00:00Ça avait été connu de tous, les vidéos étaient disponibles, comment expliquer aujourd'hui en effet que cette autorité n'est pas agie plus efficacement, c'est le moins qu'on puisse dire, sur ce dossier ?
00:12On a l'impression que l'ARCOM préfère pourchasser ceux qui pensent mal plutôt que de sauver des gens qui se font torturer en direct, c'est ça ce que ça donne l'impression à beaucoup de personnes.
00:20C'est-à-dire que l'ARCOM a quand même un budget important, 46,6 millions d'euros l'année dernière, 355 employés, donc vous avez les moyens de mener des enquêtes et ils ont eu les moyens pendant des années, ou en tout cas ça s'est prouvé dernièrement, de pouvoir mener des enquêtes pour suivre ce qui se passe à la fois sur les réseaux sociaux.
00:35Et puis on voit bien notamment qu'à chaque fois qu'il y a des propos qui éventuellement sont posés comme dérapants sur les plateaux télé, ils font un signalement et ensuite après ils réagissent immédiatement.
00:44Donc ils n'auraient pas pu échapper à tout ça, plus quand vous regardez l'affaire en question. J'ai regardé ça en vue de préparer l'émission.
00:50Il y a eu 1700 agressions, humiliations, attaques contre Jean Portmanov en deux ans. Autre paramètre, c'est que ces vidéos-là étaient disponibles également sur les autres réseaux sociaux.
01:00C'est-à-dire qu'au-delà de sur la plateforme, on les voyait également sur Twitter devenu X, et également sur Facebook et sur d'autres plateformes.
01:06Donc ça ne pouvait pas échapper à la vigeance de l'ARCOM. Autre point aussi, c'est qu'en amont du décès de ce monsieur Jean Portmanov, vous aviez une vidéo qui circulait en ligne,
01:15auquel les personnes qui lui ont infligé ses supplices faisaient état d'une éventuelle mort, parce qu'en plus on citait le fait que c'était quelqu'un qui était cardiaque, qui était en difficulté,
01:24et il voulait obtenir de ce monsieur une décharge de responsabilité.
01:27Absolument, on dirait que d'ailleurs, il explique en gros, si je meurs, il ne faudra pas vous en prendre à mes comparses.
01:33Et il y a même un autre élément qui est surprenant aussi, c'est qu'ils ont même volé le portable de ce monsieur, auquel on avait une discussion avec sa maman,
01:42où ils disaient qu'il en avait marre. Donc il y avait suffisamment de faits, et les vidéos étaient suffisamment virales, pour que l'ARCOM ne puisse pas échapper à cela.
01:49Dans un pays normal, lorsque vous avez une autorité administrative qui est défaillante, et ce qui est le cas maintenant, vous avez à minima une enquête parlementaire,
01:56et que si on voit que les signalements n'ont pas été suivis de faits, ça demande des sanctions administratives ou des sanctions disciplinaires.
Commentaires