- il y a 2 jours
Avec Nicolas Conquer, porte-parole de Republican Overseas, auteur de "Vers un Trump français ?" Éd. Fayard
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NewsTranscription
00:00La France dans tous ses états, le fait du jour.
00:03Tandis que s'ouvre aujourd'hui le Forum économique mondial à Davos, en Suisse,
00:06où sont attendus 64 chefs d'État et de gouvernement, dont Donald Trump,
00:10avec un thème particulièrement à propos, l'esprit de dialogue.
00:13La tension monte entre le président américain et les Européens qui ne s'entendent plus.
00:17Le rapport de force a débuté ce week-end avec la menace de Donald Trump
00:20d'imposer de nouveaux droits de douane aux pays qui s'engageraient sur le territoire du Groenland.
00:24Et la réponse d'Emmanuel Macron qui a annoncé vouloir saisir pour la première fois
00:27l'instrument anti-coercition européen.
00:30Bonne ambiance donc, on en parle avec Nicolas Conquer,
00:32porte-parole de Republican Overseas et auteur de « Vers un Trump français »
00:36paru aux éditions Fayard.
00:38Bonjour Nicolas Conquer.
00:39Bonjour Maud Coffler.
00:41Bonjour Nicolas Conquer, merci d'être sur Sud Radio aujourd'hui.
00:44Avant de rentrer dans le débat, je présente votre livre
00:48« Vers un Trump français », c'est une blague ?
00:52Vous pensez qu'il y a quelqu'un en France qui puisse ressembler à Donald Trump ?
00:56On ne donne pas le résultat, on laisse aux gens le lire.
00:59Je vous inviterai d'ailleurs probablement pour que vous en discutiez,
01:02mais je me permets de lire votre dédicace,
01:05parce que ce qui arrive n'est ni américain, ni français, mais occidental.
01:08On est donc bien sur un phénomène, j'allais dire, international.
01:11Pour autant, la question du jour est liée au Groenland.
01:15Est-ce que la France a aujourd'hui, et l'Europe,
01:20est-ce qu'on a les moyens de résister, entre guillemets,
01:23intelligemment ou efficacement, au souhait du président américain
01:28d'intégrer le Groenland aux États-Unis ?
01:32Donnez-nous le secret.
01:35Je suis sûr que vous avez une idée pour pouvoir contrer Donald Trump.
01:37Ce n'est pas une histoire de contrer,
01:40c'est surtout de réaffirmer une souveraineté occidentale
01:43sur le Groenland et sur le cercle polar arctique
01:45qui va être de plus en plus convoité,
01:48notamment par rapport à des routes maritimes.
01:50Avec la fonte des glaces, on s'attend à ce que plus de 30%
01:54du commerce maritime se fasse par ces régions-là d'ici 2040.
01:58Et c'est un gain significatif,
02:01parce que désormais, il y aura 40% de temps en moins
02:04pour faire des liaisons,
02:05plutôt que de passer par le canal de Panama.
02:07Donc je pense qu'il faut regarder les choses de manière assez lucide.
02:09Le Groenland va devenir le canal du Panama du XXIe siècle
02:13et ça nécessite de pouvoir sécuriser ces points de passage
02:17dans une altitude assez gaulliste, d'une certaine manière,
02:20de pouvoir réaffirmer la souveraineté de l'Occident
02:23par rapport aux menaces qui sont à la fois russes
02:25et à la fois chinoises,
02:26qui ont volonté, de manière tout à fait affichée,
02:29de, un, militariser la région
02:31et de, deux, sécuriser ce qu'ils appellent
02:32les routes polaires de la soie,
02:34notamment via la Chine.
02:35Je me permets de vous dire,
02:36vous ne me faites pas la langue de bois,
02:37vous me faites un peu la langue de glace.
02:39Vous me tenez le discours, effectivement,
02:41qui est, j'allais dire, le concept
02:42par lequel le président des Etats-Unis
02:44entend intégrer le Groenland aux Etats-Unis.
02:47Est-ce qu'il n'y avait pas d'autres moyens
02:48en disant à l'Union Européenne,
02:51peut-être l'a-t-il fait,
02:52en disant, il faut qu'on se mette autour de la table,
02:53le Groenland est un vrai enjeu stratégique,
02:56politique, économique et militaire.
02:58Vous, alors, vous n'êtes peut-être pas
03:01en situation de le défendre,
03:03mais l'OTAN, l'OTAN peut le faire.
03:05On met le Groenland sous dépendance de l'OTAN,
03:07sous contrôle de l'OTAN,
03:08et on reste amis, on le fait ensemble.
03:10Que de dire, je vais intégrer...
03:11Est-ce que ce n'est pas un peu brutal,
03:12quand même, de la part du président des Etats-Unis,
03:14de dire ça à ses alliés de l'OTAN,
03:16de présenter la chose comme ça ?
03:17Et puis sinon, si vous n'êtes pas d'accord,
03:18je vous mets des draps de douane.
03:19C'est un peu...
03:21Non mais Trump n'est pas né d'hier,
03:25et donc sa rhétorique,
03:26on la connaît en matière d'afficher ses ambitions
03:29qui sont parfois maximalistes,
03:31en vue d'aboutir à une relation transactionnelle
03:33qui peut satisfaire, et à mon avis,
03:35qui d'ailleurs bénéficient grandement à l'Europe,
03:37parce que c'est une affaire de sécurité
03:39à la fois énergétique,
03:40de sortir de la dépendance vis-à-vis de la Chine,
03:42mais également d'assurer une sécurité
03:44par rapport à des menaces,
03:46notamment de la Russie,
03:47et on le voit, les missiles balistiques
03:49passeraient par le Groenland,
03:50et donc avec une sécurisation
03:52par le Golden Dome américain,
03:53ce système de défense,
03:55permettrait à la fois aussi
03:56de sécuriser notre zone.
03:58Donc il y a tout un axe,
04:00une réflexion occidentale à mener,
04:02et je pense qu'aujourd'hui,
04:03on a trop peu considéré,
04:05on a absolument négligé,
04:06on a refusé de voir à quel point
04:07l'Arctique allait vraiment devenir
04:09un carrefour stratégique,
04:11et l'Europe continue de regarder ailleurs
04:13par rapport aux menaces qui se présentent,
04:15et il faut désormais prendre en main
04:17ce sujet qui est crucial,
04:19notamment, comme on a dit,
04:21la dépendance énergétique
04:23venue de la Russie,
04:24ou les terres rares
04:25qui sont essentiellement provenance de Chine.
04:28Nicolas Conquer,
04:29la tension entre l'Est et l'Ouest
04:32n'est plus qu'elle était,
04:33même si visiblement,
04:35on essaie de la ressusciter.
04:37Du temps de la guerre froide,
04:38où l'Union soviétique
04:39était une véritable puissance militaire,
04:42avec une hostilité déclarée
04:43contre les États-Unis,
04:44aucun président américain
04:47n'a jamais dit
04:47nous allons...
04:48Et auquel cas,
04:49on aurait pu comprendre à l'époque,
04:51en disant il y a un risque
04:52de guerre nucléaire,
04:53nous avons besoin,
04:54j'allais dire,
04:55d'intégrer le Groenland
04:57à une zone stratégique
04:58de défense américaine,
04:59on se met d'accord
05:00avec les Danois,
05:00avec les Européens,
05:01jamais ça leur a traversé la tête,
05:02puisqu'il y avait l'OTAN.
05:03Pourquoi tout d'un coup,
05:04le président de la République américain,
05:06le président américain,
05:07veut prendre ses dispositions,
05:09si ce n'est que de considérer
05:10que l'OTAN n'existe plus,
05:11qu'il n'y croit plus,
05:12qu'il va peut-être l'abandonner
05:13et que finalement,
05:14il se renferme sur lui-même.
05:16Je veux dire,
05:16la conclusion de cette information
05:17est extrêmement inquiétante
05:18pour les Européens,
05:19comprenez-le.
05:20Je pense que c'est davantage
05:22quelque chose à regarder
05:23avec lucidité,
05:24sans doute avec froideur,
05:25mais de se dire
05:25qu'à horizon 5 à 10 ou 15 ans,
05:28on va avoir
05:29une situation géopolitique
05:31qui va évoluer.
05:32On a déjà des rivalités
05:33entre les Amériques
05:34et la Chine
05:34qui sont en train
05:35de s'intensifier,
05:37notamment dans cette zone
05:38qui est tout à fait stratégique.
05:39Et donc,
05:40il y a lieu de renforcer
05:41cette alliance
05:42et de mettre en place
05:44un contrôle accru
05:45sur le Groenland.
05:46Je pense que c'est davantage
05:47une question d'anticipation
05:48de conflits à venir
05:49qui est clé
05:50et on ne peut pas juste
05:51être attentiste
05:52en partant du principe
05:54que nos alliances,
05:55elles vont nous permettre
05:56de renforcer
05:58ou juste parce qu'on a déployé
05:59un exercice militaire
05:59de 15 soldats
06:00sur le territoire groenlandais,
06:03que ça va dissuader
06:04les rivalités
06:05de la Russie
06:05et de la Chine.
06:06On l'a vu dans le passé,
06:07ça n'a pas servi.
06:08Donc désormais,
06:08il faut afficher
06:09des ambitions un peu plus
06:10concrètes et dissuasives.
06:12Pour l'instant,
06:13la Russie n'a jamais
06:15déclaré ses intentions
06:16de guerre
06:16contre les Etats-Unis.
06:18Au contraire,
06:18on a plutôt l'impression
06:19qu'il y a une tentative,
06:21j'allais dire,
06:22de collusion
06:22ou d'accord
06:23ou de relations apaisées
06:25entre Washington et Moscou.
06:26Pour l'instant,
06:27je dis bien.
06:27La Chine,
06:28c'est autre chose,
06:29mais elle est un petit peu
06:29plus loin.
06:30Mais il suffisait de dire
06:32aux gouvernants européens,
06:34l'OTAN va installer
06:35tout un dispositif
06:37de missiles
06:38de protection
06:38des Etats-Unis
06:39contre une éventuelle
06:40attaque chinoise
06:40au Groenland
06:41et ça se serait passé
06:42très bien dans les négociations.
06:43Il n'était pas nécessaire
06:45d'annexer.
06:45Est-ce que Trump...
06:47Vous faites de la rélecture,
06:48d'ailleurs,
06:48vous dites qu'il n'est pas
06:49nécessaire d'annexer
06:50Charles,
06:50parler qu'il n'y a aucun
06:51soldat présent
06:52sur le sol américain
06:53hormis sur la base
06:53qui est déjà présent.
06:54Non, mais vous avez raison.
06:55Tout ça est ouvert à débat.
06:56Vous actez comme
06:56si c'était au passé.
06:57Je dis que c'est ouvert à débat
06:58et que si Trump avait choisi
07:04une défense stratégique
07:05américaine
07:05sur le territoire
07:06du Groenland,
07:07est-ce que vous êtes d'accord ?
07:07Je ne vois pas
07:08les Européens et l'OTAN
07:09lui dire non,
07:10c'est hors de question.
07:10Il aurait fallu trouver
07:11les modalités.
07:12Vous savez,
07:12il y a des hectares de neige
07:13qui ne servent à rien,
07:14qui sont inexploitables.
07:15Ce n'est pas là-dessus
07:16que le Danemark
07:17aurait rouspété.
07:19C'est parce que là,
07:19il y a une véritable...
07:20Non, mais vous raisonnez
07:21en bon Européen
07:23et ça vous honore,
07:24mais je pense que Donald Trump,
07:25lui, il réfléchit
07:25en dehors de la boîte
07:26justement parce qu'il ne voit
07:27pas de boîte
07:28et que du coup,
07:29il opte avec son logiciel
07:31qui n'est pas celui
07:32d'un politicien,
07:33d'un diplomate,
07:34quelque chose
07:35de beaucoup plus pragmatique.
07:36Donc, c'est plus rugueux
07:37et plus frontal.
07:38Mais in fine,
07:39je pense que c'est aussi
07:40un catalyseur.
07:41Ça nous fait prendre conscience
07:42des menaces
07:42auxquelles on est confronté
07:43et en soi,
07:45ce n'est pas un abondant.
07:46Au contraire,
07:46je pense que ça va renforcer
07:47nos alliances,
07:48notamment par rapport
07:49aux menaces qui sont celles
07:50qui vont désormais être
07:51autour du carrefour stratégique
07:52du Groenland.
07:53On me dit peu souvent
07:54qu'on me félicite peu souvent
07:55sur le fait que je raisonne
07:56en Européen.
07:57De votre part,
07:58je prends ça comme un compliment
07:59Nicolas Conquer,
08:00même si vous savez
08:00les réserves que je peux avoir
08:01sur le droit pactuel.
08:02Non, là où je voulais en venir,
08:03je ne me permets pas
08:04de m'immiscer
08:05dans la décision
08:06des autres chefs d'État.
08:08Est-ce que Trump
08:08ne se comporte pas finalement
08:09en businessman ?
08:10Il a des rapports économiques,
08:13c'est un mec qui fait des affaires
08:14et que là,
08:15il y va au culot
08:16et que la forme est quand même
08:18inhabituelle,
08:19en tout cas,
08:19pour les relations diplomatiques
08:20à l'intérieur de l'OTAN.
08:22C'est inhabituel.
08:23Pour autant,
08:24on va gagner du temps.
08:25Il n'y a pas mort d'homme,
08:26si le Groenland est annexé
08:28au...
08:28C'est une histoire de principe,
08:29c'est une histoire
08:30de valeurs politiques
08:31et diplomatiques.
08:32Il n'y a pas mort d'homme
08:33si le Groenland est annexé.
08:35À mon avis,
08:35vous voyez,
08:36je prends le contrepoint
08:37de ce que je disais tout à l'heure,
08:38c'est justement
08:39juste de savoir
08:40est-ce qu'on aurait peut-être pu
08:41y arriver autrement
08:43et qu'est-ce qui se passe
08:45si des soldats européens
08:47de l'OTAN
08:48sont sur le sol groenlandais ?
08:50Quelle est la réplique
08:52que peut proposer
08:54Donald Trump ?
08:55Justement ce qu'il a dit,
08:55je vais vous punir
08:57sur les droits de douane
08:57si vous ne me laissez pas
08:58prendre possession
08:59tranquillement du Groenland,
09:01je vais vous punir
09:01avec les droits de douane.
09:02La méthode est un petit peu
09:03particulière quand même là aussi.
09:05Ce qu'il faut voir,
09:06c'est que Donald Trump
09:07prend vraiment
09:08d'un mauvais oeil
09:09le fait qu'on vienne
09:10s'aborder,
09:11saboter
09:11des relations diplomatiques.
09:13On l'a vu,
09:14et d'ailleurs,
09:14je vous rappelle
09:14l'accord auquel il est parvenu
09:16entre Israël et le Hamas
09:18qui a été retardé
09:19par trois mois
09:20de tout l'été
09:21et ce qui a coûté
09:22de nombreuses vies humaines.
09:23Donc là,
09:23la situation n'est pas comparable,
09:24mais il y avait cette volonté
09:25de différents pays occidentaux
09:27et pas que européens,
09:28notamment l'Australie,
09:29de faire cette reconnaissance
09:30unilatérale de la Palestine
09:31qui avait complètement
09:32entravé,
09:33si ce n'est bloqué
09:34l'issue
09:35de ce traité de paix historique
09:37que Donald Trump
09:37avait réussi
09:38là où tout le monde
09:38avait failli avant lui.
09:40Et donc là,
09:40le fait de vouloir
09:41entraver ces discussions
09:42qui sont en train
09:43de se conduire
09:43avec le Danemark,
09:44elles ont eu lieu
09:44à Washington,
09:45elles ont eu lieu
09:46sur le sol européen,
09:47d'une certaine manière,
09:48ça vient ralentir
09:49le processus.
09:49Donald Trump,
09:50c'est un homme pressé
09:51et qui agit
09:52avec une volonté
09:53qui est d'ailleurs
09:54depuis longtemps
09:55dans la politique étrangère
09:56américaine,
09:57qui est une défense
09:58préemptive
09:59face à une expansion
10:00chinoise
10:00et la médiatéralisation
10:01russe dans l'Arctique.
10:03Donc,
10:03il faut quand même
10:05voir ça
10:05du point de vue
10:06de nos intérêts personnels,
10:07c'est qu'il y aura
10:08une protection indirecte
10:09de l'Europe aussi
10:10qui peut me sembler
10:11favorable
10:11et en intégrant
10:13de manière stratégique
10:14mais également économique
10:15le Groenland,
10:16il y a également
10:17des fortes bénéfices
10:19notamment pour
10:20les Groenlandais
10:20qui désormais,
10:22vous le dites,
10:23vivent dans une zone glacée
10:24mais dont le sol
10:25est extrêmement riche
10:26et nous permettraient
10:26de sortir de cette
10:27dépendance chinoise.
10:29Donc,
10:29effectivement,
10:30est-ce que c'est frontal ?
10:30Est-ce que ça déplaît ?
10:32Je rentrerai sur le cas
10:33du scénario
10:34où vous avez monté
10:34s'il y aura une hostilité
10:35ou des affrontements,
10:36ça ne sera pas le cas
10:37et il n'y aura pas
10:37d'annexion non plus.
10:39Et encore une fois,
10:39je maintiens,
10:40je persiste,
10:41Donald Trump est assez imprévisible,
10:42il peut surprendre son monde,
10:43il a d'ailleurs envoyé une lettre
10:44au Premier ministre norvégien
10:46qui a pris tout le monde de court
10:47mais en tout cas,
10:47il affiche bien ses intentions
10:49mais il n'y a absolument
10:50aucune volonté
10:51de sortir des alliances passées.
10:52Paradoxalement,
10:53on peut lui dire merci
10:54de faire prendre conscience
10:55à l'Europe et à l'OTAN
10:56qu'ils sont en situation
10:57de carence
10:57et ça permet à des chefs d'État
10:59notamment au président Macron
11:00de faire des déclarations
11:01assez courageuses,
11:02assez audacieuses
11:03et de réactiver
11:04des processus diplomatiques
11:05qu'on avait oubliés.
11:06Merci Donald Trump
11:07de réveiller l'Europe
11:08de la léthargie
11:09Qu'est-ce qu'avait dit Macron
11:11qu'elle était en mort cérébrale ?
11:13Elle était en mort cérébrale
11:14pour ça il faut rappeler
11:14que c'était avant
11:15l'invasion de l'Ukraine
11:16et à côté de ça
11:17on avait déjà prêté
11:18toutes sortes de faux procès
11:19à Donald Trump
11:19durant son premier mandat
11:20en disant qu'il allait sortir
11:21des alliances,
11:22qu'il allait quitter l'OTAN
11:23en final il a été celui
11:24qui a été le catalyseur de l'OTAN
11:26il a permis à ce que
11:26les différents membres
11:27augmentent leur budget de défense
11:29là encore une fois
11:29dans son deuxième mandat
11:30certes il contraint
11:31bien l'achat d'équipements
11:33et d'armes militaires américaines
11:34mais la volonté
11:35et que plutôt que d'être
11:36sous le parapluie américain
11:38on assume nous-mêmes
11:38notre propre effort
11:39de sécurité et de défense
11:41et donc je pense que
11:42c'est un catalyseur
11:43des nations européennes
11:44et si c'est un des seuls
11:45bienfaits à en prendre
11:46tant mieux
11:47mais de vouloir tirer
11:49un trait sur des alliances
11:50qui ont près de 80 ans
11:51ça me semble tout à fait exagéré
11:53un peu épidermique
11:54et une surréaction
11:55il faut y trouver notre intérêt
11:56et voir en quoi
11:57on peut renforcer
11:58un partenariat géostratégique
11:59entre les Etats-Unis
12:00et l'Europe
12:01sur le Groenland
12:01Merci Nicolas Conquer
12:03je vous attends
12:04pour parler de
12:05vers un Trump français
12:06est-ce qu'il y aurait
12:06en France
12:07quelqu'un qui aurait
12:08les tripes
12:09et la faconde de Donald Trump
12:10on discutera
12:11quand on reviendrait
12:11sur le studio
12:12à très bientôt
12:12merci pour votre présence
12:13sur Sud Radio
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