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  • il y a 4 mois

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00:00Si évoquons les questions de sécurité intérieure, elle évidemment préoccupe beaucoup les Français
00:03parce qu'ils y sont confrontés dans leur quotidien.
00:06Il y a eu cette attaque à Marseille, 5 personnes blessées à coup de coteau par un ressortissant tunisien.
00:11La Tunisie qui dénonce, alors que tout a été fait dans les règles par les policiers,
00:15un meurtre, je cite, injustifié.
00:17Elle demande une enquête rapide à la France.
00:20Bon, voilà, il y a cette réaction.
00:21Le quai d'Orsay ne semble pas s'en formaliser plus que nécessaire.
00:25Est-ce que la parole de la France a été déconsidérée à ce point qu'on ne la prenne plus en compte ?
00:32Je ne dirais pas ça.
00:34D'une certaine manière, je me réjouis que les autorités tunisiennes considèrent,
00:40ce qui serait justifié, que l'enquête produira tous ses effets,
00:44que nous aurons une enquête judiciaire.
00:46Vous enlevez le meurtre injustifié.
00:48Ça ne se passe pas dans tous les pays comme ça.
00:49Mais diplomatique.
00:50Non, mais ce que je veux dire, c'est que ça ne se passe pas dans tous les pays comme ça.
00:52Donc, ça veut dire que ça fait confiance à notre système d'enquête,
00:55à notre police qui fera cette enquête, et au système judiciaire.
00:58Je pense que c'est comme ça que je voudrais.
01:00Je voudrais que je souhaite interpréter ce message.
01:03Je vous pose une question politique.
01:05Avec un sourire.
01:05Il faut de l'oxygène pour l'oxygène.
01:07Non, non, non, on découvre, on est qu'une chose de nouveau,
01:09c'est que le président tunisien, dont je n'arrive pas à en tenir le nom,
01:12est un adepte des droits de l'homme.
01:14C'est quelque chose qu'il ne nous avait pas prouvé jusqu'ici,
01:16ni à sa population, ni à la façon dont il gère ce pays,
01:19ni à la façon dont il fout les gens dehors chez lui,
01:22et qu'il les emprisonne, et sans doute les tue.
01:24Ou les met dans le désert quand c'est de l'immigration qui vient de l'Afrique subsaharienne.
01:28Donc, là, il y a un petit changement pendant l'été, je ne sais pas.
01:31À moins, Catherine, soyons cyniques,
01:35qu'il constate qu'il n'aurait jamais dû être tué,
01:37puisque cet homme aurait dû être en prison.
01:39Parce qu'il avait été condamné à de la prison de femmes en mai dernier.
01:41Peut-être que c'est ce qui choque le président tunisien.
01:43La faiblesse et le laxisme des autorités françaises.
01:46Renvoyer en Tunisie, parce que s'ils veulent les reprendre
01:50pour éviter effectivement qu'ils commettent le pire et qu'ils soient neutralisés,
01:54ils n'ont qu'à les reprendre.
01:55C'est une honte absolue, ce communiqué.
01:57Parler de meurtre injustifié, c'est une honte absolue.
02:00Mais ce qui est encore plus honteux, c'est la lâcheté du Quai d'Orsay.
02:04La lâcheté du Quai d'Orsay, pas de réaction officielle.
02:06La Tunisie a convoqué notre chargé d'affaires à Tunis.
02:10Nous n'avons convoqué absolument personne.
02:12On est beaucoup plus rapide quand il s'agit de convoquer un ambassadeur américain
02:15ou de parler de somnambulisme face à Vladimir Poutine.
02:19Parce que face à la Tunisie ou face à l'Algérie,
02:22Emmanuel Macron, ça fait longtemps qu'il a pris des somnifères.
02:24Et il y a une source diplomatique qui dit au service politique de CNews,
02:28la France est en contact étroit avec les autorités tunisiennes
02:31à ce sujet pour leur apporter toutes les informations
02:34visant à préciser les circonstances exactes de l'affaire.
02:37Mais on est ventre à terre.
02:39Ventre à terre, matin, midi et soir, face à l'Algérie ou face à la Tunisie.
02:43C'est une honte absolue.
02:45Ce qui m'intéresse dans cette affaire, c'est en effet moins l'émetteur que le récepteur.
02:49Moi, j'attends une réaction à l'ancienne, même pas du tout diplomatique,
02:52en disant de quoi vous parlez ?
02:54Ce que vous dites est absolument honteux.
02:56On ne vous permet pas de s'adresser à la France de cette manière.
02:59Un truc un peu viril, un peu une sorte des codes de la diplomatie.
03:03Écoutez, ce message est absolument inadmissible.
03:05On devrait prendre des sanctions immédiates.
03:07Ils accusent d'un meurtre.
03:08Alors que les policiers ont fait un travail absolument admirable,
03:11que ça se passait au milieu d'une foule
03:12qui ont fait preuve d'un professionnalisme incroyable.
03:16Non, mais vraiment, ce n'est pas possible.
03:17Un peu viril, imaginez, Georgia Melloni,
03:18si la Tunisie se permettait de dire que...
03:20Oui, ils vont être décorés, d'ailleurs, pour l'acte qu'ils ont fait.
03:23Les huit policiers vont être décorés, effectivement.
03:26La décision a été prise hier, donc 24 heures après les faits.
03:29Et je pense que ça permet de clore le sujet.
03:33Moi, ce que je trouve très étonnant dans cette réaction de la Tunisie,
03:36c'est que le paradoxe, la coopération entre la France et la Tunisie
03:39se passe plutôt correctement.
03:41C'est un des pays du Maghreb avec lequel la France a encore de bonnes relations.
03:46Ensuite, le deuxième sujet,
03:47c'est que quand un de vos ressortissants commet un acte comme celui-ci
03:52de manière aussi effroyable et lamentable,
03:54moi, je me ferais, mais tout petit.
03:56C'est la honte absolue.
03:58Non, mais on donne le leçon à absolument personne.
04:00C'est-à-dire que ce type-là, il vient de Tunisie,
04:02il a fui son pays,
04:04il a vécu...
04:05Il n'a jamais travaillé, d'ailleurs, sur le territoire national.
04:08Il n'a rien apporté au pays.
04:09Moi, je pense que le sujet est plus à regarder du côté de la politique intérieure.
04:13Pourquoi est-ce que les autorités tunisiennes font ça ?
04:16Je pense que c'est parce qu'il y a une contagion
04:19qui est en train de prendre,
04:19qui a commencé en Algérie
04:20et qui est en train de se propager à beaucoup de pays
04:23et où dire qu'on est anti-français,
04:25humilié à la France,
04:26est devenu un fonds de commerce pour se maintenir au point.
04:29Je pense absolument, comme Dragnel,
04:31qu'il y a pays du Sahel, Algérie, etc.
04:34Une espèce de façon de se défausser d'une responsabilité
04:39sur la gestion de ses affaires intérieures propres
04:41et que la France a le dos large.
04:43À un moment, c'est vrai qu'il y a une parole
04:45qui est attendue, rectifiant les choses.
04:48Je faisais tout à l'heure un peu d'ironie,
04:50mais je pense qu'il y a un recadrage.
04:54On va écouter dans un instant
04:56un syndicat de police qui a été révulsé par les propos de la Tunisie.
04:59Mais d'abord, on fait le rappel des titres de l'actualité
05:0118h30 avec Augustin.
05:02Donadier, bonsoir Augustin.
05:03Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
05:08C'est officiel.
05:09Jean-Michel Aulas se présente finalement pour la mairie de Lyon.
05:13L'ancien patron de l'Olympique lyonnais l'a annoncé aujourd'hui.
05:15Je prends la responsabilité d'ici quelques jours
05:17de me lancer dans l'aventure sans étiquette,
05:19mais avec le soutien des gens les plus dynamiques.
05:22Ce dernier a tenu un point presse
05:24avec le député républicain Laurent Wauquiez
05:26et Pierre-Olivier, le maire LR du 2e arrondissement de Lyon,
05:28qui retire sa propre candidature pour le soutenir.
05:32Un nouveau refus d'obtempérer.
05:34Hier, 3 policiers ont été blessés en Seine-et-Marne.
05:37Un conducteur a percuté leur véhicule
05:39dans le cadre d'un refus d'obtempérer à Sevran.
05:41Un des policiers a fait usage de son arme.
05:43Laurent Nunez, le préfet de police de Paris,
05:45assure que tout est mis en oeuvre pour identifier
05:47et interpeller rapidement l'auteur de ces faits,
05:49qui est toujours en fuite.
05:51Et Enrico Macias interdit de chanter en Turquie.
05:54L'artiste devait se produire sur scène ce vendredi à Istanbul,
05:58mais son concert a finalement été interdit
06:00en raison de son soutien à Israël.
06:02Officiellement, le gouvernement d'Istanbul
06:03dit vouloir prévenir toute manifestation
06:06en marge du concert.
06:08Le chanteur français a réagi.
06:09Il se dit profondément surpris et attristé
06:11de ne pas pouvoir retrouver son public.
06:13Effectivement, c'est une route absolue.
06:15Un dernier mot concernant cette affaire avec la Tunisie.
06:17Écoutez, Fabien Van Emelrich,
06:19le patron d'Allianz, syndicat de police,
06:21qui considère non seulement que les propos
06:23tenus par la Tunisie sont inacceptables,
06:25mais que la police n'est plus respectée
06:26à cause de l'État français.
06:28C'est la situation de la France qui ne va pas.
06:30C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tout le monde s'essuie,
06:32on est un paillasson, on s'essuie tous sur le drapeau français
06:35et on se permet de nous donner des leçons de morale
06:38autant en interne qu'en externe.
06:40C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on n'est plus respecté,
06:41l'État français n'est plus respecté.
06:43D'ailleurs, la police ne l'est plus à cause de l'État français.
06:45Et on se retrouve dans une situation chaotique
06:47où, malheureusement, on n'arrive plus rien à gérer.
06:50Parce que si la Tunisie nous donne des leçons de morale,
06:52en France, il y a les bien-pensants
06:54qui nous donnent aussi des leçons de morale
06:56et tout le monde se permet de dire tout et n'importe quoi.
06:59Donc, le malaise, il est là.
07:02Le fonctionnaire de police, il fait ce qu'il peut.
07:03Moi, je vois bien la déliquescence de notre pays.
07:07C'est ça qui m'inquiète le plus.
07:08Quand on dit, nous, à l'Alliance Police Nationale,
07:10qu'on est proche du chaos, de l'insurrection en interne,
07:12et bien, ça montre bien que, d'une façon ou d'une autre,
07:15plus personne ne nous respecte.
07:16On fait peur à plus personne.
07:17C'est un constat tristement réaliste, Gauthier Le Brette ?
07:20Il fait évidemment référence aux propos du président de la République
07:23qui a lâché le policier qui a malheureusement tiré sur Naël
07:27entraînant la mort du jeune homme.
07:29Là, évidemment, Emmanuel Macron.
07:30D'ailleurs, il n'a pas félicité les policiers
07:33qui sont intervenus à Marseille.
07:35Intéressant.
07:36Pas un mot du président de la République.
07:38D'ailleurs, il ne tweet plus que sur l'international.
07:40Ce qui se passe en France, globalement,
07:41dans nos frontières hexagonales...
07:42Il en a parlé, il en a parlé aujourd'hui.
07:44Il a parlé de la responsabilité au parti politique.
07:46Oui, d'accord, la responsabilité.
07:47Il a parlé de stabilité aussi.
07:49Ça, c'est pour montrer, justement, qu'il s'intéresse toujours,
07:51même s'il s'intéresse à la situation nationale.
07:53Non, mais quand on ose, quand Emmanuel Macron,
07:55parler de stabilité, l'homme qui a fait la dissolution,
07:57qui accepte que François Bérou convoque une session,
08:00enfin, de convoquer une session extraordinaire du Parlement
08:02pour faire plaisir à François Bérou,
08:03pour faire un vote de confiance,
08:04sachant très bien qu'il va tomber,
08:06remettant de l'instabilité au milieu de l'instabilité,
08:08franchement, on peut se tenir les causes.
08:10S'il ne s'intéresse plus au niveau national,
08:12peut-être, elle s'en vient.
08:13Quatrième, dernier mot avant la pause.
08:15Si on parle du vote de lundi,
08:17je crois que le président a cru que François Bérou
08:20s'était engagé,
08:22qu'il ne pouvait pas imaginer qu'un grand politique
08:24qui avait voulu être Premier ministre...
08:28Alors, il faut citer Nicolas Sarkozy
08:29qui dit que la politique, c'est pour les professionnels,
08:31effectivement.
08:32C'est bon.
08:32C'est bon.
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