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00:00Jean Pormanov est mort en direct sur la plateforme Kik, il faisait partie d'un groupe de créateurs qui proposait des lives pendant lesquels celui qu'on appelait JP était très souvent victime de violences et d'humiliation.
00:11Une affaire qui prend une tournure politique puisque l'ARCOM a été saisi par le gouvernement.
00:15Alors justement Marion, l'ARCOM, il était temps, nous avons envie de dire, la ministre Chappaz, la ministre de la Culture a saisi l'ARCOM alors qu'elle avait eu vent de cette affaire il y a déjà un an.
00:28La ministre du numérique, on découvre peut-être que le public et nos auditeurs découvrent à cette occasion que l'ARCOM est supposé être qualifié pour répondre aux dérives à répétition sur les réseaux sociaux.
00:42Ça nous avait peut-être échappé vu ce type de résultats et cette affaire extrêmement choquante que peut-être beaucoup de monde découvre.
00:51On en a parlé hier. On est avec Bartholomé Lenoir, député UDR de la Creuse. Bonjour Bartholomé Lenoir.
00:59Bonjour, merci beaucoup de votre invitation.
01:01La ministre du numérique dit donc avoir saisi l'ARCOM.
01:06Alors on précise quand même que cette émission dont on parle, qui a filmé la mort de l'influenceur Jean Portmanov, avait été dénoncée par nos confrères de Mediapart l'année dernière.
01:18Donc ça avait été signalé à l'ARCOM par la Ligue des droits de l'homme.
01:23La ministre qui saisit l'ARCOM, ça interroge vraiment sur le rôle de cette autorité en ce domaine ?
01:32Le rôle de cette autorité est clair et les plateformes en ligne font partie, en tout cas le contrôle des plateformes en ligne font partie de leurs compétences.
01:43Donc il y a vraiment une question maintenant à laquelle il faudra répondre.
01:48Qu'est-ce qu'a fait l'ARCOM sur ce dossier-là ?
01:52Certains disent qu'il y a un manque de moyens et que c'est peut-être à cause de ça qu'il n'y a pas assez de personnes à l'ARCOM pour traiter ces sujets-là.
02:01Mais en tout cas, moi je suis dans la commission qui traite de l'ARCOM et j'ai pu voir à quel point ils avaient mis en place des moyens pour empêcher, enfin en tout cas pour interdire ces sujets.
02:15Et donc quand on a autant de temps passé d'engagement pour interdire une chaîne, on peut s'interroger sur comment on n'a plus de temps pour protéger des pauvres gens dans une société
02:27où maintenant certains se plaisent à regarder l'humiliation de pauvres hommes comme cet homme-là et c'est absolument triste.
02:35Les autorités aujourd'hui n'assurent plus leur rôle premier qui est de protéger ce type de faits et des pauvres personnes qui n'ont personne d'autre que l'État.
02:45Oui, mais Bartholomé Lenoir, d'autant que ces vidéos elles existaient, elles étaient accessibles et encore une fois l'ARCOM avait été saisie.
02:53C'est vrai que vous l'avez souligné, j'allais y venir.
02:55C'était mon propos ce matin, avant même les réactions politiques, de constater que cette autorité mettait une énergie incroyable en effet
03:04à scruter la moindre parole sur des chaînes de télévision, regardée par une partie de la population française, sachant aussi que beaucoup de jeunes sont aujourd'hui sur les réseaux sociaux,
03:15ne regardent pas nécessairement la télévision.
03:17On a l'impression d'un vieux monde qui a l'air d'être dépassé par ce qui lui arrive et par ce qui se passe sur les réseaux sociaux.
03:25C'est absolument ahurissant cette histoire, ce que ça révèle.
03:28Tout à fait, parce qu'on assiste clairement dans je ne sais quel nombre d'années, mais il n'y aura à mon avis plus de télé,
03:36on va tous être transférés vers des plateformes en ligne.
03:39Et donc aujourd'hui, en fait, la politique menée est à la traîne clairement de ces mutations.
03:45Et en fait, ce qui se passe sur ces plateformes en ligne de diffusion vidéo, c'est bien de la vidéo,
03:51est totalement laissé pour compte, sans trop de regard.
03:57Alors même que la télé, qui est un vieux média, si je puis dire, qui est le média du XXe siècle,
04:03fait l'objet d'interdictions beaucoup plus idéologiques.
04:07Ça pose vraiment, d'un côté, la question de l'idéologie de l'ARCOM,
04:11et de l'autre côté, la question de qu'est-ce qu'ils sont en train de faire.
04:15Est-ce qu'ils ont bien conscience que le monde de la diffusion de contenu est en train de changer ?
04:19Et Bartholome Lennon, je me suis amusée à rechercher les missions officielles de l'ARCOM sur ce point.
04:24En effet, elle est destinée, oui, on l'aura compris, bien compris d'ailleurs,
04:30réguler la radio et la télévision en France,
04:31et contrôler les plateformes de vidéos à la demande et de partage,
04:35donc toutes ces plateformes dont on parle,
04:38et qui ont filmé la mort en direct de ce pauvre influenceur.
04:42Veiller à la protection des mineurs.
04:44Alors ça, on repassera aussi,
04:46parce que les mineurs, je peux vous garantir pour avoir des adolescents,
04:48qu'ils ont accès à ces contenus terribles,
04:51et ils peuvent tomber dessus par hasard.
04:54Clairement, aujourd'hui, en tant que député et représentant de la nation,
04:58est-ce que vous demandez, vous, des sanctions,
05:00ou au moins, à minima, une enquête parlementaire sur l'ARCOM ?
05:04Exactement.
05:05Je souhaite qu'il y ait une enquête qui soit faite sur l'ARCOM,
05:07afin qu'on puisse savoir les tenants et les aboutitions de cette affaire,
05:10et plus largement sur ce que fait au quotidien l'ARCOM,
05:15pour pouvoir avoir un contrôle.
05:16Parce qu'eux ont un pouvoir immense.
05:19Vous voyez, il y a neuf personnes dans le conseil de l'ARCOM
05:22qui ont pu décider de l'interdiction d'une chaîne
05:24pour des millions de personnes qui regardaient.
05:26Donc leur pouvoir, comment dire, est énorme.
05:30Et nous...
05:30Et de mettre au chômage, d'ailleurs, des salariés.
05:32Nous devons pouvoir le contrôler,
05:34et je souhaite que la commission dans laquelle je siège
05:39puisse pouvoir avoir une opération de contrôle,
05:42et en tout cas, voilà, qu'ils puissent enquêter,
05:44une commission d'enquête, sur ce qui a eu lieu cette année,
05:48et pourquoi il y a eu une telle défaillance,
05:50et surtout pourquoi les autorités comme l'ARCOM ne protègent plus.
05:55C'est ça le truc.
05:57Aujourd'hui, notre société n'a plus d'autorités
06:01qui protègent ceux qui en ont besoin,
06:03qui n'ont que la communauté nationale et l'État comme protecteur.
06:08Et ce pauvre homme, c'était vraiment ça.
06:12Il a été seul, et c'est terrible.
06:15Ces images sont d'ailleurs...
06:16Ah, c'est extrêmement choquant, effectivement.
06:18Et j'imagine que peut-être que, comme beaucoup de Français,
06:22vous avez découvert l'ampleur d'un phénomène
06:25qui est finalement assez inconnu du grand public.
06:28Oui, tout à fait.
06:30Merci en tout cas, Bartholomé Lenoir, député Uder de la Creuse,
06:34d'avoir été avec nous,
06:35et on poursuit nos conversations justement sur cette affaire glaçante
06:38et ce rôle de l'ARCOM qui interroge aujourd'hui, Marion, dans quelques instants.
06:42Bien sûr, et vous êtes les bienvenus.
06:43Parlez-nous, donnez-nous votre avis sur la responsabilité de l'ARCOM
06:47dans cette affaire 01, 80, 20, 39, 21.
06:50Appel non surtaxé.
06:52Le gouvernement saisit l'ARCOM après le décès choquant
06:55en live du streamer Jean Portmanov.
06:57Et pour en parler, Stéphanie Demuru,
06:59on accueille William Tay, président du Think Tank Le Millénaire.
07:02Bonjour William Tay.
07:03Bonjour.
07:03On vient d'entendre Bartholomé Lenoir, député Uder de la Creuse,
07:07qui entend demander une enquête parlementaire sur le rôle de l'ARCOM,
07:11qui interroge vivement ce matin.
07:15On apprend par la même occasion hier que la ministre Clara Chappaz,
07:19chargée du numérique, avait saisi l'ARCOM.
07:23Sauf que cette émission avait été dénoncée il y a déjà plus d'un an.
07:26Une enquête Mediapart avait fait état de ces humiliations
07:30dont étaient victimes Jean Portmanov sur ces plateformes.
07:35Ça avait été connu de tous, les vidéos étaient disponibles.
07:39Comment expliquer aujourd'hui en effet que cette autorité
07:41n'ait pas agi plus efficacement, c'est le moins qu'on puisse dire,
07:47sur ce dossier ?
07:48On a l'impression que l'ARCOM préfère pourchasser ceux qui pensent mal
07:52plutôt que de sauver des gens qui se font torturer en direct.
07:54C'est ça, parce que ça donne l'impression à beaucoup de personnes.
07:57C'est-à-dire que l'ARCOM a quand même un budget important,
07:5846,6 millions d'euros l'année dernière, 355 employés.
08:02Donc vous avez les moyens de mener des enquêtes,
08:04et ils ont eu les moyens pendant des années,
08:06ou en tout cas ça s'est prouvé dernièrement,
08:08de pouvoir mener des enquêtes pour suivre ce qui se passe
08:10à la fois sur les réseaux sociaux.
08:11Et puis, on voit bien notamment qu'à chaque fois qu'il y a des propos
08:14qui éventuellement sont misés comme dérapant sur les plateaux télé,
08:17ils font un signalement, et ensuite après ils réagissent immédiatement.
08:20Donc ils n'auraient pas pu échapper à tout ça.
08:22Plus quand vous regardez l'affaire en question,
08:24j'ai regardé ça en vue de préparer l'émission,
08:26il y a eu 1700 agressions, humiliation, attaques
08:30contre Jean Portmanov en deux ans.
08:32Autre paramètre, c'est que ces vidéos-là
08:34étaient disponibles également sur les autres réseaux sociaux.
08:36C'est-à-dire qu'au-delà de sur la plateforme,
08:37on les voit également sur Twitter devenu X,
08:40et également sur Facebook et sur d'autres plateformes.
08:42Donc ça ne pouvait pas échapper à la vigeance de l'ARCOM.
08:44Autre point aussi, c'est qu'en amont du décès de ce monsieur Jean Portmanov,
08:49vous aviez une vidéo qui circulait en ligne
08:50auxquelles les personnes qui lui ont infligé ses supplices
08:54faisaient état d'une éventuelle mort,
08:56parce qu'en plus on citait le fait que c'était quelqu'un qui était cardiaque,
08:59qui était en difficulté,
09:00et il voulait obtenir de ce monsieur une décharge de responsabilité.
09:02Absolument, on dirait que d'ailleurs,
09:04il explique en gros si je meurs,
09:06il ne faudra pas vous en prendre à mes comparses.
09:08Mais cette histoire est terrible.
09:12Et ce qui est surprenant aussi,
09:13c'est qu'ils ont même volé le portable de ce monsieur,
09:15auquel on avait une discussion avec sa maman,
09:17où ils disaient qu'il en avait marre.
09:18Donc il y avait suffisamment de faits,
09:20et les vidéos étaient suffisamment virales,
09:22pour que l'ARCOM ne puisse pas échapper à cela.
09:25Dans un pays normal,
09:26lorsque vous avez une autorité administrative
09:28qui est défaillante,
09:29et ce qui est le cas maintenant,
09:30vous avez à minima une enquête parlementaire,
09:32et que si on voit que les signalements
09:34n'ont pas été suivis de faits,
09:35ça demande des sanctions administratives
09:38ou des sanctions disciplinaires.
09:39Là, vous avez une enquête de Mediapart,
09:42qu'on ne peut pas aimer journal,
09:43mais ils ont mené une enquête.
09:44Ils ont alerté la ministre.
09:45La ministre a alerté l'ARCOM.
09:46Qui avait l'air quand même de découvrir cette affaire aussi.
09:49Alors évidemment,
09:50de dire que c'est choquant,
09:51oui, ça a choqué tout le monde,
09:52mais enfin c'était son rôle chargé du numérique,
09:54quand même,
09:54de connaître ce genre de fléau sur internet.
09:57Quand vous faites l'état des responsabilités,
09:58là je parle de la responsabilité de l'ARCOM,
09:59il y a aussi une responsabilité de la ministre
10:01qui doit être engagée.
10:03Actuellement,
10:04lorsque vous regardez la situation de la ministre,
10:06elle dit à peu près qu'elle n'était
10:08ni responsable ni coupable.
10:09Elle a été avertie en décembre 2024.
10:11La réponse qu'elle donne à Mediapart,
10:13c'est qu'elle a d'autres priorités à ce moment-là.
10:15Qu'est-ce qu'il y a d'autres priorités
10:16lorsque vous êtes ministre
10:17que de protéger les Français,
10:19et notamment d'éviter qu'ils se fassent harceler,
10:21qu'ils se fassent tabasser,
10:22et qu'ils se fassent humilier en direct ?
10:23On est à un niveau d'indignité absolu.
10:26Non, sur le plus complet.
10:26Ça veut dire qu'en plus,
10:27toutes ces personnes-là se défauscent
10:29et vivent dans une culture d'irresponsabilité.
10:32Ils transfèrent à l'autre
10:33la responsabilité de ce décès.
10:35Mais ils sont tous responsables.
10:36Et normalement,
10:37ils devraient passer devant une commission d'enquête.
10:40Et à minima,
10:41s'ils avaient un peu de décence,
10:42éventuellement qu'ils démissionneraient.
10:44Mais on pense qu'ils ne seront pas le cas.
10:45On précise, Louis L'MT,
10:46qu'au lendemain des révélations de Mediapart,
10:48qui date, je le répète, de 2024,
10:50une enquête préliminaire a été diligentée
10:52par le parquet de Nice.
10:52D'ailleurs, trois chefs d'accusation
10:54retenus, provocation publique,
10:55par un moyen de communication,
10:57par voie électronique,
10:58la haine, la violence à l'égard d'une personne,
11:00en raison en plus de leur handicap.
11:04Ça dit quoi, cette affaire ?
11:06C'est un décalage, tout simplement,
11:08des autorités,
11:09comme l'ARCOM,
11:10comme la ministre,
11:12par rapport à un monde
11:13qui leur est inconnu ?
11:15Il y a la responsabilité de l'ARCOM
11:18qui n'est pas au niveau.
11:18Ça veut dire que, globalement,
11:19vous l'avez dit tout à l'heure,
11:20c'est un ancien monde
11:21qui ne comprend pas les nouveaux codes
11:22et qui comprends une nouvelle société.
11:23Pour reprendre notre ami Pascal Praud,
11:25des costumes gris dans un bureau,
11:26non mais qui s'occupent
11:27d'un vieux monde peut-être ?
11:29La ministre apparaît
11:30complètement décalée,
11:31ça veut dire que
11:32c'est comme si vous preniez
11:33quelqu'un qui jouait avec un Minitel
11:36et à qui vous demandez
11:36de réguler l'IA.
11:37C'est ça.
11:37C'est à peu compliqué pour elle.
11:39Sur la société,
11:41c'est globalement
11:42des sauvages
11:44qui humilient
11:46et qui ciblent des sauvages
11:48et qui, en plus,
11:49on pourrait prendre
11:50que la responsabilité des gens
11:51qui intervenaient
11:51dans ce live
11:53et dans ce stream.
11:54Mais en plus,
11:54vous avez des sauvages aussi
11:56qui payaient
11:57et qui effectuaient des dons
11:59pour assister à ce spectacle.
12:01Et donc,
12:01se pose quand même une question.
12:02La première,
12:03c'est comment ça se fait
12:04que ces personnes-là
12:05qui interpellent
12:06et qui voient des images en direct
12:07ne sont pas interpellées.
12:08Alors que lorsque vous êtes...
12:09Et la responsabilité
12:09de la plateforme aussi.
12:10Quand vous êtes chef d'entreprise,
12:12vous commettez une faute,
12:13vous avez l'URSSAF
12:13qui tape à votre porte.
12:14Lorsque vous êtes employé,
12:15vous commettez une faute,
12:15vous avez une sanction d'expérience
12:16immédiatement.
12:17Lorsque vous ne payez pas
12:19le parc maître à Paris,
12:20vous êtes sanctionné
12:21automatiquement.
12:22Là, vous n'avez aucune sanction.
12:23Autre part à mettre aussi,
12:25moi qui m'interpelle,
12:26c'est...
12:27L'autre point,
12:27c'est quand vous avez des gens
12:28qui payent et qui font des dons
12:29pour assister à ce genre de spectacle.
12:31On parle de vivre ensemble.
12:33Est-ce que les Français
12:33veulent vivre
12:35avec des gens
12:35qui se comportent
12:36de cette manière-là ?
12:37Et donc, en fait,
12:38il y a un État global
12:38où il y a plusieurs responsables.
12:39La ministre,
12:40parce qu'elle était
12:41à côté de la plaque.
12:42L'ARCOM,
12:42parce qu'ils étaient concentrés
12:43par des biais spécifiques
12:46sur certaines cibles
12:47plutôt que sur d'autres.
12:49Et en plus,
12:49vous avez des gens
12:51qui permettent
12:52de faire ce genre de spectacle
12:52et une plateforme aussi
12:53qui sera éventuellement responsable.
12:55Et vous avez des gens,
12:56on parle quand même
12:57de 120 000,
12:58150 000 téléspectateurs
12:59qui effectuaient des dons
13:01et qui rapportaient
13:02beaucoup d'argent
13:02et qui voyaient
13:04et qui appréciaient
13:07ce type de spectacle.
13:08Et donc,
13:08cet ensemble de personnes
13:09doivent quand même
13:10être sanctionnées.
13:11Est-ce que les autres personnes
13:12qui ont commis ces supplices
13:14ne devraient pas être traduites
13:15devant la justice
13:16et éventuellement
13:16faire quelques jours
13:17en prison,
13:18voire s'ils tenaient plus ?
13:19Est-ce que les personnes
13:20également qui ont effectué
13:21des dons ne sont pas
13:22complices de ce genre de choses ?
13:23Normalement,
13:24la justice devrait réagir
13:25immédiatement.
13:26On voit bien
13:27qu'ils ont été plus prêts.
13:28les identifiés.
13:29Toutes ces questions,
13:31mon cher William Thé,
13:31on va aller les poser
13:32à Damien Brancal,
13:33journaliste spécialisé
13:34en cybersécurité.
13:36Il va peut-être
13:36nous éclairer
13:37sur ce monde
13:38qui était certainement
13:41pour beaucoup de Français
13:42inconnu
13:43et c'est heureux
13:44parce que c'est vrai
13:45que ce qu'on découvre
13:46est proprement
13:47incroyable
13:49et inacceptable.
13:51Damien Brancal,
13:52vous êtes avec nous.
13:53Bonjour.
13:54Bonjour.
13:54Vous avez entendu
13:55toutes les interrogations
13:57de William Thé
13:58et des nôtres.
14:00Évidemment,
14:01beaucoup de Français
14:01se posent des questions
14:02après la révélation
14:04de cette affaire
14:05absolument glaçante.
14:07Vous,
14:07vous êtes spécialisé
14:08en cybersécurité.
14:09Comment vous expliquez
14:11ce type de phénomène ?
14:13Est-ce que c'était
14:13un phénomène d'ampleur
14:15ou est-ce que c'est
14:17un phénomène isolé ?
14:19Alors,
14:19on a un problème
14:20aujourd'hui.
14:21C'est que,
14:21alors moi,
14:22ça fait quelques décès,
14:24exactement pareil
14:45de Twitch
14:46ou encore de YouTube.
14:47Ce sont des supports
14:48aujourd'hui
14:49où plus je diffuse
14:50de vidéos
14:51et plus je peux
14:52potentiellement
14:52toucher d'argent
14:53d'abord par la publicité.
14:55Après,
14:55si on prend justement
14:56ces espaces
14:56comme Kik
14:57ou Twitch,
14:58là,
14:59vous êtes en plus payé
15:00par des dons,
15:00par des abonnements,
15:02par de la publicité.
15:03Et faut-il le rappeler
15:04dans le cas
15:04qui nous tient aujourd'hui,
15:06nous avions des streamers
15:07qui étaient dans ce qu'on appelle
15:08un marathon live
15:09qui,
15:10faut-il le rappeler,
15:11est normalement interdit
15:12en France.
15:13Voilà,
15:13c'est comme si on était
15:14à la position.
15:15Oui,
15:15mais le problème,
15:16c'est qu'aujourd'hui...
15:17C'est bien le problème,
15:18mon cher monsieur.
15:20Elle est normalement interdit.
15:21Et alors,
15:23il n'y a pas d'efficacité,
15:24il n'y a pas de contrôle ?
15:25Alors,
15:26des contrôles,
15:26si.
15:27D'ailleurs,
15:27faut-il le rappeler,
15:28avec l'ARCOM,
15:29il y a ce qu'on appelle
15:29les listes des signaleurs.
15:31Ce sont des gens,
15:32des signaleurs de confiance
15:33qui sont censés aussi
15:34apporter une alerte.
15:36Damien Bancal,
15:37c'est très intéressant justement,
15:38on touche au cœur du sujet,
15:39vous restez avec nous
15:40et vous nous expliquez ça
15:41dans quelques instants.
15:42Et vous nous appelez,
15:43chers auditeurs,
15:4301-80-20-39-21,
15:46Stéphanie Demuru et vous,
15:47c'est en direct jusqu'à la prochaine
15:49demi-heure.
15:49Stéphanie Demuru,
15:50vous allez nous emmener
15:51sur la Côte d'Opale
15:52avec cette séquence culte.
15:53Bonjour,
15:54monsieur le maire.
15:55Vous nous parlerez aussi
15:56perte de poids
15:57avec le journaliste
15:58François Delay,
15:59auteur du livre
16:00Osampic,
16:00La Révolution de l'obésité,
16:02l'enquête,
16:03mais pour l'heure,
16:03on est toujours sur
16:04cette affaire glaçante,
16:05le décès du streamer
16:07Jean Portmanov.
16:08L'Arcom a été saisi.
16:10Absolument, Marion,
16:11une affaire qui a évidemment
16:12suscité une émotion immense.
16:15La France qui découvre
16:16ce système
16:17où la violence
16:18et l'humiliation
16:19deviennent un contenu
16:20et même un marché
16:21où des personnes
16:22paient pour voir
16:24d'autres personnes
16:25se faire humilier,
16:27torturer
16:27sur les réseaux sociaux.
16:29On découvre aussi
16:30l'impuissance,
16:31voire l'indifférence
16:32au choix
16:33d'une autorité
16:34qui s'appelle
16:35l'Arcom
16:35qui est supposée
16:37veiller,
16:38réguler
16:38ses réseaux sociaux,
16:40veiller notamment
16:41à la protection
16:42des mineurs
16:43et qui ne semble
16:44clairement pas
16:44avoir rempli ce rôle
16:46puisque l'Arcom
16:47avait été
16:48saisi
16:49il y a plus d'un an.
16:50Il y avait eu une enquête
16:51de nos confrères
16:52de Mediapart
16:53sur cette affaire.
16:54Rien n'a été fait.
16:55On en parlait
16:55il y a quelques instants
16:57avec William T
16:58mais aussi avec
16:59Damien Bancal,
17:00journaliste spécialisé
17:01en cybersécurité.
17:02Damien,
17:02vous êtes toujours
17:02avec nous.
17:04Vous nous expliquiez
17:05c'est un monde
17:06que beaucoup de gens
17:07découvrent avec stupeur
17:08et effroi aujourd'hui
17:09et ces marathons
17:11sur les réseaux sociaux,
17:13ces jeux en ligne
17:13qui sont,
17:14vous nous le disiez,
17:15interdits.
17:16Alors comment
17:17ça a pu se passer ?
17:18Alors le problème
17:19il est là,
17:20c'est qu'aujourd'hui
17:20le streaming,
17:22donc les diffusions
17:23en direct
17:24sont très compliquées
17:25à contrôler
17:26pour la simple
17:26et bonne raison
17:27c'est que c'est
17:27du temps réel.
17:28Alors pour ceux
17:29qui se souviennent
17:29de la radio
17:30il y a une vingtaine
17:30d'années,
17:31on avait ce qu'on
17:31appelait la pige.
17:32On enregistrait
17:33ce qui était fait
17:34et on devait le fournir
17:35à une autorité
17:36si jamais il y avait
17:36un problème.
17:37Ça c'était bien
17:38qu'on pouvait enregistrer.
17:39Aujourd'hui,
17:40c'est aussi enregistré
17:41toutes ces vidéos
17:41et je pense que
17:42nos autorités font leur travail,
17:44elles ont récupéré
17:48Ça fait un an
17:49Damien Bancal
17:50les vidéos
17:50et il y a un mort.
17:52Donc c'est un peu tard.
17:53Oui mais il faut savoir
17:53qu'ils avaient déjà
17:55été bannis deux fois
17:56sauf qu'il y a toujours
17:58des techniques
17:58malheureusement
17:59pour contourner
18:00et pour pouvoir
18:00se réinscrire.
18:02Il faut savoir
18:02que la justice française
18:03avait déjà agi
18:04contre cette plateforme.
18:05Il y avait une enquête.
18:07Oui mais même avant
18:08tous les casinos en ligne
18:09qui étaient diffusés
18:10ont été interdits
18:11de diffusion
18:12via cette plateforme
18:13en France.
18:14Un français aujourd'hui
18:15ne peut plus regarder
18:16ce type de vidéos.
18:17Donc clairement
18:18maintenant que la justice
18:19va vraiment...
18:20Mais pardonnez-moi Damien
18:21dans qu'elles étaient...
18:22Alors moi j'ai découvert ça
18:24je suis honnête avec vous
18:25mais on les voit
18:27ces vidéos
18:28on les a vues
18:29ce pauvre monsieur
18:31être humilié,
18:32torturé
18:32avec ses cris effroyables
18:33enfin donc vous dites
18:35c'est interdit
18:36on ne peut pas voir ça
18:37mais si on peut le voir.
18:38Oui le problème
18:39c'est que ça a été diffusé
18:40parce que c'est un business
18:42pardon du terme
18:43c'est ce que moi j'appelle
18:43cette espèce de marketing
18:44de la malveillance
18:45où on fait un direct
18:47on fait des choses
18:48qui sont clairement condamnables
18:49et puis on en coupe
18:50des petits bouts
18:51et c'est pour ça
18:52que ces petits bouts
18:52on les retrouve
18:53sur Facebook
18:54sur TikTok
18:54ou ailleurs
18:55c'est juste une question
18:56pour ces gens-là
18:57d'argent
18:58c'est ça qui est terrible
18:59Mais vous vous rendez compte
18:59de ce que vous dites
19:00Damien Borcal
19:02d'ailleurs
19:02ce monsieur
19:04il est mort dans son sommeil
19:05mais on le voit mourir
19:07dans son sommeil
19:08en direct
19:08donc vous dites
19:09des petits bouts
19:10mais là c'était en live
19:12sur des plateformes
19:14qui ont pignon sur rue
19:16sur les réseaux sociaux
19:17accessoirement
19:18accessibles aux mineurs
19:18Je vous confirme
19:20et c'est pour ça
19:20que je pense aussi
19:21qu'il faut féliciter
19:22les internautes
19:23qui ont alerté
19:24qui ont dit
19:24mais attendez
19:24qu'est-ce qui se passe là
19:25c'est pas possible
19:26il existe sur toutes
19:27ces plateformes
19:28des petits boutons d'alerte
19:29le problème
19:30c'est que l'alerte
19:30ne se fait qu'après
19:31et oui
19:32je pense qu'effectivement
19:33il aurait dû y avoir
19:34avec clairement
19:36des choses un petit peu
19:37plus poussées
19:38sur il est strictement
19:39interdit
19:40il va falloir
19:40qu'on vous entende
19:41il va falloir même
19:42qu'on vous condamne
19:43parce que frapper une personne
19:45elle a motivé
19:46à faire des actes
19:47qui clairement
19:47ne lui étaient pas
19:48volontaires
19:49mais le problème
19:50c'est qu'il y en a
19:51plein des choses comme ça
19:51je vais prendre juste
19:52un exemple de TikTok
19:53TikTok aujourd'hui
19:55si vous n'y prenez pas garde
19:56vous pouvez tomber
19:57sur des gens
19:57qui se font tirer dessus
19:59avec des petits fusils
19:59parce que des gens payent
20:01pour faire ça
20:01ou alors vous souhaitez
20:02salir une chambre
20:03et bien vous payez
20:05pour que cette chambre
20:05soit sale
20:06pour que la personne nettoie
20:07votre petit esclave
20:08il est là le problème
20:09il y a ceux qui acceptent
20:10d'être filmés
20:11pour gagner de l'argent
20:12et les autres
20:13qui sont tout aussi horribles
20:14qui acceptent de payer
20:15pour voir ça
20:16et produire ces actions
20:18là je suis tout à fait d'accord
20:18et vous en tant qu'expert
20:20comment vous expliquez
20:21l'impuissance de l'ARCOM
20:23qui est donc supposé
20:24officiellement veiller
20:25à réguler ces plateformes
20:28je vais être très honnête
20:29avec vous
20:29j'en sais pas grand chose
20:30je sais que moi l'ARCOM travaille
20:31parce qu'elle propose
20:32par exemple des signaleurs
20:33de confiance
20:34on peut penser par exemple
20:35à Point de Contact
20:35Point de Contact
20:36qui est une entité
20:37qui permet justement
20:38de lutter contre ce type
20:39de cyberviolence
20:40à l'internaute d'alerter aussi
20:42je vous cache pas
20:43on peut pas mettre un policier
20:44un gendarme
20:45ou un signaleur
20:45derrière chaque vidéo live
20:47ils sont capables
20:48de fermer une chaîne de télé
20:49avec 300 personnes
20:50donc ils sont peut-être
20:51capables d'empêcher un mort
20:53sur les réseaux sociaux
20:54non ?
20:55il va falloir mettre
20:57donc une personne
20:57derrière chaque direct
20:59chaque live
21:00pour se dire
21:01ça c'est bon
21:01ça c'est pas bon
21:02ça on l'interdit
21:03vous restez avec nous
21:06si vous le souhaitez
21:06Damien Bancal
21:07alors c'est vrai
21:09qu'il y a beaucoup de réactions
21:10Arthur Delaporte
21:11député PS du Calvados
21:12William T
21:13qui nous dit
21:14l'ARCOM en gros
21:14n'a pas les moyens
21:15de sa mission
21:16avec seulement 23 personnes
21:17pour appliquer
21:18le Digital Service Act
21:19contre 60 en Allemagne
21:21c'est ce règlement européen
21:24adopté en 2022
21:25qui vise justement
21:26à responsabiliser
21:27les plateformes
21:28notamment contre
21:29les contenus haineux
21:30mais je le disais
21:31à l'instant
21:31on peut fermer
21:33une chaîne de télé
21:34en France
21:35on n'a pas les moyens
21:36alors c'est sûr
21:36que si les 23 personnes
21:37sont acharnées
21:38à scruter la moindre parole
21:40sur les plateaux télé
21:41c'est compliqué
21:42de s'occuper aussi
21:42des réseaux sociaux
21:43je ne suis pas sûr
21:44que cet argument se tienne
21:45parce que vous avez
21:45quand même un budget
21:46de 47 millions d'euros
21:47vous avez 355 employés
21:49qui sont quand même dédiés
21:50uniquement aux surveillances
21:52des médias audiovisuels
21:53donc radio et télé
21:54et également des plateformes en ligne
21:55donc 355 personnes
21:56avec un budget aussi conséquent
21:58on peut dire
21:58qu'ils auraient pu
21:59en tout cas être assez vigilants
22:00pour prévenir des risques
22:01c'est une question de priorité
22:02c'est quoi ?
22:03mais là on ne parle pas
22:04uniquement d'une question
22:05auxquelles on devrait mettre
22:06quelqu'un derrière chaque live
22:07ce n'est pas ça
22:07on parle de quelqu'un
22:09qui s'est fait agresser
22:09pendant deux ans
22:10avec 1700 agressions
22:11et humiliations
22:12on parle de vidéos
22:13qui sont devenues virales
22:14avec des millions de vues
22:15on parle de 150 000
22:16téléspectateurs en direct
22:17à chaque live
22:18donc c'est impossible
22:19de passer à côté
22:19moi je pense que c'est une question
22:21de biais idéologique
22:22avec une question de priorité
22:24avec quelque chose
22:25qui est simple
22:25c'est qu'ils étaient tellement
22:26obnubilés
22:26par la fermeture de C8
22:28et de préoccuper ces news
22:29ça on les entend beaucoup
22:30oui mais
22:30vous les avez déjà entendu parler
22:32moi je ne sais pas
22:34je découvre ce phénomène
22:35ça veut dire que très clairement
22:37ils étaient plus préoccupés
22:38par les clashs
22:39entre Cyril Hanouna
22:40et Louis Boyard
22:41que par la protection
22:42d'une personne
22:42qui se faisait torturer
22:43qui se faisait humilier
22:44et battre en direct
22:45c'était ça leur priorité
22:46mais il faut le dire très clairement
22:47et à ce moment-là
22:47il faut établir les faits
22:49et établir les responsabilités
22:50ils ne peuvent pas se cacher
22:51du fait qu'il n'y avait pas
22:52assez de personnes
22:52même s'il n'y avait que 23 personnes
22:53comment vous dites
22:55qu'autant de personnes
22:55aient vu ce qui s'est passé
22:56autant de personnes
22:57aient effectué des signalements
22:58il y avait 500 000 followers
23:00500 000 followers
23:03il y avait des millions de vues
23:04il y a eu des millions de reprises
23:05sur TikTok
23:05sur Facebook
23:06sur Twitter
23:07c'est quasiment impossible
23:08de passer à côté
23:09quasiment tous mes collègues
23:10ont vu au moins une fois
23:11une seule de ces vidéos
23:12en tout cas
23:13un des petits extraits
23:13qu'on voit
23:14et un seul petit extrait
23:15où on voit quelqu'un
23:16se faire frapper
23:16mérite un signalement
23:18il faut juste faire
23:19quand même la part des choses
23:20quelque plus important
23:21on peut dire que parfois
23:22il y a des
23:23sur la télé
23:24parfois ça dérape
23:25il y a des mots
23:25qui vont plus loin que d'autres
23:26où parfois
23:26il y a des joutes verbales
23:28mais est-ce qu'une joutes verbales
23:29il n'y a pas de mort d'homme
23:30c'est ça la différence
23:31est-ce qu'une joutes verbales
23:31est du même niveau
23:32que de quelqu'un
23:33qui se fait torturer
23:34qui se fait agresser
23:34parce qu'on ne parle pas
23:35de n'importe quoi
23:36on parle de quelqu'un
23:36qui avait des problèmes cardiaques
23:37parce que l'avocat
23:38des deux patrons du stream
23:40avait réagi
23:40on parle de quelqu'un
23:41qui avait des problèmes cardiaques
23:42qui se faisait étrangler
23:43qui se faisait humilier
23:44qui recevait un certain nombre
23:45de supplices
23:45donc au bout d'un moment
23:46quand vous faites la part des choses
23:48et quand vous regardez
23:49la mission de l'ARCOM
23:49il faut le dire très clairement
23:51ils ont préféré
23:51se concentrer sur d'autres missions
23:53et mettre leurs moyens
23:54sur d'autres missions
23:55plutôt que de se sécuriser
23:56non seulement
23:58les personnes
23:59qui étaient en stream
24:00et également le public
24:01parce qu'il faut se dire
24:02que quand même
24:02des centaines de milliers
24:03de personnes
24:03ont assisté à un tel spectacle
24:05et que les missions de l'ARCOM
24:06ont manifesté
24:07le maire de Cannes
24:08réagit aussi
24:09David Lissnard
24:09nous découvrons qu'en France
24:11des dégénérés
24:11humilient, martyrisent
24:13et mettent en spectacle
24:13des personnes vulnérables
24:14d'autres au moins
24:16tout autant dégénérés
24:17regardent ces vidéos
24:17et payent pour cela
24:18le gouvernement
24:20avait été alerté
24:20il y a plusieurs mois
24:21sans réaction
24:22et d'ailleurs
24:22à l'instar de ce qu'on explique ici
24:25l'ARCOM
24:25tant mobilisé
24:26pour faire fermer
24:27une chaîne de télé
24:27a détourné le regard
24:29tout cela est immonde
24:30ça réagit au standard
24:32nous sommes avec Sylvie
24:34bonjour Sylvie
24:35bonjour
24:37bonjour
24:38soyez la bienvenue
24:39sur l'antenne d'Europe 1
24:40vous souhaitiez réagir
24:41à nos débats
24:42alors oui
24:43parce que moi
24:44j'ai découvert
24:44cette information hier
24:46comme beaucoup de Français
24:47oui
24:47et je vous avoue
24:49que j'ai donc été
24:51sur TikTok
24:52pour regarder
24:52pour savoir de quoi on parlait
24:54j'ai vu deux vidéos
24:56j'ai fermé tout de suite
24:57je n'ai pas pu regarder
24:57parce que c'est horrible
24:58je vous comprends
24:59honnêtement
25:00j'ai les larmes aux yeux
25:02et je me suis dit
25:03mais comment
25:03comment on a pu laisser faire ça
25:06et aujourd'hui j'apprends
25:09en vous écoutant
25:10que l'ARCOM a été saisie en 2024
25:13c'est à dire ça fait un an
25:15et qu'ils n'ont pas bougé
25:16par contre
25:17ça bouge pour TPMP
25:19je ne comprends pas
25:21oui c'est vrai
25:22qu'on a tous
25:23la même réflexion
25:24ce matin
25:24c'est inexplicable
25:28la vie d'un homme
25:29qui est décédé
25:31paix à son âme
25:32parce que vraiment
25:33honnêtement
25:33le pauvre
25:34qu'il a subi
25:35ça fait vraiment mal au coeur
25:36et j'ai cru voir
25:39qu'il y avait
25:39un autre
25:40qui est handicapé
25:43à qui on faisait
25:44des sévices
25:44oui
25:45ils étaient plusieurs
25:47malheureusement
25:47et une enquête
25:49avait été ouverte
25:50sur ce point
25:51d'ailleurs
25:52avec ces chefs
25:53d'accusation
25:53il faut les condamner
25:54il faut les condamner
25:55il faut condamner
25:57l'ARCOM
25:57il faut condamner
25:58Marlène Schiappa
25:59même si elle essaie
26:00de se décharger
26:01pour moi
26:01c'est la ministre
26:03chargée du numérique
26:04qui s'appelle Clara Chapaz
26:05qui a saisi l'ARCOM
26:06mais c'est vrai
26:07qu'elle l'a fait
26:07non non mais je vous en prie
26:09Sylvie
26:09elle l'a fait tardivement
26:11parce que cette émission
26:12dont on parle
26:14qui a filmé
26:14la mort en direct
26:15de ce monsieur
26:16avait été dénoncé
26:17il y a un an
26:18il y avait eu
26:18une enquête
26:19de Mediapart
26:20ça avait été
26:21parfaitement signalé
26:22à l'ARCOM
26:23par la ligue
26:23des droits de l'homme
26:24qui était dans son rôle
26:26pour le coup
26:27mais c'est vrai
26:29que rien ne s'était passé
26:30voilà
26:31et votre auditeur précédent
26:33il a des propos
26:34mais il est sérieux
26:36il n'arrête pas
26:38de se contredire
26:39soit disant
26:41on ne peut pas voir
26:42les vidéos
26:42bien sûr qu'on peut les voir
26:43vous parlez de notre journaliste
26:45qui est en ligne
26:45c'est ça Damien Banquel
26:47oui oui
26:47je ne comprends pas
26:51c'est quoi ces propos
26:51je ne comprends pas
26:54bien sûr que tout le monde
26:55peut les voir
26:56puisqu'aujourd'hui
26:56elles sont encore visites
26:58sur TikTok
26:58elles ne sont même pas
26:59supprimées
27:00Damien Banquel
27:01vous souhaitez peut-être
27:02répondre à Sylvie
27:02sur ce point
27:03oui avec grand plaisir
27:05il faut savoir
27:06qu'il y a une différence
27:07entre ce qui est en direct
27:08et ensuite effectivement
27:09ce qui est copié
27:10et sauvegardé
27:10et effectivement
27:11ce qui est sauvegardé
27:12tout le monde peut le voir
27:13dans l'ARCOM
27:14je précisais moi
27:15par rapport au direct
27:16les directs
27:17tout le monde ne les voit pas
27:19et tout le monde
27:20ne les verra pas
27:20obligatoirement
27:21ensuite qu'elles ne sont pas
27:22sauvegardées
27:23voilà je fais juste
27:24cette petite différenciation
27:26bon Sylvie
27:27j'imagine que ça
27:27en attendant
27:28il y a quand même des gens
27:29qui ont payé pour voir ça
27:31et ces gens là
27:32sont tout autant coupables
27:33parce que comment
27:34on a envie
27:35mais qui a envie
27:36de payer pour voir
27:37quelqu'un en train
27:37de se faire massacrer
27:38humilié
27:39c'est pas possible
27:41en tout cas on espère
27:43vivement
27:44bien sûr
27:44on espère vivement
27:46que la révélation
27:47de cette affaire
27:48effroyable
27:49fera bouger les lignes
27:51puisque je pense que
27:52comme vous
27:53Sylvie
27:53beaucoup de français
27:54sont choqués
27:56par cette affaire
27:58glaçante
27:59merci à mes invités
28:00Damien Bancal
28:01merci d'avoir été avec nous
28:02journaliste spécialisée
28:04en cybersécurité
28:04William Thé
28:05merci
28:05à vous
28:07et puis Sylvie
28:08merci d'être intervenue
28:09sur l'antenne d'Europe 1
28:10et à très bientôt
28:11merci à vous
28:11merci beaucoup à Europe 1
28:13merci à vous Sylvie
28:14dans un instant
28:15direction le nord
28:16avec votre séquence
28:17bonjour monsieur le maire
28:18à tout de suite
28:19merci à vous
28:21merci à vous
28:21merci à vous
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