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  • il y a 5 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre avec un extrait des GG ce matin sur RMC.
00:07Une rêve partie dans l'Aude sur les lieux des incendies qui ont ravagé le département.
00:11Est-ce un manque de respect ?
00:13Les teuffeurs de Fonjoncousse dans le massif des Corbières sont toujours là.
00:16Environ 2500 personnes, ils ont pris possession des lieux théâtres du terrible incendie de cet été qui avait brûlé 17 000 hectares.
00:23Et pour l'éleveur de bovins des GG, Didier Giraud, c'est une honte.
00:26– Je re le fond, moi ce que je n'arrive plus à entendre, c'est que l'État, les préfets,
00:34vont prendre un arrêté pour repousser l'école, l'entrée de l'école parce qu'il tombe 4 gouttes d'eau.
00:40Et là, il y a 2000 personnes qui viennent sur le champ d'un paysan.
00:43Et à la fin, parce qu'ils font pression, on dit aux gendarmes, laissez-les passer.
00:46Mais merde, mais qu'on y foute l'armée, quoi !
00:48Et puis qu'on met des tanks au milieu des routes et puis on les empêche de passer.
00:52Parce que je n'arrive pas à comprendre comment à un moment donné, un préfet dit aux gendarmes,
00:56« Bon, ben finalement, laissez-les passer, c'est quand même invraisemblable, quoi ! »
01:00– Pierre Rondeau, est-ce que vous êtes d'accord avec Didier Giraud ?
01:03Est-ce qu'on aurait dû envoyer l'armée ou loin ?
01:05Quand même, pas mal de policiers.
01:07– Oui, oui, et non, attention, on peut être d'accord avec ce qui se passe
01:11et être choqué par ce que ces toffeurs sont en train de faire.
01:15Venir comme ça sur un champ après un incendie et sortir comme excuse.
01:20De toute façon, ça a cramé, donc on ne va déranger personne.
01:22Ça, c'est extrêmement choquant.
01:23Après, je n'irai pas jusqu'à envoyer des tanks pour des addistes.
01:27On peut leur empêcher de rentrer, on peut faire en sorte…
01:30– Dans la investissement, ça n'a pas été fait.
01:32– On peut faire plus d'efforts, mais attention, il y a un degré d'échelle
01:34entre leur demander gentiment de ne pas venir et d'amener les tanks.
01:37Les tanks, c'est quand même…
01:40Attention, on parle de gentils toffeurs qui écoutent de la musique techno bien arrosée.
01:46On ne va pas appeler l'armée pour ça, je pense que l'armée a autre chose à faire.
01:49Par contre, oui, au niveau de la situation, évidemment, c'est choquant.
01:52Moi, je n'arrive pas à mettre à leur place.
01:53En plus, je les ai entendus ce matin à la radio, leur argument, effectivement,
01:56de dire que ça a cramé, donc on ne dérange personne, on n'abîme rien, c'est déjà foutu.
02:02Je trouve ça, mais ce manque d'empathie, ce manque d'humanité,
02:05de se dire que des gens ont souffert, le pauvre agriculteur qui a perdu son champ totalement cramé,
02:13on lui dit non, mais ça va, t'inquiète, on va venir, on va foutre le bordel,
02:17parce que de toute façon, il n'y a rien et on va repartir.
02:19Juste un petit peu d'humanité, un petit peu d'empathie et oui, les engueuler,
02:25les condamner, mais pas appeler l'armée.
02:27Voilà, un petit peu de nuance, je n'appelle pas l'armée pour ça.
02:30– Alors, ils disent aussi qu'ils vont faire des dons, justement, pour replanter ces zones
02:34qui ont été incendies.
02:35– Si ça avait été, parce que j'en connais certains, comme ça,
02:39personnes un petit peu d'une mouvance zadiste, alternative d'extrême-gauche,
02:43qui viennent pour replanter, pour mettre en place la puériculture.
02:46– On n'est pas obligé de replanter en musique.
02:48– Voilà, c'est ça le truc, c'est que tu peux venir,
02:50tu peux donner de ton temps pour reboiser, replanter, redynamiser,
02:55ne va pas écouter de la musique, on le sait souvent,
02:56bien arroser et bien agrémenter.
02:58– En l'instant des tonnes de détritus, en plus, à bout d'un passage.
03:00– Perico Légas.
03:02– Je ne suis pas sûr que la végétation qui repoussera après
03:04sera exactement celle qui était là avant, je ne fais pas d'allusion.
03:08Quel est le seuil où le pouvoir public considère
03:10qu'il y a intervention des forces de l'ordre ?
03:13On va dire qu'une règle partie, ce n'est pas bien,
03:14ce n'est pas des gens violents ou agressifs.
03:17Si un jour, il y a des réunions de masse
03:18avec des intentions plus belliqueuses,
03:21quel est le seuil où l'État va dire, là, je ne peux pas laisser passer ?
03:24Il y a en France une institution qui s'appelle
03:25la Compagnie Républicaine de Sécurité.
03:27Pas besoin d'aller chercher l'armée ou la gendarmerie mobile.
03:30Aux États-Unis, c'est la garde nationale.
03:31Quand il y a une émeute ou un mouvement de masse,
03:33l'autorité de l'État est appliquée,
03:35les compagnies républicaines de sécurité ont été créées pour ça.
03:38– Donc il faut envoyer les CRS ?
03:40– On envoie les CRS, on dit à ces personnes,
03:42voilà, vous restez une journée, ce soir, vous êtes partis.
03:45On ne les chasse pas comme ça.
03:46Et puis si le soir, ils ne sont pas là,
03:48sans leur faire de mal, on peut envoyer des gaz d'acrymogènes.
03:51– Non, mais ce qui ne marche pas, c'est de réquisitionner le matériel.
03:53C'est le matériel qui peut être cher.
03:54– Vous savez, quand les agriculteurs font des manifestations,
03:56on leur prend leur permis de conduire,
03:58ils ne peuvent plus conduire leur tracteur.
04:00Et ils arrêtent tout de suite, ou les poids lourds.
04:01– Excusez-moi, ce dernier temps, on a été plutôt laxistes avec les agriculteurs.
04:04– Oui, sauf que…
04:05– On les a laissés manifester.
04:06– Je vous dis que lorsqu'on décide de ne plus être laxistes
04:09et qu'on leur dit maintenant, on arrête ou les grèves de camionneurs,
04:11on leur menace de leur confisquer leur permis de conduire,
04:13ce qui est très facile à faire, ils ne peuvent plus travailler.
04:15Ils ne sont plus assurés.
04:16Donc là, on dit à tous ces gens-là, permis de conduire volé, repris, voilà.
04:20– Il y a assez peu de transports en commun.
04:22– Non, non, mais il y a des véhicules, il y a beaucoup de véhicules.
04:25Je peux vous dire qu'on retire tous les permis de conduire,
04:26je peux vous dire que ça va les calmer.
04:27– Karine Galli ?
04:28– Non, mais moi je suis outré, je suis désolé,
04:29parce que là, on voit des images, les pins cachins,
04:31ils ont autre chose à faire.
04:32Alors, j'entends le côté…
04:33– Ce n'est pas les pins cachins sous des rêveurs.
04:35– Oui, oui, j'entends le côté Pierre Rondeau qui est très positif.
04:38Moi, si tous ces gens viennent en aide aux sinistrés,
04:42je dis bravo, mais là, ce qu'on a vu, ce n'est pas du tout le cas.
04:45C'est des gens qui se servent d'un drame pour aller faire la fête.
04:49On a entendu un chef triplement étoilé qui disait qu'il était outré.
04:52Je le comprends, il y a eu un mort.
04:53– Gilles Goujon.
04:54– Voilà, il y a eu une personne qui est décédée
04:56suite à ces incendies qui sont terribles
04:58et qui touchent la France et même le monde entier
05:00à chaque fois qu'il y a trop de chaleur.
05:03Je suis désolé, je trouve ça choquant.
05:06Déjà, la rêve, elle est interdite
05:07et en plus, tu l'as fait dans des endroits qui ont été sinistrés.
05:10Donc, c'est double dose.
05:11Moi, ce n'est pas l'armée parce que c'est exagéré,
05:13mais c'est interdiction totale.
05:15Effectivement, on réquisitionne le matériel
05:18parce que sans matériel, évidemment, pour mettre de la musique,
05:21il n'y a plus de pain caché.
05:22– On confisque.
05:23– Les GG ce matin sur RMC à la grève du 18 septembre
05:26est-elle vraiment utile ?
05:28Train, avion, métro, fonction publique,
05:30c'est un mois de septembre compliqué
05:31qui s'annonce avec le mouvement citoyen Bloquantou le 10
05:34et puis huit jours plus tard, le 18 septembre,
05:36une grande journée d'action syndicale
05:38et pour l'avocat des GG, Charles Consigny,
05:40ce sont toujours les mêmes qui font grève.
05:42– Pour moi, le contrôleur SNCF
05:45qui est le seul qui a échappé à la réforme des retraites
05:48de Macron d'il y a quelques années,
05:51là, la réforme récente,
05:53il n'a pas de raison d'être en grève, non.
05:55De même à la RATP, je suis désolé,
05:57vu les conditions de travail,
05:58il n'y a pas de raison d'être en grève,
05:59il ne faut pas exagérer.
06:00– Et dans la fonction publique, dans son ensemble.
06:03– On a du mal à avoir les mots d'ordre précis.
06:05– Mais parce qu'ils ne savent même plus pourquoi ils se battent.
06:07– Parce qu'ils ne savent même plus pourquoi ils se battent.
06:09– Mais c'est ce qui peut être terrible, Charles.
06:10– Je trouve que c'est énorme.
06:11– Pierre Rondeau, ça va un peu loin,
06:14ce que dit Charles Consigny,
06:15il ne savent même pas pourquoi ils font grève.
06:16– En plus, il a malheureusement raison,
06:18il ne savent même pas pourquoi ils se battent.
06:19Il y a le 10 septembre,
06:20l'appel à tout bloquer,
06:22qui n'émane pas des syndicats,
06:24qui émane directement d'une mouvance populaire
06:27sous les réseaux sociaux.
06:28– Et qui a été repris par l'extrême-gauche.
06:29– Qui a été repris par l'extrême-gauche
06:30et par certains syndicats.
06:32Donc ces mêmes syndicats ont le sentiment
06:33d'avoir été floués, spoliés
06:35de leur lutte et de leur combat social.
06:37Donc ont envie de faire concurrence au 10 septembre
06:40pour en faire une autre le 18 septembre.
06:42En plus, il va y avoir toutes les tractations politiques,
06:46la confiance qui va être votée le 8 septembre,
06:48peut-être que le gouvernement Bayrou va tomber le 8,
06:51donc le 10, la journée ne servira à rien.
06:53Parlons même du 18 qui ne servira strictement à rien.
06:55C'est vraiment ici le sentiment qu'ils envoient
06:57et qu'ils renvoient, c'est de faire grève
07:00juste pour s'afficher.
07:01Les revendications, les oppositions, le constat,
07:04on ne sait même pas, à l'heure actuelle,
07:06au moment où on se parle,
07:07on ne sait même pas quel sera le budget présenté
07:09puisqu'on ne sait même pas si François Bayrou
07:10va se maintenir.
07:12Donc même le 17 septembre...
07:13– Ça se trouve, la gauche sera au pouvoir.
07:14– On n'en sait rien, mais on peut faire des si,
07:16on peut dire tiens, si Olivier Faure, si n'importe qui,
07:18on ne connaît rien.
07:19Le 10, j'entends, c'est deux jours après la confiance,
07:22peut-être que ça va évoluer.
07:23Là, le 18, c'est juste pour dire
07:24« Eh, regardez-nous, on est là, nous aussi on fait grève. »
07:26C'est vraiment ça.
07:27– C'est la grève de rentrée.
07:28– Là, exactement.
07:29C'est la grève de rentrée.
07:30C'est juste pour se positionner.
07:31« Tiens, c'est quoi le 18 ?
07:33On n'a pas grand-chose à faire.
07:34C'est quoi le dossier aujourd'hui ?
07:35Oh, je n'ai pas envie de traiter. »
07:36Allez, grève !
07:37Au bout d'un moment,
07:39si on veut vraiment combattre
07:40et améliorer la vie sociale,
07:41on peut choisir ces combats
07:42et avoir de vraies revendications.
07:44– Après, ça peut être aussi un mouvement
07:46qui va faire pchit, péricole et gas.
07:48On ne sait pas du tout
07:49s'il y aura une énorme mobilisation
07:50le 10 ou le 18.
07:51– C'est comme le phénomène méditerranéen.
07:53Est-ce que c'est alerte orange, alerte rouge ?
07:55On ne sait pas.
07:55Ce que je sais, c'est que les deux initiatives
07:57ont pour but de manifester un ras-le-bol
07:59et, j'allais dire, de perturber ce gouvernement,
08:01voire de le rejeter ou de le demander de partir.
08:02Ils ont gagné !
08:04Le gouvernement va tomber le 8 septembre.
08:05C'est défini.
08:06Ils ont gagné.
08:07Donc, ils vont maintenir deux mouvements sociaux
08:09qui vont semer, évidemment, des troubles et du désordre.
08:11Au moment donné où la République
08:12sera extrêmement affaiblie,
08:14plus de gouvernement,
08:15pas d'option derrière
08:16parce qu'on ne sait pas ce que ça va donner.
08:18Plus de majorité à l'Assemblée nationale.
08:20Pas de budget.
08:21Donc, c'est rajouter de l'huile sur le feu
08:22de façon très dangereuse.
08:23Moi, je serai les syndicats,
08:25je suspendrai le mouvement.
08:26Le 10 septembre, on n'y touche pas.
08:27C'est populaire, c'est comme ça.
08:28Ça pourra très bien finir très tranquillement avec rien.
08:31Mais le 18 septembre,
08:32alors que Bérou sera parti depuis 10 jours,
08:35il n'y aura pas de gouvernement
08:36parce qu'il sera peut-être pour expédier des affaires courantes.
08:38Mais enfin, l'État et la situation politique
08:40sera absolument calamiteuse
08:42et on rajoute dessus du désordre.
08:44C'est une grande irresponsabilité.
08:45Alors, je pense qu'il ne se doutait pas
08:47et je n'écarte pas que François Bérou
08:48ait fait le vote de confiance le 8 septembre
08:50pour casser un mouvement, les deux mouvements.
08:52À voir s'il tombe dans le piège
08:54et qu'il rajoute de la pénurie
08:55à une situation qui est déjà inévitable.
08:57Après, souvent, les Français en septembre,
08:59ils ont autre chose à faire que faire grève
09:00parce que c'est souvent, en tout cas pour les parents,
09:02c'est quand même un moment où...
09:04Les syndicalistes, tu sais.
09:05Oui, mais c'est chargé.
09:07Les contrôleurs de SNCF, abonner à faire la grève.
09:08Tu viens de rentrer au boulot,
09:09tu n'as pas envie de faire grève tout de suite.
09:11Ils sont inquiets.
09:12Oui, les agents de la SNCF...
09:15Bah non, quand même, tu viens de reprendre.
09:17Ils viennent de reprendre.
09:19Tu as eu trois semaines de vacances.
09:20T'es bien, t'es reposé.
09:21Et dans un meilleur état d'esprit,
09:23pour le moins, t'es fatigué, tu vois.
09:26Il y a aussi une colère.
09:27Évidemment qu'il y a une colère.
09:29Maintenant, on verra si ces deux manifestations
09:32font ça le comble.
09:34Les 10 et 18 septembre.
09:35Les Gégés, ce matin sur RMC,
09:38doit-on faire la guerre au fast-food
09:40dans nos villages ?
09:41Un maire de l'Aisne vient d'interdire
09:43l'installation de nouveaux établissements
09:45de restauration rapide
09:45dans sa commune de 2900 habitants.
09:47Il y en avait six déjà dans cette commune.
09:49L'élu souhaite mettre en avant
09:51une restauration traditionnelle
09:52avec un vrai savoir-faire.
09:54Et cette mesure, elle est partagée
09:55par la fonctionnaire des Gégés aux habitants.
09:58Quand vous avez dans des villes
09:59que dans une seule rue,
10:00il y a huit ou neuf kebabs.
10:03Kebabs, pas McDo,
10:05pas restaurant gastronomique traditionnel.
10:09Vous avez des kebabs.
10:11Moi, je suis consommatrice de kebabs
10:14parce que je trouve ça très bon.
10:15Mais pourquoi il y en a dix ?
10:17C'est quoi le but ?
10:18Parce qu'en clientèle,
10:20soyons francs et honnêtes,
10:22en clientèle,
10:23tu fais une ruque avec des kebabs,
10:26ne cherchez pas.
10:26Vous n'aurez pas de couple
10:27avec des enfants qui viendront
10:29le soir régulièrement
10:30se faire un petit resto.
10:31Il faut de la diversité.
10:32Alors, doit-on faire la guerre
10:35au fast-food dans nos villages ?
10:37Karine Galli,
10:37est-ce qu'il faut arrêter
10:38avec les fast-food ?
10:39Ah oui, mais bien sûr,
10:40la gastronomie française,
10:41c'est l'une de nos grandes fiertés.
10:43Il faut qu'on la préserve,
10:44il faut qu'on la mette en avant.
10:45Et je suis effectivement choqué
10:47que dans un petit village
10:48qui représente la France,
10:49on ne nous propose que à manger
10:50des choses qui sont,
10:51comme vous voyez derrière vous,
10:53de la merdouille.
10:54Je suis désolé.
10:55Il faut aussi qu'on puisse
10:56avoir la possibilité,
10:58dans un village et ailleurs,
10:59de manger des choses saines.
11:00Alors après, on va me dire l'argent.
11:02Mais les menus dans les fast-food,
11:04ça coûte aussi cher
11:05et tu peux avoir un plat du jour
11:06à 9,50 euros ou à 10 euros
11:08fait par des restaurateurs
11:10avec des produits frais
11:11et évidemment encourager les gens.
11:13Mais tu n'as pas la boisson
11:13et tu n'as pas les adresses.
11:15Oui, j'ai d'avoir une boisson.
11:16La carafe d'eau,
11:17c'est gratuit en France, Estelle.
11:18Non mais d'accord,
11:19mais on peut aussi manger
11:19de la mie de pain et de l'eau.
11:21Non, mais je suis désolé.
11:22Moi, quand je vais au restaurant,
11:23très souvent,
11:23je prends une carafe d'eau
11:24et je passe un très bon moment.
11:26Par contre, je préfère avoir
11:27un vrai repas
11:28qui a été préparé
11:29par des restaurateurs.
11:30Parce que si on encourage ça,
11:31c'est derrière quoi ?
11:32C'est de l'obésité.
11:33Si on ne fait plus découvrir
11:34les goûts aux enfants,
11:35je veux dire,
11:36moi, je suis outrée cet été.
11:37J'ai passé l'été chez mes parents.
11:40Ils ont des petits-enfants.
11:41À 12 ans,
11:42il n'y a pas un repas
11:43sans rajouter du ketchup
11:44ou de la mayonnaise.
11:45Et en plus,
11:46la mayonnaise,
11:47évidemment, industrielle.
11:48Parce que ma maman cuisine tout.
11:50Et bien, la vraie mayonnaise,
11:50on n'aime pas.
11:52Non, mais c'est grave.
11:53Je comprends ce coup de gueule, Karine.
11:55Mais en même temps,
11:56s'il y a des fast-food
11:56qui s'installent dans un village
11:57et que manifestement,
11:59ça marche.
11:59Ça veut dire qu'il y a une demande.
12:01Mais ce n'est pas parce
12:02qu'il y a une demande
12:02qu'il faut encourager ça.
12:03Il faut qu'il y ait
12:04une diversité.
12:06On impose.
12:07Même s'il y a une demande,
12:08on l'interdit.
12:09Non, non, non.
12:09Il y a une différence
12:10entre avoir un fast-food
12:11et six fast-foods
12:11dans un petit village.
12:12Est-ce qu'il y a une demande ?
12:13Non, il faut que ça soit mesuré.
12:14Mais les fast-foods,
12:14ils ont pris la place
12:14de vrais restaurants
12:15parce que ces vrais restaurants,
12:16ils ont mis la clé sous la porte.
12:17Oui.
12:18Malheureusement,
12:18il faut les encourager.
12:19Il faut aller vers des restaurants
12:20qui proposent des menus
12:21qui sont effectivement réduits.
12:24Donc, si tu arrives
12:24à faire un plat du jour
12:26à 10 euros,
12:26tu auras des gens
12:27qui reviendront.
12:28Mais si tu ne leur proposes
12:29que de la pizza,
12:31des onion rings
12:32et des ailes de poulet horribles
12:34en plus,
12:35ils iront vers la facilité.
12:36Alors, c'est Karine
12:37qui est en train de voir
12:38des images qui sont diffusées
12:39sur RMC Story, évidemment.
12:41Perico, les gars,
12:41on doit préserver
12:43nos petits restos
12:43même s'ils sont mauvais.
12:44Mais on n'a pas dit
12:45s'ils sont mauvais, Estelle.
12:46Bah alors ?
12:47Vous croyez que les fast-foods,
12:48ils sont bons ?
12:49Bah non, c'est ce qu'on a.
12:50Ah bah oui, d'accord.
12:51Estelle, la lutte
12:52contre la malbouffe
12:53et le combat de ma vie,
12:54je pense être identifié
12:55à cet engagement.
12:56Pour autant,
12:57en République française,
12:58la liberté d'entreprendre
12:59est inaliénable
13:00et il n'appartient pas
13:01à l'autorité municipale
13:03de décider
13:03quel type de commerce
13:04il doit y avoir
13:04dans une ville.
13:05Par contre,
13:06et c'est aussi
13:07le combat de ma vie,
13:07est-ce qu'on peut éduquer
13:08le consommateur
13:09et les enfants en particulier
13:10en leur disant
13:11attention,
13:12un hamburger de temps en temps
13:13c'est très bon,
13:14j'en consomme,
13:15des fast-foods,
13:17ce que l'on veut,
13:17des tacos,
13:18est-ce qu'on peut
13:18en utiliser,
13:20en consommer
13:20de façon modérée
13:22ou raisonnable
13:22et ne pas tomber
13:23dans l'addiction ?
13:24Et c'est vrai
13:24que la demande,
13:25et Estelle a dit,
13:26quand on ouvre un fast-food,
13:27je le vois très souvent,
13:28aujourd'hui maintenant
13:29il s'installe en ruralité
13:30et le carton est immédiat
13:32et vous avez immédiatement
13:33la conséquence
13:33dans le but.
13:34Mais tu ne dois pas
13:34encourager ça ?
13:35Mais les jeunes,
13:35ils ont le droit
13:36d'avoir aussi des espaces
13:36pour se retrouver en ruralité.
13:38Mais enfin,
13:39oh là là,
13:39mais quel mauvais choix.
13:40Karine,
13:41ne confond pas
13:41encourager
13:42et ne pas pouvoir interdire.
13:43On ne peut pas interdire.
13:44L'arrêté du maire
13:45de la Ferté
13:45en Tardenois
13:47va être immédiatement
13:47cassé par le préfet.
13:48Il va tomber.
13:49Il ne peut pas,
13:49c'est illégal.
13:50Alors c'est un symbole,
13:51il le sait très bien,
13:52c'est très important.
13:53Alors il y a des maires
13:53qui trouvent des astuces
13:54en disant
13:55le plan d'occupation
13:57des sols
13:58demande telle condition.
13:59Mais n'ayez pas peur,
14:00les grandes firmes
14:01multinationales
14:02de fast-food
14:02vont contourner
14:03et trouveront la moitié.
14:05Surtout qu'ils ont une demande.
14:06Aujourd'hui,
14:07quand je vais au restaurant,
14:08dans le vrai restaurant,
14:09un artisan,
14:10près de chez moi,
14:11avec les enfants,
14:12il me propose un menu enfant.
14:13Et le menu enfant,
14:14qu'est-ce qu'il fait dedans ?
14:15Il m'a mis des nuggets,
14:16une pizza,
14:17un burger,
14:17ou un poisson pané.
14:19Et du Nutella
14:19à tous les desserts.
14:20Oui, mais du coup,
14:21si je veux éduquer mes enfants
14:22à la bonne bouffe,
14:23je dois prendre un plat
14:23pour adieu.
14:24Parce qu'il y a rarement
14:25des tripes ou des rognons
14:26dans le menu enfant.
14:26Donc il faut soigner
14:27le consommateur
14:30et soyons bien persuadés
14:31qu'à malbouffe
14:31est toujours moins chère
14:32dans la prestation
14:33parce que la restauration
14:34conventionnelle,
14:35même le petit ministre
14:35de village,
14:36ça impose du service,
14:37des charges sociales,
14:38une prestation avec
14:39des normes et des codes
14:39auxquelles ne sont pas
14:40soumis les fast-food.
14:42Donc c'est pour ça
14:43qu'on n'est pas sur
14:43un combat loyal.
14:44Il y a une concurrence
14:45déloyale.
14:46On peut réguler par la loi
14:47et surtout, je redis,
14:48éduquer le consommateur
14:49en lui disant
14:49attention,
14:50ne va pas trop loin
14:51dans l'addiction
14:51sur des produits
14:52qui te font du mal.
14:53Apolline Matin,
14:53ce matin sur RMC,
14:55l'apéritif fait-il partie
14:56de notre patrimoine national ?
14:5782% des Français
14:59répondent oui
15:00à cette question
15:01selon un sondage Opinionway.
15:02L'heure de l'apéro,
15:03c'est sacré
15:04et c'est aussi une tradition
15:05pour notre historien
15:06du matin,
15:07Arthur Chevalier.
15:09Boire et manger
15:10avec des copains,
15:10vous vous doutez bien
15:11que c'est vieux
15:12comme le monde.
15:12Mais à l'époque,
15:13ça avait surtout
15:14une fonction religieuse
15:16puisqu'on buvait
15:16en l'honneur des dieux
15:18pour leur rendre hommage.
15:19Donc rien à voir
15:19avec aujourd'hui,
15:20mais le principe
15:21était déjà là.
15:22Alors au XVIIIe siècle,
15:23ça évolue justement
15:24en apéritif,
15:25sauf que le mot
15:26n'avait pas le même sens
15:27qu'aujourd'hui.
15:28Apéritif,
15:29ça voulait dire ouvrir
15:30dans le sens de commencer.
15:32Commencer un repas,
15:33par exemple.
15:34On croyait que boire
15:34quelque chose
15:35avant de dîner,
15:36ça avait des vertus
15:37médicinales.
15:38Ça peut.
15:38Que ça nous permettait
15:39d'éliminer,
15:40de digérer,
15:41bref, de bien manger.
15:42Et c'était pas forcément
15:42de l'alcool,
15:43ça pouvait être des boissons
15:44à base de plantes
15:45ou même du lait,
15:45figurez-vous.
15:47Pierre Rondeau,
15:48est-ce que pour vous
15:48l'apéro, c'est sacré ?
15:50Non.
15:51Au sein de ma famille,
15:53on n'a jamais eu
15:54ce réflexe d'apéro.
15:56Enfin, vous avez des amis,
15:57mais pas que famille.
15:57Oui, mais les amis,
15:58je les vois à 20h,
15:59à 22h, 23h,
16:00pas à 18h pour l'apéro.
16:01L'apéro,
16:02qu'on se met d'accord là-dessus,
16:02c'est...
16:03Non, qui boit l'apéro
16:04à 18h ?
16:04L'apéro,
16:04concrètement,
16:05tel que je l'entends,
16:06l'apéro,
16:06c'est ce qu'on va boire
16:07avant le dîner.
16:09Et alors ?
16:09Donc, ça peut être
16:1018h à 18h si vous voulez,
16:11mais en tout cas,
16:12c'est avant le dîner.
16:13Oui.
16:14Mais on ne boit pas
16:14l'apéro après le dîner.
16:15Oui, c'est juste
16:16le petit jour.
16:17Vous pouvez boire l'apéro
16:18à 20h, vous savez.
16:20Alors, on peut.
16:21Mais ils dînent comme des poules,
16:22c'est les rondos,
16:22j'ai l'impression.
16:24On dîne à 19h, 20h,
16:25à des heures tout à fait
16:26ménables,
16:27même l'été.
16:28Mais même avec vos amis,
16:30vous dînez à 19h.
16:31Mais avec mes amis,
16:32on n'a pas le réflexe
16:33de dîner, en fait.
16:34Je vous avoue
16:34qu'il faut au restaurant
16:35avec nous.
16:35Pour rentrer à vélo après.
16:36On joue,
16:37enfin, on joue...
16:38On dîne et après...
16:40Enfin, je dîne de mon côté,
16:41après on se voit
16:42et on part en soirée.
16:44Attendez,
16:45arrêtez de m'embrouiller comme ça
16:46parce que je suis en train
16:47de réfléchir en même temps
16:47à la réponse.
16:48Je dois éclaircir ce point.
16:50Oui.
16:50Pardon, pour tous ceux
16:50qui nous écoutent
16:51et qui nous regardent.
16:52Pierre, vous dites,
16:53en fait, vos soirées,
16:54vous dînez tout seul
16:54et après vous rejoignez
16:55vos amis.
16:55Je ne suis pas tout seul.
16:56Mais je n'ai pas le réflexe
16:58de faire des grandes tablées.
16:59Ce n'est pas une grande tablée,
17:00l'apéro, c'est...
17:01Alors écoutez...
17:02C'est boire un coup
17:02avant d'aller voir ses amis
17:04avec un peu de cacabot
17:05et des olives.
17:06Mon éducation ne m'a pas donné
17:08cet apprentissage de l'apéro.
17:10D'autant plus que j'ajoute
17:11un deuxième élément
17:12que je tiens à vous dire,
17:12c'est que j'ai arrêté
17:13le bordel à l'alcool.
17:14Très bien.
17:14Alors je ne sais pas
17:14s'il faut à chaque fois
17:15associer apéro à l'alcool.
17:16Souvent quand même.
17:17Souvent, mais on peut...
17:19Vous avez arrêté,
17:19vous avez réduit ?
17:20J'ai arrêté.
17:21Depuis le mois de juillet,
17:22j'ai arrêté.
17:24Bravo.
17:24Donc en septembre,
17:26ça fera trois mois.
17:28Et il n'y a pas eu...
17:29Alors les mois,
17:29vous paraissons manifestement
17:30parce que juillet,
17:31ça fera à peine deux mois.
17:32Oui, mais arrêtez, arrêtez,
17:34Arrêtez, arrêtez.
17:35Moi, je vais inviter
17:36Pierre chez moi
17:37l'été prochain.
17:37Je suis très inquiète.
17:38Je pourrais prendre
17:39l'apéro avec toi
17:40et je pourrais un très bon
17:41moctel comme ça,
17:42un très bon...
17:43Les moctels
17:43sans alcool,
17:44je pourrais venir
17:45prendre l'apéro.
17:46Il n'y aurait aucun problème.
17:46Moi, je n'ai pas le sentiment,
17:48comme l'a dit le sujet,
17:49que ça fasse partie
17:50du patrimoine national.
17:51C'est très sudiste,
17:52l'apéro.
17:53Nous, en Bretagne,
17:54ils picole tout le temps.
17:55Alors moi, je suis vraiment
17:57une addicte à l'apéro
17:58et je trouve que c'est
17:58un moment déjà de communion
18:00parce que nous,
18:01chez moi,
18:02on fait l'apéro
18:03tous les jours.
18:04Mon papa, par exemple...
18:05Ben oui.
18:06Attendez,
18:06on passe demain ensemble
18:07l'été,
18:08c'est le moment
18:09où la famille se retrouve.
18:10Donc mon papa,
18:10tous les soirs,
18:11il prend un pastis.
18:12C'est un rituel,
18:14c'est habituel,
18:14on lui sert
18:15et après,
18:16on a effectivement
18:16un apéritif
18:17et c'est aussi...
18:18Ah, le pastis,
18:19c'est avant l'apéro ?
18:20Non, mais c'est en même temps.
18:21C'est le goûter.
18:22Avec l'apéritif,
18:23je vous rappelle,
18:24il y a souvent
18:24des petites choses à grignoter
18:25et je trouve que l'apéritif,
18:27c'est souvent lié aussi
18:28avec la découverte.
18:29Par exemple,
18:29quand tu es dans le sud...
18:30C'est le pastis tous les jours,
18:31la découverte...
18:32L'apéritif,
18:33c'est large.
18:33Par exemple,
18:34tu as des choses à grignoter
18:35pendant que tu prends
18:36un apéritif.
18:37Typiquement,
18:37nous,
18:37dans le sud,
18:38tu as la soca de Nice,
18:39tu as la pisse à la dière,
18:40ma maman,
18:40elle fait la tapenade
18:41verte et noire
18:43et donc,
18:43c'est un moment
18:44où on échange,
18:45c'est un moment
18:45où on parle aussi beaucoup.
18:46Parfois,
18:47après,
18:47les enfants,
18:48ils vont se coucher
18:49parce qu'eux,
18:49ils sont plus petits
18:50mais l'apéritif,
18:51c'est un moment convivial.
18:52T'as un apéro,
18:53dîner,
18:53dîner...
18:54Ne nous fais pas passer
18:54pour des alcooliques,
18:55on t'explique juste
18:56que c'est un moment convivial
18:57où il y a des échanges
18:58et je suis désolée,
19:00c'est quelque chose
19:00de très classique
19:01et c'est même un rituel
19:03avec les différentes générations.
19:05Tu as le grand-père,
19:06tu as les parents,
19:06tu as les enfants
19:07qui sont encore là
19:07et après,
19:08ils vont se coucher.
19:09Je vais t'inviter
19:09l'été prochain chez moi.
19:10C'est l'heure de rappeler
19:11qu'il faut consommer
19:12de l'alcool
19:12avec modération.
19:14Evidemment.
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