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  • il y a 5 mois
Avec Nicolas Conquer (porte-parole de Republican Overseas) et Constance Le Grip (députée des Hauts-de-Seine)

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##LES_GRANDS_DEBATS_DU_MATIN-2025-08-19##

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Transcription
00:00Et maintenant, que va-t-il se passer après cette négociation en quasi directe hier soir à Washington ?
00:09Que va-t-il se passer pour la guerre en Ukraine ? Pour en débattre, bienvenue à vous.
00:15Je commence par vous, Constance Legrippe, députée ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
00:21Bonjour et bienvenue.
00:23Bonjour.
00:24Et bienvenue à Nicolas Conquer, porte-parole de Republican Overseas.
00:28Vous êtes le représentant, je fais court, du parti républicain en France.
00:34Nicolas Conquer, que dites-vous de ce qui s'est produit hier soir,
00:40de ce deal que nous avons vécu en direct, en mondiaux visions carrément ?
00:47Alors oui, c'était une réunion qui était rien de moins que historique.
00:50On a vu Donald Trump avec Vladimir Zelensky à la Maison-Blanche, dans un cadre tout à fait apaisé, cordial, chaleureux,
00:56avec les dirigeants européens.
00:58C'est important de noter que même lors de la Seconde Guerre mondiale,
01:01on n'avait pas eu autant de dirigeants européens présents à la Maison-Blanche.
01:04Et d'ailleurs, dans toute l'histoire de la Maison-Blanche, il n'y a jamais eu autant de dirigeants européens autour de la table.
01:09Donc ce que ça montre, c'est une véritable prise en compte par Donald Trump de cette coalition des volontaires,
01:14de renforcer la position de l'Europe dans sa situation de défense face aux menaces auxquelles elle peut être confrontée.
01:21Et je pense que le timing impulsé par Donald Trump est très favorable en faveur de la paix,
01:28et notamment en vue du peuple ukrainien, avec aussi ce rappel des garanties de sécurité sur le long terme.
01:33Donc je suis très enthousiaste et très confiant pour une issue qui ne sera jamais assez rapide,
01:38mais qui va quand même à un train assez rapide, et tout le monde doit se forcer de le constater.
01:42Une première réaction également avec vous, Constance Legrippe.
01:46Vous sortez aussi enthousiaste que Nicolas Conquer de ce qui s'est passé hier soir ?
01:52L'enthousiasme n'est pas le premier sentiment qui domine chez moi.
01:55Maintenant, je reconnais bien volontiers qu'il y a une incroyable accélération du calendrier diplomatique
02:02depuis particulièrement les événements de cette nuit,
02:06et la rencontre que moi aussi je n'hésite pas à qualifier d'historique à Washington,
02:11avec Zelensky entouré de la plupart des grands leaders européens et le président Trump,
02:19et que personne ne peut déplorer cette accélération du calendrier diplomatique.
02:23Maintenant, beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions sont devant nous.
02:28Ça n'est qu'une toute première étape.
02:29Il y a eu les doutes d'Emmanuel Macron quand même à la sortie, pour qui Poutine n'arrêtera pas la guerre.
02:35Tous les dirigeants européens ainsi que le président Zelensky sont convaincus
02:43qu'au jour d'aujourd'hui, à l'heure où nous parlons, le président Poutine ne veut pas la peine.
02:49Le président Poutine veut l'Ukraine.
02:51Et donc, on part de ce postulat-là qu'il y a un agresseur, la Russie de Poutine,
02:58un agressé, l'Ukraine, et qu'à ce stade, il y a encore eu des bombardements cette nuit
03:04de l'armée russe sur plusieurs villes d'Ukraine,
03:08il n'y a aucun signe avant-coureur d'une quelconque volonté de paix, entre guillemets,
03:14manifestée par le régime de Vladimir Poutine.
03:16Donc bien sûr qu'il nous faut être extrêmement méfiants.
03:20On a quand même plein de souvenirs historiques de ce qu'aussi bien la Russie que Poutine
03:25ont toujours eu du mal à respecter leurs engagements.
03:27Maintenant, il y a quelques avancées et nous sommes au côté, bien évidemment,
03:33de toutes seules et de tous ceux qui veulent faire avancer les choses
03:37pour arriver à la fin de ce conflit sanglant.
03:40Nicolas Conquer, n'avez-vous pas la sensation tout de même,
03:42je rebondis sur ce que dit à l'instant Constance Legrippe,
03:45qui se montre prudente et a raison,
03:47que les sept Européens étaient un brun spectateur hier soir quand même.
03:53Ça s'est passé beaucoup entre Trump et Zelensky,
03:55parfois en mode détente, il fallait donner le change après ce qui s'est produit en février,
03:59qui était très désagréable.
04:01Et puis il y a ce coup de fil de M. Trump qui dit « je vous laisse »
04:04et qui va, au fond, débriefer en cours de route avec Poutine en personne au bout du téléphone.
04:10Surprenant, non, quand même, Nicolas Conquer ?
04:12Tout d'abord, je ne vais peut-être pas nuancer mon optimisme,
04:16mais dire que je suis optimiste mais à la fois prudent
04:18et que cet espoir de paix, il doit quand même laisser la place aux doutes
04:22et ne pas tomber dans une candeur ou une naïveté béate.
04:24On le sait, la Russie et Poutine ont déjà trahi leurs engagements.
04:29Mais ça, c'est parce qu'il y avait des démocrates et des leaders faibles à la Maison-Blanche
04:32et parce que les accords qui avaient été négociés, ils avaient été mal négociés.
04:36Aujourd'hui, ça ne vous a pas échappé qu'on a un nouveau leader fort à la Maison-Blanche
04:39qui est Donald Trump.
04:40Je fais une parenthèse, Nicolas Conquer, avec vous,
04:42quand Trump dit à plusieurs reprises « c'est la guerre de Biden ».
04:46Non, c'est la guerre de Poutine, il faut le préciser quand même, honnêtement.
04:49Non, mais ce qu'il veut dire à travers ça,
04:51c'est que c'est une guerre qui a éclaté et dont lui, il a hérité.
04:54Et donc, lui, encore une fois, c'est des républicains
04:56qui vont mettre fin à des conflits qui ont été initiés par des démocrates.
04:59Ensuite, sur votre question...
05:00Non, non, les conflits n'ont pas été initiés par des démocrates.
05:02Constance le grippe.
05:03Sous des démocrates.
05:04Non, non, le conflit n'a pas été initié par un président démocrate.
05:07Il faut quand même le dire.
05:08Non, mais je vous avais compris, ça a éclaté lors d'une administration faible
05:11et c'est ça que ça montre et c'est ça qui doit nous interpeller
05:14et nous faire prendre conscience.
05:15Et Donald Trump nous donne ce réveil, ce sursaut,
05:18qu'il faut qu'on prenne compte qu'il y a un nouveau réalisme
05:20dans les relations internationales, que le monde se redessine
05:24notre défense et on a failli, on a tardé à renforcer notre effort de défense.
05:29Depuis les années 90, vous avez des gens comme Lionel Jospin
05:31qui disaient que le budget de la défense était une variable d'ajustement.
05:34Ça a été continué à droite comme à gauche et donc il faut y revenir.
05:37Le coup de fil.
05:38Ensuite, je reviens sur votre question.
05:39Le coup de fil.
05:39Vous dites que c'est un coup de fil,
05:41comme si Donald Trump allait se faire coacher par Poutine en pleine discussion.
05:45C'est absolument sournois et mal intentionné comme question.
05:47Non, non, je n'ai pas dit ça.
05:48Non, non, non, n'est qu'une la conquête.
05:49Comprenons-nous, c'est une négociation dans la négociation.
05:53Le dixième participant était de l'autre côté au téléphone.
05:57C'est ce que je voulais dire.
05:58Il n'y a pas de coaching de la part de...
06:01C'était au beau milieu de l'ennemi.
06:02Imaginez Vladimir Poutine dans ses pantoufles
06:04qui s'est fait réveiller et qui a été tenu au courant immédiatement
06:07de la progression et sur une impérative nécessité
06:10d'organiser cette réunion tripartite.
06:13Que certains d'aucuns voudraient quadripartite, je ne sais pas.
06:15Mais en tout cas, l'enjeu est que ça se déroule rapidement
06:18et de pouvoir continuer ses efforts.
06:20Et donc, vous savez, Donald Trump, c'est un dealmaker
06:23et également un peacemaker.
06:25Ça nécessite d'informer tout le monde et d'avancer rapidement.
06:29Donc, que ça choque l'esprit européen à son ordre protocolaire,
06:32très, très lent, très, très quédorsé, très feutré.
06:35Il y a un rythme qui est celui de Donald Trump
06:37qui impose sa dynamique et il faut monter à bord.
06:40Et les vies ukrainiennes ne demandent pas moins que ça.
06:42Donc, voilà l'enjeu.
06:43Et je pense que non, ce n'est pas une question de spectacle.
06:46Il y avait tout à fait leur place.
06:49Et au contraire, une volonté de montrer qu'une Europe forte
06:51et souhaitée et attendue de la part des Américains
06:54est nécessaire pour notre propre sécurité, rappelons-le.
06:57Constance Le Grip, il va plus vite que nous, Trump,
07:00que nous, les Européens, comme l'explique Nicolas Conquer ?
07:03Il va vite, incontestablement.
07:06Il est animé par la volonté de faire des deals,
07:11je reprends l'expression, commune, et se donne des objectifs.
07:17Il ne va pas aussi vite que ce qu'il avait peut-être annoncé
07:20devant les Américains pendant sa campagne électorale,
07:23mais il va vite.
07:23Et encore une fois, cette accélération du calendrier diplomatique,
07:26du calendrier de rencontre des uns et des autres,
07:29d'échanges sur les sujets de fond, nul ne peut le déplorer.
07:33Maintenant, ce qui est important, c'est de garder bien présent
07:36à l'esprit que c'est une nouvelle architecture de sécurité
07:41en Europe, mais aussi plus largement, je dirais, dans le monde,
07:46qu'il nous faut dessiner.
07:47Pour cela, la présence des Européens,
07:51à commencer par celle des deux pays qui sont dotés
07:55de la puissance nucléaire et également membres permanents
07:58du Conseil du Secrétaire des Nations Unies,
08:00à savoir le Royaume-Uni et la France,
08:02est absolument essentiel,
08:04et que nous devons bien garder présent à l'esprit
08:07quelques principes simples.
08:10Il y a un agresseur et un agressé.
08:13On ne peut pas redessiner le monde,
08:15je reprends l'expression de mon débatteur,
08:18par la force et par la puissance militaire.
08:23Il y a des respects de garantie de sécurité,
08:29de droits internationaux, le respect des frontières,
08:33le respect de tout le travail international
08:36doit pouvoir être assuré.
08:39Et on ne peut pas laisser un dirigeant du monde,
08:43fut-il celui du Kremlin,
08:45redessiner à sa guise, par la force,
08:48la carte du monde.
08:49Donc c'est de tout cela dont il s'agit.
08:51Ces principes simples,
08:52ils doivent guider notre action.
08:55Je pense qu'il est important
08:56de réaffirmer ce que le président Trump
08:59n'a toujours pas dit aussi clairement,
09:01et Anchorage à cet égard
09:02a été quand même un moment assez désastreux,
09:04qu'il y a un agresseur,
09:06celui qui a commis les premiers actes de guerre,
09:10l'invasion à grande échelle
09:11du territoire d'une nation souveraine et indépendante,
09:15et un agressé.
09:16Et qu'à partir de ces principes simples-là,
09:18on peut effectivement continuer à discuter
09:21en vue de la paix, bien sûr,
09:24il faut que le conflit sanglant cesse,
09:27mais qu'on arrive à organiser une sécurité
09:31et une stabilité,
09:33non seulement pour l'Ukraine,
09:35mais pour l'ensemble du continent européen,
09:37de manière robuste, de manière solide,
09:40sur le traité, du droit,
09:44sur des vraies conditions,
09:46ont des piliers sérieux de paix,
09:48de stabilité et de sécurité.
09:49Nous allons marquer une pause à tous les deux,
09:50je vous garde avec nous pour ce débat.
09:53Juste une réaction, Nicolas Conquer,
09:54à ce que vient de dire Constance Legrippe.
09:56Je vous vois frémir.
09:59Non, mais encore une fois,
10:01juger confortablement depuis Paris
10:03ou depuis sa villégiature,
10:04ce qui s'est passé à Anchorage,
10:05ça me semble un peu facile.
10:07Il y a quelqu'un qui est le seul
10:08qui a pu ramener Vladimir Poutine
10:10à la table des négociations.
10:11Si vous aviez à gérer ces discussions
10:14en faveur de la paix,
10:16vous vous y prendrez sans doute autrement.
10:17En tout cas, je remarque
10:17qu'il y a une personne dans la salle
10:18qui y arrive ensuite.
10:20J'aimerais avoir un peu plus de concret
10:21plutôt que des phrases creuses
10:23sur les engagements de sécurité,
10:24de voir ce que ça va appliquer
10:25et que vous nous expliquez
10:26comment est-ce que cet effort de dépense
10:28va être supporté,
10:29quels efforts vont être mis,
10:30quelles repriorisations vont être faites en France
10:31pour qu'on puisse assurer
10:32notre effort de défense.
10:34Il faut qu'on arrive à matérialiser ça.
10:37Je rappelle que c'est le volontarisme
10:38de Donald Trump
10:38qui a fait qu'on a augmenté
10:40notre effort de défense en France.
10:41Désormais, il faut savoir
10:42comment on va le faire
10:43parce qu'on avait l'air de dire
10:44que c'est que des déclarations.
10:45Comment est-ce que ça se matérialise ?
10:47Et avec des engagements concrets,
10:49factuels, chiffrés
10:50et que ça, ça fasse lieu
10:51de vraies dissuations.
10:53Allez, 9h17.
10:53Bien sûr qu'il faut des engagements concrets.
10:55On va en parler tout à l'heure.
10:56On va en parler.
10:56Il y a un énorme travail
10:57qui a déjà été engagé.
10:58Allez, 9h17.
11:00Oui, c'est ça.
11:00Merci de faire le job.
11:03Nous continuons dans un court instant,
11:05dans un instant,
11:05le débrief de ce qui s'est dit,
11:08de ce qui va se produire
11:10après cette étonnante séquence
11:13hier soir à Washington.
11:14Vous réagissez.
11:150826 300 300.
11:18Vous nous appelez sur l'antenne
11:19de Sud Radio.
11:21Le Grand Matin Sud Radio.
11:237h10, Jean-François Akili.
11:25Avec à 9h20,
11:27nos deux invités
11:27pour débattre
11:29de ce qui s'est passé hier soir
11:31dans le bureau Oval à Washington
11:32concernant la guerre en Ukraine.
11:34nous sommes avec vous,
11:36Nicolas Conquer,
11:37porte-parole de Républicain Noversy.
11:39Vous êtes le représentant
11:40du parti républicain en France.
11:44Et vous, Constance Legrippe,
11:46député ensemble
11:47pour la République des Hauts-de-Seine.
11:50Je vous propose à tous les deux,
11:50parce que c'est le principe
11:51sur Sud Radio,
11:53de donner la parole
11:55à nos auditeurs 0826 300 300.
11:58Et nous sommes avec vous,
11:59Luc.
12:00Bonjour, Luc.
12:01Bonjour, Jean-François.
12:02Bonjour à vos invités.
12:03Merci pour eux.
12:04Vous nous appelez
12:05du Péreux sur Marne.
12:07J'imagine que vous avez suivi
12:09avec beaucoup d'intérêt
12:09ce qui s'est passé hier soir.
12:11Quel est votre regard ce matin ?
12:13Oui, bien sûr,
12:13j'ai suivi ça avec intérêt.
12:15Comme beaucoup de gens,
12:16je suppose.
12:17Mon regard est...
12:20Effectivement,
12:21je suis un peu d'accord
12:22avec Nicolas Conquer.
12:25c'est qu'il y a
12:27il y a quelque chose
12:28de M. Trump
12:29qui a pu réaliser
12:31ce tour de force.
12:33Je ne suis pas béat
12:34d'admiration devant M. Trump,
12:35mais là, j'avoue
12:35qu'il a bluffé,
12:38à mon avis,
12:39une partie de la classe politique.
12:43Néanmoins,
12:44effectivement,
12:45l'important,
12:46c'est de réaliser
12:48une rencontre
12:49entre M. Koutine
12:51et M. Zelensky.
12:52Mais on ne voit pas de paix
12:55se profiler,
12:57je pense.
12:59Je pense qu'on a un peu
13:01mis la charrue
13:01avant les bœufs
13:02en négociant
13:04des conditions
13:06de protection
13:08de l'Ukraine
13:10vis-à-vis
13:12d'un éventuel
13:13rebondissement de la guerre.
13:15Mais le plus important,
13:16effectivement,
13:17c'est ce qui va se passer
13:17dans deux semaines.
13:19C'est-à-dire qu'on ne s'envoie
13:20de ne cessez le feu
13:22au moins
13:22un cessez-le-feu,
13:26à mon avis,
13:27ne fera pas bouger
13:28les lignes.
13:30Moi,
13:30ce que je souhaite,
13:31c'est effectivement,
13:33comme beaucoup de gens,
13:33c'est la paix.
13:34Mais la paix
13:35ne pourra se concevoir
13:37que par un
13:40entre guillemets
13:41un hold-up
13:42qui fera date
13:44dans l'histoire.
13:45C'est bien là le problème.
13:46Vous plantez le décor.
13:48Merci Luc.
13:49Merci pour votre regard.
13:50Vous étiez en direct
13:51du Péreux
13:52sur Marne.
13:53Nicolas Conquer.
13:56Effectivement,
13:57le plus difficile
13:59commence.
14:00Il y a
14:01cette rencontre
14:03acceptée
14:03de part et d'autre
14:04de Volodymyr Zelensky
14:05et Vladimir Poutine.
14:07Ce qui est quand même
14:07un événement en soi
14:09depuis le début
14:10de cette guerre.
14:11Cette rencontre
14:11bipartite,
14:13comme l'on dit.
14:13et à ce moment-là,
14:16et c'est M. Zelensky
14:17qui le dit,
14:18les éventuelles
14:20concessions territoriales
14:22exigées par la Russie
14:23à l'Ukraine
14:23seront une question
14:25qui sera évoquée.
14:27Il dit, Zelensky,
14:28que nous laisserons
14:29entre moi
14:30et Poutine.
14:32Là-dessus,
14:33Nicolas Conquer,
14:34comme le disait
14:35à l'instant
14:36notre auditeur,
14:37Luc,
14:38c'est quelque chose
14:39de très difficile
14:41finalement,
14:41parce que la Russie,
14:43pays agresseur,
14:44risque quand même
14:45d'obtenir
14:46des gains territoriaux
14:48très importants.
14:50Tout à fait.
14:51Dans ce qui est
14:51très difficile,
14:53on l'a dit,
14:54c'était une promesse
14:54de campagne
14:55de Donald Trump
14:55de mettre fin
14:56à ce conflit
14:56en 24 heures.
14:57Ça ne vous a pas échappé,
14:58ça a été rappelé
14:58par la Mme la députée.
15:00A ceci près que
15:00Donald Trump,
15:01il est à la Maison Blanche
15:02depuis six mois,
15:02il a déjà obtenu
15:03six accords de paix
15:04et celui-ci est sans doute
15:05le plus complexe.
15:06On a voulu dire
15:07toutes sortes de choses
15:08sur le sommet d'Alaska
15:10d'il y a trois jours,
15:11comme quoi ça aurait servi
15:11à rien.
15:12Moi, je suis tout à fait
15:13opposé à cet élément
15:15de langage en disant
15:16qu'au contraire,
15:17il y a eu tout à fait
15:18un changement considérable,
15:20ce qu'on appelle
15:20un game changer,
15:21où enfin,
15:22Vladimir Poutine
15:23a consenti
15:23à rencontrer Zelensky.
15:25Et ça,
15:25c'était le meilleur espoir
15:26qu'on pouvait obtenir
15:27en faveur de la paix.
15:28Encore une fois,
15:29ça a été favorisé
15:29par Donald Trump.
15:30Ensuite,
15:30effectivement,
15:31les concessions,
15:32elles vont être terribles
15:33pour le peuple ukrainien
15:34qui combat pour sa défense
15:35aux grands dames
15:37de nombreuses vies
15:38qui ont été perdues.
15:41Mais peut-être qu'aujourd'hui,
15:44ce qui semblait inenvisageable,
15:45il y a quelques semaines encore,
15:46et j'ai gelé.
15:48Oui,
15:48oui,
15:49oui.
15:49Et Constance Legrippe,
15:51réagissez à ce que dit
15:52Nicolas Conquer à l'instant.
15:55Est-ce que vous n'avez pas
15:56la sensation,
15:58Constance Legrippe,
15:59qu'il va y avoir
16:00quelque chose
16:01de très douloureux
16:02pour les Ukrainiens ?
16:04Ah,
16:04c'est incontestable.
16:05Et ça fait trois ans et demi
16:06depuis l'invasion
16:07en grande échelle
16:08que le peuple ukrainien souffre
16:11et qu'il voit
16:11son intégrité territoriale
16:14mais aussi l'intégrité physique
16:17de toute une génération
16:19être violée.
16:21Et c'est depuis
16:22de nombreuses années
16:23avec l'annexion de la Crimée
16:26que le peuple ukrainien,
16:27que la nation ukrainienne
16:28a à souffrir
16:29de la terrible
16:31agression russe.
16:33Bien évidemment,
16:34il y a des moments
16:36extrêmement difficiles
16:38sur le plan politique
16:39et diplomatique
16:40qui se profilent
16:41pour la nation ukrainienne
16:43dans les jours
16:44et les semaines à venir.
16:45Mais moi,
16:46je n'entrerai pas
16:46dans le sujet
16:48des concessions
16:49territoriales
16:50et éventuelles à faire.
16:51Encore une fois,
16:51c'est clairement...
16:51Est-ce que c'est le prix
16:52à payer de,
16:53je ne sais pas,
16:54de laisser Louansk,
16:56Donetsk
16:56et les deux autres contrées
16:58à Poutine ?
16:58C'est au président Zelensky,
17:00c'est à la nation ukrainienne
17:02libre et souveraine
17:04de décider.
17:05Moi,
17:05je ne veux même pas
17:05entrer là-dedans.
17:06Maintenant,
17:07les experts géopolitiques,
17:09les experts militaires
17:10savent
17:11quelles sont
17:12les villes
17:13que la Russie
17:14et les régions,
17:16les oblastes,
17:17que la Russie
17:17n'arrive pas
17:18à conquérir militairement,
17:20n'arrive pas
17:20à conquérir
17:21par la force
17:22et par le sang versé.
17:24et que ce soit
17:24vraiment un comble,
17:26que ce soit,
17:27je dirais,
17:28dans des négociations
17:29en vue de la cessation
17:31du conflit,
17:32que la Russie
17:32parvienne à ses fins
17:33et parvienne
17:34à gagner
17:35les terres
17:36qu'elle convoite
17:36et qu'elle n'arrive pas
17:37à conquérir
17:39du fait de la très
17:39héroïque résistance
17:41ukrainienne.
17:41Maintenant,
17:42tout le reste,
17:43c'est du ressort,
17:44encore une fois,
17:45de l'indépendance
17:47et de la souveraineté
17:47des autorités
17:49ukrainiennes,
17:49à commencer par celle
17:50du président Zelensky,
17:51que je suis effectivement
17:53heureuse de voir
17:54être confortée
17:56dans son rôle
17:57de leader
17:58de la nation ukrainienne,
17:59que le président
17:59Poutine
18:00semble accepter
18:02de le rencontrer
18:03est une chose
18:04importante,
18:05le plus important
18:06à moyen
18:06et long terme
18:07parce qu'il faudra
18:08effectivement
18:08faire cesser
18:09ce conflit,
18:10faire cesser
18:11le sang versé,
18:12ce sont les garanties
18:13de sécurité
18:14qu'il faut construire.
18:15Je rappelle qu'il y a
18:15au sein de la coalition
18:16des volontaires
18:17depuis de nombreux mois
18:18un très important travail
18:20qui est mené
18:21par les experts,
18:22par les militaires,
18:22par les diplomates.
18:23Il y a eu un déplacement
18:24il y a quelques semaines
18:25des deux chefs
18:26d'état-major
18:27militaires
18:28britanniques
18:29et français
18:30à Kiev
18:31pour discuter
18:31avec les militaires
18:34ukrainiens
18:35de ce que pouvaient
18:36représenter
18:36les garanties
18:37de sécurité
18:38concrètement
18:38sur le terrain
18:39à la force
18:40de réassurance
18:40qu'est-ce que ça veut dire
18:41comment cela va pouvoir
18:43se mettre en place.
18:43Tout ça n'est pas encore étalé.
18:44Ce gros travail
18:45il a beaucoup
18:46beaucoup avancé
18:47on a finalisé
18:47certains sujets
18:48au mois de juillet
18:49et comme l'a dit Zelensky
18:51il va y avoir
18:51une accélération
18:52de ce travail
18:54entre occidentaux.
18:55C'est très important
18:56également que les Etats-Unis
18:57pour la première fois
18:58aient accepté
18:59de participer
19:00à ce travail
19:01et de participer
19:02aux garanties
19:02de sécurité.
19:03Justement
19:04Nicolas Conquer
19:05je rappelle que vous portez
19:06la parole
19:06du grand vieux parti
19:08républicain
19:09en France
19:11cette histoire
19:12de garantie
19:13de sécurité.
19:13Il y a d'abord
19:14cet accord
19:15annoncé par Volodymyr Zelensky
19:17d'un contrat
19:18à 100 milliards
19:19de dollars
19:20d'achat
19:21de matériel
19:22militaire américain
19:23que les Européens
19:24vont financer
19:24dans cette histoire
19:25et l'OTAN
19:28est-ce que ça signifie
19:30merci Constance
19:31Lecrippe
19:31de le préciser
19:32est-ce que ça signifie
19:32Nicolas Conquer
19:33que les Américains
19:36vont participer
19:37à cette
19:38on va dire
19:40ces garanties
19:41de sécurité
19:41physiquement
19:43c'est-à-dire
19:43que en cas
19:44d'agressions nouvelles
19:45et bien
19:46ça engagerait
19:47aussi
19:47les troupes
19:49américaines
19:49même si
19:49elles ne seront
19:50pas forcément
19:51positionnées
19:51en Ukraine
19:52Alors
19:54on n'a pas encore
19:54les détails
19:55de l'accord
19:55il a été question
19:56d'avoir
19:57des dispositions
19:58similaires
19:58à celles
19:59de l'article 5
20:00de la charte
20:00de l'OTAN
20:01qui vise
20:01à défendre
20:02tous les états
20:02si l'un est attaqué
20:04donc un peu
20:04tous pour un
20:05maintenant
20:06et c'est surtout
20:07cette aide militaire
20:09avec les systèmes
20:10d'équipement
20:10type Patriot
20:11c'est le fleuron
20:13de l'industrie
20:14de l'armement
20:15américain
20:15qui est craint
20:16et redouté
20:17par toutes les puissances
20:18hostiles
20:19qui sera sans doute
20:20une force déterminante
20:21et de sécurisation
20:22il y aura également
20:23toute une présence
20:25à mon avis
20:25européenne
20:26et à la fois
20:27américaine
20:27pour la reconstruction
20:28de cet état ukrainien
20:30qui est vraiment
20:31meurtri
20:32en ruine
20:33après ces trois ans
20:34de conflit
20:34qui vont
20:35selon moi aussi
20:36conforter aussi
20:37cette stabilisation
20:38et cette sécurisation
20:39donc on n'a pas encore
20:41je ne vais pas faire
20:42de surpromesse
20:43maintenant
20:43moi j'attends
20:43à ce que désormais
20:44les responsables politiques
20:46et les gouvernants
20:47présentent concrètement
20:48les engagements concrets
20:50pour mener à bien
20:51ces engagements
20:52de 100 milliards
20:53c'est pas anodin
20:54il ne faut pas juste
20:55en restant des déclarations
20:56c'est tout le travail
20:58qui est en train de se faire
20:59sachant que
21:00aussi bien le président Macron
21:01que Marc Rubio
21:03l'ont encore dit
21:04et redit
21:05cette nuit
21:05la première des garanties
21:06de sécurité pour l'Ukraine
21:08dans le futur
21:09c'est d'avoir une armée
21:10ukrainienne puissante
21:12forte
21:12très équipée
21:14très nombreuse
21:15sans limitation
21:16ni dans l'équipement
21:17ni dans le nombre
21:18tout ça c'est très important
21:19et doit nous amener tous
21:21collectivement
21:21et je pense que c'est maintenant
21:23également tout à fait
21:24la position américaine
21:26à refuser
21:27l'une des exigences
21:28fortes de Poutine
21:30à savoir
21:30la démilitarisation
21:31de l'Ukraine
21:32il ne saurait être
21:33question de cela
21:34la première des garanties
21:36de sécurité
21:36si l'on veut
21:37éviter une nouvelle
21:39dans le futur
21:40agression russe
21:41contre le territoire ukrainien
21:43contre la liberté
21:44des Ukrainiens
21:44c'est une armée ukrainienne
21:46puissance
21:47très dotée
21:48et qui puisse
21:49compter sur la solidarité
21:51effective
21:51des occidentaux
21:53des européens
21:54et des américains
21:55et puis
21:56pour le reste
21:56effectivement
21:57un gros travail militaire
21:59est déjà engagé
22:00va continuer à l'être
22:01pour qu'on en apprenne
22:02un peu plus
22:03sur ce qu'il est possible
22:05de présenter
22:06en termes de garantie
22:07de sécurité
22:07c'est très important
22:08qu'il y ait une unité
22:09entre les occidentaux
22:10entre les européens
22:11et les américains
22:13contre l'Ukraine
22:14il y a cette dimension
22:15là aussi
22:16je rappelle
22:17que tout ça
22:18ça coûte
22:19beaucoup d'argent
22:19que la France
22:20a quand même
22:20déjà fortement
22:22augmenté son budget
22:22militaire
22:23mais beaucoup de retard
22:23budgétaire
22:24on en sera
22:26un doublement
22:28de nos dépenses militaires
22:29donc nous faisons
22:29notre part
22:30et certainement
22:31qu'il faudra
22:32non seulement continuer
22:33mais amplifier
22:33au fur et à mesure
22:34que les menaces
22:35sont grandissantes
22:37dans le monde
22:37contre nos démocraties
22:39européennes
22:39et également
22:40contre la nôtre
22:42et que par ailleurs
22:43il y a la question
22:44de la saisie
22:45des avoirs russes
22:46gelés
22:46moi je suis partisane
22:47avec d'autres
22:48nous n'avons cessé
22:49de plaider
22:49pour aller vers
22:51la saisie
22:51des avoirs russes
22:53gelés
22:53je rappelle
22:53qu'il y a là
22:54au minimum
22:55quelques 210 milliards
22:57de dollars
22:59qui sont gelés
23:01qui sont ce qu'on appelle
23:02les avoirs russes gelés
23:03en Europe
23:04rien qu'en Europe
23:04je ne parle même pas
23:05de ce qu'il y a au Canada
23:06aux Etats-Unis
23:07ou ailleurs
23:07vous dites quoi
23:08il faut faire
23:10il faudrait pouvoir
23:11concrètement
23:12il y a des obstacles
23:13effectivement juridiques
23:14diplomatiques
23:15je ne méconnais rien
23:17de tout cela
23:17pour avoir beaucoup
23:17travaillé sur ce sujet
23:18mais moi j'avance
23:19à nouveau l'idée
23:20que si on veut être crédible
23:22si on veut être
23:23il faut montrer des muscles
23:25ce que vous dites
23:26si on veut être sérieux
23:27si on veut être robuste
23:28il faut remettre
23:29sur le tapis
23:31la question
23:32par-delà uniquement
23:33l'exploitation
23:34des intérêts
23:35des avoirs russes gelés
23:36la question
23:36de la saisie
23:37des avoirs russes gelés
23:38en tout ou partie
23:39pour contribuer
23:41à l'effort militaire
23:42pour contribuer
23:43à l'effort
23:44de reconstruction
23:44de l'Ukraine
23:45ça me semble être
23:46l'une des pistes
23:47à continuer
23:48à creuser
23:48avec beaucoup d'intérêts
23:50nous allons conclure
23:51avec vous
23:51après ce qu'a dit
23:53Constance Legrippe
23:54sur les avoirs russes
23:55sur cette capacité
23:57à assurer la sécurité
23:58petit en petit
23:59que ce soit possible
23:59de l'Ukraine
24:00juste un mot
24:01il y a ces oblastes
24:03qui ferment
24:04la mer d'Azov
24:05il semble aujourd'hui
24:06difficilement récupérable
24:07par l'Ukraine
24:08comment est-ce que vous voyez
24:09les semaines qui viennent
24:10Nicolas Conquer ?
24:12je les pense ardus
24:13avec des négociations âpres
24:15mais qui vont sans doute
24:17mener à une issue
24:19qui ne sera jamais assez rapide
24:20mais je l'ose espérer
24:21d'ici la fin de l'année
24:22parce qu'il faut évidemment
24:24avoir conscience
24:25que le temps géopolitique
24:26n'est pas celui des réseaux sociaux
24:27et donc on s'attend
24:28tout simplement
24:29à ce que ça se fasse
24:29en un claquement de doigts
24:30il y a des gens
24:31qui travaillent d'arrache-pied
24:32Donald Trump
24:32il sacrifiait beaucoup
24:33de son capital politique
24:34et c'est pas juste
24:36une photo à Washington
24:36qui va régler tout ça
24:37j'aimerais bien juste
24:38dire une chose
24:39c'est qu'on a toujours
24:40beaucoup de personnes
24:41ont prêté à Donald Trump
24:42le fait de vouloir déclencher
24:43la troisième guerre mondiale
24:44j'aimerais que beaucoup
24:45et peut-être Madame la députée
24:46la première
24:46puissent reconnaître
24:47qu'au contraire
24:47Donald Trump
24:47est un véritable artisan de paix
24:49et que comme beaucoup
24:50s'accordent à le dire
24:51son effort en faveur
24:53de la résolution de ce conflit
24:54comme bien d'autres
24:54justifie qu'on présente
24:57des excuses
24:57et sans doute que
24:58même Macron le premier
24:59le présente
25:00comme étant nobelisable
25:02si ses efforts
25:02sont fructueux
25:04ce que tout le monde souhaite
25:05au dolor de la breloque
25:06du Nobel de la paix
25:06c'est surtout
25:07reconnaître les efforts
25:09menés par Donald Trump
25:09plutôt que de tomber
25:10dans la détestation
25:11idéologique
25:12a priori
25:13par principe
25:13parce que c'est Donald Trump
25:14et qu'on ait un regard
25:15plus apaisé
25:16sur l'actuel locataire
25:17de la Maison Blanche
25:18et il y aura d'autres débats
25:19bien évidemment
25:20vous serez forcément
25:21conviés
25:22à poursuivre
25:23dans les semaines
25:24peut-être même
25:24les mois qui viennent
25:25pour voir ce qui va se sortir
25:27de ce qui s'est passé
25:28de façon quand même
25:29assez historique
25:29hier soir
25:30à la Maison Blanche
25:30merci Constance Legrippe
25:33députée
25:33ensemble pour la République
25:35des Hauts-de-Seine
25:35merci à vous
25:36Nicolas Conquer
25:38porte-parole
25:39de Republican Overseas
25:41vous êtes le représentant
25:42du parti républicain
25:45des Etats-Unis
25:46en France
25:47il est 9h34
25:49à suivre
25:50nous allons pousser
25:51la porte
25:52de la cuisine
25:53des chefs
25:54sur Sud Radio
25:54on
25:56on
25:56on
25:57on
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