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  • il y a 5 mois

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00:0013h, 14h, l'Europe 1 13h.
00:03Avec vous, Mickaël Dorian, et nous accueillons tout de suite vos deux débatteurs pour décrypter et éclairer l'actualité.
00:09Paul Melun, écrivain et essayiste, et Elliot Mamane, chroniqueur politique.
00:13Bonjour à tous les deux.
00:14Bonjour Mickaël.
00:15Bienvenue, heureux de vous accueillir.
00:16Une France blanche sans zone blanche, c'est le constat fait par le rapport de l'OFAST.
00:21L'office anti-stupéfiant pour qui l'intégralité maintenant du territoire est désormais concernée par la drogue.
00:26Un rapport qui parle d'une menace existentielle pour le pays.
00:30Sur Europe 1 ce matin, le patron de l'OFAST, Dimitri Zoulas, a estimé qu'il faut cibler l'ensemble des groupes criminels les uns après les autres et les attaquer judiciairement.
00:39Je vous propose de l'écouter.
00:41Nous sommes particulièrement bien placés en Europe avec une grande façade atlantique et aussi une plateforme de rebond dans les Caraïbes.
00:48Et la deuxième raison, c'est que les organisations françaises qui ont pu se mettre en relation directe avec les cartels de production sud-américains,
00:58ces organisations-là, pendant très longtemps, n'ont pas été des organisations françaises.
01:02Mais depuis peut-être une demi-douzaine d'années, des organisations françaises ont pu nouer ces contacts
01:09et organiser ce qu'on appelle la logistique internationale, notamment par conteneurs maritimes, mais aussi par la voie aéroportuaire.
01:16Et comme ils sont français, c'est plus facile pour eux l'arriver en Europe par la France que par d'autres pays où ils ont moins d'attaches.
01:24Dimitri Zoulas, le chef de l'OFAST, interrogé ce matin sur Europe 1.
01:29Et Yotmaman, le constat est alarmiste, mais il a le mérite d'exister.
01:33Oui, absolument. Et d'ailleurs, puisqu'il existe, il nous rappelle que, contrairement à certaines outrances que l'on peut parfois entendre dans le débat public,
01:39la France n'est pas encore un narco-État, puisque l'on caractérise par cette expression
01:43« Un degré de corruption majeur au sein des institutions, des instances politiques et judiciaires dans un pays »
01:49et, de toute évidence, l'audition d'un certain nombre de magistrats de Marseille, il y a un an, par exemple,
01:53nous avait montré à quel point il y a même une lucidité du pouvoir de l'autorité judiciaire sur la question en France.
01:59Les cas de corruption politique sont tout de même extrêmement limités.
02:03Ils sont d'ailleurs, il relève véritablement de l'anecdote.
02:06Donc, on a encore la capacité, au plus haut rang de l'État, de faire le constat de la situation extrêmement préoccupante
02:13de la progression du trafic de drogue sur le territoire, ce qui implique donc qu'il faille en effet prendre des mesures maintenant.
02:21Et dès lors, c'est plus sur le versant idéologique qu'une question peut se poser.
02:24On sait, par exemple, qu'un certain nombre d'acteurs politiques à l'heure actuelle en France
02:28ont un regard assez laxiste, assez complaisant sur la question de la drogue.
02:32Il y a la question de la dépénalisation qui revient bien régulièrement.
02:36D'ailleurs, une dépénalisation qui est toujours manipulée, non pas comme un objectif idéologique en tant que tel,
02:42mais comme une espèce de solution de secours, puisque la répression ne fonctionnant pas,
02:47alors trouvons autre chose.
02:48Peut-être pourrait-on, au contraire, essayer de véritablement enforcer, appliquer la loi telle qu'elle existe à l'heure actuelle,
02:55plutôt que de chercher des moyens de détournement qui, en définitive, pourraient précisément favoriser ces trafiquants.
03:00Alors, ce qui est bien, c'est que le phénomène semble désormais pris au sérieux par les autorités.
03:05Disons que c'est une première étape.
03:07Le constat est fait.
03:08Maintenant, les Français attendent des solutions concrètes et efficaces, Paul Melun.
03:11Oui, oui, ça fait un certain nombre d'années qu'on les attend.
03:15Et je crois que, peut-être là où il y a un changement de paradigme,
03:17c'est que désormais, nous prenons conscience pleinement de l'ampleur de ce phénomène.
03:22C'est d'ailleurs la vertu des rapports successifs et de ce que nous dit l'OFAS.
03:25C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a plus, en France, de lieux qui seraient particulièrement épargnés.
03:31Il y a une sorte d'ubérisation de la drogue et de sa capacité à se projeter un peu partout,
03:36avec des capacités à se faire livrer de la drogue, y compris dans le plus petit village de France.
03:41Et puis, il y a aussi un autre constat qui est très important, qui est un constat d'ordre géographique,
03:45et c'était souligné par l'intervenant que nous avions il y a quelques instants.
03:48C'est que la France, par sa position géographique, par sa proximité avec des pays qui ont légalisé la drogue,
03:55parce que la France est aussi à la confluence d'un certain nombre de voies,
03:58parce que la France a un certain nombre de territoires ultramarins qui sont notamment proches d'Amérique du Sud,
04:05nous sommes particulièrement vulnérables et particulièrement touchés.
04:08Donc, il convient aussi de penser la question des frontières,
04:11qui est une question ô combien importante, parce que le trafic de drogue, il est mondialisé.
04:15Donc, à un moment donné, vous ne pouvez pas, si vous voulez, abaisser vos frontières
04:19et laisser passer les flux de marchandises, de capitaux et d'hommes,
04:23et dire, par contre, tout ce qui est illégal, tout ce qui est de l'ordre des drogues,
04:27ça, par contre, on va contrôler, parce que c'est compliqué.
04:29Si vous voulez, vous êtes obligés de mettre en place des contrôles,
04:31c'est comme les criblages dans la population quand il y avait des arrivées,
04:35vous êtes obligés de mettre en place un certain nombre de contrôles
04:37pour détecter ce qui peut arriver et repartir.
04:39Donc, je pense qu'il y a un travail, effectivement, sur les frontières.
04:42Il y a un travail de répression, peut-être aussi, des consommateurs,
04:45en disant comment est-ce qu'on fait pour qu'on dissuade,
04:48parce que, vous savez, il n'y aurait pas autant de trafiquants
04:50s'il n'y avait pas autant de consommateurs.
04:51Ce que je dis paraît stupide, mais c'est pour autant une réalité extrêmement claire.
04:56Donc, il faut travailler sur les consommateurs avec des mesures de prévention,
04:59avec des mesures de dissuasion, peut-être des amendes plus chères.
05:02Vous savez, regardez sur la sécurité routière, on a dissuadé les gens de rouler vite,
05:05et on a même dissuadé les gens de se garer sans payer leur parc-mètre
05:07en mettant des amendes absolument extravagantes.
05:10Mais bon, je ne vois pas pourquoi est-ce qu'on ne ferait pas pareil
05:12plutôt sur la question de la drogue.
05:13Donc, il y a des choses qui peuvent être mises en place,
05:16ça demande du temps, ça demande de la lucidité sur le constat.
05:19Je crois que la lucidité sur le constat, aujourd'hui, tout le monde le partage.
05:22Et puis, après, il va falloir effectivement agir.
05:24Mais je crois que la France, vous savez,
05:25la France n'est pas le pays européen qui est le plus ablamé dans la lutte contre la drogue.
05:29La France a conservé une politique pénale assez répressive.
05:33Il y a eu ce démantèlement successif de points de deal,
05:35même si c'est peut-être insuffisant,
05:37ça avait commencé sous Gérald Darmanin, ses opérations place nette.
05:39Donc, il y a des choses qu'on fait, nous, en France, que nos voisins européens ne font pas.
05:43Et j'espère qu'on va continuer parce que je suis contre la légalisation.
05:46Et je pense que c'est vraiment là qu'il faut agir en France.
05:49Eliott Maman, vous souscrivez.
05:51La question des frontières, elle est forcément liée à la question du narcotrafic.
05:55En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y a de très grandes démocraties
05:57qui n'ont pas de tabou sur la question.
05:59On peut, par exemple, regarder un certain nombre d'exemples en Amérique du Nord,
06:03où, alors même que les frontières ne sont pas non plus infranchissables,
06:06on peut très bien s'installer, on peut très bien aller visiter les pays nord-américains.
06:11Il y a des contrôles, notamment de marchandises, extrêmement poussées aux frontières.
06:14Alors, on comprend évidemment que pour la question des États-Unis, par exemple,
06:17la proximité avec le Mexique pose une difficulté toute particulière.
06:21Quoi qu'il en soit, on ne saurait estimer que les États-Unis n'appartiennent pas au camp des démocraties.
06:26Il en va de même pour le Canada.
06:27Et ce sont des pays qui, dans leur point de passage, dans leur point d'arrivée de marchandises,
06:32qu'il s'agisse de points d'arrivée maritimes ou naturellement aéronautiques,
06:36il y a des contrôles extrêmement poussés, notamment de détection d'éventuelles marchandises illégales
06:40qui pourraient arriver sur le territoire national.
06:43Donc, en réalité, cela n'implique même pas grand-chose par rapport aux droits civiques que l'on aurait.
06:48C'est vrai qu'on a régulièrement l'impression que la question des frontières,
06:51que vouloir renforcer un certain nombre de contrôles aux frontières,
06:54irait directement entraver les droits des citoyens et des diverses personnes de se mouvoir.
06:59Mais ce n'est absolument pas le sujet.
07:01Et il me semble, au contraire, que la préservation de notre modèle de droit libéral
07:05passe nécessairement par l'endiguement et la répression contre un certain nombre de trafics
07:12qui, même s'ils se servent de notre modèle de droit pour affermir leur pouvoir,
07:17eux ont des velléités qui, en définitive, vont totalement à l'encontre de notre état de droit.
07:21Donc, c'est pour ça qu'il faut bien agir avant que la situation soit irrécupérable.
07:24Alors, le trafic de drogue, c'est aussi ce nombre record de signalements de points de deal
07:28depuis le début de l'année.
07:306 000 signalements déjà contre 2 800 sur la totalité de l'année 2027.
07:356 000 pour les sept derniers mois, de janvier à juillet.
07:416 000, c'est plus du double de 2024 sur la totalité de l'année.
07:44Tout est dit quand on fait ce constat.
07:46La France est-elle devenue une narconation, Paul Melun ?
07:49Alors, écoutez, quand on dit une narconation, il faut savoir de comment on parle.
07:54Qu'il y ait une inflation très importante des points de deal,
07:57qu'il y ait une généralisation, malheureusement, y compris chez les jeunes,
07:59et chez beaucoup de jeunes de consommation de drogue, oui.
08:01Est-ce que ça, ça s'appelle une narconation ou un narco-état ?
08:04Non, parce qu'un narco-état, ça supposerait, si vous voulez,
08:09une emprise des trafiquants de drogue, y compris sur les structures sociales,
08:13culturelles, politiques, économiques, un peu comme ce qui peut se passer
08:17avec certains cartels, vous voyez, en Amérique latine.
08:19Quand l'OFAS te dit que l'intégralité du territoire est désormais concernée,
08:22ça veut aussi dire ce que ça veut dire ?
08:23Oui, mais concerné, ça ne veut pas dire que, pour parler très clairement,
08:27le maire, le procureur, le député, les patrons d'entreprises du coin,
08:31ils sont tous en train d'organiser le trafic de drogue.
08:33Voilà, ça, c'est un narco-état.
08:34C'est pas la même chose.
08:35Bon, voilà.
08:36Donc, si vous voulez, c'est plutôt une, comment dirais-je,
08:39une diffusion à bas bruit du trafic de drogue,
08:44avec des gens qui se disent, eh bien, c'est un moyen de gagner de l'argent facilement.
08:49Il y a les petits bonnets et les gros bonnets, comme disent les policiers.
08:52Les gros bonnets, pour certains d'entre eux, les patrons de ces réseaux
08:55et ces grands trafiquants, certains d'entre eux sont à l'étranger
08:58et pilotent leur business en télétravail.
09:00D'autres sont en prison.
09:01On a vu ça.
09:02Ils pilotent leur business depuis les murs de leur prison.
09:04Et puis après, vous avez les hommes des bases d'œuvres, les exécutants,
09:08ceux qui, sur le terrain, vont jouer le rôle de nourrice,
09:12vont aller pour quelques centaines ou quelques milliers d'euros,
09:15surveiller, faire passer de la drogue, par des moyens détournés,
09:19les cacher, les planquer dans les cages d'immeubles, etc.
09:21Et en fait, c'est toute cette pyramide, c'est toute cette architecture
09:24qu'il faut essayer de taper.
09:26Et effectivement, c'est là que je vous dis qu'on n'est pas dans un narco-état,
09:29c'est que moi, je fais confiance, bien sûr, aux services d'ordre,
09:32à nos forces de l'ordre qui sont irréprochables
09:34et qu'on ne peut pas soupçonner de connivence avec les trafiquants,
09:38à la magistrature et aux politiques.
09:40Parce qu'en fait, c'est le législateur qui doit agir en prenant des mesures.
09:45Bruno Retailleau, il prend un certain nombre de mesures
09:47qui sont assez radicales.
09:48Et je ne crois pas que pareil, je ne pense pas qu'on puisse lui faire le procès
09:50d'être un complice du trafic de drogue, bien au contraire.
09:52Donc, il y a beaucoup de choses qui se font.
09:54Il faut aller encore plus loin.
09:55Et il faut aussi qu'on montre une voie pour nos voisins européens
09:57parce qu'il y a beaucoup de pays européens qui n'ont pas notre façon de gérer les choses,
10:01qui ont préféré lâcher prise et dépénaliser ou légaliser.
10:04Et pour le moment, dans les pays qui ont dépénalisé ou légalisé,
10:06on ne voit pas une amélioration significative
10:08avec une baisse de la consommation de drogue,
10:11avec une santé publique qui serait améliorée
10:13ou avec de la délinquance en moins.
10:15Donc, pour moi, ça ne marche pas, la dépénalisation.
10:17Ces signalements qui ont énormément augmenté,
10:20c'est aussi une prise de conscience et un ras-le-bol
10:22des citoyens qui dénoncent finalement davantage ces points de deal.
10:27Oui, et de toute évidence, ils sont aussi confinés,
10:30même s'ils sont répartis sur tout le territoire,
10:31mais ils sont du moins surreprésentés dans un certain nombre de quartiers.
10:34Et c'est vrai qu'on ne saurait estimer
10:36qu'il y a une corruption de nos autorités en la matière.
10:39En revanche, il peut parfois y avoir une forme d'excès d'attentisme
10:42puisque l'on sait que, dans un certain nombre de cités,
10:45notamment les policiers peuvent craindre
10:46de se retrouver à affronter des trafiquants de drogue
10:50qui ont une emprise territoriale sur le lieu.
10:53Évidemment, il ne s'agit pas d'une concurrence de souveraineté
10:55puisque la France n'est pas désunie.
10:58En revanche, il peut y avoir, dans certains lieux très spécifiques,
11:01une forme de concurrence d'autorité où il est difficile.
11:04Vous avez raison, c'est un...
11:05Oui, absolument.
11:06Absolument.
11:06Et c'est le cas notamment à Bagnole-sur-Seize.
11:08Dans le Gard, les habitants d'un quartier en proie au trafic de drogue
11:11ont publié sur les réseaux sociaux la photo d'un message
11:15affiché par les dealers eux-mêmes.
11:17On avait pu le voir déjà dans d'autres immeubles,
11:19dans d'autres quartiers gangrénés par le trafic de drogue.
11:22Et ils présentent aux habitants leurs excuses d'abord.
11:25Donc ça, c'est assez étonnant.
11:27Leurs excuses pour les nuisances.
11:28Et proposent des ateliers peinture, bricolage,
11:31ainsi que des jouets pour les enfants.
11:33C'est une façon finalement de normaliser leur business.
11:36Oui, ou d'acheter la paix sociale aussi.
11:38Ou d'acheter la paix sociale.
11:39Pour des trafiquants qui précisément ont remarqué
11:42qu'un certain nombre de cités étant totalement délaissées
11:44par les pouvoirs publics,
11:45ils pouvaient ensuite instaurer un certain nombre de normes
11:48et de pratiques qui pourraient les faire émerger
11:51tels des acteurs légitimes aux yeux des populations
11:53qui pourtant sont précisément les premières victimes
11:56de l'emprise territoriale de ces trafiquants de drogue
11:58dans les lieux où elles habitent.
12:00Donc c'est ça qui est absolument dramatique.
12:02Et peut-être, même si ça va sembler très mièvre de dire cela,
12:05que l'on pourrait chercher aussi
12:06à soumettre notre culture républicaine,
12:09notre culture civique,
12:10pour inciter un certain nombre de ces jeunes
12:12qui sont soudainement délaissés
12:14à l'emprise de ce trafic de drogue
12:16à précisément revenir dans le combat de la République.
12:19Parce qu'il y a aussi évidemment une question culturelle
12:22qui se pose au sommet de l'intégralité de ces débats.
12:25Ça vous fait réagir Paul Melun ?
12:26Des trafiquants de drogue qui cherchent effectivement,
12:28comme le dit Eliott Maman,
12:29à acheter la paix sociale.
12:31Je le disais, on l'avait vu aussi dans d'autres quartiers
12:33ou dans des immeubles qui étaient un peu abandonnés,
12:36certains immeubles sociaux avec des ascenseurs en panne,
12:40où c'était les trafiquants de drogue
12:42qui réparaient les ascenseurs.
12:43Oui, j'avais le même exemple en tête.
12:44C'est-à-dire qu'ils essaient de jouer un peu
12:46les bons samaritains.
12:47C'est ça.
12:47Il y avait même, vous savez,
12:49dans un certain nombre de quartiers,
12:50ils avaient mis en place des pissings gonflables,
12:52des toboggans.
12:53Et puis comme ça,
12:54les mômes du quartier venaient jouer de ça
12:56et puis ils disaient, regardez,
12:57voyez si on est gentil, etc.
12:58Ils faisaient quasiment le maître nageur.
13:00Enfin bon, c'est vrai qu'il y a une volonté
13:02d'hégémonie culturelle sur le quartier,
13:06ça c'est vrai.
13:07C'est pour ça qu'il faut une bataille culturelle,
13:10un autre modèle à proposer à ces jeunes.
13:12Ce n'est pas évident parce que si l'autre modèle,
13:14c'est dire bon, c'est du sang et des larmes.
13:16C'est ou vous êtes trafiquant
13:17et vous faites plein de frics faciles
13:18ou alors vous travaillez,
13:21vous travaillez bien à l'école,
13:22vous avez un métier,
13:23progressivement vous gagnerez votre vie.
13:25C'est sûr que c'est plus difficile à intégrer.
13:26Mais pour autant,
13:27il faut essayer de proposer un contre-modèle.
13:30Et de la même manière,
13:31quand les trafiquants de drogue
13:32se font les espèces de faiseurs de biens
13:35du quartier artificiel
13:36en mettant en place des infrastructures sportives
13:39ou en protégeant
13:40ou en aidant à monter les courses aux vieilles dames
13:42ou en réparant l'ascenseur,
13:43il faut être suffisamment irréprochable
13:46et dans les politiques sociales
13:48et dans les politiques culturelles
13:49pour montrer qu'on n'a pas besoin
13:50d'avoir recours à des voyous
13:52et que finalement,
13:54les bienfaiteurs du quartier,
13:55c'est les associations,
13:56c'est les collectivités territoriales
13:58ou c'est l'État.
13:59Mais que ce n'est pas les trafiquants de drogue
14:00qui font aussi la loi du bien dans les quartiers.
14:02Merci.
14:03Merci.
14:04Merci.
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