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##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-09-09##
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00:00:00Sud Radio, Bercov dans tous ses états.
00:00:30Cassoudé, Marine Tondelier, Emmanuel Macron.
00:00:33Écoutez, on est gâtés aujourd'hui.
00:00:34Aujourd'hui, vous êtes vraiment gâtés.
00:00:36Vous savez, on est à la veille d'un certain 10 septembre.
00:00:41Et 10 septembre, qu'est-ce qui va se passer ?
00:00:43Alors, on ne va pas faire les prédictions.
00:00:45On ne va pas lire dans le Marc de Café.
00:00:47Mais avec Louis Chauvel, qui est sociologue et spécialiste des classes moyennes,
00:00:51on va expliquer ce que veut dire ce mouvement.
00:00:56On va en parler longuement avec lui.
00:00:57Et puis, évidemment, demain, qui vivra, verra.
00:01:03Et puis, nous allons parler de cette histoire horrible aux Etats-Unis,
00:01:07de cette réfugiée ukrainienne tuée, égorgée par un multirécidiviste,
00:01:1214 fois condamné, 14 fois poursuivi.
00:01:16Et puis voilà, il est dehors et il tue.
00:01:18Et ça n'a pas fait grand-chose.
00:01:19Et on va expliquer pourquoi ça n'a pas fait grand-chose,
00:01:22alors que c'est une réfugiée ukrainienne et qu'on parle beaucoup de l'Ukraine.
00:01:25Et puis, on va parler des noms de femmes bientôt inscrits sur la Tour Eiffel.
00:01:28Et on va parler parce qu'une émission sans Ercidia Soudé,
00:01:33Marie Thondelier et Sandrine Rousseau, ce n'est pas une émission.
00:01:37Mais enfin, écoutez, Sandrine Rousseau n'est pas là, mais on fera aujourd'hui avec.
00:01:41Et puis, on va parler d'un certain drapeau.
00:01:44Oui, on va parler de cette opération tricolore, le drapeau.
00:01:48Un certain drapeau tricolore.
00:01:50Eh bien, je ne sais pas, qu'est-ce qui se passe là ?
00:01:53On n'a pas envie trop, trop d'en parler.
00:01:55Et en seconde partie, alors on va parler des Twitter Files.
00:01:59Que s'est-il passé et comment s'ensurent-t-on aujourd'hui,
00:02:02depuis quelques années, les réseaux sociaux ?
00:02:05Et pourquoi il a fallu attendre qu'Anelon Musk reprenne X Twitter, bien sûr,
00:02:10pour qu'on connaisse un certain nombre de choses absolument hallucinantes
00:02:14qui étaient évidemment, évidemment, bien enterrées, bien masquées.
00:02:19A tout de suite.
00:02:21Sud Radio Bercov, dans tous ses états, le fait du jour.
00:02:26Bloquons tout, bloquons tout.
00:02:29Voici ce qu'on entend depuis quelques semaines, voire quelques mois, le 10 septembre.
00:02:35Demain, on bloque tout.
00:02:37Alors, qu'est-ce que c'est ?
00:02:38Protestation citoyenne, mobilisation symbolique, symptomatique, l'insurrection, pchite,
00:02:45tous les désespoirs sont permis, ou tous les espoirs sont permis pour certains.
00:02:50C'est l'auberge espagnole des fantasmes.
00:02:53D'un côté, ça va être encore une fois, une espèce de casse terrible avec les Black Blocs, etc.
00:03:00Pire que Nahel, la mort de Nahel et le refus d'obtempérer.
00:03:04Pour les autres, non, non, c'est une manifestation symbolique.
00:03:08Enfin, tout le monde y va de son interprétation.
00:03:12Louis Chauvel, bonjour.
00:03:14Bonjour.
00:03:15Vous êtes sociologue, vous êtes spécialiste des classes moyennes et auteur, auteur,
00:03:20c'est un livre que j'avais lu avec plaisir,
00:03:22La spirale du déclassement aux éditions du Seuil.
00:03:26Alors, je ne sais pas si c'est une manifestation du déclassement, Louis Chauvel,
00:03:29ce qui est tout à fait étonnant, c'est qu'enfin, étonnant,
00:03:32en tout cas révélateur, c'est que des semaines avant le 10 septembre,
00:03:38on disait, déjà, tout le monde s'est positionné.
00:03:41On ne sait pas ce que ça sera, on ne sait pas exactement comment ça va se passer,
00:03:45mais tout le monde y va de son étiquette, de son assignation à résidence.
00:03:51Pour vous, en fait, bon, juste, je rappelle,
00:03:54on s'attend à des fortes perturbations, train, métro, RER, Transilien,
00:03:58on s'attend, donc ça, c'est quand même, les syndicats vont avoir leur mot à dire,
00:04:04encore qu'ils vont aussi manifester le 18 septembre, je le rappelle,
00:04:08CGT, commercial, air service, pardon,
00:04:12appel à la grève dans plusieurs grandes anciennes parisiennes et Île-de-France,
00:04:15autres manifestations un peu partout, à Lyon, Nantes, Sud-Ouest, etc.,
00:04:19blocage de rond-point, blocage de parking, blocage routier, etc., etc.
00:04:25Louis Chauvel, au fond, est-ce qu'on assiste à une manifestation,
00:04:30ou à des manifestations comme on en a déjà connues,
00:04:33ou encore une fois, je rappelle quand même que nous sommes au lendemain
00:04:36du licenciement fracassant, il faut le dire, de François Bayrou,
00:04:41renvoyé à ses chères études, par 364 voix de députés.
00:04:50Alors, quel est votre sentiment sur ce qui peut se passer demain ?
00:04:55Mon sentiment numéro un, c'est que ce n'est pas banal.
00:04:58Ce n'est pas banal parce que depuis 30 ou 40 ans que je m'intéresse
00:05:03à la situation sociale avant tout et politique par conséquent
00:05:07du pays et d'autres pays en parallèle,
00:05:11ce qui est banal, c'est d'attendre pour le mois de septembre
00:05:13une grande explosion.
00:05:15Et dès le mois de mai-juin, en voyant qu'il ne se passe pas grand-chose,
00:05:19on dit toujours à la rentrée, vous allez voir à la rentrée.
00:05:23Eh bien, là, ce qui est très particulier et qui n'est pas banal,
00:05:27c'est qu'en fait, quand on construit un mouvement social en septembre,
00:05:30c'est pour obtenir des choses, par exemple, la chute d'un budget
00:05:33ou la remise en cause de tout un ensemble de choses,
00:05:37voire la tête du premier ministre.
00:05:39Enfin, la tête, je veux dire...
00:05:41Oui, oui, c'est pas guillotine.
00:05:44En fait, là, c'est pas banal.
00:05:46Ça ressemble à une espèce de coup de judo pas attendu.
00:05:51Le gouvernement en bloc, on va dire, présente sa tête,
00:05:56voilà, devant la nation, elle tombe.
00:05:59Et puis, voilà, le grand suspense pour demain,
00:06:02c'est sur cette base où on obtient tout
00:06:06avant même qu'on ait à le demander.
00:06:08Oui.
00:06:10Voilà, ça rend le mouvement très...
00:06:13Peut-être pas très pâteux, mais en tout cas,
00:06:15très complexe à prévoir.
00:06:16Parce que, voilà, les uns parient sur le grand flop.
00:06:20Vous avez tout, donc rentrez chez vous.
00:06:22Oui.
00:06:22Ensuite, on va partir à la recherche
00:06:24d'un nouveau premier ministre
00:06:25qui va faire un nouveau budget,
00:06:28un nouveau gouvernement,
00:06:30tout un ensemble de nouveaux plans, etc.,
00:06:31pour passer l'hiver tranquille.
00:06:34Mais d'autres, effectivement,
00:06:36on voit bien qu'on rentre d'année en année,
00:06:39progressivement,
00:06:40dans une situation de plus en plus instable.
00:06:42Il n'y a même plus de gouvernement à la rentrée.
00:06:44On n'a même plus de gouvernement à faire tomber
00:06:46autour du budget.
00:06:48Et c'est vrai que, voilà,
00:06:51quand on est journaliste,
00:06:52on s'intéresse énormément à l'événement,
00:06:54ce qui se passe,
00:06:55ce qui n'est pas banal,
00:06:56ce qui est complètement nouveau.
00:06:57Dans mon domaine,
00:06:58on est plus un petit peu
00:07:00comme dans les études sismiques.
00:07:03Nous savons tous
00:07:04qu'il va arriver quelque chose un jour
00:07:07en Californie.
00:07:09On va l'appeler the big one.
00:07:11Et, en fait, ça fait...
00:07:14Enfin, voilà.
00:07:15Si on regarde depuis 30 ans
00:07:16les transformations de la société française.
00:07:19En fait, je travaille sur les classes moyennes,
00:07:22je travaille aussi sur les générations.
00:07:24Et, en fait,
00:07:25le cursus de 30 ans,
00:07:28une tranche de 30 ans,
00:07:29c'est intéressant
00:07:30parce qu'en général,
00:07:32il y a 30 ans,
00:07:33nos parents avaient notre âge
00:07:36à ce moment-là.
00:07:38Et, il y a 30 ans,
00:07:40on se trouvait à peu près
00:07:41à la classe d'âge
00:07:42de nos propres enfants aujourd'hui.
00:07:44Et, en fait, regarder,
00:07:45à 30 ans de distance,
00:07:46ça permet de voir
00:07:48toute la pente dérapante
00:07:50de rapide transformation
00:07:53et pas forcément
00:07:55nécessairement vers le meilleur.
00:07:56Quand vous dites transformation,
00:07:57vous dites déclassement,
00:07:59quand même, quelque part.
00:08:00Voilà.
00:08:01Et on ne va pas se cacher la face.
00:08:03C'est-à-dire que,
00:08:05en 1995,
00:08:06Jacques Chirac
00:08:07a eu le dessus
00:08:09aux présidentielles
00:08:10en décrivant
00:08:12la fracture sociale.
00:08:13En fait,
00:08:14celui qui a décrit ça
00:08:15s'appelle Emmanuel Todd
00:08:16dans une note
00:08:18de 30 pages
00:08:19qui a assuré
00:08:20un succès considérable
00:08:22et une meilleure compréhension
00:08:23de la situation française
00:08:24à l'époque.
00:08:25Et, effectivement,
00:08:26déjà,
00:08:27beaucoup d'analystes
00:08:27et j'en faisais partie
00:08:29et Todd plus encore,
00:08:32on s'attend
00:08:32à ce que ça se passe mal,
00:08:35voire très mal.
00:08:36Et, effectivement,
00:08:37dans les suites de 1995,
00:08:39vous rappelez
00:08:40le mouvement
00:08:40sur les retraites,
00:08:41le blocage intégral
00:08:44de Paris
00:08:44pendant plusieurs semaines
00:08:46et ce blocage
00:08:47était un total blocage,
00:08:49une strangulation
00:08:50du système.
00:08:52Mais, à l'époque,
00:08:53ce qu'on voit,
00:08:54c'est que les classes moyennes
00:08:55salariées
00:08:56avaient encore
00:08:57des blocs
00:08:58de droits
00:09:00à défendre
00:09:01et il y avait
00:09:02une situation
00:09:03où,
00:09:04comme on dit
00:09:05au Parti communiste
00:09:08et à la CGT,
00:09:09il y avait encore
00:09:09du grain à moudre,
00:09:10c'est-à-dire
00:09:12que l'endecrement
00:09:13était la moitié
00:09:14de ce qu'il est aujourd'hui,
00:09:15il y avait des budgets
00:09:17qui n'étaient pas équilibrés
00:09:18mais qui permettaient
00:09:19de faire des choses.
00:09:21Maintenant,
00:09:22nous en sommes
00:09:22beaucoup plus
00:09:23à une situation
00:09:23où,
00:09:25disons qu'il y avait
00:09:27l'espoir
00:09:27de conserver des choses
00:09:28ou d'obtenir d'autres
00:09:29et de redistribuer
00:09:31de différentes façons.
00:09:33Ici,
00:09:33nous sommes dans
00:09:34une situation
00:09:34de très large blocage.
00:09:37Les retraités
00:09:37d'aujourd'hui,
00:09:38surtout ceux
00:09:39qui atteignent l'âge
00:09:40de 70-75 ans
00:09:42sont en quelque sorte
00:09:43les derniers survivants
00:09:46de la dernière génération
00:09:48de salariés chanceux
00:09:49qui ont eu
00:09:50une situation
00:09:51favorable
00:09:52depuis l'entrée
00:09:53dans la vie,
00:09:54c'est-à-dire
00:09:54qu'à 18 ans,
00:09:56on avait le choix
00:09:56à l'époque
00:09:57pour cette génération-là.
00:09:58Soit je vais à l'école,
00:10:00soit je reste
00:10:00à l'université,
00:10:01soit je vais au boulot.
00:10:02Mais c'est par le temps
00:10:03que les moins de 50 ans
00:10:04ne peuvent pas connaître.
00:10:05Non mais attendez,
00:10:06les moins de 50 ans
00:10:08peuvent se rappeler
00:10:09quand ils avaient...
00:10:10Attendez,
00:10:10Louis Chauvel,
00:10:11s'il vous plaît,
00:10:12s'il vous plaît.
00:10:12Non mais je veux dire,
00:10:13vous dites au départ,
00:10:15oui mais voilà,
00:10:16on leur a servi
00:10:17le plein,
00:10:18au départ,
00:10:19voilà,
00:10:19Bayrou est tombé,
00:10:20donc vous avez eu
00:10:22ce que vous avez demandé.
00:10:22Non,
00:10:23ils n'ont rien eu du tout.
00:10:24Le problème,
00:10:25c'est que le mécontentement,
00:10:26le rejet,
00:10:27la rage,
00:10:28elle est là.
00:10:29Ce n'est pas Bayrou
00:10:30qui change,
00:10:30ce n'est pas parce que Bayrou
00:10:32est parti
00:10:32que ça va changer
00:10:33quoi que ce soit
00:10:34à ceux qui ont envie.
00:10:36Ce qui n'est pas banal,
00:10:37c'est que,
00:10:38revenons à 95
00:10:39et au mouvement,
00:10:41qui,
00:10:42voilà,
00:10:43dans la logique des choses,
00:10:45le Premier ministre
00:10:46sert de visible
00:10:47à son employeur numéro un,
00:10:50c'est-à-dire
00:10:51le président de la République.
00:10:52Oui,
00:10:52mais c'est fini ça,
00:10:53Louis Chauvel,
00:10:54c'est fini.
00:10:55Ce que vous décrivez ça,
00:10:57ce n'est plus
00:10:58la logique des choses.
00:10:59Ça,
00:10:59c'est vrai,
00:10:59il y a 30 ans,
00:11:00c'est faux aujourd'hui.
00:11:02Pardon,
00:11:02vous le savez très bien.
00:11:04La réalité réelle,
00:11:05et on en est d'accord,
00:11:07c'est que nous vivons
00:11:07dans une société française
00:11:09avec des tensions
00:11:10de plus en plus fortes
00:11:12à tous les étages.
00:11:13En 1995,
00:11:16Jacques Chirac
00:11:16soulignait
00:11:17la déconnexion
00:11:18des classes populaires,
00:11:20des ouvriers,
00:11:20des employés,
00:11:21du reste
00:11:22des classes moyennes.
00:11:24Il y a 15 ans,
00:11:25il devenait clair
00:11:25qu'au sein même
00:11:26des classes intermédiaires
00:11:28de la société
00:11:28du gros
00:11:30des classes moyennes.
00:11:31Je pense
00:11:32aux instituteurs,
00:11:34aux infirmières,
00:11:35aux infirmiers,
00:11:36aux travailleurs
00:11:38de la santé,
00:11:39de beaucoup
00:11:39de services publics,
00:11:41les chauffeurs
00:11:42de bus,
00:11:42de trains,
00:11:43de tout ce que vous voulez.
00:11:45Il y a 15 ans,
00:11:46commençaient à être mis
00:11:47sous très forte pression
00:11:49et voyaient
00:11:50des remises en cause
00:11:51profondes
00:11:51de pouvoir d'achat
00:11:52par des prix
00:11:53de l'immobilier
00:11:54qui déjà
00:11:55commençaient à exploser
00:11:56et par des niveaux
00:11:57de salaire
00:11:57après inflation
00:11:58nette
00:11:59et après mutuelle
00:12:01et tout ce que vous voulez
00:12:02qui deviennent
00:12:02de plus en plus insupportables.
00:12:04Mais aujourd'hui,
00:12:05la situation intéressante,
00:12:06c'est que les problèmes
00:12:07montent par capérité
00:12:09jusqu'à ce qu'il y aille
00:12:10représenté
00:12:11dans les temps anciens
00:12:12des élites
00:12:14de la société française,
00:12:15des parties
00:12:15des élites
00:12:16de la société française,
00:12:17les médecins généralistes
00:12:19voire spécialistes,
00:12:21des journalistes
00:12:22tout à fait connus,
00:12:23le monde,
00:12:24pas simplement,
00:12:25le monde académique
00:12:26des universitaires
00:12:27et ainsi de suite.
00:12:28Mais nous touchons même
00:12:30jusqu'à la haute fonction publique
00:12:32dont des secteurs entiers
00:12:34sont conscients
00:12:35du fait
00:12:36qu'ils ne valent plus rien
00:12:37en termes de salaire
00:12:39par rapport
00:12:40aux exigences,
00:12:41aux coûts de la vie
00:12:42d'aujourd'hui.
00:12:43Je ne vais pas vous parler
00:12:45du prix d'une semaine
00:12:46au Club Med.
00:12:47Je ne vais pas faire pleurer
00:12:48les gens
00:12:50sur ce genre
00:12:51de plaisanteries.
00:12:52Mais la réalité
00:12:53réelle des choses,
00:12:54c'est que voilà,
00:12:55vous avez,
00:12:56je ne sais pas,
00:12:57plus de 50 ans,
00:12:58vos enfants cherchent
00:13:00un petit logement
00:13:00misérable
00:13:02pour suivre des études
00:13:03quelque part
00:13:04dans une ville,
00:13:06voilà,
00:13:07vous voyez très bien
00:13:07que vous n'avez
00:13:08plus les moyens
00:13:09alors que vos parents
00:13:11avaient ces moyens-là
00:13:13il y a 30 ans
00:13:14quand ça vous concernait.
00:13:15Et en fait,
00:13:16cette expérience collective
00:13:17depuis 30 ans
00:13:18devient une expérience
00:13:19universelle,
00:13:20donc les frustrations
00:13:22sont partout.
00:13:24Le sentiment
00:13:24de déclassement
00:13:25est beaucoup plus
00:13:25qu'un sentiment,
00:13:26c'est une réalité
00:13:27dont les gens touchent
00:13:29et l'ont touché
00:13:31pendant tout l'été
00:13:31en voyant l'inflation
00:13:33de ce qu'ils arrivaient
00:13:34à faire
00:13:34dans les années précédentes
00:13:35et ce qu'ils ne peuvent
00:13:36plus faire.
00:13:37Restaurants,
00:13:38vacances et autres.
00:13:39Je ne parle pas
00:13:40que de l'île d'Oléron,
00:13:42de la Bretagne
00:13:43et ainsi de suite,
00:13:44mais je parle effectivement
00:13:46du fait que des éléments
00:13:47basiques du niveau de vie
00:13:49des classes moyennes
00:13:50supérieures
00:13:51deviennent maintenant
00:13:53de moins en moins
00:13:54accessibles
00:13:54et en fait d'une génération
00:13:55à l'autre,
00:13:56c'est-à-dire des gens
00:13:57qui ont 60 ans
00:13:58versus leurs enfants
00:14:00de 30 ans,
00:14:01on voit encore plus
00:14:03une forme de massacre
00:14:04socio-économique
00:14:06qui rend la vie
00:14:07de plus en plus difficile.
00:14:08Donc la rage est là.
00:14:10M. Perrault a compris
00:14:11que plutôt que de continuer
00:14:14trop longtemps
00:14:14l'automne
00:14:16et voilà,
00:14:17il a choisi
00:14:19effectivement
00:14:20la sortie
00:14:24interrompue,
00:14:25voilà.
00:14:26Et c'est vrai
00:14:27qu'aujourd'hui,
00:14:30le job de président
00:14:30de la République
00:14:31ne doit pas être
00:14:32très agréable
00:14:33et...
00:14:35Mais est-ce que ce n'est pas lui,
00:14:36pardon, pardon,
00:14:36Louis Roche,
00:14:37est-ce que ce n'est pas lui
00:14:38qui doit être en jeu ?
00:14:39Pas spécialement Macron.
00:14:40C'est-à-dire,
00:14:40ce que vous décrivez là,
00:14:42en fait,
00:14:42c'est que tous les éléments
00:14:43de la rage
00:14:44et du rejet sont là.
00:14:46Tous les éléments
00:14:46de la précarité sont là.
00:14:48Tous les éléments
00:14:49du déclassement sont là.
00:14:50Donc on se fout,
00:14:51pardon,
00:14:51de l'expression,
00:14:52que Bayrou s'en aille ou pas.
00:14:54Bayrou,
00:14:54qu'est-ce qu'il a fait ?
00:14:55Tous les autres,
00:14:55qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:14:56Le vrai problème,
00:14:57c'est que c'est qui est pilote
00:15:00à la tête de l'État.
00:15:01Donc on peut dire
00:15:02ce qu'on veut,
00:15:03c'est que ce mouvement,
00:15:04je ne sais pas
00:15:05ce qu'il va donner,
00:15:06mais vous le savez
00:15:07mieux que moi,
00:15:08le rejet est là.
00:15:09Qui va incarner ce rejet ?
00:15:11Comment ça va se passer ?
00:15:12Or,
00:15:12qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
00:15:14Tout s'est fait
00:15:14pour enterrer.
00:15:15Alors,
00:15:16enterrer d'un côté
00:15:17avec la récupération
00:15:18par Mélenchon et compagnie,
00:15:19voilà,
00:15:19c'est très bien.
00:15:20Donc on va dire,
00:15:21moi je n'irai pas
00:15:22parce que LFI y est,
00:15:23donc je n'irai pas.
00:15:24et les autres disent,
00:15:26oui mais il faut y aller quand même,
00:15:27mais attendez,
00:15:28les syndicats,
00:15:29c'est fort bien,
00:15:29on va quand même faire le 18.
00:15:31On a l'impression,
00:15:32et c'est aux sociologues
00:15:33que je m'adresse,
00:15:34d'une espèce de déperdition
00:15:35et que comme on disait,
00:15:37cette assemblée
00:15:38ne sait pas où elle va,
00:15:39c'est comme un poulet
00:15:40dont on a déjà coupé le cou
00:15:42et qui continue à bouger,
00:15:43et là on a l'impression
00:15:44que même la population,
00:15:46les représentations,
00:15:48les classes,
00:15:49ne savent plus où elles sont,
00:15:50elles sont là
00:15:50en train de regarder
00:15:51et de ne plus savoir où aller.
00:15:53En tout cas,
00:15:54c'est vraiment
00:15:55le sentiment que j'en ai
00:15:57et je crois que je ne suis pas le seul.
00:15:59Oui,
00:15:59il y a une situation
00:16:00de déstructuration générale
00:16:02de tout ce qu'avaient fait
00:16:04les structures
00:16:05de notre société
00:16:06depuis l'après-deuxième guerre mondiale.
00:16:09Je veux dire,
00:16:11on peut,
00:16:11enfin,
00:16:12je ne suis pas un spécialiste
00:16:13des constitutions,
00:16:15il reste que
00:16:15la Ve République
00:16:16avait permis
00:16:18de donner des cadres
00:16:19solides
00:16:20et stables,
00:16:21même en cas
00:16:22d'absence
00:16:22de majorité
00:16:25dans la réalité
00:16:26de la population,
00:16:27on arrivait toujours
00:16:28à quelque chose
00:16:29au niveau
00:16:30de l'Assemblée nationale.
00:16:31Maintenant,
00:16:32nous sommes dans une situation,
00:16:33vous avez parlé
00:16:34de poulet sans tête,
00:16:35ce n'est pas simplement
00:16:36l'Assemblée nationale,
00:16:37c'est l'ensemble
00:16:38des structures politiques
00:16:39qui est elle et nôtre.
00:16:40Dans un monde banal
00:16:42qui est tellement
00:16:42d'il y a 30 ans,
00:16:44à cette heure-ci,
00:16:45on serait en train
00:16:46de parler
00:16:47des préparatifs
00:16:48de la fête
00:16:49de l'humanité,
00:16:50vous auriez
00:16:51tout un ensemble
00:16:52d'éléments structurants,
00:16:54des habitudes
00:16:55de la rentrée
00:16:56avec derrière
00:16:57le budget
00:16:58en train
00:16:59de se préparer,
00:17:00mais voilà,
00:17:01ça suit son cours,
00:17:03les voilà,
00:17:04un certain nombre
00:17:05de mouvements
00:17:05bien organisés
00:17:06par la CGT
00:17:07se préparaient,
00:17:09le service d'ordre,
00:17:10reprenait
00:17:11ses bonnes habitudes
00:17:12d'entraînement
00:17:14un peu musclé
00:17:16et il y avait
00:17:16une structure,
00:17:17c'est-à-dire
00:17:18que les manifs
00:17:19de l'époque
00:17:21ne dégénéraient
00:17:22pas systématiquement.
00:17:24La grande difficulté
00:17:24d'aujourd'hui,
00:17:25c'est que plus rien
00:17:26ne tient à rien.
00:17:28On se trouve
00:17:29face à une situation
00:17:30où peut-être
00:17:32que la gendarmerie
00:17:32et la police
00:17:33parviendront
00:17:34à tenir
00:17:35les prochains mouvements
00:17:36mais on a vu
00:17:37dans le passé récent
00:17:37que plus rien
00:17:39ne tient
00:17:40d'une certaine façon
00:17:41et pour tout
00:17:44un ensemble
00:17:44de personnes
00:17:45qui sentent
00:17:47d'une certaine façon
00:17:48venir le moment,
00:17:52pour les personnes
00:17:52qui ont une petite
00:17:53formation léniniste
00:17:54ou pas,
00:17:56il y a la réalité
00:17:57qu'après s'être
00:17:58ennuyé
00:17:58pendant une trentaine
00:17:59d'années
00:18:00à voir
00:18:00progressivement
00:18:02le fruit
00:18:03proche
00:18:04de tomber,
00:18:05il y a une situation
00:18:06très générale
00:18:07qui peut permettre
00:18:11de faire
00:18:11de nouvelles
00:18:12carrières politiques
00:18:14pour des gens
00:18:14qui ont attendu
00:18:15ou qui n'ont pas
00:18:16attendu
00:18:16d'ailleurs
00:18:17trop longtemps.
00:18:18C'est-à-dire
00:18:18que le fruit
00:18:19de toute façon,
00:18:22le fruit sociopolitique
00:18:23et économique,
00:18:24le fruit est mûr
00:18:26et peut tomber
00:18:27à tout moment.
00:18:28Et c'est clair
00:18:29qui peut tomber
00:18:29d'une manière
00:18:30assez forte
00:18:30et assez violente,
00:18:31on peut le dire aussi.
00:18:33Et inattendue.
00:18:34C'est-à-dire qu'en fait,
00:18:35toutes ces histoires-là,
00:18:37on peut se rappeler
00:18:38il y a moins
00:18:39d'une dizaine d'années
00:18:40le mouvement
00:18:41des gilets jaunes.
00:18:42Bien sûr.
00:18:42Peu de monde,
00:18:43parmi les analystes,
00:18:45peu de monde
00:18:45aurait parié
00:18:47beaucoup
00:18:47sur
00:18:48les gilets jaunes.
00:18:51Personnellement,
00:18:51j'aurais tendance
00:18:52à ne pas trop parier
00:18:53pour
00:18:53demain.
00:18:56Simplement parce que
00:18:57c'est simplement
00:18:58une facette
00:18:59ou une partie
00:19:00à un côté
00:19:02des frustrations
00:19:03radicales
00:19:04qui sont ici.
00:19:05C'est-à-dire
00:19:06qu'en fait,
00:19:07on a
00:19:07M. Mélenchon,
00:19:10ses amis,
00:19:11tout un ensemble.
00:19:12Voilà.
00:19:13Les gilets jaunes,
00:19:14c'était beaucoup
00:19:14plus universel.
00:19:16C'est-à-dire
00:19:17qu'il y avait
00:19:17une vision
00:19:18prise de conscience
00:19:20générale,
00:19:21peu politisée,
00:19:22non politisée
00:19:23ou mixte
00:19:24d'un point de vue
00:19:25politique,
00:19:27susceptible
00:19:27de réaliser
00:19:28ce qu'il y a
00:19:29une trentaine
00:19:29d'années,
00:19:30là encore,
00:19:30à Sciences Po,
00:19:31on appelait
00:19:32l'alliance
00:19:33rouge et brun.
00:19:35C'est-à-dire
00:19:36l'alliance
00:19:36de différentes
00:19:37formes
00:19:37de radicalité.
00:19:38Ça n'en pas
00:19:39existait à l'époque,
00:19:40c'était
00:19:40une théorie.
00:19:43Louis Chauvet,
00:19:44Sciences Po elle-même
00:19:45est en train
00:19:45de tomber déjà,
00:19:47est en train
00:19:47de tomber en lambeau.
00:19:48Il faut bien dire
00:19:49que quand on compare
00:19:50Sciences Po d'il y a 30 ans
00:19:51et Sciences Po d'aujourd'hui,
00:19:53on pourrait vraiment
00:19:54se poser des questions.
00:19:55On va revenir là-dessus.
00:19:56Je vous remercie.
00:19:57Hein ?
00:19:58Pardon ?
00:19:58Tout fout le camp,
00:19:59mon bon monsieur.
00:20:01Et on va voir demain,
00:20:02effectivement,
00:20:04l'intensité
00:20:06ou le pchit.
00:20:07Merci Louis Chauvet.
00:20:08Je rappelle que vous avez écrit
00:20:09la spirale du déclassement
00:20:11et nous avons un...
00:20:12Avant que vous partiez,
00:20:13Louis Chauvet,
00:20:14on a un auditeur,
00:20:14Dominique,
00:20:15qui nous appelle de Rochefort.
00:20:16Bonjour Dominique.
00:20:17Oui, bonjour.
00:20:18Bonjour à votre invité.
00:20:19Bonjour André Bercoff.
00:20:20Merci pour votre émission.
00:20:21Mais alors,
00:20:22il y a une chose qui m'étonne,
00:20:23c'est que,
00:20:23parler des événements
00:20:25aujourd'hui,
00:20:26votre invité
00:20:27fait abstraction
00:20:28de tas de choses
00:20:29qui sont...
00:20:30qui étaient des faits réels
00:20:31d'aujourd'hui.
00:20:32C'est-à-dire que,
00:20:32par exemple,
00:20:33ça fait 5 ans
00:20:34qu'avec le Covid,
00:20:35le gouvernement
00:20:35a sacrifié la dette
00:20:37qui va faire sur portée
00:20:39aux citoyens.
00:20:39Ça fait 30 ans
00:20:40que ça dure.
00:20:40que l'écologie
00:20:43est devenue l'escrologie
00:20:44en faisant monter
00:20:45les prix de l'électricité
00:20:46de façon à ce que
00:20:47des tas de gens
00:20:48n'y arrivent pas.
00:20:49On accuse les retraités
00:20:50qu'on cotisait largement
00:20:52alors qu'en fin de compte,
00:20:54beaucoup de...
00:20:55nous,
00:20:56on travaillait
00:20:56plus de 39 heures
00:20:57avec des heures subs,
00:20:59etc.
00:21:00Il y a un ras-le-bol général
00:21:01parce qu'on veut faire
00:21:02supporter aux citoyens
00:21:03la dette.
00:21:04Il ne faut quand même
00:21:04pas oublier
00:21:05qu'il y a des mouvements
00:21:06spontanés
00:21:06qui se sont créés
00:21:07et qui ont été
00:21:09contre les ZFE
00:21:10comme les Gueux.
00:21:12Il y a des mouvements
00:21:14politiques
00:21:15comme les Patriotes
00:21:17qui sont assez forts
00:21:18aujourd'hui.
00:21:18Il y a une minorité
00:21:19qui a fait passer
00:21:20un message général
00:21:21à toute la population
00:21:22qui a bien compris
00:21:22qu'on se faisait rouler
00:21:23et qui en a marre
00:21:24de se faire rouler
00:21:24depuis des décennies.
00:21:26Donc ça,
00:21:26il ne faut pas...
00:21:27Et que...
00:21:28avec les Gilets jaunes,
00:21:29on a bien compris
00:21:30que les Blocs
00:21:31étaient quand même
00:21:31plutôt laissés agir
00:21:34par le gouvernement
00:21:35qui n'a rien fait contre eux
00:21:36et que les Gilets jaunes
00:21:37n'ont pas envie
00:21:38de renouveler l'expérience
00:21:39et qui tentent là
00:21:39la population,
00:21:41les citoyens
00:21:42tentent un nouveau type
00:21:44d'action.
00:21:44Une nouvelle expérience, oui.
00:21:45Une nouvelle expérience.
00:21:47Il faut les entendre
00:21:49parce que les arguments
00:21:50en division
00:21:50sont vraiment
00:21:51très très valables.
00:21:52Parce que la liste
00:21:53est très longue.
00:21:54Moi, je ne veux pas...
00:21:55Non, bien sûr.
00:21:55c'est ça qu'il faut parler.
00:21:59Ce n'est pas de la convention
00:22:00politique actuelle,
00:22:02des truandages politiques
00:22:04qu'on sait tous,
00:22:05etc.
00:22:05C'est des faits réels.
00:22:06Il faut retourner
00:22:07sur le réel.
00:22:08Il ne faut pas partir
00:22:10de l'idéologie politique
00:22:11parce que c'est elle
00:22:12justement qui met à mal
00:22:13tout ça.
00:22:13Alors, Louis Chobel,
00:22:14il faut retourner
00:22:14sur le réel ?
00:22:16Oui, la réalité.
00:22:17Effectivement,
00:22:18ce qui nous sauve
00:22:20de beaucoup de discours,
00:22:22on va dire,
00:22:22politiques un peu superficiels.
00:22:25Voilà,
00:22:26depuis Rochefort
00:22:26comme depuis Longueuil
00:22:28ou ailleurs,
00:22:29on voit bien,
00:22:30effectivement,
00:22:30de tout un ensemble
00:22:31de points de vue,
00:22:33l'accumulation
00:22:34d'erreurs politiques
00:22:35et économiques
00:22:36manifestes.
00:22:37et on a parlé
00:22:39tout au long
00:22:40de cette séance,
00:22:41on a eu 20 minutes
00:22:42pour parler de déclassement
00:22:43et on ne peut pas faire
00:22:44toute la liste
00:22:45grâce à votre auditeur.
00:22:46On a une partie importante
00:22:47de la liste
00:22:48qui est rappelée là.
00:22:50Il y a d'autres éléments
00:22:51très nombreux,
00:22:52c'est-à-dire tout un ensemble
00:22:53de sentiments
00:22:54d'humiliation.
00:22:56Juste un mot,
00:22:56pardon,
00:22:57parce qu'on est...
00:22:57Excusez-moi,
00:22:59juste un mot.
00:23:01Oui, non,
00:23:01mais juste un mot.
00:23:02Est-ce qu'aujourd'hui,
00:23:03quand vous dites,
00:23:04et vraiment,
00:23:04je voudrais que vous me répondiez
00:23:05de façon,
00:23:06hélas, succinct,
00:23:07parce qu'à la radio,
00:23:08hélas,
00:23:09on n'a pas tout le temps
00:23:09et on devrait,
00:23:10c'est passionnant,
00:23:11mais est-ce que,
00:23:12quand vous dites,
00:23:13le fruit est près de tomber,
00:23:15parce que je crois
00:23:16que c'est une bonne image
00:23:18et exacte,
00:23:19on ne dit pas que c'est
00:23:20demain,
00:23:20après-demain,
00:23:21etc.,
00:23:21encore une fois,
00:23:22on n'est pas des voyants
00:23:23ou des lecteurs
00:23:24de marques de café,
00:23:25mais est-ce qu'au fond,
00:23:28véritablement,
00:23:29aujourd'hui,
00:23:30on est passé à quelque chose
00:23:32où ça peut être
00:23:33dans un changement qualitatif
00:23:35et pas seulement
00:23:36un changement
00:23:37de gouvernement
00:23:38ou même
00:23:39un changement
00:23:40d'assemblée.
00:23:41Est-ce qu'on est
00:23:41à ce point,
00:23:42à votre avis,
00:23:43ou pas ?
00:23:44Les travaux internationaux
00:23:46qui est de comparant
00:23:47de différents pays
00:23:48laissent penser,
00:23:49effectivement,
00:23:49à la France d'aujourd'hui
00:23:50un petit peu
00:23:50comme l'Argentine
00:23:51des années 1960.
00:23:54Et effectivement,
00:23:54je ne pense pas
00:23:55que ce soit demain
00:23:55ni après-demain,
00:23:57mais effectivement,
00:23:58le mur se rapproche
00:24:00considérablement.
00:24:01la cote de popularité
00:24:03du président
00:24:04de la République
00:24:04abyssale
00:24:06et à peu près unique
00:24:09depuis la création
00:24:10des sondages
00:24:11laisse voir
00:24:12effectivement
00:24:13des niveaux
00:24:13de frustration
00:24:14qui sont extrêmes.
00:24:16À partir du moment
00:24:17où les gens
00:24:17verront
00:24:18qu'ils n'ont plus
00:24:19vraiment rien à perdre
00:24:20à se mobiliser,
00:24:22ce jour-là,
00:24:23le fruit tombera.
00:24:23Merci beaucoup.
00:24:25Merci Louis Chauvel.
00:24:26On en reparlera
00:24:27avec vous.
00:24:28Voilà.
00:24:28Écoutez,
00:24:29demain 10 septembre
00:24:30et puis tout le reste.
00:24:32Ça se suit.
00:24:33À tout de suite.
00:24:34Merci.
00:24:35Et si vous aussi
00:24:35vous souhaitez réagir
00:24:36et si vous envisagez
00:24:37d'ailleurs de manifester
00:24:38le 10 septembre,
00:24:39donnez-nous vos motivations.
00:24:40Expliquez-nous
00:24:41en appelant le 0 826 300 300.
00:24:43À tout de suite.
00:24:46Sud Radio Bercoff
00:24:47dans tous ses états
00:24:48midi 14h.
00:24:50André Bercoff.
00:24:51L'affaire n'a pas fait
00:24:52grand bruit au mois d'août
00:24:53et c'est bien ce qu'on reproche
00:24:54aux médias américains.
00:24:55Le meurtre d'une jeune
00:24:56réfugiée ukrainienne
00:24:57en Caroline du Nord
00:24:58est quasiment passé
00:24:58sous les radars
00:24:59pendant trois semaines
00:25:00et c'est Elon Musk
00:25:01qui a relayé cette histoire
00:25:02sur X
00:25:03jusqu'à faire réagir
00:25:04Donald Trump hier, André.
00:25:05Oui, c'est une histoire terrible.
00:25:07C'est une histoire terrible.
00:25:08D'ailleurs,
00:25:08elle s'est passée aux Etats-Unis.
00:25:10Elle aurait pu se passer en France.
00:25:11D'ailleurs,
00:25:11elle s'est passée en France
00:25:13d'une manière ou d'une autre.
00:25:14C'est quoi ?
00:25:15Eh bien,
00:25:15c'est une jeune fille ukrainienne.
00:25:16Vous savez,
00:25:17on n'a pas beaucoup entendu
00:25:18les pro-ukrainiens
00:25:20et les chaînes de télévision
00:25:21pro-ukrainiennes
00:25:22parlaient de ça.
00:25:23Bon,
00:25:23elle était partie,
00:25:24elle avait quittée
00:25:25parce qu'avec la guerre
00:25:27dans son pays,
00:25:27elle s'était réfugiée
00:25:28aux Etats-Unis.
00:25:29Elle s'appelle
00:25:30Irina Zarutska
00:25:32et elle était dans un train
00:25:34à Charlotte
00:25:35en Caroline du Nord
00:25:36le 22 août dernier.
00:25:39Elle a 23 ans
00:25:40et elle a été poignardée.
00:25:42Alors,
00:25:43on a vu,
00:25:43enfin,
00:25:44ces images,
00:25:44je ne sais pas
00:25:45si vous les avez vues,
00:25:46c'est pas la peine
00:25:47de les voir,
00:25:47mais quand même,
00:25:48je veux dire,
00:25:48on les voit
00:25:49dans tous les réseaux sociaux,
00:25:50sur tous les réseaux sociaux.
00:25:51Vous avez une jeune femme,
00:25:53jeune,
00:25:55jolie,
00:25:55etc.,
00:25:56elle est assise
00:25:56et derrière
00:25:57un grand barraqué
00:25:58comme ça,
00:26:00et il est là,
00:26:01il se lève,
00:26:02il sort un couteau
00:26:03et il fait
00:26:04et il l'égorge.
00:26:06Il faut le dire,
00:26:06c'est pour ça que
00:26:07je ne souhaite à personne
00:26:09de regarder ça,
00:26:10on l'a vu
00:26:11et il l'égorge.
00:26:12Voilà,
00:26:13sans motif apparent,
00:26:14sans rien,
00:26:14elle était là
00:26:15et on l'entend
00:26:16après,
00:26:17parce que
00:26:18les caméras
00:26:19sont dans le train,
00:26:20ah oui,
00:26:20j'ai eu la femme blanche,
00:26:21j'ai eu la fille blanche,
00:26:22j'ai eu la fille blanche.
00:26:23Et au-delà de ça,
00:26:24qu'est-ce qui s'est passé ?
00:26:25Eh bien,
00:26:25qu'est-ce qui s'est passé ?
00:26:26Eh bien,
00:26:26silence total,
00:26:28silence assourdissant.
00:26:29New York Times,
00:26:30Washington Post,
00:26:31vous vous rappelez,
00:26:31il y a 30 ans,
00:26:32c'était le Watergate et compagnie.
00:26:34Les révélateurs,
00:26:35ah non,
00:26:35non,
00:26:35non,
00:26:35là,
00:26:35on ne parle pas.
00:26:36Pourquoi ?
00:26:37Parce que
00:26:37c'est un racisé.
00:26:39Donc,
00:26:39c'est un racisé,
00:26:40et on n'en parle pas.
00:26:42Voilà,
00:26:42ça a été,
00:26:43alors,
00:26:44évidemment,
00:26:45heureusement,
00:26:46quelques réseaux sociaux,
00:26:48dont X,
00:26:48ont montré,
00:26:49ça a fait
00:26:49une onde de choc.
00:26:51Et quand on a le profil
00:26:53de l'agresseur,
00:26:53c'est pour ça qu'on vous en parle,
00:26:55et qu'on vous en parlera.
00:26:57Casier de judiciaire,
00:26:58long comme le bras.
00:26:5914 arrestations depuis 2011,
00:27:02dont un vol à main armée
00:27:03ayant conduit à 5 ans de prison.
00:27:05En janvier 2025,
00:27:07janvier 2025,
00:27:08l'individu a même alerté la police,
00:27:10prétendant être sous l'emprise
00:27:11d'un matériau artificiel
00:27:12coincé à l'intérieur de son corps,
00:27:15qui contrôlait ses moindres faits gestes.
00:27:16On va encore dire qu'évidemment,
00:27:18eh bien,
00:27:18il est fou,
00:27:19et voilà,
00:27:20etc.
00:27:21Eh bien alors,
00:27:22les médias locaux ont couvert
00:27:23l'événement,
00:27:25mais,
00:27:25mais,
00:27:26CNN,
00:27:27rien,
00:27:28le New York Times,
00:27:29rien,
00:27:30Reuters,
00:27:31l'agence Reuters,
00:27:32rien,
00:27:33voilà.
00:27:34Et il a fallu X et d'autres
00:27:35pour relayer la chose
00:27:36et montrer cette espèce de crime horrible,
00:27:39voilà,
00:27:40et qui a fait que,
00:27:42que vraiment,
00:27:43alors,
00:27:43il y a quand même quelque chose à dire,
00:27:45et c'était très bien ce qui s'est passé
00:27:47avec George Floyd,
00:27:48de vous rappeler,
00:27:49ce noir américain
00:27:51qui avait été étouffé
00:27:52par un policier
00:27:53et effectivement,
00:27:55et qui a suscité
00:27:57une honte de choc
00:27:58partout,
00:27:59partout,
00:28:00ici,
00:28:00là-bas,
00:28:01etc.,
00:28:01en France et ailleurs,
00:28:04et légitimement.
00:28:05Mais alors que George Floyd
00:28:07a été cité
00:28:095897 fois
00:28:12par le New York Times,
00:28:13Irina,
00:28:14Irina,
00:28:15eh bien,
00:28:16zéro,
00:28:16zéro,
00:28:17zéro,
00:28:17silence assourdissant
00:28:19de la presse mainstream,
00:28:21de la presse nationale,
00:28:22qu'est-ce que ça veut dire ?
00:28:23Uniquement parce qu'elle est blanche
00:28:25et son tueur est racisé ?
00:28:29C'est quoi cette histoire ?
00:28:30C'est quoi ?
00:28:31Et c'est quoi quand on sait
00:28:33qu'Aaron Spencer,
00:28:33un américain,
00:28:34risque jusqu'à 30 ans de prison
00:28:36pour avoir abattu le violeur
00:28:38de sa fille de 14 ans
00:28:40qui venait de l'enlever
00:28:40en pleine nuit ?
00:28:42On ne va jamais justifier ça,
00:28:43on ne va jamais justifier
00:28:44l'utilisation de la violence,
00:28:46mais quand même,
00:28:47ces deux poids de mesure,
00:28:48ces dix poids de dix mesures,
00:28:51est-ce qu'on n'en a pas
00:28:52un tout petit peu marre,
00:28:54vraiment ?
00:28:55En France, André,
00:28:56la mairie de Paris
00:28:57poursuit sa trajectoire paritaire.
00:28:58Anne Hidalgo veut marquer son temps
00:29:00après avoir massacré Paris,
00:29:02je pense qu'on sera d'accord là-dessus,
00:29:04Lydie l'a choisi de pardon.
00:29:06Oh non !
00:29:07Elle l'a végétalisé !
00:29:08Ah mais il y a quelques points positifs,
00:29:10ceci dit.
00:29:10Il y a quelques quartiers
00:29:11très sympathiques maintenant,
00:29:12ceci dit.
00:29:13Oui, oui, formidable !
00:29:15Et vous savez,
00:29:16vous êtes baignée de la Seine,
00:29:17déjà, Maud ?
00:29:18Ah non, pas encore,
00:29:19mais vous, non ?
00:29:20Je ne sais pas,
00:29:21je ne suis pas très inspirée.
00:29:22Non, vous n'êtes pas très inspirée,
00:29:23moi non plus, mais bon.
00:29:25Oui, donc Anne Hidalgo
00:29:26a choisi de s'attaquer
00:29:27cette fois à la Tour Eiffel.
00:29:29Ah, ben voilà,
00:29:30espérons qu'elle va résister,
00:29:32la Tour Eiffel.
00:29:32Ce n'est pas évident,
00:29:34toujours,
00:29:34ce n'est vraiment pas évident.
00:29:35Alors, qu'est-ce qui se passe ?
00:29:36Eh bien, c'est très simple,
00:29:37effectivement.
00:29:39Et ça part toujours
00:29:40d'un bon sentiment
00:29:41chez Anne Hidalgo
00:29:42et tous les gens
00:29:44autour d'elle,
00:29:44c'est vrai.
00:29:45L'idée, c'était
00:29:47d'inscrire
00:29:47sur la Tour Eiffel
00:29:4972 femmes scientifiques
00:29:50éminentes,
00:29:51l'ambition
00:29:52est de rendre visible
00:29:53la contribution historique
00:29:55des femmes
00:29:55aux sciences et technologies.
00:29:57Très bien, très bien.
00:29:58Ben écoutez,
00:29:58pourquoi pas ?
00:29:59Moi, ça me paraît très bien.
00:30:01Alors voilà,
00:30:01et on va faire évidemment
00:30:02une commission d'experts.
00:30:03On est en France,
00:30:04on ne va pas,
00:30:05on va faire une commission.
00:30:06Ça va nous coûter combien ?
00:30:08Je ne sais pas.
00:30:08Liste de femmes expertes
00:30:10émérites
00:30:11ayant vécu entre 1789
00:30:12et à nos jours.
00:30:14Voilà,
00:30:14décédées et principales
00:30:15dans la nationalité française.
00:30:17Donc,
00:30:18on va respecter quoi ?
00:30:19La parité,
00:30:20bien sûr.
00:30:2172 noms de femmes
00:30:22en surplomb de la frise existence
00:30:23des 72 hommes
00:30:25sur la Tour Eiffel,
00:30:26sur le porto extérieur
00:30:27du premier étage,
00:30:28dans le respect,
00:30:29heureusement,
00:30:30c'est la moindre des choses,
00:30:31des choix esthétiques
00:30:32de Gustave Eiffel.
00:30:33On pourrait quand même
00:30:34demander à Madame
00:30:36le maire de Paris
00:30:38que c'est très bien
00:30:40de graver les noms
00:30:40des femmes mortes,
00:30:41mais peut-être
00:30:42ce serait plus intéressant
00:30:43de proger
00:30:44les femmes vivantes
00:30:46qui se font violer,
00:30:48agresser
00:30:48ou tabasser
00:30:49dans les huissons
00:30:50du Champs-de-Mars
00:30:51autour et en bas
00:30:52de la Tour Eiffel.
00:30:54Octobre 2024,
00:30:56deux touristes
00:30:58l'étonnes
00:30:58se sont faites violer,
00:31:0023 août dernier,
00:31:01une femme
00:31:01dans les huissons,
00:31:032023,
00:31:05une brésilienne,
00:31:06une touriste canadienne
00:31:07en 2022,
00:31:08etc.
00:31:09Tout ça sur le Champs-de-Mars.
00:31:10Alors,
00:31:11peut-être,
00:31:12peut-être que c'est très bien
00:31:13de consacrer
00:31:14une commission d'experts
00:31:16pour les 72 femmes,
00:31:18peut-être qu'il ne serait
00:31:19pas complètement mauvais
00:31:20de protéger
00:31:22les femmes,
00:31:23les jeunes femmes
00:31:24ou autres,
00:31:24ou autres,
00:31:25qui sont en train
00:31:26d'aller faire du tourisme
00:31:28devant la Tour Eiffel
00:31:29ou en bas de la Tour Eiffel
00:31:30et à qui il arrive
00:31:31un mauvais coup.
00:31:33Il n'y a qu'elle-même
00:31:33une question de priorité,
00:31:35peut-être,
00:31:36peut-être.
00:31:36On se retrouve dans un petit instant,
00:31:38André,
00:31:38en attendant,
00:31:38chers auditeurs,
00:31:39si vous souhaitez réagir
00:31:40à tout cela,
00:31:410 826 300 300.
00:31:43A tout de suite.
00:31:45Sud Radio Bercoff
00:31:46dans tous ses états,
00:31:47midi 14h,
00:31:49André Bercoff.
00:31:50Et pendant ce temps,
00:31:51André,
00:31:51les femmes de l'Assemblée nationale
00:31:53nous font honneur,
00:31:54mais vraiment,
00:31:54on se sent très bien
00:31:55représentées par des femmes
00:31:56sérieuses,
00:31:56conscientes du devoir
00:31:57qui les incombe,
00:31:58très fines dans leur analyse politique
00:31:59et dans leur interprétation
00:32:01des événements.
00:32:02C'est notamment le cas
00:32:03de sept députés.
00:32:04Capitaine Bayrou,
00:32:05votre bateau a coulé.
00:32:07Glou, glou, glou, glou, glou, glou.
00:32:08Et le prochain,
00:32:09c'est Emmanuel Macron.
00:32:11Alors,
00:32:11tous le disent,
00:32:11on n'oublie pas,
00:32:12on bloque tout.
00:32:14Alors,
00:32:14c'est intéressant
00:32:15parce que je pense
00:32:15que c'était un reportage
00:32:17au CM2
00:32:18ou peut-être
00:32:19dans une maternité
00:32:21ou peut-être,
00:32:22je ne sais pas moi,
00:32:23dans une crèche.
00:32:24Non, non, non,
00:32:25pas du tout,
00:32:25pas du tout,
00:32:25pas du tout.
00:32:26C'est Ercilia Soudé,
00:32:27la députée Ercilia Soudé.
00:32:29Alors,
00:32:30on n'a pas l'image,
00:32:31mais on la décrit
00:32:31quand même.
00:32:32Ercilia,
00:32:32elle salle le bain,
00:32:34le lavabo est rempli d'eau.
00:32:36Non,
00:32:36c'est joli
00:32:36parce qu'elle fait
00:32:37de la politique symbole
00:32:39et la raison Ercilia.
00:32:40Elle tient un petit bateau
00:32:41qu'elle fait tomber
00:32:43dans l'eau
00:32:43et elle assimile
00:32:45au gouvernement
00:32:45de François Bayrou.
00:32:47Et elle fait,
00:32:47voilà,
00:32:47attention,
00:32:48c'est François Bayrou
00:32:49qui coule.
00:32:50Glou, glou, glou, glou, glou.
00:32:52J'adore.
00:32:53Vous savez,
00:32:54ça,
00:32:54c'est un vrai langage.
00:32:54Oui,
00:32:55parce que ça,
00:32:55c'est le nouveau langage politique.
00:32:56Avant,
00:32:57on disait,
00:32:57oui,
00:32:58chers Français,
00:32:59le marxisme,
00:32:59le lélilisme,
00:33:00le libéralisme.
00:33:01Là,
00:33:01maintenant,
00:33:01c'est le glou, glouisme
00:33:03à visage humain,
00:33:04voilà,
00:33:05à visage soudé.
00:33:06Et quand c'est soudé,
00:33:08eh bien,
00:33:08écoutez,
00:33:09c'est solide.
00:33:10Il n'y avait pas que cette réaction,
00:33:11je crois,
00:33:12André,
00:33:12qui vous a fait réagir.
00:33:13Vous êtes tombé sur une autre déclaration
00:33:14de Marine Tondelier,
00:33:15cette fois.
00:33:16Tout à fait,
00:33:17tout à fait.
00:33:17Alors,
00:33:17très intéressant,
00:33:18Marine Tondelier.
00:33:19Hier,
00:33:20je crois que c'était sur,
00:33:21je ne sais pas si c'est sur BFM ailleurs,
00:33:23mais elle réagissait,
00:33:25effectivement,
00:33:26à ce qui se passe en ce moment
00:33:27et à son appel,
00:33:30à son espoir
00:33:30d'avoir enfin
00:33:32un gouvernement de gauche.
00:33:33Enfin,
00:33:33un gouvernement de gauche,
00:33:34on a eu 40 ans,
00:33:35mais voilà,
00:33:36un nouveau gouvernement de gauche.
00:33:37Écoutez,
00:33:38Marine Tondelier,
00:33:40EELV.
00:33:41Et je vais vous dire,
00:33:42un gouvernement de gauche,
00:33:42écologiste,
00:33:43le jour de sa nomination,
00:33:44moi,
00:33:45je peux vous dire
00:33:45que ce que ça provoquera,
00:33:47pardon,
00:33:48dans le pays,
00:33:48j'en suis émue d'avance.
00:33:49Ça provoqua des gens
00:33:50qui n'ont pas assez à bouffer,
00:33:52qui ont peur pour leurs gamins
00:33:53quand ils vont à l'école le matin
00:33:54qu'ils se fassent agresser
00:33:55par des gens qui sont racistes.
00:33:58Alors,
00:33:58c'est très intéressant
00:33:59parce que là,
00:34:00un tout petit peu,
00:34:01tout le monde,
00:34:02moi-même,
00:34:02ma langue fourche,
00:34:03ma langue fourche,
00:34:04là,
00:34:04pas du tout.
00:34:05Elle voulait dire
00:34:06un nouveau gouvernement de gauche,
00:34:08ça va amener des gens
00:34:10qui vont enfin ne plus avoir faim,
00:34:12qui vont ne pas avoir peur
00:34:14d'envoyer leurs enfants
00:34:15se faire tabasser
00:34:17par des racisés.
00:34:18Et elle a dit le contraire.
00:34:19Ça provoquera des gens
00:34:20qui ont peur,
00:34:21etc.
00:34:21Bon,
00:34:22c'est pas grave,
00:34:23tout le monde peut se tromper.
00:34:25Mais c'est très intéressant
00:34:26de voir comment,
00:34:28vous savez,
00:34:28ça se passe.
00:34:29c'est-à-dire,
00:34:31le gouvernement de gauche arrive
00:34:32et ça va être le paradis sur Terre.
00:34:35Vous savez,
00:34:35rappelez-vous,
00:34:36la phrase de Jacques Lang
00:34:37au moment de l'arrivée de Mitterrand,
00:34:38on est passé de la nuit
00:34:40à la lumière.
00:34:41Et voilà,
00:34:42et là,
00:34:43les maritons de l'air,
00:34:44Arcilia Soudé,
00:34:45Sandrine Rousseau
00:34:46et autres.
00:34:47Voilà,
00:34:48aujourd'hui,
00:34:48nous sommes dans le...
00:34:50dans l'enfer.
00:34:51Mais demain,
00:34:52demain,
00:34:52nous serons au paradis.
00:34:55Eh bien,
00:34:55on verra,
00:34:56peut-être Olivier Faure
00:34:57va jaillir du tunnel.
00:34:59Pour conclure ce top actu,
00:35:01on va l'appeler comme ça,
00:35:02André,
00:35:02je vais sortir un accessoire de mode
00:35:04que ceux qui me regardent
00:35:06ou me voient.
00:35:07Mais une mode qui n'a pas duré très longtemps,
00:35:08je vous laisse peut-être expliquer
00:35:09à nos auditeurs.
00:35:10Oui,
00:35:11attendez,
00:35:11je vais regarder.
00:35:12C'est quelque chose...
00:35:13Oui,
00:35:14c'est bleu,
00:35:15c'est blanc
00:35:16et c'est rouge.
00:35:19Oui,
00:35:20en fait,
00:35:21évidemment,
00:35:22opération drapeau,
00:35:24on parle de drapeau français,
00:35:25vous savez,
00:35:25drapeau français.
00:35:26Et vous avez marqué
00:35:27que quand même,
00:35:28depuis quelques dizaines d'années,
00:35:31si vous avez l'envie
00:35:35de montrer un drapeau français,
00:35:38on vit en France,
00:35:39à un balcon,
00:35:40à une fenêtre,
00:35:41planté dans un jardin,
00:35:45sur une haie,
00:35:47eh bien,
00:35:48comment ?
00:35:49Mais ce n'est pas possible.
00:35:51Mais vous avez viré
00:35:51à la droite d'Adolf Hitler.
00:35:53Mais qu'est-ce qui se passe ?
00:35:55Il y a quelque chose d'étonnant.
00:35:56Vous savez,
00:35:56on parle beaucoup en ce moment,
00:35:57on a vu Maud sur les réseaux sociaux
00:35:59et vous le savez,
00:36:00vous, auditeurs de Sud Radio,
00:36:02des gens qui promeut,
00:36:05qui disent,
00:36:06ils promeut l'opération drapeau.
00:36:09Et pourquoi ?
00:36:10Parce que,
00:36:11dans les beaucoup de pays du monde,
00:36:13récemment,
00:36:13qui se sentent,
00:36:15qui ne savent plus où ils habitent,
00:36:16qui se sentent atteints
00:36:17dans leur identité,
00:36:18dans leur civilisation,
00:36:20dans leur être,
00:36:20ou en Angleterre.
00:36:22En Angleterre,
00:36:23alors,
00:36:23c'est devenu très,
00:36:24très,
00:36:24très important.
00:36:25Au Japon,
00:36:25en Australie,
00:36:26en Irlande,
00:36:27en Espagne,
00:36:29en Allemagne,
00:36:30des milliers,
00:36:31des dizaines de milliers
00:36:32de personnes,
00:36:33je ne sais pas si vous l'avez vu,
00:36:34si on vous le montre ou pas,
00:36:35défilent avec les drapeaux
00:36:37de leur pays
00:36:38parce qu'ils disent,
00:36:39quand même,
00:36:40et ce n'est pas,
00:36:40je crois,
00:36:41un slogan vraiment
00:36:43d'extrême droite,
00:36:45et encore moins
00:36:46un slogan raciste,
00:36:47ben,
00:36:47on est chez nous,
00:36:48on a envie d'être chez nous,
00:36:49on a envie d'être où on est,
00:36:51et ben,
00:36:52voilà,
00:36:52qu'est-ce qui se passe ?
00:36:54Et ben,
00:36:55on leur dit,
00:36:56ah non,
00:36:57non,
00:36:57non,
00:36:57non,
00:36:57non,
00:36:57c'est lamentable.
00:36:58Et quand on voit,
00:37:00en Angleterre et ailleurs,
00:37:01quand même,
00:37:02des policiers
00:37:04qui arrêtent des Anglais
00:37:05avec le drapeau de l'Union de Jacques,
00:37:07en disant,
00:37:08non,
00:37:08non,
00:37:08vous n'allez pas faire ça.
00:37:09Quand on voit des policiers français,
00:37:11ça s'est passé à Lyon,
00:37:13quelqu'un arriver comme ça,
00:37:14avec un drapeau français,
00:37:15en disant,
00:37:15non,
00:37:15vous êtes une atteinte
00:37:17à l'ordre public.
00:37:18Donc,
00:37:18ce serait une atteinte
00:37:19à l'ordre public
00:37:21que,
00:37:22alors que,
00:37:23écoutez,
00:37:23moi,
00:37:23je trouve ça formidable,
00:37:25que ce soit au Maroc,
00:37:26moi,
00:37:26je reviens d'Asie,
00:37:27là,
00:37:28au Vietnam,
00:37:29au Cambodge,
00:37:30en Malaisie,
00:37:31et ben,
00:37:31tout le monde arbore son drapeau,
00:37:33ça ne les empêche pas,
00:37:34je vous assure,
00:37:35de pratiquer l'économie de marché
00:37:37à fond.
00:37:39Et alors,
00:37:40et ben,
00:37:40le drapeau français,
00:37:41apparemment,
00:37:42ah non,
00:37:42non,
00:37:43non,
00:37:43les gars,
00:37:43c'est pas,
00:37:45non,
00:37:46non,
00:37:46ça va pas,
00:37:47ça se fait pas,
00:37:48etc.
00:37:49Mais dites-moi,
00:37:50vous avez peur de quoi,
00:37:51là ?
00:37:51Ceux que personne n'oblige personne
00:37:53à mettre son drapeau,
00:37:54et surtout pas nous,
00:37:56mais,
00:37:57écoutez,
00:37:57il n'y a pas de honte,
00:37:59on peut le dire,
00:37:59qu'il n'y a pas de honte à ça ?
00:38:01Eh ben,
00:38:02écoutez,
00:38:02on espère,
00:38:03Maud,
00:38:03que les gens
00:38:04commenceront peut-être
00:38:06à se rendre compte
00:38:07que,
00:38:08voilà,
00:38:08il n'est pas mauvais
00:38:09de dire ce qu'on est.
00:38:11Alors,
00:38:12justement,
00:38:12j'aimerais bien vous faire réagir
00:38:13à des commentaires
00:38:14qu'on voit quand même pas mal
00:38:15émerger sur les réseaux sociaux.
00:38:16Certains reprochent,
00:38:17en fait,
00:38:17à des partis
00:38:19ou des mouvements militants
00:38:20de récupérer
00:38:21le drapeau français
00:38:23et d'en faire un objet
00:38:24militant,
00:38:25en fait,
00:38:25politique.
00:38:25c'est très simple,
00:38:27récupère qui veut
00:38:29et assume qui veut.
00:38:31C'est-à-dire que,
00:38:32pour ne pas être récupéré
00:38:33par qui que ce soit,
00:38:35par quoi que ce soit,
00:38:36par quelque partie
00:38:37que ce soit,
00:38:38je ne vous dirai
00:38:38une chose très simple,
00:38:39eh ben,
00:38:40mettez votre drapeau
00:38:40partout,
00:38:41vous,
00:38:42que vous soyez de gauche,
00:38:43de droite,
00:38:43ça n'a rien à faire.
00:38:44Le drapeau bleu,
00:38:45blanc, rouge,
00:38:45n'a rien à faire
00:38:46avec la gauche,
00:38:47avec la droite,
00:38:48avec quoi que ce soit,
00:38:49a affaire avec un pays.
00:38:50Alors,
00:38:50où vous considérez
00:38:51que ce pays existe encore,
00:38:53et ce n'est pas
00:38:53complètement imbécile
00:38:54de l'arborer,
00:38:55ça ne demande pas grand-chose,
00:38:56c'est un geste gratuit,
00:38:57c'est un geste,
00:38:58c'est rien,
00:38:58c'est rien,
00:38:59c'est mettre un drapeau,
00:39:00voilà,
00:39:01chez soi,
00:39:02ou à côté de chez soi,
00:39:03et à ce moment-là,
00:39:04vous assumez,
00:39:05ou alors,
00:39:06effectivement,
00:39:07vous les laissez récupérer
00:39:08d'une manière ou d'autre,
00:39:09mais ce que je ne comprends pas,
00:39:10c'est qu'on arbore,
00:39:11en tout cas,
00:39:12dans les rues de Paris,
00:39:12je vois énormément de drapeaux
00:39:14de pays de Paris
00:39:15et de la France,
00:39:16divers,
00:39:16bon,
00:39:17je ne trouve pas imbécile
00:39:19qu'on y approche
00:39:21le drapeau français,
00:39:21je crois que nous avons
00:39:22d'ailleurs Joël,
00:39:23on a Joël qui appelle
00:39:24des Yvelines pour réagir,
00:39:25je crois,
00:39:25on rembobine un peu
00:39:26à la déclaration
00:39:27de Marine Tondelier,
00:39:28oui Joël,
00:39:29on vous écoute,
00:39:30bonjour,
00:39:30oui,
00:39:30bonjour André Bercoff,
00:39:32oui,
00:39:32vous avez parlé
00:39:33de Marine Tondelier,
00:39:34et moi,
00:39:34je l'ai vu hier
00:39:35sur BFM,
00:39:37et franchement,
00:39:38cette femme-là,
00:39:38elle me fait rire,
00:39:39mais je suis sûr
00:39:39qu'elle fait rire
00:39:40plein de monde,
00:39:41bon,
00:39:41donc,
00:39:42ne la descendez pas en flèche,
00:39:44on a eu Fernand Rideau,
00:39:45on a eu Coluche,
00:39:46la Marine Tondelier,
00:39:48franchement,
00:39:48dans l'époque où on est,
00:39:49il faut en profiter,
00:39:51hier,
00:39:51parce qu'en fait,
00:39:52elle est obsédée,
00:39:53bon,
00:39:53l'écologie,
00:39:54je pense que pour elle,
00:39:54elle ne sait même plus
00:39:55ce que c'est,
00:39:56mais elle termine toujours
00:39:57par le fascisme,
00:39:58c'est-à-dire que comme on dit
00:39:59doucement,
00:40:00elle s'emballe,
00:40:00elle s'emballe,
00:40:01d'ailleurs,
00:40:01les autres ne pouvaient pas
00:40:01parler hier,
00:40:02il y avait quelques qui parlaient,
00:40:03et ça se termine toujours
00:40:04par le fascisme,
00:40:05alors,
00:40:06il y a quelques jours,
00:40:06elle avait été déjà interviewée,
00:40:08c'est pareil,
00:40:08sur BFM,
00:40:09c'était Maxime Switek,
00:40:10et elle avait dit,
00:40:11ouais,
00:40:11le fascisme international,
00:40:12et elle disait que Trump
00:40:13était un fascisme,
00:40:14et Switek l'a repris en disant,
00:40:15mais comment Trump
00:40:16est un fascisme,
00:40:17et là,
00:40:17elle s'est trouvée con,
00:40:19et elle a un peu botté en touche,
00:40:21et hier,
00:40:22elle était repartie sur le fascisme,
00:40:23et il y avait Guillaume Roquet,
00:40:25et un député du Rassemblement National,
00:40:28c'était un journaliste,
00:40:29qui se bidonnait tous les deux,
00:40:32et moi aussi,
00:40:32évidemment,
00:40:33je pense qu'on était des milliers,
00:40:34peut-être plus,
00:40:35mais au contraire,
00:40:37alors évidemment,
00:40:38je ne souhaite pas
00:40:38qu'elle soit au gouvernement,
00:40:39parce que,
00:40:40je comprends,
00:40:41au contraire,
00:40:42elle nous fait rire,
00:40:43mais vous savez,
00:40:43c'est pour ça qu'on prend,
00:40:45je vous suis tout à fait,
00:40:47Joël,
00:40:48le problème,
00:40:49si vous voulez,
00:40:50ce qui m'embête un tout petit peu,
00:40:51c'est que Coluche,
00:40:53Fernand Reynaud,
00:40:55Pierre Desproges,
00:40:56nous faisaient rire,
00:40:57nous faisaient rire longtemps,
00:41:00et nous faisaient rire vraiment,
00:41:02eux,
00:41:03c'est un peu,
00:41:04comment dirais-je,
00:41:05c'est...
00:41:07Ah ben c'est pas volontaire,
00:41:08bien sûr,
00:41:08mais ça fait rien,
00:41:09qu'on en profite,
00:41:10vous voyez,
00:41:12si vous voulez,
00:41:12la bêtise nous fait rire,
00:41:14l'exploitation de la bêtise,
00:41:16et ça,
00:41:17on est tranquille,
00:41:17la bêtise,
00:41:18il y en aura toujours,
00:41:18il y en aura toujours,
00:41:20et ces gens-là,
00:41:21que ce soit,
00:41:22bon,
00:41:22Sandrine Rousseau,
00:41:23je ne sais pas,
00:41:23l'autre la soudait,
00:41:24je ne la connais pas bien,
00:41:25mais moi,
00:41:26Marine Tondelier,
00:41:27je l'adore,
00:41:28c'est sûr qu'elle a,
00:41:29je ne la vois pas,
00:41:29à la tête du gouvernement,
00:41:32quoi,
00:41:32qu'aujourd'hui,
00:41:32la France,
00:41:32mais franchement,
00:41:34moi,
00:41:34je me suis marré,
00:41:35je vous dis,
00:41:35il y avait Guillaume Roquette,
00:41:37et puis,
00:41:37je ne sais pas comment ça s'appelle,
00:41:38mais franchement,
00:41:39c'était risible,
00:41:40et j'espère la revoir,
00:41:42parce que je sais que maintenant,
00:41:43elle est lancée à fond sur le fascisme,
00:41:44enfin,
00:41:46elle a que ça à la bouche.
00:41:47Louis,
00:41:47Joël,
00:41:48je vous promets que nous,
00:41:49en tout cas,
00:41:50nous sommes totalement pro-Tondelier,
00:41:53pro-Soudier,
00:41:54pro-Rousseau,
00:41:55chaque fois qu'ils parlent,
00:41:56ils nous font un plaisir fou,
00:41:58et nous les mettons en vedette dans l'émission,
00:42:01parce que des moments comme ça,
00:42:03on ne les a pas beaucoup,
00:42:04en ce moment.
00:42:04Je peux vous dire encore un petit mot,
00:42:05s'il vous plaît ?
00:42:06Allez-y,
00:42:06allez-y Joël.
00:42:07Je vous avais envoyé un message,
00:42:08je ne sais pas si on vous l'a transmis,
00:42:10moi,
00:42:10j'avais lu dans un livre,
00:42:12c'était sur le push en Algérie,
00:42:14il y a un proverbe arabe,
00:42:17et on me l'a confirmé depuis,
00:42:18j'ai eu du mal,
00:42:19mais je ne sais pas,
00:42:20si vous pouviez trouver des sources qui confirmaient,
00:42:24voilà.
00:42:24Vous savez,
00:42:25moi les proverbes,
00:42:25j'adore les proverbes,
00:42:26pour moi c'est la sagesse populaire.
00:42:28Absolument.
00:42:29Et alors c'est quoi ce proverbe ?
00:42:30Alors ce proverbe dit,
00:42:32c'est un proverbe arabe,
00:42:32il dit,
00:42:33crache la main qui frappe,
00:42:36c'est-à-dire crache,
00:42:38non,
00:42:38pardon,
00:42:38baisse la main qui frappe,
00:42:39c'est-à-dire un baiser,
00:42:40un baisse la main qui frappe,
00:42:41et crache sur la main qui caresse.
00:42:43Et la France,
00:42:44c'est la main qui caresse.
00:42:45Voilà.
00:42:46C'est-à-dire qu'on ne respecte que la force,
00:42:48si on est gentil,
00:42:49on vous méprise.
00:42:50Voilà.
00:42:51Baisse la main qui frappe,
00:42:52et crache sur la main qui caresse.
00:42:54Bah écoutez,
00:42:55de toute façon,
00:42:56hélas,
00:42:56hélas,
00:42:57les nations,
00:42:58ce sont des rapports de force,
00:43:00on le sait,
00:43:00et ceux qui racontent le contraire,
00:43:02on le sait aussi,
00:43:03pourquoi ils le font.
00:43:04Merci Joël,
00:43:05et je crois que nous allons retrouver
00:43:07Idriss Abertian,
00:43:08dans Twitterfile.
00:43:09Oui, absolument.
00:43:10Dans un petit instant,
00:43:11si vous souhaitez réagir,
00:43:12il n'est pas trop tard,
00:43:130826-300-300,
00:43:15à tout de suite.
00:43:15Alors aujourd'hui,
00:43:16on ne dit plus Twitter,
00:43:17on dit X.
00:43:19X, évidemment,
00:43:20qui est aujourd'hui,
00:43:20il faut le dire,
00:43:21la plateforme la plus vue dans le monde,
00:43:23sur les réseaux sociaux.
00:43:25Et,
00:43:25il y a eu,
00:43:28comme on sait,
00:43:30après,
00:43:31avant,
00:43:32d'ailleurs,
00:43:32avant la prise du pouvoir
00:43:33par Elon Musk,
00:43:34qui a racheté
00:43:35Twitter,
00:43:37qu'il a rebaptisé
00:43:38X pour 40 milliards
00:43:40de dollars,
00:43:41il y a eu,
00:43:43il y a eu quand même
00:43:43une cascade de révélations,
00:43:45et très récemment,
00:43:47une dérévélation
00:43:49encore plus forte,
00:43:51dont on a beaucoup parlé,
00:43:52et dont vous avez parlé,
00:43:53Idriss Abertian,
00:43:54bonjour.
00:43:56Bonjour.
00:43:56Bonjour Idriss,
00:43:57toujours heureux
00:43:58de vous recevoir,
00:44:00vous êtes essayiste,
00:44:02vous êtes écrivain,
00:44:03et puis vous suivez
00:44:04tout à fait,
00:44:05de façon très très suivie,
00:44:07et lucide,
00:44:08ce qui se passe notamment
00:44:10sur ces fameux réseaux sociaux,
00:44:12que d'ailleurs,
00:44:13beaucoup de gens,
00:44:14un peu partout
00:44:15et sous toutes les latitudes,
00:44:17aimeraient vraiment
00:44:18tellement réduire,
00:44:20tellement surveillés,
00:44:22tellement atrophiés
00:44:25ou censurés,
00:44:26pour le moment,
00:44:27ce n'est pas encore acquis,
00:44:29heureusement,
00:44:29mais la bataille continue.
00:44:32Alors,
00:44:32Idriss,
00:44:33racontez-nous
00:44:33ce qui s'est passé
00:44:34sur ce qu'on appelle
00:44:36aujourd'hui
00:44:36le Twitter Files,
00:44:38on a parlé,
00:44:39il y a 50 ans,
00:44:40ça avait fait
00:44:41du Watergate,
00:44:43et puis il y a eu
00:44:43les Pentagon Papers,
00:44:45il y a les Panama Papers,
00:44:47tout ce que lancent,
00:44:50tout ce que découvrent
00:44:50les lanceurs d'alerte,
00:44:52avec beaucoup de courage,
00:44:53avec beaucoup de risques,
00:44:54et en parlent.
00:44:55Alors,
00:44:55qu'est-ce que sont
00:44:56ces Twitter Files,
00:44:57et ça concerne aussi beaucoup
00:44:59la France
00:45:00et un certain pouvoir ?
00:45:04Oui, alors,
00:45:05ça devrait être un scandale,
00:45:06un scandale majeur,
00:45:08si ça avait été fait,
00:45:09par exemple,
00:45:10dans une démocratie scandinave,
00:45:11vous savez,
00:45:11le genre de démocratie
00:45:12où si vous prenez
00:45:13la carte du ministère
00:45:14pour avancer
00:45:16votre plein d'essence
00:45:17dans le Jutland,
00:45:18au Danemark,
00:45:19et que vous remboursez lundi,
00:45:20vous êtes viré.
00:45:21Vous connaissez ça.
00:45:22Les scandinaves,
00:45:22ils ne rigolent pas avec ça.
00:45:23Vous achetez une boîte de chocolat
00:45:24avec la carte de bleu du ministère,
00:45:26vous remboursez le lundi
00:45:27à la première heure,
00:45:28vous êtes viré,
00:45:29c'est terminé.
00:45:30Mais on n'aurait plus personne,
00:45:31on n'aurait plus personne,
00:45:32Idriss,
00:45:32c'est ici.
00:45:33Exactement.
00:45:34C'est une conclusion
00:45:35qui est tout à fait exacte.
00:45:36On n'aurait plus personne
00:45:37si on faisait ça.
00:45:38On peut se rappeler
00:45:38de Manuel Valls
00:45:39qui était parti à Berlin
00:45:40pour voir un match de foot
00:45:41avec un jet de la République
00:45:43en disant
00:45:44que c'était pour voir
00:45:45Angela Merkel,
00:45:45laquelle avait moyennement goûté
00:45:47à cette petite sortie
00:45:48et il l'avait remis à sa place.
00:45:50Donc,
00:45:51les Twitter files,
00:45:51c'est un scandale majeur.
00:45:52On a une ingérence
00:45:54parce que là aussi,
00:45:55disons les choses clairement,
00:45:56si les Russes avaient fait ça,
00:45:57on parlerait d'ingérence.
00:45:58Et on aurait raison.
00:45:59On aurait raison.
00:45:59C'est une ingérence.
00:46:01On a l'Elysée.
00:46:02qui est venue demander
00:46:04un rendez-vous
00:46:04avec Jacques Dorsey,
00:46:05le patron de Twitter à l'époque.
00:46:07C'était quand ?
00:46:07Vers quand, ça ?
00:46:09Donc, c'était quand Dorsey
00:46:10était encore aux manettes.
00:46:12C'est 2017 dès que Macron
00:46:14est arrivé au pouvoir
00:46:15ou bien après ?
00:46:16Ou 2019 ?
00:46:17Le moment où il demande
00:46:19le rendez-vous,
00:46:20ça doit être en 2021.
00:46:21Ce n'est pas compliqué.
00:46:22Le moment le plus grave,
00:46:23c'est quelques jours
00:46:24avant l'assassinat
00:46:25de Samuel Paty.
00:46:26D'accord.
00:46:26Quelques jours.
00:46:27Seulement quelques jours avant.
00:46:28D'accord.
00:46:29Et déjà,
00:46:30justement,
00:46:30avant cet abominable assassinat,
00:46:34avant ça,
00:46:35l'Elysée est déjà en train de dire
00:46:36« S'il arrive des choses,
00:46:38Twitter,
00:46:39ce sera de votre faute ».
00:46:40Avant ça,
00:46:41ça prouve bien que ce prétexte
00:46:42a été malheureusement
00:46:43instrumentalisé politiquement.
00:46:45D'ailleurs,
00:46:45on le sait aujourd'hui,
00:46:46il n'y a plus le moindre doute
00:46:47avec le fonds Marianne,
00:46:48le scandale du fonds Marianne
00:46:49qui a démontré
00:46:50que de l'argent
00:46:50a été levé
00:46:51au nom de Samuel Paty
00:46:52et n'a pas du tout
00:46:54été utilisé
00:46:54pour honorer sa mémoire
00:46:56et qu'on va en parler
00:46:57de ce fonds Marianne et Idriss,
00:46:58c'est important.
00:46:59Et les fact-checkers,
00:47:00enfin bon.
00:47:01Mais pour revenir à ça,
00:47:02donc,
00:47:04c'est-à-dire,
00:47:04mais on est sûr
00:47:05qu'Emmanuel Macron lui-même,
00:47:07ou enfin en tout cas
00:47:07son entourage,
00:47:08a demandé un rendez-vous
00:47:09avec Jack Dorsey
00:47:10qui était à l'époque
00:47:10le PDG de Twitter,
00:47:12il faut le rappeler.
00:47:13Oui,
00:47:13et qu'il l'a refusé.
00:47:14Alors,
00:47:14Jack Dorsey est un peu un hippie,
00:47:16c'est quelqu'un d'assez spécial.
00:47:17Aujourd'hui,
00:47:18il a une longue barbe,
00:47:19etc.
00:47:19Enfin,
00:47:20il entretient un peu
00:47:21ce thème que vous avez connu,
00:47:26un peu comme Steve Jobs
00:47:27à l'époque.
00:47:28Et ça fait qu'il vit
00:47:30un peu en reclus.
00:47:31Et il se targue,
00:47:33encore aujourd'hui,
00:47:33de refuser des rendez-vous
00:47:34avec des chefs d'État.
00:47:36Donc,
00:47:36il a refusé.
00:47:37Il n'a pas donné son téléphone,
00:47:38il a fait dire à ses équipes
00:47:39qu'il n'avait pas
00:47:40de numéro de téléphone.
00:47:42Il a opposé
00:47:42une fin de non-recevoir
00:47:43à Emmanuel Macron
00:47:44qui l'ont sollicité
00:47:46de façon très insistante.
00:47:48Alors,
00:47:49ça a fait un tel scandale
00:47:50que l'ambassade de France
00:47:51aux États-Unis
00:47:52a dû faire une publication
00:47:53sur X
00:47:54en accusant
00:47:55je force le trait,
00:47:57mais en accusant
00:47:58ses Twitter files
00:47:58d'être complotistes.
00:47:59Alors,
00:48:00ils ne l'ont pas dit
00:48:00exactement comme ça.
00:48:01Ils ont publié une image
00:48:02dans laquelle ils disaient
00:48:04vous avez besoin
00:48:05de porter votre chapeau
00:48:06en aluminium.
00:48:07Vous savez,
00:48:08par référence
00:48:08à ces gens
00:48:09un peu allumés
00:48:10aux États-Unis
00:48:11qui se mettent
00:48:12de l'aluminium sur la tête
00:48:13pour ne pas être contrôlés
00:48:14à distance par satellite.
00:48:15Donc,
00:48:16voilà,
00:48:16c'était la moquerie.
00:48:17Mais les faits sont là.
00:48:18Les faits sont là.
00:48:19Et Pavel Durov,
00:48:21Paul Durov
00:48:22à l'État civil français.
00:48:23Le PDG de Telegram.
00:48:25C'est bien ça ?
00:48:26Exactement.
00:48:27Oui,
00:48:27Telegram.
00:48:28Tout à fait.
00:48:29Le PDG de Telegram
00:48:30qui se considère
00:48:30comme otage économique
00:48:31de la France
00:48:32qui n'a pas été arrêté
00:48:33par Poutine
00:48:34alors qu'il était
00:48:35un opposant politique avéré.
00:48:36C'est la raison d'ailleurs
00:48:37pour laquelle
00:48:37il a été naturalisé français
00:48:39au passage
00:48:39avec ce changement de nom
00:48:41à l'État civil
00:48:41Paul Durov
00:48:42qui est un changement de nom
00:48:43légal et officiel.
00:48:45Eh bien,
00:48:45Paul Durov
00:48:45ou Pavel Durov
00:48:46a ouvertement,
00:48:48évidemment,
00:48:48dénoncé les Twitter files
00:48:49en disant
00:48:50mais il m'est arrivé
00:48:50la même chose.
00:48:52Des services français
00:48:53dont la DGSE
00:48:54sont intervenus personnellement
00:48:56pour me demander
00:48:56de censurer
00:48:57des opposants politiques.
00:48:59Et donc,
00:48:59ce que révèlent
00:49:00les Twitter files
00:49:01c'est qu'il existe
00:49:03un complexe industriel
00:49:04de la censure.
00:49:05C'est comme ça
00:49:05que plusieurs journalistes
00:49:06l'ont décrit
00:49:07comme par exemple
00:49:08Schellenberger
00:49:09qui a publié
00:49:10ses Twitter files.
00:49:11Un complexe industriel
00:49:12et international
00:49:13si je comprends bien.
00:49:14Alors oui,
00:49:15certes international
00:49:15mais la France
00:49:16en est championne du monde.
00:49:17Ah oui, d'accord.
00:49:18En tout cas sur X.
00:49:19Sur Twitter,
00:49:21la majorité
00:49:22des demandes de censure
00:49:23émanent de la France.
00:49:24C'est ce que révèlent
00:49:25les Twitter files.
00:49:25Est-ce que vous vous rendez compte
00:49:27de ce que je raconte ?
00:49:28La France,
00:49:29d'accord ?
00:49:30Pays de la liberté d'expression,
00:49:31pays des droits de l'homme,
00:49:32etc.
00:49:33La majorité absolue
00:49:35des censures
00:49:36sur Twitter
00:49:36vient de la France
00:49:38et dans 90% des cas,
00:49:40c'est ce que révèlent
00:49:40les Twitter files,
00:49:41dans 90% des cas,
00:49:43il ne s'agit absolument pas
00:49:45des sujets
00:49:46qui sont avancés
00:49:47comme la lutte
00:49:48contre la pédocriminalité
00:49:49par exemple
00:49:49ou bien la lutte
00:49:51contre le terrorisme,
00:49:52l'incitation à la haine,
00:49:53etc.
00:49:53Vous avez des régimes
00:49:54qui sont présentés
00:49:55comme dictatoriaux.
00:49:56Je pense notamment
00:49:56au Salvador
00:49:57qui autorise Twitter
00:49:58et qui ne censure pas Twitter
00:50:00même si vous ramenez
00:50:01au nombre d'habitants.
00:50:03Même si vous ajustez
00:50:04le nombre d'habitants,
00:50:04le Salvador n'a évidemment
00:50:05pas le même nombre
00:50:06d'habitants que la France.
00:50:07Même ramené au nombre
00:50:08d'habitants,
00:50:09vous n'avez pas autant
00:50:10de censure au Salvador
00:50:11qu'en France.
00:50:13Donc là,
00:50:14tous les journaux
00:50:14devraient en parler normalement.
00:50:15Les Twitter files
00:50:16sont gravités.
00:50:17On a l'Elysée
00:50:18qui a fait une ingérence,
00:50:20c'est le terme
00:50:20qu'il faut employer,
00:50:21ingérence,
00:50:22de façon prolongée,
00:50:24de façon appuyée,
00:50:26avec des demandes
00:50:26de censure.
00:50:27Et maintenant,
00:50:28vous ajoutez à ça
00:50:28d'autres scandales récents
00:50:29dont vous avez parlé
00:50:30notamment.
00:50:31Il y a moins d'un an,
00:50:32on a eu le scandale
00:50:33Hello Quit X.
00:50:34On l'a déjà oublié ça.
00:50:35Oui.
00:50:35Nous quittons Twitter,
00:50:37enfin nous quittons X,
00:50:38c'est ça.
00:50:39Alors,
00:50:39il y avait eu d'abord
00:50:40le No Twitter Day
00:50:41qui avait fait un bide monumental.
00:50:43Ensuite,
00:50:43vous avez eu
00:50:44Hello Quit X
00:50:45ou un groupe de chercheurs
00:50:47du CNRS
00:50:47dirigé par David Chavalarias
00:50:49dont Glucksmann disait
00:50:50à demi-mot
00:50:52qu'il l'avait quasiment
00:50:53coordonné.
00:50:54Il avait dit
00:50:54je suis en train
00:50:55d'organiser,
00:50:56rappelons-le.
00:50:56Oui.
00:50:57D'ailleurs,
00:50:58à votre excellente antenne.
00:51:00Et ce David Chavalarias,
00:51:02ami de Thierry Breton,
00:51:03Thierry Breton
00:51:03qui lui-même avait dit
00:51:04nous connaissons bien David,
00:51:06eh bien,
00:51:06avait lancé une campagne
00:51:07pour inciter au boycott de X
00:51:09au nom de la toxicité
00:51:11de ce réseau.
00:51:13Et il s'avère que donc
00:51:14cette campagne était liée
00:51:15à tout un tas d'intérêts
00:51:16qui n'étaient pas déclarés,
00:51:17dont ceux de Thierry Breton,
00:51:19mais pas seulement
00:51:19l'Open Society Foundation,
00:51:21les Usual Suspects.
00:51:22Soro, ses compagnies, oui.
00:51:24Exactement,
00:51:24Soro, ses compagnies
00:51:25et qu'il était surtout
00:51:25à une façon de censurer le réseau.
00:51:27Il faut le dire assez clairement.
00:51:29Mais le plus grave dans tout ça,
00:51:30c'est que comme d'habitude,
00:51:31quand on veut censurer,
00:51:32on vous dit que c'est
00:51:33pour la protection de l'enfance,
00:51:34par exemple,
00:51:35ou bien pour la lutte
00:51:36contre le terrorisme.
00:51:37Encore une fois,
00:51:37les Twitter Files démontrent
00:51:38que 90% des requêtes
00:51:40de censure envers Twitter
00:51:41n'ont rien à voir
00:51:42avec la protection de l'enfance
00:51:44ou la lutte contre le terrorisme.
00:51:46De plus,
00:51:47les chiffres démontrent
00:51:48que depuis qu'Elon Musk
00:51:49a récupéré le réseau,
00:51:50les contenus graves
00:51:52pour l'enfance,
00:51:52y compris la pédocriminalité,
00:51:54se sont effondrés
00:51:55par contre,
00:51:57à l'époque de Hello Kittyx,
00:51:58et c'est là qu'on a
00:51:59quelque chose de gravissime aussi,
00:52:01à l'époque de Hello Kittyx,
00:52:03le groupe Chavalaria
00:52:03Ses Consorts
00:52:04encourageait la migration
00:52:05vers deux réseaux
00:52:06que personne n'utilise
00:52:07qui s'appellent
00:52:07Mastodon et Blue Sky.
00:52:09Eh bien,
00:52:10ces réseaux
00:52:10sont reconnus
00:52:12par l'université de Stanford
00:52:13dans une étude scientifique
00:52:15comme étant
00:52:16le plus gros vivier
00:52:17d'images pédopornographiques
00:52:18au monde.
00:52:20Au monde.
00:52:20C'est-à-dire que vous avez,
00:52:22à l'époque où on nous disait
00:52:23« Ah, il faut censurer X
00:52:24pour lutter contre
00:52:26la pédocriminalité,
00:52:27notamment. »
00:52:28Eh bien,
00:52:28on encourageait la migration
00:52:30avec des moyens du CNRS,
00:52:31notamment des supercalculateurs
00:52:33de l'IN2P3,
00:52:33qui est au demeurant
00:52:34un excellent laboratoire
00:52:35de physique nucléaire
00:52:36à l'université Paris-Saclay.
00:52:38Je les salue,
00:52:38mais je me demande
00:52:39ce qu'ils venaient faire
00:52:39en cette galère.
00:52:41Leurs supercalculateurs
00:52:42ont été utilisés
00:52:42par le groupe Hello Kittyx
00:52:44pour encourager la migration
00:52:45vers Mastodon et Blue Sky
00:52:47depuis X.
00:52:48Or,
00:52:48je conclue,
00:52:49Blue Sky et Mastodon
00:52:50sont les plus gros viviers
00:52:51d'images pédopornographiques
00:52:53au monde.
00:52:54Alors,
00:52:54cette équipe,
00:52:55à l'époque,
00:52:55nous disait que X
00:52:56était toxique,
00:52:56c'était le terme
00:52:57qu'ils utilisaient.
00:52:57Par contre,
00:52:58la pédopornographie,
00:52:59ce n'est pas toxique
00:52:59pour eux,
00:53:00apparemment.
00:53:00C'est un paradoxe intéressant.
00:53:02Idriss Abercane,
00:53:03je voudrais revenir quand même.
00:53:04Quand vous dites
00:53:05quand Emmanuel Macron
00:53:07a essayé d'avoir
00:53:08effectivement le PDG
00:53:09d'alors de Twitter,
00:53:11mais c'était pour demander quoi ?
00:53:13Quelle était la volonté ?
00:53:14Parce que c'est intéressant
00:53:15de vous donner un chiffre
00:53:16quand même
00:53:16qui est énorme,
00:53:17enfin qui hallucine.
00:53:19quelque part,
00:53:20la France est le plus gros
00:53:21demandeur,
00:53:23demandeuse,
00:53:24enfin,
00:53:24de censure,
00:53:26en tout cas,
00:53:26le pouvoir,
00:53:28si on veut.
00:53:28Mais au départ,
00:53:30c'était quoi ?
00:53:30C'était pour demander
00:53:31déjà
00:53:32que telle ou telle
00:53:33personne,
00:53:36qu'on l'entende moins,
00:53:37qu'on la voit moins,
00:53:38qu'on ne donne pas
00:53:39l'accent dessus,
00:53:40etc.
00:53:41C'était quoi
00:53:42les demandes de départ ?
00:53:43Est-ce qu'on le sait ?
00:53:44Alors,
00:53:44quand c'est Macron
00:53:46en personne,
00:53:47c'est vraiment
00:53:47un rapprochement.
00:53:48C'est, oh,
00:53:48j'aimerais pouvoir
00:53:49t'envoyer des SMS.
00:53:50Donc,
00:53:50c'est très mielleux.
00:53:51Mais d'entrée de jeu,
00:53:53Dorsey ne mange pas
00:53:53de ce pain-là.
00:53:55Quand c'est vraiment
00:53:55l'Elysée directement,
00:53:56parce que vous savez,
00:53:57après,
00:53:57quand il s'agit de censurer,
00:53:58vous avez tout un tas
00:53:59de façons de mettre
00:54:00de la distance
00:54:01entre l'Elysée
00:54:02et les demandes de censure.
00:54:03Dans le cas de la télévision,
00:54:04vous avez l'Arcom,
00:54:05bien entendu.
00:54:06Dans le cas d'Internet,
00:54:07maintenant,
00:54:08vous avez le parquet national
00:54:08de la haine en ligne
00:54:09qui est très intervenu
00:54:11sur l'affaire
00:54:12Brigitte Candace-Owen.
00:54:14On peut d'ailleurs
00:54:15se poser la question
00:54:16des conflits d'intérêts,
00:54:17mais qui n'est pas intervenu
00:54:18dans l'affaire Jean Portmanov,
00:54:19où on a tout de même
00:54:20un streamer français
00:54:23qui est mort en ligne.
00:54:24Rappelez ça,
00:54:24rappelez cette espèce
00:54:26hallucinante,
00:54:28visqueuse,
00:54:29terrifiante,
00:54:30je ne sais pas
00:54:30comment on peut la qualifier,
00:54:32on voyait un type
00:54:33se faire torturer
00:54:34en ligne
00:54:35par trois individus
00:54:36comme ça,
00:54:37et ça a duré,
00:54:39et il fallait payer
00:54:40pour ça en plus.
00:54:41Ça a duré des mois,
00:54:42vous aviez un streamer français,
00:54:44donc quelqu'un
00:54:44qui faisait des vidéos
00:54:45en direct sur Internet,
00:54:47qui était harcelé,
00:54:50en fait,
00:54:50qui filmait son harcèlement.
00:54:51C'est ça.
00:54:52Et des gens profitaient
00:54:53du fait de filmer
00:54:55son harcèlement.
00:54:55Alors,
00:54:56vous avez un petit peu ça
00:54:57sur Internet,
00:54:57vous aviez par exemple
00:54:58quelqu'un
00:54:58qui se filmait
00:54:59en train de dormir,
00:55:01et si vous le réveilliez,
00:55:02vous pouviez payer
00:55:03100 dollars,
00:55:04je crois,
00:55:04pour envoyer une sonnerie
00:55:05forte pour le réveiller.
00:55:06Voilà,
00:55:07c'était rigolo.
00:55:07Bon,
00:55:08ça c'est très trash,
00:55:09on doit l'admettre,
00:55:10mais l'affaire Jean Portmanov,
00:55:11c'est la même chose.
00:55:12C'est-à-dire que vous aviez
00:55:13des gens qui profitaient
00:55:14du fait d'humilier
00:55:15publiquement quelqu'un
00:55:16en direct,
00:55:17parce que c'était
00:55:17des humiliations publiques.
00:55:18C'est ça.
00:55:19Et il est mort d'ailleurs,
00:55:20le Jean,
00:55:21il est mort.
00:55:22Exactement.
00:55:23Et alors,
00:55:23c'est un ancien militaire français,
00:55:25c'est encore plus grave,
00:55:26c'est un ancien militaire français
00:55:27qui a servi sa patrie
00:55:29honorablement,
00:55:30qui est mort,
00:55:31en direct.
00:55:32Et c'est absolument...
00:55:34Là,
00:55:35le parquet national
00:55:36de la haine en ligne
00:55:37n'a rien fait.
00:55:38Oui,
00:55:38aucune...
00:55:39C'est pas de la haine en ligne,
00:55:40ça, vous comprenez ?
00:55:41C'est pas de la haine en ligne.
00:55:42Et la directrice
00:55:43et la ministère
00:55:44chargée du numérique
00:55:45a dit,
00:55:45oui,
00:55:45on ne savait pas,
00:55:47on savait,
00:55:47mais tout le monde
00:55:48s'est défilé là-dessus,
00:55:50c'était assez glauque.
00:55:51Mais la com'a dit
00:55:51qu'il n'était pas responsable,
00:55:52par exemple.
00:55:53Oui, oui.
00:55:54Et vous avez tout un tas
00:55:55de sions macronistes
00:55:57classiques
00:55:58qui vont dire,
00:55:58mais de toute façon,
00:55:59la plateforme n'est pas responsable,
00:56:00ce qui est faux.
00:56:01La jurisprudence européenne
00:56:02est très claire.
00:56:02Dès lors qu'une plateforme
00:56:03fait un tout petit peu
00:56:04d'édition,
00:56:05de curation de contenu,
00:56:06qu'elle coordonne les contenus.
00:56:08Par exemple,
00:56:08si une plateforme
00:56:08comme YouTube
00:56:09décide de classer les contenus,
00:56:11c'est bon,
00:56:11elle peut être tenue
00:56:12pour responsable
00:56:12des contenus qu'elle publie.
00:56:13Donc,
00:56:14il ne faut pas plaisanter avec ça.
00:56:15C'est la raison pour laquelle
00:56:15YouTube a supprimé
00:56:16beaucoup de vidéos d'ailleurs.
00:56:17Donc,
00:56:17c'est faux de dire
00:56:18que la plateforme
00:56:19n'était pas,
00:56:20qui s'appelle Kik,
00:56:21qui est une société australienne,
00:56:22n'était pas responsable.
00:56:23Elle l'est.
00:56:25Elle l'est absolument.
00:56:26On va continuer d'en parler.
00:56:27On va étendre la chose
00:56:28effectivement
00:56:29à ce qui se passe actuellement
00:56:31parce que la bataille
00:56:32elle est sur tous les fronts.
00:56:35Elle est globale
00:56:36avec les réseaux sociaux,
00:56:38la censure,
00:56:39la liberté d'expression.
00:56:41Ça reste fondamental
00:56:42et vous le savez.
00:56:43Mais justement,
00:56:44il faut être extrêmement vigilant.
00:56:47On continue d'en parler
00:56:48avec Idriss Aberkane
00:56:49après cette petite pause.
00:56:50A tout de suite.
00:56:54Sud Radio,
00:56:55Bercov dans tous ses états.
00:56:59Et rappelons et rappelons
00:57:00que la liberté ne s'use
00:57:02que sinon ne s'en sert pas.
00:57:04Nous sommes avec
00:57:05l'essayiste,
00:57:06écrivain
00:57:06et Idriss Aberkane
00:57:09et nous parlons
00:57:10de ce qui se passe
00:57:11de cette lutte
00:57:12millénaire,
00:57:13millénaire
00:57:14entre effectivement
00:57:15Antigone et Créon,
00:57:17entre ceux qui veulent la liberté
00:57:19et ceux qui veulent manager
00:57:20par le silence,
00:57:22la peur
00:57:22ou le chaos.
00:57:24Je rappelle
00:57:24certaines dates justes,
00:57:26Idriss,
00:57:26et on va avancer
00:57:27effectivement peut-être
00:57:29et élargir la focale.
00:57:32En décembre 2022,
00:57:33après que le nouveau
00:57:34propriétaire de Twitter,
00:57:35donc Elon Musk,
00:57:36a cessé la modération
00:57:36des contenus jugés
00:57:37trompeurs
00:57:38sur le Covid-19,
00:57:40Macron avait condamné
00:57:41cette décision.
00:57:42Il a qualifié
00:57:42cette mesure
00:57:43de gros problèmes
00:57:44et a exprimé
00:57:44sa préférence
00:57:45pour davantage
00:57:46et non moins
00:57:47de régulation,
00:57:48davantage de régulation.
00:57:50Il a souligné
00:57:50que la liberté d'expression
00:57:51s'accompagnait
00:57:52de responsabilités,
00:57:53notamment pour éviter
00:57:54les propos racistes
00:57:56ou antisémites.
00:57:57Il faut rappeler
00:57:57quand même
00:57:57qu'il y a des lois
00:57:58pour ça
00:57:58et que personne
00:57:59n'est pour les appels
00:58:00à la haine
00:58:01ou au meurtre
00:58:01ou au racisme,
00:58:03mais on a tout à fait
00:58:04les moyens
00:58:04de les combattre.
00:58:07Macron s'était entretenu
00:58:09aussi en 2022
00:58:12avec Elon Musk
00:58:14à la Nouvelle-Orléans.
00:58:15Il a insisté
00:58:16sur la nécessité
00:58:16de politiques
00:58:17d'utilisation transparente,
00:58:19sur le renforcement
00:58:20significatif
00:58:20de la modération
00:58:21et la conformité
00:58:22de la plateforme
00:58:23à la réglementation européenne.
00:58:25Macron défend quoi ?
00:58:28Une activité,
00:58:28une régulation plus stricte,
00:58:30normes européennes
00:58:31en matière de désinformation,
00:58:33de discours de haine,
00:58:33etc.
00:58:35Structurer la modération
00:58:36des plateformes numériques
00:58:37dans l'intérêt public
00:58:38et on se rappelle
00:58:39la grande polémique
00:58:40qui a opposé
00:58:43notre ami breton
00:58:47qui était à l'époque
00:58:49Thierry Breton
00:58:50qui était à l'époque
00:58:51commissaire européen
00:58:52au numérique
00:58:52et qui disait
00:58:53Elon Musk fera
00:58:54où on lui dit
00:58:55de faire
00:58:55et puis
00:58:57le Digital Service Act
00:58:59et tout ça.
00:59:00Et je voudrais Idriss
00:59:00qu'on parle de ça
00:59:01parce que
00:59:02c'est vraiment
00:59:03au cœur
00:59:04encore une fois
00:59:05rien de nouveau
00:59:06sous le soleil
00:59:07depuis des siècles
00:59:08entre effectivement
00:59:09les nouveaux
00:59:10les nouvelles plateformes
00:59:13les nouveaux
00:59:13réseaux sociaux
00:59:14les nouvelles technologies
00:59:15et des gens
00:59:16qui disent
00:59:16oui d'accord
00:59:16d'accord
00:59:17mais attendez
00:59:17doucement
00:59:19les basses
00:59:20il faut y aller doucement
00:59:21nous on est là
00:59:22pour diriger
00:59:22on est le camp du bien
00:59:24on sait mieux
00:59:24que ce que vous
00:59:25ce qui est bon pour vous
00:59:26donc voilà
00:59:28où on en est aujourd'hui
00:59:30avec ce Digital Service Act
00:59:32est-ce que c'est en train d'action
00:59:33l'Union Européenne
00:59:34les Etats-Unis
00:59:35etc.
00:59:36alors il faut être très clair
00:59:39l'Union Européenne
00:59:39est en train de devenir
00:59:40comme la Chine
00:59:41vous savez il y a 15 ans
00:59:43j'enseignais à l'école centrale
00:59:44maintenant en centrale
00:59:45supélec
00:59:45et j'enseignais des études de cas
00:59:47notamment il y a 15 ans
00:59:48donc en 2010
00:59:49la Chine avait censuré Twitter
00:59:51la Chine avait interdit
00:59:53Twitter et Google
00:59:53en 2010 vous dites
00:59:55ils l'avaient censuré avant
00:59:57mais à cette époque là
00:59:58Twitter et Google
00:59:59étaient déjà censurés
01:00:00donc ils ne pouvaient plus
01:00:01être utilisés
01:00:02notamment parce que
01:00:02Twitter était accusé
01:00:03par le parti communiste chinois
01:00:05d'encourager
01:00:06notamment la sédition
01:00:07à Hong Kong
01:00:08et évidemment
01:00:10on enseignait ces études de cas
01:00:11en disant
01:00:12Nopasara
01:00:12ne jamais chez nous
01:00:13dans l'Occident collectif
01:00:15et l'Occident collectif
01:00:17a connu une rupture
01:00:17dans le sens où
01:00:18côté américain
01:00:19ça y est
01:00:19ils ont eu une période
01:00:20de censure assez virulente
01:00:22mais ça y est
01:00:23ils en sont revenus
01:00:23on se rappelle du discours
01:00:24de J.D. Vance
01:00:25le vice-président américain
01:00:26à Munich
01:00:27où déjà
01:00:28il avait remis
01:00:30les Européens
01:00:30à leur place
01:00:31mais par contre
01:00:32l'Union Européenne
01:00:32est devenue
01:00:33extrême
01:00:34en matière de censure
01:00:35et le terme d'extrême
01:00:36je l'utilise
01:00:37de façon absolument
01:00:38délibérée
01:00:39Ah oui
01:00:39vous dites extrême
01:00:40en Europe
01:00:43aujourd'hui
01:00:44enfin en Union Européenne
01:00:45la censure
01:00:46s'exerce
01:00:47de manière extrême
01:00:47dites-vous
01:00:48oui oui oui
01:00:49vraiment le terme extrême
01:00:50est justifié
01:00:50d'abord
01:00:51vous avez deux cadres
01:00:52légaux
01:00:53qui sont de plus en plus
01:00:54dangereux
01:00:54donc le DSA
01:00:55dont vous avez parlé
01:00:56le Digital Service Act
01:00:57et vous avez bientôt
01:00:58Chat Control
01:00:59dont on ne parle
01:01:00quasiment pas
01:01:00et qui va
01:01:01en moins de six mois
01:01:02donner un cadre légal
01:01:04à l'Union Européenne
01:01:06pour s'immiscer
01:01:07dans toutes vos correspondances
01:01:08vos chats
01:01:09avec un système de contrôle
01:01:11qui sera extrêmement opaque
01:01:12si vous utilisez WhatsApp
01:01:14si vous utilisez Signal
01:01:16si vous utilisez
01:01:17n'importe quelle application
01:01:18de messagerie en ligne
01:01:19les services de l'Union Européenne
01:01:21pourront de facto
01:01:22y avoir accès
01:01:24alors il faut être très clair
01:01:25avec notre audience
01:01:26ça s'appelle
01:01:26une violation des droits
01:01:27de l'homme
01:01:28déclaration universelle
01:01:29des droits humains
01:01:30Nations Unies
01:01:31tout être humain
01:01:32a le droit
01:01:33à la protection
01:01:33de sa correspondance
01:01:34c'est un droit humain
01:01:36c'est à dire que là
01:01:37en toute sérénité
01:01:38l'Union Européenne
01:01:38s'apprête à violer
01:01:39un droit de l'homme
01:01:40donc oui je crois
01:01:41que le mot extrême
01:01:41est tout à fait
01:01:42justifié
01:01:43quand on s'apprête
01:01:44à violer
01:01:44à très grande échelle
01:01:45à l'échelle
01:01:46de plus de 360 millions
01:01:47de personnes
01:01:48un droit humain
01:01:49qui est reconnu
01:01:50comme tel
01:01:51depuis l'après-guerre
01:01:52oui je pense
01:01:53qu'on peut parler
01:01:53de quelque chose
01:01:54d'extrême
01:01:54maintenant
01:01:55oui je vous en prie
01:01:56alors Idriss
01:01:58Aberkane
01:01:58cette loi
01:02:00est sur la voie
01:02:02d'être mise en activité
01:02:03ou on en est exactement
01:02:04concrètement ?
01:02:06Tchad Control
01:02:06est sur les rails
01:02:07et pour l'instant
01:02:08plus rien ne peut l'arrêter
01:02:08donc là c'est inéluctable
01:02:10que tout citoyen
01:02:11de l'Union Européenne
01:02:12pourra se retrouver
01:02:13dans un cadre légal
01:02:14qui donnera permission
01:02:15sans commission regatoire
01:02:17sans enquête d'un juge
01:02:18d'accès à ces messages
01:02:21illégal total
01:02:23que vous dites
01:02:24au niveau de la déclaration
01:02:25des droits de l'homme
01:02:25enfin ça paraît
01:02:27ça va être légal
01:02:28ça va être légal
01:02:29en droit européen
01:02:29mais au regard
01:02:30de la déclaration universelle
01:02:31des droits humains
01:02:32ça ne le sera pas
01:02:33alors ça c'est une chose
01:02:35et en même temps
01:02:36quid si vous voulez
01:02:39de ces choses
01:02:41qu'on voit par exemple
01:02:42en Angleterre
01:02:43en Angleterre
01:02:44moi quelque chose
01:02:45qui m'a frappé
01:02:45enfin je ne suis pas le seul
01:02:46quand vous voyez
01:02:47que si vous mettez
01:02:49sur Twitter
01:02:49sur Twitter
01:02:51ou une espèce
01:02:52vous envoyez un petit tweet
01:02:53en disant que
01:02:54vous n'êtes pas d'accord
01:02:55avec la politique
01:02:56du gouvernement anglais
01:02:57l'Angleterre
01:02:58la Magna Carta
01:02:59la patrie
01:03:01soit disant
01:03:01des droits
01:03:02et des libertés
01:03:03et bien on vient
01:03:04vous arrêter
01:03:04on vient vous mettre
01:03:06une amende
01:03:06parce que vous avez fait
01:03:08une déclaration
01:03:08sur Twitter
01:03:09même pas une manifestation
01:03:10même pas
01:03:11mais comment on en arrive
01:03:13à ce stade
01:03:14c'est très préoccupant
01:03:17et c'est notre métier
01:03:17de journaliste
01:03:18d'en parler
01:03:18parce que
01:03:19en effet
01:03:20l'Angleterre
01:03:20c'est la Magna Carta
01:03:21c'est la limitation
01:03:22des pouvoirs
01:03:22de l'exécutif
01:03:23depuis la bataille
01:03:24de Bovine
01:03:24avec Jean Santerre
01:03:25vous connaissez
01:03:26vos classiques
01:03:26et normalement
01:03:27l'Angleterre
01:03:28c'est la mec
01:03:29du libéralisme
01:03:30dans le sens
01:03:31de l'égalité
01:03:32devant la loi
01:03:32et de l'abeas corpus
01:03:34personne ne peut
01:03:35être emprisonné
01:03:36sans que lui soit notifié
01:03:37des chefs d'accusation
01:03:37raisonnables
01:03:38et dont il peut
01:03:39se défendre
01:03:40et bien là
01:03:41vous avez des gens
01:03:42qui se retrouvent en prison
01:03:42pour avoir porté un t-shirt
01:03:44it's ok to be white
01:03:45par exemple
01:03:45vous avez des gens
01:03:47qui se retrouvent en prison
01:03:49pour avoir tweeté
01:03:50en effet
01:03:50et j'insiste
01:03:51dans le même moment
01:03:52vous avez des ONG
01:03:53qui disent
01:03:54en fait
01:03:54blue sky et mastodon
01:03:55c'est super
01:03:56alors que là
01:03:56blue sky et mastodon
01:03:57on est encore une fois
01:03:59plusieurs ordres de grandeur
01:04:01sur l'échelle de l'abomination
01:04:02puisque quand même
01:04:03la pédocriminalité
01:04:03je pense que c'est plus grave
01:04:05d'un point de vue pénal
01:04:05que de porter un t-shirt
01:04:06it's ok to be white
01:04:07ok
01:04:07bon
01:04:08et ça continue
01:04:10pardon
01:04:10pour blue sky et mastodon
01:04:12ça continue
01:04:12ils ont encore
01:04:13des réseaux
01:04:14pédopornographiques
01:04:15pédocriminels
01:04:16pédopornographiques
01:04:18bah oui
01:04:19parce que
01:04:19en fait
01:04:20c'est tellement peu contrôlé
01:04:21justement
01:04:21en mastodon
01:04:22c'est tellement décentralisé
01:04:24et peu contrôlé
01:04:25que oui
01:04:26ça continue à proliférer
01:04:27alors on parle
01:04:28c'est encore
01:04:28mastodon et blue sky
01:04:29sont encore
01:04:30les deux réseaux sociaux
01:04:30qui ont la plus forte densité
01:04:32de pédocriminels au monde
01:04:33et cette étude de Stanford
01:04:35l'avait démontré
01:04:35elle est toujours juste aujourd'hui
01:04:36donc en effet
01:04:37c'est grave
01:04:38alors le DSA maintenant
01:04:40dans ce contexte
01:04:41parce que techniquement
01:04:41le Royaume-Uni
01:04:42n'est plus dans l'Union Européenne
01:04:43donc il n'est pas
01:04:44assujetti au Digital Service Act
01:04:45on a une guerre aujourd'hui
01:04:47sur la liberté d'expression
01:04:48vous savez quand même
01:04:49le premier amendement
01:04:50de la constitution américaine
01:04:51dont on dit
01:04:53qu'il est protégé
01:04:53par le second amendement
01:04:54c'est à dire
01:04:55le droit de porter des armes
01:04:56parenthèse
01:04:57normalement
01:04:58le port d'armes en France
01:04:59était un sujet de gauche
01:05:00je vous renvoie
01:05:00aux excellentes conférences
01:05:01de l'immense conférencier de gauche
01:05:03Henri Guillemin
01:05:04qui vous explique très bien
01:05:05qu'armer la garde nationale
01:05:06avec des prolos
01:05:07et des fusils
01:05:08c'était évidemment
01:05:09une idée de gauche
01:05:10au départ
01:05:10c'est intéressant de voir
01:05:11ce que c'est devenu
01:05:12ah oui
01:05:13parce que quand même
01:05:14au départ
01:05:14quand on chante la marseillaise
01:05:15on dit aux armes citoyens
01:05:16entre temps
01:05:18c'est devenu un sujet de droite
01:05:19mais au départ
01:05:20c'était même marxiste
01:05:21parce que Karl Marx
01:05:22à l'époque de la commune
01:05:23enfin ça c'est déjà
01:05:24un peu plus tard
01:05:25mais juste peu de temps
01:05:26avant la commune
01:05:27Karl Marx déclarera
01:05:28que le port d'armes citoyens
01:05:29est un sujet de gauche
01:05:30qui terrifie la bourgeoisie
01:05:32je ferme la parenthèse
01:05:32quoi qu'il en soit
01:05:33les américains ont une structure
01:05:35très simple
01:05:35premier amendement
01:05:37deuxième amendement
01:05:38pour le défendre
01:05:38le deuxième amendement
01:05:39signifie pas qu'on part à la chasse
01:05:41et qu'on a des armes de chasse
01:05:42il signifie que les citoyens américains
01:05:44ont le droit
01:05:44de se défendre
01:05:45de la violence
01:05:46puisque ça
01:05:47de posséder des parts
01:05:48de la violence légitime
01:05:49c'est à dire que l'état
01:05:50c'est la violence légitime
01:05:51et les citoyens en sont actionnaires
01:05:53donc les citoyens
01:05:54ont des fusils de guerre
01:05:55ont des AR-15
01:05:56alors certes pas full auto
01:05:57mais ont des AR-15
01:05:59parce qu'ils ont
01:05:59comme des actions
01:06:00de l'état
01:06:01qui possèdent
01:06:03la violence
01:06:03ils sont copropriétaires
01:06:05copropriétaires de la maison
01:06:06comme nous
01:06:06de la maison France
01:06:07voilà
01:06:07exactement
01:06:09ça c'est quelque chose
01:06:10que tous les gens
01:06:11qui caricaturent le système américain
01:06:12oublient de dire
01:06:13c'est vraiment un titre
01:06:14de copropriété
01:06:15les américains se considèrent
01:06:16comme copropriétaires
01:06:17de leur état
01:06:18et on voit bien
01:06:19que quand ce n'est plus le cas
01:06:20comme en Angleterre
01:06:21comme au Royaume-Uni
01:06:21pardon
01:06:21ou comme en Union Européenne
01:06:22et bien on a des dérives
01:06:24avec des violations
01:06:25des droits de l'homme
01:06:25donc aujourd'hui
01:06:26on a des atteintes
01:06:28aux libertés publiques
01:06:29sur X
01:06:29et on en a eu
01:06:30dans plusieurs pays
01:06:31notamment le Brésil
01:06:32le cas du Brésil
01:06:33est intéressant
01:06:34parce que les américains
01:06:34se sont livrés
01:06:35à un bras de fer
01:06:36qu'ils ont gagné
01:06:37on avait un juge
01:06:38qui était en roue libre
01:06:38qui s'appelait Moraes
01:06:40on l'appelait
01:06:41Voldemort
01:06:43parce qu'il avait
01:06:43une certaine ressemblance
01:06:44avec le méchant d'Harry Potter
01:06:45et Moraes avait fait
01:06:47des abus d'autorité gravissimes
01:06:48donc les abus d'autorité
01:06:49en démocratie
01:06:50c'est très grave
01:06:50c'est parmi
01:06:51un des pires cancers
01:06:52de la démocratie
01:06:53ce sont les abus d'autorité
01:06:54et bien Moraes
01:06:55ce juge
01:06:55avait commis des abus d'autorité
01:06:57gravissimes
01:06:57il a fini sur la liste
01:07:01qui est le dernier arrêt
01:07:02avant le terrorisme
01:07:03si vous voulez
01:07:04c'est le dernier arrêt
01:07:05avant la liste noire
01:07:05Al Capone
01:07:06et El Chapo Guzman
01:07:07les américains
01:07:08ont mis là-dessus
01:07:09pour le riposter
01:07:12aux excès
01:07:13qu'il avait commis
01:07:13où il envoyait
01:07:15des amendes
01:07:15de 20 000 dollars
01:07:16par jour
01:07:17pour toute personne
01:07:18au Brésil
01:07:18qui utiliserait X
01:07:19quand même
01:07:20à ce point
01:07:21hallucinant
01:07:22et c'est lui
01:07:23qui a acté
01:07:25la chute
01:07:26de Bolsonaro
01:07:27d'ailleurs
01:07:27il a tout fait
01:07:28pour qu'il soit
01:07:29éliminé
01:07:29c'est un juge
01:07:31non-élu
01:07:31qui se retrouve
01:07:33comme ça
01:07:33à pouvoir
01:07:33faire sauter
01:07:34des présidents
01:07:35et à pouvoir
01:07:35avoir un impact
01:07:36à soumettre
01:07:38des présidents
01:07:38à soumettre
01:07:39des élus
01:07:39et il avait donc
01:07:40voulu rentrer
01:07:42en confrontation
01:07:42avec Elon Musk
01:07:43et avec l'état américain
01:07:44en interdisant X
01:07:46et en disant
01:07:46toute personne
01:07:47qui postera sur X
01:07:48ça sera
01:07:4920 000 dollars
01:07:50d'amende
01:07:50par jour
01:07:51il avait même tenté
01:07:51aussi
01:07:52de confisquer
01:07:53les actifs
01:07:53du patron de SpaceX
01:07:55qui n'a rien à voir
01:07:55avec X
01:07:56mais qui est une autre
01:07:56société d'Elon Musk
01:07:57donc il fait
01:07:58de l'exploration spatiale
01:07:59c'est un concurrent
01:08:00d'Ariane
01:08:00et le patron de SpaceX
01:08:03avait dû quitter le Brésil
01:08:04en précipitation
01:08:05pour ça
01:08:05donc les américains
01:08:06ont riposté
01:08:07pour répondre
01:08:07à votre question
01:08:08maintenant
01:08:08ou à votre sujet
01:08:09sur Breton
01:08:10en fait
01:08:11les américains
01:08:12considèrent que Breton
01:08:12est comparable
01:08:13à ce juge
01:08:14alors ils ne l'ont pas
01:08:15mis encore
01:08:15sur la liste
01:08:16Manitsky
01:08:16mais ils considèrent
01:08:18que c'est quelqu'un
01:08:19qui fait de l'abus
01:08:19d'autorité
01:08:20à très grande échelle
01:08:20vous savez
01:08:22aujourd'hui
01:08:23il y a une expression
01:08:23sur les réseaux
01:08:24c'est PTDR
01:08:25t'es qui
01:08:25c'est à dire
01:08:26bon
01:08:26on répond rapidement
01:08:27à quelqu'un
01:08:27qui vient critiquer
01:08:29quelqu'un d'autre
01:08:29sous les commentaires
01:08:30d'une vidéo
01:08:31ou d'une déclaration
01:08:32PTDR t'es qui
01:08:34mort de rire
01:08:35tu es qui
01:08:35au départ
01:08:36la relation
01:08:37entre Musk
01:08:38et Breton
01:08:38c'est ça
01:08:39c'est PTDR
01:08:39t'es qui
01:08:40t'es un comité
01:08:41européen non élu
01:08:42qu'est-ce que tu viens
01:08:44toutes les boîtes
01:08:45que tu as dirigées
01:08:45tu les as coulées
01:08:46il faut voir
01:08:46ce que ça a été
01:08:47Atos avec Thierry Breton
01:08:48le bilan Thierry Breton
01:08:50est intéressant
01:08:50ah oui
01:08:51pardon
01:08:52mais c'est vraiment
01:08:53quand vous êtes une société
01:08:54vous faites trois
01:08:55je vous salue Marie
01:08:56et deux notre père
01:08:57à chaque fois qu'on mentionne
01:08:58le nom de Breton
01:08:59vous sortez les gousses d'ail
01:09:00la pire chose
01:09:00qui peut vous arriver
01:09:01si vous êtes une société
01:09:02du CAC 40
01:09:03c'est que Thierry Breton
01:09:04ne serait-ce que
01:09:05regarde votre siège social
01:09:07à la défense
01:09:07c'est aussi grave que ça
01:09:09là déjà vous embauchez
01:09:10un exorciste
01:09:10parce que ce mec
01:09:11vraiment
01:09:11il a un track record
01:09:13c'est vrai
01:09:15en tout cas
01:09:16les statistiques
01:09:16sont contre lui
01:09:18les statistiques
01:09:19démontrent bien
01:09:20qu'un simple regard
01:09:21peut être plus dangereux
01:09:22qu'un maraboutage
01:09:23sub-saharien
01:09:23donc au bout d'un moment
01:09:25en face
01:09:25il y a Elon Musk
01:09:26qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas
01:09:27le meilleur capitaine
01:09:28d'industrie au monde
01:09:29parmi ses réalisations
01:09:30il faut quand même
01:09:31reconnaître
01:09:31qu'il a divisé par 200
01:09:32le prix du fret aérospatial
01:09:34c'est quand même pas mal
01:09:35débrouillé
01:09:35bah oui
01:09:36envoyé un kilo dans l'espace
01:09:38Elon Musk a divisé ça
01:09:39par 200
01:09:39alors qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas
01:09:40c'est quand même un type
01:09:41qui sait diriger une boîte
01:09:42et là en face
01:09:43bah voilà
01:09:43Musk a dit à Breton
01:09:45bon
01:09:45t'es qui pour me dire ça
01:09:46on a vu les déclarations
01:09:48voilà
01:09:48l'oiseau Twitter
01:09:50chantera
01:09:50selon nos règles
01:09:52et donc les américains
01:09:53ont commencé à riposter
01:09:54et ils ont convoqué Breton
01:09:56je vais terminer là dessus
01:09:57ils ont convoqué Breton
01:09:58à s'expliquer
01:09:59pour ses atteintes
01:10:00alors c'est pour des atteintes
01:10:01aux droits fondamentaux américains
01:10:03c'est grave
01:10:03oui bien sûr
01:10:04et le congrès des Etats-Unis
01:10:06donc le congrès des Etats-Unis
01:10:07depuis le Teapot Dome Scandal
01:10:09qui était un immense scandale
01:10:11comparable au scandale du Watergate
01:10:13avant le Watergate
01:10:14il y avait le scandale du Teapot Dome
01:10:15c'est dans les années 20
01:10:16ça a donné un excellent film
01:10:18qui s'en est inspiré
01:10:19qui est
01:10:19Monsieur Smith au Sénat
01:10:21ah oui oui
01:10:21magnifique
01:10:22magnifique
01:10:22voilà
01:10:22légendaire
01:10:23avec l'excellent
01:10:25John Stewart
01:10:26James Stewart
01:10:27non moins excellent
01:10:29Claude Reins
01:10:30qui joue le capitaine Renault
01:10:31dans Casablanca
01:10:31mais je m'égare
01:10:32donc le Teapot Dome Scandal
01:10:33était un scandale
01:10:34de népotisme
01:10:36de conflit d'intérêts
01:10:37et de corruption
01:10:38et après le Teapot Dome Scandal
01:10:40le congrès des Etats-Unis
01:10:41a eu le droit
01:10:41d'émettre des mandats d'amenés
01:10:43des sub-pina
01:10:44donc techniquement
01:10:45le congrès des Etats-Unis
01:10:47peut émettre
01:10:48un mandat d'amenés
01:10:49vous avez également
01:10:50l'extraterritorialité
01:10:51du droit américain
01:10:52dû au dollar
01:10:53les américains considèrent
01:10:54que toute transaction
01:10:54en dollar n'importe où
01:10:55dans le monde
01:10:55y compris entre deux personnes
01:10:58qui ne sont pas américaines
01:10:59du tout
01:10:59il faut le dire
01:11:00vous faites bien de le préciser
01:11:02parce que c'est exactement ça
01:11:03y compris entre deux personnes
01:11:04qui ne sont pas américaines
01:11:05ce qui signifie
01:11:06que les américains
01:11:07peuvent avoir
01:11:07un terrain très ample
01:11:09pour faire convoquer
01:11:11Thierry Breton
01:11:11or
01:11:12Thierry Breton a refusé
01:11:14oui
01:11:15et les médias
01:11:18n'en parlent pas là aussi
01:11:19c'est votre antenne
01:11:20qui en parle
01:11:20mais Thierry Breton
01:11:22a fait quelque chose
01:11:23qui ne se fait pas
01:11:24aux Etats-Unis
01:11:25et on en revient
01:11:26à ce fameux PTDR Teki
01:11:27parce que pour vous donner
01:11:28un exemple
01:11:28quand le congrès
01:11:30fait une subpina
01:11:32pour Meta
01:11:33Facebook
01:11:33Mark Zuckerberg
01:11:35a court
01:11:36ventre à terre
01:11:37avec une armée
01:11:38d'avocats
01:11:38bien sûr
01:11:39parce qu'il sait en plus
01:11:40que là ça rigole pas
01:11:41vous savez dernièrement
01:11:42on a eu en France
01:11:43une audition d'influenceurs
01:11:45vous aviez des influenceurs
01:11:46qui raccrochaient au nez
01:11:47des députés
01:11:48c'est fait sur Zoom
01:11:49mais oui
01:11:50les types
01:11:50ils disent
01:11:51désolé mais au revoir
01:11:52en fait
01:11:52Idriss on va continuer
01:11:54à en parler
01:11:54parce qu'on ne va pas
01:11:55du tout arrêter là
01:11:56on va continuer à parler
01:11:57parce que c'est passionnant
01:11:58ce qui s'est passé justement
01:11:59en Thierry Breton
01:12:00et les américains
01:12:01puisqu'il a refusé aussi
01:12:02d'aller au congrès
01:12:03pour parler
01:12:04de la politique
01:12:06de l'Europe
01:12:06en matière
01:12:07des réseaux sociaux
01:12:08tout ça
01:12:08est lié
01:12:09juste après cette petite pause
01:12:11mais c'est passionnant
01:12:12restez avec nous
01:12:13on continue
01:12:14à parler
01:12:15de liberté
01:12:16d'expression
01:12:17et s'il n'y a pas ça
01:12:18il n'y a rien
01:12:18vous le savez
01:12:19le face à face
01:12:21et voilà
01:12:22et voilà ce qui s'est passé
01:12:23ce qui se passe
01:12:24nous sommes toujours
01:12:24avec Idriss Aberkane
01:12:26pour parler
01:12:27de ce combat
01:12:28alors justement
01:12:29je voudrais qu'on revienne
01:12:30sur
01:12:30cette histoire
01:12:31de Thierry Breton
01:12:32au-delà de Thierry Breton
01:12:34au-delà de ce qui se passe
01:12:35avec les américains
01:12:36et cette passe d'armes
01:12:37vous savez que
01:12:37il était convoqué
01:12:39ce mois-ci
01:12:40il y a quelques jours
01:12:41il y avait au congrès américain
01:12:43à Idriss Aberkane
01:12:44il y avait
01:12:45une grande réunion
01:12:47un colloque
01:12:48un séminaire
01:12:49sur justement
01:12:50les atteintes
01:12:51à la liberté d'expression
01:12:52venant de l'Union Européenne
01:12:53et là aussi
01:12:54Thierry Breton
01:12:55a refusé d'y aller
01:12:56voilà
01:12:58alors vous savez
01:12:58vous savez
01:12:59André Bercoff
01:13:00je crois que c'est
01:13:01Georges Orwell
01:13:01qui disait
01:13:02le journalisme
01:13:02c'est écrire quelque chose
01:13:04que quelqu'un ne veut pas
01:13:05avoir écrit
01:13:05tout le reste
01:13:06c'est des relations publiques
01:13:07et bien
01:13:08le métier de journaliste
01:13:09normalement
01:13:09concernant cet événement
01:13:11c'est de montrer
01:13:12la discrépance
01:13:14c'est le terme
01:13:15qu'on utilise en mathématiques
01:13:16pour décrire ça
01:13:17la discrépance
01:13:18on pourrait dire
01:13:19la dissonance
01:13:20entre les propos
01:13:21de Thierry Breton
01:13:22et le vrai rapport de force
01:13:24parce que là
01:13:25c'est un devoir d'information
01:13:26quand Thierry Breton
01:13:28dit d'un côté
01:13:28l'oiseau chantera
01:13:29selon nos règles
01:13:30ceci cela
01:13:31et que derrière
01:13:32il suffit
01:13:33d'une sub-péna
01:13:34du congrès
01:13:34pour le mettre
01:13:36dans une situation
01:13:36qui est complètement
01:13:38ingérable
01:13:39pour lui
01:13:39parce qu'il est
01:13:40échec et mat
01:13:41en fait je vais le dire
01:13:42très clairement
01:13:42Thierry Breton
01:13:44est échec et mat
01:13:45mon confrère
01:13:47Fabrice Eppelboin
01:13:47l'a très bien expliqué
01:13:48au micro
01:13:51de Béatrice Rosen
01:13:52l'actrice
01:13:53et journaliste
01:13:54citoyenne
01:13:55et chroniqueuse
01:13:55et il a très clairement dit
01:13:57Fabrice Eppelboin
01:13:57je vais reprendre ses propos
01:13:58parce qu'ils sont
01:13:59impeccablement exacts
01:14:00si j'avais été son conseiller
01:14:02je lui aurais dit
01:14:02de ne pas y aller
01:14:02de toute façon
01:14:03parce que
01:14:04soit
01:14:05il ne dit rien
01:14:06c'est à dire
01:14:07il plaide le cinquième amendement
01:14:08qui permet de se taire
01:14:09alors le cinquième amendement
01:14:10c'est les mafieux
01:14:10qui le plaident
01:14:11vous savez
01:14:12c'est le parrain
01:14:13normalement
01:14:13c'était Jeffrey Epstein
01:14:15le plaisé
01:14:15quand il a plaidé
01:14:17quand il a été
01:14:18quand il a été
01:14:19convoqué par la police
01:14:20et la justice
01:14:21effectivement
01:14:22voilà
01:14:22le cinquième amendement
01:14:23oui
01:14:23taking the fifth
01:14:25donc normalement
01:14:27c'est la commission
01:14:28qui est faveur
01:14:28pour l'existence
01:14:29du crime organisé
01:14:30qui a donné le film
01:14:31le parrain 2
01:14:32et vous arrivez
01:14:33vous dites
01:14:33je refuse de répondre
01:14:34au nom de mon droit
01:14:34inaliénable
01:14:35cinquième amendement
01:14:36donc ce qu'explique
01:14:37Fabrice Eppelboin
01:14:37c'est que si Thierry Breton
01:14:38avait décidé d'y aller
01:14:39soit il aurait dû faire
01:14:41du cinquième amendement
01:14:42tout le long
01:14:43auquel cas il serait passé
01:14:44pour un mafieux
01:14:45parce qu'à quel moment
01:14:46un commissaire européen
01:14:47c'est un peu embêtant
01:14:48il va plaider le cinquième amendement
01:14:50le type il est censé
01:14:50c'est légèrement
01:14:51oui
01:14:52voilà
01:14:52je veux bien que
01:14:54je veux bien que
01:14:55Franck Costello
01:14:56lui plaide le cinquième
01:14:58mais Thierry Breton
01:14:59c'est plus compliqué
01:15:00ou alors
01:15:01on va se retrouver
01:15:02avec la réalité
01:15:03que Thierry Breton
01:15:05c'est peut-être
01:15:05Franck Costello
01:15:06sans le charisme
01:15:06et l'humour
01:15:07bon je n'oserais pas
01:15:08évidemment
01:15:09je sais que vous n'y allez pas
01:15:10je n'oserais pas
01:15:10aller jusque là
01:15:11je dirais simplement
01:15:13que c'est malheureusement
01:15:13la conclusion logique
01:15:14d'un fait qui n'est pas arrivé
01:15:16donc on ne peut pas
01:15:17l'attirer pour l'instant
01:15:18ou bien
01:15:19disait toujours
01:15:20Fabrice Eppelboin
01:15:21on se retrouverait
01:15:22avec Thierry Breton
01:15:23qui devrait dire
01:15:24ce qu'il s'est passé
01:15:26et là le problème
01:15:27c'est que s'il dit
01:15:27ce qu'il s'est passé
01:15:28en droit américain
01:15:30pas en droit européen
01:15:31mais en droit américain
01:15:32c'est illégal
01:15:34il a violé des droits
01:15:37enfin son système
01:15:38le DSA
01:15:38et des décisions
01:15:39qu'il a prises
01:15:39ou qu'il a supervisées
01:15:40ou dans lesquelles
01:15:41il peut être déclaré
01:15:42par un juge américain
01:15:43comme complice
01:15:44il a violé
01:15:46un droit constitutionnel
01:15:47de citoyen américain
01:15:49par millions
01:15:50pas par milliers
01:15:52parce qu'en plus
01:15:52le droit constitutionnel
01:15:53il s'étend
01:15:54à l'information en général
01:15:55c'est à dire
01:15:56vous n'êtes pas obligé
01:15:57d'avoir censuré quelqu'un
01:15:58si vous avez censuré
01:15:59un propos
01:16:00et qu'un américain
01:16:01n'a pas pu accéder
01:16:02à son propos
01:16:02du fait de cette censure
01:16:03cet américain
01:16:04qui n'a pas pu accéder
01:16:05à l'information
01:16:06est considéré
01:16:06comme votre victime aussi
01:16:07et peut porter plainte
01:16:09et peut porter plainte
01:16:10ou en tout cas
01:16:11le ministère public
01:16:12aux Etats-Unis
01:16:12peut s'en saisir
01:16:13vous voulez dire
01:16:14si je vous entends bien
01:16:16Idrissa Berkel
01:16:18vous voulez dire que
01:16:18les américains disent
01:16:20attendez vous avez fait
01:16:21votre digital service act
01:16:22mais ça contrevient
01:16:23aux lois américaines
01:16:25donc pour nous
01:16:25c'est illégal
01:16:26Absolument
01:16:27c'est aussi ça
01:16:28absolument
01:16:29et là
01:16:30on doit se rappeler
01:16:31que dans la
01:16:32la hiérarchie
01:16:33des normes
01:16:34c'est tout de même
01:16:36quand on connait un peu
01:16:36ces classiques
01:16:37que ce soit
01:16:38les monnaies de la renaissance
01:16:39avec le florin
01:16:40ou l'écu
01:16:42etc
01:16:42c'est l'empire le plus puissant
01:16:44qui fait les normes légales
01:16:45c'est la base
01:16:45or je crois
01:16:47que je vais apprendre
01:16:47à aucun de vos auditeurs
01:16:49et aucune de vos auditrices
01:16:50aujourd'hui
01:16:50que l'empire américain
01:16:51est plus puissant
01:16:52que l'empire européen
01:16:53empire entendu
01:16:54comme sphère d'influence
01:16:55C'est difficile à contester ça
01:16:57Voilà
01:16:58cet effémisme très délicat
01:17:00résume bien le propos
01:17:01donc de ce point de vue là
01:17:03s'il doit y avoir
01:17:03un conflit
01:17:04entre le droit européen
01:17:05et le droit américain
01:17:06en particulier
01:17:07la maison Trump
01:17:08qui est là pour faire
01:17:09du America first
01:17:10rappelons-le
01:17:10l'administration Trump
01:17:13ne peut pas dire
01:17:13oui oui bien sûr
01:17:14on va concéder
01:17:15une primauté
01:17:16du droit européen
01:17:16c'est inenvisageable ça
01:17:18et Breton
01:17:19aurait dû le savoir
01:17:19donc je pense
01:17:21que c'est une erreur
01:17:23comme disait Talleyrand
01:17:24plus qu'une erreur
01:17:24une faute
01:17:25plus qu'une faute
01:17:26une erreur
01:17:26c'est plus qu'un crime
01:17:27une faute
01:17:27oui c'est ça
01:17:28une faute
01:17:28et là je pense
01:17:30qu'il aurait dû comprendre
01:17:31et c'est d'ailleurs
01:17:32la personne qui l'a compris
01:17:33pour conclure
01:17:34c'est Ursula von der Leyen
01:17:35qui ne l'aime guère
01:17:37elle a beaucoup savonné
01:17:38la planche de Thierry Botton
01:17:40Ursula von der Leyen
01:17:41elle a tout de suite compris
01:17:42qu'en cas de confrontation
01:17:44entre la sphère
01:17:46d'interprétation légale
01:17:48ou d'extension légale
01:17:50du droit américain
01:17:52versus la sphère
01:17:53d'extension légale
01:17:54du droit européen
01:17:55c'était évidemment
01:17:57le droit américain
01:17:58qui était l'atout
01:17:59et qui pouvait couper
01:18:00le pli à tout moment
01:18:01ça Ursula von der Leyen
01:18:03l'a bien compris
01:18:04depuis le début
01:18:04Thierry Breton
01:18:05non
01:18:05alors justement
01:18:06Idriss
01:18:07c'est très intéressant
01:18:08comme ça
01:18:09de décrypter
01:18:10avec vous
01:18:11et pour les auditeurs
01:18:12et pour tout le monde
01:18:13comprend ça
01:18:13alors aujourd'hui
01:18:14alors ils sont tout à fait
01:18:16concrets
01:18:16comme on l'est d'ailleurs
01:18:17le Digital Service Act
01:18:20est aujourd'hui
01:18:22en fonction
01:18:22en Europe
01:18:23c'est lui
01:18:24qui préside
01:18:25c'est lui
01:18:26qui donne le la
01:18:27c'est lui
01:18:27qui donne la loi
01:18:28je parle en Europe
01:18:29dans l'Union Européenne
01:18:31ou pas ?
01:18:31oui pour l'instant
01:18:33alors vous avez
01:18:34des cours constitutionnels
01:18:35qui pourraient se poser
01:18:36la question
01:18:36de sa constitutionnalité
01:18:37et donc des cours
01:18:39constitutionnels
01:18:39bien entendu
01:18:40national
01:18:41oui bien sûr
01:18:42et dans certains cas
01:18:44ça pourrait donner lieu
01:18:45parce que la constitutionnalité
01:18:46au cas par cas
01:18:47du Digital Service Act
01:18:49est sujette à caution
01:18:49c'est quelque chose
01:18:51qui est absolument indiscutable
01:18:52y compris en France
01:18:54y compris en France
01:18:55et c'est en partie
01:18:56ce que Pavel Duroff
01:18:57lui oppose
01:18:57et je pense que
01:18:59ses avocats
01:18:59à Pavel Duroff
01:19:00vont plaider ça
01:19:01il avait d'ailleurs
01:19:02un avocat assez connu
01:19:04sur la place de Paris
01:19:05dont le nom m'échappe
01:19:06mais qui est très connu
01:19:07et à qui on a filé
01:19:09une sale affaire
01:19:09et qui est hors circuit maintenant
01:19:11et d'aucuns se demandent
01:19:12si c'est pas à cause du fait
01:19:13qu'il avait défendu Duroff
01:19:14que cette sale affaire
01:19:15est survenue
01:19:15mais bref
01:19:15donc bon
01:19:18c'est un sujet
01:19:20parce que cette primauté
01:19:21du droit européen
01:19:21sur le droit national
01:19:22elle montre que
01:19:23des pays qui sont censés
01:19:24être traditionnellement
01:19:25des défenseurs
01:19:26des droits de l'homme
01:19:27comme la France
01:19:27peuvent se retrouver
01:19:29comme ça court-circuité
01:19:30d'un point de vue légal
01:19:31et le cas du DSA
01:19:33est un premier cheval de troie
01:19:34mais j'insiste
01:19:35le dossier
01:19:36chat control
01:19:37est encore plus grave
01:19:38et c'est normal
01:19:39puisqu'on va crescendo
01:19:39en matière de censure
01:19:40et de violation des droits de l'homme
01:19:41c'est intéressant
01:19:41parce que personne
01:19:42ou presque
01:19:43franchement
01:19:43il risque de parler
01:19:44de chat control
01:19:45on parle beaucoup
01:19:46du DSA
01:19:48ça c'est clair
01:19:48on en a parlé beaucoup
01:19:49mais là
01:19:50il est bon
01:19:51que vous souleviez
01:19:52le sujet
01:19:54mais bon
01:19:55pour les droits européens
01:19:56vous savez très bien
01:19:57qu'il n'y a pas
01:19:57qu'en matière d'information
01:19:58et de réseaux sociaux
01:19:59ou autre
01:20:00que le droit européen
01:20:02prime
01:20:03sur
01:20:04le droit français
01:20:06et tous les autres
01:20:07les agriculteurs
01:20:08et tous les autres
01:20:08en savent quelque chose
01:20:09je veux dire
01:20:10que l'Union Européenne
01:20:11aujourd'hui
01:20:1180%
01:20:12vous le savez très bien
01:20:13des lois qui nous gouvernent
01:20:15sont dictées
01:20:16par l'Union Européenne
01:20:16aujourd'hui
01:20:17enfin
01:20:17je ne crois pas
01:20:18me tromper
01:20:18en avançant ce chiffre
01:20:20c'est exact
01:20:21je peux vous donner
01:20:22un cas concret
01:20:22parce qu'on parle
01:20:23beaucoup d'innovation
01:20:24alors moi j'aime bien
01:20:25sur X
01:20:25faire ce gag récurrent
01:20:28du bouchon
01:20:28attaché à la bouteille
01:20:29comme symbole
01:20:30de l'innovation européenne
01:20:31ah oui
01:20:31pendant que les Chinois
01:20:32ont des tracteurs
01:20:34commandés par IA
01:20:35les Chinois ont des grues
01:20:36vous savez
01:20:37les systèmes
01:20:37pour débarquer
01:20:38les docks
01:20:38ils ont des ports
01:20:40aujourd'hui
01:20:40avec des grues
01:20:41entièrement automatisées
01:20:42ils ne sont pas
01:20:43sans dockers
01:20:43mais les dockers
01:20:44contrôlent tout à distance
01:20:45ils ont des port
01:20:46où les dockers
01:20:47contrôlent tout à distance
01:20:47ils ont des tracteurs
01:20:48autonomes
01:20:49et les Chinois
01:20:49viennent d'inventer
01:20:50un câble
01:20:50qui s'appelle
01:20:51le GPMI
01:20:51qui fusionne
01:20:53le câble
01:20:53HDMI
01:20:54et USB
01:20:56avec en plus
01:20:57de la charge
01:20:58et plus de données
01:20:58enfin ils innovent
01:20:59à tout va
01:20:59et nous on a
01:21:00le fameux bouchon
01:21:00alors je peux vous donner
01:21:01un exemple sur l'agriculture
01:21:02qui est marquant
01:21:03parce que ça a vraiment
01:21:03flingué l'agriculture
01:21:05européenne
01:21:05vous avez un produit
01:21:07qu'on peut faire
01:21:07à partir du café
01:21:08vous savez pour boire
01:21:09ce café
01:21:10il faut cultiver
01:21:11des cerises de café
01:21:13qu'on appelle le cascara
01:21:14et c'est la graine
01:21:15de la cerise de café
01:21:16qu'on torréfie
01:21:16cette graine
01:21:17on la torréfie
01:21:18on la broie
01:21:18et ça nous fait un café
01:21:19les abricots par exemple
01:21:21avec leurs graines
01:21:22on fait notamment
01:21:23les amaretti
01:21:24les biscuits italiens
01:21:25avec de la farine d'abricot
01:21:27et puis vous avez bien sûr
01:21:28l'amaretto
01:21:29qui est un alcool
01:21:30à base de ça
01:21:30et bien en Union Européenne
01:21:31vous aviez des entrepreneurs
01:21:32c'était dans les Pays-Baltes
01:21:34qui voulaient faire
01:21:35un chocolat de café
01:21:36donc c'est du café solide
01:21:37en fait ils récupèrent
01:21:38la cerise de café
01:21:38et ils en font un produit
01:21:40qui se consomme
01:21:40comme une tablette de chocolat
01:21:41et c'est bourré de vitamines
01:21:43c'est bourré d'antioxydants
01:21:44et alors c'est très intéressant
01:21:45pour l'environnement
01:21:46parce que d'habitude
01:21:47ça on le jette
01:21:47donc c'est un déchet
01:21:48ah oui donc ça pourrait servir
01:21:50à faire
01:21:50exactement
01:21:51donc il y avait plein de débouchés
01:21:53c'était un produit magnifique
01:21:54on aurait pu faire des éclairs au café
01:21:56avec ça
01:21:56enfin c'était un marché
01:21:57à un milliard
01:21:58sur toute l'Union Européenne
01:21:59qui en plus recyclait des déchets
01:22:00étaient positifs
01:22:01pour l'environnement
01:22:01et cerise de café
01:22:03sur le gâteau
01:22:04et bien ça donnait
01:22:05plus de revenus
01:22:06pour les producteurs
01:22:06donc c'était génial
01:22:07et bien l'Union Européenne
01:22:09a appelé ça
01:22:09novelty food
01:22:10a dit que
01:22:12ça n'aurait pas l'agrément
01:22:13pour être sur le marché européen
01:22:15alors que c'est mangé
01:22:16partout dans
01:22:16en Suisse
01:22:17en Suisse vous pouvez consommer
01:22:18de la cerise de café
01:22:19vous avez des limonades
01:22:19à Lausanne
01:22:20à Lausanne
01:22:21mais pas dans l'Union Européenne
01:22:22c'est interdit
01:22:23pas dans l'Union Européenne
01:22:24donc ça a flingué l'innovation
01:22:26et là vous avez
01:22:27tout un tas de conséquences
01:22:28là-dessus
01:22:28sur ce bridage de l'innovation
01:22:30parce que
01:22:30même dans l'utilisation
01:22:32des sous-produits agricoles
01:22:33regardez par exemple
01:22:34la bouse de vache
01:22:35on peut en faire du papier
01:22:35c'est possible de faire du papier
01:22:37avec de la bouse de vache
01:22:38donc sans couper des arbres
01:22:40sans pollution
01:22:42sans acide
01:22:42sans armes
01:22:43ni âne ni violence
01:22:43vous pouvez aussi utiliser
01:22:45la filière chanvre
01:22:47en Europe
01:22:47le chanvre
01:22:48est une filière très intéressante
01:22:49Edris
01:22:50tout ce que vous énumérez
01:22:52ça me fait penser
01:22:52encore une fois à la phrase
01:22:53et c'est terrifiant
01:22:55de Michel Odiard
01:22:55les cons ça osse tout
01:22:56c'est même à ça
01:22:57qu'on les reconnaît
01:22:58et voilà
01:22:59on prend une dernière
01:23:00petite pause
01:23:01et on continue
01:23:03parce que franchement
01:23:04tout ça nous amène
01:23:06vous voyez
01:23:06on tire les fils
01:23:07de la pelote
01:23:08et on voit quoi ?
01:23:09on voit cette espèce
01:23:10d'immense gâchis
01:23:11alors c'est en la matière
01:23:13dont vous avez dit
01:23:13et dans les autres matières
01:23:15et c'est quand même
01:23:16assez rageant
01:23:17il faut le dire
01:23:17en veille de 10 septembre
01:23:19Sud Radio
01:23:23Bercov
01:23:23dans tous ses états
01:23:24et nous sommes
01:23:26toujours en train
01:23:27et nous en parlerons
01:23:28toujours
01:23:28de la liberté d'expression
01:23:30de ses applications
01:23:31et des révélations
01:23:33que nous a données
01:23:34Idrissa Berkhan
01:23:35et de ses analyses
01:23:36sur ce qui est justement
01:23:38en train de se passer
01:23:39et qui est vraiment
01:23:40vous savez
01:23:41à bas bruit
01:23:42c'est toujours
01:23:43in petto
01:23:43comme ça
01:23:44c'est par ruissellement
01:23:46qu'on érode
01:23:47on érode
01:23:48on érode
01:23:48nous avons avec nous
01:23:49Chantal
01:23:49qui nous appelle
01:23:50de Bastien
01:23:50bonjour Chantal
01:23:51bonjour André
01:23:53comment allez-vous ?
01:23:54bien et vous ?
01:23:55écoutez
01:23:56on a repris le travail
01:23:57mais bon ça va
01:23:58alors déjà
01:23:59je voudrais dire
01:24:00à monsieur
01:24:01Idrissa Berkhan
01:24:02que je le suis
01:24:03sur internet
01:24:05et que je le remercie
01:24:06vraiment pour
01:24:06tout ce qu'il fait
01:24:07de tout son travail
01:24:09des invités
01:24:10on apprend énormément
01:24:12de choses
01:24:13et c'est vrai
01:24:14que la liberté
01:24:15d'expression
01:24:16je pense qu'on la perd
01:24:18petit à petit
01:24:19que si on ne fait rien
01:24:20ça va devenir
01:24:21vraiment de plus en plus
01:24:22difficile
01:24:23il y a encore des jours
01:24:24des gens comme vous André
01:24:25des gens comme
01:24:26Idrissa Berkhan
01:24:27et d'autres
01:24:27et voilà
01:24:28je voulais juste
01:24:29le remercier
01:24:29de tout ce qu'il fait
01:24:31de toutes les informations
01:24:32qu'il nous donne
01:24:33ainsi qu'à vous
01:24:33Idriss
01:24:35bel hommage
01:24:36à tous
01:24:37et justement
01:24:40merci Chantal
01:24:41en tout cas
01:24:42merci
01:24:42et vous savez
01:24:43on continue
01:24:44on n'arrêtera pas
01:24:45Idriss
01:24:47Berkhan
01:24:47on arrive un peu
01:24:49en fin d'émission
01:24:50je dirais
01:24:52face à cela
01:24:52face à cette érosion
01:24:54face à toutes ces tentatives
01:24:56alors il y a certes
01:24:57heureusement
01:24:58des sursauts
01:24:59il faut le dire
01:24:59comme ceux de Trump
01:25:00ou autres
01:25:00on peut lui reprocher
01:25:01beaucoup de choses
01:25:02à Trump
01:25:03ou à Musk
01:25:03enfin pas
01:25:04de justement
01:25:06de se battre
01:25:06de façon extrêmement
01:25:08forte
01:25:09pour diminuer
01:25:10cette espèce
01:25:11de chape de plomb
01:25:12qu'on essaye
01:25:13de nous donner
01:25:14mais alors ici
01:25:15dans cette vieille Europe
01:25:17à votre avis
01:25:19qu'est-ce qu'il faudrait faire
01:25:22de plus urgent
01:25:23quelle est la ligne de front
01:25:25à laquelle il faut
01:25:26vraiment s'opposer
01:25:28dans ce domaine là
01:25:29dans ce domaine
01:25:30effectivement
01:25:31des nouvelles technologies
01:25:32qu'on ne connait pas bien
01:25:34qu'on n'exporte pas
01:25:36et c'est autant plus facile
01:25:37quand on n'est pas
01:25:38les tenants
01:25:38les aboutissants
01:25:39de faire passer des choses
01:25:41au su et au vu
01:25:42de tout le monde
01:25:43il y a trois sujets
01:25:45la liberté de la presse
01:25:47la liberté de la presse
01:25:48et la liberté de la presse
01:25:49tout tourne autour de ça
01:25:51si en fait
01:25:52on a une cartélisation
01:25:54de la presse
01:25:55notamment aux Etats-Unis
01:25:56qui a été brisée
01:25:57par les réseaux
01:25:58et c'est ce qui a été reproché
01:25:59à X
01:25:59à plusieurs égards
01:26:00là aussi je vais citer
01:26:01mon confrère
01:26:02Fabrice Pélebois
01:26:03qui disait qu'en fait
01:26:04X d'une certaine façon
01:26:05avait ubérisé
01:26:06les dépêches
01:26:08puisque sur X
01:26:09vous avez l'information
01:26:10en train de se faire
01:26:10et donc vous avez accès
01:26:12et en plus vous avez
01:26:13non seulement l'information
01:26:14mais sa discussion
01:26:15et maintenant avec les notes
01:26:16de la communauté
01:26:17vous pouvez avoir
01:26:18immédiatement une correction
01:26:19si jamais je reposte
01:26:21un truc qui est faux
01:26:22je peux le corriger
01:26:22en 20 minutes
01:26:23vous avez des médias
01:26:25qui n'ont jamais corrigé
01:26:26des conneries
01:26:28qui sont écrits
01:26:28donc ça c'est
01:26:30ça crée une fluidité
01:26:32qui est excellente
01:26:34et qui permet encore une fois
01:26:35de débattre
01:26:35de certains sujets
01:26:36et c'est
01:26:37c'était le coeur
01:26:38de la censure en fait
01:26:39pour le DSA
01:26:40parce que
01:26:40et aussi au Royaume-Uni
01:26:41tout récemment
01:26:43vous avez eu
01:26:44un autre scandale
01:26:45sur X
01:26:46qui était
01:26:47la discussion
01:26:47de la mort
01:26:48de la réfugiée ukrainienne
01:26:50Yerina Zarutska
01:26:52oui j'en ai parlé
01:26:53dans l'émission ce matin
01:26:54oui
01:26:55et bien vous vous avez bien fait
01:26:56parce que quasiment personne
01:26:58n'en a parlé
01:26:58et quand on compare par exemple
01:27:00le New York Times
01:27:01certains se sont amusés
01:27:02de façon à la fois cruelle
01:27:04et un tout petit peu espiègle
01:27:06malgré tout
01:27:07à regarder
01:27:08combien de mentions
01:27:09on pouvait trouver
01:27:09pour George Floyd
01:27:10dans le New York Times
01:27:11et combien de mentions
01:27:12on pouvait trouver
01:27:13pour Irina Zarutska
01:27:14on est vraiment
01:27:15on est vraiment en face
01:27:16parce que j'ai cité
01:27:17effectivement
01:27:18zéro pour Irina
01:27:20dans le New York Times
01:27:21le fameux New York Times
01:27:22et 687 ou 690
01:27:24pour George Floyd
01:27:25c'est ça
01:27:26et en plus
01:27:27vous vous dites
01:27:28là je vais vous renvoyer la balle
01:27:29on ne s'est pas coordonné
01:27:30on ne s'est pas appelé
01:27:30avant l'émission
01:27:31mais là je vais vous renvoyer la balle
01:27:34parce que vous dites
01:27:34696
01:27:35ça veut dire que vous vous êtes
01:27:36mis à jour
01:27:37puisque les premiers chiffres
01:27:38étaient 7000
01:27:39mais c'était une fausse recherche
01:27:40les gens avaient tapé
01:27:41George Floyd
01:27:41alors ça avait pris
01:27:42tous les mots George
01:27:42tous les mots Floyd
01:27:43et là vous citez
01:27:44le chiffre exact
01:27:45qui est quand on prend
01:27:45George Floyd
01:27:46en tant que groupe nominal
01:27:47donc on voit
01:27:47la précision du journalisme
01:27:50grâce justement
01:27:51au réseau
01:27:52et cette polémique
01:27:54n'aurait pas eu lieu
01:27:54si elle avait été laissée
01:27:56à une certaine presse américaine
01:27:58donc le problème est là
01:27:59le problème est là
01:28:00et X notamment
01:28:02vient désenclaver
01:28:04ces débats
01:28:05en permettant au peuple
01:28:06de pouvoir adresser
01:28:07ces sujets
01:28:08qui leur auraient été impossibles
01:28:09et ça c'est une chose
01:28:10extrêmement importante
01:28:11vraiment
01:28:12et on va continuer
01:28:14nous
01:28:14à désenclaver
01:28:15avec vous
01:28:16avec d'autres
01:28:17merci Idrissa Berkane
01:28:18et à très vite
01:28:20merci André Berkhoff
01:28:21et à très vite
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