00:01Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:03La suite à 11h49 sur Europe 1, nous parlons de ces violences cette nuit lors de la soirée caritative du bien commun à Paris,
00:11perturbée par l'extrême gauche et vous, chers auditeurs d'Europe 1, vous réagissez au 0,1, 80, 20, 39, 21, Eliott Deval et vous, c'est votre émission de 11h30 à 13h.
00:19Et je vous propose d'écouter la journaliste du Figaro, Eugénie Bastier, qui était très en colère ce matin chez Pascal Praud dans l'heure des pros.
00:26– Non, mais moi je trouve absolument scandaleux ce qui se passe sur la nuit du bien commun parce que c'est une association absolument formidable.
00:32– Eugénie Bastier.
00:33– Elle ne fait que du bien. On ne peut rien leur reprocher. Ils aident des associations comme Lazare, qui est une association de colloques entre SDF et jeunes.
00:44Ils aident des associations comme Espérance Ruralité, qui crée des lycées d'excellence dans les campagnes qui sont abandonnées.
00:48Ce ne sont que des associations qui ont eu le bien commun et on les dénonce.
00:54– Elle était là, la CGT, pour…
00:56– Parce que c'est Stérin qui aurait mis un euro là-dedans, mais c'est absolument révoltant.
01:02– Mais c'est révoltant.
01:03– Et Thomas Porte, député de la Nation quand même.
01:07La France Insoumise a répondu sur Twitter à Eugénie Bastier.
01:11C'est cet homme modéré qui souhaite mettre hors d'état de nuire les journalistes de ces news.
01:15Ce sont ses propos d'ailleurs.
01:17Paris sera toujours antifasciste et partout où Stérin tentera de venir distiller son idéologie d'extrême droite,
01:24la riposte s'organisera.
01:25Jamais nous ne céderons.
01:27Donc il finalement s'implique dans cette mobilisation de la honte hier soir en s'attaquant à une soirée caritative.
01:35On vit dans un monde de cinglés.
01:38Excusez-moi de le dire comme ça, Sébastien Ligné.
01:40– C'est la France, c'est le Deval.
01:41– C'est pas la France, pardonnez-moi, non, vous vous trompez.
01:43– C'est pas la France, aujourd'hui c'est la France.
01:45– Non, c'est le militantisme d'extrême-gauche minoritaire mais bruyant dans la rue, c'est pas la France.
01:51– Mais c'est le quotidien, mais aujourd'hui je suis désolé.
01:53Il y a un climat, partout en France, de cette gauche-là qui a perdu le monopole culturel,
01:59qui a perdu le monopole médiatique, qui est en train de perdre le monopole politique
02:03et qui se referme sur son dernier monopole qui existe, ce monopole associatif.
02:08– Mais il ne représente rien, pardonnez-moi Sébastien.
02:10– Mais je suis désolé, si, on en vient dans un monde…
02:12– Non, il ne représente rien, c'est pas la France, c'est pas les Français.
02:12– On est dans un monde, aujourd'hui, mais ils n'ont jamais été majoritaires en fait,
02:17mais c'est une minorité extrêmement nuisible et qui peut faire beaucoup de bruit.
02:20Et on en arrive dans une situation aujourd'hui où vous avez le bon caritatif
02:25et le mauvais caritatif, vous avez le caritatif de gauche et celui apparemment de droite,
02:30vous avez celui qui est autorisé et celui qui devrait être interdit.
02:33C'est la même chose, c'est la même logique que les labels des médias, si vous voulez.
02:36– Ah, on va en parler dans un instant.
02:37– C'est exactement la même pensée.
02:39Et quand Donald Trump, aux Etats-Unis, considère les groupes antifascistes
02:42comme des groupes terroristes, je pense qu'il a raison,
02:44parce que c'est des méthodes qui sont fondamentalement violentes
02:47et qui servent à provoquer la terreur.
02:50– Dimanche dernier, je recevais Jordan Bardella,
02:52et il a dit, moi, une fois, si demain, on est au gouvernement,
02:56on supprime toutes les associations radicales violentes,
03:01qu'elles soient d'ultra-gauche ou d'ultra-droite.
03:03– On peut les interdire, ça ne les empêchera pas d'aller dans la rue.
03:07– Christophe Bordet, oui, mais il dit que c'est la France, Sébastien Linné.
03:10– Moi, je ne suis pas tout à fait d'accord.
03:11– Merci, on va avoir Camille dans un instant.
03:14– En tout cas, pardon de vous le dire, c'est vrai qu'ils font beaucoup de bruit.
03:17– Oui, ils étaient une centaine hier soir. Ils font beaucoup de bruit.
03:19– 350, a dit le commissaire Priseur tout à l'heure.
03:22– Enfin, en tout cas, ils n'étaient pas nombreux. Ils font beaucoup de bruit.
03:25J'aimerais savoir quelles sont les complicités, d'ailleurs, aux folies bergères.
03:28Parce que s'ils sont montés sur le toit la veille,
03:31pour foutre le bordel, excusez-moi de le dire, c'est un peu familier,
03:33mais pour foutre le bordel comme ils l'ont fait,
03:35il y a forcément des complicités aux folies bergères, excusez-moi de le dire.
03:37– Forcément non, mais peut-être qu'il y a des failles dans la sécurité, c'est pas facile.
03:41– Bon, et quand je dis que c'est pas la France, en tout cas, c'est pas ma France.
03:44– Ah oui, mais c'est deux choses différentes.
03:46– Pardonnez-moi de vous le dire, mais quand je vais chez moi en Gironde,
03:50je rencontre pas un seul France insoumise dans l'entourage, dans les voisins, dans que sais-je,
03:57qui va manifester, qui va tout casser, qui va tout brûler.
04:00Bon, ça déjà, c'est une chose.
04:02L'autre chose, c'est quand même les mêmes.
04:04Il y avait la CGT, on l'a entendu, il y avait des gens de la CGT dans les manifestants.
04:07C'est quand même les mêmes qui, à longueur de temps, nous disent solidarité, solidarité, solidarité.
04:14Et là, on a un événement, justement, autour de la solidarité, de l'entraide, etc.
04:19Et c'est eux qui viennent dire, ah c'est pas bien, parce que vous comprenez,
04:23à la base, c'est quand même de droite, voire d'extrême droite.
04:26Mais effectivement, on est dans un monde de dingue.
04:28Un vrai monde de dingue, il faut arrêter avec ça.
04:31Et si on les interdit demain, parce qu'on peut toujours dire on les interdit,
04:34ça les empêchera pas d'aller dans la rue pour tout le bordel.
04:35Et puis il y a quelque chose qui est insupportable, c'est le silence médiatique.
04:39Mais les médias, ils sont où ?
04:40Ils sont où, les médias ?
04:42C'est ça le sujet.
04:43Ils sont minoritaires, mais ils contrôlent.
04:45Ils contrôlent tellement de secteurs.
04:47Ils sont tous à gauche.
04:48C'est pour ça que quand je dis que c'est la France, c'est ça.
04:50C'est cette minorité brillante.
04:52En effet, ils sont minoritaires.
04:53En effet, peut-être que quand on se déplace dans le pays,
04:57on rencontre pas des gens aussi cinglés.
04:59Mais in fine, c'est encore cette idéologie qui contrôle un certain nombre de secteurs français.
05:03Certes, le monopole est en train de se casser,
05:06mais il se raffermit.
05:07Et ils sont de plus en plus violents.
05:08Et ça, c'est très français.
05:09Pardon, en mai 68, il n'y avait pas une majorité de français
05:12qui manifestait pour mai 68 et qui jetait des pavés.
05:15Et pourtant, c'est l'idéologie de mai 68 qui gouverne aujourd'hui.
05:17C'est la célèbre formule, donnez-moi mille hommes et je fais une révolution.
05:21Arthur Devatrigan est avec nous.
05:22Vous êtes directeur de l'information de l'incorrect.
05:25On reviendra sur ce qui vous est arrivé hier
05:26puisque vous avez été auditionné par la police dans le cadre de cette enquête
05:30après vos révélations et ces vidéos où l'on voit Patrick Cohen et Thomas Legrand
05:35échanger avec des hauts responsables du PS.
05:39Mais vous souhaitez réagir sur ce qui s'est passé hier.
05:42Et moi, je suis vraiment...
05:43Je tombe de ma chaise quand je vois que finalement,
05:47il n'y a que CNews Europe 1 qui en parle ce matin.
05:50Et quand les autres médias en parleront,
05:52ils parleront d'incidents ou de micro-événements
05:54parce que quand on parle de violences extrêmes gauches,
05:57ils sont beaucoup plus légers sur les adjectifs employés,
05:59le vocabulaire dont ils usent.
06:02Peut-être qu'ils diront que c'était la grand messe caritative de l'extrême droite.
06:05De toute façon, ils diront que c'est l'extrême droite.
06:07Pour répondre à Thomas Porte qui s'auto-approprie Paris
06:11en expliquant que Paris sera toujours antifasciste
06:13si Paris avait été construit, bâti par Thomas Porte,
06:17ce ne serait pas la plus belle ville du monde,
06:18mais un cloaque de punk à caniche et d'analphabète.
06:21Donc déjà, ça ne lui appartient pas,
06:22ça ne lui appartient pas, jamais.
06:23Ensuite, malheureusement, ce sont les minorités qui font l'histoire.
06:25La majorité n'a jamais fait l'histoire.
06:27Et le principe de l'extrême gauche,
06:28la violence est consubstantielle à l'extrême gauche.
06:30Ça a toujours été comme ça.
06:31Alors, une fois qu'ils sont au pouvoir
06:32et qu'ils contrôlent les cartes,
06:34ils jouent avec les règles.
06:35Une fois que les règles leur échappent
06:37ou qu'ils deviennent plus majoritaires dans le cadre,
06:40ils n'ont aucun problème, aucun complexe
06:42à sortir du cadre et à utiliser de la violence.
06:44Et la violence est légitimée
06:45à partir du moment où vous nommez l'adversaire,
06:48non pas comme un adversaire,
06:49mais comme un ennemi.
06:51L'ennemi, on l'abat.
06:52On ne parle pas avec lui.
06:53On ne le combat pas, on l'élimine.
06:54Et donc la violence d'extrême gauche est légitimée,
06:57et par une partie de la presse,
06:59et par une partie du personnel politique.
07:01Et lorsque vous tirez des mortiers,
07:04si un mortier tombe sur la tête de quelqu'un,
07:05la personne peut mourir.
07:06Et ça, ils le savent pertinemment.
07:08Donc ce n'est pas juste de la violence pour faire peur,
07:09c'est de la violence pour éliminer,
07:11pour tuer,
07:12ou pour blesser gravement.
07:13Vous savez que la Sainte-Arcom veille sur moi
07:15quotidiennement,
07:17et j'ai une pensée pour elle,
07:18donc je vais évidemment dire
07:20modérer vos propos sur le Paris de Thomas Porte,
07:24qui ressemblerait à une ville de Pancachien.
07:26Je me permets de...
07:27A Caniche.
07:28A Caniche, pardonnez-moi.
07:29Vous avez précisé,
07:29mais je retire ce que vous venez de dire.
07:31Camille est avec nous.
07:32Chère Camille, bonjour.
07:34Bonjour à tous.
07:35Comment ça va Camille ?
07:36Mais ça va bien, merci.
07:39Encore une fois, je suis désespérée,
07:41chère Camille,
07:41parce qu'on est les seuls à parler de ça.
07:43Ce matin.
07:44Donc, de quoi cette violence est le nom,
07:47selon vous, Camille ?
07:49Eh bien, je partage beaucoup de points
07:51qui ont été abordés lors de cette émission,
07:53y compris ce matin,
07:55dans l'émission de Pascal Praud.
07:57Et je trouve, comme vous,
07:59que ce déchaînement de violence
08:01est totalement déclorable.
08:04Ces gens, visiblement,
08:05n'ont rien à faire de mieux.
08:07Et plutôt que d'utiliser leur argent
08:09pour apporter leur aide à des associations,
08:12ils décident de l'utiliser
08:13pour acheter des mortiers d'artifices,
08:16des gaz lacrymogènes.
08:17Donc, c'est vraiment très inquiétant.
08:21Et ils mènent ces actions
08:23qui visent non seulement à empêcher,
08:26mais aussi à créer un climat d'insécurité.
08:28Et en ce sens,
08:30il me semble que leurs actions
08:32pourraient être assimilées à du terrorisme,
08:33parce qu'ils veulent instaurer durablement la peur
08:38tout en tentant de paralyser
08:41toutes actions qui sont contraires
08:43à leurs idéologies et à leurs doctrines.
08:47Et ma dernière pensée,
08:49c'est pour la majorité silencieuse,
08:52dont peut-être je fais partie,
08:54mais du coup, je suis très contente
08:55de pouvoir participer ce matin
08:56à l'antenne de Rampin
08:57parce que je ne suis pas du tout
08:59sur les réseaux sociaux,
09:00je ne suis pas capable de mobiliser des foules,
09:02mais des fois, je me dis,
09:04mais mince,
09:04il y a des gens qui,
09:06des minorités qui arrivent
09:07à soulever des foules
09:08pour faire des manifestations.
09:10Et nous, on n'arrive pas à manifester
09:13pour le policier
09:14qui s'est fait tuer
09:15dans l'exercice de ses fonctions.
09:18On a l'étendu ce matin
09:19sur l'antenne d'Europe 1.
09:21Merci beaucoup Camille.
09:23Et restez bien avec nous
09:24la suite des lieux de Valais-vous.
09:25C'est dans un instant 0 1 80 20 30 9 21
09:28pour réagir sur Europe 1.
09:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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