- il y a 11 mois
La porte-parole du Rassemblement national et députée du Var était l'invitée du "8h30 franceinfo", mardi 9 septembre 2025.
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00:00Bonjour Laura Lavalette. Bonjour Agathe Lambret.
00:02Quel Premier ministre trouverait grâce à vos yeux ?
00:05Où trouvez-vous vos 100 milliards d'euros d'économies affichées ?
00:08Vous allez nous expliquer, mais d'abord, François Bayrou doit remettre sa démission au Président à midi.
00:14Écoutez-le, hier à l'Assemblée, quelques instants avant sa chute.
00:19Les forces politiques qui annoncent qu'elles vont faire tomber le gouvernement,
00:23ce sont les forces politiques les plus opposées entre elles.
00:27Ce qu'elles préparent, c'est le taux UBU, le désordre,
00:32où chacun hurle dans son coin et dont rien de bon ne peut sortir.
00:38364 voix contre ont renversé les premiers ministres, les vôtres, celles du PS, celles de LFI.
00:43Vous avez eu la peau de deux premiers ministres en quelques mois.
00:46Laura Lavalette, ce matin, vous êtes fière de vous au Rassemblement National ?
00:49Non, je le déplore. J'aurais tellement aimé qu'il en soit autrement.
00:51Je voudrais tellement aimer que les premiers ministres aillent dans le sens de notre programme,
00:56qui est un programme qui est plébiscité par les Français.
00:58Je vous rappelle que Jordan Bardella est sorti très en tête des Européennes.
01:02Ma famille politique est sortie très en tête du premier tour des législatives.
01:06Nous représentons 11 millions.
01:08Vous avez raison, pas suffisamment encore, mais très en tête quand même.
01:11Et voilà, nous avons du mal à imaginer qu'on puisse faire sans les 11 millions d'électeurs que je représente.
01:17Et c'est vrai que ni Michel Barnier, ni François Bayrou,
01:20à qui pourtant nous avions laissé sa chance,
01:22on n'était pas du tout pour une censure automatique,
01:24n'est allé vers nous.
01:25Quand il propose un budget, des pistes de redressement,
01:30un plan de redressement budgétaire,
01:31qui finalement est une saignée fiscale sociale des Français,
01:35et qui ne parle pas du tout des économies sur l'immigration,
01:39ça nous paraît être très déconnecté.
01:40On va parler justement de votre budget de l'immigration dans quelques minutes,
01:43mais d'abord, est-ce que vous n'assumez pas de renouer avec une forme de dégagisme ?
01:47Vous êtes arrivé tout à l'heure en disant que vous avez fait tomber,
01:49vous à 49 ans, deux premiers ministres,
01:51pour reprendre votre expression juste avant de vous installer sur cette chaise,
01:54est-ce que ce n'est pas contradictoire avec la volonté de prendre le pouvoir,
01:58ce dégagisme ?
01:58Mais encore une fois, je le déplore,
02:00mais en fait, sous la Ve République, en principe,
02:02il y a quand même un lien entre ce que veulent les Français,
02:04et les institutions, et les gens au pouvoir.
02:06Vous savez, le général de Gaulle disait que le peuple était la cour suprême.
02:09En fait, le péché originel de la situation vraiment dans laquelle nous sommes aujourd'hui
02:13sont évidemment ces alliances, ces magouilles absolument contre nature
02:17entre le bloc central, LR, et le nouveau front populaire.
02:20Tout ça pour empêcher Jordan Bardella, finalement,
02:22et les Français d'accéder au Premier ministre qui leur convenait le mieux.
02:27Ils ont préféré s'allier.
02:28C'était l'alliance, je ne sais pas, de la carpe et du lapin,
02:30et un peu l'alliance de la honte.
02:31Il faut rappeler quand même que le bloc central s'est allié avec des gens
02:34qui pensent que le Hamas est un mouvement de résistance,
02:35ou que la Chine n'est pas une victoire.
02:37C'est vous qui avez voté comme la France Insoumise.
02:40Mais la différence, Mme Lambré, c'est qu'en fait,
02:42nous sommes une opposition à ceux qui sont en place.
02:45Donc en fait, vous ne pouvez pas dire que deux oppositions sont d'accord.
02:48Elles font simplement leur travail d'opposition.
02:49Par ailleurs, vous invoquez le peuple.
02:51Il n'y a que, dites-vous, aux Français qui s'inquiètent de l'instabilité politique.
02:55Ceux que vous essayez de séduire aussi, les retraités, les patrons.
02:58Vendredi, l'agence de notation Fitch va peut-être sanctionner la dette de la France.
03:03Vous les entendez aussi, ceux-là ?
03:04Mais vous avez raison, mais bien sûr, je les entends.
03:06Bien sûr, je les entends et je leur dis que la situation que nous vivons,
03:08elle ne sort pas de nulle part.
03:11Il n'y a pas de fatalité, en fait.
03:12Ce que nous vivons là, le chaos budgétaire, sécuritaire, migratoire que nous vivons,
03:16il est le fruit de 40 ans de politique qui ne nous convenait pas.
03:20Je n'ai pas de responsabilité.
03:21Ma famille politique n'en a pas dans le marasme dans lequel nous sommes.
03:24Nous n'avons pas été aux responsabilités.
03:26Vous n'y êtes pour rien.
03:26Évidemment, oui.
03:27Sachant que Marine Le Pen a déjà prévenu qu'elle censurerait le prochain Premier ministre,
03:31s'il ne tient pas compte, je la cite, des aspirations des Français.
03:34C'est assez vague comme expression.
03:35Vous allez censurer comme ça, à l'instablement ?
03:37Non.
03:38Encore une fois, vous savez, Marine Le Pen a écrit le 25 juillet à François Bayrou,
03:42quand on a eu des bribes de son plan de redressement budgétaire, entre guillemets,
03:45en lui disant, voilà, il y a des pistes d'économie qui manquent.
03:48On ne peut pas faire la poche des Français,
03:50alors qu'on ne fait pas d'économie structurelle, par exemple, sur l'État,
03:53sur les agences de l'État.
03:54C'est 1 200 agences qui nous coûtent 80 milliards par an.
03:56Sur notre contribution nette à l'Europe,
03:59je vous rappelle que tous les autres pays vont négocier.
04:01Dans un instant, vous allez déjà leur lavalette, mais sur le Premier ministre, d'abord.
04:05Ah, mais le Premier ministre, on est tout à fait ouverts à un Premier ministre
04:08qui irait évidemment dans notre sens.
04:09Alors, qu'à pratique un Premier ministre socialiste, par exemple,
04:12un Premier ministre de gauche, censure ou pas censure ?
04:14Censure, il n'est pas question que des gens qui font moins de 2% à la présidentielle
04:17dirigent le pays, Mme Lambret, c'est pas possible.
04:19Premier ministre macroniste, censure ou pas censure ?
04:21Encore une fois, ça dépendra de ce qu'il dit.
04:23Si vous prenez, je ne sais pas, moi, un Sébastien Lecornu,
04:25tout à fait, qui est l'un des grands favoris ce matin.
04:26Je l'ai senti dans vos yeux.
04:28Oui, mais effectivement, la question arrive.
04:29S'il arrive en disant, voilà, mettons-nous autour de la table,
04:32vous représentez 11 millions d'électeurs,
04:34quelles sont vos pistes d'économie ?
04:37À ce moment-là, on est tout à fait, vous savez, on est constructif.
04:40Et vous l'avez vu, depuis 3 ans que nous sommes élus,
04:432 ans, 2 ans que nous sommes élus,
04:44nous votons tous les textes quand ils améliorent le quotidien des Français,
04:47d'où qu'ils viennent. Donc, on ne peut pas nous taxer.
04:49Mais la personnalité de Sébastien Lecornu ?
04:50Sébastien Lecornu qui a invité à dîner Marine Le Pen, Jordan Bardella,
04:55est-ce que sa personnalité, vous le trouvez plus ouvert ?
04:58Vous trouvez que lui, il comprend les aspirations des Français ?
04:59Là, là n'est pas la question. En fait, le casting,
05:01Mme Lambret, n'a que peu d'importance.
05:03Ce qui compte, c'est ce qu'il va faire.
05:04Non, je vous assure, ce qui compte, c'est ce qu'il va faire.
05:07Effectivement, vous avez raison, un Barnier qui n'a jamais appelé Marine Le Pen
05:10et un Bayrou qui, au départ, avait dit qu'il allait être plus ouvert.
05:13On a préféré Bayrou, le départ de Bayrou.
05:16Et une Yael Bruntivet, la présidente de l'Assemblée nationale,
05:18qui ce matin se dit disponible, si ça lui est proposé,
05:21qu'en diriez-vous ?
05:22J'en dis qu'effectivement, elle essaye d'exister.
05:24Je pense que c'est pas...
05:25Voilà, c'est une présidente de l'Assemblée nationale
05:27qui n'a pas forcément défendu toujours exactement ses...
05:30Donc censure ou pas censure, Yael Bruntivet ?
05:31Ça dépend, encore une fois.
05:32Si elle arrive en disant, écoutez, voilà, je vais vous écouter,
05:34je pense qu'effectivement, il n'y a pas de tabou
05:36sur les dépenses liées à l'immigration.
05:37Il n'y a pas de tabou sur les dépenses liées
05:43pour la valette.
05:43Vous avez une bête noire, c'est le président LR des Hauts-de-France,
05:47Xavier Bertrand.
05:48Est-ce qu'il pourrait être nommé Premier ministre ?
05:49Écoutez, sa réponse, c'était sur France Info il y a quelques jours.
05:52C'est Marine Le Pen qui donne ou pas son feu vert
05:56pour être amatiant que la réponse est non.
05:58Je continuerai à combattre, et les dirigeants de LFI,
06:01et les dirigeants du RN, parce que c'est avec des résultats.
06:04Et quand les Français vont mieux que les extrêmes,
06:06vont, eux, moins bien.
06:08Il faut confirmer, comme la dernière fois,
06:10si Emmanuel Macron appelle à nouveau Marine Le Pen
06:13pour lui dire, j'ai choisi Xavier Bertrand,
06:14à nouveau Marine Le Pen lui répondra, c'est hors de question.
06:16Mais ça ne s'est pas passé comme ça.
06:17Si, ça s'est passé comme ça.
06:18Le problème, c'est que Xavier Bertrand, je veux dire,
06:21nous vomit dessus tout le temps.
06:23On n'est pas masochistes non plus.
06:24Excusez-moi de vous dire qu'on ne pense pas
06:26que ça soit un bon signal.
06:27Parce qu'encore une fois, ce n'est pas pour nous.
06:29Je veux dire, c'est pour les Français qu'on représente.
06:31On a besoin de quelqu'un qui respecte
06:33cette population française.
06:33Alors, que ça vous chagrine ou pas,
06:35il se trouve que nous sommes,
06:37que le discours, le programme du Rassemblement national
06:40séduit de plus en plus de Français,
06:43Marine Le Pen, c'est 42% au deuxième tour
06:46de l'élection présidentielle.
06:47On ne peut pas faire, je le dis à votre micro,
06:48comme si nous n'existions pas.
06:49Alors, la Vallette, il vous fait peur, Xavier Bertrand ?
06:52Ah non, il ne me fait pas peur.
06:53Il a été élu deux fois dans une région
06:55où vous avez été battue.
06:57Il prétend avoir des résultats sur le terrain,
06:58parler aux classes populaires.
07:00Vous n'avez pas envie qu'il se frotte à l'exercice du pouvoir ?
07:03Ce n'est pas une histoire de peur.
07:03La question n'est pas là, Xavier Bertrand.
07:05Encore une fois, on ne peut pas arriver à Matignon,
07:08diriger le pays et mépriser 11 millions d'électeurs.
07:11Ça n'est pas possible.
07:12Pourquoi vous réclamez une dissolution
07:14toutes affaires cessantes au Rassemblement National ?
07:16Parce que là, la situation politique,
07:20vous qui êtes une observatrice de la vie politique,
07:23Mme Lambret, vous l'avez vu,
07:23elle est complètement bloquée.
07:25À l'Assemblée, il ne se passe plus rien.
07:26Mais ça réglerait quoi ?
07:27On vote des petits textes.
07:28Je pense que le Front Républicain serait moins fort,
07:30cette fois, serait moins performant.
07:32Je pense qu'on a une capacité
07:33à avoir la majorité absolue.
07:34La dernière fois, ça n'avait vraiment pas suffi.
07:36Il était grand favori, Jordan Bardella.
07:38Et puis, il a été très loin de vos attentes.
07:40Très loin, vous avez raison.
07:41Après, il y avait quand même une progression
07:42qui était extraordinaire.
07:45Parce que 30 mois avant, nous étions 6.
07:47La fois d'avant, 88.
07:48Et là, pratiquement, 140.
07:49Vous espérez pouvoir prendre Matignon
07:50en cas de dissolution.
07:51Oui, je pense que c'est évidemment possible.
07:54Je pense qu'on travaille beaucoup.
07:56Il y avait aussi des marges de progression chez nous.
07:58On travaille dessus.
08:00Là, on est prêt.
08:01Et puis, vous savez, je prends le cas
08:02que je connais bien, Toulon.
08:03La première circonscription de Toulon,
08:05Yannick Chenvar, le seul paérenne du Var,
08:08a été élu avec un report quasi intégral
08:11des voix de l'extrême-gauche.
08:13Ils se sont vus entre les deux tours.
08:14Et pour gagner, il a eu besoin de ces voix-là.
08:16Je ne suis pas sûre que ces voix d'extrême-gauche
08:18aient été ravis de voir que M. Chenvar avait voté
08:20la confiance à Bayrou hier.
08:22Donc, je le sois.
08:23Ils veulent être cocus, encore une fois.
08:24Mais je ne suis pas sûre qu'ils soient masos aussi.
08:26Bah oui, un peu quand vous donnez un blanc-seing
08:27à quelqu'un qui, finalement, vote pour l'inverse
08:31s'appelle un peu comme ça, oui.
08:32Alors, la valette, Marine Le Pen présente sa démarche
08:34presque comme sacrificielle.
08:37Elle a dit qu'elle était prête à sacrifier
08:39tous les mandats de la Terre
08:40dans la perspective d'une dissolution.
08:42Est-ce qu'il n'y a pas un peu de tromperie
08:44sur la marchandise ?
08:45Bah non.
08:46Quand elle remet, elle dit, je...
08:48Pas du tout.
08:49Au pire, elle appelle à la dissolution
08:51alors que pour l'instant, l'état actuel des choses,
08:52elle ne pourrait pas se représenter.
08:54Ça veut bien dire, mais je comprends ça.
08:55Mais la stratégie du Rassemblement National,
08:56c'est de pouvoir être empêchée de se représenter
08:58pour pouvoir contester la décision du groupe.
09:00Non, mais pas du tout, Mme Lambret.
09:01Non, pas du tout.
09:02Vous avez un logiciel...
09:03Pourtant, ça a été rendu public
09:04par l'un de vos lieutenants dans la presse.
09:05Vous avez un logiciel qui n'a pas 40 ans de retard, peut-être.
09:08Je vous assure que non.
09:09Évidemment qu'on veut le pouvoir.
09:10Évidemment qu'on veut changer le quotidien des Français.
09:12Et Marine Le Pen, effectivement,
09:14préfère en revenir au peuple
09:16et avoir une dissolution
09:16et qu'on ait une majorité
09:17plutôt que son destin personnel.
09:19De façon totalement désintéressée
09:20et pas pour contester la décision d'inéligibilité.
09:22Non, mais je comprends que ça vous étonne
09:24parce que c'est très différent
09:25des autres familles politiques.
09:26Pour avoir le pouvoir,
09:26il faudrait qu'elle ne soit pas inéligible.
09:29On a désormais la date du procès
09:31en appel de Marine Le Pen
09:32du 13 janvier au 12 février 2026.
09:35Donc, juste avant les municipales
09:37en pleine campagne
09:38qui auront lieu, je le rappelle, en mars.
09:39Vous parliez de Toulon, vous y serez candidate.
09:41Je ne sais pas, je reviendrai vous en parler.
09:43Il y a un suspense tout à fait tolérable.
09:44Sur Toulon, fin de la parenthèse sur Toulon.
09:46Est-ce que c'est une déception
09:47ce calendrier pour vous ?
09:48Au contraire.
09:49Plus vite, Marine Le Pen peut clamer son innocence
09:51et plus vite, c'est une bonne nouvelle
09:52parce que plus vite, on aura les coups des franches
09:53pour se présenter.
09:55Vous savez, en France, on est finalement
09:56tout le temps un peu en élection.
09:58Regardez, moi, je suis élue depuis deux ans.
09:59J'ai déjà gagné deux fois en deux ans.
10:02Alors, c'est quand même assez rare.
10:03Avant, on avait des départementales,
10:04des régionales.
10:05Dans le timing, ça aurait toujours été
10:08avant une élection.
10:09La bonne nouvelle, c'est que Marine Le Pen
10:10pourra clamer plus vite son innocence
10:11et qu'on aura l'esprit libre
10:13pour préparer les présidentielles.
10:15Louis Alliot, candidat à Perpignan
10:16et en même temps prévenu
10:18dans un procès qui va durer
10:19en pleine campagne plus d'un mois.
10:21Pas évident.
10:21Écoutez, c'est aux gens de Perpignan
10:23de décider.
10:25Et je pense que Louis sera réélu
10:26brillamment au premier tour.
10:28Dans un instant, comment le Rassemblement
10:29national compte-t-il trouver
10:30100 milliards d'euros d'économies
10:32avec vous, Laure Lavelette ?
10:34Mais d'abord, il est presque 8h45
10:36et c'est l'Info en une minute
10:38avec Maureen Suignard.
10:40Il est temps de cohabiter,
10:42déclare ce matin Olivier Faure,
10:43le premier secrétaire du Parti Socialiste
10:45qui souhaite devenir Premier ministre.
10:47Déclaration au lendemain
10:48de la chute du gouvernement
10:49de François Bayrou,
10:50renversée par les députés.
10:52Emmanuel Macron promet de nommer
10:53son successeur.
10:54Dans les prochains jours,
10:55la présidente de l'Assemblée nationale,
10:57Yann Broulpivet,
10:58se dit ce matin disponible
11:00pour être Première ministre.
11:02Mais ce futur gouvernement
11:03peut-il tenir ?
11:04Alors que l'Assemblée nationale
11:05reste très divisée
11:06et alors que le mouvement
11:07Bloquantou appelle à la mobilisation demain,
11:10l'ampleur de cette mobilisation
11:12encore incertaine.
11:13Mais des perturbations du trafic aérien
11:15et ferroviaire sont à prévoir.
11:17La SNCF précise que cela concernera
11:19les trains régionaux,
11:20les RER et les Transiliens
11:22en Ile-de-France.
11:23Mieux vaut bien vérifier son congélateur.
11:25Leclerc rappelle des petits pois carottes
11:27surgelés de la marque Notre Jardin,
11:29des sachets de 1 kg
11:30qui peuvent contenir du verre et du bois.
11:32Le détail est à retrouver
11:33sur le site internet Rappel Conso.
11:36Et puis une marraine
11:36pour la 39e édition du Téléthon.
11:38Le 5 et 6 décembre prochain,
11:40ce sera la chanteuse Santa,
11:42l'interprète de Popcorn Salé.
11:44L'année dernière,
11:44le rendez-vous télévisé avait permis
11:46de récolter 97 millions d'euros
11:48pour soutenir la recherche scientifique
11:50sur les maladies rares.
11:53France Info
11:54Le 8.30 France Info
11:57Agathe Lambret
11:59Paul Larouturou
12:00Avec Laure Lavalette,
12:01députée du VAR,
12:03porte-parole du Rassemblement National,
12:05l'exécutif a les yeux rivés
12:06sur cette journée.
12:07Le mouvement Bloquons-Tout
12:08qui appelle à manifester demain.
12:10C'est demain que le ministère de l'Intérieur
12:13s'attend à des actions partout en France
12:15dans le cadre du fameux mouvement Bloquons-Tout.
12:17On va écouter ensemble
12:18Bruno Retailleau hier soir sur France 2.
12:21Et l'ultra-gauche est ultra-violente.
12:23Ces gens-là veulent souffler
12:24sur les braises de l'exaspération.
12:26Et je voudrais leur dire
12:27que nous n'avons pas peur
12:28et que nous protégerons
12:29le droit,
12:31la loi,
12:32les Françaises et les Français.
12:331 000 gendarmes
12:35et policiers mobilisés.
12:37Est-ce qu'il faut être intraitable ?
12:38Et pourquoi vous ne soutenez pas le mouvement ?
12:40Déjà,
12:41moi je suis quand même
12:41assez exaspérée
12:42d'entendre Bruno Retailleau.
12:43Il y a quand même
12:44la moitié des députés LR
12:46qui ont été élus
12:46parce qu'il y a eu
12:46des désistements de ces gens-là.
12:48Des gens qui l'appellent
12:49maintenant aujourd'hui violents.
12:51Donc en fait,
12:51c'est un peu le serpent
12:52qui se rend la queue.
12:53En rapport avec la question du 17 ans,
12:54excusez-moi.
12:54Bah si,
12:55on a l'impression
12:56qu'il y a un dispositif
12:57absolument.
12:57Encore une fois,
12:58oui,
12:58ça fait suite à ce qu'on vient de dire.
13:01Bruno Retailleau a l'air
13:01de déplorer très fort
13:03l'extrême gauche,
13:03les violences.
13:05Et avec ça,
13:05la moitié des députés LR
13:07ont été élus
13:07grâce à leur désistement.
13:09Mais là,
13:09on vous interroge
13:09sur la position
13:10du Rassemblement national.
13:11J'ai bien compris.
13:11Et je vais vous la donner.
13:12Excusez-moi d'avoir une réflexion
13:13et de vous en faire part
13:14si jamais je peux encore.
13:16Non,
13:16ce mouvement,
13:17encore une fois,
13:17j'ai envie de dire aux Français,
13:18de toute façon,
13:19c'est la meilleure arme en démocratie,
13:21c'est le bulletin de vote.
13:21Alors,
13:22je comprends l'exaspération des Français.
13:23Je la rencontre évidemment
13:24sur le terrain.
13:25Vous savez,
13:25on va rentrer...
13:26Vous comprenez cette colère,
13:26Laure Lavalette ?
13:27Parce qu'on ne vous a pas entendu
13:28soutenir ce mouvement.
13:29Vous comprenez aussi la colère,
13:31le ras-le-bol.
13:31Mais bien sûr qu'on vous plaisantez.
13:32Bien sûr qu'on la comprend.
13:33Évidemment,
13:34on va bientôt rentrer
13:35en période d'hiver.
13:36Je vous rappelle
13:36qu'aucun des gouvernements
13:37n'est allé négocier
13:38le prix de l'électricité,
13:39n'est allé demander
13:40la désindexation
13:41sur le prix du gaz.
13:42Moi,
13:42je rencontre des Varrois
13:43qui me disent
13:44« J'hésite entre dîner
13:45ou me chauffer. »
13:46Mais bien sûr qu'on l'entend.
13:47C'est la raison pour laquelle
13:48d'ailleurs,
13:48on y répond
13:48et qu'ils trouvent
13:50qu'on y répond très bien
13:51puisqu'ils nous placent
13:51systématiquement
13:52en tête des sondages.
13:54Après,
13:54je pense que la meilleure arme
13:55en démocratie,
13:56c'est le bulletin de vote
13:57plutôt que la manifestation.
13:58Sur France Info,
13:59le député RN Julien Audoul
14:00disait que c'était un mouvement,
14:02je le cite,
14:02« pourri »
14:03parce que récupéré
14:04par l'extrême gauche.
14:06C'est sûr que
14:07j'ai hâte de voir
14:08comment ça se passe.
14:09J'espère qu'il n'y aura pas
14:10de débordement.
14:11Mais c'est vrai que oui,
14:12souffle sur les...
14:13Mais non,
14:13mais je soutiens les gens
14:14qui manifestent.
14:15Après,
14:15moi,
14:15je suis députée de la Nation.
14:17Je n'ai pas...
14:17Je pense que je suis très
14:18soucieuse des institutions
14:20et de l'État de droit.
14:21Et effectivement,
14:22je ne veux pas
14:22qu'il y ait de débordement.
14:24Et encore une fois,
14:24même une manifestation,
14:26je veux dire,
14:26au lendemain de la manifestation,
14:28il n'y a rien de plus
14:28que la veille.
14:29Alors qu'après,
14:30un vote,
14:30c'est tout à fait différent.
14:31Vous appelez vos sympathisants
14:32à rester chez eux demain,
14:33en tout cas,
14:34à ne pas bloquer ?
14:35Vous savez,
14:35on n'est pas...
14:37Ils font ce qu'ils veulent,
14:38surtout,
14:38Madame Lombé.
14:39Chacun fait évidemment
14:40ce qu'il veut.
14:41Moi,
14:41je les invite surtout
14:42à porter notre famille politique
14:43encore très haut
14:44dans les urnes
14:45la prochaine fois.
14:45On va évoquer ensemble
14:46une question primordiale,
14:48le budget de la Nation.
14:50François Bayrou n'a donc
14:50pas réussi à trouver
14:51ces 44 milliards,
14:52mais vous,
14:53vous prétendez,
14:53on va réfléchir ensemble,
14:55trouver 100 milliards
14:57d'euros d'économie.
14:59Comment vous faites
15:00ça ?
15:01Il faut expliquer
15:01aux gens qui nous écoutent
15:02qu'effectivement,
15:03le budget,
15:04c'est la traduction comptable
15:05d'un programme politique.
15:07Et il ne vous a pas échappé
15:07que notre programme politique
15:09était très différent
15:10de celui des autres formations.
15:13Jean-Philippe Tanguy,
15:14qui est évidemment
15:14le spécialiste
15:15de notre budget,
15:16a présenté un contre-budget
15:18à l'Assemblée nationale
15:19déjà l'année dernière.
15:21Et en fait,
15:22ce qui nous navre,
15:23encore une fois,
15:24c'est que François Bayrou
15:25ne soit pas du tout
15:26allé piocher
15:26dans ces économies-là,
15:28alors que,
15:29j'allais dire,
15:29on lui a pratiquement
15:30servi sur un plateau.
15:31Mais encore une fois,
15:32ce n'est pas très étonnant
15:33dans la mesure
15:33où on n'a pas
15:35les mêmes objectifs
15:36pour les Français.
15:37Comment vous faites ?
15:38Parce que 100 milliards
15:38d'euros d'économie,
15:39c'est énorme déjà.
15:40C'est 100 milliards
15:40d'économie par an ?
15:42Là, c'était 100 milliards
15:42de noms.
15:43Il y en a quelques-unes
15:45qui sont sur plusieurs années.
15:47Mais il n'empêche que,
15:48très factuellement,
15:50encore une fois,
15:50je parlais,
15:52d'ailleurs,
15:52il s'est un peu
15:52entrupé les targettes,
15:53notre cher Premier ministre,
15:54mais quand on parlait
15:55de la contribution
15:56à l'Union européenne,
15:57elle va être de 31...
15:58Ce n'est pas beaucoup
15:59plus clair chez vous,
15:59Laure Lavalette.
16:01Est-ce que vous augmentez
16:02les impôts ou pas ?
16:03Parce que vous dites
16:03100 milliards d'euros,
16:04pardon,
16:04mais c'est ce qui paraît énorme.
16:06Et vous dites en même temps
16:06qu'on n'augmente pas les impôts ?
16:07Non, mais je veux dire,
16:08on a fait tomber deux fois
16:09un gouvernement
16:10parce que, justement,
16:10ils augmentaient les impôts,
16:12Madame Lambret.
16:12Donc, évidemment,
16:13il ne faut pas augmenter les impôts.
16:13Avec vous, zéro aux impôts,
16:14même sur les plus riches ?
16:15Mais non, parce qu'encore une fois,
16:17moins de riches,
16:18ça ne fait pas moins de pauvres.
16:19Alors, ça, pour le coup,
16:20c'est le logiciel de la gauche.
16:22On a besoin aussi
16:22de gens qui ont une richesse
16:24en France,
16:25qui font marcher l'économie.
16:27Enfin, je vais dire...
16:27Prenons rapidement une calculette.
16:29100 milliards,
16:29vous les trouvez ?
16:30Déjà, je vais vous dire,
16:31les 31 milliards
16:32que nous donnons à l'Union européenne,
16:33on en récupère, allez, 12.
16:35Ça pose un problème.
16:35Ça, c'est compliqué.
16:36Il faudrait sortir de l'Union européenne
16:37si vous voulez,
16:38à ce point-là, diminuer.
16:39Pas du tout.
16:40Il faut aller négocier déjà.
16:41On peut déjà négocier
16:42de moitié notre contribue.
16:44Pas d'autant ?
16:44Pas de 12 milliards ?
16:45Non, évidemment pas.
16:46Mais de moitié,
16:50parce que nous,
16:51nous sommes les bons élèves
16:52systématiquement de l'Union européenne
16:54qui, par ailleurs,
16:54nous impose des normes
16:55absolument terribles
16:56qui étouffent nos agriculteurs
16:57et nos chefs d'entreprise.
16:59Vous savez, l'Europe,
17:01souvent, je dis,
17:02entre Macron et l'Allemagne,
17:03c'est une histoire d'amour,
17:04mais il n'y en a qu'un
17:04qui sait qu'il est en couple.
17:06C'est Emmanuel Macron.
17:07On reprend l'addition.
17:07Donc, 32 milliards
17:08de l'Union européenne,
17:09imaginons.
17:09Par ailleurs, dans la Valais,
17:10si vous réduisez la contribution
17:11au budget de l'Union européenne,
17:12la France recevra moins.
17:13Et quand bien même
17:14vous y arriveriez,
17:15ça ne ferait que 2-3 milliards.
17:16Donc, on est très loin
17:17des 100 milliards.
17:18C'est faux.
17:19C'est faux.
17:19Puisqu'en fait,
17:20si on est contributeur net,
17:21ça veut dire que,
17:22de toute façon, de base,
17:23on reçoit moins
17:23que ce que l'on donne.
17:24Par contre, cette part
17:25qui est entre les deux,
17:26on peut essayer de la diminuer.
17:28Parce qu'effectivement,
17:28ça nous paraît aberrant,
17:29vu la situation des Français
17:31à l'heure actuelle,
17:31de donner encore plus
17:32à l'Union européenne.
17:33Effectivement,
17:34sur l'immigration,
17:35il y a pratiquement
17:36entre 16 et 20 milliards d'économies
17:37si nous réservions
17:38les allocations familiales
17:40aux Français
17:40ou aux familles
17:41dont un des parents
17:42est français.
17:43Vous estimez pouvoir faire
17:4318 milliards d'euros d'économies
17:45sur l'immigration ?
17:46A peu près, oui.
17:47Je vous ai dit,
17:47entre 16 et 20,
17:48je n'étais pas très loin.
17:49Facilement,
17:50dit Marine Le Pen
17:50dans sa lettre à François Bayrou,
17:52la parait de 18 milliards
17:53sur l'immigration.
17:53Il faut nous expliquer
17:54comment vous faites.
17:54Je viens de vous le dire,
17:55en réservant les allocations
17:57non-contributives,
17:58pas les allocations
17:59de solidarité,
18:01les non-contributives
18:01aux Français,
18:02mais ça paraît normal.
18:03Je vais vous dire,
18:04on est le seul pays du monde
18:05aussi généreux.
18:10Pensons que la nationalité française,
18:11être français,
18:12doit ouvrir plus de droits
18:13que quand vous n'êtes pas français.
18:15Et notamment,
18:16ces allocations.
18:16On vous entend,
18:17sauf que trouver 18 milliards
18:19facilement,
18:20uniquement sur ce levier
18:21des contributions,
18:22des aides sociales
18:22non-contributives
18:23aux étrangers,
18:24ça paraît compliqué
18:25parce que si on compte
18:27le coût de ces aides
18:28en France
18:29pour les immigrés,
18:31tous immigrés confondus,
18:33étrangers et non-étrangers,
18:34l'OCDE a calculé
18:35que c'était un peu plus
18:36de 20 milliards
18:37en 2018.
18:38Ce sont les calculs
18:39de l'OCDE,
18:40l'Organisation de coopération
18:41et de développement économique.
18:42Où sont vos chiffres à vous ?
18:43Si l'OCDE dit
18:44que ça coûte 20 milliards,
18:45comment vous faites-vous
18:46pour en récupérer 18
18:47uniquement sur les immigrés
18:48et étrangers
18:49et uniquement sur ceux
18:50qui n'auront pas
18:50cotisé pendant 5 ans ?
18:51Nous aussi,
18:52on a des experts,
18:52nous aussi,
18:53on a des gens qui chiffrent
18:54et bien sûr que ça,
18:55c'est la part que l'on peut
18:56récupérer.
18:57Donc le coût,
18:57il est bien plus important.
18:59Mais encore une fois,
19:00c'est aussi un signal
19:00qu'on envoie aux Français
19:03de dire qu'arrêtons
19:04de faire les poches des Français,
19:05de faire la poche des Français
19:06qui travaillent
19:07et faisons des économies
19:09sur ceux qui effectivement
19:10n'ont pas les mêmes droits.
19:12Sur l'AME,
19:12ça coûte à peu près
19:131,3 milliard
19:15et de nombreux médecins
19:16disent qu'il ne faut
19:16surtout pas y toucher
19:17parce que le pire,
19:18ce serait de laisser
19:18les maladies
19:19et les épidémies
19:20prospérer
19:20et ça coûterait cher aussi
19:22et ça engorgerait
19:23des urgences.
19:23L'aide médicale d'État.
19:25Nous, nous voulons
19:25une aide médicale d'urgence,
19:26voyez-vous,
19:27parce que la palette de soins
19:28ouverte par l'AME
19:29est absolument colossale.
19:31Alors, il y avait
19:31une petite piste d'économie
19:32avec François Bayrou
19:33qui voulait sortir
19:33la balnéothérapie.
19:34Il disait que le décret
19:35était prêt,
19:35c'est ce qu'il a mis
19:36le chien de ce midi,
19:36donc ça va être compliqué.
19:37C'est avec ce décret-là
19:38que les Français ont su
19:38que les gens qui sont irréguliers
19:40sur notre sol
19:40avaient droit à la balnéothérapie.
19:42Je pense que ça fera plaisir
19:43aux gens qui ont du mal
19:44à partir en vacances.
19:45C'est anecdotique,
19:45votre balnéothérapie.
19:45Non, ça n'est pas anecdotique
19:46parce qu'en fait,
19:47la palette de soins
19:47offerte par l'AME,
19:49vous avez la procréation
19:51médicalement assistée,
19:53ça pose quand même
19:53une vraie question,
20:02aide médicale d'urgence
20:03est importante
20:03et qu'on va laisser
20:04personne mourir
20:05sur le trottoir.
20:06Mais ça ne peut pas
20:07être aux Français
20:08de payer les soins médicaux
20:10de gens qui rentrent
20:11illégalement sur notre sol.
20:13Mais alors la palette,
20:13c'est 1,3 milliard par an.
20:15D'accord,
20:16mais excusez-moi de vous dire
20:16que les économies
20:18en cherchent sur vos 100 milliards.
20:20Et surtout,
20:20ça fait gagner aussi de l'argent
20:21parce que laisser les épidémies
20:22prospérer
20:23et laisser les gens
20:24tomber malades,
20:25ça coûtera aussi mal.
20:25Déjà, la meilleure façon
20:26que ça ne prospère pas,
20:27c'est que ces gens-là
20:28ne rentrent pas sur notre sol
20:29Agathe Lambré.
20:29Et là, je vous assure
20:30qu'on va faire
20:30beaucoup d'économies.
20:31Mais vous ne pouvez pas dire
20:32que c'est qu'un milliard et demi
20:33et ce n'est pas beaucoup.
20:34Mais c'est pas un milliard et demi
20:35de baldéothérapie qui plus est.
20:36D'accord, d'accord.
20:37C'est fou que ça soit quand même
20:38dans la palette de soins.
20:40Enfin, moi,
20:40les Français sur le terrain,
20:41ils sont complètement...
20:42Ils hallucinent,
20:43ils hallucinent complètement.
20:44Mais c'est aussi un signal
20:45qui est envoyé,
20:46si vous voulez,
20:46aux Français.
20:47On ne peut pas...
20:48On a bien compris
20:48que les étrangers
20:49sont le bouc émissaire
20:50de votre programme.
20:51C'est tellement caricatural.
20:53Je vous ai connu meilleur quand même.
20:55Non, mais c'est une question
20:55parce que vous dites
20:56que c'est un signal.
20:57Non, mais pas du tout.
20:58Enfin, je veux dire,
20:58l'immigration n'est pas
20:59l'alpha et l'oméga
21:00de nos mots dans le pays.
21:02Bien sûr que non.
21:03Dans vos mots,
21:03il y a aussi la suppression.
21:03Mais personne ne peut imaginer
21:04que nous pensions ça.
21:05Sauf que c'est aussi
21:06une marge de progression.
21:07On ne peut pas accueillir en France
21:09500 000 immigrés légaux par an
21:10sans que ça ne coûte rien.
21:12Ça n'est pas vrai.
21:12C'est aussi des gens
21:13qu'il faut soigner,
21:14qu'il faut mettre à l'école.
21:15Quand on voit la situation
21:16budgétaire chaotique
21:17dans laquelle on est.
21:18Je vous rappelle,
21:19il y a encore 2700 classes
21:21qui n'ont pas de professeurs.
21:21Dernière question
21:22sur vos 100 milliards d'économies.
21:23Vous communiquez énormément
21:24sur la suppression
21:25des agences d'État.
21:26Vous vous assurez
21:26que c'est énormément
21:27d'argent à récupérer.
21:28On a regardé avec Agathe
21:29un récent rapport du Sénat.
21:31540 millions d'économies.
21:32C'est à peine un demi-milliard.
21:33Ça dépend ce qu'on en fait
21:34comme économie.
21:35Mais ces 1200 agences
21:37de l'État,
21:38elles représentent 80 milliards par an.
21:39Moi, je pense qu'il y a des agences
21:4080 milliards ?
21:41Oui.
21:45Je pense qu'effectivement,
21:46il y a des agences
21:47qui ne servent à rien.
21:47Voyez-vous, je suis tombée
21:49il n'y a pas très longtemps
21:49sur le projet
21:51d'une des agences écolo-dingo
21:53qui était « Plante ton slip ».
21:55Donc, il fallait prendre
21:55une culotte blanche
21:56avec un élastique
21:57et qu'il fallait creuser
21:59un peu la terre,
21:59la mettre dedans
22:00et deux mois après
22:01aller voir
22:02si le sol était fertile ou pas.
22:04Vous parlez de l'ADEME,
22:06l'agence de la transition écologique.
22:07Vous prétendez
22:08que son fonctionnement
22:09coûte très cher
22:10alors qu'en fait,
22:11son budget,
22:12déjà,
22:12il n'est pas si élevé.
22:13Les crédits qu'elle a,
22:15c'est environ 3 milliards d'euros,
22:163,4 milliards.
22:17Et surtout,
22:17c'est de l'argent
22:18que l'ADEME utilise
22:19pour des projets,
22:20pour des politiques publiques.
22:22Mais ces frais de fonctionnement,
22:23ils sont seulement
22:24de quelques millions d'euros.
22:25En fait,
22:25il y a une déconnexion
22:27entre ce que vivent les Français,
22:28Madame Lambret,
22:28et ce que l'on pense à Paris.
22:29Oui, à Paris,
22:31peut-être que vous trouvez ça très bien,
22:33mais je peux vous assurer
22:34que le pays est en souffrance.
22:35En fait,
22:35il y a une grande précarité.
22:36On ne peut pas se permettre.
22:37Alors, peut-être que
22:38quand le pays va bien,
22:39on peut avoir des agences
22:40qui sortent des projets superflus
22:42comme Plantonslip.
22:43Là, la question,
22:44c'est que ça n'est simplement
22:44plus possible.
22:45Il ne faut pas...
22:46On vous entend,
22:46mais c'est le moment de la question
22:47qui, comme tous les jours,
22:49une question à retrouver
22:50sur les réseaux sociaux
22:52de France Info.
22:53Aujourd'hui,
22:54la question qui fait tâche,
22:56Laure Lavalette,
22:57le site Les Jours,
22:58a révélé que des candidats
22:59RN aux dernières législatives
23:00ont explosé le compteur
23:01des frais kilométriques
23:03remboursables.
23:03Ils réclament des frais
23:04exorbitants.
23:06Je vous donne un exemple
23:07parmi d'autres.
23:08Une candidate a réclamé
23:09un remboursement
23:10pour des déplacements
23:10le même jour
23:11dans deux circonscriptions
23:13différentes.
23:14Vous avez le don
23:15d'ubiquité
23:16ou un problème
23:17avec l'argent public
23:18au RN ?
23:19Non, je pense que
23:20les comptes de campagne,
23:21ce n'est pas facile.
23:22Peut-être qu'effectivement,
23:22il y a eu une faute
23:24sur sa rien
23:24dans la façon dont on s'est fait.
23:26C'est pas si simple en vrai.
23:27Non, non, c'est pas si simple
23:28de le...
23:28Mais effectivement,
23:29si ce que vous dites est vrai,
23:30cette personne sera sanctionnée,
23:32ses comptes de campagne
23:33seront rejetés.
23:34Vous savez qu'on est
23:34ultra, ultra scrutés.
23:36Et ce qui est évidemment normal
23:37puisque c'est de l'argent public.
23:39Donc voilà, encore une fois,
23:40dont acte,
23:40s'il y a une faute,
23:41cette personne-là
23:42verra son compte de campagne
23:43rejeté.
23:45Mais ce qui est normal,
23:45il y a la Commission nationale
23:46des comptes de campagne
23:47qui est là pour le faire.
23:49Est-ce qu'en cas de dissolution,
23:50cette fois-ci,
23:50vous aurez moins de brebis galeuses
23:52que la dernière fois
23:53parce que c'était un vrai festival
23:54de complotistes
23:55et de racistes
23:55et d'homophobes
23:56la dernière fois ?
23:57Non, festival,
23:57vous exagérez un peu.
23:58Je pense qu'il y avait
23:59deux, trois personnes
24:00effectivement
24:00qu'on n'aurait jamais dû investir.
24:0120 ou 30.
24:02Non, non, non,
24:03ce n'était pas du tout
24:0320 ou 30.
24:04Mais effectivement,
24:05on a fait des marges de progression.
24:06Vous savez,
24:06on a un outil maintenant
24:07qui passe au crible
24:08tous les réseaux sociaux
24:09de nos potentiels candidats.
24:13C'était une marge de progression.
24:14Le regret que j'ai, moi,
24:15c'est que les autres partis politiques
24:17ne soient pas soumis
24:17à la même moulinette que nous
24:18où nous sommes scrutés
24:20de façon absolument terrible.
24:21Allez voir, je pense,
24:22de l'autre côté.
24:22S'il n'y a pas des admirateurs
24:23du Hamas,
24:23je pense que vous en trouverez.
24:25Merci beaucoup,
24:25Laure Lavalette,
24:26d'avoir répondu
24:27aux questions de France Info.
24:28Merci.
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