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  • il y a 4 mois

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00:00Plus généralement, on va parler maintenant des violences dans la rue pendant les manifestations.
00:04Est-ce que ça vous inquiète ? On vous pose la question dans Elliot de Valais-Vous
00:07et vous pouvez nous appeler pour en parler au 01 80 20 39 21.
00:11On est toujours avec Jules Torres du JDD Sébastien Ligné de Valeurs Actuelles
00:16et Olivier Vial, spécialiste des radicalités.
00:19On va se tourner vers vous Olivier Vial parce que là on a besoin d'avoir votre éclairage.
00:23C'est pour moi une séquence qui devrait être relayée et commentée partout
00:26parce que ça dit tant de l'état de notre société.
00:29C'était le 10 septembre pendant les manifestations bloquées tout, bloquant tout
00:34qui ont été préemptées par la France insoumise et qui s'est transformée cette mobilisation en cassant tout.
00:40Vous avez à Aurillac des enfants qui ont été utilisés pour une action symbolique
00:44et amenés à jeter des pavés en mousse sur les devantures des banques.
00:49Alors le maire d'Aurillac a réagi sur Facebook.
00:52Non, casser ce n'est pas un jeu dans une ville qui vient subir un profond traumatisme
00:57avec des casseurs qui ont souhaité détruire un festival.
01:00Jouer, entre guillemets, à détruire une banque n'est pas vraiment une bonne idée.
01:05Il dit ensuite, je comprends la colère populaire contre les mesures budgétaires annoncées
01:09mais ce n'est pas ainsi qu'on créera une solidarité nationale.
01:13Je trouve un, que le manque de traitement médiatique sur cette image,
01:17qui n'a rien d'anecdotique, me sidère.
01:20Et deux, je trouve que la réaction du maire d'Aurillac, PS, est un peu molle.
01:25Alors est-ce que d'en parler ce matin, quatre jours après, c'est une erreur
01:31ou est-ce que ça dit beaucoup de l'état de notre société ?
01:33Non, je pense qu'effectivement, c'est important qu'on prenne conscience aujourd'hui
01:37que la violence politique, pour une partie de l'échiquier politique
01:41et notamment de l'ultra-gauche, est devenue quelque chose de quotidien et de commun.
01:46Pour eux, c'est le meilleur moyen de faire avancer leurs idées.
01:50Ils ont abandonné l'argumentaire politique,
01:52ils sont pour une partie éloignés de tous les processus démocratiques.
01:57Une grande partie de l'ultra-gauche est encore plus à gauche que LFI
02:00et considère que les élections ne servent à rien,
02:03que seul le chaos compte et que seule la violence politique
02:05est un moyen de faire changer les choses.
02:08Et ils sont, dans cette logique-là, effectivement prêts à instrumentaliser tout le monde
02:13et à rendre ça quotidien.
02:14Dans cette image qui est extrêmement choquante,
02:17on voit effectivement des très jeunes enfants
02:19utiliser des pavés en mousse pour attaquer une banque.
02:26Le même jour, à Clermont-Ferrand,
02:29il y a un professeur de droit qui a été attaqué verbalement par des étudiants
02:34avec une universitaire de lettres
02:37qui explique qu'elle est là pour enseigner l'insurrection à ses étudiants.
02:41Donc on est quand même dans quelque chose qui devient totalement surréaliste
02:44et malheureusement, c'est de plus en plus le cas
02:46et on voit que chez les jeunes, ça fonctionne.
02:48Parce que ce qui s'est passé le 10 septembre,
02:50c'est très intéressant.
02:51Entre 6h et 9h du matin, on a une première séquence
02:54où ce sont les militants les plus radicaux
02:56qui ont essayé de faire des blocages,
02:57qui ont lancé des incendies pour créer des images,
03:00pour ensuite utiliser ces vidéos-là
03:03pour faire venir les lycéens.
03:05Et c'est exactement ce qui s'est passé.
03:06Donc en gros, la violence devient quelque chose
03:08qui est attractif pour une partie de la jeunesse.
03:1011h, 13h sur Europe 1, Eliott Deval et vous,
03:13on est en direct, bien sûr,
03:14si vous souhaitez réagir.
03:1501, 80, 20, 39, 21.
03:18Et Sébastien Ligné qui me fait des grands signes dans le studio,
03:20je veux réagir, je veux réagir.
03:21Je vais finir par rappeler directement.
03:23Vous savez quoi ?
03:24Vous feriez mieux d'appeler.
03:25Vous savez quoi ?
03:26Parce que les appels, c'est prioritaire.
03:28Il ne sera même pas prioritaire.
03:2801, 80, 20, 39, 21.
03:32Alors Rémi, c'est très intéressant,
03:33il est toujours avec nous Rémi.
03:35Rémi, vous m'entendez ?
03:35Oui, oui, tout à fait.
03:36Mais alors, ça m'a fait de la peine ce que vous avez dit.
03:38Parce que vous avez dit, j'avais envie de me manifester.
03:40J'avais envie de marcher avec les Français.
03:42Mais quand j'ai compris que c'était la France Insoumise
03:43qui avait préempté cette mobilisation,
03:46je n'y suis pas allé.
03:48Oui, tout à fait.
03:49Parce qu'il y a quand même des revendications.
03:52Je ne dis pas que tous ces gens n'ont pas de revendications.
03:54Mais le fait de...
03:55À chaque fois, on sait comment ça se passe avec eux.
03:57C'est toujours, toujours, toujours la même chose.
04:00Donc, c'est toujours d'abord,
04:02on va chercher le conflit avant de débattre
04:04et d'exposer ses idées.
04:05Et c'est pour ça qu'ils n'étaient pas les bienvenus
04:07avec les Gilets jaunes.
04:08Je peux vous dire qu'ils étaient renvoyés
04:09manu militariens, bien sûr.
04:11Mais bien sûr, tout à fait.
04:12C'est des gens qui sont là pour mettre le chaos,
04:16tout simplement, pour...
04:18Vous savez Rémi, moi j'ai couvert
04:19des dizaines de manifestations de Gilets jaunes.
04:22Je me souviens du premier week-end.
04:23Je me souviens de ces Français et de ces Françaises.
04:25D'une Française d'ailleurs,
04:27qui travaillait depuis une vingtaine d'années,
04:29qui disait à partir du 15 du mois,
04:31j'ai plus d'argent.
04:32Elle était maman, seule, de deux enfants,
04:34si mes souvenirs sont bons.
04:36Et elle disait à partir du 15 du mois,
04:38je suis à sec.
04:38Je travaille.
04:39Je n'ai jamais commis un délit.
04:41Je paie mes impôts.
04:42Mais je suis en train de crever la bouche ouverte.
04:46Et ce témoignage-là m'avait bouleversé.
04:48Et après, vous savez,
04:49c'était sur tous les ronds-points,
04:50un peu partout en France.
04:52Et à chaque fois que vous y alliez,
04:53vous étiez très bien accueillis.
04:55c'était des échanges passionnants
04:57avec des Français silencieux
04:58qui baissaient la tête,
05:01bienveillants, je le disais,
05:03et qui étaient en souffrance
05:04et qui avaient des revendications.
05:06Je peux vous dire que les Mélenchon et consorts,
05:08ils étaient renvoyés à coups de pieds aux fesses.
05:10Pardonnez-moi de le dire comme ça.
05:11Et là, cette fois-ci,
05:12ils ont fait une OPA
05:13sur la mobilisation bloquant tout.
05:16On donne la parole à 12h37,
05:18à Sébastien Ligné,
05:20journaliste de Valeurs Actuelles,
05:21qui fait des grands signes.
05:22Le rabat-joie du dimanche.
05:24Alors, c'est le rabat-joie, allez-y.
05:25On parlait de cette jeunesse-là
05:27qui n'hésite plus,
05:28dès 12-13 ans,
05:29à balancer,
05:30même en mousse,
05:30mais même à faire acte de violence.
05:33Mais on se rappelle,
05:34lors des émeutes post-Naël,
05:36que Gérald Darmanin nous expliquait
05:37qu'on avait interpellé des jeunes
05:39dès l'âge de 12-13 ans.
05:40Et donc, selon moi,
05:41derrière cette jeunesse,
05:44il y a quand même le fait
05:45qu'ils ont compris,
05:46dès l'âge de 12-13 ans,
05:47qu'ils ne seraient pas condamnés.
05:49Et cette impunité judiciaire-là,
05:50elle a des conséquences.
05:51Quand vous voyez la faiblesse
05:53des peines prononcées
05:55pour les émeutiers post-Victoire
05:58du Paris Saint-Germain
05:59l'été dernier,
06:00quand vous voyez
06:00dans les premières comparutions immédiates
06:02qu'on a eues post-10 septembre
06:03la faiblesse des peines prononcées,
06:05vous comprenez bien
06:07que ces jeunes-là,
06:07ils ne sont pas débiles.
06:08Ils le savent.
06:09Ils le savent dans les quartiers.
06:11On dit, t'inquiète pas,
06:11tu ne risques rien.
06:12Alors qu'en réalité,
06:13ils devraient passer
06:14quelques jours en prison
06:16dès le premier acte.
06:17Et ça calmerait tout le monde.
06:18Rémi.
06:18Je trouve aussi que la justice,
06:20c'est une chose,
06:21mais l'éducation
06:22de la part des parents
06:23à 12-13 ans...
06:25Ah bah évidemment.
06:26Moi, j'ai 28 ans,
06:27je ne suis pas bien vieux,
06:29mais quand je faisais
06:31des bêtises,
06:32voire des grosses bêtises
06:33de ce que ça arrive
06:33à tout le monde,
06:34je vous assure
06:36que ça ne se passait pas comme ça.
06:37Et j'avais pas envie
06:38de recommencer.
06:39Et vous, juste,
06:40effectivement...
06:41Olivier Vial a une question
06:42pour vous.
06:43Sur l'éducation,
06:44c'est pour aller dans votre sens.
06:45L'éducation, en fait,
06:46il y a quelques années,
06:47on pensait que c'était
06:48quelque chose
06:49qui nous protégeait
06:50de cette violence.
06:50Aujourd'hui, ça ne le protège pas.
06:52Quand on voit justement
06:52le profil des personnes
06:53qui ont été jugées
06:55après le 10 septembre,
06:56on a des surdiplômés,
06:58on a des doctorants,
06:59on a des ingénieurs.
07:01Donc on voit bien
07:01que ceux qui ont manifesté
07:03et ceux qui ont attaqué
07:04les forces de l'ordre,
07:05ce ne sont pas des gens,
07:05justement,
07:06qui ont des difficultés sociales,
07:07ce sont des gens
07:08qui ont été idéologisés,
07:10notamment pendant leurs études.
07:11Et ça, évidemment,
07:12c'est un vrai danger.
07:12qui se prennent,
07:14tous ces gens
07:15qui sont surdiplômés
07:16se prennent un peu
07:17pour des gens
07:17qui sont au-dessus des autres.
07:18C'est ça.
07:19Moi, sorti de troisième,
07:20je suis rentré en apprentissage
07:21pour apprendre un métier
07:22parce que l'école en soi
07:23ne me plaisait pas plus que ça
07:24et je voulais apprendre un métier.
07:27C'est toi dans la vie, Rémi ?
07:29Du coup,
07:31j'ai créé mon entreprise
07:32il y a à peu près
07:32un an et demi
07:33dans la maintenance
07:34et l'installation
07:35des équipements d'élevage.
07:36D'accord.
07:37Et donc,
07:38c'est un peu
07:38la maintenance industrielle,
07:40on va dire.
07:40C'est dans ce secteur-là.
07:41Et vous travaillez
07:42à votre compte ?
07:42Vous avez des employés ?
07:43Comment ça se passe ?
07:44Vous êtes auto-entrepreneur ?
07:45Non, non,
07:45je n'ai pas d'employés.
07:46Alors, j'ai pour but
07:47dans la progression
07:48de l'entreprise,
07:50dans l'évolution de l'entreprise.
07:51Mais ça,
07:51c'est un autre débat
07:52parce que quand on voit
07:53les charges
07:54que ont les entreprises
07:55sur un salarié,
07:56le coût
07:57et tout ce que ça engendre
07:59derrière...
07:59Bien sûr.
08:00Vous travaillez combien
08:01d'heures par jour ?
08:02Par exemple,
08:02par semaine ?
08:02Vous arrivez à les compter ?
08:05Maintenant que je suis
08:07à mon coût...
08:08Oui, on peut dire
08:08A par semaine,
08:09on va dire que je suis autour
08:10entre 50 et 60 heures
08:12par semaine.
08:12Je suis à plus de 200 heures
08:13par mois
08:13si je compte
08:14la partie administrative
08:15et tout ça.
08:16Et vous me permettez
08:18de vous demander
08:18votre salaire
08:19ou pas, Rémi ?
08:21Je me verse
08:212000 euros par mois.
08:24Mais alors,
08:24vu que je suis gérant
08:24d'entreprise,
08:25la fiscalité,
08:26ce n'est pas pareil.
08:27Il y a tout un mécanisme
08:29derrière tout ça,
08:30mais c'est tellement complexe
08:32chez nous.
08:32200 heures par mois
08:34pour 2000 euros.
08:36Donc, là aussi,
08:38c'est très important
08:39d'entendre ça.
08:40C'est-à-dire que
08:40vous avez envie de créer,
08:42vous innovez,
08:43vous avez envie de travailler
08:44et vous êtes éreinté
08:46administrativement
08:47et fiscalement.
08:49Oui, oui, oui.
08:50Non, mais c'est...
08:52La charge fiscale
08:53administrative française,
08:55c'est quelque chose.
08:56Même le comptable,
08:57parce que j'ai pris
08:58forcément un comptable,
08:59un expert comptable,
09:00même eux,
09:01ils le disent.
09:02les entreprises,
09:03les artisans,
09:04tout ça,
09:04ils en sont fatigués.
09:06J'ai des copains
09:06qui ont une entreprise
09:09de transport
09:09avec plusieurs salariés.
09:10Ils me disent
09:11que c'est une horreur.
09:13Il faut se charger
09:14de tout ce qui est
09:15administratif,
09:16tout ce qui est social.
09:17Il faut trouver
09:18du travail à tout le monde.
09:19Il faut fournir
09:20des justifices.
09:21La moindre chose
09:22qui se passe,
09:23il faut le justifier.
09:24Je veux dire,
09:25qu'on justifie
09:25des dépenses,
09:26tout ça,
09:26c'est quand même normal.
09:27Je veux dire,
09:27il n'y a pas...
09:28Mais qu'on vous fiche
09:29la paix,
09:30qu'on vous aide,
09:31qu'on vous soutienne,
09:32qu'on vous...
09:33Moi, c'est ça
09:33qu'il faut faire.
09:35C'est David Lissnard
09:37qui a toujours
09:38une des très bonnes formules,
09:39David Lissnard.
09:40Il faudrait que je retrouve
09:40la formule
09:41par rapport au...
09:43Vous savez,
09:44la notation de la France.
09:46Il dit,
09:46c'est pas le...
09:47Pour sortir...
09:48Ah voilà.
09:48Pour retrouver le triple A,
09:50il faudrait en finir
09:51avec le triple S.
09:53Socialisme,
09:54surréglementation
09:55et spoliation fiscale.
09:58Le triple S.
09:59Parce que moi,
10:00quand j'étais au collège,
10:01on m'avait dit...
10:03Ma professeure principale,
10:05à l'époque,
10:06m'avait dit à mes parents
10:07que j'avais les capacités
10:08d'aller au bac,
10:09que j'avais les capacités
10:10de faire des études.
10:11Mes parents avaient dit
10:11oui, mais il ne veut pas.
10:12Donc autant qu'il apprenne
10:13un métier
10:14et qu'il apporte quelque chose.
10:16Déjà à lui.
10:17Au lieu de finir en sociologie.
10:19Bravo pour votre témoignage, Rémi.
10:20C'est un plaisir vraiment
10:21de vous entendre
10:22ce dimanche matin.
10:24Vous reviendrez ?
10:25Vous vous rappellerez ?
10:26Avec plaisir.
10:26Oui, parce qu'il y a beaucoup
10:28de choses à dire.
10:29Je ne sais pas le sujet.
10:29Eh bien écoutez,
10:30n'hésitez pas à rappeler
10:31au 01-90-20-39-21
10:33sur Europe 1,
10:3411h-13h,
10:35Elliot de Valais-Vous.
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