00:00Sous-titrage Société Radio-Canada
00:30Pris dans le vertige de tant d'années d'irrésolution, de procrastination et d'errance managériale,
00:39voilà donc le gouvernement dos au mur sur le rendez-vous électoral d'octobre 2025,
00:44menacé de partout, confronté à l'hypothèse désormais de moins en moins surréaliste,
00:48de se voir sortir de la position centrale qui l'occupe depuis une quarantaine d'années.
00:52La relance en février dernier, dans une évidente précipitation des travaux du programme spécial de reconstruction et de développement de la région de l'extrême nord,
01:03au ministère de l'économie, faisant l'annonce du début d'investissement de 600 milliards dans une enveloppe globale de 1 200, voire 1 600 milliards,
01:12était ainsi le clair signal de la débandade d'un gouvernement qui s'est longtemps menti à lui-même.
01:16Le président de la République a décidé d'un programme dont l'évaluation au départ porte sur à peu près 1 800 milliards de francs CFA.
01:26Nous souhaitons que chacun retienne qu'à ce stade, le plan de son excellence Paul Biya est mis en exécution d'une manière hautement satisfaisante.
01:38600 milliards de francs CFA ont déjà été sécurisés et même en partie utilisés pour la réalisation des infrastructures prioritaires,
01:49des infrastructures attendues, des infrastructures souhaitées par les populations,
01:54en même temps que des actions sont conduites pour améliorer le vécu.
01:59Les conditions de vie des populations, par la reconstruction des centres de santé, des écoles,
02:09par la réalisation des activités socio-économiques de soutien.
02:14Cela au bout de cette année d'un discours prononcé sur les mêmes terres arides de la région,
02:20pourtant censé être refondateur d'une alliance accoucheuse de transformation sociale.
02:24Vous ne manquez pas d'atouts.
02:29Dans le domaine de l'énergie, les anciens barrages hydroélectriques seront remis à niveau.
02:40D'autres entreront en service.
02:44Des installations solaires plus faciles à mettre en œuvre viendront les compléter.
02:54Vous disposerez ainsi de l'énergie indispensable à l'électrification des zones rurales et au fonctionnement de vos industries.
03:09Tout laisse penser que votre sous-sol est riche en minerais et en pétrole.
03:15Depuis le temps, rien ou presque n'a germé de terre.
03:22Le tronçon Moura-Dabanga-Kousseri reste le même mur de la montation sur lequel s'écoule jusqu'à ce jour l'immense rivière de sueur,
03:30de l'armée de sang de tous ces pauvres gens que le Cameroun a oubliés.
03:34Entre temps pourtant, prenant conscience de la gravité de la situation sur cette route,
04:03dont l'État est en aggravation continue depuis 2010, soit 15 ans à ce jour,
04:08le secrétaire général de la présidence a fait l'annonce d'un début de travaux dans l'urgence au cours du mois de février 2025.
04:15Mais depuis, rien de visible sur le terrain.
04:18Il en va ainsi sur tous les aspects de la vie sociale, dont l'éducation,
04:22où de nombreuses écoles sont quasiment abandonnées,
04:25comme ici au lycée bilingue de Djefatou, à quelques 25 kilomètres de la ville de Garoua.
04:29Vous voyez, la réalité est là, parce que nous n'avons pas de bâtiment.
04:35Vous voyez l'état du bâtiment en matériel provisoire.
04:40Et comme aujourd'hui, il y a eu une grande pluie, les élèves ne pouvaient pas rester là,
04:44sous les intempéries.
04:46Ils ont préféré repartir à la maison.
04:49Et quelques élèves sont restés.
04:52Voilà la réalité.
04:53Je suis là pour faire inscrire les enfants, comme vous voyez.
04:57Il est déjà presque 11 heures.
05:00Il y a 7 heures où on n'a personne, parce qu'il vient de pleuvoir.
05:04Et actuellement, on ne voit personne.
05:06Les professeurs ne sont pas là.
05:07Et c'est maintenant que les élèves viennent en classe à 11 heures.
05:11Vraiment, je suis déçu et je ne sais pas.
05:13Parce que je voudrais que le gouvernement aussi essaie un peu de nous regarder de ce côté-là.
05:21Et je parle au gouvernement d'émergence 2035.
05:25Et nous voulons aussi être dans cette émergence-là.
05:28Ici, au CEC de Djefatou, on n'a pas de bâtiment.
05:33Quand il pleut, il n'y a pas de bâtiment.
05:34Une situation générale, justifiant du placement de l'ensemble des trois régions en statut de zone d'éducation prioritaire,
05:55c'est-à-dire à performance scolaire médiocre.
05:58Chose que reconnaissait en son temps Isatiro Mabakari,
06:01siégeant alors au gouvernement et participant à une émission de télévision grand public.
06:06Nous avons reçu tout ce qui peut être reçu.
06:09Mais nous disons aujourd'hui que nous n'en avons pas assez.
06:13Parce qu'il y a des pans importants.
06:15Vous savez, lorsque je suis en campagne,
06:18et qu'on me montre nos enfants,
06:2150, 60, 70, 80,
06:23assis à même le sol,
06:24l'ardoise sur les genoux.
06:28Lorsque je vois ceux de nos enfants,
06:30qui, à la recherche de l'eau,
06:31sont engloutis par le sable et autres.
06:34Je dis simplement, il y a quelque chose qui ne va pas.
06:37Il est donc question pour nous de rappeler à l'exécutif
06:40que ces enfants que vous voyez
06:42n'ont aucune chance demain
06:44d'être des architectes, des bâtisseurs de cette nation.
06:46C'est pour ça dont une attention particulière
06:48doit être apportée
06:51à la formation de la jeunesse.
06:52C'est donc cette région,
06:58longtemps méprisée et maltraitée,
06:59que des voix de plus en plus indociles
07:01se sont faites entendre,
07:02certaines quelquefois prétendent découdre,
07:05carrément,
07:05comme on peut le voir ici
07:07dans les grandes manifestations de protestation
07:09qui ont rassemblé des milliers de femmes,
07:12d'enfants et d'hommes en colère
07:13contre la création d'un parc naturel
07:15dans la zone de Kaelé et Guididis
07:17en février dernier.
07:19Vous avez jugé la fonction publique
07:21comme une affinité familiale.
07:23Vous voyez ?
07:24Nous avons accepté maintenant la terre.
07:29Et maintenant, vous nous jugez encore
07:31étant de mauvais emplacements.
07:34On part encore où ?
07:35Amenez-nous alors maintenant les avions.
07:39Peut-être les autres pays
07:40qui peuvent vraiment nous prendre en charge.
07:43Nous accueillir comme étant aussi des Africains.
07:45S'il y a des engins ou bien des véhicules
07:49qui peuvent venir pour nous prendre,
07:50actuellement, on peut aussi,
07:52on peut vous laisser le pays là.
07:54On revendique nos droits.
07:55Nos parents sont morts ici
07:57et nos grands-parents sont morts ici.
07:59Et aujourd'hui, on te dit de quitter comme ça.
08:01Mais ça ne nous plaît pas.
08:05Événements inattendus
08:06qui ont forcé le ministre
08:07de l'administration territoriale,
08:09autant que le secrétaire général de la présidence,
08:12à prendre immédiatement le chemin
08:13pour venir répéter ici
08:14des phrases trop longtemps entendues
08:16et sans effet sur l'avis des gens.
08:18Je vous ai écouté rééluusement.
08:23Nous avons pris une note
08:25de toutes les répréminations
08:29et des problèmes qu'on pose à ce cas-là.
08:34Mais comme c'est le chef d'État
08:35qui m'a envoyé en mission,
08:39la première information,
08:40c'est au chef d'État
08:41dont nous allons faire le rapport
08:44au chef d'État.
08:48Et vous savez bien que ce chef d'État
08:50qui définit la politique de la nation.
08:53Et vous allez donc attendre
08:54les comptes directives du chef d'État.
08:57Pour l'instant,
09:02nous disons, il faut avoir heureux
09:03les avisants de la paix
09:05parce qu'ils seront à bénéfice de Dieu.
09:07A notre connaissance,
09:09en octobre,
09:12ELECAM n'organise pas
09:13le concours d'entrée à l'INJS.
09:17ELECAM n'organise pas
09:18le concours d'entrée
09:19à l'Africa Boxe
09:21ou à l'Africa Lute.
09:25ELECAM organise
09:26l'élection présidentielle.
09:29Des visites sur le terrain
09:38de ce type
09:39auront donc beau avoir eu lieu
09:40et d'autres réunions
09:41à Yaoundé
09:42sur les tapisseries fines
09:43de ministères
09:44que pour les populations
09:45de l'extrême nord
09:46comme du nord,
09:47le temps des illusions
09:47est passé.
09:51Sur le temps,
09:52Paul Biya
09:52a presque totalement
09:53épuisé le capital confiance
09:54que les populations
09:55de ces régions
09:56avaient en lui,
09:57abandonné
09:58qu'elles se sentent
09:59entre le ravage
10:00des inondations
10:00comme ici lors
10:01de la grande saison
10:02des pluies de septembre 2024
10:03et la sécheresse
10:05de ces pénuries alimentaires
10:06durant la saison
10:07qui a suivi.
10:09La campagne agricole
10:11a été perturbée
10:12par des pluies
10:12intenses et abondantes
10:14durant le mois de septembre
10:16occasionnant ainsi
10:18au passage
10:18des inondations
10:19dans les départements
10:21du Lougon-Echari,
10:22du maillot d'Anaï
10:23et une partie
10:24du maillot cani.
10:26Dans le département
10:27du maillot
10:27du Lougon-Echari,
10:29environ 8 827 hectares
10:32de culture
10:32sont sous les eaux.
10:34Les spéculations
10:35les plus impactées
10:36sont le maïs
10:37avec 4 113 hectares,
10:40le sorgho
10:41avec 1867 hectares
10:44et le riz
10:45avec 1734 hectares
10:48pour une perte
10:49estimée
10:50à environ
10:5115 841 tonnes
10:53de céréales.
10:54Pendant ce temps,
10:57les fêtes
10:57et autres gaspillages
10:58de l'élite politicienne
11:00eux se sont poursuivis,
11:01les danses de louanges
11:02également,
11:03poursuivant ainsi
11:04le long effondrement
11:05que le pays a construit
11:06entre ses discours
11:07et ses actes,
11:08entre les engagements
11:09contractés publiquement
11:10et la vraie direction
11:11que ses dirigeants
11:12donnent à l'avenir
11:13du pays.
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