- il y a 2 mois
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, était l’invité du Face-à-Face de ce vendredi 14 novembre sur BFMTV et RMC. Il a été interrogé sur le budget 2026 et sur les pistes d'économies qu'a proposé le Rassemblement national à l'Assemblée ou encore sur la taxe des petits colis.
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00:008h29, vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
00:04Bonjour Madame de Malherbe.
00:05Merci d'être venu répondre à mes questions ce matin dans ce studio.
00:08Vous êtes député Rassemblement National de la Somme et vous êtes en particulier en charge des questions économiques.
00:13Vous calez un petit peu là ? Vous êtes un petit peu fatigué ? Vous avez besoin d'un peu de repos ?
00:18Ce n'est pas qu'on a besoin d'un peu de repos, mais c'est-à-dire que ça fait maintenant trois semaines
00:22pour ceux qui sont en commission finance, en commission affaires sociales, qu'on travaille de 9h à minuit.
00:26On a des équipes qui ne sont pas très nombreuses, il y a le personnel de l'Assemblée, il y a des députés qui ont des enfants.
00:30Vous allez pas pleurer quand même.
00:31Non, mais je n'ai pas pleuré, mais qui a pleuré ?
00:33Non, vous n'avez pas pleuré, mais enfin cette nuit, vous avez dit, on commence à travailler dans de mauvaises conditions
00:37et vous avez fait partie de ceux qui plaidaient pour une pause de deux jours ce week-end.
00:41J'ai du mal à comprendre, vous n'arrêtez pas de dire, on ne va pas réussir à voter, il faut bosser,
00:45il faut pouvoir examiner tous les amendements, et là vous prenez deux jours de pause.
00:48Parce que la situation est telle qu'on n'arrivera pas à la fin du texte.
00:52Alors, vous pouvez reconnaître que je le dis depuis le début, depuis le premier jour, je dis tout ça et du cinéma,
00:57les partis majoritaires ont déposé tellement d'amendements qu'on ne peut pas y arriver.
01:00Là, même pour finir la première partie du budget, il faut au moins 100 heures, plutôt 120.
01:05De toute façon, ça ne tient même pas dedans.
01:06Donc en fait, on va s'épuiser, épuiser nos équipes une fois plus, parce qu'un député, il n'est pas tout seul.
01:10Alors excusez-moi de parler aussi au nom des collaborateurs,
01:13qui ne sont pas par ailleurs très bien payés d'une manière générale à l'Assemblée nationale.
01:17Les députés, tout va bien, mais les collaborateurs, ce n'est pas le Pérou.
01:20Voilà, ils ont une vie, ils ont une famille, et avoir un week-end pendant un mois,
01:26parce qu'ils travaillent tout le temps, les pauvres.
01:27C'est vrai que j'ai eu un peu le courage de briser la glace,
01:31mais vous reconnaîtrez qu'une fois que j'ai brisé la glace, c'est incroyable, tout le monde était d'accord.
01:35Tout le monde nous a subis, parce qu'en suite, effectivement, ça a été une décision globale,
01:38sauf, sauf quand même LFI.
01:41Oui, ça s'en donnait le beau rôle, comme d'habitude.
01:43LFI, ils disent, non mais attendez, on a besoin de bosser,
01:45si on n'avance pas dans l'examen du budget, en effet, nous ne pourrons pas le voter.
01:49Et chaque heure compte, je ne comprends pas que vous ne soyez pas de leur côté là-dessus.
01:53Parce que LFI, si vous voulez, en fait, ils jouent la montre aussi dans leur propre sens.
01:57C'est-à-dire que vous avez effectivement le gouvernement et les partis du gouvernement
02:00qui ont, à mon avis, saboté le budget en déposant tellement d'amendements,
02:03ce que faisaient les LFI, par exemple, sur les retraites.
02:05Vous vous souvenez ?
02:05Déposer tellement d'amendements qu'on ne peut pas arriver à la fin du texte.
02:08Et LFI, c'est l'inverse.
02:09Comme ils veulent un peu un scandale démocratique,
02:12ils ont déposé moins d'amendements, c'est vrai,
02:13mais le moindre amendement, la moindre prise de parole,
02:16ils l'apprennent.
02:17Ça dure un temps fou.
02:18Parfois, les mêmes amendements sont défendus plusieurs fois.
02:20En commission des finances, même l'autre fois, on a siégé
02:22entre minuit et demi et une heure et demie du matin pour finir une mission.
02:26Mais même à une heure et demie du matin,
02:27des amendements dérisoires, il fallait les défendre en deux minutes.
02:31Bon, bref, c'est un peu ridicule.
02:34Il faut dire, au milieu de tout ça,
02:35que le Rassemblement National, non seulement a respecté
02:37le nombre d'amendements qu'il fallait déposer
02:39pour ne pas saboter le texte,
02:41et on ne défend pas tout comme ça.
02:43J'imagine ceux qui nous regardent se disent
02:45« Mais qu'est-ce qui se passe à l'Assemblée ? »
02:47« On voit une Assemblée qui siège, qui siège sans cesse. »
02:49Et en même temps, ils n'arrivent pas à finir les textes.
02:51Tout ça est incompréhensible pour les contribuables.
02:53Je les comprends.
02:55Une petite pause, ça va faire du bien à tout le monde.
02:57Vous avez même dit « C'est un cinéma ».
02:59C'est vrai que, je dois vous avouer que moi-même,
03:02ces derniers jours, en travaillant sur le budget,
03:05je n'y comprends rien.
03:06Je me dis même parfois,
03:07alors c'est difficile à comprendre,
03:09mais je me dis même parfois,
03:10en fait, on devrait complètement arrêter de parler de ce que vous faites.
03:13Vous, enfin, je veux dire, vous les députés, l'Assemblée,
03:16on arrête tout,
03:17et puis on raccroche,
03:19et on revient dans un mois,
03:20et on dit « Où est-ce qu'on en est ? »
03:21parce que chaque jour,
03:23vous tricotez, détricotez, redétricotez,
03:26on n'y comprend plus rien,
03:27et je ne suis pas tout à fait sûre
03:29que vous-même soyez en mesure
03:30d'avoir, j'allais dire, une image globale
03:33des recettes, des économies,
03:36de l'ensemble de ce que ça donnera à la fin.
03:39Oui, vous avez raison.
03:40Par exemple, il arrive en commission des finances
03:41sur la partie dépenses,
03:43que l'argent qu'on a le droit de dépenser
03:46s'épuise en plein milieu de la commission
03:47parce que personne n'a fait attention à ce qu'il votait.
03:49Vous avez tout à fait raison.
03:50Par exemple, moi, je plaide
03:51pour qu'on ne filme plus les commissions,
03:53en tout cas plus en direct,
03:54parce que résultat, en fait,
03:55il y a deux fois des vidéos,
03:57vous savez ce qu'on appelle les capsules,
03:58bon, ça m'arrive de le faire,
03:59attention, moi je ne suis pas un saint,
04:01où on veut faire un point politique
04:02et après on veut le faire savoir aux Français.
04:03Mais vous le faites du coup
04:04dans une forme de spectacle.
04:06Oui, il y a une forme de spectacle.
04:06Ça devient une forme de spectacle.
04:07Mais il y a toujours eu
04:08dans le Parlement français,
04:09et les Français, je pense aussi,
04:11en partie, aiment ça,
04:12quand c'est respectueux,
04:13quand ce n'est pas vulgaire,
04:14une forme d'art oratoire.
04:15Pour faire connaître un point,
04:17il faut aussi attirer l'attention
04:18des Françaises et des Français,
04:19c'est normal.
04:20Il y a une façon de valoriser aussi
04:21ce qu'on dit,
04:22mais parfois ça tombe
04:23dans le vulgaire,
04:23dans l'agressivité,
04:24et ça ce n'est pas bien effectivement.
04:25Mais je suis d'accord avec vous,
04:26parfois on devrait faire une pause,
04:27et c'est aussi peut-être
04:28le sens de ce week-end,
04:29excusez-moi,
04:30c'est aussi de faire un point,
04:31une pause,
04:31de savoir où on en est,
04:32de réfléchir aussi à ce qu'on vote,
04:34parce que vous savez
04:34qu'il y a beaucoup plus d'amendements
04:35en séance,
04:36en commission.
04:36Vous avez pris les pieds dans le tapis,
04:39alors tout le monde vous est
04:39effectivement tombé dessus,
04:41de toute façon,
04:41on le sent bien en ce moment,
04:43dix fois par jour,
04:44les uns comme les autres,
04:46au moindre amendement,
04:47vous vous traitez
04:48par tous les noms.
04:50Alors là, hier,
04:51effectivement,
04:51c'est vous qui étiez
04:52dans le collimateur
04:53à la fois de Renaissance
04:54ou de LR,
04:55Laurent Wauquiez,
04:56qui dit Marine Le Pen
04:56et le RN,
04:57dans leur folie,
04:58après avoir voté
04:5934 milliards d'euros
05:00d'augmentation d'impôt
05:01avec LFI et le PS,
05:02viennent de mettre fin
05:02au dispositif Madeleine,
05:04le dispositif Madeleine
05:05qui aidait nos TPE
05:06et nos PME
05:06à investir.
05:08C'est lamentable.
05:10J'aimerais comprendre
05:10ce qui s'est passé
05:11parce qu'en effet,
05:12c'est assez contradictoire
05:13avec tout ce que vous nous promettiez,
05:14que vous étiez du côté
05:15des petits entrepreneurs,
05:16des petites entreprises, etc.
05:17Et vous auriez voté
05:18contre ce processus Madeleine ?
05:21Non, pas du tout.
05:21Ce qui se passe,
05:22c'est que Laurent Wauquiez ment,
05:23pour la faire simple
05:24et pour arriver dans le détail,
05:25déjà, on n'a jamais voté
05:2636 milliards de hausses d'impôts.
05:27Pour le moment,
05:28les impôts,
05:28en particulier sur les ménages...
05:29Il y a 34.
05:30Oui, mais il ment,
05:31mais on pourra y revenir si vous voulez.
05:32sur les ménages
05:33et sur les petites entreprises
05:34et c'est à peu près
05:353 milliards de baisses
05:36pour le moment
05:37sur les familles
05:38et 3 milliards
05:38pour les TPE, PME.
05:40Donc, tout ça est faux.
05:41En fait, hier, au contraire,
05:43d'ailleurs, j'ai mis l'amendement,
05:43tout le monde peut le consulter
05:44sur mes réseaux sociaux,
05:45le Rassemblement National
05:46a été le seul
05:47à proposer la prorogation
05:48du dispositif Madeleine.
05:50Ça permet en fait
05:50à ceux qui paient de l'impôt
05:51sur le revenu
05:51d'investir dans les PME.
05:53Oui, mais il y a quand même
05:54un truc que vous avez raté.
05:55Non, non, on n'a pas raté.
05:55Vous-même vous demandez
05:56qu'il y a un re-vote.
05:57Non, non, je vais vous expliquer.
05:58Vous savez, moi,
05:59je suis tout à fait serein.
06:00Donc, on est les seuls
06:00à avoir défendu le dispositif,
06:02le maintien du dispositif.
06:03Eux, ils voulaient le raboter,
06:04c'est-à-dire le diminuer.
06:06Et en fait, on a découvert
06:07au cours de la discussion
06:08que c'était l'Union européenne
06:09en fait qui demandait
06:10qu'on change la disposition
06:11pour nous autoriser
06:12à le poursuivre.
06:14Ben, nous, on n'est pas d'accord,
06:14Madame de Malherbe.
06:15On considère que la France
06:16doit décider toute seule
06:17de savoir ce qu'elle permet
06:18ou ce qu'elle ne permet pas.
06:19Et donc, on est très content
06:20d'avoir révélé,
06:21il faut bien dire,
06:22cette soumission
06:22à la Commission européenne.
06:24Après, on n'est pas
06:24pour la politique du pire.
06:25Donc, comme le gouvernement
06:26ne veut pas aller au conflit
06:27avec la Commission européenne,
06:29on a demandé
06:29de deuxième délibération.
06:30Vous voyez,
06:31je vous explique très facilement
06:32ce qui se passe.
06:34Mais c'est vrai
06:34qu'effectivement,
06:35facilement,
06:36mais ça reste des dispositifs
06:38quand même ultra techniques.
06:39Moi, j'aimerais aussi
06:39qu'on regarde dans le grand...
06:41Quand on regarde,
06:42comme on dit aux Etats-Unis,
06:43la big picture,
06:44quand on regarde l'ensemble
06:45et qu'on regarde
06:45comme on ferait un budget,
06:47j'allais dire familial,
06:48c'est-à-dire qu'est-ce qui rentre
06:49et qu'est-ce qui sort.
06:50On a le ministre du Travail,
06:52Jean-Pierre Farandou,
06:53qui alerte ce matin
06:54dans les colonnes du Parisien,
06:55qui dit qu'il nous manque
06:56beaucoup d'économies.
06:57Et quand on regarde
06:57dans le détail,
06:58tout ce qui devait permettre,
07:00par exemple,
07:00de financer la suspension
07:02de la réforme des retraites,
07:03tout a été retoqué.
07:04Alors, pas tout.
07:05Est-ce qu'il n'y a pas un moment
07:06où il va falloir quand même
07:07que vous acceptiez
07:08les uns et les autres
07:08de faire des économies ?
07:09Mais on a proposé des économies.
07:10Alors, on n'a pas pu aller au bout.
07:12On n'a pas pu aller au bout.
07:13Donc, on n'a pas pu voir
07:14toutes les économies
07:14du Rassemblement National.
07:16Mais les quelques économies
07:16qu'on a proposées,
07:17elles ont toutes été refusées.
07:18C'était les économies
07:19sur la submersion migratoire,
07:20sur les migrations
07:21de guichets sociaux,
07:22réserver un certain nombre
07:23de prestations aux familles françaises
07:25avec un parent français
07:26ou les étrangers
07:28qui avaient cotisé
07:28pendant cinq ans pour travailler.
07:30Tout ça, ils ne veulent pas.
07:30Vous dites,
07:31il y a certains,
07:32comme en France,
07:32Pernasile,
07:33qui disent au contraire
07:33que ça rapporte de l'argent.
07:34Oui, bien sûr.
07:36Vous dites,
07:36pour financer les retraites,
07:40il faudrait,
07:40c'est pas ce que vous avez dit,
07:41mais c'est ce que dit Farandou,
07:42il faudrait mettre
07:43les franchises médicales,
07:44il faudrait désindiquer
07:45les retraites,
07:46il faudrait geler
07:47les allocations familiales.
07:49Voilà.
07:50Il ne faudrait jamais
07:50faire d'efforts
07:50sur l'immigration.
07:51Ah ben voilà,
07:52ça c'est une différence.
07:53Le Rassemblement National,
07:54on assume,
07:54on veut faire des efforts,
07:56des économies,
07:57sur l'immigration.
07:58On est les seuls,
07:58c'est vrai.
07:59Et à chaque fois,
08:00on voit que les autres
08:00sont devant un tabou
08:01qui les met d'ailleurs
08:02dans une colère
08:02assez irrationnelle.
08:04hier aussi,
08:05l'Union Européenne,
08:05alors c'est pas sur
08:06la sécurité sociale,
08:07mais l'Union Européenne,
08:08on a voté,
08:09le Rassemblement National
08:09s'y oppose évidemment,
08:106 milliards de hausse
08:12sur la contribution
08:12à l'Union Européenne.
08:13C'est une hausse de 25%
08:14madame de Malherbe
08:15du budglet de l'Union Européenne.
08:17Donc pour l'immigration,
08:18il y a toujours de l'argent,
08:19pour l'Union Européenne,
08:20il y a toujours de l'argent
08:20et il faudrait que ce soit
08:21les retraités ou les malades
08:22qui payent.
08:23On n'est pas d'accord.
08:23Puisque vous parlez
08:24de la question de l'immigration,
08:25vous avez sans doute
08:26vu ce rapport,
08:27le rapport de France Terre d'Asile
08:29présidé par l'ancienne ministre
08:31Najat Vallaud-Belkacem.
08:32Elle, elle estime
08:33que régulariser 250 000 sans-papiers,
08:36ça rapporterait à l'État,
08:38ça rapporterait plus de 3 milliards d'euros.
08:41Alors qui dit vrai ?
08:42Écoutez, on n'a qu'à régulariser
08:43tout le monde
08:44et puis alors là,
08:44la France est riche,
08:45richissime.
08:46Alors c'est marrant
08:46parce que ça fait des décennies
08:48qu'on régularise régulièrement
08:48des sans-papiers.
08:49Et vous avez souri,
08:50je dois dire,
08:50quand j'ai commencé
08:51à évoquer ce rapport.
08:53Ça vous fait sourire ?
08:54Oui, parce que Terre d'Asile,
08:54en fait, c'est du business.
08:55Vous savez, il y a des gens
08:56comme ça qui se donnent
08:57bonne conscience
08:57en se donnant des grandes causes
08:59et en fait,
09:00ils coûtent beaucoup d'argent
09:01à Terre d'Asile.
09:02Je crois que c'est 60 millions
09:02de subventions publiques.
09:03Voilà déjà,
09:04donc on peut faire des économies,
09:05c'est supprimer la subvention publique
09:07à France Terre d'Asile
09:07et s'ils ont un si grand cœur
09:09et si généreux,
09:10ils se financeront eux-mêmes
09:11et pas avec l'argent du contribu.
09:12Écoutez, ça n'a aucun sens
09:13de dire qu'en régularisant
09:14des clandestins,
09:15on va enrichir la France.
09:17Évidemment,
09:17ils seront déjà en eux-mêmes,
09:20il y a peut-être là-dedans
09:21des gens courageux,
09:22mais ils ont enfreint
09:22la loi française.
09:23Donc déjà,
09:23il y a un problème de morale
09:25et d'application de la loi,
09:27mais surtout,
09:27ils seront évidemment remplacés
09:28par d'autres clandestins
09:29et tout ça n'a aucun sens.
09:30Je précise que les subventions
09:31que vous évoquez,
09:33en effet,
09:33c'est notamment
09:34le ministère de l'Intérieur
09:35qui subventionne
09:37l'association France Terre d'Asile.
09:39Mais voilà ce qu'ils disent
09:40dans leur rapport.
09:40Notre politique migratoire actuelle
09:42est un double gâchis,
09:44un gâchis humain,
09:44indigne de notre République
09:45et un gâchis financier
09:47qui coûte des milliards
09:48aux contribuables.
09:49Il est temps d'avoir
09:50le courage politique
09:51de faire rimer
09:51nos principes de fraternité
09:52avec des efficacités économiques.
09:55En fait,
09:55il propose notamment
09:56une quarantaine
09:57de millions d'euros
09:59économisés
09:59en cessant
10:00de prononcer
10:01des OQTF.
10:02Il propose également
10:03de réduire
10:04le nombre de places
10:05dans les CRA,
10:06les centres de rétention
10:07administratives,
10:08parce que ça coûte
10:09d'avoir ces places
10:10et enfin
10:11de régulariser
10:12en effet
10:12250 000 sans-papiers
10:14parce qu'ils cotiseraient
10:15dès lors
10:16et ces cotisations sociales
10:17et l'impôt sur le revenu
10:18qu'ils paieraient
10:19permettraient
10:20de l'argent dans les caisses.
10:21Qu'est-ce que vous répondez
10:22précisément point par point ?
10:23Je vous remercie
10:23d'avoir lu ce rapport
10:24parce qu'en fait
10:25il n'y a plus de lutte
10:25contre l'immigration illégale.
10:26C'est ça qu'il dit,
10:27c'est fini.
10:28Exactement.
10:28Parce que c'est cette politique
10:30qui en quelque sorte coûte.
10:30Excusez-moi,
10:31par exemple,
10:32si on légalise,
10:33on relégalise le squat,
10:34enfin il y a encore des squats,
10:35mais si on dit que le squat
10:36est autorisé,
10:37effectivement on va faire
10:37des économies d'expulsion.
10:38Tout ça n'a aucun sens.
10:40Ce sont des délits,
10:41on considère que c'est un délit,
10:42ces gens sont sur le territoire français
10:44de manière illégale,
10:44effectivement ça a un coût
10:45de lutter contre l'immigration illégale,
10:47mais ce n'est pas une économie.
10:48Et nous avons 6 millions de chômeurs,
10:50Madame de Malherbe,
10:51donc les clandestins,
10:52s'ils étaient renvoyés dans leur pays,
10:53et bien ils seraient remplacés
10:54par des français
10:55ou des étrangers
10:55en situation régulière
10:56qui travaillent.
10:57Je vous rappelle que le chômage
10:58pour un certain nombre
10:59de populations immigrées,
11:01notamment les immigrés
11:02d'origine maghrébine,
11:03de pays du Maghreb,
11:04il est le double des nationaux.
11:06Donc il y a beaucoup de gens
11:07au chômage qui cherchent un emploi,
11:08mais c'est sûr que c'est plus facile
11:09de faire travailler les clandestins.
11:10Juste prononcer une OQTF,
11:11c'est-à-dire faire le papier administratif,
11:13vous savez combien ça coûte ?
11:14Non, je ne sais pas, mais ça coûte...
11:15347 euros.
11:16Je ne sais pas.
11:16Une OQTF,
11:17rien que le tampon au QTF,
11:18c'est 347 euros.
11:19Très bien, il y a peut-être
11:20de la bureaucratie,
11:21là-dedans, le Rassemblement National
11:22a beaucoup de réformes
11:23pour simplifier la bureaucratie.
11:24Sachant qu'il y en a 140 000
11:26qui ont été délivrés ?
11:27Oui, c'est ce que je vous ai dit.
11:28Dans ce cas-là, effectivement,
11:29on peut considérer
11:30que tous les délits n'en sont plus.
11:32Par exemple, c'est sûr
11:33que si je vous donne mon portefeuille,
11:34vous n'avez plus besoin de le voler.
11:35Oui, alors ce n'est pas tout à fait
11:37ce que propose le transfert d'asile,
11:38quand même.
11:39Ah bah, si, c'est ça.
11:39Pas tout à fait.
11:40C'est des gens qui sont rentrés
11:41illégalement sur le territoire,
11:42on dit, c'est pas grave,
11:43vous pouvez rester,
11:44puis vous pouvez aussi
11:44faire venir d'autres personnes
11:45qui, au passage,
11:46sont quand même exploitées,
11:46parce que ce qu'on ne dit jamais là-dedans,
11:48vous savez, la France
11:48a un nombre d'accidents du travail
11:49considérable.
11:50Ah bah, comme par hasard,
11:51les accidents du travail,
11:52c'est dans le BTP
11:53ou dans d'autres secteurs
11:54qui recrutent beaucoup
11:55d'immigrés illégaux,
11:56de clandestins.
11:57Qu'est-ce que vous voulez dire ?
11:57Qu'il les traite moins bien ?
11:58Bien sûr qu'il les traite moins bien.
11:59Ça, c'est une...
12:00Mais bien sûr qu'il les traite moins bien,
12:01il les traite comme même
12:02comme moins que rien.
12:03Ça veut dire que c'est une forme
12:04de responsabilité du patronat,
12:05là, pour le coup,
12:06des patrons de BTP ?
12:08Le Ration nationale a toujours assumé
12:09qu'une petite partie du patronat
12:12se comportait très mal,
12:13l'extrême majorité
12:14se comporte très bien,
12:15mais une partie utilise des immigrés
12:17parce qu'ils ne parlent pas français,
12:19ils n'ont pas forcément
12:19de soutien des syndicats,
12:20donc on peut les maltraiter,
12:23pardon,
12:23et ils sont maltraités très souvent
12:24dans des conditions de travail indignes,
12:26parce que de toute façon,
12:27on leur dit,
12:27si tu n'es pas content,
12:28tu vas t'en aller.
12:28Jean-Philippe Tanguy,
12:30vous êtes de gauche ou de droite ?
12:31On ne comprend plus rien.
12:32Les Français.
12:33Gérald de Darmanin
12:34traite Jordan Bardella
12:36de communiste économique
12:38et Jordan Bardella, lui,
12:40dit je suis pro-entreprise.
12:41Oui, c'est Jordan Bardella
12:43qui a raison,
12:43on est pro-entreprise
12:44et on considère que
12:44le bien-être de l'entreprise,
12:46son intérêt,
12:47coïncide avec l'intérêt
12:47des salariés.
12:48C'est typiquement la doctrine gaullienne,
12:50il n'y a pas à opposer
12:51les Français les uns contre les autres,
12:52les salariés aux entrepreneurs,
12:54les fonctionnaires aux salariés du privé,
12:55les retraités aux actifs,
12:57c'est la nouvelle mode ça,
12:57d'opposer les retraités aux actifs.
12:59Nous, on pense que la France
13:00doit aller dans le même sens
13:01et faire une convergence
13:02d'intérêts nationaux
13:03pour l'intérêt général.
13:04Les retraités aux actifs,
13:06en votant en faveur
13:07de la suspension
13:08de la réforme des retraites,
13:10mais sans de l'autre côté
13:11trouver le moindre financement
13:13puisque vous avez voté
13:13contre le gel des pensions,
13:16la suppression des 10%
13:17d'abattement sur les retraités,
13:20à la fin des fins,
13:21en effet,
13:21il va falloir que les générations
13:22suivantes payent.
13:23Vous-même,
13:24vous participez à cette question-là.
13:25de repousser ce fardeau
13:28pour les générations
13:29qui arrivent.
13:29Vous savez,
13:30je pense que l'État
13:30est très inefficace,
13:31qu'il y a beaucoup d'économies
13:32à faire dans l'organisation
13:33du millefaille territorial,
13:35dans la surnormalisation,
13:36ces 40 milliards de coûts,
13:38dans la lutte contre la fraude,
13:39parce que,
13:40je pourrais revenir
13:40sur ce qu'a dit M. Wauquiez,
13:41dans les 36 milliards,
13:43il y avait presque 30 milliards
13:43de lutte contre la fraude fiscale,
13:44donc je suis très impatient
13:45d'aller aux prochaines élections
13:46contre M. Wauquiez
13:47quand il expliquera
13:48qu'il est contre la lutte
13:49contre la fraude fiscale,
13:51parce que la principale taxe
13:52dont il parle,
13:53ce n'est pas une taxe,
13:53c'est une mesure de lutte
13:54contre la fraude fiscale
13:55des multinationales.
13:56Moi qui écoute,
13:57vous le savez régulièrement,
13:58RMC,
13:58vous savez qu'il y a
13:59beaucoup d'entrepreneurs
14:00qui en ont assez.
14:00Le boulanger du coin,
14:01il paie ses taxes plein pot
14:02et McDonald's, par exemple,
14:04lui, il ne paie pas de taxes
14:05parce qu'il renvoie
14:06une partie des bénéfices
14:07dans ses filiales en Europe
14:09ou dans des parasites fiscaux.
14:10Une question très précise,
14:11justement,
14:11puisque vous évoquez
14:12les auditeurs d'RMC.
14:13Ce matin,
14:14j'avais notamment
14:15le témoignage
14:16d'un ouvrier technique
14:19qui disait
14:20« je gagne 1600 euros par mois
14:23et j'achète tout
14:25sur TEMU
14:26et sur AliExpress ».
14:28Et il était en colère
14:30contre ces taxes
14:31qui vont être proposées,
14:33des taxes sur les petits colis,
14:35d'une part par l'Union européenne
14:36qui est prête à supprimer.
14:38En fait, aujourd'hui,
14:39les petits colis,
14:40les colis de moins de 150 euros
14:41sont exonérés
14:42de droits de douane.
14:43L'Union européenne
14:44va revenir là-dessus
14:45et puis la France,
14:46elle, propose des taxes
14:47sur ces petits colis.
14:48Et il disait à l'auditeur
14:49« mais on nous a tellement dit
14:51que la mondialisation,
14:52ça allait être super,
14:53pour une fois que nous,
14:54on peut en profiter
14:55en achetant des choses pas chères,
14:56on va nous les supprimer ».
14:57Oui, on est contre
14:58cette taxe sur les petits colis.
15:00Depuis le début,
15:00on n'a pas changé d'avis.
15:01Au début,
15:01on s'est fait assassiner
15:03par le consensus médiatique
15:04en expliquant qu'on était irresponsable.
15:05Déjà, cette taxe,
15:06ce n'est pas pour lutter
15:07contre la concurrence déloyale,
15:08c'est juste pour taxer les Français.
15:09C'est 600 millions d'euros
15:10sur leurs pommes
15:11parce que c'est facile
15:12de ne pas la respecter.
15:13Il suffit que Temu
15:14ou notre entreprise chinoise
15:15crée un entrepôt pipo,
15:17par exemple en Hollande
15:18ou à Malte,
15:19un parasite fiscal,
15:20ou qu'ils fassent un atelier
15:22où ils vont mettre une étiquette.
15:23Donc, il faut une escale là-bas ?
15:24Bien sûr,
15:24tout ça,
15:25c'est facilement contournable.
15:26Et donc,
15:26ça n'arrive pas directement
15:27de Chine ?
15:27Ou ils feront des gros colis,
15:28ils feront des petits colis,
15:30ils feront des gros colis,
15:31ils paieront une petite taxe,
15:32et puis après,
15:33dans l'entrepôt,
15:34ils vont répartir en France
15:35avec une marge.
15:36Voilà,
15:36tout ça est très facilement
15:37détournable
15:37pour ceux qui suivent
15:38un peu le dossier,
15:39c'est pas très sérieux.
15:40Et en même temps,
15:40c'est un peu étrange de votre part.
15:41C'est pour faire raquer les Français
15:42et monsieur a bien compris.
15:44Vous vantez quand même
15:44les mérites
15:45de l'économie française,
15:48du acheton français,
15:50et dans le même temps,
15:52vous ne fermez pas
15:53ce commerce.
15:54Vous avez peut-être entendu
15:55le patron de la BPI,
15:57la Banque Publique d'Investissement,
15:59qui appelle,
16:00qui invite même
16:00l'Union Européenne
16:01à se fermer,
16:02ce sont ses mots,
16:03à se fermer.
16:03Il dit la Chine
16:04va tuer petit à petit
16:06toutes les PME
16:07de la Pologne
16:07jusqu'au bout de la Bretagne
16:09et il invite l'Union Européenne
16:10à se fermer
16:10le temps de se réarmer,
16:12dit-il.
16:12Je suis heureux
16:13et qu'il s'aligne
16:14sur le programme
16:15du Rassemblement National.
16:16Quand on vous parle
16:16des taxes sur les colis...
16:17Il faut faire dans le bon sens,
16:18Madame de Malherbe.
16:19On ne peut pas,
16:20comment dire,
16:20mettre une taxe de 2 euros
16:21sur les petits colis
16:22et pas faire de politique industrielle,
16:24pas faire de politique protectionniste.
16:25Il faut faire des choses
16:25dans le bon sens.
16:26Si vous faites une taxe
16:27sur les petits colis,
16:28monsieur va payer 2 euros
16:29et puis il y aura quand même
16:29le petit colis
16:30parce qu'il n'y a pas
16:31les usines en France.
16:32Il n'y a plus d'usines.
16:32Qui a organisé ça ?
16:33C'est ceux qui pleurnichent aujourd'hui.
16:34C'est la grande distribution
16:35qui en fait veut récupérer
16:37la fausse marge qu'elle fait.
16:39C'est les mêmes usines en Chine.
16:40Celle qui a importé,
16:42qu'on détruit tout le textile français.
16:43Moi, dans la Somme,
16:44j'ai encore des ruines industrielles
16:45au cœur de mes villages.
16:46C'est le textile français
16:47qui a été ruiné
16:47par la grande distribution
16:48qui a envoyé tout ça en Chine,
16:50en Europe de l'Est.
16:51Or, il faut rétablir
16:52ce qu'on appelle
16:52les quotas textiles
16:53qui ont été supprimes
16:54au début des années 2000.
16:56Il faut mettre
16:57des vraies taxes aux frontières.
16:58Aujourd'hui,
16:58la taxe aux frontières
16:59de l'Union européenne,
16:59vous savez combien
17:00elle concerne de produits ?
17:02Sept.
17:03Il y a sept catégories
17:04de produits
17:04qui sont concernés
17:05par la grande taxe protectionniste
17:06de l'Union européenne.
17:07Une taxe carbone.
17:08Donc, il faut protéger
17:09radicalement
17:11les frontières européennes
17:13des importations chinoises.
17:14Aujourd'hui,
17:15on se prend les excédents chinois
17:17qui ne peuvent plus aller
17:17aux Etats-Unis
17:18à cause de la politique
17:19de M. Trump.
17:20On est inondé.
17:20Et qui se détournent
17:21sur l'Union européenne.
17:22Il faut se protéger.
17:22On l'a toujours dit.
17:23Moi, quand M. Trump
17:24a été élu au nom
17:24du Rassemblement National,
17:25j'ai dit qu'on allait
17:26être inondé de produits chinois
17:27parce que M. Trump
17:28allait appliquer son programme
17:29et qu'il fallait se protéger.
17:30Il ne s'est rien passé.
17:31Jean-Philippe Tanguy, vous ?
17:31Notamment dans l'acier
17:32qui devient extrêmement dangereux.
17:33Toute la métallurgie,
17:34la chimie européenne,
17:35l'industrie automobile
17:36avec l'usine de Poissy
17:38de Stellantis
17:39qui risque de fermer.
17:40Moi, j'ai une usine
17:41qui est directement touchée
17:42dans ma circonscription
17:43qui va malheureusement
17:43fermer à Poit-de-Picardie.
17:45Donc, l'industrie,
17:46elle est en train
17:47de s'effondrer.
17:48Il n'y a pas de réaction
17:49des autorités.
17:50Est-ce que vous voyez
17:50les patrons ?
17:51Oui, on en voit beaucoup.
17:53Est-ce que vous voyez
17:53des membres du MEDEF ?
17:55Oui, ils sont presque
17:56tous membres du MEDEF.
17:58Vous souriez en disant ça
17:59parce que c'est une...
18:00C'est la dernière victoire
18:01du RL ?
18:01Non, ce n'est pas la dernière victoire
18:02parce qu'en fait,
18:03on les voit depuis longtemps
18:04mais le fait qu'ils assument,
18:06c'est plus récent.
18:06Vous savez, voir les patrons,
18:08c'est normal.
18:08Mais moi, par exemple,
18:09on voit aussi certains syndicats.
18:10Mais ce que vous voulez dire,
18:11c'est que les patrons,
18:12désormais,
18:13quand ils vous voient,
18:14est-ce que vous vous dites,
18:15ils sont en train de se dire
18:16bon, il faut qu'on travaille
18:18désormais avec le RN
18:19parce qu'à un moment ou à un autre,
18:21on devra bosser avec eux ?
18:22Oui, mais il faut bien
18:23qu'ils comprennent
18:24qu'ils travailleront
18:24pas pour faire du lobbying
18:25mais pour mieux comprendre
18:27les dossiers,
18:27avoir des informations,
18:28mieux concevoir la loi,
18:30les règles.
18:31C'est quoi le but
18:31de ces rendez-vous aussi
18:32avec les syndicats salariés ?
18:33J'insiste.
18:34C'est d'anticiper
18:36une arrivée au pouvoir
18:37pour être opérationnel
18:38et proposer des bonnes mesures.
18:39Il y a ça, il y a ce genre de réunion.
18:40Parce que là,
18:40ils ont bien compris
18:41que ce n'était pas le genre
18:41de la maison.
18:42Mais il y a des réunions
18:43en ce moment.
18:44Il y en a eu depuis très longtemps.
18:45Mais le fait qu'elles soient assumées
18:47non pas par nous
18:48mais par les entreprises
18:49qui peuvent nous rencontrer,
18:49c'est nouveau, effectivement.
18:50Merci Jean-Philippe Tanguy,
18:52député RN de la Somme.
18:54Et bon week-end donc
18:54puisque vous allez marquer cette...
18:56Je crois que je vais travailler
18:57pour préparer l'indicte.
18:58Cette pause, effectivement,
19:00dans l'analyse du débat,
19:01du budget.
19:02Il est 8h48 sur AMC BFM TV.
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