58à 24-25 ans
01:04:59d'activité,
01:05:02pleine retraite.
01:05:03Et à cette époque-là,
01:05:06par la suite,
01:05:07ma sœur
01:05:07est rentrée aussi
01:05:09à la Banque de France.
01:05:10Elle a travaillé
01:05:11beaucoup plus longtemps
01:05:13que cette personne
01:05:14et elle gagnait moins
01:05:16que celle qui est partie
01:05:17à la retraite
01:05:18à 24 ans d'activité.
01:05:19C'est a changé, oui.
01:05:21Et donc,
01:05:22ça,
01:05:22ça s'est passé
01:05:23aussi dans les années
01:05:25fin 80,
01:05:26par exemple.
01:05:27Moi,
01:05:27j'ai connu des gens
01:05:28qui sont partis
01:05:29à 50 ans
01:05:30à la retraite.
01:05:31On les a mis d'office
01:05:32à la retraite
01:05:33à 50 ans
01:05:33pour les besoins
01:05:35de services
01:05:36et d'organisation.
01:05:37Et donc,
01:05:38ça,
01:05:38ça coûte l'argent
01:05:39à l'État.
01:05:40Mais personne n'en parle.
01:05:41Oui, justement,
01:05:42on en parle
01:05:43et c'est intéressant.
01:05:45Oui,
01:05:45complètement.
01:05:45C'est-à-dire qu'encore une fois,
01:05:48c'est la retraite,
01:05:49c'est-à-dire que
01:05:49dans le secteur privé,
01:05:51effectivement,
01:05:51on va regarder,
01:05:53je dirais,
01:05:53les 25 dernières années.
01:05:54Voilà.
01:05:55Alors que dans le public,
01:05:57on regarde...
01:05:57Les meilleurs 25 années
01:05:58alors que le public,
01:05:58c'est les 6 derniers mois.
01:05:59C'est les 6 derniers mois.
01:06:00C'est le même salaire.
01:06:01Il y a quand même
01:06:01une sacrée différence.
01:06:02C'est ça.
01:06:03Non, mais à la rigueur,
01:06:03pendant des années,
01:06:04c'est vrai qu'il y avait
01:06:05la sécurité de l'emploi
01:06:06dans la fonction publique.
01:06:08Mais les salaires
01:06:09étaient moins élevés
01:06:10que dans la fonction privée.
01:06:10Donc, on dit,
01:06:11bon, au moins,
01:06:11on se rattrape.
01:06:12Sauf que maintenant,
01:06:13malheureusement,
01:06:13il y a un chômage
01:06:14qui augmente très fortement
01:06:15dans la fonction privée,
01:06:16donc.
01:06:16Mais par contre,
01:06:17les salaires sont quasiment identiques.
01:06:18On trouve la fonction privée
01:06:19et la fonction publique.
01:06:20Donc, finalement,
01:06:21on n'a plus les avantages
01:06:22qu'il y avait ensuite.
01:06:23Et idem sur la retraite,
01:06:25moi, je vois beaucoup,
01:06:25j'ai beaucoup de témoignages,
01:06:26justement,
01:06:27qui me montrent qu'effectivement,
01:06:28arrivé à la retraite,
01:06:29il y a une telle baisse
01:06:30de niveau de revenus
01:06:31que des personnes
01:06:32n'ont plus les moyens,
01:06:33justement,
01:06:33de manger normalement,
01:06:34comme ils veulent, etc.
01:06:35Ça, c'est quand même
01:06:36très dangereux.
01:06:37Mais je voudrais,
01:06:37justement,
01:06:38revenir, Marc Toiti,
01:06:39à cette histoire,
01:06:40quand même,
01:06:40des banques,
01:06:41on en parle.
01:06:41Vous savez,
01:06:42il y a toutes les rumeurs
01:06:43qu'il y a depuis,
01:06:44et qui ne sont pas nouvelles.
01:06:45Je ne parle même pas de,
01:06:46on verra les notes,
01:06:47vous dites,
01:06:48les notes des agences
01:06:48de notation,
01:06:51les fiches des autres.
01:06:52On verra,
01:06:53bon,
01:06:53on dit la France,
01:06:54on dit la Grèce,
01:06:54la FMI.
01:06:55Mais il y a quelque chose
01:06:56qui me frappe beaucoup,
01:06:57et en ce moment,
01:06:58j'ai beaucoup de personnes
01:06:59que je connais,
01:07:01c'est que,
01:07:01vous allez dans une banque,
01:07:03vous savez très bien
01:07:04l'argent que vous avez
01:07:04dans la banque,
01:07:06il dort,
01:07:06comme disait,
01:07:07il dort ou il ne dort pas,
01:07:09comme disait notre auditeur,
01:07:11eh bien,
01:07:12il demande 5000 euros,
01:07:14on lui dit,
01:07:15mais c'est pourquoi,
01:07:16monsieur ?
01:07:17C'est-à-dire que ça store
01:07:18quelque chose,
01:07:19est-ce que c'est légal,
01:07:20d'abord ?
01:07:21Est-ce qu'il y a des...
01:07:22Est-ce que si je sais
01:07:23que j'ai tant d'argent
01:07:24dans une banque,
01:07:26dans mon compte,
01:07:27et que je veux
01:07:29prendre une partie,
01:07:30est-ce qu'on ait le droit
01:07:32de me demander pourquoi ?
01:07:33Normalement non,
01:07:34comme une fois,
01:07:34parce que l'argent,
01:07:35sauf si effectivement
01:07:35il y a des dépôts en espèces,
01:07:37etc.,
01:07:37il y a de l'argent
01:07:37un petit peu bizarre,
01:07:38si vous voulez,
01:07:39mais on en est effectivement
01:07:41très très loin,
01:07:42donc les banques,
01:07:42effectivement,
01:07:43certaines du moins,
01:07:45n'ont pas à faire ça,
01:07:46surtout si c'est des personnes
01:07:46qui sont au-dessus
01:07:47de tout soupçon,
01:07:48donc voilà,
01:07:49ça qui est fou,
01:07:50c'est qu'on va embêter
01:07:51des gens honnêtes,
01:07:52puis par contre,
01:07:53toute l'économie parallèle,
01:07:54toute l'économie de la drogue,
01:07:55de la mafia,
01:07:55on les laisse tranquilles,
01:07:57c'est assez incroyable,
01:07:59c'est assez incroyable.
01:08:00Les 3 milliards
01:08:02du chiffre d'affaires
01:08:03de la drogue en France,
01:08:043 milliards,
01:08:05ou même plus.
01:08:06On est même plutôt
01:08:07à 8 milliards,
01:08:07voire 10 milliards,
01:08:08c'est ce que je veux dire,
01:08:09donc c'est quand même
01:08:10assez incroyable,
01:08:12donc ça qui est quand même
01:08:12dangereux,
01:08:14parce qu'on est en train
01:08:15de parler des banques,
01:08:16je vais vous raconter
01:08:16ce qui m'est arrivé,
01:08:18qui est incroyable,
01:08:19parce que justement,
01:08:20j'en parle un petit peu,
01:08:21que je subis des pressions,
01:08:22etc.,
01:08:23il y a quelques mois,
01:08:24je ne donnerai pas le nom,
01:08:24mais je suis une grande banque française,
01:08:27que vous connaissez,
01:08:27dont vous êtes cliente.
01:08:28Ça fait 40 ans que je suis là-bas,
01:08:29c'était ma première banque,
01:08:29j'avais 15 ans,
01:08:30j'ai ouvert un compte là-bas,
01:08:31si vous voulez.
01:08:31D'accord, d'accord.
01:08:33Et donc,
01:08:34bon, tout allait bien,
01:08:34je n'ai jamais eu aucun découvert,
01:08:35d'ailleurs,
01:08:36je n'ai jamais fait un crédit
01:08:36dans cette banque,
01:08:37bref,
01:08:38j'ai ma co-société,
01:08:39j'ai mon compte personnel,
01:08:42j'ai une de mes enfants,
01:08:43etc.,
01:08:43bref.
01:08:44Il m'appelle,
01:08:45donc il y a quelques mois,
01:08:47le patron de la banque privée,
01:08:48il me dit,
01:08:48écoutez Marc,
01:08:49on est désolé,
01:08:50mais notre banque
01:08:51ne veut plus travailler avec vous.
01:08:54J'ai dit,
01:08:54ah bon,
01:08:54mais pour quelle raison ?
01:08:55Pour quelle raison ?
01:08:56Parce qu'il faut peut-être une raison.
01:08:57Et ça,
01:08:57j'ai découvert,
01:08:57on apprend tous les jours,
01:08:58en me disant qu'effectivement,
01:09:00eh bien,
01:09:00la banque n'a pas à se justifier
01:09:02pour fermer des comptes.
01:09:04Ah oui ?
01:09:04Elle peut le fermer arbitrairement ?
01:09:06Sans aucune raison.
01:09:07Parce qu'à l'arrière,
01:09:07effectivement,
01:09:08s'il y a des trafics d'argent,
01:09:10s'il y a de l'argent sale,
01:09:11ok,
01:09:11ou si vous avez mal parlé
01:09:12au Charlie Cléantel,
01:09:13ok,
01:09:13mais ce qui n'est pas du tout mon cas,
01:09:14parce qu'il y avait même de l'argent
01:09:15qui dormait,
01:09:16donc ils ont préféré effectivement.
01:09:18Alors,
01:09:18qu'est-ce qui s'est passé ?
01:09:19Vous êtes français,
01:09:20vous êtes allé le voir quand même ?
01:09:21En fait,
01:09:22globalement,
01:09:23évidemment,
01:09:23heureusement qu'il y a d'autres banques en France,
01:09:24donc j'ai changé de banque,
01:09:25si vous voulez,
01:09:25mais ils m'ont tout fermé.
01:09:27Mon compte privé,
01:09:28mon compte de ma boîte,
01:09:30celui de mes enfants,
01:09:31attendez,
01:09:31dans quel pays vit-on ?
01:09:33Et je me suis renseigné,
01:09:34effectivement,
01:09:34parce que j'ai des amis
01:09:35qui travaillent dans cette banque,
01:09:36et donc ça vient de la direction générale.
01:09:38Donc il y a quelqu'un...
01:09:39Donc c'est politique,
01:09:40soyons clairs,
01:09:40par rapport à nos déclarations,
01:09:42par rapport à...
01:09:42Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
01:09:43Il n'y a aucune justification pour faire ça.
01:09:45Donc c'est ça qui devient très dangereux en France.
01:09:48C'est-à-dire que le fait de faire
01:09:48ce que nous faisons aujourd'hui,
01:09:49de dire la vérité,
01:09:51de dire les choses,
01:09:51simplement.
01:09:52Dire les choses.
01:09:52Eh bien,
01:09:53voilà,
01:09:53c'est ce que disait Orwell,
01:09:55dans un moment de supercherie universelle,
01:09:57dire la vérité devient un acte révolutionnaire.
01:09:59Absolument.
01:10:00Et donc,
01:10:01moi,
01:10:01si vous voulez,
01:10:02moi je suis tombé.
01:10:03Même encore aujourd'hui,
01:10:04vous voyez,
01:10:04j'en parle,
01:10:04je ne voulais pas en parler,
01:10:05mais bon,
01:10:05voilà,
01:10:06parce que pour vous,
01:10:07André,
01:10:07je vous en parle,
01:10:08je me dis,
01:10:08c'est quand même incroyable,
01:10:10nous sommes en France.
01:10:11Regardez,
01:10:11parce que,
01:10:12comme ils savent qu'ils ne peuvent pas m'embêter,
01:10:14ils ne peuvent pas me faire grand-chose,
01:10:15évidemment.
01:10:15Donc voilà,
01:10:16voilà où on en est aujourd'hui.
01:10:17Et alors,
01:10:18ce n'est pas fini,
01:10:18maintenant j'ai même deux contrôles fiscaux,
01:10:20un personnel,
01:10:21un sur ma boîte,
01:10:22là aussi,
01:10:23je n'ai rien à me reprocher,
01:10:23mais voilà,
01:10:24on fait en sorte de vous mettre des bâtons dans les roues
01:10:27parce que vous dites la vérité.
01:10:28C'est extrêmement...
01:10:28Je ne pensais pas le dire,
01:10:29vous voyez,
01:10:29donc voilà,
01:10:30je le dis,
01:10:30mais voilà où nous en sommes aujourd'hui.
01:10:32Et pour tout vous dire,
01:10:33j'ai fait une émission la semaine dernière,
01:10:34un de vos concurrents,
01:10:36mais néanmoins amis,
01:10:37je lui ai raconté l'histoire,
01:10:39un présentateur connu,
01:10:41aussi connu que vous,
01:10:42il m'a dit qu'il y a eu la même chose.
01:10:43Il a fait une interview,
01:10:44bref,
01:10:45d'une personnalité française,
01:10:48donc ça s'est mal placé,
01:10:49cinq jours plus tard,
01:10:50contrôle fiscal,
01:10:52c'est quoi ?
01:10:52C'est-à-dire,
01:10:53ok,
01:10:54encore une fois,
01:10:55quand on voit,
01:10:56moi je reçois des messages tous les jours
01:10:57de chefs d'entreprise
01:10:58qui me disent,
01:10:58je mets la clé sous la porte,
01:10:59je ferme,
01:11:00parce que j'ai eu un contrat de USSAF
01:11:01qui s'est mal passé,
01:11:02il n'avait rien fait de mal,
01:11:03il avait fait des petits oublis,
01:11:05etc.,
01:11:06et on le ferme,
01:11:07il a fermé sa boîte,
01:11:08il y en a plein de cas comme ça,
01:11:09et puis les voyous,
01:11:10les trafiquants de drogue,
01:11:12on les laisse prospérer,
01:11:13attendez,
01:11:14c'est quoi cette société ?
01:11:15C'est ça,
01:11:16c'est ça,
01:11:16il faut arrêter,
01:11:17moi c'est là où je...
01:11:19On arrive au cœur du problème,
01:11:20c'est ces deux poids de mesure
01:11:21érigés en institution.
01:11:22Mais bien sûr,
01:11:23mais encore moi,
01:11:24je viens de citer HLM d'Orly,
01:11:26j'ai eu la chance de m'en sortir,
01:11:28qu'est-ce qu'on veut ?
01:11:28On veut me remettre,
01:11:29vous voyez,
01:11:29mais comme je dis la vérité,
01:11:31alors ça ne plaît pas,
01:11:31vous voyez,
01:11:32c'est quand même assez incroyable,
01:11:33et c'est aussi bon signe,
01:11:35parce que ça veut dire
01:11:35qu'on est dans la vérité,
01:11:37c'est-à-dire qu'on dérange,
01:11:38entre guillemets,
01:11:38et qu'on en parle,
01:11:39et qu'on peut débrouiller,
01:11:40etc.
01:11:40Mais moi ce que je veux dire,
01:11:41c'est que,
01:11:41reste quand même optimiste,
01:11:42je pense qu'on peut encore
01:11:43sauver la France,
01:11:44par contre il faut être clair,
01:11:45on ne résoudra pas les problèmes
01:11:47par ceux qui les ont créés.
01:11:49Albert Einstein.
01:11:50Exactement.
01:11:51Donc voilà,
01:11:51on a les mêmes références à l'entrée.
01:11:52Et vous savez que c'était un écrivain
01:11:55que j'aime beaucoup,
01:11:55Guy Debord,
01:11:56qui disait,
01:11:57et c'est vraiment ça,
01:11:58par rapport à ce que disait Orwell,
01:12:00mais dans un monde inversé,
01:12:02le vrai n'est plus qu'un moment du faux.
01:12:04Oui, c'est exactement ça.
01:12:05C'est ça.
01:12:05C'est-à-dire que vous glissez
01:12:06un segment de vérité,
01:12:08mais oui,
01:12:08mais comme tout le reste est faux,
01:12:09ça passe,
01:12:10c'est compliqué.
01:12:11Non, mais c'est vrai que c'est triste aussi,
01:12:14parce qu'on aime,
01:12:15on aime notre pays,
01:12:16il faut être honnête,
01:12:16on aime la France.
01:12:17Donc on se dit,
01:12:18moi je n'ai rien fait de mal,
01:12:19parce que je veux dire,
01:12:19moi ce que je veux,
01:12:20c'est faire avancer les choses,
01:12:21c'est faire en sorte qu'on prenne
01:12:22enfin les bonnes choses.
01:12:23Moi ça fait 30 ans,
01:12:24j'ai 30 ans de métier.
01:12:24C'est ça qui les dérange,
01:12:25parce que bon,
01:12:25à l'arrière,
01:12:25quelqu'un qui sort comme ça,
01:12:26qui dit des bêtises,
01:12:27moi tout ce que j'évoque,
01:12:29c'est sourcé,
01:12:30c'est les chiffres de l'INSEE,
01:12:32de la Banque de France,
01:12:32etc.
01:12:33Ça fait 30 ans de métier,
01:12:34je n'ai pas changé.
01:12:35On se connaît,
01:12:35on en redrait depuis peut-être
01:12:36pas loin de 30 ans certainement.
01:12:38Donc voilà,
01:12:39j'ai toujours été constant,
01:12:39c'est-à-dire,
01:12:40moi mon but,
01:12:40c'est de démocratiser l'économie,
01:12:42de développer la culture économique
01:12:43des Français.
01:12:45Et le simple fait de faire ça,
01:12:47ça déplaît,
01:12:47mais attendez,
01:12:48c'est quand même...
01:12:48Oui mais c'est là où vous débouchez,
01:12:50que vous ne vouliez ou pas,
01:12:51mais je sais que vous,
01:12:52Marc Toiti,
01:12:53vous savez très bien,
01:12:54c'est que l'économie
01:12:54ne peut pas se séparer
01:12:55de la politique.
01:12:56Oui mais justement.
01:12:58L'économie,
01:12:58non je veux dire,
01:12:59elle devrait,
01:13:00elle devrait,
01:13:00enfin les gens devraient être,
01:13:02je dirais,
01:13:03objectifs,
01:13:04responsables
01:13:05et ne pas tenir compte
01:13:06de tel ou tel courant
01:13:07et opposition.
01:13:08Mais quand on revient
01:13:09et qu'on dit par exemple,
01:13:10alors moi je vous dis,
01:13:11ça va,
01:13:11aujourd'hui,
01:13:13pourquoi par exemple,
01:13:15soyons extrêmement clairs,
01:13:16est-ce que l'Italie
01:13:17s'en sort mieux que la France
01:13:19et pourquoi ?
01:13:19Ah bah c'est très simple.
01:13:20Ils ont pris le taureau
01:13:21par les cornes.
01:13:22Alors déjà,
01:13:23l'Italie était jetée aux orties,
01:13:24vous vous souvenez,
01:13:24encore quelques temps.
01:13:26Ah oui,
01:13:26l'Italie c'était la poubelle
01:13:27ou presque.
01:13:27Et simplement,
01:13:28à un moment ils ont dit,
01:13:30bon,
01:13:30on ne peut plus continuer comme ça,
01:13:31donc on va réduire effectivement
01:13:33les dépenses,
01:13:33notamment les dépenses de fonctionnement
01:13:35et ça fonctionne.
01:13:36On va réduire les dépenses
01:13:37qui ne servent à rien
01:13:38et ça fonctionne.
01:13:39Et maintenant,
01:13:39cette année,
01:13:40ils vont baisser les impôts
01:13:40de 30 milliards d'euros.
01:13:42Et surtout pour ceux
01:13:43qui me disent par exemple,
01:13:44oui mais quand on baisse la dépense,
01:13:45on ne peut pas le faire en France
01:13:46parce que sinon,
01:13:46c'est un effet récessif,
01:13:48ça crée une récession.
01:13:49Bah pas du tout,
01:13:50regarde en Italie,
01:13:50il y a de la croissance.
01:13:51Encore plus fort,
01:13:52l'Argentine.
01:13:53Oui,
01:13:53j'allais vous...
01:13:54L'Argentine de Millet.
01:13:56Avant que Millet soit élu,
01:13:58certains économistes
01:13:59dans le monde
01:14:00ont fait une pétition,
01:14:03y compris un économiste français
01:14:04qui s'appelle Piketty,
01:14:06qui est économiste de salon
01:14:07comme ça,
01:14:08bref,
01:14:08qui, eux,
01:14:09ils se disent,
01:14:09il faut encore augmenter les dépenses,
01:14:10il faut encore augmenter...
01:14:11La dette,
01:14:11ça ne coûte rien.
01:14:12Bon,
01:14:12je ne sais pas comment...
01:14:13Ils peuvent dire des trucs pareils
01:14:14mais bon,
01:14:14admettons,
01:14:15il avait signé avec d'autres
01:14:16et ils étaient 100 quand même.
01:14:17Si Millet est élu,
01:14:19l'Argentine va s'effondrer.
01:14:20Elle ne redémarrera jamais.
01:14:22Que voit-on aujourd'hui ?
01:14:247% de croissance en Argentine.
01:14:26Pourtant,
01:14:26il a baissé les dépenses publiques
01:14:27mais il a...
01:14:28Et l'impression qu'il a diminué
01:14:29de manière incroyable.
01:14:30Mais surtout,
01:14:31il a restauré la confiance.
01:14:32Vous savez,
01:14:32l'économiste...
01:14:33Mais alors comment ?
01:14:34On n'est pas que l'Italie
01:14:35ou l'Argentine,
01:14:36comment ?
01:14:36Concrètement,
01:14:37ils ont fait quoi ?
01:14:37L'économie,
01:14:38c'est de la confiance.
01:14:40Il faut un moment
01:14:41que les dirigeants
01:14:42prennent les bonnes décisions
01:14:43et appliquent ce qu'ils ont...
01:14:44Mais alors,
01:14:45c'est l'exé,
01:14:45qu'est-ce qu'ils ont fait ?
01:14:46Pour moi,
01:14:48aujourd'hui,
01:14:48il faut faire ce que j'appelle
01:14:49en France
01:14:49une thérapie de choc bienveillante.
01:14:52Ça veut dire,
01:14:52d'abord,
01:14:52il faut commencer
01:14:53par baisser les impôts.
01:14:54Nous sommes numéro 1
01:14:55du monde des impôts.
01:14:56Il n'y a pas un pays
01:14:56qui paye plus d'impôts que nous
01:14:57par rapport à notre richesse.
01:14:59Donc,
01:14:59il faut réduire.
01:15:00Par exemple,
01:15:00la CSG
01:15:00qui était un impôt temporaire,
01:15:02enfin,
01:15:02pas temporaire,
01:15:03mais qui était à la base
01:15:04à 1%.
01:15:04C'est la CRDS
01:15:05qui était temporaire.
01:15:06Là aussi,
01:15:06ça continue.
01:15:07Donc,
01:15:07la CSG était à 1%
01:15:09créée en 1991
01:15:10par Michel Rocard
01:15:11et maintenant,
01:15:16j'ai dit aujourd'hui,
01:15:17il faut réduire cette CSG
01:15:18de 30 milliards d'euros.
01:15:20Comme ça,
01:15:20tous les Français,
01:15:21parce que tout le monde
01:15:21paye la CSG,
01:15:22tous les Français verront
01:15:23qu'on fait quelque chose pour eux,
01:15:24qu'on les aide.
01:15:25Et là,
01:15:25on va restaurer la confiance.
01:15:27On ne pourra pas dire
01:15:27oui,
01:15:28le gouvernement se sucre.
01:15:29Non,
01:15:29il fait tout
01:15:30pour restaurer la confiance.
01:15:32Et dans le même temps,
01:15:33parce que si je baisse mes recettes,
01:15:34évidemment,
01:15:35ça génère un exponent de déficit,
01:15:37il faut réduire les dépenses
01:15:38et notamment les dépenses
01:15:39de fonctionnement,
01:15:40là aussi,
01:15:40d'au moins 50 milliards d'euros.
01:15:42Et encore une fois,
01:15:42tout le monde l'a fait.
01:15:44Oui,
01:15:44mais je veux vous dire,
01:15:46qui serait le Javier Millet
01:15:48en France ?
01:15:49Je ne parle même pas de...
01:15:49Pour l'instant,
01:15:50il n'existe pas.
01:15:50Non,
01:15:51mais qui ferait Afouera ?
01:15:52Afouera.
01:15:52Il a réduit les ministères,
01:15:54il a réduit les agences publiques,
01:15:56etc.
01:15:57Il a réduit tout ça.
01:15:58Il a fait que ça suffit,
01:15:59les gars.
01:15:59Oh !
01:16:00Ça,
01:16:00ça suffit.
01:16:00Vous avez 570 000,
01:16:03je dirais,
01:16:05administres,
01:16:05enfin,
01:16:05comment dire,
01:16:06élus en France,
01:16:07au sens large,
01:16:07on va dire.
01:16:09570 000 élus.
01:16:09570 000,
01:16:10oui,
01:16:10au sens large.
01:16:10c'est-à-dire la fonction,
01:16:12vous voyez,
01:16:12physique.
01:16:13C'est pas mal.
01:16:13Oui,
01:16:14570 000,
01:16:14c'est pas rien.
01:16:15Alors,
01:16:16je ne dis pas qu'il faut tous
01:16:16les supprimer,
01:16:17mais bon...
01:16:18Non,
01:16:18mais ça fait des électeurs
01:16:19avec leur famille et tout ça.
01:16:20Mais bon,
01:16:20attendez,
01:16:21mais derrière,
01:16:21il y a des dépenses,
01:16:22il y a des dépenses de fonctionnement,
01:16:23même s'ils ne sont pas tous payés,
01:16:24mais il y a quand même
01:16:25des dépenses de fonctionnement derrière.
01:16:26Bien sûr, bien sûr.
01:16:26Ça coûte là aussi cher.
01:16:28Quand on voit,
01:16:28par exemple,
01:16:28le millefeuille administratif,
01:16:30ça coûte 10 milliards d'euros par an.
01:16:3310 milliards,
01:16:33c'est un truc facile à faire,
01:16:34ça,
01:16:34c'est un millefeuille.
01:16:35On a les mêmes dépenses
01:16:36au même strat du millefeuille.
01:16:39Il faut arrêter.
01:16:40Vous comprenez ?
01:16:41Il faut être sérieux.
01:16:42Le vrai,
01:16:42c'est que nous ne sommes pas sérieux
01:16:44et ce qu'on aime faire en France,
01:16:45c'est trouver des boucs émissaires.
01:16:46Alors,
01:16:46voilà,
01:16:47c'est les Français,
01:16:48c'est les retraités,
01:16:49c'est les boomers,
01:16:49c'est Pierre,
01:16:50Paul et Jacques.
01:16:50Non,
01:16:51ce sont nos dirigeants aujourd'hui
01:16:52qui prennent les fameuses issues.
01:16:54Et en fait,
01:16:54c'est ce que vous dites,
01:16:55en fait,
01:16:56il faut un peu ir la serpe,
01:16:57il faut commencer à tailler,
01:16:58tailler,
01:16:59tailler,
01:16:59de façon intelligente.
01:17:00Il ne faut pas couper pour couper.
01:17:02Je n'irai pas jusqu'à ce qu'a fait
01:17:04effectivement Milan et en Argentine.
01:17:05Peut-être que ça peut nous faire mal en France.
01:17:07Il faut regarder chaque dépense,
01:17:09en faire un audit,
01:17:10ce que fait la Cour des comptes chaque année.
01:17:11On le voit,
01:17:12tous ces gaspillages qui sont là,
01:17:14on peut les supprimer.
01:17:14Oui,
01:17:14la Cour des comptes n'a aucun pouvoir exécutif,
01:17:18vous le savez.
01:17:19Bien entendu.
01:17:19Donc,
01:17:20on va continuer à faire cette audit,
01:17:21on va en reparler avec Marc Toiti
01:17:24après cette petite pause.
01:17:25A tout de suite.
01:17:27Sud Radio,
01:17:29Percov dans tous ses états.
01:17:33Et Marc Toiti,
01:17:34dans cet audit de la France,
01:17:35d'ailleurs,
01:17:36qui voudrait pour plusieurs pays d'Europe,
01:17:38il y a quand même un paramètre,
01:17:40et encore une fois,
01:17:40moi je peux en parler
01:17:41en tant que travailleur immigré,
01:17:42je sais d'où je viens, etc.
01:17:43Vous savez d'où vous venez ?
01:17:45Moi, je viens du Liban,
01:17:46et j'ai une mère d'origine espagnole
01:17:49et un père d'origine russe.
01:17:51Donc,
01:17:51on ne va pas m'accuser de quoi que ce soit.
01:17:54Et si on m'accuse,
01:17:55je n'en ai rien à faire.
01:17:55je sais où je suis
01:17:57et où je me tiens
01:17:57et je sais pourquoi je suis français.
01:17:59Et fortement.
01:18:01De bouche
01:18:02et peut-être sinon de souche.
01:18:04Mais,
01:18:04est-ce que quand même,
01:18:06il ne faut pas parler
01:18:07de cette espèce de tabou incroyable,
01:18:09parce que vous passez
01:18:10pour un droit d'Adolf Hitler,
01:18:11du coup de l'immigration ?
01:18:13et de la manière dont on traite l'immigration.
01:18:15Non mais...
01:18:15Non mais, c'est sûr,
01:18:16le gros problème qu'on a,
01:18:17c'est que,
01:18:17moi je le vois,
01:18:18encore une fois,
01:18:19quand je dis simplement
01:18:19une réalité économique,
01:18:21on me dit,
01:18:21oh là,
01:18:21vous êtes complotiste,
01:18:22vous êtes d'extrême droite,
01:18:23c'est ça qui est devenu...
01:18:24On ne peut plus parler aujourd'hui,
01:18:24on ne peut plus dire les choses,
01:18:25bien entendu.
01:18:26Mais c'est vrai qu'il y a aussi,
01:18:27elle a aussi un coût
01:18:28sur l'immigration,
01:18:30bien entendu.
01:18:30Normalement,
01:18:31ça peut être positif l'immigration,
01:18:32mais à deux conditions.
01:18:34C'est qu'on ait une phase
01:18:34de croissance forte,
01:18:35ce qui n'est pas notre cas,
01:18:36et deux,
01:18:37que, effectivement,
01:18:37la population immigrée
01:18:38s'intègre.
01:18:40Et malheureusement,
01:18:41ce n'est pas non plus
01:18:41complètement le cas.
01:18:42Donc, si on n'a pas ça,
01:18:44l'immigration,
01:18:44c'est un coût.
01:18:45Et on le sait bien,
01:18:45ce n'est pas moi qui le dis,
01:18:46c'est effectivement l'INSEE,
01:18:47on voit très bien
01:18:47qu'on a un taux de chômage
01:18:48beaucoup plus élevé,
01:18:49malheureusement,
01:18:50dans les populations immigrées,
01:18:51parce qu'il n'y a pas,
01:18:52justement,
01:18:52d'intégration.
01:18:53Donc, c'est ça qui est très...
01:18:54Et par contre,
01:18:55effectivement,
01:18:55il y a toutes ces aides,
01:18:56là aussi,
01:18:56on n'a pas le droit
01:18:57de regarder,
01:18:57parce qu'on n'a pas le détail.
01:18:59Et qui se chiffre par milliard.
01:19:01Évidemment,
01:19:01évidemment.
01:19:02Alors, je ne dis pas
01:19:03qu'il faut tout arrêter.
01:19:04Bien entendu,
01:19:04il faut regarder.
01:19:05Mais vive l'immigration légale,
01:19:08mais pas l'immigration illégale
01:19:09et clandestine.
01:19:10L'immigration légale.
01:19:11Et puis, également,
01:19:12moi, je dirais même
01:19:13vers une immigration choisie,
01:19:14parce qu'effectivement,
01:19:14dans certains secteurs,
01:19:15on a peut-être besoin
01:19:16de personnel, etc.
01:19:17Mais aujourd'hui,
01:19:18le drame,
01:19:18c'est qu'il y a,
01:19:19malheureusement,
01:19:20des personnes qui ont cotisé
01:19:21toute leur vie,
01:19:22et qui ont une retraite
01:19:23misérable
01:19:24et qui dorment
01:19:24dans leur voiture.
01:19:25Et puis, malheureusement,
01:19:25il y en a d'autres
01:19:26qui viennent d'arriver
01:19:26et qui sont bien choyés.
01:19:29Par exemple.
01:19:29Mais toujours est-il que...
01:19:30Et ça, ça ne passe plus.
01:19:31Parce qu'avant,
01:19:33on ne le savait pas.
01:19:34Maintenant,
01:19:34avec les réseaux sociaux,
01:19:35tout se sait, malheureusement.
01:19:36On ne peut plus
01:19:38voiler ou masquer la réalité.
01:19:40Et donc,
01:19:41moi, justement,
01:19:41pour éviter, justement,
01:19:42le racisme, etc.,
01:19:44il faut dire les choses.
01:19:45Pour moi, le racisme,
01:19:46justement, c'est de dire
01:19:46parce que tu es
01:19:47de telle ou telle origine,
01:19:48alors on te laisse tranquille.
01:19:49Ben non !
01:19:50Si !
01:19:50Effectivement,
01:19:50il y a des amis...
01:19:51Ça, c'est le racisme à l'envers.
01:19:53C'est le racisme à l'envers,
01:19:53mais c'est du racisme.
01:19:54Moi, encore une fois,
01:19:55je viens des Cité HLM d'Orly.
01:19:57Moi, mes parents étaient
01:19:57des pieds noirs d'Algérie.
01:19:59Mais moi,
01:20:00mes origines françaises
01:20:02remontent même
01:20:03jusqu'à la Révolution française.
01:20:04Pour vous dire.
01:20:05Dans ma famille, en tout cas.
01:20:06Donc, il n'y a pas de problème.
01:20:07Mais ce que je veux dire par là,
01:20:07c'est que dans les Cité HLM,
01:20:09il y avait toutes les origines
01:20:10qui étaient là.
01:20:11Mais ça marchait.
01:20:12Pourquoi ?
01:20:13Parce qu'on avait
01:20:19un respect de la France,
01:20:20un respect des autorités
01:20:21qu'il n'y a plus aujourd'hui.
01:20:23C'est ça qui est très dangereux.
01:20:24Parce que,
01:20:25d'un point de vue social, sociétal,
01:20:27moi, je vais beaucoup,
01:20:28par exemple,
01:20:28dans les villes de province,
01:20:30je suis stupéfait
01:20:31de voir comment ça se délite.
01:20:34Je me rappelle Nantes, par exemple,
01:20:35une nouvelle que j'aime beaucoup,
01:20:36qui était la ville
01:20:37du bien-vivre en France
01:20:38il y a quelques années.
01:20:39Vous vous souvenez ?
01:20:39Bien sûr.
01:20:39Aujourd'hui, vous allez...
01:20:41Le centre-ville et compagnie, oui.
01:20:43Je suis arrivé à la gare
01:20:43après ma conférence.
01:20:45Je dormais à l'hôtel de la gare.
01:20:46Bref, je suis arrivé.
01:20:47Vous savez, j'avais peur.
01:20:49Pourtant, je viens de décider HLM,
01:20:50donc je suis habitué.
01:20:51Vous voyez ?
01:20:51Mais non.
01:20:52Donc, attendez.
01:20:53C'est ça qui est très dangereux aujourd'hui.
01:20:54Il faut rétablir une stabilité sociale
01:20:59et sociale,
01:20:59et surtout, une sécurité.
01:21:01On parlait tout à l'heure de l'Argentine,
01:21:02où il y avait évidemment
01:21:03beaucoup de corruption,
01:21:04beaucoup de mafias,
01:21:05beaucoup de meurtres, etc.
01:21:06Maintenant, l'Argentine
01:21:07est devenue le pays le plus sûr
01:21:08d'Amérique latine.
01:21:10Comme le Salvador.
01:21:11C'est ça.
01:21:12On n'aime pas bouquiller,
01:21:14mais le Salvador...
01:21:14Non, mais encore une fois,
01:21:16à un moment,
01:21:16il faut...
01:21:17Tolérance zéro.
01:21:18C'est-à-dire qu'il faut bien faire comprendre,
01:21:19justement,
01:21:20à tous les types de trafic,
01:21:21de violence, etc.,
01:21:21que ce n'est pas tolérable en France.
01:21:24Et pour ça,
01:21:25on a besoin, effectivement,
01:21:26d'un chef.
01:21:27On a besoin d'une direction.
01:21:29Effectivement,
01:21:29quand,
01:21:29si au sommet de l'État,
01:21:31on laisse faire,
01:21:32on laisse faire...
01:21:32Je ne parle même pas
01:21:33des actes antisémites
01:21:33qui explosent.
01:21:35La semaine dernière,
01:21:35je faisais une émission,
01:21:35justement,
01:21:36sur CNews,
01:21:37mais on ne peut pas la nommer.
01:21:38Je parlais d'économie,
01:21:39puis après,
01:21:40il y avait un reportage,
01:21:40justement,
01:21:40sur...
01:21:41Il y avait un jeune
01:21:42qui a été,
01:21:43effectivement,
01:21:43agressé à Lyon.
01:21:44Et la responsable,
01:21:45donc,
01:21:46une dame juive de Lyon,
01:21:48disait,
01:21:48nous, aujourd'hui,
01:21:49on fait attention quand on sort,
01:21:50on regarde derrière nous,
01:21:51s'il n'y a personne derrière.
01:21:52Attendez,
01:21:53mais c'est horrible.
01:21:54C'est quoi ?
01:21:55C'est la Seconde Guerre mondiale ?
01:21:58Non,
01:21:58mais c'est incroyable
01:21:59d'en arriver là,
01:22:00en 2025,
01:22:01en France.
01:22:02Vous comprenez ?
01:22:03Donc,
01:22:03c'est là où,
01:22:03aujourd'hui,
01:22:04il faut repenser complètement
01:22:07notre société,
01:22:08il faut un vrai électrochoc.
01:22:09Ça soit d'un point de vue économique,
01:22:11et après,
01:22:11tout est lié,
01:22:12parce que si l'économie va mieux,
01:22:13si vous avez de la croissance,
01:22:14si le chômage baisse,
01:22:15vous pouvez,
01:22:16effectivement,
01:22:16rassurer,
01:22:17vous pouvez restaurer
01:22:18une certaine cohésion.
01:22:20Et là,
01:22:20aujourd'hui,
01:22:21moi,
01:22:21ce qui m'inquiète,
01:22:21c'est que,
01:22:22dans une société
01:22:22qui se délite
01:22:24avec presque de la violence,
01:22:26quand on monte du doigt
01:22:27à certaines catégories
01:22:27de la population,
01:22:29c'est très dangereux.
01:22:30Non,
01:22:30mais le pire que ça,
01:22:32vous savez,
01:22:32vous parlez de communauté juive,
01:22:34etc.,
01:22:35et les églises incendiées,
01:22:36et les actes anti-chrétiens.
01:22:38Il y a,
01:22:38aujourd'hui,
01:22:39la communauté la plus suivie,
01:22:41enfin,
01:22:41poursuivie,
01:22:41c'est les chrétiens,
01:22:42dans le monde.
01:22:43Vraiment,
01:22:43quand vous voyez
01:22:44ce qui se passe un peu partout,
01:22:46donc,
01:22:47il y a quand même un problème,
01:22:48et là,
01:22:48on revient,
01:22:49et c'est vrai pour l'économie,
01:22:50comme c'est vrai pour la société,
01:22:51Marc,
01:22:52je voudrais qu'on finisse là-dessus,
01:22:53est-ce qu'une société
01:22:54sans sanctions
01:22:55peut tenir ?
01:22:56Non.
01:22:56Non,
01:22:56c'est pourquoi,
01:22:57c'est triste à dire,
01:22:59mais il faut une sanction pour la France,
01:23:00parce que le problème,
01:23:01c'est que comme il n'y a pas de sanctions,
01:23:02on fait n'importe quoi.
01:23:03C'est vrai que le fait,
01:23:04justement,
01:23:05d'avoir l'euro,
01:23:06la protection de la Banque Centrale Européenne,
01:23:07qui a fait la planche à billets,
01:23:08etc.,
01:23:08on s'est dit,
01:23:09bon,
01:23:09c'est l'argent magique,
01:23:10vous vous souvenez ?
01:23:10Donc,
01:23:11il ne peut rien nous arriver.
01:23:12Maintenant,
01:23:12de temps en temps,
01:23:12il faut une sanction pour qu'on comprenne.
01:23:14Et le problème,
01:23:15c'est que,
01:23:16encore une fois,
01:23:16la France,
01:23:17ce n'est pas la Grèce.
01:23:17c'est-à-dire que la Grèce,
01:23:18c'était 350 milliards d'euros,
01:23:20nous,
01:23:20c'est 3500 milliards.
01:23:21Oui,
01:23:22c'est dingue.
01:23:22Quand la France,
01:23:22quand tu vas avoir une crise financière,
01:23:23c'est 10 fois la dette de la Grèce.
01:23:25De l'époque.
01:23:26Donc,
01:23:26quand tu vas avoir une crise,
01:23:27effectivement,
01:23:28financière en France,
01:23:29là,
01:23:29ça sera à l'échelle de l'ensemble de la zone euro.
01:23:32Donc,
01:23:32il y aura des vraies conséquences.
01:23:33Et qui va payer à la fin,
01:23:34comme les taux d'intérêt vont augmenter,
01:23:36c'est évidemment les Français
01:23:36qui vont payer.
01:23:38Donc,
01:23:38c'est là où je dis aujourd'hui,
01:23:39il faut que nous ayons des responsables,
01:23:40responsables,
01:23:47on est en plein déni
01:23:48d'un point de vue économique,
01:23:50social,
01:23:51sociétal,
01:23:52sécuritaire.
01:23:52C'est ça.
01:23:53Donc,
01:23:53c'est ce qui fait qu'on ne peut pas prendre les bonnes décisions
01:23:54parce que vous ne regardez même pas la réalité en France.
01:23:56Et je ferais un mauvais jeu de mots,
01:23:58mais comme on fait son déni,
01:23:59on se couche.
01:24:00Et ce n'est pas ça qu'il faudrait faire.
01:24:03Et je finis là-dessus.
01:24:05J'ai encore une minute,
01:24:06monsieur le réalisateur.
01:24:07Juste une minute.
01:24:08Non,
01:24:08ce que j'adore,
01:24:09c'est que,
01:24:10quand même,
01:24:10on est fabuleux,
01:24:11c'est que Trump a dit,
01:24:12voilà,
01:24:13moi,
01:24:13je ne subventionne plus la guerre en Ukraine.
01:24:15En revanche,
01:24:15il voulait des armes,
01:24:16je vous les vends.
01:24:17Et avec supplément.
01:24:19Et nous,
01:24:20on dit oui,
01:24:20monsieur Trump.
01:24:21C'est quand même beau.
01:24:22C'est business first,
01:24:23comme le fonds des Américains.
01:24:25Je pense que le vrai enjeu,
01:24:26encore une fois,
01:24:28c'est de prendre les bonnes mesures
01:24:29et de rassurer les Français
01:24:31parce que là,
01:24:31on est en train,
01:24:31malheureusement,
01:24:32de créer une société extrêmement moindre.
01:24:33On va vivre des semaines très compliquées.
01:24:36Mais je reste optimiste quand même.
01:24:37Je pense qu'une fois qu'on aura touché
01:24:37le fond de la piscine,
01:24:38on pourra redémarrer.
01:24:39Eh bien,
01:24:39écoutez,
01:24:40on attend le fond de la piscine.
01:24:42Merci,
01:24:42avec une radio.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations