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Les Vraies Voix avec Geoffroy Boulard, maire de Paris XVIIe.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-06-23##

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News
Transcription
00:00Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:04La fête de la musique, elle a eu lieu et elle s'est bien passée.
00:08Voilà, il n'y a pas eu d'incident majeur.
00:10Une ambiance de chaos, d'angoisse.
00:14La fête de la musique, zéro. Châtelet, zéro.
00:16C'est la fête de la musique, elle m'a traumatisée.
00:19Il y a eu des coups de couteau, des agressions sexuelles, des pillages.
00:22J'ai vu des policiers qui prenaient des coups par des individus,
00:25des individus qui ne voulaient pas reculer.
00:26J'ai vu une femme de 17 ans qui serait plainte d'être violée aux Invalides.
00:32J'ai vu des gens qui ont pris des coups de couteau.
00:36Excusez-moi, alors tout va bien.
00:41Et donc ce serait un bilan un peu amer pour cette fête de la musique 305 garde à vue,
00:48dont un quart environ à Paris, un nombre bien plus élevé qu'en 2024,
00:52donnant l'impression générale d'une édition particulièrement émaillée d'incidents.
00:56C'est assez grave cette année.
00:58Alors parlons vrai.
00:59Quand on voit qu'il y a eu 6 personnes poignardées,
01:02est-ce que nous ne sommes pas en cours de décivilisation ?
01:05Puisque manifestement, on ne sait plus faire la fête en France.
01:07Et à cette question, fête de la musique, l'hyperviolence est-elle banalisée ?
01:11Vous dites oui à 92%.
01:13Vous voulez réagir ?
01:14Zach et les vraies voix attendent vos appels au 0826 300 300.
01:18Et Geoffroy Boulard est avec nous, maire du 17ème arrondissement de Paris.
01:23Bonsoir, monsieur le maire.
01:24Bonsoir.
01:24Bonsoir.
01:25Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:27Philippe Bilger.
01:27Alors, il est évident que l'hyperviolence est devenue banale.
01:36C'est-à-dire, une fois qu'on a dit ça, il me semble qu'on n'a rien résolu.
01:41Il me semble qu'il faudrait tenter de trouver pourquoi, comme vous l'avez très bien dit,
01:50plus aucune fête, plus aucun événement en France ne peut s'accomplir sereinement, tranquillement,
01:58sans violence ni désordre.
02:01Et bien sûr, malgré l'impressionnant service d'ordre et tout ce que peut faire le préfet de police
02:07ou le ministre de l'Intérieur, il faut accepter l'idée qu'on aura toujours un certain niveau de voyoucratie
02:15qui perturbera les événements même qui devraient être les plus sereins.
02:21Mais je me demande même, pour poursuivre le raisonnement qui peut apparaître paradoxal,
02:27si des gens, en réalité, n'ont pas l'esprit tellement tordu qu'en réalité,
02:33qui ne pourraient plus supporter une fête qui se déroulerait tranquillement.
02:38Comme si, en fait, l'incandescence de tous les événements et de toutes les fêtes
02:43entraînait presque inéluctablement la violence d'une minorité.
02:48Et ça devient effrayant.
02:50Françoise Legoy.
02:50Alors effrayant, moi je pense quand même que je ne veux pas du tout sous-estimer
02:54les six personnes poignardées qui ne sont pas mortes.
02:58Donc ils sont battus à coups de couteau.
03:00Je veux dire, il n'y a pas eu de mort, contrairement aux Champs-Elysées
03:03et contrairement à la victoire du Paris Saint-Germain.
03:06Je tiens quand même à le dire.
03:07Il ne faut pas, nous n'avons pas eu de mort à cette fête de la musique.
03:10Quand je dis ça, on a l'impression que c'est un exploit.
03:12Mais par rapport aux épisodes qu'on a connus, c'est quand même...
03:16Je ne sais pas si vous avez vu Paris samedi soir.
03:19Paris samedi soir, c'était dingue.
03:21Il y avait même les Britanniques qui venaient faire la fête à Paris.
03:23Il y avait une masse de gens considérable, plus d'ailleurs que l'an dernier.
03:28Parce qu'il y avait Beyoncé aussi, donc il y avait beaucoup d'étrangers.
03:30En plus, vous avez raison, le concert de Beyoncé,
03:32je pense en plus que les violences ont été dans certains endroits.
03:35Le Châtelet-Léal, c'était l'enfer, effectivement.
03:37Moi, j'ai des copains qui étaient là-bas,
03:38qui sont vite repartis vers d'autres endroits.
03:41Et de troisièmement, c'est vrai et c'est faux ce que vous dites, Philippe.
03:44J'ai quand même le souvenir, il y a un an,
03:46des Jeux Olympiques où ça a été extraordinaire.
03:48Il n'y a pas eu un incident aux Jeux Olympiques.
03:50Oui, mais là, il y avait une armada policière aussi.
03:52D'accord, mais je pense quand même que dire que nous ne savons plus forcément faire...
03:5815 jours non-stop, quel que soit le niveau d'armada,
04:01vous avez quand même des millions de gens qui ont été drainés dans ce Paris
04:04et qui ont réussi quand même à rester ensemble.
04:08Donc, voilà, il faut quand même...
04:10Je n'ai pas envie, moi, la décivilisation, tout ça.
04:11Ok, moi, je veux bien tout ce qu'on veut.
04:13Il y avait des parcours et des fouilles, vraiment.
04:15Sur les Jeux, mais je ne veux pas crier à tout ça.
04:18Je pense quand même qu'il y a eu un épisode bien plus grave pour moi.
04:21C'est quand même la Ligue des Champions où il y a des morts, quand même.
04:24Pour la fête du titre de Paris, des gens sont morts, quand même.
04:28Alors, en trois points, bon, d'abord, la violence dans les événements populaires,
04:33elle a toujours existé.
04:35Je me rappelle quand j'étais gamin, déjà, j'avais été copain de Haute-Savoie.
04:38Il y avait des balles avec une violence assez inouïe.
04:40Ça se battait à coups de chaînes de vélo et même parfois à coups de couteau.
04:43Ça, c'est un fait.
04:45Cette violence qui a toujours existé, elle est en augmentation.
04:48Ça, les chiffres le montrent, notamment chez les jeunes.
04:50Et puis, le troisième point par rapport aux Jeux Olympiques,
04:54c'est qu'il y a clairement des événements particulièrement populaires
04:59qui canalisent cette violence.
05:01Chaque année, il y a le Tour de France sur les Champs-Elysées.
05:03Tout se passe bien.
05:04L'arrivée des vélos, tout le monde est content parce que ça ne convoque pas
05:09cette population ultra-violente que l'on voit sur les Champs-Elysées
05:13pour la victoire du PSG en Ligue des Champions,
05:16que l'on a vu à l'occasion de cette fête de la musique,
05:18qui a quand même toujours été, il faut le rappeler, c'est un événement
05:20qui a été créé par Jacques Langue, ça a toujours drainé des voyous
05:23qui viennent pour se battre, qui viennent pour en découdre.
05:27Non, ce n'est pas génial, Françoise de Bois.
05:28Je me rappelle quand j'étais gamin, le concert SOS Racisme, c'était pareil.
05:33On entendait la presse de gauche se gargariser.
05:36Qu'est-ce que c'est beau, tout le monde s'aime.
05:37C'était l'horreur, il y avait des viols, il y avait des bagarres.
05:41Évidemment, ça s'est sorti dans la presse, c'est vérifiable.
05:43Et il y a une espèce d'omerta sur cette violence qui est convoquée
05:48dans certains événements, qui attire en réalité des bandes
05:53qui viennent pour se battre et pour en découdre, depuis toujours.
05:56Nous sommes avec Geoffroy Boulard, maire de Paris 17ème.
06:00Monsieur le maire, on a vu qu'à Paris, ça n'a été...
06:02Paris, alors c'est que 2 millions d'habitants finalement,
06:05mais ça a cristallisé la majorité des violences.
06:08Trois semaines après la victoire du PSG en Ligue des Champions,
06:11et vous êtes un fan de football, comment expliquer ?
06:14Vous, dans le 17ème, vous avez été touché par ces violences
06:17pour la fête de la musique, ou c'est plutôt les autres arrondissements ?
06:20Non, on n'a pas été touché dans le 17ème
06:22par les problèmes qu'on a pu constater malheureusement à Châtelet.
06:27La fête de la musique, c'est une fête qui devrait rassembler,
06:31mais qui inquiète.
06:33Bon, il y a eu plus d'un million de personnes dans les rues de Paris
06:35où on peut s'en féliciter, mais c'est une soirée
06:39qui a quand même été entachée de violences, d'agressions,
06:41des femmes qui ont été victimes de piqûres.
06:45On a vu des choses quand même assez inquiétantes.
06:47Donc, moi, je déplore ce qui s'est passé,
06:51surtout les propos de l'adjoint, la maire de Paris,
06:54qui a quand même dit, il faudra que ce soir,
06:56il y ait moins de keufs et plus de teufs.
06:58C'est une formule totalement irresponsable et dangereuse
07:03et qui est prononcée, j'en rappelle, à quelques heures
07:06d'un rassemblement qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes.
07:09Cette phrase, elle traduit, moi je le dis,
07:11le laxisme idéologique de l'exécutif parisien.
07:15On minimise la menace, on stigmatise la police et on laisse faire.
07:18C'est inacceptable.
07:20La mairie de Paris est absente avant, pendant, après.
07:24C'est vrai qu'on peut se poser des questions.
07:26Bon, j'entendais ce qu'il disait sur notre plateau,
07:29sur le fait que maintenant, il faut s'habituer à avoir ce genre de violence
07:33parce que la France a changé pour une partie
07:36et qu'une partie de la jeunesse sur certains événements
07:39vient se défouler dans les rues de Paris.
07:40Moi, je ne l'accepte pas.
07:42Je ne l'accepte pas.
07:43On ne peut pas s'habituer à ça.
07:45Bougez pas, monsieur le maire.
07:460826 300 300.
07:47Laurent est avec nous du Lot-et-Garonne.
07:49Bonsoir, Laurent.
07:50Oui, bonsoir.
07:52Écoutez, moi, je vais vous dire,
07:53avant l'Irak, on a vécu tout le contraire.
07:55On a passé trois jours de fête.
07:57C'est le week-end de Pentecôte.
07:58Où c'est, à l'Irak ?
07:59Oui, à l'Irak, c'est un petit village.
08:01D'accord, un petit village, oui.
08:02Voilà, donc, nous, c'était la 24e nuit des bandes-asses
08:04avec un programme un peu pour tout le monde.
08:07On a mis sur les bandes-asses, des concerts.
08:10Et je veux dire, on a reçu 15 000 personnes sur les trois jours.
08:13C'est beaucoup, hein ?
08:14Et oui, c'est beaucoup.
08:16Non, c'est beaucoup sur des petits villages.
08:18Voilà, mais dans une ambiance extraordinaire.
08:21Et vous mettez de la police municipale.
08:24Il y a la gendarmerie.
08:25Comment ça se passe ?
08:26Parce qu'à Villeneuve-sur-Lôtre, ça s'est beaucoup moins bien passé.
08:28Le député LR Guillaume Lepers,
08:30qui a porté secours à un jeune qui se faisait taper par trois autres,
08:33a lui été jeté au sol.
08:34Et je crois qu'il a été frappé.
08:36Je crois qu'il a dix jours d'ITT.
08:37Oui, c'est ça.
08:38Il a dix jours dix étés.
08:39Mais nous, si vous préférez,
08:41on a une sécurité privée,
08:42une entreprise dans la gêne qui est très sérieuse,
08:45qui fait du bon boulot en prévention de tout ça.
08:47On a bien sûr de la gendarmerie sur le site.
08:49Alors, ça ne nous a pas empêché le samedi soir
08:51d'avoir une bagarre,
08:53une seule bagarre sur les trois soirs.
08:56Avec malheureusement des gamins
08:57qui ont entre 15 et 17 ans.
09:00Et qui finalement, pour faire simple,
09:02n'ont pas l'esprit de venir là dans ces fêtes-là.
09:04On les pistaient depuis le début de la soirée.
09:05Mais ils ont été plus malins que nous.
09:07Ils ont décliné chez nous.
09:08On a un bar à veine là.
09:10Et au coin du bar à veine,
09:11on a deux collègues du comité
09:12qui se sont retrouvés à l'hôpital.
09:14Donc l'un avec une unité de dix jours.
09:17C'est vrai, la seule ambre au tableau.
09:18Mais bon, malheureusement,
09:20ces gamins ont les pistés.
09:22Et moi, ce qui me gonfle le plus
09:26dans ces fêtes-là,
09:27c'est que ces gamins,
09:28où étaient les parents ?
09:30On est passé entre 15 et 17 ans,
09:31bien sûr, où sont les parents ?
09:33Et j'ai un collègue qui a croisé son père
09:35au passage d'Agennes,
09:36parce que c'est des gamins du passage
09:38des cités d'Agennes,
09:39Montanou et Rodéga, bien sûr.
09:41Et si vous préférez,
09:42il y avait son père d'un gros gamin.
09:44Et mon collègue travaille dans les TP.
09:46Il a vu son père,
09:47qui est venu pas du tout pour l'histoire.
09:49Et le gamin était derrière.
09:51Il était là, toi.
09:52Alors le père, il a dit
09:53qu'est-ce qu'il s'est passé ?
09:55Il lui a expliqué.
09:56Je pense que le gamin,
09:57il a dû prendre une bonne correction.
09:58C'est ça, mais parce qu'il y a les parents.
10:00Restez avec nous, Laurent.
10:03Monsieur le maire,
10:04Geoffroy Boulard est avec nous.
10:06Est-ce que vous hésitez à organiser,
10:08par exemple, dans ces événements-là,
10:10de vous dire,
10:11parce que le 17e,
10:12c'est quand même assez calme
10:13comme arrondissement,
10:15mais est-ce qu'on hésite quand même
10:16à organiser des choses ?
10:18Non.
10:18Moi, je n'ai pas renoncé au fait
10:20que Paris puisse célébrer,
10:24que les quartiers,
10:25notamment dans l'arrondissement,
10:26puissent aussi avoir des moments festifs.
10:27Donc, j'ai organisé une fête
10:30il y a 15 jours.
10:31Ça s'est très bien passé
10:32sur la place de la mairie,
10:34sous un thème basque.
10:36Et on a fait la fête de la musique.
10:38Ça s'est très bien passé aussi.
10:40Donc, je veux dire,
10:41il ne faut pas généraliser.
10:42Tout Paris n'est pas non plus
10:44à feu et à sang.
10:45Mais ce qu'on voit
10:46est quand même inquiétant.
10:49On a une banalisation
10:51de la violence festive
10:51et on ne peut plus accepter
10:54que sur des rassemblements
10:55un peu massifs et populaires,
10:57que ça vire,
10:59systématiquement à l'émeute.
11:01On ne peut pas...
11:02Voilà.
11:02Il faut rétablir l'autorité de l'État
11:04à Paris aussi.
11:06Et le pouvoir municipal,
11:07je le dis,
11:08a totalement appliqué
11:09la police municipale
11:10sur l'événement de Châtelet.
11:12Moi, je ne la vois absolument pas.
11:14Et heureusement qu'on avait
11:15les forces de l'ordre
11:16dans le 17e
11:17pour assurer la sécurité.
11:19Ça s'est bien passé,
11:20je vous l'ai dit.
11:20Mais on a besoin
11:20d'une présence policière.
11:21Mais monsieur le maire,
11:22je peux vous interrompre,
11:23s'il vous plaît.
11:24Vous savez très bien
11:24que la sécurité à Paris,
11:26c'est la préfecture de police
11:27et que Laurent Nunez
11:28et Anne Hidalgo,
11:29et vous le savez très bien d'ailleurs,
11:30je sais que c'est ennuyeux
11:31sur le plan politique,
11:32mais ils s'entendent très bien.
11:33Ils marchent parfaitement,
11:34ils marchent parfaitement,
11:36main dans la main,
11:37Anne Hidalgo.
11:38Et je ne suis pas comptable,
11:39j'entends bien
11:40ce qu'a dit l'adjoint,
11:41qui est une bêtise absolue
11:42ou char,
11:43mais la réalité,
11:44c'est que la maire de Paris
11:45et Laurent Nunez,
11:47ça fonctionne.
11:48Et vous savez très bien
11:48que la sécurité à Paris
11:50à 90%,
11:51c'est la PP.
11:53Donc moi,
11:53j'entends ce que vous dites
11:54sur la police municipale.
11:56Vous voyez les images
11:57de Châtelet, honnêtement.
11:58Ça,
11:58ce n'est pas passé chez vous
11:59dans le 17ème.
12:00Il n'y avait rien de tel
12:01dans le 11ème,
12:02il n'y avait rien de tel
12:03à Paris Centre,
12:04il n'y avait rien de tel
12:04dans le 13ème,
12:05vous voyez ?
12:05Allez,
12:06on a encore deux auditeurs.
12:07Monsieur le maire,
12:08vous avez dit à juste titre
12:09tout à l'heure
12:10que tout ce qui s'est passé
12:12n'était pas acceptable.
12:14Vous seriez en charge
12:15de ces événements.
12:17Qu'est-ce qu'il faudrait faire
12:19qui n'est pas fait correctement ?
12:22Alors,
12:22à l'évidence,
12:23sur Châtelet,
12:24on a mal anticipé les choses.
12:27Voilà.
12:28Il n'y a pas de coordination visible.
12:30Alors,
12:30Mme Degrois nous vante
12:31les mérites du couple
12:34préfecture de police.
12:36Il y en a un des deux
12:37qui est bien,
12:38pas l'autre.
12:39Non,
12:39mais ça fonctionne.
12:39Non,
12:41ça ne fonctionne pas.
12:42Pourquoi,
12:43madame ?
12:43Madame,
12:44ça ne fonctionne pas.
12:45Pourquoi ?
12:45Parce que la police municipale
12:46parisienne,
12:47elle n'a aucun,
12:48elle n'a pas de rôle
12:50sur la tranquillité,
12:53sur l'espace public.
12:54Elle a juste un rôle
12:55de dresser des PV,
12:57de dresser des PV,
12:58madame.
12:58Quand on lui demande
12:59de venir
13:00superviser un événement
13:02qui,
13:02a priori,
13:03ne pose pas de problème,
13:04on vous explique
13:04qu'à 20h,
13:05il n'y a plus personne.
13:06C'est ça,
13:06c'est la police municipale ?
13:08Non,
13:08ce n'est pas la police municipale.
13:09Donc,
13:10les sourires du préfet de police
13:12avec la maire de Paris,
13:13si vous voulez,
13:13ça,
13:13c'est pour...
13:15Oui,
13:16mais bien sûr que non.
13:17La réalité opérationnelle,
13:19c'est que la préfecture de police
13:21attend beaucoup plus
13:22de la police municipale parisienne,
13:24qu'elle soit armée,
13:25qu'elle soit capable
13:26d'intervenir en supplétif
13:27et qu'elle ne soit pas là
13:28à se planquer
13:29et à appeler
13:29la police nationale
13:30dès qu'il y a un problème.
13:31Monsieur le maire,
13:32on a encore un auditeur,
13:33j'arrive,
13:34Jean Béranger,
13:35qui est avec nous,
13:35voulait réagir.
13:36Béranger,
13:37on passe la parole à Jean.
13:38Béranger de la Dordogne,
13:39à côté du Lot-et-Garonne,
13:40qui nous appelait
13:40il y a quelques instants.
13:42Oui,
13:43oui,
13:43mais moi,
13:44pour embrayer un petit peu
13:45les propos de monsieur le maire,
13:47c'est une situation générale
13:48en France maintenant,
13:49depuis quelques années.
13:50C'est-à-dire que
13:50ce qu'on voit
13:51dans certaines écoles,
13:52ce qu'on voit
13:52dans certains clubs sportifs,
13:54on le retrouve là,
13:55à la fête de la musique,
13:56mais je trouve que
13:57quand même
13:57cette espèce d'incompétence,
13:59voire cette espèce,
13:59alors je ne verse pas
14:00dans le complotisme,
14:01l'espèce de laisser faire
14:03quand on a par exemple
14:04des grands événements
14:05comme le Paris Saint-Germain
14:05qui évoquait,
14:06la victoire de Paris
14:07qui évoquait Françoise,
14:08on a l'impression
14:09que c'est un petit peu
14:10contrairement aux contestations sociales.
14:12Quand les Gilets jaunes,
14:14les LBD
14:15et les Dix
14:16et les Angers blindés,
14:17ils sont là
14:18parce que c'est la contestation sociale
14:19et là,
14:20le pouvoir politique
14:21est très fort
14:22pour mater les gens
14:24et quand on a
14:25de la racaille délinquante
14:28de bas étage,
14:29comme par hasard,
14:30les forces de l'ordre,
14:31on ne les voit pas,
14:32on les voit beaucoup moins.
14:33Moi,
14:34c'est cette incompétence
14:35de laisser faire
14:36qui met l'ensemble
14:38de la population
14:39dans une infriturité physique,
14:41ça devient de plus en plus
14:43insupportable
14:43et l'atmosphère
14:44est difficilement vivable
14:46en France
14:46lors de ces grands rassemblements.
14:48Restez avec nous,
14:49Béranger,
14:50rapidement.
14:50C'est un fait
14:51qu'il y a vraiment
14:52le sentiment
14:53que dans les grandes villes
14:54françaises
14:55et notamment Paris,
14:56il y a une espèce
14:57de démission
14:58des pouvoirs publics
14:59autour de la sécurité
15:00pour ces grands événements
15:01populaires.
15:02Il y a une espèce
15:03de délan,
15:03c'était mieux avant,
15:04en 1998,
15:05la Coupe du Monde
15:06quand la France
15:07est la première étoile,
15:08les Champs-Élysées,
15:09c'était un coupe-gorge.
15:10Il y a des gamins
15:10qui se sont fait braquer
15:11leur téléphone portable,
15:12qui se sont fait agresser.
15:14Ça fait très longtemps
15:15que ça dure
15:15et ça s'empire
15:19et il y a le sentiment
15:19que rien n'est fait.
15:20Il y avait fut un temps
15:21à Paris
15:22des employés municipaux
15:23qui étaient embauchés
15:25pour assurer la sécurité,
15:26qui étaient des profils
15:28tout à fait entraînés
15:29à la sécurité
15:30et ces brigades,
15:31elles ont disparu
15:32et ça se ressent.
15:33Je veux bien tout ce qu'on veut
15:35faire de la politique,
15:36mais c'est les prérogatives
15:37de la préfecture
15:38de police de Paris.
15:39Vous ne pouvez pas
15:41suppléer la police,
15:42la PP,
15:43c'est pas possible.
15:44Allez, allez, allez,
15:45le mot de la fin
15:46avec Geoffroy.
15:48Monsieur le maire.
15:49Le sujet,
15:49ce n'est pas de mettre
15:50toujours plus de policiers.
15:52D'ailleurs,
15:52on a toujours des communications
15:53avant tous les événements
15:54et grands rassemblements
15:55sur on a renforcé
15:56les moyens,
15:57on a mis des dizaines
15:58de milliers de policiers.
15:59Le sujet,
16:00il n'est pas là.
16:00Il est aussi
16:01que les fauteurs de troubles
16:03qui sont pris sur le vif
16:05soient à un moment donné
16:06sanctionnés
16:07et aujourd'hui,
16:09on le voit,
16:10il y a une impunité.
16:11Donc,
16:11venir à Paris...
16:12Le Conseil constitutionnel
16:13a barré la route quand même.
16:15Oui,
16:15mais voilà.
16:16C'est les messages
16:17qu'on envoie
16:18à une certaine partie
16:22de la jeunesse.
16:23C'est venir à Paris,
16:24de toute façon,
16:25il ne se passera rien
16:25et vous allez pouvoir
16:26passer à la télé.
16:27C'est ça la réalité aujourd'hui.
16:29Et t'en fais les boutiques
16:30et voler la voiture.
16:32Exactement,
16:33c'est un phénomène
16:33de société
16:34et qui est complexe.
16:37Mais la justice
16:38doit aussi prendre
16:39des décisions
16:40un peu exemplaires.
16:41Moi,
16:41j'attends depuis
16:42les Gilets jaunes
16:42que des chaînes de télé
16:45en continu
16:45filment,
16:47pour exemple,
16:48des personnes,
16:49des individus
16:50délinquants
16:50qui réparent
16:51une faute,
16:52mais que ce soit filmé,
16:55qu'on montre
16:55sur BFM
16:56et sur toutes les chaînes
16:57en faux
16:57ce qui se passe
16:59quand on a accès.
17:01Vous voyez ?
17:01Tu casses,
17:02tu répares.
17:03Tant qu'on peut
17:04raconter ce qu'on veut,
17:06si on ne montre pas ça,
17:07eh bien,
17:08on continuera,
17:08on va avoir une violence
17:09encore plus exponentielle.
17:10Il n'y a pas de fatalité.
17:11Moi, je stime
17:11qu'il n'y a pas de fatalité.
17:12Il y a d'autres
17:13grandes capitales européennes.
17:14Il n'y a pas de phénomène
17:15systématique
17:16de casse
17:18et de défouloir.
17:18Merci beaucoup,
17:19Geoffroy Boulard,
17:21maire de 17e arrondissement
17:23de Paris.
17:24Merci, bien entendu,
17:26tous nos auditeurs.
17:26Vous étiez très nombreux
17:27à nous appeler.
17:29Béranger,
17:30vous restez avec nous
17:30dans un instant.
17:31Le qui c'est qui ?
17:31Qui l'est dit,
17:32mon cher Béranger ?
17:33A tout de suite.
17:34Sud Radio,
17:34c'est votre opinion qui compte.
17:36Je vous écoute
17:37depuis des années,
17:38tous les matins,
17:40dès que je pose le pied,
17:42j'allume Sud Radio.
17:43Sud Radio,
17:44parlons vrai.
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