00:00Alors je ne referai pas devant vous, je l'ai déjà fait, la liste des pays qui nous entourent,
00:05qui ont été rattrapés par ce cauchemar et des sacrifices qu'ils ont dû consentir.
00:11Des grands pays, le Canada, la Suède dans les années 90, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal dans les années 2000.
00:22Et on sait bien ce qui se passe, on coupe dans les retraites 30% de moins dans certains pays.
00:28On coupe dans les salaires de la fonction publique 15% de moins dans certains pays.
00:33On licencie des fonctionnaires et on augmente massivement les impôts.
00:40Dans le pays, la France, qui paye déjà le plus d'impôts.
00:45C'est ça la fatalité, c'est ça ce qui nous menace et ce sont des menaces auxquelles personne ne peut échapper.
00:52Mais non seulement ça, mais la puissance du rapport de force avec les prêteurs,
01:03ceux qui vous prêtent l'argent dont vous avez besoin.
01:08Cette puissance des rapports de force, il y a trois ans à peine, au Royaume-Uni,
01:12qui, nos voisins britanniques, un gouvernement pourtant conservateur, dirigé par Lise Trousse,
01:25ce gouvernement a sauté en 42 jours.
01:29six semaines.
01:34Parce que les marchés, c'est-à-dire les prêteurs,
01:37ont considéré que les décisions que le gouvernement avait prises,
01:40décisions de baisse d'impôts et de recours massifs à l'endettement,
01:45n'étaient financièrement pas viables.
01:47la Grande-Bretagne,
01:52un des plus influents des grands pays du monde,
01:56membres comme nous du Conseil de sécurité des Nations Unies
01:59et, de surcroît, pour les initiés,
02:01la place forte des banques, des financiers et des boursiers,
02:08renversés en six semaines.
02:10La France ne peut pas ignorer ce danger.
02:17Elle ne peut pas ne rien faire.
02:20Elle court à l'accident si elle ne prend pas les décisions courageuses,
02:26mais encore possibles et supportables,
02:30qui s'imposent et que nous débattons.
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