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  • il y a 11 heures
Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, président des Républicains et candidat à la présidentielle de 2027, était l’invité de BFMTV de ce mercredi 25 février. Il a notamment été interrogé sur sa candidature en 2027, sur la dissolution de la Jeune Garde après la mort de Quentin Deranque à Lyon, sur LFI et sur une potentielle primaire entre la droite et le centre, entre autres. 

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Transcription
00:00Patron, le président des Républicains, Bruno Retailleau, qui nous rejoint, ancien ministre de l'Intérieur,
00:05candidat déclaré à l'élection présidentielle.
00:08Sa déclaration de candidature s'était il y a une petite quinzaine de jours.
00:11Bonsoir Bruno Retailleau.
00:12Bonsoir Marc Fauvel.
00:13Soyez le bienvenu.
00:14On va parler de votre candidature, on va parler du cordon sanitaire que vous souhaitez mettre en place contre les
00:20insoumis.
00:20Vous n'êtes pas le seul à le réclamer, mais on va s'y arrêter dans quelques minutes.
00:24D'abord, quelques mots sur l'ultra-gauche et sur l'ultra-droite.
00:27C'est vous, lorsque vous étiez à Beauvau, lorsque vous étiez ministre de l'Intérieur, qui avez dissous la jeune
00:32garde.
00:33Aujourd'hui, le gouvernement saisit la justice pour reconstitution de ligue dissoute.
00:38Visiblement, ses membres continuaient à se fréquenter, si l'on en juge par ce qui s'est passé à Lyon
00:43et par la mort de Quentin de Ranque.
00:45Est-ce que ça veut dire que la dissolution ne servait à rien et que c'était un coup d
00:49'épée dans l'eau ?
00:49Pas du tout, pas du tout.
00:51Il faut être absolument intransigeant.
00:52Vous savez, avec les règles de droit que nous avons, dissoudre un mouvement, que ce soit un groupement de faits
00:59ou une association, c'est difficile.
01:02Ça répond à des critères et il faut vraiment prouver, documenter un dossier pour qu'il soit solide vis-à
01:08-vis de la justice, pour notamment prouver des faits de violence et un certain nombre d'autres critères qui autorisent
01:13la dissolution.
01:14C'est la raison pour laquelle j'avais pris cette décision que je ne regrette pas, de dissoudre la jeune
01:20garde.
01:20Mais qui n'a, dans les faits, pas permis de s'attaquer à ce groupuscule ?
01:24Vous n'imaginez pas qu'en France, on tolère des organisations ultra-violentes.
01:29Ça n'est pas possible.
01:31Mais ça ne suffit pas à la dissolution.
01:32Il faut qu'en permanence, nos services et le service du ministère de l'Intérieur qui est chargé du suivi
01:39de ces individus, de ces organisations,
01:41c'est la Direction nationale du renseignement territorial, qui font très bien leur travail.
01:45Oui, mais c'est difficile parce que ce sont des individus qui vont s'écarter, qui vont se regrouper.
01:51Mais est-ce que ce n'est pas plus difficile encore, justement, quand ils sont dissous,
01:55plutôt que quand ils ont pignon sur rue, de voir ce qui s'y passe, d'infiltrer éventuellement ?
01:59Il ne faut rien lâcher.
02:00Je vais vous dire, le maintien de l'ordre public, de l'ordre républicain, ça se joue aussi sur des
02:05symboles.
02:06Symboliquement, dissoudre une association, c'est un acte d'autorité qui est important.
02:10Et ça ne suffit pas, vous avez raison.
02:12C'est la raison pour laquelle j'avais moi-même fait un article 40 en début de semaine.
02:16J'avais saisi un signalement, mon porte-pleinte, voilà, à la justice.
02:21Laure Bécchio, le procureur de la République, pour que, quand je me suis aperçu que ces individus étaient à Lyon,
02:26qu'ils s'étaient reconstitués, alors ils tombaient sous le coup, justement, de la loi.
02:30Depuis la mort de Quentin, la France insoumise explique qu'elle n'est pour rien dans ce qui lui est
02:35arrivé,
02:35et que Raphaël Arnaud n'est pas responsable, ne peut pas être tenu pour responsable de l'agissement de certains
02:41de ses collaborateurs,
02:42ou anciens collaborateurs.
02:43Est-ce que vous entendez cet argument, ou est-ce que vous le rejetez ?
02:47C'est une plaisanterie.
02:49Prétendre aujourd'hui, je sais que ce n'est pas vous qui le dites, évidemment,
02:53prétendre aujourd'hui que LFI n'a rien à voir avec ce qui s'est passé à Lyon,
02:58dans l'échaînement des faits,
03:00évidemment qu'ils n'étaient pas sur les lieux eux-mêmes,
03:03mais il y a une responsabilité politique, morale, éminente.
03:08Regardez d'abord, M. Mélenchon revendique depuis longtemps
03:11que la Jeune Garde soit un mouvement allié, même lié.
03:15Ce sont ces termes.
03:17Or, c'est un mouvement, la Jeune Garde, qui a été dissous.
03:19Donc, dangereux, violent.
03:21Donc, il en accepte le principe.
03:24Ensuite, M. Raphaël Arnaud, fiché S,
03:27emploie des collaborateurs,
03:29qui sont devenus des ex-collaborateurs,
03:31dont sans doute trois, la justice le dira.
03:34Deux mis en examen.
03:35Deux mis en examen, et un autre qui est entendu.
03:37Et parmi les deux mis en examen,
03:40pardon, il y a M. Jacques-Élifavreau,
03:43qui aurait déclaré pendant sa garde à vue,
03:45et qui aurait accepté, en tout cas reconnu,
03:48qu'il avait prononcé ces mots terribles.
03:50butez-le, tuez-le.
03:52– Ça, ce sont des informations d'autres médias
03:54qui sont réfutées aujourd'hui par son avocat.
03:57Il a en tout cas reconnu avoir porté des coups.
03:59Il dit que ce ne sont pas les coups mortels,
04:00et il les est mis en examen pour complicité de meurtre.
04:04– Quentin est mort.
04:06Quentin est mort.
04:08Donc, chaque coup a été important.
04:11Chaque coup a été important.
04:12L'intention était là.
04:15Et c'est un assassinat, évidemment.
04:17Donc, reprenons.
04:19M. Mélenchon, qui couvre, et tous les insoumis,
04:22qui couvre un mouvement, la jeune garde,
04:24il avait, lorsque je l'ai dissous d'ailleurs,
04:26je me souviens très bien,
04:27il avait eu cette phrase,
04:29il avait eu, bravo en s'adressant à ces jeunes violents,
04:32bravo, continuez.
04:33Vous vous rendez compte ?
04:34L'immense responsabilité.
04:36Et M. Raphaël Arnaud,
04:38qui emploie des individus qui sont directement impliqués.
04:40Mais je pose des questions
04:42que d'autres ont posées avant moi, d'ailleurs.
04:43– De la responsabilité morale.
04:45– Morale, politique.
04:46– Et politique, donc vous avez parlé.
04:47– Morale et politique.
04:48– Vous tirez quelle conclusion,
04:49aujourd'hui, au niveau de la France insoumise ?
04:51Christian Estrosi, qui n'est pas de votre famille politique,
04:53qui est le maire horizon de Nice,
04:55dit aujourd'hui, il faut réfléchir,
04:57il faut lancer le débat sur une dissolution
04:59de la France insoumise, ce qui n'est pas rien.
05:00Et il dit, d'autre part,
05:01il faut réfléchir aujourd'hui,
05:03à priver ce parti des subventions publiques.
05:06Est-ce que vous allez jusque-là ?
05:08– En tout cas, il n'a pas tort.
05:09En tout cas, il met le curseur traité.
05:11– Sur quel point il n'a pas tort ?
05:13Sur le second point, mais c'est, encore une fois,
05:17extrêmement compliqué, parce qu'encore une fois,
05:20on a des règles qui sont extrêmement exigeantes,
05:22et il faut pouvoir constituer des dossiers
05:24qui vont pouvoir tenir ensuite
05:26vis-à-vis des juges et des magistrats.
05:28Simplement, ce que moi, je voudrais dire ce soir,
05:30et je profite de ce plateau pour le faire,
05:33de façon solennelle.
05:34Je veux lancer un appel,
05:36un appel républicain,
05:38pour que partout en France,
05:40il y ait un barrage systématique
05:43contre la France insoumise.
05:45Et je veux m'adresser,
05:47il y a quelques instants,
05:49à un sénateur socialiste,
05:50pour lequel j'ai de l'estime,
05:52Rachid Temal.
05:52Et je sais qu'il est républicain,
05:54et il y en a beaucoup d'autres.
05:55Mais je voudrais, au-delà d'une divergence,
05:58vraiment appeler la gauche,
06:00les écologistes, le Parti socialiste,
06:02à ne pas faire d'alliance,
06:04ni au premier tour.
06:05Il y en a, malheureusement,
06:06dès le premier tour,
06:07y compris souvent sous l'égide de candidats
06:10qui sont écologistes.
06:11Il y a, par exemple, à Avignon,
06:14par exemple, à Briançon,
06:15par exemple, à Chard,
06:16par exemple, à Boulogne.
06:18On a déjà ce genre d'alliance.
06:21Mais j'appelle vraiment la gauche républicaine
06:23à un sursaut.
06:25Pas d'alliance.
06:26Pas d'alliance avec les insoumis
06:28qui sont désormais sortis de l'arc républicain.
06:31Je vous propose, Bruno Ottavieu,
06:32puisque vous venez de prononcer ce mot
06:34de barrage contre les insoumis
06:36ou de cordon sanitaire.
06:37C'est un mot qu'on a beaucoup employé
06:38ces derniers jours dans la bouche de politique.
06:41Raphaël Grabley va nous rejoindre,
06:42justement, pour le radar.
06:43Vous appelez à ce cordon sanitaire.
06:46Laurent Wauquiez le réclame aussi.
06:47Jordan Bardella également.
06:49Bonsoir, Raphaël.
06:50D'où vient cette expression
06:52qui a envahi les médias
06:54ces derniers jours,
06:55ces dernières semaines ?
06:56Notamment d'un homme
06:57que vous connaissez bien,
06:58Bruno Retailleau.
06:59C'était il y a un an,
07:00quasiment sur ce plateau.
07:02Votre ami Laurent Wauquiez,
07:03qui est patron DLR
07:04à l'Assemblée nationale,
07:05il estime alors que LFI
07:07est, je cite,
07:08un danger pour la République
07:10et il utilise ce fameux terme
07:11de cordon sanitaire.
07:13Mon sujet,
07:14c'est la lente dérive
07:15de la France insoumise
07:16au cours des années
07:17qui viennent de s'écoler.
07:18Aujourd'hui,
07:19je considère que la France insoumise
07:20est le premier danger politique
07:21en France.
07:22Tout simplement,
07:23je considère que tous
07:23les partis républicains
07:24doivent maintenant
07:25faire un cordon sanitaire
07:26face à la France insoumise.
07:27Ça, c'était en mai 2025,
07:30depuis l'idée fait son chemin
07:31à droite
07:31et au Rassemblement national.
07:32Exactement,
07:33notamment,
07:33évidemment,
07:34depuis la mort
07:34de Quentin Deranque.
07:36Cette idée
07:36de la cordon sanitaire
07:37anti-LFI,
07:38elle a été reprise
07:38par le ministre de la Justice,
07:40Gérald Darmanin,
07:41et par vous,
07:41donc, Bruno Retailleau,
07:43la semaine dernière.
07:43Pardon,
07:44pardon,
07:44pardon,
07:45ça fait des mois
07:45que j'en ai parlé.
07:46Je n'ai pas prononcé le mot
07:48cordon sanitaire,
07:49j'ai d'ailleurs prononcé
07:49le mot barrage.
07:50Barrage.
07:50Mais vous verrez,
07:52vous examinez l'ensemble
07:53de mes interventions,
07:54ça fait depuis des mois
07:56et des mois
07:56que j'ai indiqué...
07:57On revient vraiment
07:58sur ce terme
07:59de cordon sanitaire,
08:00comment il a émergé
08:01dans le débat public,
08:02je me permets de poursuivre,
08:03via vos tribunes
08:04dans Valeurs Actuelles,
08:05et justement,
08:06un autre homme
08:07qui réclame aussi
08:07ce cordon sanitaire,
08:08c'est évidemment
08:09Jordan Bardella
08:10qui aimerait bien
08:10avoir ce cordon sanitaire
08:11anti-LFI,
08:13remplacer le front républicain
08:14anti-RN.
08:16J'appelle donc
08:18à constituer
08:19un véritable cordon sanitaire
08:20pour isoler
08:22la France insoumise
08:23et la tenir
08:24à l'écart des institutions,
08:25que ce soit
08:26à l'Assemblée nationale
08:27où ses députés
08:27siègent dans de nombreuses instances
08:29ou en vue
08:30des prochaines élections municipales.
08:32Raphaël,
08:32on est donc passé
08:33en quelques années
08:33du front républicain
08:35contre le FN
08:36au front républicain
08:37contre le RN
08:37au barrage
08:38contre la France insoumise
08:39ou au cordon sanitaire
08:40contre la France insoumise.
08:41On semble en tout cas
08:41en prendre le chemin
08:42avec des conséquences
08:43d'ailleurs électorales potentielles
08:44y compris dans vos rangs,
08:45Bruno Retailleau,
08:46aux dernières législatives
08:47en 2024,
08:48le front républicain
08:49anti-RN
08:49a fait son retour
08:50ou peut-être ses adieux,
08:51on le verra.
08:52De nombreux candidats LR
08:53sont élus
08:54suite au désistement
08:55d'un candidat de gauche
08:57à commencer d'ailleurs
08:57par Laurent Wauquiez
08:58qui a profité
08:59du désistement
09:00d'une candidate écologiste
09:01du NFP.
09:02Ça a été le cas,
09:02j'ai fait les comptes
09:03de 21 députés
09:04du groupe LR,
09:05ça fait à peu près
09:0540% des effectifs
09:08et parmi eux
09:09il y en a même 6
09:10qui ont profité
09:11du désistement
09:12d'un candidat
09:13la France insoumise
09:14il s'affiche à l'écran.
09:15Le front républicain,
09:16Bruno Retailleau,
09:17c'est ce qui avait permis
09:18notamment à Jacques Chirac
09:19d'arriver à l'Élysée
09:20avec un score
09:20de plus de 80%
09:22face à Jean-Marie Oppen.
09:24Est-ce que 82%
09:25ne pensaient pas
09:26qu'il doit se retourner
09:26dans sa tombe aujourd'hui ?
09:28Non, franchement,
09:29on a cette discussion
09:31notamment lexicale
09:32à partir d'un vocabulaire
09:33barrage,
09:34cordon sanitaire.
09:35Est-ce que vous imaginez
09:36un seul instant ?
09:38Il se serait produit
09:39à Lyon
09:41un assassinat,
09:42un jeune homme
09:43qui meurt
09:44sous les coups,
09:46des coups de pied
09:46dans la tête
09:49parce qu'il a des idées politiques
09:50qui ne conviennent pas
09:51à tel ou tel,
09:52à une secte,
09:53à une milice
09:56violente.
09:57Vous imaginez
09:58un seul instant
09:59si on aurait débattu
10:01savoir s'il fallait
10:02faire un cordon sanitaire,
10:03un barrage ou pas ?
10:04Ce qui m'étonne,
10:05moi,
10:05c'est que dans le microcosme
10:06politique,
10:07médiatique parisien,
10:09quand il s'agit
10:10de la gauche
10:10ou de l'extrême gauche,
10:11il y a un permis
10:12de faire n'importe quoi.
10:14Il y a toujours
10:15la gauche dans notre pays,
10:17elle impose
10:17des codes de respectabilité.
10:19Il n'y aurait même pas
10:19ce genre de questions
10:20tellement il y aurait
10:21une indignation.
10:22J'entends bien ce que vous dites
10:23mais vu les critiques
10:24en ce moment
10:24de la France insoumise
10:25contre les médias
10:25et contre celui
10:26sur lequel vous êtes ce soir...
10:27on est en train de...
10:31Il y a un mort.
10:32Alors, il y a un mort.
10:33J'entendais un insoumis,
10:34j'entendais M. Gassiot
10:36il y a quelques heures
10:38indiquer en s'adressant
10:39à la famille
10:39en disant
10:39c'est dommage,
10:40ils ont eu deux mauvaises nouvelles.
10:42D'abord leur enfant
10:42qui est mort
10:43et leur enfant
10:43qui était un connard,
10:44qui était un néo-nazi.
10:46Et ça, ça ne révolte personne.
10:47Moi, ça ne me révolte.
10:48Vous voyez ?
10:48Moi, j'en ai marre.
10:49J'en ai marre
10:50parce que c'est toujours
10:51dans le même sens.
10:52Dès que la gauche,
10:53l'extrême gauche
10:53fait quelque chose,
10:55alors là,
10:55on examine,
10:56on coupe les chevaux en cartes,
10:57on essaie de voir,
10:58de peser tel mot,
10:59telle expression.
11:01Vous savez,
11:02pour beaucoup de Français,
11:03ils trouvent ça ignoble.
11:05La France insoumise aujourd'hui,
11:06elle est fille.
11:07C'est, pour moi,
11:08les initiales
11:09de la France indécente.
11:11Vous considérez
11:12qu'ils ne sont plus
11:13dans l'arc républicain aujourd'hui ?
11:14Mais il y a bellurette,
11:15bien évidemment.
11:16Elle est fille et plus.
11:17Mais qu'est-ce que l'arc républicain ?
11:19Marc Fouvel,
11:20qu'est-ce que...
11:20Pardon,
11:21c'est un débat...
11:22Vous avez posé la question
11:23tout à l'heure
11:23sur une éventuelle dissolution
11:24où elle avait dit non ?
11:26Mais très franc...
11:27Oui, parce que
11:27pour dissoudre un mouvement,
11:29il faut avoir
11:30des arguments sérieux.
11:31Et c'est pour ça,
11:32je n'ai pas voulu non plus,
11:33comment dirais-je,
11:34contredire Christian Estrosi,
11:36évidemment.
11:36En revanche,
11:37ce que je veux dire,
11:38moi,
11:38de la façon la plus nette,
11:40c'est que
11:40vous me posez la question
11:42dans ou hors
11:43de l'arc républicain.
11:45Vous vous rendez compte
11:45que M. Mélenchon
11:47a théorisé
11:48la violence
11:49dans le débat public.
11:50À l'Assemblée nationale,
11:51vous n'y avez pas été.
11:53J'ai vécu des séquences
11:54quand j'étais ministre.
11:55Cette violence dans les mots
11:56prépare la violence
11:58dans les faits.
11:58Ensuite,
11:59il défile
12:00avec des islamistes,
12:03notamment le 9 novembre 2019.
12:06Il communautarise
12:07la vie politique.
12:08On drague des voix musulmanes
12:09parce que c'est bien
12:10pour le petit bénéfice
12:12électoraliste.
12:13On racialise aussi.
12:15C'est M. Ruffin
12:15qui, dans son livre,
12:17les avait,
12:17comment dirais-je,
12:19critiqués
12:19et il les avait
12:21pointés du doigt
12:22pour dire qu'il racialisait.
12:24Le racialisme,
12:25il l'avait accepté.
12:25Ça faisait partie
12:26du fond de LFI.
12:28Et enfin,
12:30écoutez la plaidoirie
12:31de Richard Malka.
12:32Il en a fait un livre
12:33passionnément antisémite.
12:34Il pactise
12:35avec les antisémites.
12:36Alors,
12:37qu'est-ce que c'est que
12:38être dans l'arc républicain
12:40si ça n'est pas
12:41au moins condamné
12:42ce genre d'agisme ?
12:43Et l'arc républicain,
12:44aujourd'hui,
12:45on a compris,
12:46vous en excluez
12:46sur la partie gauche,
12:47la France Insoumise.
12:48Est-ce que tous
12:49les autres partis
12:49en font partie ?
12:51En tout cas,
12:52les pires,
12:53c'est LFI.
12:54Ah,
12:54ce n'est pas tout à fait
12:55ma question.
12:55Mais c'est votre réponse.
12:56Moi,
12:56c'est ma réponse.
12:57Moi,
12:58c'est ma réponse.
12:59Les pires,
12:59c'est LFI.
13:00Et le Rassemblement National
13:01est dans l'arc républicain
13:03pour vous ?
13:03Je pense que
13:04je ne mets pas,
13:06certains le font,
13:07mais je ne mets pas
13:08de signe d'équivalence
13:10entre le Rassemblement National
13:13qui est un adversaire politique.
13:15Je n'ai pas
13:16le même projet.
13:17je vais les retrouver
13:18à l'élection présidentielle
13:19en face de moi.
13:21Les choses sont claires
13:22et je n'ai jamais voté
13:23pour le Rassemblement National.
13:25Mais face à un insoumis,
13:26vous voteriez
13:27pour un Rassemblement National
13:28ou pas ?
13:28Non,
13:29j'ai indiqué
13:30que les consignes,
13:31s'il y avait demain
13:32des élections
13:33et qu'il y avait un insoumis,
13:35je donnerais la liberté de vote
13:36à nos électeurs.
13:37Et vous,
13:37vous feriez quoi ?
13:39Tout dépend
13:40des circonstances.
13:41Jean-Luc Mélenchon
13:42face à Marine Le Pen.
13:43Ce que je peux vous dire,
13:44si ce n'est pas vous
13:44au second tour.
13:46Ce que je peux vous dire,
13:47c'est que jamais,
13:48si je sais très bien
13:49ce que je ferai,
13:50jamais,
13:51jamais,
13:51je ne mettrai
13:52un bulletin de vote
13:54LFI dans une urne.
13:55Jamais,
13:56M. Fouvet,
13:57vous m'entendez bien,
13:58jamais.
13:59Et est-ce que vous feriez,
14:01vous diriez la même chose
14:02sur un bulletin ?
14:03Je n'ai jamais glissé
14:04un bulletin de vote
14:05du Rassemblement national.
14:06Et vous ne comptez pas
14:06le faire à l'avenir ?
14:07Non, mais c'est une question
14:08que vous me posez.
14:09Vous avez été très clair
14:10sur les insoumis.
14:11À la présidentielle,
14:13je sais quel est le bulletin de vote
14:15que je glisserai dans l'urne.
14:15Le vôtre.
14:16Oui, la réponse est un peu facile.
14:18Ça fait un peu plus de deux semaines
14:18que vous vous êtes déclaré,
14:20Bruno Retailleau.
14:20Et vous devez,
14:21comme nous,
14:22lire un petit peu
14:22les papiers dans la presse
14:23qui vous concernent
14:24et parfois même
14:25les confidences
14:26de certains de vos amis,
14:27vrais ou faux amis
14:28des Républicains,
14:29qui disent
14:33qu'il avait dit qu'il irait
14:34et puis il n'y est pas allé.
14:35Il n'a pas la niaque
14:37pour être président.
14:38Est-ce que vous l'avez,
14:39la niaque ?
14:41Cette question,
14:41elle est importante
14:42parce que
14:43pour prendre une décision
14:44comme celle-ci,
14:46c'est quelque chose
14:47qui vous engage complètement.
14:48Et une campagne,
14:48c'est dur.
14:49Et une campagne,
14:50c'est très très dur.
14:50Et je sais que
14:51j'aurai des tombeaux
14:53de critiques
14:55et je ne veux pas être vulgaire,
14:57mais vous voyez
14:57ce que je veux dire.
14:58Chaque matin,
14:59j'aurai mon bol de crapaud
15:00à avaler.
15:02Et donc, pour moi,
15:03la démarche,
15:04elle est beaucoup plus profonde
15:05qu'une forme d'envie.
15:05Beaucoup d'hommes
15:06et de femmes politiques
15:08déclarent qu'ils veulent aller
15:09à la présidentielle
15:10parce qu'ils en ont envie.
15:11Moi, ce n'est pas mon cas.
15:13Moi, c'est une question de devoir.
15:14Moi, j'aime mon pays.
15:15Moi, je suis patriote.
15:16J'en ai marre.
15:17Je ne supporte plus
15:18de voir la France
15:19qui décroche.
15:20Et je sais que la France
15:21a plein d'atouts.
15:22Et j'ai vu au ministère
15:23de l'Intérieur
15:24ce qu'il fallait faire
15:25pour déverrouiller
15:26les blocages
15:27et pour projeter
15:28la France en avant.
15:29J'ai vu même, voyez,
15:30au ministère de l'Intérieur
15:31quand je me mettais sur la table
15:32parce que j'ai un franc parlé
15:33et souvent,
15:34j'ai créé des polémiques
15:35sur l'immigration,
15:36sur la sécurité,
15:37sur la fabrique des barbares.
15:38À chaque fois,
15:39j'avais 80%
15:40d'hommes et de femmes
15:41de droite
15:42qui me soutenaient
15:42mais souvent,
15:43une majorité
15:44d'hommes et de femmes
15:44de gauche.
15:45Donc, il y a une majorité nationale
15:46et moi,
15:47ma démarche,
15:49c'est la démarche
15:50d'un combattant
15:51pour la France.
15:52Moi, j'ai eu
15:53des parents,
15:55pères et grands-pères
15:55qui sont allés
15:56sur le champ de bataille.
15:57Ce n'est pas mon cas.
15:59Eh bien, moi,
16:01mon rôle
16:01et même mon devoir,
16:02c'est de contribuer
16:04à redresser
16:04le pays que j'aime,
16:05que nous aimons.
16:06Et cette candidature,
16:07elle est irrévocable ?
16:10Vous irez jusqu'au bout,
16:12il y aura un bulletin
16:12Bruno Retailleau
16:13au premier tour.
16:13Je viens de le dire.
16:15Je vais vous dire pourquoi.
16:16Oui.
16:17Pour deux raisons.
16:18Parce que parfois,
16:18des candidats qui se déclarent
16:19ne sont pas, au final,
16:21sur la ligne d'arrivée.
16:22Mais parce que,
16:23vous voyez,
16:23ce n'est pas pour moi
16:24une candidature narcissique,
16:26parce que ça vient
16:27du tréfonds de mon âme,
16:29de mon être.
16:30Ça veut dire
16:30que vous allez hésiter ?
16:31Bien sûr que j'hésitais.
16:33Mais bien sûr que j'hésitais
16:34parce qu'on se dit
16:35est-ce que je suis vraiment
16:37le bonhomme ?
16:39Comment dirais-je ?
16:40Mais je pense que...
16:41Je vais vous dire pourquoi.
16:42Je suis convaincu.
16:43Un,
16:44je pense que ce que je porte
16:45correspond à ce que j'appelle
16:46une majorité nationale.
16:47J'ai parlé de la France
16:49des honnêtes gens.
16:50Voilà.
16:50C'est-à-dire valoriser le travail
16:53et surtout pas l'assistanat,
16:55c'est-à-dire l'ordre public,
16:57c'est-à-dire des valeurs,
16:58c'est-à-dire une civilisation,
16:59une culture,
17:00un mode de vie
17:00que je veux qu'on puisse défendre.
17:02Mais surtout,
17:03je sais que ce que je vais porter
17:04sur l'économie,
17:05par exemple,
17:06comment est-ce qu'on va
17:07redresser la France ?
17:08Comment on va faire en sorte
17:09que le niveau de vie
17:10des Français,
17:11le pouvoir d'achat augmente ?
17:12Voilà.
17:13Et quand...
17:13Parce que je serai, moi,
17:15le protecteur de la France
17:16des travailleurs.
17:16certainement pas de la France
17:17des profiteurs.
17:18Je sais que, justement,
17:20ça correspond non seulement
17:21aux aspirations des Français,
17:23mais aussi aux solutions
17:24qui vont nous permettre,
17:25en très peu de temps,
17:26en quelques années,
17:27de faire que notre pays
17:28redevienne une grande
17:29puissance européenne.
17:31Regardez ce que les pays
17:33du Sud, par exemple.
17:34J'étais l'autre jour
17:35à Zagreb,
17:36il y avait M. Mitsoukakis,
17:38le Premier ministre grec.
17:40La Grèce est tombée
17:41bien plus bas que nous,
17:42comme le Portugal,
17:43comme l'Italie,
17:43il y a quelques années.
17:45Et ils sont en train
17:46de nous doubler.
17:46Et nous, on n'a plus à tout.
17:48Donc, on fera beaucoup mieux
17:49et beaucoup plus fort.
17:50Je vais vous ramener, pardon,
17:51à la politique.
17:53Tout ça est évidemment politique.
17:55Xavier Bertrand,
17:56que vous connaissez bien,
17:57qui est dans le même parti
17:58que vous.
17:58À la politique politicienne,
17:59vous voulez...
18:00Il n'y a pas que.
18:01Vous allez voir.
18:02Enfin, j'espère, en tout cas.
18:03Xavier Bertrand,
18:04qui est dans les starting blocks,
18:05on va dire, lui aussi,
18:06pour être candidat,
18:08dit, je ne comprends pas
18:09pourquoi il s'est déclaré aujourd'hui.
18:10Vous l'avez peut-être entendu
18:11il y a quelques jours
18:12à la radio.
18:13Il a mis la charrue
18:14avant les bœufs.
18:14Il s'est précipité.
18:16Et il dit aussi,
18:17je voudrais que Bruno Retailleau
18:18clarifie aujourd'hui
18:19la ligne du parti
18:20qu'il dirige
18:21par rapport
18:22au Rassemblement national.
18:23Il vous donne
18:23un exemple précis.
18:24Il dit même
18:24qu'il vous a écrit
18:25sur cet exemple.
18:26C'est le cas
18:26de votre eurodéputé,
18:27Christophe Gomart,
18:28qui est allé,
18:29qui a dit
18:29que s'il était niçois,
18:30il voterait pour Éric Ciotti,
18:33votre prédécesseur
18:34à la tête des Républicains,
18:35mais qui est aujourd'hui
18:36l'allié de Marine Le Pen.
18:38Il vous a écrit
18:39pour réclamer
18:40son exclusion.
18:41Il dit,
18:42j'en fais un curseur
18:43de la position
18:45des Républicains
18:46vis-à-vis
18:47du Rassemblement national.
18:48Est-ce que vous avez répondu
18:49à Xavier Bertrand
18:50et est-ce que vous allez
18:50exclure cet eurodéputé ?
18:52Un,
18:53premier reproche
18:54de Xavier,
18:55je mets la charrue
18:56avant les bœufs.
18:57Mais ça fait des mois
18:58qu'il s'est déclaré.
18:59Candidat.
19:00Des mois,
19:01vous le savez,
19:01il l'est depuis
19:02même plusieurs années.
19:03Deuxième chose,
19:04la clarification
19:05et la lettre.
19:06Je ne réponds jamais
19:08à des lettres
19:09que je reçois
19:10par l'AFP.
19:11Vous voulez dire
19:12que si vous avez appelé ?
19:14Quand on est,
19:14quand on fait partie
19:15du même mouvement,
19:16on passe un coup de fil,
19:18on se dit,
19:19voilà,
19:19il me demande
19:20de clarifier la ligne
19:21chaque semaine.
19:23Christophe Gomart,
19:24je l'ai convoqué,
19:25nous allons nous expliquer
19:27et il est clair
19:29que je clarifierai
19:30cette situation.
19:31Vous allez le voir ?
19:32Bien sûr.
19:32Il était malheureusement
19:33à l'étranger
19:34et plutôt qu'une visio,
19:36je veux le voir.
19:37Vous allez lui dire quoi ?
19:39Eh bien,
19:39ce n'est pas ici,
19:40Marc Fauvel,
19:41que je vais vous le dire.
19:42Est-ce que vous allez
19:43le suspendre
19:43ou l'exclure
19:44comme le réclame
19:45d'Avier Bertrand ?
19:46Ce n'est pas ici
19:46sur un plateau de télévision.
19:47Ce n'est pas comme ça
19:48que ça se passe.
19:48Ce n'est pas comme ça
19:49que je pratique
19:50la vie politique.
19:51Voilà.
19:52Mais ce n'est pas un problème
19:53pour vous d'aller
19:54soutenir la ligne de Marine Le Pen ?
19:55Je vais vous dire,
19:55ma vision,
19:56elle est très claire.
19:57Je l'ai d'ailleurs portée,
19:58y compris quand j'étais
19:59ministre de l'Intérieur.
20:00Je ne me suis jamais
20:01trompé d'adversaire.
20:03J'ai été toujours droit,
20:04mais arrêtons
20:05dans la vie politique
20:07de se diviser
20:08et surtout,
20:10moi, mon obsession,
20:11vous voyez,
20:12ce n'est pas
20:13ni le Rassemblement National
20:14ni aucun autre parti.
20:16Mon obsession,
20:17chaque jour,
20:18mon obsession,
20:19c'est de faire en sorte
20:20que demain,
20:21les Français aillent mieux.
20:23Aujourd'hui,
20:24on a un appauvrissement
20:25des Français.
20:26Vous vous rendez compte
20:27que le 16 de chaque mois,
20:29vous avez quasiment
20:30un quart de nos compatriotes.
20:32dont les comptes bancaires
20:33sont dans le rouge.
20:34Un Français sur six
20:35n'a pas accès aux soins
20:38auxquels il devrait avoir accès.
20:40Un Français sur dix
20:41déclare qu'il ne mange pas
20:43à sa faim chaque jour.
20:45Ce grand pays
20:45qu'on appelle toujours la France
20:48en est là aujourd'hui.
20:50Et désormais,
20:50le niveau de vie des Français,
20:52on le sait depuis quelques semaines,
20:54a descendu en deçà,
20:56en dessous de la moyenne
20:58du niveau de vie des Européens.
21:00Appauvrissement collectif,
21:02déclassement,
21:03déclassement de la France.
21:04Je reprends vos mots
21:05il y a quelques minutes.
21:06Vous avez dit
21:06que je ne suis pas là
21:07pour diviser.
21:09Je vais tenter la liste
21:11des candidats déclarés
21:12ou futurs
21:15au centre
21:15et à droite,
21:16pardonnez-moi si j'en oublie.
21:17Vous, c'est officiel.
21:19Édouard Philippe,
21:20ça l'est aussi.
21:21Xavier Bertrand,
21:21on en a parlé.
21:22David Lysnard,
21:23c'est fait.
21:24Sans doute,
21:25peut-être,
21:25Laurent Wauquiez.
21:27Sans doute,
21:27peut-être,
21:28Gérald Darmanin
21:28qui a dit il y a quelques jours
21:29qu'il y pensait.
21:30Question très simple.
21:31Faut-il un candidat
21:32ou une candidate,
21:33d'ailleurs,
21:34pas beaucoup de femmes,
21:35unique du centre
21:36et de la droite ?
21:38D'abord,
21:39moi,
21:39je ne suis pas macroniste
21:41et personne ne me macronisera.
21:44J'ai quitté le gouvernement.
21:45J'ai quitté le gouvernement
21:46quand j'ai vu
21:47que le Premier ministre
21:49recevait ses instructions
21:50du Premier secrétaire
21:51du Parti socialiste.
21:53Première chose.
21:54Je n'ai rien à voir
21:55avec le bilan
21:56d'Emmanuel Macron.
21:57Ça,
21:57ça ne veut dire
21:57pas de Gérald Darmanin
21:58dans ma primaire ?
21:58Non,
21:59ce n'est pas ce que je veux dire.
22:00Je veux simplement dire
22:01que j'ai un projet singulier,
22:02que je ne vois porté
22:03par nul autre.
22:05Voilà.
22:05Et il est hors de question
22:06de faire du « en même temps ».
22:07Ça,
22:08c'est votre réponse
22:09à la question sur
22:10faut-il un candidat unique ?
22:11La seule chose,
22:14c'est que je veux tenir
22:15un engagement.
22:16Je tiens toujours
22:17mes engagements
22:17que j'ai pris devant
22:19nos militants
22:19qui m'ont élu
22:20à 75 %.
22:22L'engagement
22:23que je leur ai donné,
22:25c'est de les consulter.
22:26C'est eux
22:27que je consulterai
22:28en disant
22:28quelles sont
22:29les modalités
22:29suivant lesquelles
22:30vous voulez
22:31qu'on désigne
22:31notre candidat LR.
22:32Vous savez ce que disent
22:33vos adversaires internes
22:34chez les répucains.
22:35Ils disent
22:35qu'il est en train
22:36de se préparer
22:36un plébiscite
22:37où à la fin,
22:38la question posée
22:39aux militants sera
22:40faut-il que le président
22:41des Républicains
22:42soit votre candidat naturel ?
22:44Il y a un groupe
22:45de travail
22:46autour du genre
22:46à l'archer
22:47et il nous fera
22:48des propositions.
22:49C'est curieux.
22:51Je comprends
22:52que ça jeûne certains
22:54que j'ai gagné
22:55à 75 %.
22:56Moi,
22:56je suis démocrate.
22:58Est-ce que c'est
22:58des chapeaux à plumes
23:00dans quelques bureaux
23:02sombres de la République
23:03qui vont trancher
23:05pour des dizaines
23:06de milliers
23:06et pour 130 000 militants ?
23:08Mais si le groupe
23:09de travail conclut
23:10à la nécessité
23:11d'organiser
23:12une primaire,
23:13vous irez à la primaire ?
23:14Je vais vous dire.
23:15Je porte mon projet,
23:17je le porterai jusqu'au bout,
23:18quelles que soient
23:19les configurations.
23:20Ah ben ça,
23:21ça veut dire
23:21que je n'irai pas
23:22à la primaire
23:22même si mon parti
23:23en est sédu.
23:23Je n'ai peur
23:24d'aucune configuration,
23:26je n'ai peur
23:27justement
23:27d'aucune modalité
23:29de désignation.
23:30Je veux m'adresser
23:31aux Français,
23:32dans un premier temps
23:33aux Français
23:34qui partagent mes valeurs,
23:35dans un premier temps
23:36aux Françaises
23:37et aux Français
23:37qui adhèrent à LR,
23:39voilà,
23:39ou qui sont sympathisants,
23:40mais il est clair
23:41que ce projet,
23:42j'y tiens parce qu'il est singulier
23:44et que personne d'autre
23:45ne le porte,
23:46personne ne porte
23:47cette idée
23:47de la prospérité
23:48à partir du travail
23:50plutôt que de l'assistanat
23:51avec beaucoup de rigueur
23:52dans l'ordre public
23:53et aussi en portant
23:55ces idées
23:56de mode de vie,
23:57de culture,
23:57de civilisation
23:58que je veux défendre.
23:59– Dans votre programme,
24:01il y a notamment
24:02l'idée de réformer
24:02la Constitution
24:03pour permettre
24:05d'interroger
24:06les Français
24:06sur la question
24:07de l'immigration
24:08et vous dites aussi
24:09qu'il faut lutter
24:10contre les dérives
24:11de l'État de droit.
24:12Ce qui vous a valu
24:13une petite réponse
24:15un peu courroussée
24:16d'Emmanuel Macron
24:17il y a quelques semaines
24:17qui vous demande
24:18de ne pas mettre en l'air,
24:19je le cite,
24:19la Constitution
24:20ou donner l'impression
24:21aux Français
24:21que leur problème
24:22viendrait de là.
24:24Que lui répondez-vous
24:25aujourd'hui ?
24:25– Je vais lui répondre
24:27très concrètement.
24:27Nous avons un problème
24:29de démocratie.
24:31Subrepticement,
24:32sans que les Français
24:33ne perçoivent,
24:34en tout cas,
24:34ils ne l'ont pas analysé,
24:35ils l'ont senti.
24:36Il y a eu une sorte
24:37de changement de régime.
24:38Un exemple.
24:41Commissaire de l'Intérieur,
24:42j'ai été abasourdi
24:44par la violence
24:44des plus jeunes.
24:45À chaque fois,
24:46je demandais aux policiers,
24:47aux gendarmes,
24:48de me remonter
24:49les antécédents judiciaires.
24:50Souvent,
24:50il y avait 30 antécédents judiciaires.
24:52Pourquoi ?
24:52Parce que c'est l'impunité
24:54pour les mineurs.
24:55– Et pour ça,
24:56il faut changer la Constitution ?
24:57– Eh bien,
24:57je vous le démontre.
24:59Il y a moins d'un an,
25:00quelques mois,
25:01le parti Renaissance,
25:02d'ailleurs,
25:03avait porté
25:03un texte
25:04beaucoup plus dur
25:05pour réformer
25:06la justice des mineurs.
25:07Le Conseil constitutionnel
25:08a supprimé,
25:10censuré
25:10la moitié des articles
25:11en disant
25:12« Voilà,
25:13pour les mineurs,
25:14on doit s'appuyer
25:15sur le principe
25:16d'éducation
25:17et non pas
25:17sur le principe
25:18de sanction. »
25:19Je m'adresse
25:20à tous les parents
25:21qui nous écoutent,
25:22qui ont eu des enfants
25:23ou des petits-enfants.
25:24Est-ce que eux,
25:25dans la vie courante,
25:27ils ont séparé
25:28l'éducation
25:29de la sanction ?
25:31C'est de la folie.
25:31Donc,
25:32le Conseil constitutionnel
25:33nous interdit
25:33d'apporter des solutions
25:35à des problèmes.
25:37à la constitution
25:39texte sacré
25:39de la République.
25:40C'est-à-dire,
25:40vous considérez
25:41qu'ils en font
25:41une interprétation ?
25:42Vous trouverez,
25:43bien sûr,
25:44ce que je constate...
25:44Alors, pardon,
25:45ce n'est pas la constitution
25:45qu'il faut changer.
25:46Ce que je constate...
25:47C'est le Conseil constitutionnel
25:48dans ce cas-là.
25:48Non,
25:49la constitution devra
25:51réaffirmer,
25:52je le dirai très bientôt,
25:53je l'ai d'ailleurs dit,
25:54je pense qu'il faudra même
25:56adosser une charte
25:57de l'ordre républicain,
25:58comme on l'a fait d'ailleurs
25:59pour la charte
26:00de l'environnement,
26:01pour que les choses
26:02soient bien claires.
26:04Mais ce que je conteste,
26:05je ne conteste pas.
26:06Ce que je conteste,
26:07ce n'est pas l'état de droit
26:08en lui-même.
26:09Ce que je conteste,
26:10c'est des dérives.
26:11Quand, par exemple,
26:12les juges créent des règles
26:15qui ne tirent pas des textes
26:16ou des traités,
26:17ils s'échappent,
26:18vous voyez,
26:18des textes et des traités.
26:19Et en quelque sorte,
26:20la règle suprême
26:22de la séparation des pouvoirs
26:24n'est plus respectée.
26:25Moi, je ne veux pas
26:26un état de droit
26:27qui soit un cadre idéologique,
26:30politique.
26:31Je veux un état de droit
26:32qui soit vraiment
26:33un cadre juridique
26:35et qui respecte la démocratie.
26:36Je reprends l'exemple
26:37de l'immigration.
26:37C'est celui que vous avez donné
26:38dans votre programme.
26:39En quoi il faut réécrire
26:40la Constitution
26:41pour, comme vous le souhaitez,
26:43baisser le nombre de personnes
26:44qui rentrent en France
26:44chaque année ?
26:45Parce que vous ne pouvez pas
26:46faire de référendum
26:48sur l'immigration.
26:49Oui, mais vous pourriez dire
26:50que je vais baisser
26:51sans passer par un référendum.
26:52Mais non,
26:53parce que le Conseil constitutionnel,
26:55qui d'ailleurs avait supprimé
26:58dans la loi immigration
26:59une trentaine d'articles
27:00sur une base juridique
27:01très contestable,
27:02qu'il a été par de nombreux juristes
27:04en disant que c'était
27:05des cavaliers législatifs,
27:06peu importe,
27:07le Conseil constitutionnel
27:09censurerait.
27:10Or, le Conseil constitutionnel,
27:11si je veux passer par référendum,
27:13c'est pour deux raisons.
27:14La première raison,
27:15c'est que l'immigration,
27:16il n'y a pas un phénomène
27:17qui est autant bousculé,
27:19bouleversé la société,
27:20sans que le peuple de France
27:21n'ait à en délibérer.
27:23Première raison.
27:23Et deuxième raison,
27:25simplement parce que
27:25quand il y a l'expression
27:27du référendum,
27:27le Conseil constitutionnel,
27:29qui est sage,
27:29depuis 1962,
27:30dit,
27:30c'est l'expression
27:31la plus directe du peuple,
27:33alors je m'abstiens
27:34de le déjuger le peuple
27:36et je ne censure pas.
27:37Une question rapide,
27:38enfin une réponse rapide,
27:39si c'est possible,
27:40sur les municipales à Paris,
27:41puisque ce matin,
27:42Pierre-Édouard Nazel,
27:43le candidat de Renaissance
27:43et d'Horizon,
27:44a dit qu'il ne se ralliera pas
27:45à votre candidat,
27:47Rachida Dati,
27:47je vous vois faire nom de la tête,
27:49au second tour,
27:49pas plus d'ailleurs
27:50au candidat de la gauche
27:51Emmanuel Grégoire,
27:52ce qui lui a valu
27:52une petite mise au point
27:53de son patron,
27:54le patron d'Horizon,
27:55Édouard Philippe,
27:55dans la journée,
27:56qui dit que lui fera tout
27:57pour que l'alternance
27:58arrive à Paris.
27:59Est-ce que vous dites
27:59au sujet de Pierre-Édouard
28:00Bournazel,
28:01comme a pu le dire
28:02Rachida Dati récemment,
28:03que c'est l'incarnation physique
28:04de la droite la plus bête
28:04du monde ?
28:06En tout cas,
28:06il vient de se disqualifier.
28:08Et moi,
28:09je voudrais m'adresser
28:10aux Parisiennes,
28:11aux Parisiens,
28:12si vous voulez vraiment,
28:14Parisiennes et Parisiens,
28:16tourner 25 années
28:17de socialisme municipal
28:19où la gauche
28:21a transformé Paris
28:22en un laboratoire
28:23de toutes les dérives
28:24les plus gauchistes,
28:26alors il faut voter
28:27Rachida Dati.
28:29Pierre-Yves Bournazel
28:30a montré
28:31qu'il pouvait être
28:31un ferment de division.
28:32Évidemment,
28:33c'est du pain béni
28:34pour M. Grégoire
28:35et pour la gauche.
28:36Donc,
28:37le vote utile,
28:38c'est le seul vote
28:39qui permettra
28:40à Paris
28:40de retrouver de l'air
28:41et de redevenir
28:43une belle capitale
28:44dont les Parisiens
28:44seront forts,
28:45fiers.
28:45Mais à défaut
28:46de Pierre-Yves Bournazel,
28:48est-ce que
28:49Rachida Dati
28:50devrait pour vous
28:51s'allier avec Sarah Knafo
28:51au second tour ?
28:53Non, mais elle a été
28:53très très claire
28:54et je vais vous dire,
28:55je pense que
28:56cette idée du vote utile
28:58rendra très difficile
28:59aux uns aux autres
29:00à ces listes secondaires
29:02d'être au second tour.
29:04En tout cas,
29:04chacun portera
29:07la responsabilité
29:08de la victoire
29:09de la gauche
29:09en cas de division.
29:10Il nous reste une minute
29:11pour une question
29:12qui mériterait
29:12qu'on y passe des heures,
29:13c'est la question
29:13de la fin de vie
29:14puisque les députés
29:15ont terminé,
29:16ça y est,
29:16même adopté
29:18la loi sur le droit
29:19à mourir
29:19qui va repartir
29:19chez vous
29:21au Sénat,
29:22enfin chez vous,
29:22voilà.
29:24Ils sont revenus
29:25inextrémistes
29:25sur une mesure
29:26qui avait été
29:26beaucoup critiquée
29:27par la droite
29:28et pas seulement.
29:28Finalement,
29:29c'est bien le malade
29:29lui-même
29:30qui pourrait
29:31s'administrer
29:32la substance létale,
29:33ce serait donc bien
29:33le suicide assisté
29:34qui serait la règle
29:35sauf s'il n'est pas
29:36en état de le faire.
29:38Est-ce que vous considérez
29:39qu'on est revenu
29:39dans l'équilibre du texte
29:41aujourd'hui
29:42ou est-ce que ce texte
29:42vous inquiète ?
29:44Non, ce texte m'inquiète
29:45pour deux raisons
29:46fondamentalement.
29:48On sait qu'aujourd'hui,
29:49il y a à peu près
29:50un Français sur deux
29:52qui pourrait bénéficier,
29:54qui devrait bénéficier
29:55de soins palliatifs,
29:55qui ne va pas en bénéficier
29:57et donc qui va mourir
29:57souvent.
29:57Il y a un autre volet
29:58de la loi sur les soins
29:59palliatifs par ailleurs
30:00qui fait beaucoup plus
30:01consensus.
30:02Oui, mais vous savez
30:03parfaitement que l'urgence,
30:05c'est que nous ne sommes
30:06pas égaux devant la mort
30:07et que malheureusement,
30:09entre une euthanasie
30:10ou un suicide assisté
30:11qui ne coûte rien
30:12et un système de soins
30:14qui est vraiment
30:15au bord de l'ébranlement
30:16financier,
30:17on voit bien que demain,
30:19c'est une des raisons
30:20de mon inquiétude,
30:20on pourrait finalement
30:22en faire un enjeu économique
30:24avec une pression financière.
30:26Maintenant, ce que je veux dire,
30:27c'est qu'on a vu
30:29en quelques jours
30:29ce que si la loi passe,
30:31ce qui se passera
30:32en quelques années,
30:33ce qui s'est passé en Belgique,
30:34ce qui s'est passé en Pays-Bas,
30:36ce qui s'est passé au Canada.
30:38Vous croyez mettre
30:38des gardes fous ?
30:39Vous n'en mettez jamais.
30:41Les gardes fous,
30:42au fil des années,
30:43tombent les uns
30:44après les autres.
30:44Donc, je suis défavorable
30:46à ce texte.
30:47Je pense qu'on peut
30:48soulager la souffrance,
30:49on doit la soulager
30:50par d'autres moyens
30:51et que si demain,
30:52cette loi devient,
30:54ce texte devient une loi,
30:56eh bien,
30:56chaque individu
30:57se retrouvera
30:58seul face à cette question
31:00dramatique
31:01en disant,
31:02voilà,
31:03est-ce que je suis
31:04de trop sur cette terre ?
31:05Est-ce que je ne vais pas
31:06embarrasser les miens ?
31:07Et chacun devra y trouver
31:09une réponse.
31:10Chacun s'isolera
31:11dans cette question
31:12insupportable,
31:13finalement,
31:13qui est l'inverse pour moi
31:14de la fraternité.
31:16On va abandonner
31:17chaque être humain
31:18au crépuscule de sa vie
31:19devant cette question
31:20qui est une question
31:21fondamentale,
31:22mais effrayante.
31:23Merci beaucoup,
31:25Bruno Retailleau.
31:25Bruno Retailleau.
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