00:00Amélie Rosy, qu'on commence par votre choix ce soir. Le marché automobile européen va mal, on le dit et on le répète.
00:05A tel point que les patrons de deux géants, Stellantis et Renault, lancent ensemble deux concerts, un cri du cœur, avec une cible quand même, l'Europe.
00:14Oui, c'est pour ça que je vais appeler ça un cri du cœur ou peut-être un coup de pression, on va l'appeler comme on voudra.
00:20Regardez, dans les colonnes du Figaro, John Elkan et Lucas De Meo livrent un entretien catastrophiste sur l'avenir de leurs groupes respectifs.
00:28Et pourtant concurrents, Stellantis et Renault, mais ils apparaissent côte à côte sur la photo et prennent la parole côte à côte.
00:36C'est assez cocasse, mais selon eux, leurs voitures coûtent trop cher, trop cher à produire et donc à vendre.
00:41Le marché automobile européen est le seul des grands marchés qui n'a pas retrouvé son niveau d'avant Covid, ça c'est ce que dit le président de Stellantis.
00:48Et il détaille chiffres à l'appui. Regardez, 15 millions de véhicules vendus en Europe en 2024 contre 18 millions, 5 ans plus tôt en 2019.
00:59Et c'est le patron ensuite de Renault qui tire à son tour la sonnette d'alarme.
01:03Au rythme actuel, le marché pourrait être plus que divisé par deux en l'espace d'une décennie.
01:10Alors à eux deux, Stellantis et Renault, ils représentent, ils pèsent quand même pour un tiers des ventes de voitures en Europe.
01:16Donc quand ils parlent et qu'ils alertent, on les écoute.
01:19Et quand je dis « on », ce n'est pas moi, je parle de l'Union Européenne, car c'est à elle que s'adresse cet entretien alarmiste.
01:24Mais justement, pourquoi ce serait la faute de l'Europe si les constructeurs vendent aujourd'hui moins de voitures ?
01:28La faute aux normes, ou plutôt, disent-ils, à l'excès de normes.
01:31Selon les projections du patron de Renault, regardez, entre 2015 et 2030, le coût d'une Clio aura augmenté de 40%.
01:37Cette augmentation est à 92,5% attribue à la réglementation.
01:42C'est extrêmement précis, donc on va augmenter les prix pour vous qui nous achetez, mais ce n'est pas de notre faute.
01:46Et il cite pêle-mêle les normes sur les équipements pour le non-franchissement des lignes.
01:50Vous savez quand ça fait bip-bip parce que vous n'êtes pas sur les lignes blanches.
01:53La sécurité des chocs piétons, les mesures antipollution.
01:58On va quand même rappeler que ces normes existent pour une bonne ou plusieurs bonnes récents.
02:03La sécurité des automobilistes et puis aussi l'environnement.
02:05On a bien compris la charge contre l'Europe, mais qu'est-ce qu'ils veulent ?
02:09Alors, un allégement des réglementations, tout simplement.
02:12Et ça, en particulier sur les véhicules légers.
02:14En fait, ce qu'il dit, c'est que les règles européennes, elles ont été conçues pour les grosses cylindrées, pour les grosses voitures.
02:21En gros, pour les voitures allemandes.
02:22Oui, voilà.
02:22Et que donc, ça les empêche de fabriquer des petites citadines rentables.
02:26Le même Lucas de Meo qui annonçait pourtant il y a deux mois le lancement d'une voiture électrique low-cost,
02:31une Dacia, abordable à 18 000 euros.
02:33L'idée, évidemment, c'est pas comme des voitures qui sont fabriquées en Chine, développées en Chine, avec des pièces chinoises et transportées ici.
02:44C'est justement la beauté du projet, c'est qu'on fait un truc qui est sourcé en Europe, qui est fabriqué en Europe et qui est conçu en Europe.
02:51C'est un peu de l'économie circulaire aussi.
02:54Et alors là, c'est intéressant parce qu'il nous dit, on va faire une low-cost fabriquée en Europe.
02:58Il a peut-être une carte à jouer, c'est peut-être la meilleure carte à jouer pour le patron de Renault.
03:03En gros, montrer sa bonne volonté pour, en contrepartie, obtenir un allègement de réglementation.
03:08Et ça pourrait marcher.
03:10Mi-mars, contre toute attente, Bruxelles a ouvert une petite brèche sur l'interdiction des véhicules thermiques en 2035.
03:18Il existe une demande claire pour plus de flexibilité sur les deux objectifs de réduction des émissions de CO2.
03:28Vous le savez tous, le principe clé ici est l'équilibre.
03:31D'une part, nous avons besoin de prévisibilité et d'équité pour les précurseurs, ceux qui ont bien fait leur devoir.
03:38Cela signifie que nous devons nous en tenir aux objectifs convenus.
03:41D'autre part, nous devons écouter les voix et les parties prenantes qui demandent plus de pragmatisme en ces temps difficiles,
03:47et la neutralité technologique, en particulier en ce qui concerne les objectifs de 2025 et les sanctions associées en cas de non-respect.
03:54Nous devons écouter les voix.
04:01Donc peut-être que les voix des deux patrons de Stellantis et Renault seront écoutées.
04:05En tout cas, la Commission européenne pourrait se montrer plus flexible et plus ouverte au désidérata des constructeurs.
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