- il y a 6 mois
Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du Rassemblement national, était l'invité du Face à face ce mardi 15 juillet.
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00:00Merci d'être avec nous, je suis ravi de vous accueillir dans ce face-à-face.
00:03Mon invité ce matin c'est Sébastien Chenu, bienvenue, vous êtes député, vice-président du Rassemblement National.
00:09Alors est-ce que vous savez qui Sébastien Chenu ?
00:12Qui quoi ?
00:12Qui va payer ? Est-ce que ce sont les retraités, tous les Français, les Français les plus aisés, les entreprises, qui va payer la note ?
00:20En général il n'y a pas de mystère, c'est toujours vers les Français que ceux qui ont créé les situations les plus intenables,
00:25les situations budgétaires, économiques, sociales, les plus difficiles pour les Français.
00:29C'est toujours vers les Français que ceux qui ont créé ces difficultés se tournent.
00:33Parce que la situation budgétaire de notre pays, les mille milliards d'euros de dettes qu'a fait Emmanuel Macron avec son gouvernement,
00:40parce que je pense que le point de départ c'est quand même celui-ci, c'est que nous avons été gouvernés par des gens totalement incapables,
00:46qui ont ruiné le pays, qui ont créé mille milliards d'euros de dettes, alors que c'était soi-disant des super managers,
00:53c'était des économistes hors pair, le taux de pauvreté, en tout cas le nombre de pauvres qui a augmenté.
00:58Aujourd'hui on a plus de 9 millions de pauvres dans notre pays, c'est le gouvernement de Macron.
01:02Les smicards aussi, je regardais, je me souvenais que Gabriel Attal disait, il faut des smicards, disait la France.
01:07Le nombre de smicards, de travailleurs, c'est-à-dire qui gagnent le smic, il a augmenté aussi.
01:11Donc cette situation, c'est la leur.
01:13On va rentrer dans le détail de ce qui pourrait être mis sur la table, mais déjà sur le constat, est-ce que vous êtes d'accord ?
01:17Oui ou non ? Est-ce qu'il faut faire 40 milliards d'euros d'économie ?
01:20Il faut faire bien entendu des économies parce que sinon, évidemment, les intérêts de notre dette vont tellement s'envoler.
01:26Et vous, vous chiffreriez à combien ? Vous seriez au pouvoir ? Vous feriez combien d'économies ?
01:29Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut prendre les choses.
01:31D'abord, c'est une dette, ça se paye.
01:33Donc nous sommes très endettés, nous devons donc payer notre dette.
01:36Pourquoi ? Parce que si nous ne la payons pas, nous ne pourrons plus emprunter sur les marchés à des taux convenables.
01:42Je vous rappelle qu'aujourd'hui, nous empruntons déjà à des taux qui sont moins intéressants que ne le font par exemple la Grèce, l'Italie, c'est-à-dire l'Espagne, des pays qui avaient quand même des économies moins robustes que la nôtre.
01:55Donc ils ont réussi, ces gouvernements, à nous faire passer dans une situation où il est moins intéressant d'emprunter pour l'État français que pour l'État grec.
02:02Avant même la prise de parole du Premier ministre, est-ce que vous dites, ça, ce sont des lignes rouges pour le RN ? Quelles sont vos lignes rouges ?
02:07Les lignes rouges, c'est ne pas s'attaquer aux dépenses taboues de l'État, ne pas ouvrir les dossiers tabous, c'est-à-dire la contribution à l'Union européenne, la suradministration, l'immigration.
02:18Et nos lignes rouges, c'est faire contribuer les Français, demander aux Français des efforts qu'ils font déjà matin, midi et soir.
02:27Je vous ai parlé du nombre de pauvres, je vous ai parlé des SMICards, du nombre de travailleurs français qui gagnent le SMIC.
02:33C'est-à-dire que les Français font déjà de nombreux efforts tout au long de l'année.
02:36Eh bien, si vous demandez des efforts supplémentaires aux Français, quelles que soient les catégories, travailleurs, retraités, jeunes, fonctionnaires, eh bien nous dirons non.
02:47Alors Sébastien Cheny, on va prendre dans le détail quelques-unes des mesures qui sont évoquées.
02:50Par exemple, cette fameuse année blanche dont on parle, ça veut dire que l'ensemble des prestations sociales pourraient être gelées,
02:54c'est-à-dire qu'on ne les revalorise pas au niveau de l'inflation, oui ou non, à cette année blanche.
03:00Mais non, parce qu'en fait, l'année blanche, c'est là aussi un impôt déguisé.
03:04D'abord, ça ne rapporte pas énormément.
03:065 milliards.
03:065 milliards, voilà.
03:07Ce n'est pas, on en cherche 45.
03:09Il faut bien trouver quelques milliards quand même.
03:11Il faut commencer quelque part.
03:12Ce que je veux dire, c'est que cette année blanche, elle touche les plus pauvres,
03:14car ce sont les prestations sociales qui sont évidemment gelées, donc elle touche les plus pauvres.
03:18Donc c'est une façon, évidemment tout à fait injuste, de commencer le travail.
03:23Et puis, vous allez pouvoir peut-être lister des mesures possibles, mais ce n'est pas comme ça qu'il faut faire.
03:27– Je l'ai le barème de l'impôt sur le revenu, oui ou non, mais non plus…
03:30– Ça concerne ceux qui nous écoutent, donc quelle est votre position ?
03:33– Non mais d'accord, mais je vais vous dire ensuite, on peut lister les mesures,
03:36mais ça n'est pas d'important.
03:37Je l'ai le barème de l'impôt sur le revenu, non plus.
03:39Vous aurez des gens qui vont changer de tranche, évidemment, d'ailleurs c'est fait pour ça,
03:43et qui vont se retrouver à payer des impôts ou plus d'impôts,
03:46alors qu'ils n'en payaient pas ou qu'ils en payaient peu.
03:49Donc c'est évidemment un impôt déguisé.
03:51Mais Guillaume, je sais que vous allez me lister toutes les idées.
03:56– C'est ce que va probablement évoquer le Premier ministre.
03:59– Le concours de l'épine de la mauvaise idée pour faire payer les Français.
04:03Il faut changer de paramètres, il faut changer de dispositif,
04:08c'est-à-dire qu'il ne faut pas passer des coups de rabot,
04:10il ne faut pas aller chercher 5 milliards ici, 2 milliards par là, 3 milliards ici,
04:13parce que vous ne changez pas le périmètre.
04:16Il faut au contraire regarder l'état de votre pays
04:19et vous attaquer aux dépenses taboues.
04:20Je vous l'ai dit, la suradministration, l'Union européenne, l'immigration,
04:24quand vous pensez que le taux d'emploi des étrangers, des travailleurs étrangers
04:29est si faible dans notre pays qu'il coûte 100 milliards d'euros par an.
04:32C'est-à-dire que vous avez des gens qui arrivent du bout du monde,
04:35qui sont très consommateurs de services publics
04:37et qui contribuent très peu parce qu'ils travaillent très peu finalement aux finances de notre pays.
04:41– Mais alors ça ramène 40 milliards ce que vous dites, ce que vous mettez sur la table ?
04:43– Je viens de vous parler de 100 milliards d'euros.
04:45– Au total, c'est des chiens qui sont parfois non testés.
04:47– Non mais d'accord, mais même si on ne va pas à 100 milliards d'euros,
04:49vous voyez que déjà, en faisant une partie du chemin, on ramène beaucoup d'argent dans les caisses.
04:54– Le crédit d'impôt pour les particuliers, vous me dites que c'est un certain nombre de murs.
04:57– Non, mais c'est catastrophique le crédit d'impôt.
04:58– Ça concerne ceux qui nous regardent.
05:00– Le crédit d'impôt pour les particuliers…
05:01– C'est-à-dire ceux qui emploient des nounous…
05:03– C'est catastrophique parce que ce sont souvent beaucoup de personnes qui sont employées,
05:07qui ont des petits salaires, qui ont des petits jobs,
05:10qui aident au quotidien d'autres Français.
05:12Là encore, on va aller non seulement impacter les Français financièrement,
05:17mais on va les impacter socialement.
05:19– Supprimer un certain jour férié sur le modèle du lundi de Pentecôte…
05:22– Écoutez, on peut tout faire, tout ça…
05:25– Donc vous dites non d'office à tout ce qu'on pourrait mettre sur la table François Bayrou.
05:27– Ce que vous me listez là, ce ne sont que des mesures qui demandent des efforts aux Français.
05:33Pas une mesure d'ailleurs ne demande des efforts à l'immigration.
05:37On a un pays qui accueille 500 000 personnes par an, on ne demande pas un effort,
05:41c'est-à-dire qu'on ne demande pas que les contributions, que les aides sociales,
05:45les allocations, les aides de logement soient réservées aux Français.
05:47Nous, on demande que, voyez-vous, sur ça, on puisse faire des économies.
05:50Parce que là, sans demander des efforts aux Français,
05:52mais en demandant des efforts à ceux qui arrivent du bout du monde,
05:55il y a de quoi les chercher.
05:56– À l'inverse, est-ce que vous seriez d'accord pour prolonger la contribution sur les très hauts revenus ?
06:00Ça fait partie des possibilités, faire contribuer davantage les personnes les plus fortunées.
06:04On sait que c'est 250 000 euros pour une personne seule, 500 000 pour un couple.
06:08C'était normalement juste pour cette année.
06:10Si le gouvernement souhaite prolonger cette contribution exceptionnelle, oui ou non ?
06:13– Mais ça ne rapporte rien, c'est un milliard de mémoire,
06:15c'est un milliard de…
06:17Donc, je veux dire, c'est du symbole.
06:18En réalité, ils agitent ça en disant, regardez, on va demander aux plus hauts revenus de contribuer,
06:22alors que ça ne rapporterait qu'à côté.
06:24Toutes les mesures que vous avez citées vont faire passer à la caisse
06:27les Français qui travaillent dur.
06:29Donc, tout ça, c'est une question, encore une fois, de périmètre.
06:32Je note que dans toute la liste que vous avez proposée,
06:34pas une seule fois on a parlé de la contribution à l'Union européenne
06:37qui va augmenter de 7 milliards.
06:38Là, on pourrait faire une année blanche.
06:40C'est-à-dire qu'on pourrait dire cette année, on ne sort pas des traités,
06:42on ne sort pas de l'Union européenne, pas de panique pour ceux qui pensent tout ça.
06:46Cette année, tout simplement, on ne donne pas plus d'argent des Français à l'Union européenne.
06:51– Vous demandez au Premier ministre de geler.
06:52– Là, c'est une belle année blanche.
06:53– Vous dites, pourquoi pas une année blanche,
06:55mais il faut geler aussi la contribution à l'Union européenne.
06:57– Je ne dis pas, pourquoi pas une année blanche ?
06:58Je dis une année blanche pour la contribution à l'Union européenne.
07:02C'est tout.
07:02C'est-à-dire que l'argent des Français ne sera pas davantage dépensé
07:06au profit de l'Union européenne cette année.
07:08On ne donnera pas plus cette année.
07:11– Quand on vous entend, est-ce qu'on n'a pas le sentiment,
07:14et vous allez nous le dire,
07:15est-ce que François Bayrou est aujourd'hui sur le chemin de la censure ?
07:19– S'il veut faire les poches des Français, oui.
07:21C'est ce qui est arrivé à Michel Barnier.
07:23Michel Barnier avait voulu désindexer les retraites des retraités des Français.
07:28On l'en a empêché.
07:29C'est-à-dire qu'on a permis aux retraités d'avoir leur retraite indexée sur l'inflation.
07:33Eh bien, il a été censuré.
07:35Ce qui a permis aux retraités d'avoir leur retraite indexée.
07:38Eh bien, si François Bayrou veut faire les poches des Français,
07:41on l'en empêchera, et on verra qui l'en empêche à l'Assemblée nationale
07:45à travers la censure.
07:46Et puis, nous protégerons ainsi le pouvoir d'achat des Français.
07:50Il faut bien comprendre que nous, derrière, on a une logique.
07:52Les Français contribuent beaucoup.
07:54On prélève beaucoup sur le dos des Français.
07:56La France qui travaille, la France qui a travaillé,
07:58la France qui voudrait travailler.
08:00Ils sont mis à contribution toute l'année.
08:02Eh bien, nous, nous avons pour mission de protéger cette France qui bosse ou qui a de bosser.
08:07En l'État, si c'est ce budget qui est maintenu,
08:10est-ce que vous voteriez une motion de censure ?
08:13Est-ce que vous dites en l'État ?
08:14En l'État, on va attendre que François Bayrou nous propose ses mesures.
08:19Il faut regarder les choses.
08:20Et on va voir ce qu'on fait bouger.
08:21On avait fait bouger des choses,
08:23notamment sur le déremboursement des médicaments sous Michel Barnier.
08:26On avait pu faire bouger un certain nombre de lignes.
08:28Et puis, il a voulu maintenir, lui, la désindexation des retraites.
08:30Donc, on l'a sanctionné.
08:31On va voir ce que François Bayrou propose.
08:33Et c'est sur quoi il bougera.
08:35En tout cas, il est prévenu.
08:36Nous sommes loyaux.
08:37On ne le prend pas de façon déloyale.
08:40Nous lui disons, si vous voulez faire les poches des Français,
08:43leur demander des efforts sans en demander à d'autres,
08:45Union européenne, immigration, sur administration de l'État,
08:48eh bien, vous tomberez sous le coup de la censure.
08:50C'est la mise en garde du Rassemblement national ce matin.
08:52Oui, c'est la mise en garde parce que nous, notre mission,
08:55et nous avons été élus pour ça,
08:56on a été élus sur un programme,
08:57on a été élus sur des idées,
08:59c'est de protéger le pouvoir d'achat des Français.
09:01Rappelez-vous, la campagne électorale de Marine Le Pen,
09:04elle avait mis en avant la protection du pouvoir d'achat des Français.
09:09Eh bien, nous maintenons cette idée majeure.
09:12Nous avons été élus sur cette idée majeure portée par Marine Le Pen.
09:15Nous continuons à la porter.
09:17Vous voyez, l'inconvénient quand on a des adversaires
09:19comme le Rassemblement national pour un gouvernement comme François Bayrou,
09:21c'est que nous, on ne change pas de cap.
09:23On a dit qu'on maintenait nos positions pour protéger le pouvoir d'achat des Français.
09:26On le fait.
09:2740 milliards d'euros d'économie à trouver pour François Bayrou.
09:29En même temps, Emmanuel Macron a annoncé le 13 juillet au soir devant les armées.
09:343 milliards et demi de plus dès l'an prochain pour le budget des armées.
09:363 milliards supplémentaires encore en 2027.
09:39Est-ce que vous soutenez cette hausse du budget des armées ?
09:42Est-ce que vous la voterez ?
09:43Bon, d'abord, on a toujours soutenu les hausses de budget pour les armées.
09:45Marine Le Pen, elle-même, avait proposé que le budget de la défense
09:48soit porté à 3% du PIB, du produit intérieur brut.
09:51La situation économique, actuellement, ne peut probablement pas le permettre à ce niveau-là.
09:56Mais une hausse majeure du budget des armées, nous l'avons toujours soutenue.
10:00En revanche, il y a plusieurs choses.
10:02Quand Emmanuel Macron présente les choses d'une certaine façon,
10:06et je pense qu'il y a des idées derrière qui, moi, me gênent.
10:08D'abord, sa parole, elle est très démonétisée.
10:10Quand il dit qu'il faut être craint, il faut...
10:14Pour être respecté, il faut être craint.
10:16Il faut être craint.
10:17Enfin, Emmanuel Macron, est-il craint ?
10:19Enfin, je veux dire, l'Algérie craint la parole de la France ?
10:22Quand il nous dit que la menace est aux portes du pays,
10:26la menace, elle est d'abord intérieure.
10:28Jamais la peine a été aussi menacée depuis 1945, c'est ce qu'il a expliqué.
10:33Oui, oui, oui, moi, je suis d'accord.
10:34Jamais la peine a été aussi menacée à l'intérieur de notre pays.
10:36La menace, elle est d'abord intérieure.
10:38C'est ce qui se passe dans notre pays.
10:39C'est les violences, c'est l'insécurité, c'est l'immigration.
10:43Ça, c'est la menace intérieure.
10:45Celle-ci, elle est très menacée.
10:46La paix civile intérieure est très menacée.
10:48Emmanuel Macron regarde ailleurs.
10:50Quand vous entendez le chef d'état-major dire que la Russie a fait de la France son premier adversaire,
10:54ça vous semble justifié ou démesuré ?
10:56Je crois que ses propos n'ont pas été vérifiés visiblement.
10:59Ils servent probablement à alimenter la paranoïa dans laquelle Emmanuel Macron essaye de nous faire vaciller.
11:04Attendez, je vous arrête.
11:04Juste, vous dites qu'Emmanuel Macron, par ses propos, tente d'alimenter une paranoïa ?
11:09Oui, absolument.
11:10Oui, Emmanuel Macron essaye de faire peur.
11:12C'est le fameux effet de rappeur.
11:13Enfin, tout ça, c'est de la technique.
11:14Il n'y a pas de menace russe ?
11:15Je vous dis qu'il y a une menace à l'extérieur, elle existe, mais elle n'est pas uniquement russe d'ailleurs.
11:20Je pense que la menace islamiste coordonnée par des pays à l'extérieur ou par des organisations terroristes à l'extérieur, elle existe.
11:28La menace russe sur la France aujourd'hui, je n'y crois pas tellement.
11:31La Russie est-elle une menace pour la France ?
11:32Elle est une menace parmi d'autres.
11:35Elle n'est pas la première des menaces.
11:36Je vous dis, la première des menaces, elle est intérieure.
11:38La seconde, c'est celle du terrorisme islamiste pour notre pays, téléguidé depuis des organisations étrangères.
11:44Que la Russie soit une menace, c'est probable, ça existe, ce n'est pas la première des menaces.
11:49J'en viens quand même à autre chose.
11:51Emmanuel Macron, il nous a fait perdre beaucoup de temps en matière de défense.
11:54Rappelez-vous, il y a huit ans, lorsqu'il limoge, ou plutôt lorsque parle le général de Villiers,
11:58c'est parce que Villiers dénonce la baisse des crédits en matière de défense.
12:02Finalement, il lui donne raison.
12:03Emmanuel Macron n'a pas de vision.
12:05Il y a eu des présidents de la République qui ont une vision sur la transformation de l'outil de l'armée.
12:08Il a toujours défendu la construction d'une défense européenne, d'une coordination européenne.
12:12Ça, c'est autre chose, c'est sa vision fédéraliste.
12:15Vous avez des présidents qui ont, par exemple, Chirac avait fait l'armée de métiers,
12:19De Gaulle avait fait la dissuasion nucléaire.
12:21Emmanuel Macron n'a jamais eu aucune vision sur la défense.
12:23Une réserve professionnalisée telle que la propose Sébastien Lecornu.
12:27Vous dites que c'est bien, c'est une bonne idée ?
12:28Je ne sais pas ce que ça veut dire.
12:29J'ai entendu le service universel, j'ai entendu des tas de choses sur lesquelles ils ont d'ailleurs abandonné.
12:35Mais en réalité, il n'y a pas de vision.
12:37Il n'y a pas de vision ni stratégique de l'outil, ni budgétaire de l'outil.
12:42Aujourd'hui, ils en sont.
12:44Emmanuel Macron a augmenté les budgets de la défense très bien.
12:46Mais, et c'est l'idée que je crains que le président puisse avoir derrière la tête,
12:50j'espère que ce n'est pas simplement pour faire plaisir à Donald Trump,
12:53qui demande aux Européens d'armer l'Ukraine en payant eux-mêmes l'industrie américaine
12:59qui fabriquera les outils d'armement.
13:02Ce que vous nous dites, c'est que vous vous opposez à ce que la France ou d'autres pays
13:06achètent des armements aux États-Unis pour fournir et armer l'Ukraine ?
13:11Nous, on souhaite les produire nous-mêmes.
13:13Non, mais nous, ce qu'on demande, c'est que l'Union européenne,
13:15et c'est là où Emmanuel Macron serait bien inspiré,
13:17c'est qu'il fasse pression pour que nos partenaires européens demandent, achètent,
13:23fassent produire l'armement en France.
13:25On sait le faire.
13:26Le problème, c'est qu'on a beaucoup de nos partenaires, je pense à l'Allemagne ou d'autres d'ailleurs,
13:29qui, parce qu'ils sont liés aux Américains à travers l'OTAN, etc.,
13:33parce qu'ils n'ont pas la dissuasion nucléaire eux-mêmes,
13:35vont acheter aux Américains.
13:36Mais Donald Trump qui annonce hier qu'il va envoyer des armes à l'OTAN,
13:41vendre des armes à l'OTAN, qui serviront à réarmer l'Ukraine.
13:45C'est une bonne nouvelle pour vous ?
13:47Non, mais protéger l'Ukraine, faire en sorte que l'Ukraine soit armée,
13:51si le président Trump le souhaite, c'est à lui de payer.
13:54L'idée de dire aux Européens, vous allez payer,
13:57et nous on va fabriquer des armes qu'on va envoyer à l'Ukraine,
14:00me semble être un peu iconoclaste, voyez-vous.
14:02C'est-à-dire qu'en fait, on demande aux Européens de payer,
14:05on demande à l'industrie américaine de produire,
14:08c'est-à-dire aussi de s'enrichir, de vendre son armement pour protéger l'Ukraine.
14:12Je pense qu'évidemment, ceci me paraît un peu iconoclaste.
14:16Je pense que là encore, on aimerait entendre Emmanuel Macron
14:19pouvoir faire des propositions, prendre la main sur des solutions diplomatiques
14:25pour mettre les gens autour d'une table et pas être l'éternel suiveur.
14:29Sébastien Chouenu, le président de la République,
14:30justement s'est félicité ce week-end de l'accord qui a été trouvé sur la Nouvelle-Calédonie,
14:34qui acte la création notamment d'une citoyenneté calédonienne,
14:37avec des habitants qui vont répondre à des critères de citoyenneté
14:40pour partager les deux citoyennetés, nationalité française et calédonienne.
14:44Un État de la Nouvelle-Calédonie qui sera inscrit dans la Constitution de la République française.
14:48Il faudra donc une modification, effectivement, de la Constitution.
14:51On a senti le Rassemblement national, sinon critique, au moins extrêmement réservé.
14:57Ça veut dire quoi ? Que vous vous opposez à cet accord sur la Nouvelle-Calédonie ?
15:00Vous savez, Marine Le Pen est probablement celle qui connaît le mieux la Nouvelle-Calédonie
15:03et elle a ce respect aussi des entités, des histoires et celle de la Nouvelle-Calédonie en particulier.
15:11D'abord, il y a un volet qui n'existe pas dans ce domaine, c'est le volet économique.
15:14Le volet économique, Marine Le Pen l'avait indiqué.
15:16Il y a un aspect sur le nickel quand même.
15:17Oui, d'accord, qui est très faible, qui est très minime.
15:20Marine Le Pen avait dit qu'on ne relèvera pas et on ne réunifiera pas la Nouvelle-Calédonie
15:24sans traiter le volet économique.
15:25L'idée d'un État calédonien, c'est-à-dire de larguer la Nouvelle-Calédonie vis-à-vis de la France,
15:30est une idée que nous ne pouvons pas accepter.
15:32Alors on va prendre du temps.
15:33La Nouvelle-Calédonie restera française.
15:34Mais ça, c'est sur le papier, ça c'est le terme.
15:36Mais créer un État calédonien avec une citoyenneté calédonienne,
15:40c'est en réalité dire bye bye à la France.
15:42Donc on va regarder ce texte lorsqu'il viendra, on va essayer de l'améliorer,
15:46on va essayer de le faire évoluer, parce qu'on respecte les Calédoniens
15:49dans toutes leurs dimensions, dans toutes leurs origines,
15:52mais l'idée de larguer la Nouvelle-Calédonie de la France, ce n'est pas d'entre-idées.
15:55Ça veut dire qu'en l'État, vous ne le voteriez pas ?
15:57En l'État tel qu'il est, c'est difficile de voter un texte pareil, évidemment.
16:01Le Rassemblement National a été la semaine dernière la cible d'une nouvelle perquisition,
16:05le siège du Rassemblement National.
16:07Jordan Bardella a dénoncé, je cite,
16:08une nouvelle opération de harcèlement, c'était une perquisition dans le cadre d'une enquête
16:12de soupçons de financement illicite.
16:14À ce micro, en fin de semaine, il y avait Xavier Bertrand, vous le connaissez bien,
16:18il est de votre région.
16:19Écoutez ce qu'il disait justement à propos de ces plaintes, si j'ose dire,
16:22des élus du Rassemblement National.
16:24Mais quand est-ce qu'ils vont arrêter de jouer les pleureuses ?
16:26Les dirigeants du Rassemblement National ?
16:28Le Rassemblement National, ces dirigeants,
16:30ont un problème avec le financement public, avec l'argent public.
16:34Ils ne sont pas aptes à gouverner notre pays et ils ne sont pas dignes de confiance.
16:40Qu'est-ce que vous répondez à Xavier Bertrand ?
16:42Vous n'êtes pas apte à gouverner le pays et digne de confiance ?
16:45Bon, M. Bertrand est frustré parce qu'on l'empêchait de devenir Premier ministre.
16:48Donc il nous poursuit de sa vindicte depuis des années.
16:51M. Bertrand n'a pas de leçons à donner.
16:53Sincèrement, vu l'État du pays, lui qui a participé à tous les gouvernements de droite
16:57pendant des années, il n'a quand même pas de leçons à donner,
17:00qui a été ministre du Travail, qui a été ministre de la Santé.
17:03On voit l'État de l'emploi dans notre pays,
17:05on voit l'État de la santé dans notre pays.
17:06On ne va pas prendre des leçons de Xavier Bertrand.
17:08Quand vous voyez l'État de la région des Hauts-de-France
17:10qui a les indicateurs les plus mauvais parmi les régions françaises
17:14en matière de santé, en matière de chômage,
17:16M. Bertrand n'est pas qualifié pour donner des leçons.
17:18Donc qu'il garde sa mauvaise humeur, qu'il garde ses frustrations.
17:23Nous, on pense à l'intérêt du pays.
17:24Arrêtez de jouer les pleureuses, c'est le message qu'il vous adresse.
17:27Vous êtes dans une victimisation permanente.
17:29C'est toujours insultant avec Xavier Bertrand.
17:31Il ne sait pas faire de la politique autrement.
17:32Ce n'est pas ça, c'est que les Français ont bien vu,
17:35et je crois que c'est assez visible,
17:37qu'il y a une espèce d'harcèlement qui est fait
17:39contre le Rassemblement National.
17:41Toutes nos données sont sur la table,
17:42tous nos prêts ont été validés,
17:45il n'y a pas d'histoire d'argent public.
17:45Vous n'êtes pas la seule partie qui a fait l'objet de carcésition.
17:48Je n'ai pas dit ça.
17:49Je vous dis que dans la même semaine,
17:51rejet par la CEDH de la requête de Marine Le Pen,
17:54ouverture d'une enquête au Parlement européen
17:56sur notre communication,
17:57justice, ce spectacle,
17:59à travers cette perquisition
18:01pour essayer de porter préjudice au Rassemblement National,
18:04la ficelle est un peu grosse,
18:06ça commence à se voir que le Rassemblement National gêne.
18:09Pourquoi est-ce qu'on gêne ?
18:10Parce que Jordan Bardella a fait le meilleur score
18:12aux élections européennes,
18:13parce qu'il a failli devenir Premier ministre
18:15s'il n'y avait pas eu l'accord des Républicains
18:17de Gabriel Attal avec l'extrême gauche
18:18pour nous empêcher d'avoir une majorité.
18:20On gêne parce que nous sommes les plus hauts
18:22électoralement, les plus hauts en matière d'intention de vote,
18:25les plus hauts dans les sondages,
18:26les plus hauts à chaque élection européenne
18:29ou législative,
18:30et que parce que donc nous pouvons arriver au pouvoir.
18:32Donc c'est quoi ?
18:32Il y a un complot ?
18:33C'est ce que vous nous dites ce matin ?
18:34Non, on ne nous combat pas à la loyale.
18:35On essaye de nous piéger autrement.
18:37Allons dans le débat public.
18:39Combattons-nous à la loyale sur nos idées.
18:41Il n'y a pas que vous, rappelez-vous François Fillon pendant la campagne de 2017 ?
18:43Mais je ne vous ai pas dit que certains n'avaient pas été combattus à la loyale.
18:47Peut-être qu'à l'époque, François Fillon aurait pu peut-être gagner.
18:49Mais il y aurait qui derrière tout ça ?
18:51Nos adversaires politiques ont choisi de ne pas nous combattre à la loyale
18:54parce qu'ils savent que nous pouvons gagner.
18:56Et ils savent qu'effectivement, ces rassemblements nationaux gagnent.
18:59Mais c'est qui ? C'est l'Elysée ? C'est Matignon ?
19:01C'est le système.
19:02C'est-à-dire que ce n'est pas le système.
19:03Aujourd'hui, vous faites partie du système.
19:04Vous avez plus de 100 députés à l'Assemblée nationale.
19:06C'est pas ça le système.
19:07Le système sont des gens qui disent qu'ils n'ont pas les mêmes opinions politiques
19:10et qu'ils sont toujours prêts à se donner un coup de main
19:12pour privilégier leurs propres intérêts sur le dos de l'intérêt des Français.
19:17C'est-à-dire que ce sont ces gens qui, le pire de la droite, le pire de la gauche,
19:20s'unissent depuis des années de façon officielle ou non officielle
19:23pour privilégier leurs intérêts.
19:25Est-ce que ça vous inquiète ?
19:29De voir l'état démocratique de notre pays.
19:32La vilaine pente...
19:33Imaginez-vous bien que dans d'autres pays, on aurait regardé ça dans d'autres pays,
19:36on se serait dit, mais enfin, quand même, quelle façon de malmener la démocratie.
19:39Mais est-ce que vous vous dites, vous êtes inquiet aussi,
19:41parce que vous vous dites, finalement, on n'aurait pas accédé au pouvoir ?
19:44Ah non, parce que, je vais vous dire, j'ai confiance dans Marine Le Pen,
19:49dans Jean-Dame Bardella, dans les Français
19:50qui ne nous ont jamais fait reculer à une élection
19:53et qui ont tellement envie d'un changement,
19:55tellement envie d'une rupture démocratique
19:57pour mettre fin à ce système et aux conséquences de ces politiques
20:00qu'ils savent que le Rassemblement National sera le seul pour le faire.
20:03Merci.
20:04Merci.
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