00:00Plus s'enchaînent les années de présence au sein du dispositif gouvernemental actuel,
00:15plus semble s'anéantir dans l'espace public, comme dans un tourbillon, le visage
00:19de cette femme dont très peu de ses compatriotes sont en mesure de dire avec exactitude de
00:24quelle nature est la charge à la tête du contrôle supérieur de l'État.
00:29Rosenbacha, originaire du département de la Momo dans la région du Nord-Ouest, discrète
00:35magistrate de formation et de profession ayant fait son entrée au gouvernement lors du remaniement
00:39d'octobre 2015, qui est venu plonger les pieds dans la fournaise d'un État moqué
00:44de tous pour le caractère exagéré de sa corruption.
00:48Je voudrais appeler votre attention sur des fléaux qui prennent une certaine ampleur
00:55dans notre société. Il s'agit de la corruption et de l'incivisme. L'an dernier, dans des
01:04circonstances similaires, je vous avais fait part de mon souci de renforcer la gouvernance
01:11dans la gestion des affaires publiques et de maîtriser les dépenses de l'État.
01:17Une femme donc, qui ne doit plus savoir à quel sens se vouer. Malmenée par des structures
01:24publiques dont les dirigeants n'en font qu'à leur tête avec les deniers publics,
01:28perdue dans une arborescence institutionnelle qui lui confère des limites continues avec
01:32d'une part la Commission nationale anticorruption, d'autre part l'Agence nationale des investigations
01:37financières, mais aussi la Chambre des comptes. Où commence donc et se termine le rôle du
01:42contrôle supérieur de l'État, dont ce mille-feuille administratif au politique où personne ne
01:47semble près de se retrouver ? Pas sûr que bientôt neuf années passées à la tête
01:52de cette maison n'aient de Rose Mbatha à y voir plus clair.
02:07Dans ces conditions, à quoi donc serviront les maigres six milliards de français effats
02:25du budget public que les architectes du budget de l'État lui ont confiés ? À première vue,
02:30à fort peu de choses, pour autant qu'il apparaisse comme certain le rétrécissement de son périmètre
02:36d'intervention dans un champ public où la neutralisation des forces entraîne,
02:40entre autres conséquences, l'impossibilité à engager de nouvelles enquêtes et audits
02:45sur la gestion des finances publiques.
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