- il y a 8 mois
Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du Rassemblement national, était l’invité du Face-à-Face de ce lundi 5 mai sur BFM et RMC. Il a notamment été interrogé sur la candidature de Marine Le Pen pour la présidentielle en 2027, sur l'immigration ou encore sur le budget de 2026.
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00:00BFM TV face à face, Apolline de Malherbe.
00:10Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sébastien Chenu.
00:15Bonjour Madame.
00:16Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le vice-président du Rassemblement National, vous êtes député du Nord.
00:21Je voudrais commencer cette interview par cette circulaire, circulaire envoyée hier par Bruno Retailleau au préfet de France.
00:28Cette circulaire, je l'ai entre les mains. Le ministre d'État, ministre de l'Intérieur, y appelle les différents préfets à beaucoup plus de fermeté dans l'autorisation ou non de la naturalisation des Français.
00:44Il y revient notamment sur la question du principe d'assimilation qui doit être absolument au cœur de toutes les décisions.
00:49La jurisprudence établit la naturalisation comme un droit, non comme un droit mais comme une décision souveraine du gouvernement.
00:57Il appelle donc à beaucoup plus de précisions, notamment sur la question de l'assimilation, sur la pleine adhésion des candidats à la naturalisation.
01:05Et dans le doute, il dit, lorsque vous recueillez des renseignements défavorables sur le comportement du demandeur,
01:11une décision de rejet sera privilégiée et en cas de doute, effectivement, privilégiez toujours la décision de rejet.
01:18Vous signez ?
01:19Oui, mais c'est bien le minimum. Moi, j'aimerais qu'on entende ou qu'on lise le ministre de l'Intérieur dire que lorsque vous êtes irrégulier,
01:28lorsque vous vous maintenez de façon irrégulière sur le sol français, jamais vous ne pourrez être naturalisé ni régularisé.
01:36Ça, ce serait un principe.
01:38Jamais ?
01:38Jamais. Lorsque vous êtes arrivé sur le territoire français et que vous n'avez pas le droit de vous y maintenir,
01:42lorsque la justice vous a dit non, monsieur, votre demande d'asile est refusée, par exemple, vous devez rentrer,
01:48eh bien, vous ne pouvez, vous ne pourrez jamais être ni régularisé ni naturalisé.
01:54Vous voyez, ça va un peu au-delà de quelques bonnes intentions.
01:56Il précise, vous sanctionnerez par une décision de rejet en tenant compte de la jurisprudence administrative en matière d'erreur manifeste d'appréciation le séjour irrégulier passé du demandeur.
02:06C'est-à-dire, précisément, si, par exemple, un droit de séjour lui a été refusé, il n'aura, par principe, pas le droit d'être naturalisé.
02:12Vous voyez, madame, pour que les choses soient très claires, il faut un référendum sur l'immigration qui constitutionnalise le droit des étrangers,
02:20qui disent exactement qui peut se maintenir, qui peut entrer, pour combien de temps, sous quels critères, lorsqu'on est étranger,
02:28à quel moment on peut entrer en France et sur quels critères.
02:31Il faut constitutionnaliser tout ça.
02:32Sinon, vous allez avoir des appréciations qui seront évidemment très différentes.
02:36Vous allez avoir des applications et également des directives d'un ministre de l'Intérieur
02:42qui seront probablement lues de façon très différente et vous créez, dans notre pays, des inégalités de fait.
02:48Moi, je crois qu'il faut des principes très clairs.
02:50Mais là, quand même, Sébastien Cheny, quand on lit cette circulaire, honnêtement, et je lis la conclusion de Bruno Retailleau,
02:58je vous demande une grande vigilance pour la mise en œuvre de ces orientations à l'occasion d'examens individuels de chaque demande.
03:03Elles doivent, par ailleurs, s'accompagner d'une lutte accrue contre la fraude,
03:07par un renforcement de vos plans locaux en matière d'accès à la nationalité, par une attention renforcée au délai d'instruction.
03:12Et il demande à ce que soit signalé à lui-même et à son cabinet tous les doutes qui peuvent exister.
03:19Honnêtement, vous auriez pu la signer.
03:21Non, mais si vous voulez me faire dire que ça va dans le sens de ce que nous réclamons de plus de fermeté,
03:27oui, mais ça vient masquer d'abord des hausses de naturalisation, de régulisation, de demande d'asile,
03:32que ces gouvernements, qu'a soutenu aussi Bruno Retailleau, ils ont tous appelé à voter Macron, tous ces gens-là.
03:37Je veux dire, on arrive au bout de la logique, mais nous, cette logique, nous la dénonçons depuis longtemps.
03:42Alors qu'il y a un petit pas qui aille dans le bon sens, très bien, tant mieux.
03:45Et nous, comme je vous l'ai dit, nous les encourageons à aller beaucoup plus loin,
03:49à constitutionnaliser le droit des étrangers dans notre pays, à être extrêmement fermes
03:54et à avoir des dispositions qui soient inattaquables.
03:58Donc aujourd'hui, si Bruno Retailleau fait un petit pas dans notre sens,
04:00nous, on a toujours soutenu les petits pas, parce que ça a vraiment été non seulement la politique des petits pas
04:05lorsque ce n'était pas la politique des pas en arrière.
04:08Donc s'il y a plus de fermeté, on sera toujours là pour demander plus de fermeté.
04:13Mais ils ouvrent les yeux bien tard et ça masque probablement tous les échecs pour l'instant de Bruno Retailleau.
04:21Parce que depuis qu'il est là, on peut en faire la liste.
04:24Les OQTF, la riposte graduée avec l'Algérie, les sorties scolaires avec les voiles, l'aide médicale d'État.
04:31Sur tous ces sujets, c'est très clair, Bruno Retailleau a raté le coche,
04:37n'a pas réussi à obtenir un arbitrage favorable, n'a pas obtenu de résultats.
04:41– Sur l'intérieur, vous n'estimez pas que c'est la version Retailleau qui a gagné ?
04:43– Non, les OQTF ne sont toujours pas repris, Bolem Sansal est toujours en prison.
04:46Donc je ne vois pas bien où est-ce qu'on a gagné.
04:48Moi, je pense qu'au contraire, on s'est fait humilier.
04:50Aujourd'hui, on est reparti à zéro, il n'y a pas de riposte graduée.
04:53Il y a un pays, un régime, plus qu'un pays, un régime, le régime algérien, qui se moque de nous.
05:00– Pourquoi il fait ça alors, Bruno Retailleau ?
05:02– Justement, peut-être pour allumer aussi un contrefeu,
05:05parce qu'il voit sur la liste que je viens de vous faire la multiplicité de ses échecs,
05:09et ils sont très nombreux, donc il ouvre une nouvelle voie en disant
05:12« je vais tenter autre chose », mais ça masque évidemment des années d'échecs,
05:18les siens en particulier jusqu'à présent.
05:20– Sébastien Chenu, l'autre homme fort de ce gouvernement, Gérald Darmanin,
05:26répond à un podcast qui s'appelle « Legend »,
05:28et il dit dans ce podcast, on en a à l'instant les premiers éléments,
05:33« il n'y a plus de lieu safe en France, plus de lieu sûr en France ».
05:39On voit bien aujourd'hui, je cite le ministre de la Justice,
05:42on voit bien aujourd'hui que la moindre bourgade rurale connaît la cocaïne et le cannabis.
05:46Avant, la drogue, c'était simplement dans les grandes villes ou dans le métro.
05:49Il précise ne pas vouloir dévoiler les données, les chiffres, personne ne les croit,
05:54ce n'est même plus la peine d'en discuter,
05:58et il estime même que la France est plus violente qu'avant.
06:02Là encore, j'ai envie de dire, Bruno Retailleau, vous signez, Gérald Darmanin, vous signez aussi.
06:06– Non, parce que Gérald Darmanin, c'est d'une hypocrisie absolue, il était où toutes ces années ?
06:10Il est ministre depuis combien de temps ?
06:11Il a été ministre du budget, c'est-à-dire qu'il pouvait lutter contre la fraude,
06:15qui est une forme aussi non seulement d'incivilité mais d'insécurité.
06:18Il a été ministre de l'Intérieur, je crois que c'est celui qui a le plus régularisé.
06:23Il est garde des Sceaux, ministre de la Justice, il est en échec sur un certain nombre de politiques,
06:26dont la lutte contre la drogue.
06:28Gérald Darmanin est en train d'expliquer que ses échecs s'additionnent aujourd'hui à l'inaction de Bruno Retailleau
06:35pour déplorer un paysage dont il est l'acteur, il n'est pas spectateur Gérald Darmanin, il est acteur,
06:40il a les leviers, il a les manettes, il avait une majorité, il a un bloc central à sa disposition pour faire voter des lois.
06:48Mais en réalité Gérald Darmanin devrait commencer par s'excuser, il devrait commencer par demander pardon aux Français
06:53de les avoir entraînés sur des voies sans issue.
06:56Quand il dit qu'il n'y a plus une safe place, un endroit sûr dans notre pays, c'est son travail.
07:02Vous savez, lui, il a voté les subventions au lycée Averroès quand il était conseiller régional avec Xavier Bertrand,
07:06Gérald Darmanin, quand nous, avec Marine Le Pen, on disait qu'il ne faut pas les voter parce que c'est tenu par les frères musulmans.
07:10Mais en l'occurrence, Sébastien Chenu, c'est la justice qui leur ordonne de les verser.
07:15D'accord, mais ils ont validé, ils ont institutionnalisé, ils ont reconnu.
07:19Mais vous n'auriez rien pu faire d'autre si vous étiez au pouvoir, parce que la justice se serait imposée aussi à vous.
07:24Je vous parle des subventions votées par Gérald Darmanin, conseiller régional.
07:28Nous, nous nous y sommes toujours opposés quand Gérald Darmanin, avec Xavier Bertrand, les votait.
07:33Aujourd'hui, ils essayent de récupérer.
07:34On est d'accord, Sébastien Chenu, qu'aujourd'hui, si la justice administrative, comme elle le fait,
07:39vous disait qu'il faut verser ces subventions et qu'il faut maintenir le contrat avec le lycée Averroès,
07:44vous ne pourrez pas le rompre.
07:46Madame, nous aurions démontré, parce que la presse l'a démontré d'ailleurs avant nous,
07:49et nous aurions fait interdire les frères musulmans.
07:51Nous aurions démontré que ce lycée était tenu par les frères musulmans.
07:55Il y a d'ailleurs un livre qui a été, par vos confrères Malbruno et Chenot,
07:58qui a été largement documenté, expliquant que des cours étaient sujets à caution,
08:03expliquant qu'il y avait des revendications qui faisaient l'apologie de l'islamisme.
08:07Et puis, nous aurions interdit les frères musulmans dans notre pays.
08:11Parce qu'on interdit des idéologies.
08:12Parce qu'on nous dit, ah oui, mais les frères musulmans, ils n'ont pas de bureau.
08:15Mais les frères musulmans, ça n'est pas une association.
08:16Non mais madame, je vous donne un exemple.
08:19Il y a une idéologie qui s'appelle, et fort heureusement elle est interdite dans notre pays,
08:21qui s'appelle le nazisme.
08:22Il n'y a pas de bureau, il n'y a pas de gens qui ouvrent des bureaux, des vitrines,
08:26avec écrit « je suis nazi ».
08:28Heureusement, tant mieux.
08:29Et pourtant, c'est interdit.
08:30Et pourtant, on n'a pas le droit de s'en réclamer.
08:31Et pourtant, on n'a pas le droit d'utiliser les codes qui sont liés à cette idéologie.
08:35Pareil pour les frères musulmans.
08:36Il y a des pays qui interdisent les frères musulmans, et ils ne sont pas islamophobes.
08:40Je pense par exemple, je crois, à la Jordanie.
08:42Donc, évidemment, nous aurions pris les choses dans une autre direction, par une autre voie,
08:49et nous ne pourrions pas, comme Gérald Darmanin, déplorer ce dont il est le responsable.
08:53Vous ferez interdire tout ce qui se rapproche de l'idéologie des frères musulmans en France.
09:00L'idéologie frères musulmans.
09:01Vous savez, il y a une chercheuse Florence Bergeau-Blacler
09:05qui donne la liste des éléments qui définissent les frères musulmans.
09:10C'est une contribution, j'allais dire.
09:11Mais elle même précise qu'il est quasiment impossible de les faire interdire.
09:14Non, elle ne dit pas exactement cela.
09:15Elle explique effectivement comment on peut les combattre.
09:19C'est une contribution, j'allais dire, à la réflexion que doit avoir le monde politique sur cela.
09:23Mais je pense qu'il y a des idéologies qui sont interdites dans notre pays.
09:26Il faut s'en féliciter.
09:27Dans ces idéologies, les frères musulmans devraient entrer.
09:30Sébastien Chenu, vous le disiez à l'instant.
09:33Pour vous, Gérald Darmanin, c'est de l'hypocrisie.
09:37Bruno Retailleau tente de masquer ses échecs.
09:40Est-ce que la possibilité d'une censure du gouvernement par le Rassemblement National est toujours sur la table ?
09:45Oui, bien sûr.
09:46Mais vous savez, il y a de multiples raisons pour lesquelles nous pouvons censurer demain ce gouvernement.
09:50D'abord, sur l'énergie.
09:54On voit bien que ce gouvernement, c'est un enjeu important.
09:57Qui ne maîtrise pas son énergie, le prix de son énergie et son immigration ne peut pas relever la tête.
10:02Vous étiez la semaine dernière dans l'hémicycle ?
10:03Oui, j'étais dans l'hémicycle le lundi, il y a exactement une semaine, au moment du débat.
10:07Il n'y avait pas grand monde.
10:08Il n'y avait pas grand monde.
10:09Mais enfin, le Rassemblement National était bien représenté.
10:10C'est vrai qu'il n'y avait personne sur les bancs de la gauche et personne au bloc central.
10:13Non, non plus au RN, vous n'y étiez pas tous.
10:15Ah mais non, on n'y était pas tous.
10:16Mais enfin, Marine Le Pen était là.
10:17Le camarade Tanguy qui gère ce dossier était là.
10:20Vous êtes des camarades maintenant entre vous ?
10:21Parce que la camaraderie, c'est une belle valeur dans la vie politique.
10:24Je sais qu'ils ne la partagent pas beaucoup les autres.
10:27Mais chez nous, c'est une valeur qu'on aime partager.
10:30Et donc non, on était mobilisés.
10:31Mais ça peut être également sur la préparation du budget.
10:34Protéger les retraités.
10:35J'ai eu l'occasion de dire que nous étions le bouclier des retraités.
10:39Parce que quand on voit les idées qu'a ce gouvernement pour aller faire la poche des retraités,
10:44je veux dire, les poches des Français, elles ne sont pas sans fond.
10:46Mais nous, notre patience, elle a des limites.
10:50Et lorsque je vois les ballons d'essai lancés par le gouvernement
10:54pour savoir comment ils font les poches des Français,
10:56eh bien je leur dis, notre patience a des limites.
10:58Ce que je trouve un peu paradoxal, Sébastien Chenu,
11:00c'est que lorsqu'ils font les choses éloignées de vos idées,
11:04et vous menacez évidemment de censurer,
11:06lorsqu'au contraire, ils ont des mots qui sont assez proches des vôtres,
11:11comme ceux que je viens de vous citer de Bruno Retailleau ou de Gérald Darmanin,
11:14qui dit donc qu'il n'y a plus un coin de France qui soit sûr,
11:18vous auriez pu prononcer cette phrase, et vous censurez quand même.
11:21Mais madame, vous venez de dire la juste expression,
11:24ils ont des mots.
11:25Ils ont des mots M-O-T-S, et les Français, eux, ils ont des mots M-A-U-X.
11:29Eh bien c'est tout le problème.
11:30C'est que ce gouvernement, ce ministre,
11:32à qui je veux bien reconnaître qu'il a des convictions,
11:34mais il n'a pas de moyens de mener une politique,
11:37parce qu'à l'État supérieur,
11:38l'État supérieur c'est le Président de la République,
11:40l'État supérieur c'est ses amis du gouvernement,
11:42qui ne sont pas ses camarades,
11:44M. Lombard, Mme Borne,
11:45ils n'ont pas la volonté,
11:47ils l'ont dit d'ailleurs,
11:48ils n'ont pas la volonté de s'attaquer
11:50à l'énorme problématique de l'immigration,
11:52qui est, comme le dit Jordan Bardella,
11:53souvent la vache au milieu du couloir.
11:56Donc attaquons-nous à cela,
11:57regardons ce que ça coûte.
11:59Moi j'ai regardé ce que coûte l'immigration dans notre pays,
12:02si on cumule tout,
12:03le logement, l'hébergement,
12:04le social, la scolarité,
12:06les frais administratifs,
12:0734 milliards d'euros par an.
12:09Donc là on a une manne à laquelle s'attaquer,
12:12on cherche de l'argent,
12:13on cherche de l'argent pour boucler le budget.
12:14On a 34 milliards d'euros par an
12:16qui sont utilisés,
12:17je viens de vous dire,
12:18tout,
12:18le logement,
12:19les prestations sociales,
12:20les frais de gestion,
12:21les détenus en prison,
12:23ça veut dire que si on met un frein
12:26à l'immigration dans notre pays,
12:28eh bien on va récupérer,
12:30en plus de solutionner des problèmes de société,
12:33on va récupérer aussi de l'argent.
12:35Ça veut dire que les 34 milliards,
12:36pardon,
12:36mais c'est aussi ceux qui vivent en ce moment même
12:39avec des familles,
12:40dans des logements sociaux...
12:41Ça veut dire que par exemple,
12:42j'ai regardé ça,
12:43bien sûr,
12:44mais il y a par exemple...
12:44C'est-à-dire que vous les sortez,
12:46vous les...
12:46Non, non, non,
12:46on ne sort pas les gens
12:47de leurs logements sociaux.
12:49Nous, on souhaite que les logements sociaux
12:51puissent être réservés aux familles
12:53dont l'un des deux est français,
12:55c'est-à-dire aux familles françaises
12:56à terme,
12:56à venir,
12:57bien entendu.
12:58Mais je vous donne des exemples.
12:59L'AME,
12:59l'aide médicale d'État,
13:00c'est un milliard d'euros.
13:02Les mineurs non accompagnés,
13:03c'est deux milliards d'euros.
13:04J'ai pris les chiffres sous les yeux.
13:05Les prestations de solidarité,
13:07c'est près de six milliards d'euros
13:08pour des étrangers par an.
13:09Mais arrêtons-nous un instant.
13:10Arrêtons-nous un instant.
13:11Vous parlez des mineurs non accompagnés.
13:12Vous en faites quoi ?
13:13Mais les mineurs non accompagnés,
13:15souvent,
13:15ne sont pas des mineurs,
13:16d'abord.
13:17Donc,
13:17ils sont,
13:18en réalité,
13:18des situations...
13:19Imaginons que la moitié
13:19ne sont pas des mineurs
13:20dans vos deux milliards.
13:2190% ne sont pas des mineurs,
13:24madame.
13:24Mais comment vous pouvez considérer
13:25que vous allez pouvoir soustraire
13:26cet argent du budget ?
13:27Mais madame,
13:28ce n'est pas...
13:29Comment considérer
13:29que nous allons pouvoir...
13:30Oui, mais actuellement,
13:31qu'est-ce que vous en faites
13:32de ces mineurs ?
13:33Oui, madame,
13:33bien sûr que c'est une politique
13:34à court,
13:35moyen et long terme,
13:36que les effets ne se font pas
13:38du jour au lendemain.
13:39Mais ce que je veux vous expliquer,
13:40c'est que selon la direction
13:41qu'on prend,
13:42c'est-à-dire lutter
13:43contre l'immigration désordonnée
13:45dans notre pays,
13:46on a des résultats
13:47qui sont différents.
13:48Que ferez-vous de ces mineurs,
13:49Sébastien Chelieu ?
13:50Ces mineurs n'ont pas vocation
13:51à venir sur le territoire français.
13:53Que ferez-vous des effets
13:54qui sont aujourd'hui
13:56sur le territoire ?
13:56Eh bien,
13:57à partir du moment
13:57où on aura considéré
13:58qu'ils sont là
13:59de façon irrégulière,
14:00on demandera aux pays d'origine
14:01de les reprendre.
14:02Et là,
14:03il y a un dialogue
14:03à prendre avec les pays d'origine.
14:05L'aide médicale d'État,
14:06j'en ai parlé,
14:06mais je ne vous ai pas parlé aussi
14:08du coût de la politique
14:09de développement,
14:10de l'aide au développement
14:11pour les pays
14:12sur lesquels il faut faire pression.
14:13Plusieurs milliards d'euros.
14:15Donc vous voyez,
14:15on cherche de l'argent,
14:17mais à aucun moment,
14:17je n'entends.
14:18À aucun moment.
14:19Et je crois que,
14:19je le dis avec beaucoup
14:20d'objectivité,
14:21nous n'avons entendu
14:22ni le Premier ministre
14:23ni son gouvernement
14:24nous dire qu'en matière
14:25d'immigration,
14:26qui a un coût très important
14:27sur les finances publiques,
14:28nous allions demander
14:29des efforts,
14:30faire des efforts.
14:31Il n'y a rien.
14:32Vous avez parlé d'un référendum
14:33sur les questions migratoires.
14:35François Bayrou,
14:36lui, il propose un référendum
14:37sur la question
14:37des finances publiques.
14:39Est-ce que vous estimez
14:40que c'est une bonne idée ?
14:42Non, mais François Bayrou,
14:43non, ce n'est pas une bonne idée.
14:44François Bayrou cherche
14:44à gagner du temps, d'abord.
14:45Il n'a pas une idée devant lui.
14:47Il n'a pas une idée d'économie.
14:49Il cherche à durer
14:50plus qu'à changer les choses.
14:52C'est un Premier ministre
14:53qui cherche uniquement à durer.
14:55Et je pense que ce tour
14:56de passe-passe,
14:56personne n'est dupe.
14:58Nous, on veut bien un référendum
14:59sur l'immigration.
15:00Je viens de vous en parler
15:01parce que derrière,
15:02ça fait changer les choses.
15:03Un référendum sur les finances publiques,
15:03sinon, ça n'a pas de sens.
15:04Mais en fait,
15:05les finances publiques,
15:06le budget,
15:07il est voté via le PLF,
15:09c'est-à-dire à l'Assemblée nationale,
15:10le projet de loi de finances,
15:11par les parlementaires.
15:13Parce que pourquoi ?
15:14En fait, il a aussi envie
15:15de pouvoir échapper
15:16à une potentielle censure.
15:18Donc, il gagne du temps.
15:19Donc, il est voté
15:20par les parlementaires.
15:21Pourquoi ?
15:21Parce qu'on peut l'amender.
15:22Nous, regardez,
15:23on a tellement fait bouger le PLF
15:25qu'on a obtenu le fait
15:26que les retraités
15:27ne soient pas désindexés.
15:28Donc, ça sert quand même
15:29que ça passe devant le Parlement.
15:31Laurent Wauquiez dit
15:31que c'est grâce à lui.
15:32Non, mais ils ne sont jamais là,
15:33les LR.
15:33Non, mais ce n'est pas grâce à lui.
15:35Les Républicains,
15:35ils ne sont jamais là.
15:36Vous regardez les comptes rendus
15:37de l'Assemblée nationale,
15:37tous les Français peuvent les regarder,
15:38ils ne sont jamais là
15:39et ils ont toujours soutenu.
15:40Et d'ailleurs, il nous dit,
15:41Laurent Wauquiez,
15:42qu'il ne censurera pas
15:43le gouvernement.
15:44Il le dit encore
15:45ces dernières heures.
15:46Si François Bérou
15:53c'est encore la meilleure façon
15:56de donner la parole aux Français.
15:57Choose Europe for Science,
15:58un sommet aujourd'hui
15:59avec Emmanuel Macron
16:00et Ursula von der Leyen
16:02et la France en particulier
16:03qui cherche à attirer
16:04des chercheurs étrangers
16:06avec des avantages
16:08qui seront développés
16:09dans la journée,
16:10probablement sous forme
16:11de crédit d'impôt,
16:12d'une sorte d'incitation fiscale
16:15pour les recherches
16:16qui seraient menées en France.
16:17Est-ce que cette immigration-là,
16:19vous dites oui ?
16:20Alors, très intéressant,
16:21oui sur la recherche.
16:22À fond sur la recherche,
16:24à fond sur l'intelligence artificielle.
16:26Je crois que ça doit faire partie
16:27des priorités.
16:28Je crois que Marine Le Pen
16:29est très au fait de ce sujet.
16:30Le problème,
16:31le problème,
16:32moi j'entends Emmanuel Macron
16:33qui dit tout
16:33et qui fait le contraire
16:34de ce qu'il dit.
16:35C'est que dans le budget
16:36qui a été passé,
16:38le budget de François Bérou,
16:39quel est un des crédits
16:40qui est le plus impacté
16:41par la baisse
16:42du soutien public ?
16:44C'est la recherche.
16:46C'est la recherche
16:47qui voit aujourd'hui
16:48ces crédits
16:49s'effondrer dans notre pays.
16:50Donc d'un côté,
16:51Emmanuel Macron dit
16:51venez, on va vous aider
16:53et on n'aide pas
16:54des chercheurs
16:55avec de la poudre
16:56de perlimpinpin
16:56pour reprendre
16:57les expressions
16:57d'Emmanuel Macron lui-même
16:59et de l'autre côté,
17:00le budget proposé,
17:01le budget voté,
17:02le budget passé
17:03ici au forceps,
17:05il fait l'impasse
17:06sur la recherche.
17:07Donc,
17:07il faut savoir
17:08ce qu'on veut
17:08dans notre pays.
17:09La recherche doit être
17:10une priorité.
17:11Marine Le Pen
17:11l'a identifiée comme telle.
17:13Donc, ces initiatives,
17:14elles sont les bienvenues
17:14mais elles sont totalement
17:15incohérentes
17:16avec ce qui est fait
17:16dans notre pays.
17:17Donc, on commence
17:17par aider les chercheurs
17:18français et ensuite
17:19on pourra
17:19aider les autres ?
17:20Parce que pour faire en sorte
17:22d'attirer des chercheurs
17:23étrangers,
17:23il faut que nos laboratoires
17:25soient au niveau.
17:26On n'attire pas
17:27des chercheurs.
17:28Ça coûte très cher
17:28un chercheur.
17:29On ne les attire pas
17:30comme ça parce que
17:31la France est le plus beau
17:32pays du monde
17:32et la France demeure
17:33le plus beau pays du monde.
17:35On les attire
17:35parce que nos laboratoires
17:36sont au niveau
17:37et qu'il faut des crédits
17:38pour ça.
17:38Le Pen ou Bardella ?
17:40Marine Le Pen,
17:41candidate au présidentiel,
17:42élu, je l'espère,
17:43président de la République,
17:44Jordan Bardella,
17:44Premier ministre,
17:45pour mener l'action
17:46d'un gouvernement
17:47qui sera un gouvernement
17:48de combat.
17:49Mais il faut qu'il se prépare.
17:50Qu'il se prépare
17:51à Matignon,
17:52oui, bien sûr.
17:53Si elle était empêchée
17:55de se présenter...
17:55Si Marine Le Pen
17:56est empêchée,
17:57Jordan Bardella,
17:58logiquement,
17:59prendra la relève
18:00parce qu'il est le président
18:01de notre parti politique,
18:02parce qu'il est celui
18:03qui aujourd'hui
18:03est le plus capable
18:04d'y aller.
18:05Est-ce qu'il y a
18:05effectivement une sorte
18:06de flottement
18:07dans la mesure où
18:08au moment où l'on se parle,
18:09rien n'est sûr
18:11pour une Marine Le Pen
18:12candidate ?
18:12Est-ce qu'il faut
18:13parallèlement
18:14que Jordan Bardella
18:15se présente,
18:16se prépare ?
18:16Non mais,
18:17nous, vous savez,
18:18on est sincère
18:19avec les Français.
18:20C'est-à-dire qu'on met
18:20les choses sur la table
18:21et on leur dit.
18:22Marine Le Pen
18:22est notre candidate
18:22pour 2027,
18:23Jordan Bardella,
18:24son Premier ministre.
18:25Si Marine Le Pen,
18:26dont le destin
18:26n'est pas totalement
18:28entre ses mains,
18:29puisqu'il est entre les mains
18:30de la justice,
18:31mais également entre les mains
18:33d'une certaine vision
18:34politique des choses.
18:35Si Marine Le Pen
18:36était empêchée,
18:37nos idées seraient portées
18:38par le président
18:39de notre parti politique,
18:40c'est-à-dire
18:40Jordan Bardella.
18:41C'est assez facile
18:43et je pense que c'est honnête
18:44de notre part de le dire.
18:45Il n'y aura pas d'état d'âme ?
18:47Non, il n'y aura pas d'état d'âme.
18:48Nous, on a envie
18:48que nos idées arrivent au pouvoir.
18:50On en a très envie.
18:51Pourquoi ?
18:51Parce que dans les sujets
18:52que vous expliquez,
18:53que ce soit la sécurité
18:54ou la recherche,
18:55nous ne faisons pas
18:56les mêmes choses.
18:57Non, pas qui que ce soit
18:57parce qu'on ne se prépare
18:58pas de la même façon.
18:59C'est une évidence
19:00parce que l'élection présidentielle,
19:02c'est un rapport
19:02entre le candidat
19:03ou la candidate
19:04et les Français
19:05et que ce rapport,
19:06il est différent.
19:07On ne duplique pas.
19:08Les gens ne sont pas interchangeables.
19:09Vous n'êtes pas interchangeables
19:10avec Sonia Mabrouk.
19:11Les gens ne sont pas interchangeables.
19:13Donc, chacun se prépare.
19:15Chacun trace son sillon.
19:16L'important,
19:17c'est les idées.
19:18Est-ce que pour vous,
19:18Jordan Bardella
19:19n'est que le plan B ?
19:21Non, Jordan Bardella
19:21n'est pas résumable.
19:22Est-ce qu'il est même
19:23simplement un plan B ?
19:24Non, mais Jordan Bardella
19:25n'est pas résumable
19:26à un plan B.
19:27C'est le président
19:27de notre parti politique.
19:29Il a des qualités.
19:29Elles sont différentes
19:30de celles de Marine Le Pen.
19:31Il a une personnalité.
19:32Elle est différente
19:33de celle de Marine Le Pen.
19:33Aujourd'hui,
19:34il est complémentaire
19:35de Marine Le Pen.
19:36Et alors, autre question.
19:37Si Marine Le Pen
19:38était empêchée,
19:39est-ce que vous pourriez imaginer
19:40une forme de vote interne,
19:42de primaire ?
19:44Est-ce qu'il faudrait ouvrir
19:45ou est-ce que c'est automatique
19:46si Marine Le Pen
19:48ne peut pas ?
19:49C'est Jordan Bardella.
19:50Ça me semble assez acquis
19:51dans notre famille politique.
19:53Donc, je vois pourquoi
19:53on reproduirait
19:54dans notre famille politique
19:55les erreurs
19:56des autres familles politiques.
19:57Chez nous,
19:57on est assez légitimistes.
19:58Les relais se passent bien.
20:00On est assez camarades,
20:02je vous l'ai dit,
20:03soudés.
20:03Et je pense que ce qu'on a
20:04envie de voir,
20:05c'est nos idées
20:06portées au pouvoir.
20:07Merci Sébastien Chémy
20:08d'avoir répondu
20:09à mes questions ce matin.
20:10Je rappelle que vous êtes
20:11vice-président du Rassemblement
20:12national et député du Nord.
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