Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Un nouvel icône brille dans le ciel de New York. Avec ses 104 étages Le One World Trade Center est le plus haut gratte-ciel des Amériques. Une forteresse de verre, de béton et d'acier; un gratte-ciel spécialement conçu pour être à l'épreuve des attaques terroristes. Construit au coût de 3 milliards de dollars, c'est la tour la plus coûteuse de l'histoire des États-Unis. Une équipe de Découverte a pu monter jusqu'au toit du One World Trade Center. Dans ce documentaire, nous dévoilons certains secrets de la construction de la tour et nous montrons les moyens de sécurités exceptionnels qui ont été déployés. Nous verrons aussi le rôle primordial qu'ont joué des compagnies canadiennes dans la construction de ce géant.

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Ici Charles Tissère, bienvenue à Découverte.
00:05Ce soir, à Découverte, le nouveau World Trade Center à New York,
00:10la plus haute tour multirisque au monde,
00:13conçue pour résister à une éventuelle attaque terroriste.
00:16Nous examinons sa conception révolutionnaire
00:18ainsi que sa construction assumée en grande partie par une entreprise québécoise.
00:30Un nouvel icône brille dans le ciel de New York.
00:36C'est le One World Trade Center, le plus haut gratte-ciel des Amériques.
00:40Il sera ouvert au public dans moins d'un an.
00:43Cette tour de 104 étages est une méga structure.
00:46C'est le gratte-ciel le plus cher au monde.
00:48Il a été spécialement conçu pour être à l'épreuve des terroristes.
00:53Et une entreprise québécoise a largement contribué à sa construction.
01:00Même pour un gratte-ciel, c'est un géant.
01:09C'est une commande, la commande du siècle, pour un architecte.
01:15Le One World Trade Center est la plus haute tour d'Amérique
01:19et le troisième plus haut gratte-ciel au monde.
01:23Je n'ai jamais vu un projet si complexe, pire que nucléaire encore.
01:26Cette tour de plus de 3 milliards de dollars est une forteresse de verre, de béton et d'acier.
01:36Dans le tour, il y a 46 000 tonnes d'acier.
01:39C'est le plus haut gratte-ciel, multi-risques, conçu pour être à l'épreuve des bombes.
01:48Que ce soit pour les architectes, les entrepreneurs, les ingénieurs, tous ces corps de métier-là,
01:53ça nous a appris que ce qu'il y avait à Hollywood, là, pouvait être la réalité.
01:56Des images assez terrifiantes à vous présenter à ce moment-ci.
02:16Pour la plupart d'entre nous, l'histoire du 11 septembre 2001 s'est arrêtée ici.
02:22Mais pour les New-Yorkais, ce n'était que le début.
02:41En plus des 3 000 morts, les attaques ont laissé un grand trou béant,
02:48un trou de 16 acres en plein cœur de la ville.
02:50Très vite, la question est posée.
02:54Qu'est-ce qu'on fait de Ground Zero?
03:00Le débat sur la reconstruction va durer plusieurs années.
03:07Deux visions s'affrontent.
03:09Il y a ceux qui disent qu'on ne doit pas reconstruire,
03:12que Ground Zero est devenue une terre sacrée.
03:14Il y a ceux qui veulent qu'on construise encore plus haut.
03:37Reconstruire, oui, mais quoi?
03:38Selon Martin Bressani, de l'Université McGill,
03:44les tours jumelles avaient un rôle symbolique aussi important
03:48que l'Empire State Building et la statue de la liberté.
03:52La symbolique était surtout autour du geste architectural très, très fort
03:56à la pointe de l'île, deux tours jumelles qui marquent l'entrée.
04:00Comme si l'île de Manhattan était une ville murée,
04:05avec sa porte et qu'on rentre par là.
04:09La nouvelle tour doit non seulement être très solide,
04:13elle doit aussi avoir une valeur symbolique importante.
04:18Deux ans après les attaques, Port Authority,
04:21l'agence gouvernementale qui gère le site,
04:23lance un grand concours international.
04:25Elle reçoit plus de 2000 propositions.
04:33En tout, sept projets passent en demi-finale.
04:37C'est une commande, la commande du siècle.
04:40Pour un architecte, c'est fantastique de pouvoir faire ça.
04:43Évidemment, c'est difficile d'une certaine façon
04:45parce qu'il y a tellement de valeur sur ce site-là
04:47que pour l'architecte, c'est quand même un défi assez extraordinaire.
04:51Mais ils ont aussi un autre défi,
04:53effacer la peur associée au gratte-ciel.
04:57Je crois que le gratte-ciel demeurera
04:59une des formes d'édifices les plus sûrs qui soient.
05:01Il offre une solution efficace pour contrer les dangers.
05:05Les architectes et les ingénieurs vont créer
05:07de magnifiques édifices où nous aimerons être
05:10et qui élèveront notre esprit
05:11autant qu'ils stimuleront notre économie.
05:15Un an après avoir reçu les projets,
05:18Port Authority annonce enfin son choix.
05:20Ce n'est pas une, mais quatre tours de bureaux
05:24qui vont remplacer les tours jumelles.
05:31La plus haute, la One World Trade Center,
05:34à 104 étages.
05:35Son toit arrive à la même hauteur que les tours jumelles.
05:44La grande différence, c'est sa flèche de 124 mètres.
05:50La hauteur totale, 1776 pieds,
05:55en hommage à l'année de la déclaration
05:57de l'indépendance des États-Unis.
05:59Il y a une réaction qui me semble très américaine
06:01de vouloir ressortir des cendres.
06:04C'est-à-dire que le phénix sort des cendres
06:06et l'Amérique revient,
06:09et plus forte, plus haute, plus solide,
06:11plus grande, plus que jamais.
06:14Depuis 2006, la Tour 1 sort de terre.
06:19Elle grandit à la vitesse éclair
06:21d'un étage par semaine
06:22et devrait recevoir ses premiers locataires
06:25en 2014.
06:29Après la pause,
06:31comprendre pourquoi les tours jumelles
06:33se sont effondrées.
06:47Elles ont dominé le ciel de New York
06:49pendant 30 ans,
06:50mais elles ont mis 11 secondes
06:52pour s'écrouler.
06:57Ce qu'on appelle effondrement cascade
06:59ne s'était jamais produit
07:01avant le 11 septembre 2001.
07:04Avant de reconstruire,
07:06il fallait donc comprendre
07:07pourquoi elles se sont effondrées.
07:12Personne ne croyait
07:13qu'elles allaient s'effondrer.
07:14J'ai pris pour acquis
07:15qu'elles resteraient debout.
07:18Leslie Robertson,
07:19l'ingénieur de la conception
07:21des tours jumelles,
07:22a mis 10 ans à concevoir
07:23la structure portante
07:25des deux gratte-ciels.
07:27Il croyait avoir tout prévu,
07:29y compris une collision avec un avion.
07:33Chacune des tours a été conçue
07:35pour résister à l'impact
07:37d'un Boeing 707,
07:38ce qui était le plus gros avion
07:40de l'époque.
07:41Nous savions,
07:45nous étions certains
07:46que les tours allaient survivre
07:48à l'impact d'un avion.
07:50Nous n'avions jamais imaginé
07:52que des gens accélèrent délibérément
07:54pour frapper la façade
07:56à pleine vitesse.
07:57Et c'est ce qui s'est produit.
07:59Les tours jumelles ont été construites
08:05à la fin des années 60.
08:07L'objectif était ambitieux.
08:10Construire les plus hauts gratte-ciels
08:12du monde.
08:13Des tours pouvant accueillir
08:1550 000 travailleurs par jour.
08:19Pour y arriver,
08:20on a choisi une nouvelle méthode
08:22de construction.
08:24Des tours pratiquement sans béton,
08:26avec une structure légère en acier.
08:29C'était un fleuron
08:30de l'industrie américaine.
08:32C'était quelque chose
08:33qui représentait l'innovation
08:35de l'architecture.
08:38Yamazaki,
08:38qui était l'architecte en question,
08:41était quelqu'un
08:41qui était vraiment très novateur,
08:43avait beaucoup appris
08:44d'autres constructions
08:46qu'il avait faites avant
08:46et voulait laisser sa marque.
08:49Dans la nouvelle structure
08:49de World Trade Center,
08:50en fait, ils ont eu
08:52une très, très grosse partie
08:53qui était structurelle.
08:54Magali Marqueski
08:56de l'école polytechnique
08:57s'est beaucoup intéressée
08:59au tour jumelle,
09:00dans le cadre de son cours
09:01sur la résistance des matériaux.
09:04C'était original.
09:06Je dirais que ce qui était intéressant,
09:07c'est qu'ils avaient transféré
09:08une partie de la structure
09:09à l'extérieur de la bâtisse.
09:12Au lieu d'avoir toutes les poutres
09:13qu'ils soutenaient
09:14et d'avoir plein, plein de béton
09:15à l'intérieur,
09:16une cage de béton,
09:16un cœur de béton
09:17comme beaucoup de gratte-ciels
09:18sont faits,
09:19ils avaient transféré
09:20une partie de la structure
09:20à l'extérieur
09:21et donc, par conséquent,
09:22ça libérait beaucoup l'intérieur.
09:24Est-ce que cette structure légère
09:30a affaibli la tour?
09:33Y avait-il un vice de construction?
09:36Les enquêteurs du gouvernement
09:37n'avaient pas beaucoup d'indices.
09:40Les avions et leurs boîtes noires
09:42étaient pulvérisés
09:43et les tours formaient
09:45une montagne de débris.
09:46Pour trouver les réponses,
09:52des équipes de chercheurs
09:53ont dû fouiller dans les décombres.
09:57L'ingénieur Michel Bruneau
09:59de l'Université de Buffalo
10:00faisait partie d'une de ces équipes.
10:04L'objectif de notre visite
10:05n'était pas de faire une analyse
10:07post-mortem des tours,
10:09mais plutôt de regarder autour
10:11du Ground Zero
10:12pour voir les édifices adjacents
10:14qui ont reçu des pièces
10:16du World Trade Center,
10:17qui sont tombées sur les édifices
10:19et qui ont amputé les édifices
10:21de certains de leurs éléments structureaux.
10:23Et de voir ces édifices-là
10:24et de pouvoir expliquer,
10:26dans certains cas,
10:26pourquoi ils ne se sont pas effondrés.
10:28Il y avait un édifice très intéressant
10:36qui s'appelait le Banker's Trust Building
10:37qui avait reçu une pièce
10:39du World Trade Center
10:40qui avait arraché une colonne
10:41sur 14 étages
10:42et qui était encore debout.
10:47Le Banker's Trust Building
10:49a été ventré par un gros morceau
10:51du World Trade Center,
10:52mais ne s'est pas effondré.
10:55Il a reçu ce morceau-ci
10:57à partir d'assez haute
10:59en tombant à arracher la colonne
11:01sur 14 étages.
11:02Et on voit la perte de colonne
11:06sur plusieurs étages.
11:08Ce building de 40 étages
11:09date de la même époque
11:11que le World Trade Center,
11:13mais il y a une grande différence
11:15entre les deux structures.
11:18Sur ces plans,
11:20on voit que le Banker's Trust Building
11:21a été construit de façon traditionnelle,
11:24avec beaucoup de colonnes portantes
11:26sur chaque étage,
11:28ce que n'avaient pas
11:29les Tours jumelles.
11:31C'est cette toile de colonne
11:32qui aurait permis d'éviter
11:34l'effondrement en cascade.
11:36Cet édifice-là,
11:37tel que conçu,
11:38avec une colonne en moins
11:39sur 14 étages,
11:40pouvait redistribuer les forces
11:42aux autres éléments structureaux.
11:44Les grandes déformations
11:45peuvent prendre place
11:47et la structure ne s'effondre pas.
11:50L'analyse des décombres
11:54est capitale.
11:56Elle permet de mieux comprendre
11:57le phénomène
11:58de l'effondrement en cascade.
12:03C'est ici,
12:05dans le hangar numéro 17
12:07de l'aéroport John F. Kennedy,
12:09qu'on a entreposé
12:10les destiges les plus importants
12:12du World Trade Center.
12:13Parmi eux se trouvent
12:19des objets uniques,
12:21des pièces de métal
12:22qu'on appelle
12:23les pièces d'impact.
12:26Cette poutre d'acier
12:27était à l'endroit même
12:29où un des avions
12:30a frappé la Tour Sud.
12:34On peut voir la zone d'impact,
12:37là où la collision
12:38avec cet avion
12:39chargé de kérosène
12:41et qui fonce sur la tour
12:42à plus de 900 km à l'heure
12:44a éventré la façade
12:46de l'édifice.
12:47Les poutres ont plié
12:48sous le choc,
12:50comme une main brisée
12:51après un horrible combat.
12:57Pour les chercheurs,
12:58retrouver les pièces d'impact,
13:00c'est comme retrouver
13:01la balle d'un tueur.
13:03Ils allaient pouvoir
13:04mesurer exactement
13:05la force de la collision
13:07et le degré de chaleur
13:08qui a fait tordre
13:10ces poutres d'acier.
13:12Grâce à toutes ces données,
13:19les chercheurs
13:19de l'université Purdue
13:20en Indiana
13:21ont produit
13:22un modèle 3D
13:23très précis
13:24de la collision.
13:26Ils sont rentrés
13:26là-dedans,
13:27ils ont perforé
13:29bien de côté
13:30ce qu'il y avait,
13:31donc sur toute l'envergure
13:32de l'avion,
13:33ils ont perforé
13:34la structure,
13:35puis ils ont été
13:36perforés aussi
13:37certaines colonnes
13:39qui étaient périphériques
13:40et celles du coeur.
13:42On voit bien
13:43que la structure
13:44résiste à l'impact,
13:46mais c'est le feu
13:47qui provoque
13:47le coup fatal.
13:49Vous avez le kérosène
13:50qui est un liquide
13:52très inflammable
13:53qui dégage énormément
13:54de chaleur,
13:55qui s'est vraiment infiltré
13:56dans tout le bâtiment
13:57et tout ça
13:58par les zones
13:59qui avaient été endommagées
14:00par l'impact,
14:01donc ça avait donné
14:02des grands, grands coups
14:03de hache
14:04dans toute la structure.
14:05Ça a chauffé,
14:06ça a chauffé,
14:07ça a chauffé.
14:08Donc là,
14:09vu que ça devenait
14:09de moins en moins rigide,
14:10c'était plus souple,
14:11c'était moins rigide.
14:12Vous lui mettez
14:12une compression ici,
14:14une autre compression là,
14:15une autre compression là,
14:16à un moment donné,
14:17ça a fait...
14:18ça s'est effondré comme ça.
14:21Cette simulation
14:22montre bien
14:23que le noyau central,
14:24en acier léger,
14:26a été incapable
14:27de freiner la course
14:28de l'avion,
14:30même que certaines pièces
14:31du Boeing
14:31sont sorties
14:32de l'autre côté
14:33de la tour.
14:35Pour les architectes
14:43comme Timothy Johnson,
14:45c'était une des grandes
14:46faiblesses
14:46des tours jumelles.
14:48C'est dans le noyau central
14:49qu'on avait mis
14:50les sorties de secours.
14:52Les gens au-dessus
14:53de la zone d'impact
14:54ont été incapables
14:55d'évacuer
14:56parce que l'avion
14:57a coupé
14:58leur seule porte de sortie.
15:02La faiblesse
15:03du noyau central
15:04qui devait protéger
15:06les escaliers de secours
15:07était, à mon avis,
15:12le plus grand défaut
15:13de ces tours.
15:18Il y a beaucoup
15:18de phénomènes.
15:19C'est comme une catastrophe.
15:20Toute catastrophe
15:20se pose juste
15:21un phénomène.
15:22Il y a les colonnes
15:23qui avaient été endommagées,
15:24périphéries et piqueurs.
15:25Il y a le fait
15:27qu'un des boucliers
15:27qui avait été brisé.
15:28Donc ça, ça faisait
15:29un des côtés
15:30qui forcément
15:31tenait plus.
15:32Il y a l'échauffement,
15:33il y a le flambement,
15:35il y a le fait
15:35qu'on était aussi
15:36avec de l'acier.
15:37C'est tout ça
15:38qui a fait
15:38qu'à la fin,
15:39ça s'est effondré.
15:41Le One World Trade Center
15:42ne sera pas construit
15:44de la même façon.
15:46Les escaliers de secours
15:47seront beaucoup plus solides.
15:50Et surtout,
15:51on va utiliser
15:52de nouvelles méthodes
15:53de construction
15:53pour s'assurer
15:55que cette fois-ci,
15:56la plus haute tour d'Amérique
15:57soit à l'épreuve
15:59des terroristes.
16:04Après la pause,
16:06une entreprise québécoise
16:07construit la charpente d'acier
16:09de la Nouvelle-Tour.
16:1021 décembre 2012.
16:25Ce soir,
16:26New York reçoit
16:27de la grande visite.
16:30Ces pièces qui avancent
16:31lentement mais sûrement
16:33dans les rues de Manhattan
16:34seront bientôt
16:35au sommet
16:36du One World Trade Center.
16:38Pour ces pièces d'acier géantes,
16:43c'est la fin
16:44d'un long voyage.
16:45Un voyage
16:46qui a commencé
16:46à 800 kilomètres de là,
16:48sur les rives
16:49du Saint-Laurent.
16:55C'est une compagnie québécoise,
16:57la compagnie ADF
16:58de Terrebonne,
17:00qui a obtenu
17:00le plus prestigieux contrat
17:02des États-Unis.
17:05Construire la charpente d'acier
17:06de la plus haute tour
17:08des Amériques.
17:10On parle de la Tour 1
17:10aux États-Unis.
17:12C'est comme un icône.
17:13Nous autres,
17:14on est vus comme...
17:15Je ne sais pas,
17:16là, vous avez fait
17:17la Tour 1.
17:17Wow!
17:20ADF était présent
17:21sur de nombreux chantiers
17:23à Ground Zero.
17:24Ils ont fourni
17:25les pièces géantes
17:26du Hub,
17:27la gare souterraine
17:28qui va accueillir
17:29un million de visiteurs
17:30par semaine.
17:31Mais c'est leurs travaux
17:34sur la Tour 1
17:35qui sont les plus impressionnants.
17:38Ils ont construit
17:39la flèche géante
17:40qui est au sommet
17:41de la Tour.
17:43Ils ont aussi travaillé
17:44sur la charpente d'acier
17:46du gratte-ciel.
17:49Les pièces d'acier
17:50les plus massives
17:51et les plus complexes
17:52viennent toutes
17:53de chez ADF.
17:56En fait,
17:56tout ce qui est en verre
17:57a été construit
17:58à l'usine de Terrebonne.
18:01Sur la Tour numéro 1,
18:04on a conçu
18:04tout ce qui était
18:05le plus compliqué.
18:06Vous savez,
18:07sur 45 000 tonnes,
18:08ce m'amort à Bonne,
18:09on a fait 20 000 tonnes
18:10de compliqué.
18:11L'équipement qu'on a
18:12dans cette usine-là,
18:13la capacité de levage,
18:15les techniques de fabrication
18:16et tout,
18:16il n'y a pas grand monde,
18:18je peux dire,
18:18en Amérique du Nord
18:19qui peuvent nous accoter.
18:27ADF est une entreprise
18:28familiale.
18:30On peut d'ailleurs retrouver
18:31dans une section
18:32de l'usine
18:32le grand-père,
18:34Giacomo Paschini,
18:3588 ans,
18:36qui frappe toujours
18:37sur l'enclume.
18:41ADF signifie
18:43« Où dragon forgé ».
18:45C'est que Giacomo Paschini
18:47a commencé dans les années 50
18:49par « forger des dragons ».
18:51Trois générations plus tard,
18:53ses enfants
18:54et ses petits-enfants
18:55construisent
18:56les plus hauts gratte-ciels
18:57du monde.
19:00On a fait
19:00beaucoup de buildings
19:01à Montréal,
19:02à New York,
19:03on a fait
19:04à peu près,
19:04je pense,
19:0515 gratte-ciels.
19:08Puis on a travaillé
19:08en Floride,
19:09on a travaillé
19:10à Washington,
19:12on a travaillé
19:12pour Walt Disney,
19:13on a travaillé
19:13pour Cap Canaveral,
19:15on a travaillé partout.
19:15Au fil des ans,
19:21les Paschini ont eu
19:23beaucoup de projets
19:23aux États-Unis.
19:29Mais ils n'ont jamais eu
19:30un contrat aussi difficile
19:32que celui du
19:33One World Trade Center.
19:34disons qu'un projet,
19:40je pense qu'on va
19:40n'en faire rien qu'un
19:41dans notre vie.
19:42Je n'ai jamais vu
19:42un projet si complexe
19:44et avec des si grandes
19:46technicalités dessus,
19:48des si grandes normes
19:49de fabrication,
19:50plus pire que le nucléaire
19:51encore.
19:54Premier défi pour ADF,
19:56la forme de la tour.
19:58De loin,
19:59on dirait
20:00une tour traditionnelle.
20:02Mais lorsqu'on s'approche,
20:03on constate que la tour
20:04est composée
20:05de géométries complexes.
20:08Il s'agit en fait
20:09d'un prisme géant.
20:12Certaines sections
20:13sont rectangulaires,
20:15d'autres octogonales.
20:17Pas facile de construire
20:19le squelette d'acier
20:20qui va soutenir
20:21toutes ses formes.
20:24Si je regarde la pièce
20:25qui est ici,
20:26puis j'ai une colonne
20:26qui est en pente,
20:27cette poutre-là
20:28n'est pas la même longueur
20:29que cette poutre-là.
20:30Elle ne sera pas
20:30la même longueur
20:31parce que dû à la géométrie,
20:33je n'aurai pas
20:33deux fois
20:34la même longueur
20:35de portée de poutre.
20:37Donc,
20:37les pièces répétitives
20:38sont très rares
20:39sur ce projet-là.
20:42Francis Rivet
20:43utilise des logiciels
20:45d'architectes
20:46pour construire
20:46ce casse-tête géant.
20:49Les pièces sont
20:50tellement complexes
20:51qu'elles sont toutes
20:52fabriquées sur mesure.
20:54C'est le cas
20:54de cette pièce
20:55qui va servir
20:56d'ancrage
20:57pour la flèche.
20:58C'est des tuyaux
20:59coupés en angles,
21:00emboîtés un dans l'autre
21:01avec des découpes
21:02assez particulières,
21:03des préparations,
21:04des accès de soudure
21:05assez difficiles.
21:06Si j'enlève
21:07la plaque de base,
21:08on voit que
21:09la forme des tubes
21:10ici est coupée
21:11d'une...
21:12c'est quand même
21:13d'une drôle de façon.
21:19Deuxième défi
21:20pour ADF.
21:21Il fallait construire
21:22solide.
21:23Tellement solide
21:24que la tour peut
21:25résister
21:26à des tremblements
21:27de terre.
21:30Finalement,
21:31c'est un design
21:32qui ont utilisé
21:32un design sismique.
21:34C'est-à-dire,
21:34c'est comme...
21:35ils ont utilisé
21:35un design d'une building
21:37en Californie
21:38puis l'on bat
21:39à New York.
21:41L'ingénieur
21:42Caroline Carbono-Hansen
21:44est une spécialiste
21:45des structures
21:46chez ADF.
21:48Malheureusement,
21:48les Américains
21:49sont aux prises
21:50à l'heure actuelle
21:51avec...
21:51ils veulent designer
21:52tout leur building
21:53contre le terroriste.
21:54donc contre les explosions.
21:57Puis il n'y a pas
21:58de code encore
22:00d'établi
22:00contre les explosions.
22:02On a un code
22:03normal de structure,
22:05on a un code sismique,
22:06on a un code de pont,
22:07mais il n'y a pas
22:08de code d'explosion.
22:10Et puis le code sismique,
22:11c'est le code
22:11qui se rapproche
22:12le plus.
22:13Parce qu'un événement,
22:14un tremblement de terre,
22:15encore une fois,
22:16c'est une situation
22:17où est-ce qu'on veut
22:18que tout le monde
22:18puisse sortir.
22:19Port Authority,
22:25l'agence américaine
22:26responsable
22:27de la construction
22:28de la tour,
22:29voulait que son nouveau
22:30gratte-ciel
22:30soit un véritable bouclier.
22:34Ils ont acheté
22:34l'acier le plus résistant.
22:36Mais ce n'était pas
22:37encore assez fort.
22:40Ils ont fait ajouter
22:41des plaques d'acier
22:42sur certaines poutres.
22:44On s'est dit,
22:47wow,
22:47c'est quelque chose
22:47qu'on ne comprend pas.
22:48Non, non,
22:49c'est ça qu'on veut.
22:50Pourquoi?
22:51Le monde n'est pas pourquoi,
22:52c'est ça qu'on veut,
22:53point à la ligne.
22:54L'acier le plus épais,
22:55le plus dur.
22:58Les Américains voulaient
22:59des soudures hyper robustes.
23:02Ils ont demandé
23:03des soudures 100 %,
23:05comme celles qu'on retrouve
23:06dans les pompes
23:07et les centrales nucléaires.
23:09De remplir 100 %
23:11pour que quand tu prends
23:12des tests,
23:13soit de rayons X,
23:13soit d'une trosson,
23:15que les deux pièces
23:17sont en amalgamant ensemble.
23:18C'est ce qu'on appelle
23:19une souduure 100 %.
23:20Elles ne font qu'une,
23:21comme si c'était sorti
23:21de l'usine...
23:22Exact, exact,
23:23comme s'il était sorti
23:23dans un moule.
23:29Les travaux ont duré
23:30plus de quatre ans
23:31à Terrebonne
23:32et à l'usine
23:34Metacore de Valleyfield.
23:37Et pendant tout ce temps,
23:39il y avait sur les deux sites
23:40des inspecteurs américains
23:42qui surveillaient en permanence
23:44le travail des Canadiens.
23:46Chaque joint est identifié,
23:49catalogué, retraçable
23:51en tout temps.
23:53Si dans six mois,
23:54la tour, à un endroit,
23:55il y a un membre qui brise,
23:57ils peuvent dire
23:58que ce membre-là a été soudé
23:59par telle compagnie,
24:01à telle date,
24:02par tel employé.
24:05Toutes les soudures ont fait
24:06l'objet d'une inspection visuelle.
24:07Et les soudures plus complexes
24:10ont toutes été vérifiées
24:12à l'aide d'ultrasons.
24:14On n'a jamais vu ça.
24:15C'est parce que là,
24:16ils ont eu peur une fois.
24:17Ce coup ici,
24:18il y a eu une petite craque
24:19dans la soudure,
24:20n'importe quoi.
24:21Tout est checké à la loupe.
24:22Il faudrait qu'il y a le par là-bas,
24:24là, on est presque...
24:25Dernier défi pour ADF,
24:27la précision.
24:30Avant de partir pour New York,
24:32toutes les pièces de la tour
24:33ont été assemblées en usine.
24:37C'est le cas de cette pièce géante.
24:39Elle fait partie de l'anneau circulaire
24:41à la base de la flèche.
24:45Présentement, on est en train
24:46de faire la base de l'antenne,
24:49qui sont les anneaux
24:50qu'on peut voir ici,
24:52qui sont les anneaux, les tracts
24:55pour les appareils,
24:55pour laver les vitres.
24:58Cette pièce se retrouvera
24:59sur le toit du One World Trade Center.
25:01Mais c'est en usine qu'on vérifie
25:03que chaque section
25:04s'emboîte parfaitement.
25:06En le faisant à l'usine,
25:07on s'assure de ça.
25:08S'il y a des problématiques,
25:09on va les connaître avant,
25:11on va les corriger avant,
25:12puis quand on va l'envoyer,
25:13on va savoir que ça va ériger
25:15de façon appropriée.
25:19Ce n'est qu'après avoir rempli
25:21toutes ces conditions
25:22et toutes ces inspections
25:23que les pièces pouvaient
25:25finalement partir pour New York.
25:27Mais il y avait encore
25:28un dernier problème,
25:29la taille des pièces.
25:36Une fois assemblées,
25:37certaines structures
25:38pesaient plus de 60 tonnes.
25:45Trop lourdes pour être
25:46acheminées par la route.
25:48C'est donc par la voie maritime
25:50qu'elles ont quitté Montréal.
25:51Ces pièces vont mettre 10 jours
25:58pour faire le trajet
25:59jusqu'à New York.
26:01Un long voyage en mer
26:02qui les mènera au sommet
26:04de la pleuautour des États-Unis.
26:06Après la pause,
26:15le plus haut gratien multirisque
26:17au monde.
26:17Richard Gilbert a non seulement
26:34vu les Tours jumelles s'effondrer,
26:36il faisait partie des équipes
26:38de travailleurs qui ont nettoyé
26:39le site après les attaques.
26:41Des fois, ça me donne
26:42des frissons d'y penser.
26:44Aujourd'hui, il retourne
26:51au One World Trade Center.
26:55Richard Gilbert est chargé
26:56de projet chez DCM,
26:58la compagnie qui installe
26:59les grues au sommet de la tour.
27:06Même s'il a participé
27:07à la construction
27:08d'une vingtaine de tours
27:09à New York,
27:10il n'a jamais vu
27:11un gratte-ciel aussi imposant
27:13que celui-ci.
27:15Complètement différent.
27:17Qu'est-ce qui est différent?
27:18Beaucoup plus gros,
27:19beaucoup plus solide,
27:20beaucoup plus massif.
27:24Pour comprendre pourquoi
27:26la tour numéro un
27:27est aussi massive,
27:28il faut regarder
27:29à l'intérieur du gratte-ciel.
27:32On retrouve au centre de la tour
27:34quelque chose que n'avaient pas
27:36les Tours jumelles,
27:37un noyau central en béton.
27:39Le coeur occupe peut-être
27:42le tiers de la surface
27:45de l'édifice.
27:48C'est une grosse pièce de béton.
27:52Ce noyau central est coulé
27:54dans un béton trois fois plus solide
27:57que celui d'un trottoir.
27:59Et pour rendre ce coeur
28:01encore plus robuste,
28:02on a fait passer des poutres d'acier
28:04directement dans le coeur de béton.
28:06C'est la première fois
28:07qu'on fait, par exemple,
28:08une structure d'acier
28:10qui est enrobée de béton
28:12tout le long jusqu'en haut
28:13dans le coeur.
28:15C'est beaucoup plus,
28:17dans l'éthique,
28:18on va dire,
28:18beaucoup plus d'une pièce,
28:21beaucoup plus solide.
28:23Ce noyau central
28:24agit comme une colonne vertébrale
28:26qui absorbe les chocs.
28:29Les murs de ce noyau
28:30ont plus d'un mètre d'épaisseur.
28:32C'est ce qu'on appelle
28:33un béton sismique.
28:34Un béton sismique,
28:36c'est simple,
28:37c'est comme si c'était un tissu.
28:39En fait,
28:39c'est comme si vous aviez
28:40un maillage comme ça,
28:41des tas de barres de fer
28:42qui sont mises les unes
28:44vis-à-vis des autres.
28:45Donc ça vous fait vraiment
28:46un quadrillage.
28:47Puis dedans,
28:47on coule du béton.
28:48Donc en fin de compte,
28:49quand on prend le choc,
28:49ça fait comme un tissu,
28:51ça résiste au choc.
28:52Même si le béton tombe
28:53d'un côté
28:54et tombe de l'autre,
28:56je dirais,
28:56la structure métallique tient.
28:57C'est à l'intérieur
29:01de ce noyau de béton
29:03qu'on a mis
29:03les 71 ascenseurs
29:05et les sorties de secours,
29:07ce que n'avaient pas
29:08les Tours Jumelles.
29:12C'était une des premières
29:13recommandations
29:14des enquêteurs
29:15du gouvernement,
29:16avoir des escaliers
29:17de secours
29:18beaucoup plus grands.
29:19Alors non seulement
29:20on a élargi
29:21les escaliers de secours,
29:22mais chacun de ces corridors
29:23sera sous pression d'air,
29:25de sorte que la fumée
29:26ne pourra pas envahir
29:27cet espace.
29:33Richard Gilbert
29:33veut nous montrer
29:34l'élément de sécurité
29:36le plus surprenant
29:37de la Tour.
29:40C'est ce qu'on appelle
29:40le podium
29:41à la base du gratte-ciel.
29:44Ce podium
29:45est une véritable forteresse,
29:49conçue pour résister
29:51à des attaques
29:52venant de la rue.
29:52C'est tout du giment,
29:56il n'y a pas de fenêtres,
29:57il n'y a pas d'ouverture,
29:58puis les murs,
29:59ils ont environ
30:00quatre pieds d'épais,
30:02que c'est solide.
30:05C'est du jamais vu.
30:11C'est comme si on avait
30:12pris la Tour,
30:13qu'on l'avait soulevée
30:14de terre
30:14pour la déposer
30:17sur un piédestal
30:18en béton.
30:19Il n'y aura
30:20aucun bureau
30:21avant le 20e étage.
30:25La Tour a été spécialement
30:27conçue pour être
30:28à l'épreuve
30:28des bombes de terrorisme.
30:33Même les fenêtres
30:35ont un revêtement spécial
30:36qui les empêche
30:37de voler en éclats
30:38à la suite d'une explosion.
30:39Le One World Trade Center
30:46est la plus haute tour
30:47multi-risques
30:48des États-Unis.
30:51Il s'agit d'une nouvelle approche
30:52qui vise à rendre
30:53les édifices publics
30:55aussi sécuritaires
30:56que des ambassades.
30:59L'Agence fédérale
31:00des situations d'urgence,
31:02la FEMA,
31:03a même produit
31:03des guides de construction
31:05pour transformer
31:06les édifices publics
31:07en Château-Fort.
31:10Dans ces guides,
31:12on montre
31:12comment se protéger
31:13contre toutes sortes
31:15de bombes,
31:16du sac à dos
31:16au camion piégé.
31:19On amène évaluer
31:20l'impact des explosions
31:21sur les structures.
31:24Pour l'instant,
31:24ces guides ne font pas
31:25partie du code
31:26du bâtiment.
31:30Mais de plus en plus
31:31des laboratoires
31:32aux États-Unis
31:33font des recherches
31:34pour contrer
31:34les bombes de terroristes.
31:36Ce qui est nouveau
31:37un peu dans l'environnement
31:39du après le 11 septembre,
31:41c'est qu'on s'intéresse
31:41très fortement
31:42à des charges
31:44excessivement proches
31:45des éléments structureaux.
31:48C'est un peu
31:48comme si les terroristes
31:49embrassaient la structure
31:50avant de se faire exploser,
31:51si on veut.
31:55Michel Bruneau
31:56de l'Université de Buffalo
31:57est un spécialiste
31:59des structures multirisques.
32:01Dans son laboratoire,
32:03il développe des colonnes
32:04qui peuvent résister
32:05à des explosions.
32:11Alors ça,
32:11c'est le spécimen
32:13qu'on a testé.
32:15Et puis,
32:15lorsque l'explosion
32:16se produit,
32:17vous voyez,
32:18on est dans la boule de feu.
32:20Et dans ce cas-ci,
32:21est-ce que les colonnes
32:21ont résisté?
32:22Comme vous voyez,
32:23c'est des formations.
32:24La colonne est pliée,
32:26mais elle est encore capable
32:27de résister aux charges
32:27de gravité,
32:28donc la structure
32:29n'est pas menacée.
32:30Le secret de sa colonne,
32:32l'extérieur est en acier,
32:34l'intérieur en béton.
32:36Parce que dans le domaine
32:36des explosions,
32:38le béton empêche l'acier
32:40de se déformer,
32:41de déformer le tube
32:42vers l'intérieur
32:42et l'acier empêche
32:45le béton de se fracturer,
32:47de se faire projeter
32:48hors de la colonne.
32:49Alors c'est quand même
32:49un genre de synergie
32:50qui fonctionne bien.
32:53Dans la tour numéro 1,
32:55on a beaucoup misé
32:56sur cette synergie.
32:58C'est comme si on avait
32:59construit deux tours
33:00sur le même site.
33:01Une tour en acier
33:03à l'extérieur,
33:04une tour en béton
33:05à l'intérieur.
33:07C'est cette combinaison
33:08de matériaux
33:09qui rend la tour
33:10si robuste.
33:12C'est quand même
33:13une structure en béton.
33:15Toutes les cages
33:16d'escaliers
33:17sont protégées,
33:18sont confinées
33:19dans une zone.
33:20Même si vous vous prenez
33:21un énorme impact,
33:23la périphérie
33:24qui est toujours en acier
33:26va s'écraser.
33:27Mais par contre,
33:28l'intérieur va être protégé.
33:31La tour numéro 1
33:33a été conçue
33:34pour être à l'épreuve
33:35des bombes.
33:36Mais qu'arrive-t-il
33:37si on l'attaque à nouveau
33:38avec un avion?
33:40On ne peut pas
33:41désigner quelque chose
33:42contre tout, tout, tout,
33:43le plus gros,
33:45la plus grosse explosion.
33:47Mais on peut essayer
33:48de désigner une structure
33:49pour qu'elle se déforme,
33:51pour qu'elle s'effondre
33:53le moins possible
33:54pour permettre
33:54les gens d'évacuer.
33:56Depuis 1993,
34:02il y a eu
34:02deux attentats
34:03contre le World Trade Center.
34:06Son histoire
34:07et son emplacement
34:08en font toujours
34:09une cible de choix.
34:11Un ingénieur,
34:11ce n'est pas un super-héros.
34:13Il ne peut pas imaginer
34:14tout et il ne peut pas
34:15tout faire.
34:16Donc du coup,
34:16c'est sûr qu'on ne peut pas
34:17dans l'esprit déranger
34:18de quelqu'un,
34:18on ne peut pas imaginer
34:20qu'est-ce que la personne
34:21va avoir en tête.
34:22Finalement,
34:2812 ans après les attaques,
34:30on a hissé
34:30les dernières sections
34:32au sommet de la tour.
34:39Ce jour-là,
34:41tous les travailleurs
34:41ont pris une pause
34:42et sont venus voir
34:44le drapeau des États-Unis
34:46flotter fièrement
34:47au-dessus New York.
34:52Mais les ouvriers américains
35:10n'étaient pas les seuls
35:11à ressentir
35:11de grandes émotions.
35:12Saint-Jean-Jean nous a donné
35:14d'aller au pied de la tour
35:16et qu'on est en haut
35:17et on a dit,
35:17regarde,
35:18on va travailler dessus
35:19cette tour-là,
35:19nous autres.
35:20On va être fiers de ça.
35:21C'est une question de fierté.
35:34Après la pause,
35:36la nouvelle saison de Découverte,
35:38un aperçu.
35:42Tout au long de notre nouvelle saison,
35:51nous aborderons des sujets importants,
35:54comme le réchauffement climatique.
35:56Notre planète se réchauffe.
35:57Nous le savons.
35:58La concentration de gaz à effet de serre
36:00ne cesse d'augmenter dans l'atmosphère.
36:03De nombreux scientifiques sont inquiets.
36:05À la veille de la publication
36:06du nouveau rapport du GIEC,
36:08le groupe d'experts intergouvernemental
36:10sur l'évolution du climat
36:12nous feront le point
36:13sur les causes et les conséquences
36:14de ce phénomène
36:15qui a déjà commencé
36:17à transformer notre planète.
36:27On est 7 milliards d'individus
36:29sur la planète.
36:30On est en train de transformer
36:32tous les aspects
36:33de l'écosystème planétaire.
36:35à chaque décennie qui passe,
36:41l'évidence devient de plus en plus claire.
36:46Il y a un réchauffement
36:47qui s'accélère avec le temps.
36:53On est en train de bouleverser
36:55la planète comme jamais auparavant.
36:57Et ce qui est troublant,
37:02c'est qu'on a la connaissance.
37:04Collectivement, on sait
37:05et on fait l'autruge.
37:09Les scientifiques savent
37:10ce qu'il faudrait faire
37:11pour enrayer le réchauffement
37:13et empêcher que ne survienne
37:14une catastrophe climatique.
37:16Mais nous n'en faisons rien.
37:18Nous suivons actuellement
37:19le pire des scénarios.
37:20C'est comme si l'humanité
37:21était incapable de limiter
37:23sa consommation d'énergie fossile.
37:25Aujourd'hui, 29 septembre 2013.
37:38La Terre compte 7,150 milliards de personnes
37:43qui roulent en voiture,
37:47cuisinent,
37:48écoutent de la musique,
37:49regardent la télévision,
37:51chauffent ou climatisent leur maison,
37:54prennent l'avion,
37:54qui cultivent la terre,
37:56vont travailler en usine
37:58ou au bureau.
38:01Toute cette activité
38:02carbure essentiellement
38:04aux énergies fossiles
38:05les plus polluants qui soient
38:07en termes de gaz à effet de serre.
38:10D'ici 2050,
38:122 milliards de personnes
38:13vont s'ajouter à ce tableau,
38:16sans compter une classe moyenne
38:17en pleine expansion
38:18et qui veut consommer,
38:21notamment en Chine
38:22et en Inde.
38:25La demande en énergie
38:26est sur le point d'exploser.
38:30Rien pour ralentir
38:31les changements climatiques,
38:33sauf si l'on se tourne
38:34tout de suite et massivement
38:36vers les énergies renouvelables.
38:38Ou encore qu'on utilise
38:39une nouvelle science,
38:41la géo-ingénierie,
38:42pour contrôler le climat.
38:43D'ici là,
38:46un tout nouveau paysage énergétique
38:48est en train de prendre forme.
38:51Deux heures consacrées
38:52au réchauffement climatique
38:53à ne pas manquer.
38:55Et puis, cet automne aussi,
38:56nous nous rendrons
38:57à la frontière de l'espace
38:58avec Félix Baumgartner,
39:01ce parachutiste de l'extrême
39:02qui a sauté d'une altitude
39:04de 39 000 m en octobre 2012
39:06pour ensuite atterrir
39:08sains et saufs sur Terre.
39:10Nous le suivrons
39:10tout au long de son aventure.
39:12Nous verrons quels ont été
39:13les défis techniques
39:15que son équipe a dû surmonter.
39:17Et puis aussi,
39:18les problèmes psychologiques
39:19inattendus
39:20auxquels a été confronté
39:21Félix Baumgartner
39:23avant de faire son plongeon historique.
39:30Le dimanche 14 octobre 2012.
39:37Le monde entier regarde.
39:42Un homme en tenue spatiale
39:45qui monte en ballon
39:45à 39 000 m.
39:49À la limite de l'espace,
39:52il sort de la capsule.
39:54Debout sur une petite marche,
39:57il saute.
39:58C'est le premier humain
40:07qui dépasse la vitesse du son
40:08en chute libre.
40:13Mais le monde qui regarde
40:15n'a pas vu tout ce qui s'est passé.
40:20Il n'a pas vu
40:21qu'il y a quelques secondes,
40:23Félix Baumgartner
40:24a frôlé le désastre.
40:25Dans les prochaines semaines,
40:28il sera aussi question
40:29des événements tragiques
40:30de cet été
40:31à l'Atmégantique.
40:34Nous essaierons
40:35de comprendre précisément
40:36ce qui s'est passé,
40:37quelles méthodes
40:38médico-légales
40:39ont été utilisées
40:40dans les recherches
40:41des victimes.
40:42Et nous examinerons
40:43les répercussions
40:44environnementales
40:45de la catastrophe.
40:47Et bien sûr,
40:48c'est une année olympique.
40:49Nous vous présenterons
40:50une série de capsules
40:51sur le comportement
40:52physiologique des athlètes
40:53durant leurs performances.
40:55Et au moment des Jeux
40:56de Sochi,
40:57vous pourrez voir
40:57deux émissions spéciales
40:59sur le sport olympique
41:00telles que vues par la science
41:01avec la participation
41:03de nombreux athlètes canadiens.
41:06Et dès dimanche prochain,
41:08nous aurons un reportage
41:09sur la crise cardiaque.
41:11Vous pourrez voir
41:11ce qui se passe
41:12dans le corps humain
41:13au moment d'un infarctus
41:14et pourquoi il est si important
41:16de se rendre à l'hôpital
41:17le plus rapidement possible
41:19dès l'apparition
41:20des symptômes.
41:234 avril 2013,
41:25Granby, 11h30 du matin.
41:28Raymond Girard, 68 ans,
41:30se prépare à installer
41:31les pneus d'été
41:32sur son auto.
41:33Soudain, il est pris
41:34d'un violent malaise.
41:36Aussitôt que je reprends
41:45mon taille d'été
41:46puis le remonté à sa place,
41:48que j'ai senti un serrement
41:50dans l'estomac.
41:51Là, j'ai tout lâché ça
41:53puis rentré dans la maison.
41:55Là, je suis venu tout en sueur.
41:57Là, j'ai dit,
41:58il y a de quoi qui ne marche pas.
42:01Aussitôt, il reconnaît
42:02les symptômes que lui a décrit
42:04un voisin qui a fait
42:05une crise cardiaque
42:06il y a quelques années.
42:08Ça serrait puis la sueur
42:10que j'avais, là.
42:11Ça l'aura pas mon doute.
42:13Tu sais, on dirait,
42:14ça allait en pire, en pire.
42:17J'étais tout en sueur,
42:18je savais que j'étais
42:19en parfum infectus.
42:20Sans plus attendre,
42:22M. Girard décide
42:23d'appeler le 9 à 1.
42:24Il est midi et deux minutes.
42:27La crise cardiaque,
42:28dimanche prochain, à découverte.
42:31Je vous invite à écouter
42:32les années-numières
42:32tous les dimanches à midi
42:34sur ICI Radio-Canada,
42:36Première.
42:37Et vous pouvez nous suivre aussi
42:38sur Explora
42:39tous les lundis et vendredis.
42:41Merci d'avoir été là
42:42et à la semaine prochaine.
42:43Sous-titrage Société Radio-Canada
42:49Sous-titrage Société Radio-Canada
42:55Sous-titrage Société Radio-Canada
42:56Sous-titrage Société Radio-Canada
42:56Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations