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  • il y a 1 an
La ministre chargée des Comptes publics était interrogée par Olivier Bost (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat), Pauline Buisson (M6) et Carl Meeus (Le Figaro).

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL, nous sommes aussi en direct sur Public Sénat.
00:20C'est sur le canal 8 de la TNT. Bonjour Amélie de Montchalin.
00:24Bonjour. Vous êtes la ministre en charge des comptes publics, autrement dit dans la période, plutôt la ministre de la dette et du budget impossible.
00:33Vous cherchez 40 milliards d'euros de coupe pour le budget de l'année prochaine.
00:38Tous les Français feront un effort, a dit François Bayrou, mais nous peinons avoir ou retraite, sécurité sociale, allocation, écologie.
00:48Où allez-vous réduire, qu'allez-vous réduire ou supprimer ?
00:51Et puis, vous avez reçu tous les ministres pour leurs feuilles de route, notamment cette semaine.
00:56Joue-t-il le jeu ? Qu'allez-vous concéder également aux oppositions la menace d'une censure, d'un renversement du gouvernement refait surface ?
01:06Bienvenue dans ce Grand Jury, Amélie de Montchalin.
01:09À mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Périne Tarnot de Public Sénat, Carl Meus du Figaro,
01:15et nous serons rejoints en seconde partie par Pauline Buisson de M6.
01:18Dans ce Grand Jury, Amélie de Montchalin, nous aurons une séquence dédiée au Parlement, bien sûr.
01:23Le budget que vous préparez est quasiment le dernier avant l'élection présidentielle.
01:28Nous parlerons donc de 2027.
01:30Et puis, vous répondrez à nos questions express.
01:32Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:35Et l'actualité d'abord de ces dernières heures, ce sont les États-Unis qui frappent l'Iran depuis cette nuit,
01:42qui frappent les installations nucléaires.
01:44Redoutez-vous, Amélie de Montchalin, une escalade ?
01:48Oui, je crois que tout le monde redoute une escalade.
01:50Et d'ailleurs, la France aura comme toujours une position qui sera celle de chercher la désescalade,
01:56parce qu'il est très préoccupant de voir un pays aussi dangereux que l'Iran.
02:00Aujourd'hui, vous savez, ils cherchent à avoir une bombe nucléaire,
02:04ce que la France ne souhaite pas.
02:05Et depuis des années, a combattu par tous les moyens diplomatiques.
02:09Donc, c'est une situation qui, évidemment, est préoccupante.
02:12Mais le fait que les États-Unis frappent l'Iran,
02:15est-ce que ça peut faciliter une entrée de négociation, une fin du conflit ?
02:20Encore hier, le président de la République appelait à la négociation.
02:24Nous avons deux choses, je pense, à dire aux Français.
02:26Nous ne voulons pas que l'Iran ait la bombe nucléaire.
02:29La deuxième chose que nous voulons aussi dire aux Français,
02:31c'est que nous avons deux compatriotes en Iran,
02:33Cécile Collère et Jacques Paris,
02:36qui, depuis trois ans, sont dans les prisons iraniennes, sont torturées.
02:40Et c'est aussi une priorité pour nous
02:41que de constater la violence de ce régime
02:45et donc de faire revenir nos compatriotes.
02:47Mais ce que je veux vous dire, c'est que ça dit aussi quelque chose
02:50de cette époque que nous vivons.
02:52Vous savez, moi, je suis arrivée dans ce gouvernement le 23 décembre.
02:56Nous avons eu d'abord quelques semaines pour retrouver un budget.
03:00Il a été promulgué le 15 février.
03:01Le 1er mars, Zelensky était à la Maison-Blanche
03:05et nous nous souvenons tous de ces images
03:07où, au fond, notre allié laissait planer le doute
03:11sur son implication pour protéger l'Ukraine.
03:13Donald Trump vis-à-vis de Zelensky.
03:15Le 2 avril, un mois après,
03:18c'était la fameuse journée du Liberation Day
03:20où Donald Trump nous annonçait les droits de douane
03:23sur la planète entière.
03:25Et puis, quelques semaines ensuite,
03:27c'était Israël qui frappait l'Iran.
03:28Ce que ça nous dit, c'est quoi ?
03:30C'est que le monde est instable
03:31et que nous, France, depuis le général de Gaulle,
03:33nous avons une voie singulière.
03:35Nous sommes le seul pays de l'Union Européenne
03:36qui a la dissuasion nucléaire
03:37et nous avons toujours eu une ligne de souveraineté.
03:40Pourquoi je vous dis ça en tant que ministre chargé des comptes publics ?
03:43Parce que notre souveraineté, elle est double.
03:45Elle est à la fois stratégique, géopolitique,
03:47et c'est ce qui fait notre force,
03:49mais cette souveraineté géostratégique et géopolitique,
03:52elle n'a pas de sens
03:53si notre souveraineté financière n'est pas à la hauteur.
03:56Et donc, moi, mon rôle dans cette période,
03:59c'est de faire tout ce que nous pouvons
04:01pour conserver nos marges de manœuvre,
04:04que nous n'ayons pas, comme parfois on le voit à la une des journaux,
04:06à choisir entre la défense ou la santé des Français.
04:09Nous devons et assurer, évidemment, notre rang,
04:11notre place, protéger les Français,
04:14nous réarmer dans un monde dangereux,
04:15et le faire en protégeant aussi les Français
04:17dans leur vie quotidienne.
04:19Et on dit parfois, vous savez,
04:20c'est une lapalissade,
04:21gouverner, c'est prévoir.
04:23Moi, je trouve que gouverner actuellement,
04:24c'est pouvoir garantir aux Français
04:26que quel que soit le monde qui nous entoure,
04:29nous pourrons faire face,
04:31nous pourrons choisir en tant que nation,
04:33et nous pourrons choisir notre destin.
04:35Le général de Gaulle a créé
04:36une place de la France très particulière,
04:39et je souhaite,
04:40et c'est mon engagement, évidemment,
04:42sous l'autorité du président et du Premier ministre,
04:44que cela puisse continuer.
04:45Périne Tardeau.
04:46Dans le tableau international que vous venez de brosser,
04:49et notamment dans le conflit israélo-iranien,
04:53l'une des conséquences immédiates,
04:54c'est la hausse du pétrole.
04:55Est-ce que vous anticipez déjà des répercussions
04:58sur notre économie ?
04:59Est-ce qu'il faut, par exemple,
05:00revoir la croissance à la baisse ?
05:02Alors, vous savez, on a revu déjà,
05:04par deux fois, la croissance à la baisse.
05:06On l'a revu quand on est arrivé.
05:07La situation a encore évolué.
05:08Et on l'a revu le 15 avril dernier,
05:10parce que nous voulons,
05:11un, la transparence totale avec les Français,
05:13nous avons changé de méthode, d'ailleurs,
05:14sur la manière de réagir à ce monde extérieur.
05:17J'appelle ça le quoi qu'il arrive.
05:19Vous savez, on a choisi,
05:20dès le 15 avril, c'est totalement inédit,
05:21pour la première fois,
05:23de présenter en totale transparence
05:25avec les parlementaires
05:26qui ont trouvé ce compromis sur le budget,
05:28avec les Français,
05:29là où nous en sommes sur la croissance,
05:30là où nous en sommes sur nos dépenses,
05:32là où nous en sommes sur nos recettes,
05:33y compris la TVA et autres,
05:35et on le refera cette semaine.
05:36La question, c'est est-ce que l'Iran
05:37change cette donne ou pas ?
05:39Alors, vous savez,
05:40il y a déjà eu pas mal de choses
05:41qui ont changé au cours des derniers mois,
05:42c'est que le prix du pétrole,
05:43il a beaucoup baissé.
05:44Beaucoup plus que ce que nous anticipions.
05:46Et d'ailleurs, l'inflation,
05:48vous savez, il y a encore 18 mois,
05:50on parlait d'une inflation à 5 ou 6 %,
05:52elle est aujourd'hui à 0,6, 0,7 %.
05:54Donc, il n'y a plus d'inflation
05:55et il y en a beaucoup moins même
05:57que ce que nous anticipions.
05:59Donc, jeudi,
06:00je vous l'annonce,
06:01vous le savez,
06:01nous réunirons à nouveau,
06:02comme on l'a fait le 15 avril,
06:04comme nous nous étions engagés,
06:05tous les parlementaires,
06:06les partenaires sociaux,
06:08tous les acteurs de la dépense publique,
06:09qu'ils soient l'État,
06:10les collectivités,
06:11la sécurité sociale,
06:12et nous ferons le point précisément
06:14sur quels sont les nouveaux risques,
06:16les nouveaux aléas,
06:17quels sont les risques liés à l'inflation,
06:18quels sont les risques liés au prix du pétrole,
06:20quelles sont les dépenses que nous faisons.
06:22Est-ce que dans cet état des lieux,
06:23vous allez annoncer un nouveau tour de vie ?
06:25Est-ce qu'il faut de nouveau
06:26faire des économies en cours d'année ?
06:27Ce qui est certain,
06:28c'est que oui,
06:29si au vu de la situation,
06:31nous devons nous ajuster,
06:32nous le ferons.
06:34Nous le ferons
06:34parce qu'on a pris un engagement
06:36vis-à-vis des Français,
06:37pas juste moi,
06:39le Premier ministre,
06:39mais surtout les parlementaires.
06:41Par cette commission mixte paritaire
06:42conclusive du mois de février,
06:45ils ont posé un engagement.
06:46Donc le budget 2025
06:47va être revu à la baisse
06:49avec des économies,
06:50c'est ce que vous êtes en train de nous dire.
06:51Non, ce n'est pas le budget
06:52qui est revu à la baisse.
06:52En tout cas,
06:53les dépenses de l'État.
06:53C'est que nous voulons tenir nos cibles.
06:55Nous le faisons depuis le début de l'année.
06:56Pourquoi ?
06:57Parce que si nous ne sommes pas garants
06:59de cet accord du début de l'année 2025,
07:00L'an dernier,
07:01il n'y aura pas de nouveaux compromis
07:04en 2026.
07:05Et moi, mon but, c'est quoi ?
07:07C'est que nous puissions assurer
07:08aux Français de la stabilité
07:09et de l'ordre.
07:09L'ordre dans les comptes,
07:11l'ordre dans la rue.
07:12L'année dernière,
07:13lors du budget 2024,
07:17il y avait un certain nombre
07:18de budgets qui avaient été annulés,
07:20qui avaient été gelés.
07:22Est-ce que jeudi prochain,
07:23vous allez annoncer le gel
07:24d'un certain nombre de budgets ?
07:26Nous ferons comme on l'a fait
07:27au mois d'avril,
07:29transparents sur la situation,
07:30transparence sur les risques,
07:31transparence sur les décisions.
07:33Et oui,
07:33je peux vous annoncer
07:34que nous sommes responsables,
07:37engagés,
07:38et engagés,
07:38non pas à faire des tours de vis,
07:40vous savez,
07:41sans en présenter le détail.
07:42Ce n'est pas ça,
07:43mon optique.
07:44Ce n'est pas ça,
07:44notre engagement.
07:45Notre engagement
07:45est un engagement
07:46de méthode et de transparence
07:47pour que nous retrouvions
07:48de la confiance,
07:49la confiance avec les parlementaires,
07:50la confiance avec les Français.
07:51Ça se comptera en milliards
07:52jeudi prochain ?
07:52Et donc jeudi,
07:53vous verrez,
07:54si on fait les choses avec méthode,
07:55on le fait avec méthode.
07:56On ne fait pas des annonces
07:56avant les annonces,
07:57on ne fait pas des annonces
07:58avant le diagnostic.
07:59Et donc vous verrez,
08:00on a cette semaine...
08:01Ça veut dire que vous maintenez le déficit
08:02à 5,4 pour la fin de l'année ?
08:03C'est que nous tenions le budget
08:05sur son volet des dépenses.
08:07Les parlementaires nous ont donné
08:09des objectifs
08:09et nous devons les tenir.
08:11C'est du bon sens.
08:13Les Français payent des impôts.
08:15Ce sont des contribuables
08:16qui sont,
08:16on le sait,
08:17en France,
08:17largement mis à contribution.
08:19Moi, ministre,
08:20nous, membres du gouvernement,
08:21on leur doit une chose.
08:23Tenir nos engagements,
08:24tenir les comptes,
08:25ne pas dépenser plus
08:26que ce qui est prévu,
08:27et s'il y a des dépenses
08:29qui sont au-delà
08:30de ce qui est prévu,
08:31nous ajuster.
08:32Là aussi,
08:32je pense que c'est comme ça
08:33qu'on recrée la confiance.
08:34Est-ce que ça doit passer
08:35par un projet de loi de finances
08:36rectificatif ?
08:37Alors,
08:38les parlementaires,
08:39évidemment,
08:39sont dans leur rôle,
08:40ils nous surveillent.
08:41Nous avons,
08:42et c'est normal,
08:42comme dans tout pays,
08:44des marges de manœuvre
08:44dans l'année.
08:46Si nous voulons aller plus loin
08:47et si les choses s'imposent,
08:49c'est l'outil
08:49qui est à notre disposition.
08:50Aujourd'hui,
08:50je peux aussi vous le dire,
08:51nous n'en avons pas besoin.
08:52Aujourd'hui,
08:53nous sommes dans le cadre
08:54du budget,
08:55de la loi de finances.
08:57Mais pourquoi je vous parle de ça ?
08:59Parce que ce budget,
09:00il est unique.
09:02C'est la première fois
09:03de la Ve République
09:03que nous l'avons construit
09:04par compromis parlementaire.
09:06Et mon objectif,
09:07c'est quoi ?
09:08C'est qu'on puisse
09:08à nouveau trouver un compromis.
09:10Et si on veut à nouveau
09:11trouver un compromis,
09:12la première chose à faire,
09:13c'est déjà de respecter
09:13celui qui a été trouvé.
09:14Et pourquoi on veut un compromis ?
09:16Parce que les Français,
09:17moi je suis très frappée
09:19d'une chose,
09:20vous voyez,
09:20dans tous les échanges
09:20que j'ai avec les chefs d'entreprise,
09:22avec les Français
09:22partout dans le pays,
09:24c'est que quand on est arrivé
09:26au mois de décembre,
09:27dans ce moment,
09:28il n'y avait plus de budget,
09:29c'était la censure,
09:30les Français étaient inquiets,
09:32ils n'investissaient plus,
09:33ils épargnaient beaucoup
09:34et ils attendaient.
09:35Ce qui est toujours le cas aujourd'hui.
09:36Aujourd'hui,
09:36c'est toujours le cas.
09:37Pourquoi ?
09:37Parce que là où les Français
09:39nous disent,
09:40ne recommencez pas,
09:42assurez quand même l'essentiel,
09:43mettez-vous d'accord
09:44pour nous, Français,
09:45pour nous, chefs d'entreprise,
09:47pour nous,
09:48pères et mères de famille
09:49qui avons des projets
09:50pour nos enfants,
09:51pour nous, Français
09:52qui avons des ambitions
09:54pour l'avenir,
09:55mettez-vous d'accord.
09:55Et qu'est-ce qu'on entend
09:56depuis, en fait ?
09:58C'est que,
09:58alors que nous sommes d'accord,
09:59alors que nous avons trouvé
10:00ce compromis,
10:01nous avons tous les jours,
10:02tous les jours,
10:04des hommes et des femmes politiques
10:05qui brandissent
10:05la menace de la censure.
10:07Et moi,
10:07je vais vous dire une chose
10:08très simplement.
10:09Je pense que notre pays
10:10peut très bien vivre
10:10sans majorité absolue,
10:12mais je pense que notre pays
10:13ne peut pas vivre
10:13avec la censure permanente
10:16que je qualifierais,
10:17même trivialement avec vous,
10:18de bordel permanent.
10:19Ce qui inquiète aussi.
10:19Nous ne pouvons pas vivre
10:20avec cette fatalité du chaos.
10:22Nous ne pouvons pas vivre,
10:23et d'ailleurs,
10:23les Français ne vivent pas.
10:24Les entreprises attendent.
10:26Les ménages épargnent.
10:27Nous avons le plus haut
10:28taux d'épargne
10:29depuis 45 ans.
10:30Pourquoi ?
10:30Parce que Jean-Luc Mélenchon,
10:31Marie-Litton Zelier,
10:32encore hier...
10:33Amélie de Montchalin,
10:34ce qui inquiète
10:34les chefs d'entreprise,
10:35les Français,
10:36c'est aussi l'instabilité politique.
10:39C'est un vrai facteur de risque
10:40aussi en France.
10:42Est-ce qu'au regard
10:42de toute cette conjoncture,
10:44vous maintenez votre objectif
10:45de faire 40 milliards d'économies
10:48dans le prochain budget ?
10:49Est-ce que cet objectif
10:50reste tenable
10:52ou est-ce qu'il faudra
10:52faire plus ?
10:53Et on reviendra
10:54sur les risques de France.
10:54La première chose,
10:55vous dites,
10:55l'instabilité politique
10:56est un risque.
10:57Mais elle est un risque
10:58si les hommes et les femmes
11:00politiques responsables,
11:01raisonnables de ce pays
11:02n'arrivent pas à faire
11:04ce pourquoi je pense
11:04que nous devons nous mobiliser,
11:06c'est nous mettre d'accord.
11:08Moi, je ne sais pas
11:09si on appelle ça un pacte,
11:10un accord, une coalition.
11:12Mais vous savez
11:12qu'en année,
11:13il va y avoir des municipales
11:15qui a pris une présidentielle.
11:16Mais je souhaite ardemment
11:17que nous travaillons
11:18pour les Français
11:19d'ici à 2027.
11:20Il y aura un grand moment
11:21politique,
11:22un grand moment
11:22qui doit être un moment
11:23protégé,
11:24qui est le moment de 2027.
11:25D'ici là,
11:26qu'est-ce qu'on ferait ?
11:27Pour comprendre votre objectif
11:28et l'accord que vous cherchez
11:31auprès de toutes les forces
11:32politiques,
11:33il porte bien sur 40 milliards
11:35d'euros d'économie
11:35l'année prochaine.
11:37Il porte sur...
11:38Commençons par parler du budget
11:39et après on reviendra
11:40sur la censure.
11:41Pourquoi on cherche un accord ?
11:42Je l'ai dit il y a 15 jours.
11:43Parce que c'est le dernier moment
11:45pour que nous...
11:46Je vais répondre.
11:47Pour que nous ayons du courage
11:48face à une situation budgétaire
11:49que si nous ne réglons pas,
11:51nous mettrons en danger
11:52le débat démocratique de 2027.
11:54Mais ce courage budgétaire,
11:55il est à combien ?
11:57Il est de,
11:58effectivement,
11:59un,
11:59visé en 2029,
12:00qui est quand même
12:01dans très longtemps,
12:02mais c'est le moment
12:03le plus loin atteint
12:03que nous arrêtions
12:05d'augmenter la dette.
12:06Parce que je vais vous parler
12:06de 40 milliards
12:07dont on ne parle jamais.
12:0840 milliards qui sont certains.
12:10C'est la hausse
12:11qui va se passer
12:12entre maintenant et 2029
12:13de notre charge d'intérêt.
12:14Ça veut dire que
12:15entre maintenant et 2029,
12:17nous allons gaspiller,
12:20gâcher,
12:21dilapider.
12:2240 milliards d'euros
12:23pour payer nos créanciers.
12:25Et moi,
12:26ministre des Comptes publics,
12:27ça ne me satisfait pas.
12:28C'est dangereux
12:29pour notre souveraineté.
12:30Et ça veut dire
12:31qu'en 2029,
12:32tel que c'est parti,
12:34nous aurons
12:34100 milliards
12:35de charge d'intérêt.
12:36Donc l'année prochaine,
12:36on fait quoi ?
12:37On vise un déficit
12:38réduit
12:39à 4,6%.
12:41D'accord.
12:42Parce que 4,6%,
12:43ensuite on pourra faire 4%,
12:44ensuite on pourra baisser
12:45et on pourra enfin arriver
12:47au moment où on arrête
12:47d'augmenter la dette.
12:492029,
12:49un déficit.
12:504,6%.
12:51C'est notre objectif.
12:52Ça, d'accord,
12:52il est réaffirmé.
12:53Et ce qui veut dire donc
12:5440 milliards d'euros d'économie.
12:55Ce qui veut dire
12:56qu'entre la dépense qui...
12:57Bon, il faudra plus
12:58avec la conjoncture
12:59qu'on connaît.
13:00Le but,
13:01c'est les milliards
13:01dont on parle.
13:02Les Français,
13:02ils ne voient pas très bien
13:03ce que ça représente.
13:04C'est tout ce qui nous intéresse.
13:05Ce que je vais vous dire,
13:06c'est effectivement,
13:07pour avoir 4,6% de déficit,
13:10il faut que nous ayons du courage.
13:12Il faut que nous ayons,
13:13au fond,
13:13avec les Français
13:14et avec les forces politiques
13:15et avec nous tous,
13:17un échange,
13:18au fond,
13:19de se dire
13:19qu'est-ce que nous voulons faire
13:21avec ces ressources
13:22les plus élevées du monde.
13:2457% de dépenses publiques
13:26dans notre PIB.
13:27Donc, nous ne manquons pas d'argent,
13:28mais les Français voient
13:28que ça ne marche pas.
13:30Ils voient que dans les hôpitaux,
13:31ça ne marche pas comme ça devrait.
13:32Ils voient que dans l'éducation,
13:33ça ne marche pas comme ça devrait.
13:34Ils voient que sur l'écologie,
13:35ça ne marche pas comme ils le souhaiteraient.
13:37Et donc,
13:37quel est l'échange
13:38que j'ai eu
13:38avec mes collègues ministres,
13:39comme je vous l'ai dit
13:40et comme je l'ai dit
13:41il y a 15 jours ?
13:42C'est un échange
13:43pour que nous ayons
13:43courage et crédibilité
13:45que nous répondions
13:47à ce que les Français
13:47attendent de nous.
13:48En avril,
13:49François Bayrou,
13:50le Premier ministre
13:50a fait une circulaire
13:51en demandant aux ministres
13:52de faire des économies
13:53dans ce cadre-là,
13:5440 milliards.
13:55D'après ce qu'on a compris,
13:57les ministres
13:57que vous avez commencé
13:59à recevoir,
14:00quand on additionne
14:00ce qu'ils ont voulu économiser,
14:03en réalité,
14:03ça vous fait augmenter
14:04de 12 milliards
14:05les dépenses nouvelles.
14:07Vous dites,
14:07il faut que tout le monde
14:08joue le jeu,
14:09je cherche un accord
14:09avec les forces politiques,
14:11donc celles d'opposition aussi,
14:12mais si vos propres
14:13ministres ne jouent pas
14:14le jeu sur les économies,
14:15comment vous allez arriver ?
14:16Ce sont mes propres collègues,
14:17parce que nous sommes
14:18une équipe.
14:19Mais ils ne jouent pas le jeu,
14:20alors comment vous pouvez dire
14:22qu'un, aux Français
14:23qu'il va falloir faire des efforts
14:24alors qu'eux n'en font pas,
14:25et deux,
14:26que vous allez arriver
14:26à un consensus ?
14:27Il y a eu deux moments.
14:29Il y a eu un moment
14:29où effectivement,
14:31ce qui était le projet
14:32des uns et des autres,
14:34quand on en faisait la somme,
14:35nous aurait mis
14:35dans une très grave difficulté.
14:37C'est bien plus 12 milliards,
14:38c'est ça ?
14:38C'était même plus 38 milliards.
14:39Ah, plus 38 milliards.
14:41Donc si jamais...
14:42Donc ils se sont moqués de...
14:43Nous avions pris cette copie
14:44et nous l'avions déposée au budget.
14:46Nous aurions eu
14:47quelque chose de très grave,
14:48c'est que nous aurions perdu
14:49notre souveraineté.
14:50Non mais,
14:50attendez,
14:51là on parle de ministres du gouvernement
14:52à qui vous aviez demandé
14:53quelque chose de précis.
14:54Donc il y a 15 jours,
14:56ils n'ont pas joué le jeu.
14:56Vous avez remarqué
14:57que nous avons dit très clairement
14:58que cette copie
15:00n'était pas acceptable,
15:01qu'elle nous mettrait
15:01en très grave danger,
15:03que les institutions internationales
15:04et les créanciers
15:05ne nous feraient plus confiance
15:06sur cette base
15:07et qu'ils donc,
15:08au fond,
15:08que le compte n'y était pas.
15:09Donc vous les avez revus depuis ?
15:10Depuis,
15:10nous nous sommes tous rencontrés
15:12et nous avons,
15:13et je peux vous garantir,
15:15des ministres autour de la table
15:16qui sont des hommes et des femmes
15:17d'abord responsables,
15:18des personnalités de premier plan,
15:1938 milliards,
15:20qui sont venus avec des choses
15:21très différentes
15:22et qui,
15:23on a eu des discussions
15:24évidemment difficiles
15:26parce que ça va nous demander
15:26des changements
15:27et ça va nous demander,
15:29au fond,
15:30la discussion la plus difficile,
15:31elle n'est pas entre nous
15:31qui savons que nous avons
15:33ce rendez-vous de courage
15:34et de responsabilité
15:35et de crédibilité
15:35avec les Français,
15:36qui savons que c'est
15:37le dernier moment avant 2027
15:38pour mettre la maison en ordre,
15:39qui savons que si nous
15:40ne le faisons pas,
15:42ceux et celles,
15:42dans notre équipe gouvernementale,
15:44mes collègues,
15:44qui ont des ambitions
15:45pour 2027,
15:46mais ne pourront pas
15:47faire campagne
15:48dans cette condition
15:49et par ailleurs,
15:50nous savons que les Français
15:50se souviendront
15:51de ce moment
15:52où nous avions le choix,
15:54nous avions la possibilité
15:55de choisir pour nous-mêmes,
15:56d'être un peuple libre.
15:57Ce que vous ont proposé
15:58les ministres,
15:59ça donne quoi aujourd'hui ?
16:00À quel niveau d'économie
16:01vous êtes ?
16:02Parce qu'à votre place,
16:03dimanche dernier,
16:03il y avait le ministre
16:04des Affaires étrangères,
16:05Jean-Noël Barraud,
16:05et il ne semblait pas
16:06vraiment prêt
16:07à faire des efforts
16:08pour son propre ministère.
16:09Je peux vous garantir
16:10quelque chose.
16:11Il y a eu des discussions
16:12difficiles,
16:13mais ce qui aujourd'hui
16:14est en train d'être construit
16:15par ce gouvernement
16:16est à la fois responsable
16:18et crédible.
16:19Et je présenterai
16:20avec Éric Lombard...
16:21Vous n'avez pas eu
16:22une menace de démission
16:23dans votre bureau
16:24quand vous avez reçu le ministre ?
16:24Vous savez,
16:25la plus grande des menaces
16:27pour nous,
16:27au fond,
16:28on n'a rien à perdre.
16:29Vous savez,
16:29quand on était nommé
16:30le 23 décembre,
16:30on nous a tous dit
16:31qu'on était là pour 15 jours.
16:33Tous les hommes et les femmes
16:33qui sont dans la table
16:35ils ont déjà servi leur pays.
16:37Je prends mon cas personnel.
16:38Ça s'est bien passé
16:39avec tous les ministres.
16:39J'ai connu la victoire,
16:41j'ai connu la défaite.
16:42Je suis là pour servir mon pays
16:43et je peux vous dire
16:44que nous avons attaché...
16:45Ça s'est bien passé
16:46dans votre bureau
16:47avec tous les ministres ?
16:48Il y a des discussions
16:49plus ou moins faciles.
16:50Il y a des discussions
16:51qui sont plus ou moins aisées.
16:52Mais la discussion qui arrive...
16:53Vous avez votre résultat.
16:55Bien sûr qu'on va continuer
16:56à pouvoir présenter
16:57une copie qui soit crédible.
16:58Sinon, ça voudrait dire
16:59que tout ça n'est que
17:00l'esbrouf et l'illusion.
17:01C'est-à-dire que c'est plus 38
17:01moins combien ?
17:03Nous avons, et je l'ai dit,
17:04annoncé que nous voulions baisser
17:05dans tous les ministères
17:07les dépenses
17:09qui n'ont plus lieu d'être.
17:10C'est important, Lucie,
17:11que vous pourriez donner
17:12parce que ça veut dire...
17:13Bien sûr que...
17:14Vous savez,
17:14il y a aussi une confusion.
17:16Ce n'est pas parce qu'un ministère
17:16réduit sur certains postes
17:19ce qui est inefficace,
17:20se réorganise,
17:22trouve une organisation
17:23avec ses agents,
17:24ses opérateurs
17:24qui fait plus de sens,
17:26regarde comment
17:26les choses sont dépensées.
17:28Un exemple, Bruno Retailleau.
17:29Il va évidemment
17:32avoir les moyens
17:32et c'est nécessaire
17:33pour notre pays
17:34d'assurer la sécurité
17:36du quotidien,
17:37d'assurer la lutte
17:38contre le narcotrafic,
17:39d'assurer la lutte
17:40contre l'immigration illégale.
17:41Ce qui ne veut pas dire
17:42qu'en parallèle
17:42au ministère de l'Intérieur,
17:44on ne peut rien changer,
17:45rien réformer,
17:45faire aucune économie.
17:46Quand on fait des économies,
17:47ça ne veut pas dire
17:47qu'on arrête
17:48toute la politique publique.
17:49Mais ce que je veux vous dire,
17:50c'est que le grand moment
17:51maintenant qui nous attend,
17:53c'est qu'on a eu
17:53ces échanges
17:54qui sont des échanges
17:55d'une équipe
17:56qui a un rendez-vous de courage
17:57avec le pays et les Français.
17:59Nous aurons ensuite
18:00un moment où le Premier ministre
18:01présentera ce plan global
18:02qui tient sur des convictions fortes.
18:04Donc le 15 ou le 16 juillet,
18:06c'est bien ça ?
18:06Mi-juillet, il l'a dit,
18:07il s'engagera.
18:09Les convictions fortes
18:09que nous avons
18:10et que les Français connaissent,
18:12c'est que ce n'est pas
18:12par les impôts
18:12qu'on va résoudre notre problème,
18:14que ce n'est pas
18:14en allurgie
18:15dissant les charges
18:16des entreprises,
18:16c'est par les économies.
18:17Mélément Chalin,
18:18vous donnez peu de chiffres
18:19pour l'instant.
18:20Est-ce que le 15 ou le 16 juillet,
18:22François Bayrou sera précis ?
18:24Bien sûr qu'il va être précis
18:25puisque nous avons besoin
18:26d'être précis
18:26sur la manière
18:27d'arriver au 3% de déficit
18:29qui enfin arrête
18:30d'augmenter la dette.
18:31Mais ce que je veux vous dire,
18:33c'est que le moment maintenant,
18:34peut-être le plus difficile
18:35et le plus important,
18:36c'est la manière
18:37où nous allons bâtir
18:38le compromis politique
18:39avec les autres forces politiques.
18:40Et donc je vous annonce
18:41qu'avant le 11 juillet,
18:43avec Éric Lombard,
18:44comme on l'a fait
18:45en janvier-février,
18:46nous allons recevoir
18:47tous les groupes politiques,
18:48toutes les forces politiques,
18:50tous les parlementaires,
18:52parce que nous savons
18:52que la discussion la plus difficile
18:54n'est pas entre ce gouvernement
18:56qui doit...
18:56Mais vous allez les recevoir
18:57pourquoi ?
18:57Pour qu'ils vous fassent des propositions
18:58ou pour leur donner
18:59des chiffres précis ?
19:00Pour que nous ayons un échange
19:01sur à la fois
19:02les premières orientations,
19:03les premières options,
19:05la manière dont nous approchons
19:06ce budget,
19:07les règles que nous pouvons
19:08nous fixer,
19:08la manière de répartir...
19:09Mais est-ce que vous allez
19:10leur donner des données
19:11un peu plus chiffrées,
19:12un peu plus précises
19:12sur ce que vous comptez faire ?
19:13Vous savez, moi je donne
19:14surtout aux parlementaires
19:15tout ce qu'ils me demandent
19:16pour faire des propositions.
19:17Moi j'ai été parlementaire
19:18et c'était un honneur
19:19de servir mon pays
19:19en étant élu.
19:20Ce sera après la fin
19:22de la session au Parlement
19:23et donc tout le monde
19:24sera parti en vacances.
19:25Il se passe deux choses aujourd'hui.
19:27Tous les parlementaires,
19:28nous leur donnons
19:28tous les éléments chiffrés
19:30pour qu'ils puissent faire
19:31des propositions
19:31qui reposent sur la réalité.
19:33Parce que sinon on dit
19:34que Bercy...
19:35Ce qui leur importe,
19:35c'est les arbitrages
19:35que vous, vous allez faire
19:36au gouvernement.
19:37Mais moi ce qui m'importe,
19:38c'est qu'ils aient aussi
19:38des propositions à faire,
19:40qu'ils aient des propositions
19:41à faire qui correspondent
19:42à la réalité.
19:43Et donc nous allons tenir
19:44ces consultations
19:45et je peux vous faire
19:46un scoop.
19:47On recommencera en septembre
19:48et puis on recommencera
19:49en octobre
19:50et on y passera
19:51autant de temps
19:51que nécessaire
19:52avec mon collègue
19:53évidemment le ministre
19:54de l'Economie
19:55de Sciences-Iric Tamba.
19:55Parmi les propositions
19:55qu'il y a sur la table,
19:56il y a celle du Sénat,
19:57notamment Amélie de Montchalin,
19:58qui propose notamment
19:59une année zéro.
20:00Est-ce que ça c'est
20:01une piste sérieuse
20:02étudiée par le gouvernement ?
20:03Je vais répondre
20:04à votre question
20:05mais pour que les Français
20:05qui nous entendent
20:06comprennent ce qui se passe.
20:08Nous avons donc
20:09changé la méthode
20:10de la conduite
20:11de l'année 2025.
20:12Nous avons donné
20:13des rendez-vous
20:14extrêmement réguliers
20:15pour que le compromis
20:15trouvé l'an dernier
20:16soit respecté.
20:17Nous avons permis
20:18aux parlementaires
20:19et nous le faisons
20:19tous les jours
20:20de chiffrer leurs idées
20:21pour que ces idées
20:21déjà ils sachent vraiment
20:23qu'est-ce qu'ils rapportent,
20:24qu'est-ce qu'ils écoutent,
20:25comment elles fonctionnent.
20:26Nous avons mis dans le débat
20:27beaucoup d'idées
20:27et c'est très sain
20:28qu'il y ait ce débat.
20:29Pour pas qu'on attende
20:30le dernier moment
20:30dans l'hémicycle
20:32un groupe évidemment
20:33de parlementaires légitimes
20:34mais qui prennent des décisions
20:35que les Français
20:36parfois ne comprennent pas,
20:37ne connaissent pas.
20:38Et donc le cas
20:39de l'année blanche
20:39où vous me parlez,
20:40c'est une proposition
20:41du président du Sénat.
20:42Zéro augmentation
20:42des pensions,
20:43des prestations sociales.
20:44Ça peut vouloir dire
20:45plein de choses différentes.
20:46Ça peut parler des prestations,
20:47ça peut parler des projets immobiliers,
20:49ça peut parler de la relation
20:50entre l'État
20:51et les collectivités.
20:52En fait,
20:52il y a plein de choses différentes
20:53qu'on peut mettre
20:53derrière ce vocable.
20:55Pour qu'on ne parle pas
20:56juste d'un concept
20:57mais bien de la réalité,
20:58nous avons à la demande
20:59des sénateurs
21:00envoyé la manière
21:02dont ce qu'ils proposent
21:03a des conséquences
21:04sur le budget.
21:05Est-ce que ça rapporte
21:05beaucoup d'argent,
21:06pas beaucoup d'argent ?
21:07Qui ça concerne ?
21:08Quelle répartition ?
21:09On lit des fourchettes
21:09qui sont très différentes.
21:10Cette année zéro,
21:11ça va pas près
21:12de 10 milliards d'euros
21:13à 30 milliards d'euros.
21:14Le chiffrage du gouvernement,
21:16c'est quelle heure ?
21:16Ça dépend de ce qu'on met dedans.
21:18Et donc là,
21:18on est dans le temps du débat.
21:19Et donc,
21:20c'est pour ça
21:20qu'on va recevoir
21:21les groupes politiques
21:21parce qu'il ne nous a pas échappé
21:22que la majorité sénatoriale
21:23a eu et aura évidemment
21:25un rôle très important
21:26dans la construction
21:26de ce compromis.
21:27Donc l'année zéro,
21:28vous ne la rejetez pas
21:29par principe.
21:29C'est une piste intéressante.
21:31Ma méthode,
21:31à nouveau pour que les Français
21:32comprennent,
21:33notre but,
21:33ce n'est pas d'inquiéter,
21:35ce n'est pas de faire du bougisme,
21:37c'est de dire aux Français
21:38nous sommes fondamentalement
21:40dans ce moment politique
21:41très particulier,
21:43dans un moment
21:43où notre première obligation
21:44s'est trouvé un compromis.
21:46Il y a des gens
21:46qui ont des idées,
21:47on les chiffre.
21:48Il y a des débats
21:48et vous savez,
21:49je préfère des débats
21:49et je sais que parfois
21:50certains débats
21:51peuvent inquiéter les Français.
21:52Mais est-ce qu'on préfère
21:53avoir des débats
21:54puis un compromis
21:54ou au fond,
21:56céder à ce qui est
21:56notre plus grand danger
21:57et en France ?
21:59C'est être gouverné
22:00par les non-dits.
22:01Avoir peur de se dire les choses.
22:03Et à tel point qu'à près,
22:04nous n'avons plus le choix,
22:06que nous n'ayons plus le choix
22:06et que nous ayons au fond
22:08amené au blocage,
22:10au manque de courage,
22:11à l'augmentation de la dette
22:12et à autant de choses
22:13qui nous feraient peine
22:14notre liberté.
22:14D'accord.
22:15Pour se dire justement
22:15les choses,
22:17on vous a demandé
22:17quel serait l'effort de l'État.
22:20Vous n'avez pas donné
22:21de chiffres par rapport à ce que...
22:21Mais je peux vous le dire.
22:23Je peux vous le dire.
22:24Par exemple, en 2025,
22:25nous sommes en train de faire
22:2623 milliards d'économies
22:27sur l'État.
22:27Pour 2026 ?
22:28Pour 2026,
22:29je peux aussi vous dire
22:29qu'il y a une règle,
22:31c'est que nous n'augmentions
22:32pas les dépenses de l'État.
22:33Déjà, de poser ce chiffre,
22:34ça nous oblige à baisser
22:36beaucoup de dépenses
22:37qui étaient prévues
22:38ou qui étaient souhaitées.
22:40Parce que si nous ne voulons pas
22:41augmenter les dépenses de l'État...
22:42Pour le reste de l'effort
22:43qui reste quand même
22:44très très important
22:45sur les 40 milliards,
22:46ça représente...
22:47Quelle sera la part
22:49qui touchera
22:50les dépenses sociales ?
22:52Les retraites,
22:53la sécurité sociale,
22:55les allocations,
22:56différentes...
22:56Vous savez,
22:57notre dépense publique
22:57est effectivement les retraites.
22:59Vous n'avez pas échappé
23:00qu'il y a un moment important
23:01encore demain
23:02avec le conclave
23:03qui se réunit
23:04et que nous laissons travailler
23:05en confiance
23:06puisque c'est un cadre
23:07de négociation
23:08que nous voulons protéger,
23:10qui est un cadre
23:10que nous avons relancé
23:11parce que le moment
23:12nous y oblige...
23:13Vous n'attendez pas
23:13d'économie de ce conclave ?
23:14Je vous rappelle
23:15que le cadrage
23:17du Premier ministre
23:17c'était de dire
23:18sur les retraites
23:18comment on se fixe
23:19l'objectif
23:20de nous souvenir
23:21qu'on a quand même
23:226 milliards d'euros
23:22de déficit prévus en 2030
23:24et que le but
23:25c'est non seulement
23:25qu'on ne l'augmente pas
23:26voire même
23:27qu'on trouve des solutions
23:28pour le réserver.
23:29Donc vous pensez que le conclave
23:29peut par exemple
23:30améliorer le sort des femmes
23:31qui avaient été désavantagées
23:33par la dernière réforme
23:34et en plus
23:34être source d'économie ?
23:37Ce qui est certain,
23:37je vous rappelle
23:38ce qui est certain
23:39c'est que
23:39et je ne veux ici
23:40rien dire de plus
23:41que ce que le Premier ministre
23:42avait dit dès le départ
23:43c'est que le conclave
23:45a carte blanche
23:46tant qu'il ne dégrade pas
23:48la situation financière
23:49et qu'il a des propositions
23:50que nous recevons
23:51évidemment avec intérêt
23:52s'il l'améliore.
23:53La deuxième chose
23:54vous me parlez
23:54des dépenses sociales
23:55et de la santé.
23:57La semaine dernière
23:57vous avez vu
23:58nous avons là aussi
23:59un comité d'alerte
24:00qui suit les dépenses de santé
24:01qui a sonné l'alarme
24:03qui a dit
24:03nous avons un risque
24:04de dérapage sérieux en 2025.
24:06Sur les dépenses actuelles.
24:07Cette semaine
24:07avec Catherine Vautrin
24:09nous serons devant l'Assemblée
24:10devant le Sénat
24:11avec Yannick Noder
24:12avec tous les ministres en charge
24:14pour présenter
24:15ce que nous proposons
24:16pour ne pas laisser
24:17cette dérive s'installer.
24:18Et ce faisant
24:19nous allons poser
24:20des jalons par définition
24:21sur ce qui sera fait
24:23pour 2026.
24:24La Cour des comptes
24:25a chiffré
24:27c'est au minimum
24:28et avec ces alertes
24:30qu'il faudra rajouter
24:3115 milliards de déficit
24:32l'année dernière
24:33sur la Sécu
24:3422 milliards cette année
24:36est-ce que c'est
24:37totalement hors de contrôle
24:38les dépenses de la Sécu ?
24:40Vous savez
24:40je l'ai dit
24:41et je vous le redis
24:41cette situation
24:43elle est d'abord
24:44un risque pour les français
24:45elle est évidemment
24:46un risque budgétaire
24:47et nous ne pouvons pas
24:48continuer ainsi
24:49parce qu'elles nous mettent
24:50en danger
24:50non pas seulement le budget
24:52par exemple
24:52les remboursements
24:53sur les médicaments
24:54ont été réduits
24:55qu'est-ce qui peut être
24:56encore réduit
24:57qu'est-ce qui peut être fait
24:58pour réduire ce déficit ?
24:59Il y a un sujet
25:00qui coûte très cher
25:01à l'assurance maladie
25:01dont on a déjà souvent parlé
25:02qui sont les arrêts maladie
25:03vous savez que sur les arrêts maladie
25:05d'ailleurs encore la semaine dernière
25:07nous constatons une hausse
25:08de près de 7%
25:09des dépenses d'arrêt maladie
25:10et nous avons
25:11et nous avons en tête
25:13avec les partenaires sociaux
25:14avec les parlementaires
25:15de proposer des choses
25:16assez fortes
25:17d'abord pour qu'il n'y ait
25:17plus de fraude
25:19pour que évidemment
25:20les entreprises
25:20puissent aussi être
25:21pleinement investies
25:22dans l'accompagnement
25:23évidemment des conditions
25:24de travail
25:25et est-ce qu'il va falloir
25:26moins indemniser
25:27ces arrêts maladie ?
25:28On a commencé en 2025
25:29vous savez
25:30à moins indemniser
25:30les arrêts maladie
25:31du côté de la sécurité sociale
25:32et de l'en laisser plus
25:33pour les complémentaires
25:34et la prévoyance
25:35donc oui on va regarder
25:36évidemment toutes nos dépenses sociales
25:38mais là aussi je veux le dire
25:39pour choisir ce qui fonctionne
25:40pour répartir l'effort
25:42comme l'a dit le Premier ministre
25:43justement
25:43pour préserver l'essentiel
25:45qui est la santé
25:45mais si on ne le sait pas
25:47ça peut passer par le déremboursement
25:47de certains médicaments ?
25:49Michel Barnier l'avait proposé
25:50moi vous savez
25:51je n'ai pas une approche
25:52totémique
25:54s'il y a des médicaments
25:55qui fonctionnent bien
25:56et dont les prix sont bien négociés
25:59on va évidemment
26:00continuer de le faire
26:00si certains médicaments
26:02fonctionnent moins bien
26:02et qu'on les rembourse quand même
26:04il faut se poser des questions
26:05mais on vous présentera
26:07tout cela cette semaine
26:08c'est surtout Catherine Vautrin
26:09et Yannick Noderre
26:10qui vous présentent ça
26:10mais j'y reviens
26:11est-ce qu'on va partager l'effort ?
26:13je vous donne un exemple
26:13avec les collectivités
26:14les collectivités
26:15on a choisi une méthode inédite
26:16nous sommes en train
26:18avec elles
26:19de préparer
26:20non pas seulement un budget
26:21mais au fond
26:22un pacte
26:23de prévisibilité
26:24pourquoi ?
26:25parce que les maires
26:25qui vont être élus au municipal
26:26en 2026
26:27ils ne veulent pas juste savoir
26:29ce qui va se passer pour 6 mois
26:30ils veulent savoir
26:31comment ils conduisent
26:31un mandat
26:32un mandat municipal
26:33vous savez c'est 6 ans
26:34et nous là vous voyez
26:35on se parle de budget
26:35année après année
26:36donc là aussi
26:37on a choisi une méthode inédite
26:38travailler ensemble
26:39être responsable
26:41le faire avec un esprit
26:42de coalition
26:43d'accord
26:44avec toutes les forces politiques
26:45parce que
26:46l'instabilité politique
26:47la censure
26:49c'est ce que les français
26:49ne veulent pas
26:50ils s'en souviendront
26:51et c'est surtout
26:52ce qui met en danger
26:53notre capacité
26:54à laisser les français
26:55avoir des projets
26:55il me semble que c'est ça
26:56notre responsabilité
26:57on va reparler de la censure
26:58parce que c'est effectivement
27:00le gros sujet de la journée
27:01on fait une toute petite pause
27:04avec des questions express
27:08la convention citoyenne
27:09sur le temps de l'enfant
27:10projet d'Emmanuel Macron
27:12a été lancé cette semaine
27:13question simple
27:14faut-il raccourcir
27:15la durée des vacances
27:17pour alléger
27:18le rythme des enfants
27:19le reste de l'année
27:20moi je suis maman
27:21de trois enfants
27:22toutes les questions
27:23qui sont posées
27:24dans cette convention
27:25sont des questions
27:26qui concernent
27:27tous les parents
27:27les vacances
27:28le temps d'écran
27:29le temps qu'on laisse
27:31à nos enfants
27:31pour faire du sport
27:32pour avoir des activités culturelles
27:34comment aussi
27:35ce temps
27:35n'est pas une source
27:36d'inégalité
27:37parce que quand vous avez
27:38des familles aisées
27:39qui ont l'accès
27:40à beaucoup d'options
27:41leurs enfants font des choses
27:42parfois
27:42vous n'avez pas répondu
27:43à ma question
27:43ça tombe mieux
27:45on fait une convention citoyenne
27:46vous voyez si
27:47on demande aux gens
27:48de répondre avant la convention
27:49on peut vous demander votre avis
27:50vous êtes citoyenne aussi
27:51moi ce que je sais
27:52c'est que
27:52si les temps de vacances
27:54sont une source d'inégalité
27:55parce qu'entre ce qu'on propose
27:56aux familles modestes
27:57ou ce qui est proposé
27:58aux enfants déclassés
27:59non je ne suis pas favorable
28:01pour les réduire
28:01je suis favorable
28:01parce que
28:02si ce temps existe
28:03il soit rendu utile
28:05et qu'il ne soit pas
28:05source d'inégalité
28:06et c'est bien parce que
28:07c'est un sujet complexe
28:08que nous avons une convention citoyenne
28:09qui fera des propositions
28:10alors ça c'est un sujet complexe
28:12mais il n'y a pas de convention citoyenne
28:13vous allez pouvoir répondre
28:14peut-être par oui ou par non
28:15est-ce que vous êtes favorable
28:15à l'introduction
28:16de la proportionnelle
28:17pour les prochaines élections
28:18législatives ?
28:19je suis favorable
28:20pour que les français
28:20s'y retrouvent plus
28:21et je suis favorable
28:22à ce que nous ayons
28:24un système électoral
28:25qui n'amène pas
28:26à l'instant d'avant
28:27nos élections
28:27le soupçon
28:28de l'illégitimité
28:29de l'Assemblée
28:30et donc je suis favorable
28:32à ce que sur ce sujet
28:33comme sur d'autres
28:33nous regardions
28:34s'il y a des manières
28:35d'améliorer le système
28:36et j'ai fait campagne
28:38en 2017
28:39puis en 2022
28:40pour introduire
28:41une dose proportionnelle
28:42et donc vous voyez bien
28:43tout le sujet
28:45c'est combien
28:46comment on assure
28:46quand même
28:47la capacité de gouverner
28:48mais je sais
28:49que le poison lent
28:49de notre démocratie
28:50c'est que certains français
28:51ne se sentent pas représentés
28:53et considèrent du coup
28:54que le fait majoritaire
28:55ne les concerne pas
28:57une réponse courte
28:58cette fois
28:58c'est hyper interna
28:59est-ce que vous soutenez
29:00votre collègue Rachida Datki
29:01candidate à la mairie de Paris ?
29:03je soutiens
29:03tous les candidats
29:04qui nous feront gagner
29:05et je soutiens évidemment
29:06ceux qui aujourd'hui
29:07se préparent
29:07dans toutes les villes de France
29:09Rachida Datki
29:10se prépare à Paris
29:10on a beaucoup d'autres collègues
29:11qui se préparent
29:12dans beaucoup de villes
29:13ce qui est certain
29:13c'est que je soutiens
29:14ceux qui portent un projet
29:15et ceux qui portent un projet
29:16qui sera l'easy pour les français
29:17Amélie de Montchalin
29:18ministre en charge
29:20des comptes publics
29:21et notre invitée
29:22ce dimanche dans le Grand Jury
29:23on se retrouve dans un instant
29:24après une courte pause
29:25le Grand Jury
29:26RTL Le Figaro
29:28Public Sénat M6
29:29suite du Grand Jury
29:35présentée par Olivier Bost
29:36Amélie de Montchalin
29:37la ministre en charge
29:38des comptes publics
29:39et notre invitée
29:40Perrine Tarnot
29:41de Public Sénat
29:42et Pauline Buisson
29:43de M6
29:43sont à mes côtés
29:44pour vous interroger
29:45Amélie de Montchalin
29:50vous avez beaucoup
29:51prononcé le mot
29:52censure
29:53dans la première partie
29:54de ce Grand Jury
29:55une chute de gouvernement
29:57c'est votre angoisse ?
29:58ce qui est certain
29:59c'est que si certains
30:00pensent qu'aujourd'hui
30:01ce dont la France a besoin
30:02c'est du chaos
30:04c'est cette espèce
30:06de grand bazar
30:07je vous disais même
30:08bordel permanent
30:10mais je pense
30:11qu'ils sont totalement
30:12totalement déconnectés
30:13de ce qu'attendent les français
30:14les français nous disent
30:14qu'ils veulent de la stabilité
30:15qu'ils veulent de l'ordre
30:16la stabilité
30:17c'est pas l'immobilisme
30:18la stabilité
30:19c'est de pouvoir
30:20redonner un cap au pays
30:22et de nous mettre
30:22d'accord sur l'essentiel
30:23moi je vous le dis
30:24franchement
30:24quand j'entends
30:26Marine Tondelier
30:26s'amuser ce week-end
30:29en disant
30:29on a censuré
30:306 ou 7 fois
30:30le gouvernement
30:31on va continuer
30:31quand j'entends
30:33Jean-Luc Mélenchon
30:33au fond vouloir
30:34censurer pour tout bloquer
30:36pour que surtout
30:37il ne se passe rien
30:37et que de ce chaos
30:39naisse
30:39on le sait
30:40son projet
30:41c'était un peu déjà
30:43les arguments
30:44qui étaient employés
30:45avant la chute
30:45du gouvernement Barnier
30:46et ça n'a pas empêché
30:47le gouvernement
30:48de Michel Barnier
30:48de tomber
30:49est-ce que vous dites
30:50aujourd'hui
30:50que le risque
30:51est à son maximum
30:52pour François Bayrou
30:53entre le budget
30:54et le dossier
30:54des retraites
30:55moi ce que je dis
30:56c'est que la censure
30:56elle a coûté 12 milliards
30:5812 milliards d'euros
30:59qu'on a en fait
31:00comme on dit
31:01jetés par les fenêtres
31:02parce qu'on a perdu
31:02de la croissance
31:03qu'on n'a pas eu de budget
31:04que les agriculteurs
31:05les entrepreneurs
31:06tout le monde
31:06était dans la tétanie
31:08et dans cette espèce
31:09de peur du chaos
31:10qui était réelle
31:11dans vos propos
31:11vous visez
31:12notamment les socialistes
31:13comment vous analysez
31:14je vise
31:15je vise
31:16tous ceux qui pensent
31:17que c'est un projet
31:18que de menacer
31:19de brandir
31:20la menace de la censure
31:21tous les matins
31:22de dire ça va tomber
31:23mais ça va tomber
31:23mais vous avez cité
31:24les écologistes
31:26vous avez cité
31:27la France insoumise
31:28or ceux qui sont
31:29en train
31:29entre guillemets
31:30de chauffer
31:31sur la question
31:32ce sont les socialistes
31:33les socialistes
31:33on le sait
31:35ils sont dans l'opposition
31:36personne ne demande
31:37aux socialistes
31:38de rejoindre la majorité
31:39mais les socialistes
31:40qu'est-ce qu'on a fait
31:41ensemble
31:41au mois de janvier
31:42février
31:42en fait on a construit
31:43un meilleur budget
31:44ensemble
31:44on a pris leur proposition
31:46et je souhaite
31:47et je le redis fortement
31:49ici
31:49je souhaite que nous
31:50continuions à travailler
31:51avec cette méthode
31:52vous savez on peut
31:53ne pas aimer notre méthode
31:54on peut ne pas aimer
31:55vous voyez François Bayrou
31:56on peut ne pas aimer
31:57moi les ministres
31:58celui-là c'est pas une question
31:59d'approbation
31:59c'est pas une question
32:00de savoir si on nous aime
32:01ou on n'aime pas
32:02c'est qu'est-ce qu'on fait
32:03pour les français
32:03oui il y a deux visions
32:05de la politique
32:05il y a
32:05soit on agit sur
32:06l'ordre dans les comptes
32:08soit on maintient
32:09notre souveraineté
32:10on s'intéresse à ce que
32:11et on s'intéresse
32:12et on agit
32:13sur la sécurité
32:14et l'immigration
32:15soit on est là
32:16dans
32:16la menace permanente
32:19au début de l'année
32:19vous aviez discuté
32:20effectivement avec les
32:21socialistes
32:21et trouvé un compromis
32:22pas avec le rassemblement
32:24national
32:24ce qu'avait tenté
32:25Michel Barnier
32:25vous confirmez
32:26que vous continuez
32:27de discuter
32:27avec les socialistes
32:28et qu'il n'y aura
32:29pas de compromis
32:29à exercer
32:30avec le rassemblement
32:31national
32:31nous avons toujours dit
32:32qu'une idée
32:33d'où qu'elle vienne
32:34si elle permet
32:35de faire le compromis
32:35est une bonne idée
32:36à travailler
32:36nous avons toujours dit
32:38que notre porte est ouverte
32:39à tous
32:39mais nous avons toujours dit
32:41aussi
32:41que notre but
32:44c'était pas d'aller faire
32:45des accords
32:46cachés
32:47secrets
32:48avec tel ou tel
32:48c'est de trouver un compromis
32:49pour le pays
32:50parce que nous ne pouvons pas
32:52nous satisfaire
32:53je vous l'ai dit
32:53je vous le redis
32:54d'un pays qui aujourd'hui
32:56alors que nous avons un budget
32:57alors que nous préparons le suivant
32:58alors que nous anticipons
33:00que nous mettons tout sur la table
33:01c'est-à-dire si les socialistes
33:02vous demandent des augmentations
33:02de budget
33:03vous direz non
33:04mais à la fin
33:05vous savez
33:05il faut qu'on réduise le déficit
33:06à la fin
33:07il faut qu'on puisse se dire
33:08que nous ne touchons pas
33:10au coût du travail
33:11de manière évidemment
33:12dangereuse
33:13dans le moment que nous vivons
33:14évidemment
33:15que nous n'allons pas
33:17faire des impôts
33:18des classes populaires
33:18et des classes moyennes
33:19aucune augmentation d'impôt
33:20si on commence à dire
33:22vous voyez en tant que
33:23ministre des comptes publics
33:24chers français
33:24j'ai une idée
33:25on va augmenter les impôts
33:27ah bah c'est formidable
33:27c'est ce qui a été fait
33:28pendant des décennies
33:29pendant des décennies
33:31depuis 2017
33:32nous avons baissé les impôts
33:34et vous savez quoi
33:34on a enfin réduit
33:35à faire augmenter
33:36le taux d'emploi
33:37le taux d'emploi en France
33:38n'est toujours pas assez élevé
33:39par rapport à nos voisins
33:40mais la bonne nouvelle
33:41c'est qu'il n'a jamais été
33:42aussi haut
33:43depuis près de 40 ans
33:44depuis 2017
33:45on a fait de la France
33:46un pays attractif
33:47depuis 2017
33:48on a
33:49vous le savez vu
33:50pu innover
33:51on a des licornes
33:52on est devenu un
33:53pays qui aujourd'hui
33:54compte sur la grande innovation
33:55de notre époque
33:56qui est l'intelligence artificielle
33:57et ce que je vais venir vous voir
33:58et je vais dire
33:59voilà j'ai trouvé la solution
34:00ben c'est les impôts
34:01pour tout le monde
34:02vous savez les impôts
34:03parfois c'est la fainéantise
34:04ça donne l'illusion
34:05qu'on a réglé le problème
34:06et puis en fait
34:07on l'a vu depuis 40 ans
34:08souvent les impôts augmentés
34:09les dépenses elles
34:10elles ont augmenté aussi
34:11le déficit
34:11il n'a pas augmenté
34:12la dette elle a augmenté
34:12si les socialistes
34:13vous demandent des impôts
34:14et notamment
34:14sur les riches
34:16ou sur la sur-optimisation
34:17fiscale
34:17vous direz non
34:18le Premier ministre
34:19a pris un engagement
34:19sur lequel nous travaillons
34:20avec Eric Lombard
34:21vous voyez
34:22la taxe Zuckman
34:23dont on a beaucoup parlé
34:24donc ça c'est non
34:25je l'ai dit
34:25c'est pas le bon outil
34:27c'est pas la bonne méthode
34:28si c'est pour faire partie
34:29les entrepreneurs
34:30dans notre pays
34:30c'est non
34:30en revanche
34:31moi je suis aussi
34:32ministre des impôts
34:33et je peux vous dire
34:33que quand les contrôleurs
34:34fiscaux
34:34trouvent des situations
34:36qui sont aujourd'hui
34:37des abus massifs
34:38qui sont aujourd'hui
34:39permis par le droit
34:40et qui fait que
34:43certaines personnes
34:43aujourd'hui
34:43ont trouvé des mécanismes
34:44pour ne pas payer l'impôt
34:45que nous tous ici payons
34:47et bien je peux vous dire
34:48que oui
34:48je n'aurai pas
34:49et nous n'aurons pas
34:50effectivement la main
34:51qui tremble
34:52pour trouver
34:52sur ces questions
34:53comme sur d'autres
34:53des compromis
34:54mais ce que je vous dis
34:56c'est que si la vision du monde
34:57que certains ont
34:57c'est que pour préparer
34:592027
34:59pour préparer
35:00les grandes échéances démocratiques
35:02ce qu'on devrait faire
35:03c'est tout casser
35:04tout bloquer
35:05et nous dire
35:06qu'on va s'en sortir
35:06on met en danger
35:07les français
35:08leur projet
35:08notre économie
35:09notre souveraineté
35:10notre liberté
35:10et vous savez
35:11j'ai parlé de la tutelle
35:12des organisations internationales
35:14si nous ne faisons rien
35:15ce n'est pas une menace
35:16que je brandis en disant
35:17mais un jour
35:18d'autres décideront pour nous
35:19et je ne souhaite pas
35:21je me suis engagée
35:22je dis avec les mots
35:24qui sont les miens
35:24et vous voyez
35:25l'énergie qui est la mienne
35:26que nous pouvons éviter cela
35:28et ça passe par
35:29est-ce que c'est un accord
35:31est-ce que c'est un pacte
35:32est-ce que c'est une coalition
35:32je le redis
35:33nous devrions pouvoir
35:35et je sais que nous pouvons
35:36comme nous l'avons fait
35:37en février dernier
35:37trouver la base
35:39sur laquelle construire
35:40cette vision partagée
35:41pour les français
35:42qui eux s'en souviendront
35:43si nous ne le faisons pas
35:44vous parliez de ceux qui abusent
35:45justement Perrine Tarnot
35:46alors cette semaine
35:47le rapporteur général
35:48du budget au Sénat
35:50Jean-François Husson
35:50a fait une descente
35:51à Bercy
35:52c'était jeudi
35:52il vous accuse
35:53on appelle ça un contrôle
35:54parce qu'une descente
35:55c'est pas exactement
35:56dans les pratiques
35:57un contrôle sur place
35:58un contrôle sur place
35:58et sur pièce
35:59exactement
36:00il vous accuse
36:00Jean-François Husson
36:01d'avoir s'aborder
36:02un dispositif
36:03contre la fraude fiscale
36:04sur les dividendes
36:05que lui répondez-vous
36:06je lui réponds
36:07que nous travaillons
36:09et il le sait
36:10pour que la loi
36:11soit respectée
36:12nous travaillons
36:13pour contrôler
36:14la fraude
36:14et je veux le redire ici
36:16l'année dernière
36:17nous avons battu
36:18tous les records
36:19de fraude
36:20fiscale et sociale
36:21qui a été combattu
36:22nous avons encaissé
36:2313 milliards d'euros
36:24de fraude fiscale et sociale
36:26vous accuse d'avoir répondu
36:26positivement
36:27au lobby bancaire
36:28qui vous demandait
36:29de ne pas appliquer
36:31justement
36:31ces dispositions
36:32je laisse le rapporteur général
36:35faire ses conclusions
36:36il est dans son rôle
36:36d'évaluation et de contrôle
36:37mais je veux le dire ici
36:39avec beaucoup de force
36:39l'année dernière
36:40en 2024
36:41ça représente une fraude importante
36:43environ au moins
36:442 milliards d'euros
36:45par an
36:46il y a des contrôles en cours
36:4633 milliards
36:47sur les 20 dernières années
36:48par définition
36:49le secret fiscal s'applique
36:51par définition
36:52la ministre des comptes publics
36:53et des impôts
36:53ne peut pas donner ici
36:54vous voyez
36:55la réalité des contrôles
36:56que nous faisons
36:57mais ce que je peux vous dire
36:58c'est que sur la fraude
37:00en 2024
37:01nous avons encaissé
37:0213 milliards
37:02nous n'avons relâché
37:04nous n'avons relâché
37:06Madame la ministre
37:06sur ce dossier des dividendes
37:07les sénateurs ont aussi découvert
37:09que vos propres services
37:10avaient alerté
37:11sur cette fraude
37:11vous avez alerté
37:12ils n'ont pas été suivis
37:14alors je vous confie
37:15vous étiez donc au courant
37:16non
37:17ce que vous venez de dire
37:18n'est pas vrai
37:19les services dont j'ai la tutelle
37:21ce sont les sénateurs
37:21qui le disent
37:22je peux vous le dire
37:23avec beaucoup de force
37:24les services
37:25dont je suis la ministre
37:27ont à la fois
37:29la totale
37:30liberté d'action
37:31et ils ont mon soutien
37:33et ils ont mon instruction
37:34absolue
37:35de lutter contre la fraude
37:36sous toutes ses formes
37:37où qu'elle se trouve
37:38il n'y a pas de personnes
37:40aujourd'hui protégées
37:41ou exemptées
37:42des contrôles
37:42des sanctions
37:43et du recouvrement
37:44je le redis ici avec force
37:45nous aurons des débats
37:47dans les cadres appropriés
37:49nous fournirons évidemment
37:51toutes les pièces
37:51mais j'ai la conscience
37:52sur ce sujet
37:53absolument tranquille
37:54pour vous dire que
37:56en 2024
37:56quand nous collectons
37:5713 milliards de fraudes
37:59fiscales et sociales
37:59ce qui est un record
38:00c'est bien
38:01plus que le budget
38:03du ministère de la justice
38:03vous voyez
38:03donc nous n'avons pas
38:05la main qui tremble
38:05et je ne serai en rien
38:06complaisante avec personne
38:07sur ce sujet
38:08Amélie Monchalin
38:09pour revenir sur un revers
38:10vécu cette semaine
38:11par le gouvernement
38:12à l'Assemblée nationale
38:13cette fois-ci
38:13les députés ont adopté
38:15un moratoire
38:15sur les nouveaux projets
38:16d'énergie renouvelable
38:17sur l'éolien
38:18et sur le solaire
38:19contre l'avis du gouvernement
38:21c'est un député LR
38:22qui avait déposé
38:23cet amendement
38:24est-ce une fracture
38:25de plus
38:26au sein du socle commun ?
38:27Alors ce qu'on n'a pas dit
38:28c'est que les mêmes députés
38:30dans la même soirée
38:31ont voté
38:33une augmentation
38:34de la production
38:34d'énergie renouvelable
38:35donc ce que les gens
38:37n'ont peut-être pas vu
38:37c'est que dans ce texte
38:38il n'est pas applicable
38:40parce que si on l'a
38:41si il est voté en l'état
38:42il va falloir qu'il y ait des gens
38:43quand même qu'il regarde
38:43comment on peut tout à la fois
38:45augmenter la production
38:47et faire un moratoire
38:48Donc il faudra que la majorité
38:48vote contre ?
38:50Ce que je peux vous dire
38:50là aussi c'est utile
38:51qu'on ait tous bien en tête
38:52sur quelques réalités
38:53le nucléaire aujourd'hui
38:55a autant de capacités
38:57de production d'électricité
38:58que l'hydroélectrique
39:00l'éolien
39:00et le solaire réunis
39:01ce qui veut dire que
39:03si nous n'avions pas
39:04l'hydroélectricité
39:05le solaire
39:06et l'éolien
39:07nous produirions
39:08dans notre pays
39:09la moitié
39:10de ce que nous produisons
39:11aujourd'hui
39:11donc là aussi
39:12soyons dans la réalité
39:14les énergies renouvelables
39:15sont une source
39:16évidemment importante
39:17d'électricité dans notre pays
39:18mais visiblement ça nous coûte
39:18extrêmement cher
39:19ce que dit Marine Le Pen
39:20c'est que ça représente
39:21300 milliards de budget
39:23ce financement
39:24cette aide
39:25pour le développement
39:26des énergies renouvelables
39:26est-ce que quelqu'un croit que
39:27créer des centrales nucléaires
39:30est gratuit ?
39:31Est-ce que quelqu'un croit
39:31que faire la maintenance
39:33des centrales nucléaires
39:33c'est gratuit ?
39:34Est-ce que quelqu'un croit
39:35qu'on peut dans ce pays
39:36considérer qu'il y a des choses
39:38qui seraient très peu chères
39:40et que nous ne les ferions pas
39:42alors que nous avons
39:42la situation budgétaire
39:43d'aujourd'hui
39:43et qu'il y a des choses
39:44très coûteuses
39:45qu'on s'obligerait à faire ?
39:46Ce que je peux vous dire
39:47c'est que nous voulons
39:48produire de l'électricité
39:49nous voulons rester
39:50le premier pays
39:51en termes de quantité
39:53d'électricité décarbonée
39:55parce qu'en ayant
39:56cette électricité décarbonée
39:57nous sommes aussi devenus
39:58le pays le plus attractif
39:59par exemple
39:59pour l'intelligence artificielle
40:00Vous n'êtes pas revenu
40:03sur le point clé
40:04de cette question
40:04qui était cet amendement
40:06déposé par un député LR
40:08il est censé faire partie
40:10du socle commun
40:11est-ce que c'est un problème ?
40:12Oui
40:12Ce qui est un problème
40:13c'est de laisser croire
40:13aux Français
40:14que nous aurions
40:15un modèle énergétique
40:16dans lequel il n'y a plus
40:17rien à investir
40:17que tout est fait
40:19et que tout va marcher
40:20tout seul
40:21pour les décennies qui viennent
40:22Est-ce qu'il faut
40:23une programmation d'énergie ?
40:24Oui
40:24Est-ce qu'il nous faut
40:25du nucléaire
40:26et du nucléaire en plus ?
40:27Oui
40:27Est-ce qu'il nous faut
40:28des énergies renouvelables
40:29et des énergies renouvelables en plus ?
40:30Oui
40:31Est-ce qu'aujourd'hui
40:32ce texte
40:33je vous le dis
40:33je ne suis pas parlementaire
40:35je ne vais pas voter
40:36mais est-ce que ce texte
40:37aujourd'hui
40:38il est cohérent
40:39dans les votes
40:40qui ont eu lieu
40:40quels que soient
40:41les députés
40:41qui ont déposé
40:42tel ou tel amendement ?
40:43La réponse est non
40:44puisque je vous dis
40:45qu'il y a tout à la fois écrit
40:46qu'on va augmenter la production
40:47et en même temps
40:48à faire un moratoire
40:49alors ce en même temps là
40:50il y a beaucoup de en même temps
40:50que je revendique
40:51mais alors celui-là
40:52il ne marche pas
40:52donc les parlementaires
40:54feront leur travail
40:55le texte n'est pas fini
40:56il y aura encore
40:57le travail aussi du Sénat
40:59la commission mixte paritaire
41:00Vous parliez du développement
41:01du nucléaire
41:02et des nouvelles centrales
41:03indispensables
41:04ça coûte 100 milliards d'euros
41:07est-ce qu'il y a
41:08un début de milliards
41:10pour financer
41:10ce programme nucléaire ?
41:12Bien sûr
41:12et puis ce n'est pas
41:13que des milliards publics
41:15c'est avec des mécanismes
41:16financiers responsables
41:18Vous savez qu'on a eu
41:19quelques d'ailleurs
41:20discussions
41:21qui ont amené
41:22à des changements
41:23très importants
41:23de gouvernance
41:24sur ce sujet
41:24et moi je suis garante
41:26d'une chose
41:26c'est de dire à la fois
41:28il faut qu'on soit
41:28très raisonnable
41:30évidemment dans la manière
41:31dont nous construisons
41:32ça financièrement
41:32il faut qu'on soit absolument
41:34sûr de la sécurité
41:37de nos installations
41:37c'est pour ça qu'on fait
41:38maintenant des EPR
41:39qui sont beaucoup plus sûrs
41:41que les centrales
41:41que nous avions par avant
41:42et puis il y a une troisième chose
41:43qui pense que notre pays
41:45a un avenir
41:46si elle ne produit pas
41:46de l'électricité
41:47parce qu'aujourd'hui
41:48on a une grande chance
41:49c'est qu'on est souverain
41:50on est tellement souverain
41:51qu'on exporte de l'électricité
41:52dans toute l'Europe
41:52donc c'est une chance pour nous
41:54ça veut dire que nous avons
41:55encore la capacité
41:55d'avoir plus d'industrie
41:57de nous décarboner davantage
41:58le plus gros de notre énergie
41:59reste de l'énergie carbonée
42:01mais dans sa globalité
42:02on parle beaucoup d'acier
42:03on parle d'arcelorbitale
42:04heureusement qu'on a l'électricité
42:06pour pouvoir faire demain
42:07de l'acier dit vert
42:08compétitif
42:09vous voyez
42:09ça contribue aussi
42:10à notre industrialisation
42:11que d'avoir ces capacités
42:12et ceux qui vous disent
42:13je le redis
42:14qu'on va pouvoir avoir
42:15un avenir en France
42:16sans investir un euro
42:17dans l'énergie
42:18ce sont des gens
42:18qui mentent aux français
42:19en tout cas
42:20tout ça donne l'impression
42:21d'un cafouillage
42:22assez important au Parlement
42:24notamment au sein
42:25du socle commun
42:26il y a eu un autre cafouillage
42:27et également
42:28c'est sur le dispositif
42:29MaPrimeRénov'
42:30le dispositif
42:31qui vise à accompagner
42:32les ménages
42:33pour leurs travaux
42:33de rénovation énergétique
42:35il a été suspendu
42:36puis réintroduit
42:37mais seulement pour
42:38quelques gestes
42:40pas pour toutes
42:41les rénovations globales
42:42est-ce que vous reconnaissez
42:44que là aussi
42:45la communication
42:46a été très compliquée
42:47pour les français
42:47de la part du gouvernement
42:49il n'y a aucun cafouillage
42:49il n'y a une grande responsabilité
42:51je suis ministre des comptes publics
42:53il y a plus de 3 milliards d'euros
42:54dans le budget
42:54pour aider les ménages
42:56en particulier modestes
42:57à faire des rénovations énergétiques
42:59à ce que leur maison
43:00ne soit pas des passoires thermiques
43:01et qu'ils ne se ruinent pas
43:02pour comprendre les français
43:03à qui on dit on suspend
43:05puis à qui on réintroduit
43:06je vais expliquer
43:06parce que je pense
43:07que les choses sont assez simples
43:08aujourd'hui
43:09on a à peu près
43:10une estimation
43:11que dans ces 3 milliards
43:12un peu plus de 3 milliards d'euros
43:133 milliards et demi même
43:14il y a 20% des dossiers
43:15qui sont déposés
43:16qui sont frauduleux
43:17qui sont des fausses factures
43:19qui sont des faux travaux
43:20qui sont même
43:21des réseaux de criminalité organisés
43:23qui prennent la primaire d'oeuvre
43:23et qui vont le mettre ensuite
43:24sur des comptes bancaires à l'étranger
43:25est-ce que moi
43:26ministre des comptes publics
43:27je peux tolérer ça
43:28est-ce que je laisse faire
43:29sous prétexte que
43:30c'est une très bonne politique
43:31que nous voulons continuer
43:32la réponse est non
43:33donc nous avons effectivement
43:35pris une décision
43:36qui est de dire
43:37les dossiers
43:38qui sont
43:39en cours d'étude
43:40s'ils sont honnêtes
43:42ils seront payés
43:43et ils seront payés
43:43dans les jours qui viennent
43:44dans les semaines qui viennent
43:45il n'y a évidemment
43:45aucun délai sur le sujet
43:47et nous avons pris la décision
43:48que tout ce qui était
43:49de la fraude
43:50allait être retiré
43:51et on a dit
43:52et on a dit
43:53au 15 septembre
43:54nous réouvrirons le guichet
43:55pour que tout l'argent
43:56que les fraudeurs
43:56nous auront permis de libérer
43:58soit utile pour les français
43:59je ne vois pas
44:00qu'est-ce que vous gage
44:00vous savez
44:01je peux vous retourner la question
44:02qu'est-ce que les français
44:04auraient dit
44:04si un jour
44:05ils avaient découvert
44:06qu'avec leurs impôts
44:08qu'avec leurs impôts
44:09nous financions
44:10des réseaux de fraude
44:10qui partent à l'étranger
44:11donc moi c'est aussi
44:12ma responsabilité
44:13de dire les choses aux français
44:14et d'agir
44:14donc c'est ce qu'on fait
44:15et je pense que les gens
44:16comprennent très bien
44:17ce qu'on fait
44:17en ce sens
44:18est-ce que vous allez revenir
44:20ou pas
44:20sur les avantages fiscaux
44:22pour les services
44:22à la personne
44:23c'est ce que pense
44:24Jean-Louis Bourleau
44:25qui était invité de RTL
44:26vendredi matin
44:27il a dit
44:27vous ne le ferez pas
44:28c'est pas une question
44:30de faire ou pas faire
44:31de quoi on parle
44:32vous savez qu'il y a
44:33des niches fiscales
44:34parce que nous avons
44:35des impôts très élevés
44:36et donc on a inventé
44:37plein de mécanismes
44:37pour baisser les impôts
44:39parfois très justifiés
44:40parfois il y a très longtemps
44:42et les parlementaires
44:43nombreux font leur travail
44:44de se dire
44:45est-ce que ça marche
44:45ça marche pas
44:46donc ça reste ouvert
44:47comme sujet
44:47non je vais vous dire
44:48très simplement
44:48il y a des choses
44:49sur lesquelles
44:50on sait tous que ça fonctionne
44:51le crédit d'impôt
44:53au service à la personne
44:53pour les gardes d'enfants
44:54ça marche
44:55on n'y touchera pas
44:56le crédit d'impôt
44:57au service à la personne
44:58pour les personnes âgées
44:59ça marche
44:59on n'y touchera pas
45:00le crédit d'impôt
45:01sur les services à la personne
45:02pour les personnes handicapées
45:03ça marche
45:04et on n'y touchera pas
45:05ensuite il y a des parlementaires
45:07moi je respecte
45:07notre démocratie
45:08qui font un travail
45:09et qui nous demandent
45:11des chiffres
45:11des évaluations
45:12vous avez commencé une liste
45:13vous ne l'avez pas achevée
45:14pour les femmes de ménage
45:15pour le jardinage
45:16parce que sur ce sujet
45:17les parlementaires
45:18la cour des comptes
45:19beaucoup de gens
45:20et donc moi
45:21je cherche un compromis
45:22je vous ai dit
45:23avec force
45:24je pense que vous l'entendez
45:25ce que nous ne toucherons pas
45:27ensuite
45:28la deuxième boussole pour moi
45:29la deuxième boussole pour moi
45:31le grand jury
45:32tout est politique
45:34travail au noir
45:35et donc si la proposition
45:36que les parlementaires nous font
45:37c'est d'encourager le travail
45:38dissimulé
45:39comme on l'appelle
45:40on dira non
45:41c'est une question
45:43en fait assez simple
45:43bon on est passé à la suite
45:45ça a été une semaine difficile
45:47pour votre famille politique
45:48mardi c'est le texte
45:50sur la simplification
45:50de la vie économique
45:52qui a été adoptée
45:53en supprimant au passage
45:54les ZFE
45:55les zones à faible émission
45:56dans les centres-villes
45:57jeudi
45:57nous en avons parlé
45:58un moratoire
45:59sur les nouvelles installations
46:00éoliennes ou solaires
46:01a été adopté
46:02et puis
46:02tout ça en fait
46:04parce que le groupe
46:05Renaissance notamment
46:06n'était pas mobilisé
46:07ou discipliné
46:08la question est assez simple
46:09est-ce que Gabriel Attal
46:10est un chef ?
46:12Gabriel Attal
46:13est un chef de parti
46:13il est un chef de groupe
46:14et puis
46:15il est je peux vous dire
46:16quelqu'un qui croit
46:17fondamentalement
46:17à l'écologie
46:18au bon équilibre
46:20entre les obligations
46:20et effectivement
46:22les installations
46:22mais ensuite
46:24moi je suis membre
46:26du gouvernement
46:26nous faisons des propositions
46:28et le parlement
46:28par définition
46:29est souverain
46:29je ne crois pas
46:30qu'aujourd'hui
46:31nous ayons un problème
46:31de chefage
46:32ou de chefferie
46:33nous avons aujourd'hui
46:35un paysage politique
46:36fragmenté
46:37où certains
46:38en totale incohérence
46:39avec leurs propres convictions
46:40font des coups
46:41vous parlez des républicains
46:42je parle des extrêmes
46:44je parle de certains
46:45qui de manière individuelle
46:46font des coups
46:47est-ce qu'on a aujourd'hui
46:48alors qu'on cherche
46:49de la stabilité
46:50de la responsabilité
46:51du service des français
46:51cet espace pour faire des coups
46:53c'est la liberté des parlementaires
46:54est-ce que je le regrette ?
46:56évidemment
46:56parce que vous voyez
46:57sur la simplification
46:58sur les ZFE
46:59sur beaucoup de sujets
47:00où depuis des années
47:01on cherche le bon équilibre
47:02on cherche à faire les choses
47:03en ayant incitation
47:05obligation
47:05pourquoi ?
47:06parce que derrière
47:07c'est notre existence même
47:08on vit une canicule
47:09on avait un département français
47:11à Mayotte
47:12se faire raser
47:13par un cyclone
47:13est-ce qu'on pense
47:14qu'on peut attendre
47:15et laisser là aussi
47:16les choses attendre
47:172027 ou je ne sais quoi
47:18pour résoudre les problèmes
47:20la réponse est non
47:21donc là aussi
47:21responsabilité en gagnant
47:22en tout cas la scène
47:22n'a vraiment pas été bonne
47:23pour Gabriel Attal
47:24puisque la loi sur la justice
47:25des mineurs
47:26qu'il portait
47:28a été en bonne partie
47:29censurée
47:30par le conseil constitutionnel
47:31est-ce que là aussi
47:32c'est un désaveu
47:33pour l'ancien premier ministre ?
47:35vous voyez le contexte
47:36dans lequel nous parlons
47:38nous avons des jeunes
47:38très jeunes
47:39qui commettent
47:40des actes irréparables
47:42nous avons
47:43sur le sujet
47:43de la justice des mineurs
47:44depuis des années
47:45des débats difficiles
47:47sur la manière
47:48de trouver le bon équilibre
47:49d'une société qui change
47:50c'est-à-dire que la loi
47:50a été mal préparée ?
47:52tout n'a pas été censuré
47:53il y a évidemment
47:54des avancées dans ce texte
47:55il y a évidemment
47:57ensuite un conseil constitutionnel
47:58qui décide
47:58de fixer une jurisprudence
48:00est-ce que ça doit nous empêcher
48:01d'y réfléchir ?
48:03non
48:03est-ce qu'il ne fallait pas
48:04réfléchir au sujet ?
48:05évidemment qu'il fallait réfléchir
48:06est-ce que vous êtes favorables
48:07comme Gérald Darmanin
48:08à la baisse
48:09de la majorité pénale
48:11à 16 ans ?
48:11mais ça aussi
48:12c'est un débat
48:13qu'il faut qu'on ait
48:13en tant que société
48:14est-ce que c'est
48:15sur tous les sujets
48:16pas sur tous les sujets
48:17qu'est-ce qu'en disent
48:18les magistrats
48:18qu'est-ce que ça changerait
48:20dans la réalité
48:20c'est des bons débats
48:22mais là aussi je le dis
48:23soit on reste
48:24dans ce qu'est la France
48:25dans ce qu'elle a parfois
48:26je peux vous le dire
48:27de plus désespérant
48:27et c'est pas tellement
48:28la France et les Français
48:29c'est nous
48:30la classe politique
48:31c'est qu'on se fait gouverner
48:32par les non-dits
48:33on considère
48:34que c'est trop compliqué
48:35que c'est trop chargé
48:36symboliquement
48:37que c'est trop difficile
48:38et donc on fait quoi ?
48:39on fait croire aux gens
48:40qu'on s'occupe des choses
48:40et on s'en occupe pas
48:41c'est pour ça que je vous ai
48:42une question
48:42qu'on va pouvoir laisser ça
48:45à 2027
48:46c'est un débat
48:47il sera ouvert
48:48il y a des arguments
48:49nous verrons ensuite
48:50où se trouve la bonne ligne
48:51mais là aussi
48:52je souhaite que
48:53sur tous les sujets
48:54nous ne nous interdisions
48:55pas de réfléchir ensemble
48:56à où sont les points d'équilibre
48:58autre débat sur l'immigration
49:00est-ce que l'immigration
49:00est indispensable
49:01à notre économie
49:02et à la préservation
49:03de notre modèle social
49:04ou pas ?
49:06alors
49:06je vois où vous voulez
49:08m'emmener
49:08non non
49:09c'est une question assez simple
49:10il y a deux choses
49:10moi je vais vous dire
49:11très simplement
49:11l'immigration
49:12d'hommes et de femmes
49:14qui depuis des décennies
49:16enrichissent notre pays
49:17et apportent des compétences
49:18s'intègrent
49:19et viennent par les voies légales
49:20c'est quelque chose
49:21que je pense
49:21nous n'avons pas
49:22on voit ce qui se passe
49:23aux Etats-Unis
49:23est-ce que vous considérez
49:24qu'en France
49:25il faut absolument
49:26de l'immigration
49:27et que c'est indispensable
49:28pour notre économie
49:29et pour la préservation
49:30de notre modèle social
49:31pour le financer ?
49:31je sais qu'il y a une chose
49:32qu'il ne faut pas
49:32c'est nous laisser
49:35déborder par une immigration
49:37illégale animée
49:38par des passeurs
49:39qui gagnent beaucoup d'argent
49:40sur la détresse humaine
49:41dans les attributions
49:43vous savez
49:43de ministre des comptes publics
49:44je suis aussi ministre
49:44des douanes
49:45et je suis ministre
49:46du contrôle
49:47des flux financiers illicites
49:49et je peux vous dire
49:50qu'il y a quelque chose
49:51qui est absolument choquant
49:53c'est quand vous voyez
49:54les masses financières
49:56que les passeurs gagnent
49:58en dizaines
49:59centaines de millions
50:00d'euros
50:00en faisant venir
50:02dans des conditions
50:02sordides
50:03des hommes et des femmes
50:04qui sont exploités
50:05donc que nous ayons
50:06une ligne très ferme
50:08très claire
50:08sur l'immigration
50:08illégale est une chose
50:09que nous permettions
50:11à des étudiants
50:12à des innovateurs
50:13à des hommes et des femmes
50:14qui veulent travailler ici
50:15de venir
50:16dans un cadre
50:17contrôlé
50:17régulé
50:18organisé
50:19je n'y vois pas
50:20évidemment d'inconvénients
50:21mais
50:21si on réduit le débat
50:23à est-ce que vous êtes
50:24pour ou contre l'immigration
50:25on dénature le débat
50:27et au fond
50:28on ne dit pas
50:29là aussi la vérité
50:30aux français
50:30donc je pense
50:30qu'il faut qu'on ait
50:31cette ligne
50:31qui est celle
50:32de ce gouvernement
50:33qui est celle
50:34du ministre de l'Intérieur
50:35qui est celle
50:36de je crois
50:37tous les ministres de l'Intérieur
50:38avec lesquels j'ai eu
50:39la chance d'être
50:39dans cette oeuvre
50:41collective politique
50:42depuis 2017
50:43et qui est une ligne
50:44sur laquelle je suis
50:45tout à fait à l'aise
50:45de vous répondre
50:46comme je viens de le faire
50:46Amélie de Montchalin
50:52le macronisme
50:54va-t-il disparaître
50:55comme le dit
50:56votre collègue
50:57du gouvernement
50:58la porte-parole
50:58Sophie Primard
50:59en 2027
51:01il y a une certitude
51:02Emmanuel Macron
51:03ne sera plus
51:04notre président
51:04qui sera son successeur
51:06mais j'ai aussi
51:07une certitude
51:07celui ou celle
51:09je vais vous faire
51:10un scoop
51:10je ne serai pas candidate
51:11mais celui ou celle
51:12qui pour moi
51:14aura les épaules
51:16et ce que je souhaite
51:17voir être candidat
51:18puis être
51:19j'espère élu
51:20c'est celui ou celle
51:22qui pourra incarner
51:23la chose dans laquelle
51:24je crois fondamentalement
51:25c'est le dépassement
51:26toute personne
51:27qui envisage 2027
51:28avec l'idée
51:28qu'il aura raison tout seul
51:30avec son strict camp politique
51:31sans regarder
51:33ce qu'est aujourd'hui
51:33la fragmentation politique
51:34et sociale
51:35donc si le macronisme
51:36c'est de croire au dépassement
51:38non il n'est pas fini
51:39il y a une personnalité politique
51:40qui sort un livre
51:41la semaine prochaine
51:42c'est Dominique de Villepin
51:43et il dit notamment
51:43il est temps de se réveiller
51:45il faut déchirer
51:46les voiles d'illusion
51:47qui recouvrent les réalités
51:48il ferait un bon candidat
51:50selon vous
51:50pour 2027
51:51moi vous savez
51:52je reviens
51:53qu'est-ce qui comptera pour moi
51:54qu'une personnalité
51:56émerge
51:57avec une ligne
51:59qui est de
51:59réunir les français
52:01qui veulent que nous avancions
52:02et que nous agissions
52:03si cette présidentielle
52:05c'est que chacun
52:06vous voyez
52:06cherche les 10%
52:07de l'électorat
52:08pour avoir raison tout seul
52:10nous n'aiderons pas le pays
52:11et moi je souhaite
52:12que nous ayons un débat
52:13sur les réformes à faire maintenant
52:15les réformes à faire pour plus tard
52:17le monde qui change
52:18on vient d'en parler aussi
52:20dès le début de cette émission
52:20des obligations
52:22des priorités
52:23que nous fixons au pays
52:24et je souhaite y prendre ma part
52:25mais je souhaite prendre ma part
52:27dans un débat
52:27où nous n'oublions pas une chose
52:28c'est que le but d'une présidentielle
52:30c'est pas d'avoir raison tout seul
52:31c'est de réunir un pays
52:33de faire travailler
52:34les gens raisonnables
52:36qui ont envie
52:36de servir les français
52:37avant tout
52:38et donc
52:38aujourd'hui je crois que
52:40vous voyez
52:40nous en sommes au tout début
52:41et je ne veux pas
52:42que nous perdions le temps
52:43avant 2027
52:44vous l'avez entendu
52:45les français demandent
52:46que nous agissions
52:47et si nous n'agissons pas
52:48alors cette élection
52:49elle sera volée
52:50parce qu'elle se passera
52:51avec le risque du chaos
52:53elle se passera
52:54avec le risque
52:54d'instabilité financière
52:55et donc nous avons
52:56une immense responsabilité
52:57c'est le dernier moment
52:58d'avoir le courage d'agir
53:00et vous voyez
53:00j'y suis engagée
53:01tous mes collègues le sont aussi
53:03nous voulons en ce sens réussir
53:04merci beaucoup
53:06pour ce grand jury
53:07bon dimanche à tous
53:07on se retrouve la semaine prochaine
53:08le grand jury
53:10RTL
53:11Le Figaro
53:11Public Sénat
53:12M6
53:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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