00:00Depuis quelques jours, on entend vos ministres dire que si on tombe au mois d'octobre, ça sera le chaos financier, économique, peut-être social.
00:08Vous-même, vous parlez de Falaise ou d'Himalalia depuis des mois maintenant.
00:13En convoquant cette session extraordinaire et en l'invention au 8 septembre, est-ce que vous ne prenez pas le risque d'avancer ce chaos,
00:20de déstabiliser les marchés financiers, de déstabiliser le monde politique et finalement d'avoir, plutôt que prévu, les effets néfastes d'une censure du gouvernement ? Merci.
00:32Monsieur, c'est simple. Le risque, c'est la seule condition pour que les Français prennent conscience.
00:42On a réfléchi beaucoup pendant le courant de l'été. J'ai réfléchi beaucoup. Président de la République, on a réfléchi beaucoup.
00:53Et vous avez vu pendant tout le courant de l'été s'effacer la question de la gravité de la situation pour n'avoir plus que des discussions sur les mesures.
01:06Est-ce que c'est un risque ? Oui, c'est un risque. Mais le risque supérieur, le risque suprême, c'est de ne rien faire.
01:13Le risque suprême, c'est de laisser se décomposer le débat public, la situation, de voir des affrontements, des gens qui disent on va tout bloquer
01:24et au fond des gens qui pensent que c'est pas si grave que ça. Monsieur, c'est grave. Je peux pas le dire mieux.
01:34Et je vous signale que j'ai, depuis des mois, dit publiquement, si quelqu'un pense que c'est pas grave, qu'il vienne défendre cette position.
01:44Je n'ai vu personne défendre cette position. Personne. Aucun expert, aucun. Il y a des gens qui ont dit on va pas assez loin.
01:57On voit la difficulté. Il y a des gens qui ont dit peut-être on va trop loin. Mais personne n'a dit la situation n'est pas grave.
02:08Est-ce que les Français en ont pris conscience ? Jusqu'à maintenant, à mon avis, pas tout à fait encore. Plus exactement, ils considèrent que peut-être c'est grave,
02:21mais c'est pour les autres. Pour les étrangers, dit un courant d'opinion. Pour les riches, dit un autre courant d'opinion. Or, je ne crois à aucune de ces solutions simplistes.
02:39Je pense qu'il faut la justice. Il faut travailler cet équilibre de justice. Je pense qu'il faut que tout le monde sache que tout le monde va participer.
02:51Et c'est mon engagement. Mais rien faire, choisir de ne rien faire, c'est une condamnation. Et c'est cela que je ne laisse pas faire.
03:06En prenant des risques, parce que c'est le moyen que les Français comprennent que c'est grave.
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