00:00La menace est là, l'explosion des taux d'intérêt, pas seulement pour l'État, mais pour chacun d'entre nous.
00:10Et ça signifie très simplement qu'il devient trop cher de construire, qu'il devient trop cher d'acheter un appartement,
00:19que le secteur du bâtiment est bloqué avec des centaines de milliers d'emplois,
00:24qu'il est impossible d'acquérir des voitures ou d'équiper la maison.
00:30C'est ça la conséquence directe, familiale, en dehors des menaces qui pèsent sur l'État, menace directe et familiale pour les Français,
00:42avec une loi qu'on connaît tous très bien, les taux modérés, c'est de l'oxygène pour l'économie,
00:49et l'explosion des taux, c'est l'asphyxie générale de l'économie.
00:54Et donc je me battrai bec et ongle, et le gouvernement se battra en prenant tous les risques pour que ce danger soit évité
01:07par le seul moyen disponible qui est à mes yeux la prise de conscience des Français.
01:15Or, ce débat, qui est vital pour notre pays, depuis des semaines a sombré dans la confusion.
01:20Et c'est pourquoi il faut une clarification.
01:25Le débat devrait être centré autour de la nécessité, je le répète, vitale, de dépenser moins et de produire plus
01:35pour placer le pays dans la trajectoire nécessaire pour retrouver l'équilibre de la dette.
01:44Trajectoire en quatre années, jusqu'en 2029.
01:49Et ce débat a été, je le dis comme je le pense, dévoyé et déplacé.
01:53Il n'a plus été question de l'impérieuse nécessité d'agir, impérieuse nécessité à laquelle nous devons répondre,
02:04mais seulement des mesures prises une par une.
02:08Par exemple, les jours fériés, mesures dont j'ai annoncé qu'elles étaient toutes discutables, amendables, améliorables,
02:17avec les partenaires sociaux et avec les parlementaires au moment du débat budgétaire,
02:23parce que c'est la mission du Parlement.
02:27Ne débattre que des mesures, c'est oublier la nécessité du plan d'ensemble.
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