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  • il y a 6 mois
Nicolas Cargou, fondateur de SamBoat, était l'invité d'Erwan Morice dans French Tech, ce lundi 11 août. Il est revenu sur l'application conçue par son entreprise pour faciliter la location de bateaux par les particuliers en quelques clics, ainsi que sur l'engouement croissant pour la navigation, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Allez, 11 août, il n'est pas trop tard pour prendre le large avec notre invité.
00:03Bonjour Nicolas Cargou.
00:03Bonjour.
00:04Merci d'être sur notre plateau, fondateur de Sam Boat, spécialiste de la location de bateaux.
00:08Grâce à vous, et maintenant depuis quelques années, plus besoin d'être propriétaire de son propre bateau moteur ou de son propre voilier,
00:15surtout que ça coûte cher, c'est quand même un investissement, un budget.
00:18On loue aujourd'hui, grâce à des applications comme Sam Boat, le bateau de nos rêves en quelques clics
00:23et le propriétaire, pendant ce temps-là, lui, amortit les coups pendant qu'il n'est pas en mer.
00:26C'est ça ? Enfin, c'est du gagnant-gagnant finalement.
00:28Exactement, c'est du gagnant-gagnant.
00:29Le principe de l'économie collaborative d'il y a 10 ans, sur lequel nous avons surfé pendant quelques années,
00:36justement permettait à tout propriétaire d'amortir les frais d'entretien
00:39et les locataires de louer des bateaux qui n'étaient pas sur le marché.
00:42Et ça marche bien ?
00:43Et ça marche plutôt bien.
00:45Il est vrai qu'en 10 ans, il s'en est passé des choses,
00:49entre la petite start-up bordelaise jusqu'à aujourd'hui, une boîte internationale présente dans plus de 70 pays
00:55et plus de 1000 destinations.
00:57On fait des locations avec skipper, sans skipper, c'est vraiment à la carte en fonction de ses envies, de ses besoins ?
01:03Exactement, et ce n'est pas forcément avec ou sans skipper.
01:06On peut aussi louer pour quelques heures, jusqu'à plusieurs jours, semaines, voire même mois, si on en a envie.
01:12Donc évidemment, avec skipper, ça adresse plutôt à des profils qui ne sont pas des aficionados du nautisme.
01:19Et c'est notre but, puisque notre but depuis 10 ans, c'est de démocratiser la paisance.
01:22Vous remarquez qu'il y a un intérêt croissant pour la navigation ?
01:26En effet, depuis 10 ans, ça ne cesse de grossir.
01:30Alors oui, il y a eu des années où il y a eu une petite baisse,
01:33mais évidemment liée au marché, on va dire, financier de manière générale.
01:39Mais l'intérêt est toujours présent, surtout en France et sur les gros cœurs d'Europe.
01:45On a des marchés sources comme l'Espagne, l'Italie, la France et l'Allemagne.
01:4950 000 bateaux aujourd'hui dans votre catalogue, donc c'est vrai qu'il y a du choix.
01:53Exactement, plus de 50 000 bateaux, comme je l'ai dit, dans des milliers de destinations à travers le monde.
01:59Et surtout des bateaux à moteur, c'est quand même ça qui marche mieux que la voile, parce que c'est plus simple.
02:04Là, on parle plus de saisonnalité.
02:06Donc évidemment qu'en été, c'est plus les bateaux moteurs,
02:09mais la moitié de notre activité est générée avec des voiliers et des catamarans.
02:13D'accord. Les budgets, on est entre combien ?
02:17Pour quelques heures de navigation, ça peut commencer à 50 euros, on va dire, pour quelques heures, même une demi-journée.
02:24Très en vogue, les bateaux électriques, certaines zones où des bateaux sont permis, très tendance cette année.
02:30Et ça peut aller jusqu'à 4 000 euros la semaine sur du catamaran.
02:35Tout dépend en fait de la destination dans laquelle on va aller aussi.
02:38C'est la Côte d'Azur, la Corse toujours, qui marche très bien sur le business de la location ?
02:43Exactement. Alors là, dans le gros pic de l'été, dans le sud-est forcément,
02:47c'est plutôt Marseille qui se retrouve en première position, hier suivi de très très peu.
02:52Le bassin d'Arcachon également, très porteur.
02:55Et après, c'est plutôt les Baléars.
02:57Alors pour l'instant, vous êtes installé en France, vous avez développé le marché espagnol, italien, c'est ça ?
03:03Est-ce qu'il y a des ambitions d'aller plus loin, d'être présent ?
03:06On sait que souvent, on veut aller dans le sud de l'Italie, on veut aller en Croatie, on veut aller en Grèce.
03:13C'est des marchés que vous allez développer, votre implantation là-bas ?
03:17Oui, il faut comprendre que quand on s'est lancé, donc c'était vraiment du pire-to-pire, donc particulier à particulier,
03:22on s'est ouvert au marché professionnel et du coup, on a pu aussi s'ouvrir à tous les marchés internationaux et principalement Europe.
03:29Nous, notre corps de métier reste quand même dans l'Europe.
03:31En marché source, les Espagnols, l'Italie, l'Allemagne et le UK, donc la Grande-Bretagne, sont des marchés très forts et qui louent également dans les autres pays d'Europe.
03:43Oui, donc il y a un intérêt des internationaux, ça vous le remarquez.
03:45Exactement, énormément.
03:47Vous êtes dans une industrie, une activité où on parle beaucoup de climat, de réchauffement climatique, de pollution marine aussi.
03:56Vous avez un travail de sensibilisation à faire, une responsabilité à prendre quand on signe pour une location de bateau ?
04:05Oui, alors notre but, clairement, c'est d'encadrer, de sensibiliser les gens, les usagers au nautisme.
04:11Donc en pré-réservation et en booking, on envoie finalement des contenus pour justement sensibiliser à qu'est-ce qu'il faut faire, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire vis-à-vis de la mer.
04:23C'est un environnement fragile, on est là pour la préserver et on n'hésite surtout pas à prendre des décisions assez drastiques si justement on a des échos d'affaires maritimes sur des usagers qui ne respectent pas les consignes
04:34ou des propriétaires ne respectant pas non plus les zones protégées en mettant leur bateau à disposition dans des zones qu'il ne faut pas.
04:41Quelles sanctions par exemple ?
04:42Comme suspension de compte, tout simplement. On peut identifier via nom, papier du bateau, e-mail, téléphone et en fait on suspend les comptes tout simplement parce qu'ils ne respectent pas les règles.
04:54Et ça, ça arrive fréquemment ou vous avez l'impression que les plaisanciers sont plutôt respectueux ?
05:00Exactement. En fait, de manière générale, la majorité silencieuse respecte l'intégralité des règles et l'environnement.
05:08Là, on parle plus de manière générale, quelque chose qui n'est pas contrôlé, les locations sauvages qu'on peut trouver via le Boncoin.
05:15Malheureusement, le marché y fait face aussi. Et nous, on travaille justement avec des affaires maritimes, on travaille avec des zones protégées, que ce soit celle des Calanques sur Marseille ou celle du bassin d'Arcachon.
05:28Aujourd'hui, on collabore plus avec les villes pour essayer de trouver des solutions plutôt que de favoriser les locations sauvages.
05:35Pendant les vacances et notamment avec les locations, on cherche aujourd'hui aussi de l'expérience.
05:38C'est vrai avec la location de logements, les plateformes comme Airbnb par exemple, mais vous aussi, vous avez décidé d'avancer là-dessus ?
05:46Exactement. De manière générale, en fait, pendant les dix dernières années, quand je parle de la location de bateaux, tout le monde dit « c'est génial ce que tu fais ».
05:54Mais en fait, on fait quoi avec un bateau ? Et c'est très simple.
05:57Quand on arrive à imager et à packager des offres autour de la location de bateaux, c'est beaucoup plus clair.
06:02Donc, on peut se faire un petit coucher de soleil au champagne avec skipper ou juste un apéro ou découvrir des plus belles criques accessibles qu'en bateau.
06:11Il y a des choses très concrètes comme les sporonautiques aussi ou juste du snorkeling dans des zones vraiment uniques qui permettent d'imaginer beaucoup plus simplement et donc de packager une offre expérentielle.
06:21C'est aussi donner des bonnes idées aux vacanciers qui peuvent être séduits par ce type d'expérience.
06:28Pour terminer, quelles perspectives vous faites sur l'année à venir, sur les recrutements ? Est-ce que ça va grossir, ça me botte ?
06:36Oui. Avant tout, pourquoi on en est là aujourd'hui ? C'est parce qu'on a privilégié la technologie, on a investi sur le produit.
06:44Donc, côté produit, on va recruter cette année, pour l'année prochaine, on va dire, histoire de passer des gaps, justement,
06:52parce qu'on prend de plus en plus d'importance sur le plan international et qu'il faut s'adapter également à chacun des marchés.
06:58Merci beaucoup Nicolas Cargou, fondateur de Sambo, d'être venu nous parler de la plaisance ce matin.
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